Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603186
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné au préfet du Nord d'héberger d'urgence Mme A... et ses enfants, considérant que la carence de l'État portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La juridiction a appliqué l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en lien avec le droit à l'hébergement d'urgence garanti par le code de l'action sociale et des familles. Elle a également admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : AUBERTIN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600795
La décision concerne une demande de provision en référé liée à une expulsion locative. Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la requête de la demanderesse car l'obligation de réparation invoquée contre le département des Alpes-Maritimes est sérieusement contestable. Le juge applique l'article R. 541-1 du code de justice administrative et relève que l'autorisation du concours de la force publique n'est pas subordonnée à une enquête sociale préalable.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601172
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'apportait pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, condition requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601177
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, notamment en ne démontrant pas sa contribution effective à l'éducation de son enfant français. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KALED
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400769
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête d'un agent contractuel contestant la régularité de ses contrats à durée déterminée successifs et sollicitant diverses indemnités. Le tribunal a jugé que les contrats, conclus pour faire face à un accroissement temporaire d'activité ou pour remplacer un agent absent, n'étaient pas entachés d'irrégularité et que le non-renouvellement était justifié. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 15 février 1988.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504343
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association requérante dans le cadre d'un recours en plein contentieux. L'association avait initialement demandé l'annulation et la réforme d'un arrêté budgétaire 2024 concernant un service éducatif, pour défaut de financement d'une revalorisation salariale. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.
Avocat : CORNILLIER AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605068
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car un rejet implicite de sa demande de renouvellement est né du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La requête est donc jugée irrecevable sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605071
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant afghan demandant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête est jugée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DE ALMEIDA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605072
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un document provisoire de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, car une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration après quatre mois, et le juge des référés ne peut y faire obstacle. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, et articles R. 431-2, R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LE MAILLOUX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605196
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant comorien visant à enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate qu'un silence de quatre mois de l'administration sur la demande initiale a fait naître une décision implicite de rejet le 23 octobre 2025. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601176
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, né à Mayotte, n'établissait pas suffisamment ses attaches personnelles et familiales pour démontrer une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, entraînant également le rejet de la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604973
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant comorien visant à obtenir une nouvelle attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de travail. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour était née au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, ordonner la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, conduisant au rejet de la requête.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400111
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la demande de la société Oriente environnement visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant une dérogation pour exploiter une installation de stockage de déchets. La juridiction estime que l'avis défavorable du Conseil national de la protection de la nature n'était pas entaché de partialité et que le préfet a exercé son pouvoir d'appréciation en toute indépendance. Le tribunal applique les dispositions du code de l'environnement, notamment l'article L. 411-2, pour constater que les conditions légales d'octroi de la dérogation (raisons impératives d'intérêt public majeur, absence de solution alternative, maintien des populations d'espèces) n'étaient pas remplies.
Avocat : LE DYLIO
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400578
**Sujet principal** : Recours contre le montant d'une indemnité allouée par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis (CNIH). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B..., estimant que la CNIH a correctement appliqué le barème légal en lui allouant 15 000 euros. La décision attaquée n'est pas entachée d'erreur de droit. **Textes appliqués** : La décision est fondée sur la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et le décret n° 2022-394 du 18 mars 2022, qui fixent le cadre de la réparation forfaitaire en fonction de la durée de séjour dans les structures d'accueil listées, pour la période allant jusqu'au 31 décembre 1975.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400856
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation d'un ancien agent communal pour préjudice d'anxiété et troubles dans ses conditions d'existence liés à une exposition à l'amiante. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune de Molières-sur-Cèze était engagée pour faute, en raison d'un manquement à son obligation de sécurité envers ses agents, établi par un jugement pénal définitif. Cependant, le requérant n'a pas rapporté la preuve d'un préjudice moral d'anxiété ou de troubles dans ses conditions d'existence distincts de son exposition professionnelle. Les textes appliqués incluent le code du travail (articles L. 4121-1 et R. 4412-94 et suivants) et le code général de la fonction publique (article L. 811-1).
Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600722
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... Du qui demandait réparation pour des préjudices liés à sa prise en charge hospitalière. La juridiction a jugé la demande **manifestement irrecevable** car le requérant n'avait pas produit la décision de rejet de sa demande indemnitaire préalable adressée à l'administration, ni justifié du dépôt de cette demande, en violation des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Après une mise en demeure infructueuse de régulariser sa requête, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter l'ensemble des conclusions.
Avocat : BERNARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401299
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui demandait réparation pour l'abrogation de son autorisation de stationnement de taxi par la commune de Mayres-Savel. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de saisine du Conseil d'État pour avis, relevant que cette faculté appartient au juge seul. Sur le fond, il a estimé que l'abrogation de l'arrêté municipal, intervenant après une mise en location-gérance de l'autorisation, ne constituait pas une illégalité fautive ouvrant droit à indemnisation, au regard des dispositions du code des transports.
Avocat : LE GULLUDEC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301308
La décision du Tribunal Administratif de Grenoble porte sur une demande de restitution de TVA par une société d'aide à domicile, qui contestait l'application du taux normal de 20% au lieu du taux réduit de 5,5%. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'activité de mandataire exercée par la société ne relevait pas des services de soins à domicile ouvrant droit au taux réduit au sens de l'article 278-0 bis du code général des impôts et de la directive européenne 2006/112/CE. La juridiction a ainsi confirmé la légalité des rejets des réclamations par l'administration fiscale.
Avocat : BRAVARD AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206708
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante. Le juge constate que, mise en demeure de confirmer le maintien de sa demande, la requérante n'a pas répondu dans le délai imparti et est donc réputée s'être désistée. Cette décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, qui encadrent cette procédure de désistement implicite.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603163
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance pur et simple formé par le requérant concernant un recours contre les résultats du premier tour des élections municipales de Saint-Pierre-en-Faucigny. La juridiction applique les dispositions du code de justice administratif, notamment son article R. 222-1, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande de rectification des résultats électoraux.