Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600919
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait la suppression de ses droits au chômage par France Travail. Le tribunal estime qu'il n'est pas compétent pour connaître de ce litige, relevant du régime d'assurance chômage. Il constate que ce contentieux relève manifestement de la juridiction judiciaire, conformément aux dispositions des articles L. 5312-12 du code du travail et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601184
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait un refus implicite de France Travail concernant son accompagnement et son indemnisation au titre de l’assurance chômage. Le tribunal a estimé que ce litige, relatif aux prestations d’assurance chômage, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. Cette solution s’appuie sur les articles L. 5312-12 du code du travail et R. 222-1 du code de justice administrative, confirmant que la réforme du service public de l’emploi n’a pas modifié la répartition des compétences juridictionnelles en cette matière.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601187
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale ayant retiré le permis de conduire du requérant. Le juge constate que la condition de recevabilité n'est pas remplie, car le requérant n'a pas déposé une requête distincte en annulation de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La demande est donc jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600627
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre la décision ministérielle de retrait de son permis de conduire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600957
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, visant à contrer la clôture de son dossier pour incomplétude, ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. De plus, ordonner la délivrance du titre excède l'office du juge des référés, qui ne peut prononcer que des mesures provisoires.
Avocat : BENCHETRIT
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601033
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'injonction au préfet du Gard de lui délivrer un document provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, faisant suite à la clôture de son dossier pour incomplétude, ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui interdit au juge des référés d'entraver l'exécution d'une décision de l'administration.
Avocat : EZZAÏTAB
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505767
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé contre le refus de renouvellement d'un logement universitaire. Cette solution est retenue car l'administration (le CROUS) a, postérieurement à la requête, accordé un logement à l'étudiant, ce qui a retiré tout objet au litige. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette décision de non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506709
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le retrait d'une prime MaPrimeRénov'. Le juge estime que les conclusions doivent être regardées comme dirigées contre la décision implicite de rejet née du recours administratif préalable. Il écarte les moyens, considérant que le grief d'insuffisance de motivation est inopérant en l'absence de demande de communication des motifs, et que le moyen relatif à la charge de la preuve n'est pas suffisamment précisé. La décision s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : AOUIZERATE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506731
**Sujet principal** : Recours contre le retrait d'une prime MaPrimeRénov' par l'Anah. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le moyen tiré du défaut de motivation est inopérant (les requérants n'ayant pas demandé la communication des motifs de la décision implicite de rejet), et que le moyen sur la charge de la preuve est irrecevable car insuffisamment précisé. **Textes appliqués** : Code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2, L. 232-4 et L. 412-7) et Code de justice administrative (article R. 222-1).
Avocat : AOUIZERATE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601410
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la requête de M. A... aux fins d'annulation de sa mutation et de réintégration. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car le document produit par le requérant, une note interne, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. L'ordonnance est fondée sur les dispositions de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602632
**Sujet principal** : Recours contre une déclaration d'inaptitude totale et définitive d'un fonctionnaire territorial et demande de réintégration. **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Le courrier informant l'agent de son inaptitude et lui proposant une période de préparation au reclassement est qualifié d'acte préparatoire, insusceptible de recours contentieux direct. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (irrecevabilité manifeste), articles du code général de la fonction publique et des décrets de 1985 et 1986 relatifs à l'inaptitude et au reclassement des fonctionnaires.
Avocat : LAFFOURCADE-MOKKADEM
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602657
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de notes du directeur interrégional des services pénitentiaires relatives aux avis sur les permissions de sortir des étrangers sous OQTF. La juridiction a jugé la requête irrecevable car les requérants n'avaient pas joint la copie de leur recours au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué la procédure de rejet prévue par l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CAMBON
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602680
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la requête d'un parent demandant l'injonction au recteur de remplacer un professeur de mathématiques absent et l'allocation d'une somme d'argent. Le juge a estimé que l'absence totale de 28 heures sur l'année scolaire, partiellement compensée par des remplacements, ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour prononcer une telle mesure. La demande a donc été jugée mal fondée au regard des conditions légales du référé.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602641
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant la fermeture administrative de l'établissement "LI'S Raviolis". Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas remplie, notamment en raison du délai de plus de deux mois et demi écoulé depuis la notification de l'arrêté avant la saisine. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond des moyens soulevés.
Avocat : TELES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307904
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SNC Bellecote de sa requête en annulation d'un refus de permis de construire. Il donne également acte du désistement de la commune de La Plagne-Tarentaise de ses conclusions indemnitaires. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'habilite à constater les désistements.
Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404939
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante, Mme A..., qui n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. Le juge applique l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoit qu'à défaut de confirmation dans le délai imparti, le requérant est réputé s'être désisté. Par conséquent, il n'est pas statué sur le fond de sa demande, qui portait sur l'annulation du refus implicite de titre de séjour et l'injonction d'en délivrer un.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600575
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de reconnaissance d'un accident de service. Le juge estime que les troubles psychologiques allégués, liés à un contexte de travail dégradé culminant avec une pétition, ne constituent pas un accident survenu à une date certaine mais relèvent du régime des maladies professionnelles (article L. 822-10 du code général de la fonction publique). La requête est rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ses moyens étant jugés manifestement insusceptibles de la soutenir.
Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601769
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... visant à annuler la délibération approuvant le PLUI HMB du Grand Annecy. Le tribunal constate que la requête, introduite par voie d'excès de pouvoir, était manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit le document dans le délai imparti, justifiant le rejet par ordonnance en application des articles R. 222-1 et R. 612-1 du même code.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306854
Sujet principal : Désistement d'une requête contestant un ajournement de demande de naturalisation. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation d'ordonnance). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au président du tribunal de donner acte des désistements.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504130
Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant le retrait d'une carte de résident. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales d'annulation et d'injonction, le juge donne acte de ce désistement et rejette le surplus des conclusions, y compris la demande de condamnation de l'État aux frais non compris dans les dépens. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BOURGEOIS