Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601518
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre son arrêté de radiation pour inaptitude professionnelle de la scolarité de gardien de la paix. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'existe, celle-ci étant fondée sur des résultats insuffisants et un comportement inadapté. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative (article L. 521-1).
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601837
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension et injonction contre le refus de titre de séjour d'un étudiant étranger. **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension de la décision préfectorale de refus de titre de séjour. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant la suspension, ni un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. **Textes appliqués** : La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension). Le juge examine également les conditions de délivrance d'un titre de séjour au regard des articles L. 423-23 et L. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601850
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête du préfet de la Haute-Garonne visant à expulser Mme D... A... d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge des référés a estimé que le préfet ne démontrait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment en raison d'un délai de plus de trois mois entre la mise en demeure et la saisine du tribunal. La juridiction a également considéré que l'expulsion, au regard de la situation médicale grave d'un enfant et de la scolarisation des autres, porterait une atteinte disproportionnée aux droits de l'intéressée et de sa famille.
Avocat : MACHADO TORRES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601851
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par le préfet de la Haute-Garonne d'une demande d'expulsion en référé de deux occupants d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a fait droit à cette demande, ordonnant l'expulsion des intéressés, au motif qu'ils se maintenaient illégalement dans les lieux après avoir été déboutés de leur demande d'asile et avoir fait l'objet d'une mise en demeure infructueuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent une telle injonction pour libérer une place d'hébergement.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602601
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de Toulouse Métropole de sa requête initiale. Cette requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à obtenir l'expulsion d'occupants sans titre d'un espace enherbé du domaine public. Le juge constate l'absence d'obstacle à l'acte de désistement, mettant ainsi fin à la procédure.
Avocat : D'AVOCATS FLINT-SANSON-SAINT GENIEST
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602416
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. E... visant à annuler l'arrêté de transfert vers la Slovénie pris au titre du règlement Dublin. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que le signataire était compétent, que la situation personnelle du requérant a été sérieusement examinée, et que l'entretien a été conduit par un agent qualifié. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GAST
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601843
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande en référé de la commune visant à expulser une famille d'un logement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la commune n'a pas démontré un préjudice grave et immédiat pour le service public, malgré les incidents allégués. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MARTIN AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511300
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'une ressortissante algérienne. Le juge a retenu que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait signé l'arrêté en méconnaissance d'une clause de sa propre délégation de signature, ce qui constitue une incompétence. Cette illégalité entache l'ensemble de la procédure, rendant inutile l'examen des autres moyens soulevés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à la compétence et à la forme des actes.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511321
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, qu'un examen particulier de la situation avait été réalisé, et que les conditions exceptionnelles de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et d'une erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.
Avocat : COLLANGE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600816
La requérante demandait au Tribunal Administratif de Grenoble, en référé, d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant ainsi fin à l'instance. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article L. 521-3 relatif au référé.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600859
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné à la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour à une ressortissante étrangère dans un délai d'un mois. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par un délai anormalement long de près de onze mois depuis la décision favorable, ayant causé un préjudice professionnel à la requérante. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, permettant des mesures utiles en cas d'urgence, et accorde également une provision sur frais irrépétibles.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600871
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de la préfète de la Haute-Savoie d'expulser un couple de demandeurs d'asile déboutés de leur logement en CADA. Le juge a estimé que la mesure d'expulsion, bien que ne se heurtant à aucune contestation sérieuse sur le fond, ne présentait pas le caractère d'urgence et d'utilité requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 552-2, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602394
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un réfugié occupant indûment un hébergement pour demandeurs d'asile, en autorisant le recours à la force publique. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure au vu de la saturation du dispositif d'accueil, et a constaté l'absence de contestation sérieuse de la demande préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602833
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté municipal ordonnant le placement d'un chien considéré comme dangereux. **Juridiction** : Tribunal administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que les requérants n'établissent pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué, notamment au regard des pouvoirs de police du maire pour prévenir les dangers. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et les dispositions du code rural et de la pêche maritime relatives à la dangerosité des chiens (notamment articles L. 211-11 et suivants).
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602845
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une requête concernant un refus implicite de délivrance de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales de suspension et d'injonction, le juge a donné acte de ce désistement. La décision a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre des frais d'instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : MIRAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603538
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Juridiction : Tribunal administratif de Grenoble (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge constate que le requérant n'a pas préalablement saisi le juge du fond d'une requête en annulation distincte, condition nécessaire pour une demande de suspension.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307376
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le tribunal estime que la décision ministérielle de rejet, qui se substitue à la décision préfectorale initiale, est régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et la motivation fondée sur l'insuffisance d'insertion professionnelle de la requérante. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un pouvoir d'appréciation pour accorder, rejeter ou ajourner une demande de naturalisation.
Avocat : SEYREK
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2308827
**Sujet principal** : Recours contre l'ajournement d'une demande de naturalisation pour défaut d'insertion professionnelle suffisante. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le ministre de l'intérieur a légalement pu, dans le cadre de son pouvoir d'appréciation, ajourner la demande en raison de l'absence de ressources suffisantes et stables de la requérante, ses revenus étant essentiellement composés de prestations sociales et son état de santé ne justifiant pas, au vu des éléments produits, cette situation sur une période de onze ans. **Textes appliqués** : Article 21-15 du code civil et article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux décisions de naturalisation.
Avocat : PITIOT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2308940
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 25 août 2022 confirmant l'ajournement à deux ans de la demande de naturalisation de la requérante. La juridiction a estimé que le motif d'aide au séjour irrégulier retenu contre elle, concernant son conjoint entre 2011 et 2016, était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, car cette aide avait pris fin depuis plus de neuf ans à la date de la décision attaquée. Le tribunal s'est fondé sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, et a prononcé d'office une injonction pour que le ministre réexamine la demande.
Avocat : SELARL 333
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309071
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le rejet implicite de son recours contre l'irrecevabilité de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que l'administration avait légalement fondé sa décision sur l'insuffisance des connaissances de l'intéressé concernant l'histoire de France et les principes républicains, évaluées lors de l'entretien d'assimilation. La décision s'appuie sur les conditions légales de l'article 21-24 du code civil et les modalités d'évaluation fixées par les articles 37 et 41 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : ZOUNGRANA