Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA06DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402890

**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des impositions supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de contribution sur la valeur ajoutée des entreprises, ainsi que contre la procédure de recouvrement les concernant. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Nice (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme A... et confirme les impositions contestées. Il écarte notamment le moyen tiré de l'illégalité présumée d'un jugement du juge judiciaire, estimant qu'il ne lui appartient pas de contrôler une telle décision. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde sur le code général des impôts, le livre des procédures fiscales (notamment l'article L.273 B) et le code de justice administrative.

Avocat : PHILIP

26 mars 20261ère chambre
TA06DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403020

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, rejette la requête d'une contributable contestant des impositions supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 à 2019. La juridiction estime que les rehaussements de revenus, qualifiés d'origine indéterminée ou de capitaux mobiliers, ne sont pas justifiés comme des dépenses professionnelles nécessaires et que les moyens invoqués (dont la méconnaissance des droits de la défense et le droit à l'erreur) ne sont pas fondés. Elle prononce également un désistement d'office pour l'une des deux requêtes identiques, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Avocat : PHILIP

26 mars 20261ère chambre
TA06OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401025

Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... A... contestant le recouvrement de la redevance spéciale pour l'enlèvement des ordures ménagères (REOM) pour ses locaux commerciaux. Le juge a estimé que le litige, portant sur la légalité d'un acte de recouvrement (titre de perception) émis par un comptable public, relevait manifestement de la compétence exclusive de la juridiction financière (chambre régionale des comptes) et non du tribunal administratif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 2333-76 et suivants du code général des collectivités territoriales.

Avocat : BLAIS

26 mars 2026
TA107OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601140

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge a estimé que le requérant, ressortissant malgache, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : DEDRY

26 mars 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604221

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé autorisant le travail à un ressortissant malien ayant demandé le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et a prononcé une astreinte en cas de non-exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : RUDLOFF

26 mars 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604969

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étudiant étranger visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a considéré que la demande n'était pas urgente et était mal fondée, car un rejet implicite de sa demande de renouvellement était né du silence de la préfecture au terme du délai légal de 90 jours. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

26 mars 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605062

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'un ressortissant syrien demandant l'injonction au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate qu'un silence de quatre mois de l'administration sur la demande initiale a fait naître une décision implicite de rejet le 15 novembre 2025. La requête est jugée irrecevable, le juge des référés ne pouvant faire obstacle à cette décision implicite, conformément aux articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et aux articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

26 mars 2026
TA21OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601219

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal était une demande d'avertissement ou de sanction contre le maire pour des irrégularités électorales, sans conclure à l'annulation du scrutin. La juridiction a jugé que le juge administratif n'a pas le pouvoir de prononcer de telles sanctions et que la requête ne constituait pas une protestation électorale recevable. La solution s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes manifestement irrecevables.

26 mars 2026
TA30DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304653

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de la société Isolbat contre la société BPA Architecture (maître d'œuvre). La juridiction a estimé que la société requérante n'apportait pas la preuve d'une faute de la maîtrise d'œuvre ayant causé le préjudice financier allégué, relatif à une erreur de métrés dans un marché public de travaux. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité quasi-délictuelle entre participants à une opération de construction, sans lien contractuel direct.

Avocat : SOCIÉTÉ D'AVOCATS ALBERTINI ALEXANDRE LHOSTIS

26 mars 20262ème chambre
TA30DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304851

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... contre l'ANAH concernant le traitement de sa demande de prime « MaprimeRénov’ ». Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que les litiges relatifs à une subvention relèvent exclusivement du juge de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux, conformément à la jurisprudence administrative. Il a également relevé que la demande indemnitaire préalable, obligatoire en vertu de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, n'avait pas été formulée dans les conditions requises pour lier le contentieux.

Avocat : CABINET ENARD-BAZIRE-COLLIOU

26 mars 20264ème Chambre
TA34OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602130

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, relevant que les contestations relatives aux mentions "invalidité" ou "priorité" de cette carte relèvent de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social). Cette solution s'appuie sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, combinés à l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.

26 mars 2026
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300344

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a partiellement fait droit à la demande de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) de Grenoble concernant le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public aéronautique. Le tribunal a condamné l'occupant, M. A..., au paiement d'un reliquat de 1 164,31 euros avec intérêts à compter du 26 octobre 2021, en application des articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En revanche, il a rejeté les demandes de dommages-intérêts et d'indemnité forfaitaire, ainsi que la condamnation aux frais de procédure, estimant que les textes invoqués (article 1231-6 du code civil et article L. 4441-10 du code de commerce) n'étaient pas applicables ou que le préjudice n'était pas justifié.

Avocat : BIBOUD

26 mars 20264ème Chambre
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408445

**Sujet principal** : Opposition à une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... et valide la procédure de recouvrement. Il estime que l'organisme payeur (la MSA) a régulièrement notifié la dette et que l'indu, résultant de la prise en compte d'une pension de réversion, est légalement récupérable. **Textes appliqués** : Les articles L. 845-2, L. 845-3 et L. 133-4-1 du code de la sécurité sociale, relatifs à la procédure de récupération des indus de prestations sociales et aux voies de recours.

26 mars 2026Juge unique 5
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601233

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction au préfet de statuer sur une demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une attestation de prolongation d'instruction avait été délivrée après l'introduction de la requête, rendant la demande sans objet (article L. 521-3 du code de justice administrative). Par ailleurs, la demande de condamnation aux dépens a été rejetée pour irrecevabilité, n'étant pas chiffrée (article L. 761-1 du même code).

26 mars 2026
TA44OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604479

**Sujet principal** : Demande de constat d'état des lieux préalable à des travaux publics, suivie d'un désistement du requérant. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la SNCF Réseau, qui avait initialement saisi le juge pour la désignation d'un expert. **Textes appliqués** : L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au juge de donner acte d'un désistement. La demande initiale était formulée sur le fondement de la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés par les travaux publics.

26 mars 2026
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203843

**Sujet principal :** Recours d'une EURL contre des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) et les pénalités associées, fondé sur des vices de procédure et le bien-fondé des corrections. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Lille (4ème Chambre). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la requête de l'entreprise. Il estime que les irrégularités de procédure alléguées (défaut de réponse de l'administration, durée du contrôle, etc.) ne sont pas établies ou sont insuffisantes pour entraîner l'annulation des impositions, et que la méthode de redressement utilisée par l'administration est légale. **Textes appliqués :** Le tribunal se fonde principalement sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales (notamment l'article L. 57 relatif à la motivation des notifications) et du Code Général des Impôts pour examiner la régularité de la procédure et le bien-fondé des redressements.

Avocat : FIDAL

26 mars 20264ème Chambre
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2204857

La décision du Tribunal Administratif de Lille concerne un recours en plein contentieux de la SCI Le Colbert contestant des rectifications d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour les exercices 2016 et 2017. La juridiction a rejeté la requête de la société, considérant que les irrégularités de procédure alléguées (dépassement des délais de contrôle, défaut d'information) n'étaient pas établies ou n'étaient pas de nature à entacher la régularité de l'imposition. Le tribunal a appliqué les dispositions du code général des impôts, du livre des procédures fiscales et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SELARL WIBLAW

26 mars 20264ème Chambre
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2402503

**Sujet principal** : Demande d'une provision en référé pour préjudice médical suite à une intervention chirurgicale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Rejet de la demande. Le juge estime que l'existence d'une obligation à la charge du CHU de Lille d'indemniser la requérante est sérieusement contestable, car aucune faute de l'établissement n'est établie. **Textes appliqués** : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour accorder une provision) et article L. 1142-1 du code de la santé publique (régime de responsabilité pour faute des établissements de santé).

Avocat : OLIVIER

26 mars 2026
TA64DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301180

**Sujet principal** : Contrôle fiscal et contestation d'un rehaussement d'impôt sur le revenu suite à la cession de parts sociales, portant notamment sur l'application d'un abattement renforcé pour durée de détention. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande des requérants et valide la rectification opérée par l'administration fiscale. Il estime que les titres cédés étaient fongibles et que la règle du premier entré, premier sorti (PEPS) était donc applicable pour déterminer la durée de détention, ce qui empêchait de bénéficier de l'abattement renforcé de 85%. **Textes appliqués** : Les dispositions des articles 150-0 D (notamment les 1 quater et 1 quinquies) et 150-0 A du code général des impôts, relatives au calcul des plus-values et aux abattements pour durée de détention des titres.

Avocat : RONCUCCI

26 mars 2026CHAMBRE 1
TA64OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2500066

**Sujet principal** : Contestation d'une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer des indus de RSA. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de jugement non précisée). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent pour connaître de la demande d'annulation de l'acte de poursuite (la saisie). Il estime que ce contentieux relève exclusivement du juge de l'exécution de l'ordre judiciaire, conformément aux articles L. 1617-5 du CGCT et L. 281 du Livre des Procédures Fiscales. **Textes appliqués** : Code général des collectivités territoriales (article L. 1617-5), Livre des procédures fiscales (article L. 281) et Code de l'organisation judiciaire (article L. 213-6), qui attribuent la compétence pour les contestations relatives au recouvrement des créances non fiscales des collectivités au juge de l'exécution.

26 mars 2026