Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600813
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal s'opposant à l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société requérante n'ayant pas démontré l'existence d'un préjudice imminent, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision du maire n'était soulevé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : SELARL COUPE PEYRONNE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301562
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un titre exécutoire de 330 euros émis par la commune de Decazeville pour frais d'enlèvement d'un dépôt d'ordures ménagères. Le tribunal a jugé que le requérant, en déposant ses déchets en dehors du point de regroupement désigné, avait méconnu le règlement communal de collecte, malgré des mises en demeure préalables. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de l'environnement régissant ce service public.
Avocat : LACOMBE-BOUVIALE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507348
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise visant à évaluer les préjudices corporels suite à une chute sur une voie publique. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, car la requérante n'a pas établi l'existence d'un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public par la commune de Lattes ou d'une faute à sa charge. La responsabilité de la commune n'était donc pas susceptible d'être engagée dans cette affaire.
Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501882
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... A... qui contestait le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement ». Le juge a estimé que son état de santé (polyarthrite rhumatoïde, gonarthrose, discopathie) ne remplissait pas les critères légaux, car son périmètre de marche n'était pas établi comme inférieur à 200 mètres et qu'elle ne nécessitait pas systématiquement d'aide humaine pour ses déplacements extérieurs. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d'attribution.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603588
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Chambost-Longessaigne en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état de bâtiments présentant un danger (effondrement partiel d'un mur) et à proposer des mesures de sécurité urgentes. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, inclut l'examen des lieux, la recherche d'un danger imminent et la proposition des mesures nécessaires pour garantir la sécurité publique.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408489
La société Quarksup conteste devant le Tribunal Administratif de Paris la remise en cause de son crédit d'impôt recherche (CIR) pour 2017 par l'administration fiscale. Le tribunal rejette sa demande principale d'expertise et ses moyens sur la régularité de la procédure de vérification, considérant que les conditions légales du CIR (articles 244 quater B du CGI et BOI-BIC-RICI-250) ne sont pas remplies par ses activités de conseil. Il statue partiellement sur sa demande subsidiaire, constatant le non-lieu à statuer sur une partie du montant contesté suite à un dégrèvement accordé en cours d'instance.
Avocat : CABINET F.NAIM
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410409
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Pierre Conseil Foncier, qui contestait des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, TVA, taxe sur les véhicules de société) pour la période 2019-2022. La juridiction a estimé que la société n'avait pas apporté la preuve du caractère déductible des charges litigieuses, notamment les frais téléphoniques d'une salariée et les frais d'entretien d'une résidence privée du dirigeant. Elle a également jugé que le véhicule en cause était bien assujetti à la taxe sur les véhicules de société, rejetant l'argument de son caractère utilitaire. La décision s'appuie principalement sur les articles 38 et 39 du code général des impôts concernant la déductibilité des charges.
Avocat : CABINET SELARL ALINEA CONSEIL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419444
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui contestait l'imputation, par l'administration fiscale, d'une moins-value réalisée par son épouse sur sa propre plus-value de cession de titres pour le calcul de l'impôt sur le revenu du foyer au titre de 2020. La juridiction a jugé que, conformément aux articles 6, 1 A, 156 et 150-0 D du code général des impôts, l'imposition est établie sur le revenu global net du foyer fiscal, ce qui implique la compensation des plus et moins-values entre les membres du foyer avant l'application de l'abattement.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211745
Le Tribunal Administratif de Melun rejette la demande de la SARL Revêtements Aménagements Multiples, qui contestait des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) au motif d'une absence de débat oral et contradictoire lors du contrôle. La juridiction estime que la société, sur qui pèse la charge de la preuve, n'a pas démontré que l'administration s'était refusée à un tel échange. La décision s'appuie sur les principes du contrôle fiscal issus du Livre des Procédures Fiscales.
Avocat : CRETOIS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211790
**Sujet principal** : Demande de déduction fiscale pour pensions alimentaires versées à un ascendant résidant à l'étranger (Mali). **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Rejet de la demande (sauf pour la part déjà dégrévée), car le contribuable n'a pas prouvé que les sommes versées dépassant un seuil de besoin équivalent au RSA en France avaient un caractère alimentaire. **Textes appliqués** : Article 156 du code général des impôts (déduction des pensions alimentaires) et articles 205 à 211 du code civil (conditions des obligations alimentaires).
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503782
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la communauté d'agglomération de Carcassonne pour ordonner une expertise concernant des désordres survenus sur un centre aquatique. Le juge a ordonné l'expertise sollicitée, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant qu'elle était utile pour éclairer un litige potentiel. Il a rejeté les demandes de condamnations pécuniaires fondées sur l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SCP SANGUINEDE DI FRENNA & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2214491
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête d'une professeure demandant l'annulation d'un titre de perception émis pour recouvrer un trop-perçu de rémunération. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions visant à faire diligenter des enquêtes administratives et à condamner la rectrice, estimant que ces demandes excèdent les pouvoirs du juge administratif. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux limites de la compétence juridictionnelle en la matière.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434221
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la décharge de la majoration de taxe d’habitation sur sa résidence secondaire. Le tribunal a jugé que le local, utilisé comme siège d'une association, ne remplissait pas les conditions légales d'exonération prévues à l'article 1407 ter du code général des impôts. Les moyens invoqués, fondés sur des textes pénaux et la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme inopérants pour contester l'assiette de l'impôt.
Avocat : FELLOUS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506816
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal condamne l'État à verser 7 000 € à la requérante pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence causés par sa carence fautive à la reloger dans le délai légal. Il rejette la demande d'allocation de frais d'avocat. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation (procédure de relogement urgent) et les dispositions jurisprudentielles sur la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une telle décision.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418509
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un contribuable contestant son imposition à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Le juge estime que les contestations sur le recouvrement, fondées sur une adresse ou un identifiant cadastral erroné, ne peuvent remettre en cause le bien-fondé de la créance fiscale, conformément à l'article L. 281 du Livre des Procédures Fiscales. Les autres conclusions, notamment indemnitaires et celles tendant à des injonctions à titre principal, sont jugées irrecevables ou sans objet.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518131
Le Tribunal Administratif de Melun statue sur une demande de provision en référé formulée par M. D... F..., fils de harki, au titre des préjudices liés à son accueil dans les camps de Rivesaltes et de Bias. Le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur cette demande, car le litige principal a déjà été jugé au fond et rejeté par des jugements antérieurs. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'absence d'objet de la requête et rejette également la demande de frais au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : DHEROT
Conseil d'État — N° 495986
Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON
Conseil d'État — N° 495008
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Conseil d'État — N° 488206
Avocat : SCP LE BRET-DESACHE
Conseil d'État — N° 488231
Avocat : SCP LE BRET-DESACHE