Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510621

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La décision fait suite à la demande de la communauté de communes du Pays Fléchois, qui constate d'importants désordres (infiltrations, problèmes d'étanchéité) affectant les menuiseries extérieures d'un pôle petite enfance, suite à des travaux de rénovation. Le juge a estimé que cette mesure d'instruction était utile pour constater les désordres, en déterminer l'origine et évaluer les préjudices, en vue d'éventuelles actions en responsabilité.

Avocat : SELARL DELAGE BEDON LAURIEN HAMON

17 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511640

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi par la commune de Villeneuve-en-Retz d'une demande d'expertise concernant des dysfonctionnements d'équipements de cuisine installés par la société Biard ADMH. Le juge a rejeté la demande d'expertise, considérant qu'un rapport d'expertise contradictoire datant du 5 février 2025 établissait déjà l'origine des désordres, rendant une nouvelle mesure inutile. Il a également déclaré irrecevables les conclusions reconventionnelles de la société Biard ADMH visant au paiement du solde du marché, car elles relevaient du fond du litige et non de la compétence du juge des référés saisi sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CADRAJURIS

17 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517482

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... visant à obtenir l'annulation du rejet implicite de sa demande de rente viagère d'invalidité par la société Orange. Le tribunal a jugé que la demande n'était pas fondée, considérant que l'intéressé, admis à la retraite de droit commun, ne remplissait pas les conditions légales pour bénéficier d'une pension d'invalidité. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite.

Avocat : CHAYA

17 mars 2026• 3ème Chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601407

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé précontractuel, donne acte du désistement pur et simple de la société requérante. Le juge s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à statuer par ordonnance en cas de désistement, sans qu'une audience publique ne soit nécessaire. La procédure est donc close sans examen du fond de la requête initiale qui visait à annuler une consultation pour un accord-cadre de travaux.

Avocat : CABINET COUDRAY

17 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601798

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé présentée par Mme B... concernant le rejet implicite du renouvellement de sa carte de séjour « passeport-talent-chercheur », de son attestation de prolongation d'instruction et de sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard de l'absence de mesure d'éloignement et de la possibilité de déposer une nouvelle demande complète. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).

Avocat : ZAMBO MVENG

17 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602064

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de suspension en référé d'un candidat déclaré inapte au recrutement comme gardien de la paix. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des décisions administratives contestées, lesquelles s'appuient sur des avis médicaux successifs et réguliers. La condition d'urgence n'est par ailleurs pas caractérisée, l'intégration en école n'étant pas immédiate.

Avocat : POTIER

17 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602080

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite puis expresse de refus de regroupement familial. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré l'état de santé de la requérante, et que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : MBOGNING

17 mars 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500365

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a jugé un recours en plein contentieux relatif à une contravention de grande voirie pour occupation irrégulière du domaine public maritime. La juridiction a rejeté les moyens du requérant, M. G... C..., et a condamné ce dernier à une amende, aux frais de procès-verbal et à la remise en état des lieux. La décision s'appuie sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 régissant le domaine public en Polynésie française et sur les constatations matérielles d'empiètement, indépendantes de l'intention ou d'une éventuelle remise en état ultérieure.

Avocat : NEUFFER

17 mars 2026• JUGE UNIQUE
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500418

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le rejet de sa demande de dégrèvement de l'imposition forfaitaire des très petites entreprises. Le tribunal a jugé irrecevable son recours en annulation, estimant que la lettre de rejet du 26 juin 2025 ne constituait pas un acte détachable de la procédure d'imposition et n'était donc pas susceptible d'être attaqué par la voie de l'excès de pouvoir. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner le fond de la demande au titre de l'exonération pour entreprise nouvelle.

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500429

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B... visant à faire annuler le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN et à obtenir des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que le CIVEN avait légalement établi, sur la base des mesures de surveillance disponibles, que la dose annuelle de rayonnements ionisants reçue par le requérant était inférieure au seuil de 1 mSv, renversant ainsi la présomption de causalité prévue par la loi. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, relatives au régime d'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500456

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler la décision du CIVEN rejetant sa demande d'indemnisation au titre des essais nucléaires. Le tribunal a jugé que la méthodologie du CIVEN, fondée sur l'étude du CEA de 2014 et la délibération n°2020-1, était conforme au cadre légal. Il a rappelé que la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010 modifiée pouvait être renversée si la dose reçue était inférieure à 1 mSv, ce qui était le cas en l'espèce.

Avocat : MARCHAND

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500484

Sujet principal : Recours d'une enseignante contractuelle demandant la transformation de ses contrats à durée déterminée en contrat à durée indéterminée (CDI) et réparation de préjudices. Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'enseignante ne justifie pas d'une durée de services de six ans auprès de la même autorité publique (le vice-rectorat), condition posée par l'article L. 332-4 du code général de la fonction publique pour prétendre à un CDI, car une partie de ses services a été accomplie pour le ministère polynésien de l'éducation. Textes appliqués : Article L. 332-4 du code général de la fonction publique ; décret n° 2021-802 du 24 juin 2021 ; arrêté n° 5376-2023 VR du 19 juillet 2023.

Avocat : CURT

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507161

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné la demande de provision de Mme B... pour les préjudices liés à l'accident de service de son époux, décédé. Le tribunal a jugé que l'obligation de réparation du centre hospitalier d'Allauch n'était pas sérieusement contestable dans son principe, l'accident ayant été reconnu imputable au service. Cependant, il a rejeté la demande de provision de 33 255 euros, estimant que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour justifier le montant réclamé au titre des souffrances endurées et du déficit fonctionnel temporaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : FREICHET

17 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603314

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un titre de voyage à une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que le retard dans la délivrance du titre portait une atteinte grave et urgente à sa liberté d'aller et venir, justifiant une injonction sous astreinte. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au titre d'identité et de voyage.

Avocat : BALLU

17 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603349

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé-liberté d'un ressortissant algérien demandant une injonction au préfet pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, en situation irrégulière depuis 2017 et sollicitant un premier titre, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur la jurisprudence selon laquelle l'urgence n'est pas automatique pour une première demande et nécessite la démonstration de circonstances particulières, lesquelles n'étaient pas caractérisées en l'espèce.

17 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603370

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour contraindre le préfet à permettre le dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour et à délivrer un récépissé. Le juge a rejeté la requête, estimant que le requérant, qui rencontrait des difficultés avec le téléservice ANEF, n'avait pas préalablement épuisé les voies d'accompagnement et de substitution prévues par les articles R. 431-2 du CESEDA et les arrêtés d'application de 2021 et 2023. La juridiction a ainsi considéré que l'urgence n'était pas caractérisée et qu'il n'appartenait pas au juge des référés de se substituer à l'administration dans l'application de ces procédures.

17 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604455

**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que la demande n'est pas recevable car elle fait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet déjà intervenue. **Textes appliqués** : L'article L. 522-3 du code de justice administrative (rejet pour demande manifestement mal fondée), et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet au terme d'un délai de quatre mois).

17 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604459

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de lui fixer un rendez-vous et de lui délivrer un récépissé pour sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée le 20 janvier 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet le 20 mai 2025. La solution s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge estimant ne pouvoir faire obstacle à cette décision implicite.

17 mars 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500350

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la collectivité pour condamner un particulier pour contravention de grande voirie, en raison d'installations irrégulières sur le domaine public maritime (lignes d'élevage et poteaux). Le tribunal a retenu la responsabilité du prévenu pour occupation non autorisée, fondée sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004. Il a prononcé une amende et condamné le prévenu à l'enlèvement des installations et au paiement des frais de procès-verbal, tout en constatant l'exécution partielle des travaux de remise en état.

17 mars 2026• JUGE UNIQUE
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500346

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la collectivité pour condamner un particulier pour contravention de grande voirie, en raison de l'occupation sans autorisation du domaine public maritime par des installations d'élevage de nacres. Le tribunal a retenu la responsabilité du contrevenant, le condamnant à une amende, au paiement des frais de procès-verbal et à la remise en état des lieux. La décision s'appuie principalement sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 régissant le domaine public en Polynésie française et sur les dispositions du code pénal relatives aux contraventions de la cinquième classe.

17 mars 2026• JUGE UNIQUE