Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604854
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé-suspension d'un ressortissant bangladais, réfugié, visant le refus implicite de sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en l'absence de preuve d'une demande de motivation adressée à l'administration, et que l'urgence n'était pas caractérisée en l'état de l'instruction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : EL AMINE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606295
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ZEKRI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606258
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'arrêté préfectoral rejetant son renouvellement de titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a jugé la demande irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une copie de la requête principale en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, aucune mesure de suspension n'a été ordonnée.
Avocat : HOUAM - PIRBAY
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606273
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. A... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : COQUILLON
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606985
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour, suivie d'un désistement de la requérante. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). Solution retenue : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant ainsi fin à la procédure. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension).
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501317
Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi d'une demande d'exécution d'un jugement antérieur enjoignant au centre hospitalier universitaire (CHU) de réexaminer la situation de rémunération d'une agent. Constatant l'inexécution persistante de cette décision, le tribunal, sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, prononce une astreinte de 50 euros par jour contre le CHU. Cette astreinte s'appliquera si l'établissement ne justifie pas de l'exécution du jugement dans un délai d'un mois.
Avocat : PARAVEMAN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511639
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 6 septembre 2025 obligeant un ressortissant moldave à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour. Le tribunal a retenu que le préfet des Bouches-du-Rhône avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant d'accorder un délai de départ volontaire, alors que l'intéressé justifiait d'un lieu de résidence permanent, méconnaissant ainsi les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire et à l'insuffisance de motivation, ont été écartés.
Avocat : PEISSE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511642
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 13 août 2025 rejetant la demande de titre de séjour de la requérante et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant la preuve d'une communauté de vie effective pour la première délivrance d'un titre de séjour, méconnaissant ainsi les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal n'a pas eu à statuer sur les autres moyens soulevés, ni sur les conclusions à fin d'injonction et de condamnation aux dépens.
Avocat : CHARTIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512899
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D... visant à annuler un arrêté préfectoral de rejet de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que l'administration avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Le tribunal a notamment retenu, sur le fondement de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le rejet était légal car M. D... n'avait pas satisfait à une précédente obligation de quitter le territoire.
Avocat : CARMIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601446
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Bouches-du-Rhône concernant le renouvellement de la carte de séjour de Mme A..., une ressortissante sénégalaise mariée à un Français. La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit, car il était établi que l'intéressée continuait de remplir les conditions légales, notamment celles prévues à l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le renouvellement de son titre de séjour au titre de la vie privée et familiale était donc justifié.
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500482
Le Tribunal Administratif de la Martinique a jugé une poursuite pour contravention de grande voirie concernant une occupation illégale du domaine public maritime. Le tribunal a condamné M. C... à une amende de 5 000 euros et l'a enjoint de remettre les lieux en l'état, rejetant ses moyens de défense. La décision s'appuie sur les articles L. 2132-3-2 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques, considérant que les travaux réalisés constituent une atteinte à l'intégrité du domaine public.
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500519
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un titre de recettes émis pour le recouvrement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que le requérant ne remplissait plus la condition de résidence stable et effective en France, requise par les articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles, suite à son déménagement en Belgique. L'indu réclamé pour la période du 1er juin 2022 au 31 août 2023 est donc justifié.
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400039
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler deux arrêtés préfectoraux la plaçant en congé longue maladie puis en congé longue durée. Le tribunal a jugé que les arrêtés contestés étaient suffisamment motivés, car ils visaient expressément les textes applicables et le jugement antérieur ayant annulé les décisions précédentes, satisfaisant ainsi aux exigences du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'imputabilité au service du malaise, celle-ci relevant d'une procédure indemnitaire distincte.
Avocat : TACITA PATRICE
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400517
La société Flokicat demandait l'annulation de deux factures de redevance portuaire devant le Tribunal Administratif de la Guadeloupe. Le tribunal a jugé irrecevable la demande concernant la première facture, car celle-ci avait été implicitement abrogée par l'émission de la seconde. Il a également déclaré irrecevable la demande d'annulation de la seconde facture, considérant que le recours, formé plus de deux mois après sa réception, était tardif au regard de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. La requête a donc été rejetée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603490
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un ancien étudiant occupant sans titre un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public d'un logement nécessaire pour répondre à la demande étudiante. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant une injonction de libérer les lieux sans astreinte.
Avocat : SELARL SKOV
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504375
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la commune pour obtenir l'expulsion d'occupants sans droit ni titre d'une conciergerie municipale. Le tribunal a jugé la demande recevable et fondée, ordonnant la libération des lieux et l'évacuation des biens, avec recours possible à la force publique. La décision s'appuie sur les articles L. 2122-1 et L. 1 du code général de la propriété des personnes publiques, qui interdisent l'occupation sans titre d'une dépendance du domaine public.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510309
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral du 15 juillet 2025 est suffisamment motivé et que le préfet a correctement appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 613-1, après le rejet définitif de la demande d'asile du requérant. Le tribunal écarte également les moyens tirés d'une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'état de santé de l'intéressé (article L. 425-9 du CESEDA).
Avocat : GILBERT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510316
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir de Mme A..., une ressortissante sénégalaise, visant l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour, ordonnant son éloignement et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire, sa motivation suffisante et l'examen de la situation personnelle de l'intéressée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KANDJI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510317
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui ordonnant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de l'autorité signataire, la motivation suffisante et l'examen particulier de la situation du requérant. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Avocat : JDK-AVOCAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510319
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement et l'interdiction de retour d'un ressortissant tunisien. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu l'article L. 613-1 du CESEDA en ne procédant pas à un examen particulier de la situation du requérant, qui avait pourtant déposé une demande de titre de séjour avant la décision d'éloignement. Les mesures de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour sont annulées par voie de conséquence.
Avocat : BADECHE