Arrêt maladie et droit aux congés payés : vos droits en 2026
L'articulation entre un arrêt maladie et le droit aux congés payés est l'une des questions les plus complexes et les plus litigieuses du droit du travail français. En 2026, la question de savoir si un salarié en arrêt de travail continue ou non d'acquérir des jours de congés payés, et dans quelles conditions il peut les reporter, reste au cœur de nombreux contentieux prud'homaux. Selon une étude récente du ministère du Travail, près de 15% des litiges individuels devant les conseils de prud'hommes portent sur une contestation liée aux congés payés, dont une part croissante concerne les salariés victimes de longue maladie. Cet article vous offre une analyse exhaustive de la réglementation en vigueur au 3 mai 2026, en s'appuyant sur les dernières décisions du Conseil d'État et les articles du Code du travail. Vous découvrirez les règles d'acquisition, les possibilités de report, les spécificités liées aux maladies professionnelles et les démarches à entreprendre pour faire valoir vos droits.
Ce que vous allez apprendre
- Les règles d'acquisition des congés payés pendant un arrêt maladie en 2026.
- La distinction entre maladie d'origine non professionnelle et accident du travail/maladie professionnelle.
- Les conditions et les délais pour reporter vos congés payés après une absence pour maladie.
- Les conséquences d'un arrêt maladie sur l'indemnité compensatrice de congés payés.
- Les dernières évolutions jurisprudentielles (Conseil d'État, avril 2026).
- Les démarches concrètes pour sécuriser vos droits et éviter un contentieux.
Acquisition des congés payés pendant un arrêt maladie : les règles en 2026
La question centrale de l'arrêt maladie et du droit aux congés payés est celle de l'acquisition. Le Code du travail, dans son article L3141-3, pose le principe général : le salarié a droit à un congé de deux jours et demi ouvrables par mois de travail effectif chez le même employeur. La notion de "travail effectif" est au cœur du débat. Pendant un arrêt maladie, le salarié ne fournit pas de prestation de travail. Pourtant, la loi et la jurisprudence ont aménagé des exceptions pour ne pas pénaliser excessivement les salariés malades.
Depuis la transposition de la directive européenne 2003/88/CE, le droit français a évolué. L'article L3141-5 du Code du travail assimile certaines périodes d'absence à du temps de travail effectif pour le calcul des droits à congés. C'est le cas notamment des congés de maternité, de paternité, d'adoption, ou encore des accidents du travail. Pour les arrêts maladie d'origine non professionnelle, la situation est différente. Jusqu'à une période récente, la Cour de cassation considérait que ces périodes n'ouvraient pas droit à congés payés.
Cependant, un revirement majeur est intervenu. Dans un arrêt du 13 septembre 2023 (n° 22-17.340), la Cour de cassation, se fondant sur le droit européen, a jugé que les salariés en arrêt maladie, quelle qu'en soit la cause, continuent d'acquérir des droits à congés payés pendant la période de suspension de leur contrat de travail. Cette jurisprudence a été confirmée et précisée par la suite. En 2026, la règle est donc la suivante : un salarié en arrêt maladie acquiert des congés payés, mais l'étendue de cette acquisition et les modalités de report diffèrent selon l'origine de l'arrêt.
La distinction fondamentale : maladie professionnelle vs. maladie non professionnelle
Le droit français opère une distinction cruciale. Pour un arrêt maladie et le droit aux congés payés lié à un accident du travail ou une maladie professionnelle (AT/MP), l'acquisition est totale. L'article L3141-5 du Code du travail assimile cette période d'arrêt à du temps de travail effectif, sans limitation de durée. Ainsi, un salarié en arrêt pour AT/MP pendant un an accumulera 30 jours ouvrables de congés (5 semaines). En revanche, pour un arrêt maladie "ordinaire" (non professionnel), l'acquisition est limitée. La loi prévoit que le salarié acquiert des congés à hauteur de 2 jours ouvrables par mois d'absence, dans la limite de 24 jours ouvrables par an (soit 4 semaines). Cette règle, issue de la loi du 22 avril 2024, vise à concilier le droit européen et la nécessité de ne pas créer un déséquilibre pour les entreprises.
"La distinction opérée par le législateur entre les arrêts de travail d'origine professionnelle et non professionnelle est désormais clairement établie. Pour les premiers, l'acquisition des congés est intégrale ; pour les seconds, elle est plafonnée. C'est une avancée significative pour les salariés, mais elle impose une vigilance accrue sur la qualification de l'arrêt."
Maître Sophie Lefèvre, avocate spécialisée en droit du travail à Paris
Arrêt maladie non professionnel : acquisition limitée et report des congés
Pour un salarié en arrêt pour maladie "ordinaire" (grippe, dépression, opération bénigne, etc.), le calcul des droits est donc plafonné. Concrètement, si vous êtes en arrêt maladie pendant 6 mois, vous acquerrez 12 jours ouvrables de congés payés (2 jours x 6 mois), et non 15 jours (2,5 jours x 6 mois). Ce plafond de 24 jours par an peut sembler restrictif, mais il représente une nette amélioration par rapport à la situation antérieure où le salarié n'acquérait aucun droit.
La question du report est tout aussi importante. La période de prise des congés payés est généralement fixée par un accord d'entreprise ou, à défaut, par l'employeur, entre le 1er mai et le 31 octobre de l'année suivante (période de référence). Si le salarié est en arrêt maladie pendant cette période, il ne peut pas poser ses congés. La loi prévoit alors un mécanisme de report. Le salarié doit pouvoir prendre ses congés acquis pendant l'arrêt maladie dans un délai raisonnable après la reprise du travail. La Cour de cassation a fixé ce délai à 15 mois (Cass. soc., 13 septembre 2023, n° 22-17.340). Passé ce délai, le droit à congé est perdu, sauf si l'employeur n'a pas mis le salarié en mesure de les prendre.
Les obligations de l'employeur en matière d'information
L'employeur a une obligation d'information. Il doit, par tout moyen, informer le salarié de ses droits à congés payés à l'issue de son arrêt maladie. L'article L3141-19-1 du Code du travail, issu de la loi du 22 avril 2024, impose à l'employeur de remettre au salarié, dans le mois suivant la reprise du travail, un document récapitulant le nombre de jours de congés acquis pendant l'arrêt et la date limite pour les prendre. À défaut, le salarié peut se prévaloir d'un préjudice et demander des dommages et intérêts. Cette obligation est une garantie essentielle pour éviter que le salarié ne perde ses droits par ignorance.
Accident du travail et maladie professionnelle : une protection renforcée
En matière d'arrêt maladie et de droit aux congés payés, les victimes d'accident du travail ou de maladie professionnelle bénéficient d'une protection maximale. L'article L3141-5, 5° du Code du travail est clair : la période d'arrêt de travail consécutif à un accident du travail ou à une maladie professionnelle est considérée comme du temps de travail effectif pour le calcul des congés payés, et ce, sans limitation de durée. Cela signifie que le salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés par mois d'arrêt, soit 30 jours par an, quel que soit le nombre de mois d'absence.
Cette règle s'applique dès le premier jour de l'arrêt, sans condition de durée minimale. Elle vise à ne pas pénaliser le salarié qui est victime d'un sinistre lié à son travail. La jurisprudence est constante sur ce point. Par exemple, un salarié en arrêt pour une maladie professionnelle pendant 3 ans aura droit à 90 jours ouvrables de congés payés (3 x 30 jours). L'employeur ne peut pas limiter ce droit.
Le report des congés après un AT/MP
Le report des congés payés après un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle suit les mêmes règles que pour la maladie ordinaire, mais avec une souplesse supplémentaire. Le salarié doit pouvoir prendre ses congés dans un délai de 15 mois après la reprise. Toutefois, si l'arrêt est très long (plusieurs années), la question du report total peut se poser. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a jugé que le droit au report des congés payés non pris en raison d'une maladie de longue durée ne peut être limité dans le temps (CJUE, 22 novembre 2011, KHS). En droit français, ce principe est appliqué avec pragmatisme : le report de 15 mois est la règle, mais un report plus long peut être accordé par le juge si l'employeur n'a pas permis au salarié de prendre ses congés avant l'arrêt ou si l'arrêt est exceptionnellement long.
"La protection des victimes d'accidents du travail est un pilier du droit social. Le fait que l'acquisition des congés soit totale, sans plafond, est une reconnaissance du préjudice subi. L'employeur doit intégrer cette dimension dans sa gestion des absences, sous peine de se voir condamner pour violation des règles sur le repos."
Maître Julien Moreau, avocat au barreau de Lyon, spécialiste en droit de la santé au travail
Report des congés payés après un arrêt maladie : conditions et délais
Le report des congés payés est un mécanisme essentiel pour les salariés qui n'ont pas pu prendre leurs congés en raison d'un arrêt maladie. La règle générale est que les congés payés doivent être pris dans l'année suivant la période d'acquisition. Cependant, l'arrêt maladie constitue un cas de force majeure qui justifie un report. En 2026, les règles sont les suivantes.
Premièrement, le report ne concerne que les congés acquis pendant la période d'arrêt. Les congés déjà acquis avant l'arrêt et non pris doivent être pris dès la reprise, selon les modalités habituelles. Deuxièmement, le délai de report est de 15 mois à compter de la fin de la période de référence au cours de laquelle les congés ont été acquis. Par exemple, si vous êtes en arrêt du 1er janvier 2025 au 30 juin 2025, vos congés acquis pendant cette période (pour l'année 2025) doivent être pris avant le 31 mai 2027 (période de référence 2025-2026 + 15 mois). Troisièmement, l'employeur doit vous informer de cette date limite. S'il ne le fait pas, le délai de 15 mois peut ne pas vous être opposable.
Les conséquences du non-respect du délai de report
Si le salarié ne prend pas ses congés dans le délai de 15 mois, il perd son droit à congé. L'employeur n'est pas tenu de les lui payer (sauf s'il s'agit d'une rupture du contrat de travail). Cependant, la jurisprudence est très protectrice. Si l'employeur n'a pas mis le salarié en mesure de prendre ses congés (par exemple, en ne l'informant pas de ses droits, ou en refusant ses demandes de congés), le salarié peut demander des dommages et intérêts pour perte de chance. Il peut également demander le paiement des congés non pris si le contrat est rompu (licenciement, démission, etc.). Dans ce cas, l'indemnité compensatrice de congés payés doit inclure les jours acquis pendant l'arrêt maladie.
Indemnisation des congés payés pendant et après l'arrêt maladie
L'indemnisation des congés payés est un autre aspect crucial de l'arrêt maladie et du droit aux congés payés. Pendant l'arrêt maladie, le salarié perçoit des indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) et, le cas échéant, un complément de salaire de l'employeur (maintien de salaire). Ces sommes ne sont pas des congés payés. Les congés payés sont une indemnité versée au moment où le salarié prend effectivement ses congés.
À la reprise du travail, le salarié peut poser ses congés. Pendant cette période, il perçoit une indemnité de congés payés, calculée selon la règle du 1/10e de la rémunération brute perçue pendant la période de référence (incluant les IJSS pour les AT/MP, mais pas pour la maladie ordinaire) ou selon le maintien du salaire. Si le salarié ne peut pas prendre ses congés avant la rupture de son contrat (licenciement, démission, retraite), il a droit à une indemnité compensatrice de congés payés. Cette indemnité doit inclure les congés acquis pendant l'arrêt maladie. En cas de décès du salarié, cette indemnité est due aux ayants droit.
Le calcul de l'indemnité compensatrice
Le calcul de l'indemnité compensatrice de congés payés pour un salarié ayant été en arrêt maladie est source de nombreux litiges. La règle est la suivante : l'indemnité est égale au 1/10e de la rémunération totale brute perçue par le salarié au cours de la période de référence. Pour la maladie ordinaire, les IJSS ne sont pas considérées comme une rémunération. Cela peut réduire le montant de l'indemnité. Pour les AT/MP, les IJSS sont incluses dans le calcul. Il est donc essentiel de vérifier le montant de l'indemnité proposé par l'employeur. En cas de doute, un avocat peut vous aider à recalculer vos droits.
Contentieux prud'homaux : comment contester un refus de congés payés ?
Malgré les évolutions législatives et jurisprudentielles, de nombreux salariés se voient encore refuser leurs droits à congés payés après un arrêt maladie. Le contentieux prud'homal est particulièrement actif sur ce sujet. En 2026, les trois décisions du Conseil d'État du 9 avril 2026 (n° CE-511699, n° CE-509298, n° CE-507528) viennent rappeler l'importance du respect des droits des salariés. Ces arrêts concernent des litiges où des employeurs publics avaient refusé le report de congés payés à des agents en arrêt maladie, au motif que la période de report était dépassée. Le Conseil d'État a annulé ces décisions, jugeant que l'administration n'avait pas informé les agents de leurs droits.
Si vous estimez que votre employeur ne respecte pas vos droits en matière d'arrêt maladie et de droit aux congés payés, vous disposez de plusieurs voies de recours. La première est la saisine du conseil de prud'hommes. Vous avez jusqu'à 3 ans à compter de la date à laquelle vous avez eu connaissance de vos droits pour agir (prescription triennale en matière de salaire). La procédure est gratuite, mais il est fortement recommandé d'être assisté par un avocat. Vous pouvez demander le paiement de l'indemnité compensatrice de congés payés, des dommages et intérêts pour préjudice subi (perte de chance, préjudice moral), et la remise de documents (bulletins de salaire, certificat de travail).
Les preuves à rassembler
Pour maximiser vos chances de succès, vous devez rassembler un dossier solide. Cela inclut : vos arrêts de travail, vos bulletins de salaire, les courriers ou emails échangés avec l'employeur concernant vos congés, la preuve que vous avez demandé à prendre vos congés (et que l'employeur a refusé), et tout document interne à l'entreprise (accord d'entreprise, note de service) sur les congés payés. Un avocat spécialisé en droit du travail pourra évaluer la force de votre dossier et vous conseiller sur la stratégie à adopter (négociation amiable ou action en justice).
Tableau comparatif : arrêt maladie non professionnel vs. accident du travail
| Critère | Arrêt maladie non professionnel | Accident du travail / Maladie professionnelle |
|---|---|---|
| Acquisition des congés payés | Limitée à 2 jours ouvrables par mois (max 24 jours par an) | Totale : 2,5 jours ouvrables par mois (30 jours par an), sans limite |
| Base légale | Art. L3141-5 du Code du travail (interprétation extensive) | Art. L3141-5, 5° du Code du travail |
| Report des congés | Délai de 15 mois après la période de référence | Délai de 15 mois, mais possibilité de report plus long si arrêt longue durée |
| Indemnité compensatrice | Calculée sur la base du salaire (hors IJSS) | Calculée sur la base du salaire + IJSS (incluses dans le 1/10e) |
| Obligation d'information de l'employeur | Oui, sous 1 mois après la reprise (Art. L3141-19-1) | Oui, identique |
| Risque contentieux principal | Refus de report ou calcul erroné de l'indemnité | Non-respect du droit à report sur longue période |
FAQ et glossaire : vos questions pratiques sur le droit aux congés payés
Questions fréquentes
J'ai été en arrêt maladie pendant 3 mois. Combien de jours de congés ai-je acquis ?
Si votre arrêt est d'origine non professionnelle, vous avez acquis 2 jours ouvrables par mois, soit 6 jours pour 3 mois. Si votre arrêt est lié à un accident du travail ou une maladie professionnelle, vous avez acquis 2,5 jours par mois, soit 7,5 jours (arrondis à 8 jours). Vérifiez votre bulletin de salaire ou demandez un récapitulatif à votre employeur.
Mon employeur refuse de me laisser reporter mes congés payés après mon arrêt maladie. Que faire ?
Le refus de report est illégal si vous n'avez pas pu prendre vos congés en raison de votre arrêt maladie. Adressez-lui une lettre recommandée avec accusé de réception pour lui rappeler vos droits (délai de 15 mois). S'il persiste, saisissez le conseil de prud'hommes. Vous pouvez demander des dommages et intérêts pour perte de chance.
Les congés payés acquis pendant un arrêt maladie sont-ils imposables ?
Oui, l'indemnité de congés payés (ou l'indemnité compensatrice) est soumise à l'impôt sur le revenu et aux cotisations sociales, comme un salaire normal. Elle figure sur votre bulletin de salaire et doit être déclarée.
Puis-je prendre mes congés payés pendant mon arrêt maladie ?
Non. Un arrêt maladie est une suspension du contrat de travail. Vous ne pouvez pas poser de congés payés pendant cette période, car vous êtes inapte au travail. Les congés doivent être pris après la reprise, dans le délai de report.
Mon contrat est rompu (licenciement) juste après mon arrêt maladie. Ai-je droit à l'indemnité compensatrice ?
Oui, absolument. L'indemnité compensatrice de congés payés doit inclure tous les congés acquis, y compris ceux pendant l'arrêt maladie. Vérifiez le montant sur votre solde de tout compte. En cas d'erreur, contestez-le dans les 6 mois suivant la rupture.
Qu'est-ce que la jurisprudence du 9 avril 2026 du Conseil d'État change pour moi ?
Ces trois arrêts (n° CE-511699, n° CE-509298, n° CE-507528) rappellent que l'employeur (public ou privé) a une obligation d'information. Si vous n'avez pas été informé de vos droits au report, le délai de 15 mois ne vous est pas opposable. Cela renforce la protection des salariés.
Mon arrêt maladie est dû à une dépression. Est-ce considéré comme une maladie professionnelle ?
Pas automatiquement. La dépression peut être reconnue comme maladie professionnelle si elle est liée à des conditions de travail (harcèlement, stress chronique, etc.) et si elle figure dans un tableau de maladie professionnelle ou si un comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) se prononce en ce sens. Dans le doute, faites une déclaration à la CPAM.
Mon employeur me dit que je n'ai droit à rien car mon arrêt maladie était de courte durée (moins d'un mois). Est-ce vrai ?
Non. Même pour un arrêt de courte durée (quelques jours), vous acquérez des droits à congés payés. Pour un arrêt non professionnel, l'acquisition est de 2 jours par mois, donc même une absence de 15 jours ouvre droit à 1 jour de congé (au prorata). Ne laissez pas votre employeur vous faire perdre vos droits.
Glossaire juridique
- Arrêt maladie
- Période pendant laquelle un salarié est dans l'incapacité de travailler pour raison médicale, justifiée par un certificat médical et donnant lieu au versement d'indemnités journalières.
- Congés payés
- Droit pour tout salarié à un repos rémunéré, fixé à 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif (soit 5 semaines par an).
- Indemnité compensatrice de congés payés
- Somme d'argent versée au salarié en cas de rupture du contrat de travail, correspondant aux jours de congés payés acquis mais non pris.
- Période de référence
- Période de 12 mois (généralement du 1er juin au 31 mai) au cours de laquelle le salarié acquiert ses droits à congés payés.
- Report des congés
- Possibilité pour un salarié de prendre ses congés payés au-delà de la période légale de prise, en raison d'une absence (maladie, maternité, etc.).
- Accident du travail (AT)
- Accident survenu par le fait ou à l'occasion du travail, donnant droit à une protection spécifique en matière de congés payés et d'indemnisation.
⭐ Points essentiels à retenir
- Un salarié en arrêt maladie acquiert des congés payés : 2 jours/mois pour une maladie ordinaire (max 24 jours/an), 2,5 jours/mois sans limite pour un AT/MP.
- Les congés non pris en raison de l'arrêt maladie peuvent être reportés dans un délai de 15 mois après la période de référence.
- L'employeur a l'obligation d'informer le salarié de ses droits à congés dans le mois suivant la reprise du travail.
- En cas de litige, vous disposez de 3 ans pour saisir le conseil de prud'hommes. Rassemblez toutes les preuves et consultez un avocat.
- Les arrêts du Conseil d'État du 9 avril 2026 renforcent la protection des salariés en cas de défaut d'information de l'employeur.
Notre recommandation
L'articulation entre arrêt maladie et droit aux congés payés est un domaine en constante évolution. En 2026, la loi et la jurisprudence sont claires : vous avez des droits, même pendant une absence pour maladie. Ne les laissez pas vous être volés. Si vous avez été en arrêt maladie, vérifiez systématiquement vos bulletins de salaire et demandez un récapitulatif à votre employeur. En cas de doute ou de refus, n'attendez pas. La consultation d'un avocat spécialisé en droit du travail est la meilleure façon de sécuriser votre situation et d'obtenir gain de cause en justice. Un avocat pourra analyser votre dossier, négocier avec votre employeur ou engager une action prud'homale dans les meilleurs délais.
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Sources et références juridiques
- Légifrance – Portail du droit français
- Service-Public.fr
- Conseil d'État
- Cour de cassation
- CE, Section du Contentieux, 9 avr. 2026, n° 511699
- CE, Section du Contentieux, 9 avr. 2026, n° 509298
- CE, Section du Contentieux, 9 avr. 2026, n° 507528
- CE, Section du Contentieux, 9 avr. 2026, n° 509375
