Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601160
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral d'éloignement pris à l'encontre d'une ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de ses trois enfants français (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de son ancrage familial et territorial de longue date à Mayotte. La demande de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour a, en revanche, été rejetée.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604115
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné une demande de provision de M. B... contre l'État pour défaut de relogement. Le juge a reconnu que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable suite à la décision d'une commission de médiation, engageant ainsi sa responsabilité. Il a condamné l'État à verser une provision de 400 euros au requérant, en application des articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604946
Sujet principal : Demande d'injonction de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction pour un titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, et articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Motif : Le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur la demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, contre laquelle le juge des référés ne peut intervenir en référé.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604950
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'un étudiant étranger demandant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge constate que la demande de renouvellement a fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai légal de 90 jours, malgré la délivrance ultérieure d'une attestation de prolongation. La mesure sollicitée ferait donc obstacle à l'exécution de cette décision de rejet, ce qui conduit au rejet de la requête comme mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600368
Le Tribunal Administratif de Pau donne acte du désistement pur et simple des requérants, M. et Mme B..., qui renonçaient à leur demande d'annulation d'une mise en demeure de payer la taxe d'habitation et à leur demande de condamnation de l'administration aux dépens. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement par ordonnance. L'affaire est ainsi éteinte sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537425
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... B... visant à obtenir l'attribution d'un logement. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car elle a été introduite en décembre 2025, bien après l'expiration du délai de recours contentieux de quatre mois qui courait à compter d'octobre 2017. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400028
Sujet principal : Recours en décharge de rappels de TVA et de pénalités pour une influenceuse exerçant en EIRL. Juridiction : Tribunal Administratif de Nice (formation de première chambre). Solution retenue : La requête est rejetée. Le tribunal écarte les moyens de la requérante, jugés imprécis ou non fondés, notamment ceux relatifs à une prétendue violation des droits de la défense, à la proportionnalité des impositions et à l'application du droit à l'erreur. Textes appliqués : Code général des impôts, Livre des procédures fiscales et Code de justice administrative (notamment l'article L. 761-1 relatif aux frais irrépétibles).
Avocat : PHILIP
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501862
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... contestant la notification d’indus par la caisse d’allocations familiales. Concernant l’indu de prestations familiales, le tribunal s’est déclaré incompétent au profit du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Pour l’aide au logement, il a constaté l’absence d’objet du litige, et pour le RSA, il a rejeté la demande au motif que les moyens invoqués n’étaient pas suffisamment étayés, notamment au regard de l’article L. 262-2 du code de l’action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601146
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'atteinte alléguée à la vie familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la CIDE) n'est pas caractérisée par une gravité et une illégalité manifestes justifiant la mesure de suspension. La requête est donc rejetée.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601179
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'un ressortissant comorien demandant la suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, notamment au regard de son âge à l'entrée sur le territoire, de son absence de ressources et du caractère insuffisant des preuves de son insertion. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601180
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant, dont le titre de séjour a été retiré pour fraude documentaire et qui vit en situation irrégulière, ne démontre pas que l'OQTF porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de ses enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603833
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de provision de Mme A... dans le cadre d'un référé. Le juge a estimé que l'obligation de l'État de la reloger, suite à une décision de la commission de médiation, n'était pas suffisamment établie comme "non sérieusement contestable" au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Cette appréciation tient compte des éléments produits, notamment concernant le dépôt du dossier de candidature en réponse à une offre de logement.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604073
**Sujet principal** : Demande d'une provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement d'urgence par l'État. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés condamne l'État à verser à la requérante une provision de 400 euros. Il rejette sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire et ne fait pas droit à sa demande de condamnation de l'État aux dépens. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions d'octroi d'une provision), ainsi que les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (cadre de l'obligation de relogement d'urgence et délais impartis au préfet).
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604216
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction autorisant le travail à un ressortissant tunisien demandant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que le silence de l'administration sur sa demande complète, alors qu'il est père de deux enfants français dont il a la charge, créait une situation préjudiciable. La décision s'appuie sur les articles L. 431-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et assortit l'injonction d'une astreinte.
Avocat : JULES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604217
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à une ressortissante tchadienne ayant demandé le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et a appliqué les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a assorti son injonction d'une astreinte et a mis une somme à la charge de l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BALDÉ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604226
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande d'un étudiant marocain visant à enjoindre au préfet de le convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'étranger, qui n'avait pas reçu son titre de séjour expiré, n'avait pas préalablement recouru aux dispositifs d'accompagnement et de solution de substitution prévus par l'article R. 431-2 du CESEDA et ses arrêtés d'application. Par conséquent, la condition d'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie pour justifier une injonction en référé.
Avocat : LENGLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604109
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme étant **manifestement irrecevable**. Le sujet principal était la contestation d'un trop-perçu de rémunération et d'une expertise médicale, mais la requête, qualifiée de "recours gracieux", ne contenait pas de conclusions juridiques valables (comme une demande d'annulation ou de condamnation). La juridiction a appliqué les articles **R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative**, rappelant que le juge administratif ne peut être saisi que par un recours formé contre une décision explicite.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604630
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour accélérer la délivrance d'un duplicata de carte de résident. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que le silence gardé par la préfecture pendant quatre mois sur la demande de duplicata a fait naître une décision implicite de rejet. Ordonner d'accélérer la procédure reviendrait à faire obstacle à cette décision, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, et articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant le délai et l'effet du silence de l'administration.
Avocat : RUDLOFF
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604740
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... contestant le montant d'une indemnité en tant qu'enfant de harki. La juridiction estime la requête **manifestement irrecevable**, car elle constitue en réalité un recours gracieux qui doit être adressé à l'administration et non au juge. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de saisine du juge administratif.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605053
Sujet principal : Recours contre des opérations électorales et une délibération municipale. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (ordonnance du président de la 1ère chambre). Solution retenue : Rejet de la requête comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes irrecevables) et article R. 119 du code électoral (délai et conditions des réclamations électorales). La requête ne contestait pas expressément la validité des opérations électorales et ne produisait pas la délibération attaquée.