Décision (consolidé)02008D0232-20130124

Décision de la Commission du 21 février 2008 concernant une spécification technique d’interopérabilité relative au sous-système matériel roulant du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse [notifiée sous le numéro C(2008) 648] (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) (2008/232/CE)

CELEX02008D0232-20130124
TypeDécision (consolidé)
Datejeudi 24 janvier 2013

Résumé IA

Cette décision de la Commission fixe la spécification technique d'interopérabilité (STI) pour le sous-système "matériel roulant" du réseau ferroviaire transeuropéen à grande vitesse. Elle établit les exigences essentielles que doivent respecter les trains à grande vitesse pour circuler de manière interchangeable et en toute sécurité sur le réseau européen. Pour un professionnel du droit français, ce texte est fondamental pour la certification et la mise sur le marché des rames à grande vitesse, car il harmonise les normes techniques au niveau de l'Union européenne.

Texte intégral

26.3.2008

FR

Journal officiel de l’Union européenne

L 84/132


DÉCISION DE LA COMMISSION

du 21 février 2008

concernant une spécification technique d’interopérabilité relative au sous-système «matériel roulant» du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse

[notifiée sous le numéro C(2008) 648]

(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)

(2008/232/CE)

LA COMMISSION DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES,

vu le traité instituant la Communauté européenne,

vu la directive 96/48/CE du Conseil du 23 juillet 1996 relative à l’interopérabilité du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse (1), et notamment son article 6, paragraphe 1,

considérant ce qui suit:

(1)

Conformément à l’article 2, point c), et à l’annexe II de la directive 96/48/CE, le système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse est subdivisé en sous-systèmes de nature structurelle ou fonctionnelle, dont un sous-système «matériel roulant».

(2)

La décision 2002/735/CE (2) a établi la première spécification technique d’interopérabilité (STI) relative au sous-système «matériel roulant» du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse.

(3)

Il est nécessaire de revoir cette première STI à la lumière des progrès techniques et de l’expérience acquise depuis sa mise en œuvre.

(4)

L’AEIF, en tant qu’organisme commun représentatif, avait été chargée de revoir et de réviser cette première STI. Il convient donc de remplacer la décision 2002/735/CE par la présente décision.

(5)

Le projet de STI révisée a été examiné par le comité institué par la directive 96/48/CE.

(6)

La présente STI devrait s’appliquer au matériel roulant nouveau ou au matériel roulant réaménagé et renouvelé, dans certaines conditions.

(7)

La présente STI n’affecte en rien les dispositions d’autres STI qui seraient applicables aux sous-systèmes «matériel roulant».

(8)

La première STI concernant le sous-système «matériel roulant» est entrée en vigueur en 2002. En raison d’engagements contractuels existants, la construction de nouveaux sous-systèmes ou constituants d’interopérabilité «matériel roulant», ou leur renouvellement et leur réaménagement, devraient faire l’objet d’une évaluation de la conformité selon les dispositions de cette première STI. De surcroît, la première STI devrait rester d’application aux fins de la maintenance, des remplacements effectués en cours de maintenance de composants du sous-système et des constituants d’interopérabilité autorisés dans le cadre de la première STI. C’est pourquoi les effets de la décision 2002/735/CE devraient rester en vigueur en ce qui concerne la maintenance des projets autorisés conformément à la STI annexée à ladite décision et aux projets de nouvelle ligne et de renouvellement ou de réaménagement d’une ligne existante qui sont à un stade avancé de mise en œuvre ou qui font l’objet d’un contrat en cours d’exécution à la date de notification de la présente décision. Pour déterminer la différence entre le champ d’application de la première STI et celui de la nouvelle STI annexée à la présente décision, les États membres notifieront, au plus tard six mois à compter de la date à laquelle la présente décision sera applicable, une liste de sous-systèmes et de constituants d’interopérabilité auxquels la première STI reste applicable.

(9)

La présente STI n’impose pas l’utilisation de technologies ou solutions techniques spécifiques, excepté lorsque cela est strictement nécessaire pour l’interopérabilité du réseau ferroviaire transeuropéen à grande vitesse.

(10)

La présente STI permet, pour une durée limitée, d’incorporer des constituants d’interopérabilité dans des sous-systèmes sans certification pour autant que certaines conditions soient remplies.

(11)

Dans sa version actuelle, la présente STI ne traite pas complètement toutes les exigences essentielles. Conformément à l’article 17 de la directive 96/48/CE, les aspects techniques qui ne sont pas abordés sont figurent en tant que «points ouverts» à l’annexe L de la présente STI. Conformément à l’article 16, paragraphe 3, de la directive 96/48/CE, les États membres notifient à la Commission et aux autres États membres une liste de leurs règles techniques nationales se rapportant aux «points ouverts» et les procédures à suivre pour l’évaluation de la conformité.

(12)

En ce qui concerne les cas spécifiques décrits au chapitre 7 de la présente STI, les États membres notifient à la Commission et aux autres États membres les procédures d’évaluation de la conformité à suivre.

(13)

À l’heure actuelle, le trafic ferroviaire est régi par les accords nationaux, bilatéraux, multinationaux ou internationaux existants. Il importe que ces accords n’entravent pas les progrès actuels et futurs vers la mise en place de l’interopérabilité. À cette fin, il convient que la Commission examine ces accords pour déterminer si la STI faisant l’objet de la présente décision doit être révisée en conséquence.

(14)

La STI s’appuie sur les meilleures connaissances spécialisées disponibles au moment de la préparation du projet concerné. Pour continuer à encourager l’innovation et prendre en compte l’expérience acquise, la STI en annexe devrait faire l’objet de révisions périodiques.

(15)

La présente STI permet des solutions innovantes. Lorsque des solutions innovantes sont proposées, le fabricant ou l’entité adjudicatrice doit indiquer les divergences par rapport au paragraphe correspondant de la STI. L’Agence ferroviaire européenne finalisera les spécifications fonctionnelles et d’interface appropriées pour la solution et élaborera les méthodes d’évaluation.

(16)

Les dispositions de la présente décision sont conformes à l’avis du comité institué par l’article 21 de la directive 96/48/CE du Conseil,

A ARRÊTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:

Article premier

Une spécification technique d’interopérabilité (STI) relative au sous-système «matériel roulant» du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse est arrêtée par la Commission.

Cette STI figure en annexe de la présente décision.

Article 2

La STI est applicable à tout le matériel roulant nouveau, réaménagé ou renouvelé du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse décrit à l’annexe I de la directive 96/48/CE.

Article 3

(1) En ce qui concerne les questions classées comme «points ouverts» à l’annexe L de la STI, les conditions à remplir pour la vérification de l’interopérabilité en application de l’article 16, paragraphe 2, de la directive 96/48/CE, sont les règles techniques applicables utilisées dans l’État membre qui autorise la mise en service du sous-système couvert par la présente décision.

(2) Chaque État membre notifie aux autres États membres et à la Commission, dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente décision:

(a)

la liste des règles techniques applicables mentionnées au paragraphe 1;

(b)

les procédures d’évaluation de la conformité et de vérification à suivre pour l’application de ces procédures;

(c)

les organismes qu’il désigne pour accomplir ces procédures d’évaluation de la conformité et de vérification.

Article 4

En ce qui concerne les questions répertoriées comme «cas spécifiques» au chapitre 7 de la STI, les procédures d’évaluation de la conformité sont les procédures applicables dans les États membres. Chaque État membre notifie aux autres États membres et à la Commission, dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente décision:

(a)

les procédures d’évaluation de la conformité et de vérification à suivre pour l’application de ces procédures;

(b)

les organismes qu’il désigne pour accomplir ces procédures d’évaluation de la conformité et de vérification.

Article 5

La STI prévoit une période de transition durant laquelle l’évaluation de la conformité et la certification des constituants d’interopérabilité peuvent être effectuées dans le cadre du sous-système. Durant cette période, les États membres indiquent à la Commission les constituants d’interopérabilité qui ont été évalués de cette manière, afin d’assurer une surveillance étroite du marché des constituants d’interopérabilité et de permettre l’adoption de mesures pour en faciliter le fonctionnement.

Article 6

La décision 2002/735/CE est abrogée. Ses dispositions continuent néanmoins de s’appliquer en ce qui concerne la maintenance des projets autorisés conformément à la STI figurant en annexe de ladite décision et en ce qui concerne les projets portant sur la construction d’une nouvelle ligne et sur le renouvellement ou le réaménagement d’une ligne existante qui en sont à un stade avancé de mise en œuvre ou qui font l’objet d’un contrat en cours d’exécution à la date de notification de la présente décision.

Une liste des sous-systèmes et constituants d’interopérabilité auxquels la décision 2002/735/CE reste applicable est notifiée à la Commission au plus tard six mois à compter de la date à laquelle la présente décision devient applicable.

Article 7

Les États membres notifient à la Commission les accords des types suivants dans un délai de six mois à compter de l’entrée en vigueur de la STI en annexe:

(a)

les accords nationaux, bilatéraux ou multilatéraux entre des États membres et une/des entreprise(s) ferroviaire(s) ou un/des gestionnaire(s) d’infrastructure, conclus sur une base permanente ou temporaire et nécessaires du fait de la nature très spécifique ou locale du service ferroviaire prévu;

(b)

les accords bilatéraux ou multilatéraux entre une/des entreprise(s) ferroviaire(s), un/des gestionnaire(s) d’infrastructure ou un/des État(s) membre(s), qui assurent des niveaux appréciables d’interopérabilité locale ou régionale;

(c)

les accords internationaux entre un ou plusieurs États membres et au moins un pays tiers ou entre une/des entreprise(s) ferroviaire(s) ou un/des gestionnaire(s) d’infrastructure d’États membres et au moins une entreprise ferroviaire ou un gestionnaire d’infrastructure d’un pays tiers, qui assurent des niveaux appréciables d’interopérabilité locale ou régionale.

Article 8

La présente décision s'applique à partir du 1 Septembre 2008.

Article 9

Les États membres sont destinataires de la présente décision.

Fait à Bruxelles, le 21 février 2008.

Par la Commission

Jacques BARROT

Vice-président


(1) JO L 235 du 17.9.1996, p. 6. Directive modifiée par la directive 2004/50/CE (JO L 164 du 30.4.2004, p. 114).

(2) JO L 245 du 12.9.2002, p. 402.


ANNEXE

DIRECTIVE 96/48/CE — INTEROPÉRABILITÉ DU SYSTÈME FERROVIAIRE TRANSEUROPÉEN À GRANDE VITESSE

PROJET DE SPÉCIFICATION TECHNIQUE D’INTEROPÉRABILITÉ

Sous-système «matériel roulant»

1.

INTRODUCTION 146

1.1.

Domaine d’application technique 146

1.2.

Domaine d’application géographique 146

1.3.

Objet de la STI 146

2.

DÉFINITION ET FONCTIONS DU SOUS-SYSTÈME «MATÉRIEL ROULANT» 147

2.1.

Description de sous-système 147

2.2.

Fonctions et aspects du sous-système «matériel roulant» 147

3.

EXIGENCES ESSENTIELLES 147

3.1.

Généralités 147

3.2.

Les exigences essentielles portent sur: 148

3.3.

Prescriptions générales 148

3.3.1.

Sécurité 148

3.3.2.

Fiabilité et disponibilité 150

3.3.3.

Santé des personnes 151

3.3.4.

Protection de l’environnement 151

3.3.5.

Compatibilité technique 152

3.4.

Exigences spécifiques au sous-système «matériel roulant» 153

3.4.1.

Sécurité 153

3.4.2.

Fiabilité et disponibilité 154

3.4.3.

Compatibilité technique 155

3.5.

Exigences spécifiques à la maintenance 156

3.6.

Autres exigences concernant également le sous-système «matériel roulant» 157

3.6.1.

Infrastructure 157

3.6.2.

Énergie 157

3.6.3.

Contrôle-commande et signalisation 158

3.6.4.

Environnement 158

3.6.5.

Exploitation 159

3.7.

Éléments du sous-système «matériel roulant» relatifs aux exigences essentielles 160

4.

CARACTÉRISATION DU SOUS-SYSTÈME 162

4.1.

Introduction 162

4.2.

Spécifications fonctionnelles et techniques du sous-système 163

4.2.1.

Généralités 163

4.2.1.1.

Introduction 163

4.2.1.2.

Conception des trains 164

4.2.2.

Structure et parties mécaniques 165

4.2.2.1.

Généralités 165

4.2.2.2.

Attelages d’extrémité des rames et attelages de secours 166

4.2.2.2.1.

Exigences applicables au sous-système 166

4.2.2.2.2.

Exigences applicables aux constituants d’interopérabilité 166

4.2.2.2.2.1.

Attelage automatique à tampon central 166

4.2.2.2.2.2.

Composants de choc et de traction 166

4.2.2.2.2.3.

Attelage de remorque pour récupération et secours 166

4.2.2.3.

Résistance de la structure du véhicule 166

4.2.2.3.1.

Description générale 166

4.2.2.3.2.

Principes (exigences fonctionnelles) 167

4.2.2.3.3.

Spécifications (cas de charges et scénarios conceptuels de collision simples) 167

4.2.2.4.

Accès 167

4.2.2.4.1.

Emmarchement 167

4.2.2.4.2.

Porte d’accès extérieur 168

4.2.2.4.2.1.

Portes d’accès pour voyageurs 168

4.2.2.4.2.2.

Portes pour le fret et l’équipage 169

4.2.2.5.

Toilettes 169

4.2.2.6.

Cabine de conduite 169

4.2.2.7.

Vitres frontales de la cabine de conduite et face avant du train 170

4.2.2.8.

Rangements à l’usage de l’équipage 170

4.2.2.9.

Marches externes à l’usage du personnel de manœuvre 171

4.2.3.

Interactions véhicule/voie et gabarit 171

4.2.3.1.

Gabarit cinématique 171

4.2.3.2.

Charge statique à l’essieu 171

4.2.3.3.

Paramètres du matériel roulant qui agissent sur les systèmes de surveillance basés au sol 172

4.2.3.3.1.

Résistance électrique 172

4.2.3.3.2.

Contrôle de l’état des boîtes d’essieu 172

4.2.3.3.2.1.

Trains de classe 1 172

4.2.3.3.2.2.

Trains de classe 2 173

4.2.3.3.2.3.

Détection de boîtes chaudes pour les trains de classe 2 173

4.2.3.3.2.3.1.

Généralités 173

4.2.3.3.2.3.2.

Exigences fonctionnelles pour le véhicule 173

4.2.3.3.2.3.3.

Dimensions transversales et hauteur au-dessus du niveau du rail de la zone cible 173

4.2.3.3.2.3.4.

Dimension longitudinale de la zone cible 173

4.2.3.3.2.3.5.

Valeurs limites de distance par rapport à la zone cible 174

4.2.3.3.2.3.6.

Émissivité 174

4.2.3.4.

Comportement dynamique du matériel roulant 175

4.2.3.4.1.

Généralités 175

4.2.3.4.2.

Valeurs limites pour la sécurité de marche 176

4.2.3.4.3.

Valeurs limites d’efforts à la voie 177

4.2.3.4.4.

Interface roue-rail 178

4.2.3.4.5.

Conception assurant la stabilité du véhicule 178

4.2.3.4.6.

Définition de la conicité équivalente 178

4.2.3.4.7.

Paramètres de conception des profils de roues 179

4.2.3.4.8.

Valeurs de conicité équivalente en service 179

4.2.3.4.9.

Essieux montés 180

4.2.3.4.9.1.

Essieux montés 180

4.2.3.4.9.2.

Constituant d’interopérabilité «roues» 180

4.2.3.4.10.

Exigences particulières aux véhicules munis de roues indépendantes 181

4.2.3.4.11.

Détection de déraillements 181

4.2.3.5.

Longueur maximale des trains 181

4.2.3.6.

Déclivités maximales 181

4.2.3.7.

Rayon de courbure minimal 182

4.2.3.8.

Graissage des boudins 182

4.2.3.9.

Coefficient de suspension 182

4.2.3.10.

Sablage 182

4.2.3.11.

Envol de ballast 182

4.2.4.

Freinage 182

4.2.4.1.

Performances minimales de freinage 182

4.2.4.2.

Limites de sollicitation de l’adhérence roue-rail au freinage 184

4.2.4.3.

Prescriptions relatives au système de freinage 185

4.2.4.4.

Performances de freinage de service 186

4.2.4.5.

Freins à courants de Foucault 186

4.2.4.6.

Sécurité du train lors d’une immobilisation 187

4.2.4.7.

Performances de freinage en fortes pentes 187

4.2.4.8.

Exigences applicables au freinage aux fins de secours 187

4.2.5.

Information des voyageurs et communication 188

4.2.5.1.

Système de sonorisation 188

4.2.5.2.

Panneaux d’information des voyageurs 188

4.2.5.3.

Signal d’alarme 188

4.2.6.

Conditions environnementales 189

4.2.6.1.

Conditions environnementales 189

4.2.6.2.

Efforts aérodynamiques sur les trains en plein air 189

4.2.6.2.1.

Efforts aérodynamiques sur le personnel le long de la voie 189

4.2.6.2.2.

Efforts aérodynamiques sur les voyageurs à quai 190

4.2.6.2.3.

Charges de pression en plein air 192

4.2.6.3.

Vent latéral 193

4.2.6.4.

Variation de pression maximale en tunnel 195

4.2.6.5.

Bruit extérieur 196

4.2.6.5.1.

Introduction 196

4.2.6.5.2.

Limites de bruit en stationnement 197

4.2.6.5.3.

Limites de bruit au démarrage 197

4.2.6.5.4.

Limites de bruit au passage 198

4.2.6.6.

Interférences électromagnétiques extérieures 198

4.2.6.6.1.

Perturbations générées sur les systèmes de signalisation et le réseau de télécommunication 198

4.2.6.6.2.

Interférences électromagnétiques 198

4.2.7.

Protection du système 199

4.2.7.1.

Issues de secours 199

4.2.7.1.1.

Issues de secours des espaces pour voyageurs 199

4.2.7.1.2.

Issues de secours des cabines de conduite 199

4.2.7.2.

Sécurité incendie 199

4.2.7.2.1.

Introduction 200

4.2.7.2.2.

Mesures de prévention des incendies 200

4.2.7.2.3.

Mesures de détection des incendies et de lutte contre le feu 200

4.2.7.2.3.1.

Détection des incendies 200

4.2.7.2.3.2.

Extincteur 201

4.2.7.2.3.3.

Résistance au feu 201

4.2.7.2.4.

Mesures complémentaires pour améliorer la capacité de circulation 201

4.2.7.2.4.1.

Trains de toutes les catégories de sécurité incendie 201

4.2.7.2.4.2.

Sécurité incendie de catégorie B 202

4.2.7.2.5.

Mesures particulières concernant les citernes pour liquides inflammables 202

4.2.7.2.5.1.

Généralités 202

4.2.7.2.5.2.

Exigences spécifiques pour les réservoirs à carburant 203

4.2.7.3.

Protection contre les chocs électriques 204

4.2.7.4.

Signalisation extérieure lumineuse et acoustique 204

4.2.7.4.1.

Signalisation lumineuse d'avant et d'arrière 204

4.2.7.4.1.1.

Feux avant 204

4.2.7.4.1.2.

Feux de position 204

4.2.7.4.1.3.

Feux arrière 205

4.2.7.4.1.4.

Commande des feux 205

4.2.7.4.2.

Avertisseurs sonores 205

4.2.7.4.2.1.

Généralités 205

4.2.7.4.2.2.

Niveaux de pression acoustique des avertisseurs sonores 206

4.2.7.4.2.3.

Protection 206

4.2.7.4.2.4.

Vérification des niveaux de pression acoustique 206

4.2.7.4.2.5.

Exigences applicables aux constituants d’interopérabilité 207

4.2.7.5.

Procédures de relevage de secours 207

4.2.7.6.

Bruit intérieur 207

4.2.7.7.

Climatisation 208

4.2.7.8.

Surveillance de la vigilance du conducteur (veille automatique) 208

4.2.7.9.

Système de contrôle-commande et de signalisation 208

4.2.7.9.1.

Généralités 208

4.2.7.9.2.

Emplacement des essieux montés 209

4.2.7.9.3.

Roues 209

4.2.7.10.

Systèmes de surveillance et de diagnostic 209

4.2.7.11.

Spécifications particulières pour les tunnels 210

4.2.7.11.1.

Espaces pour voyageurs et personnel de bord climatisés 210

4.2.7.11.2.

Système de sonorisation 210

4.2.7.12.

Système d’éclairage de secours 210

4.2.7.13.

Logiciels 210

4.2.7.14.

Interface homme-machine (IHM) 210

4.2.7.15.

Identification des véhicules 210

4.2.8.

Traction et équipement électrique 210

4.2.8.1.

Exigences en matière de performances de traction 210

4.2.8.2.

Exigences d’adhérence roue-rail en traction 211

4.2.8.3.

Spécifications fonctionnelles et techniques de l’alimentation électrique 211

4.2.8.3.1.

Tension et fréquence de l'alimentation électrique 212

4.2.8.3.1.1.

Alimentation en courant électrique 212

4.2.8.3.1.2.

Récupération d'énergie 212

4.2.8.3.2.

Puissance maximale et courant maximum qui peuvent être appelés à la ligne aérienne de contact 212

4.2.8.3.3.

Facteur de puissance 212

4.2.8.3.4.

Perturbations du système énergétique 212

4.2.8.3.4.1.

Caractéristiques d'harmoniques et surtensions sur la ligne aérienne de contact 212

4.2.8.3.4.2.

Effets de la composante «courant continu» sur l'alimentation en courant alternatif 212

4.2.8.3.5.

Dispositifs de mesure de la consommation d’énergie 212

4.2.8.3.6.

Exigences applicables au sous-système «matériel roulant» en relation avec les pantographes 213

4.2.8.3.6.1.

Effort de contact du pantographe 213

4.2.8.3.6.2.

Disposition des pantographes 214

4.2.8.3.6.3.

Isolation du pantographe par rapport au véhicule 214

4.2.8.3.6.4.

Abaissement du pantographe 215

4.2.8.3.6.5.

Qualité du captage de courant 215

4.2.8.3.6.6.

Coordination de la protection électrique 215

4.2.8.3.6.7.

Franchissement des sections de séparation de phases 215

4.2.8.3.6.8.

Franchissement des sections de séparation de systèmes 215

4.2.8.3.6.9.

Hauteur des pantographes 216

4.2.8.3.7.

Constituant d'interopérabilité «pantographe» 216

4.2.8.3.7.1.

Conception générale 216

4.2.8.3.7.2.

Géométrie de l'archet 216

4.2.8.3.7.3.

Effort de contact statique du pantographe 217

4.2.8.3.7.4.

Débattement des pantographes 217

4.2.8.3.7.5.

Capacité de courant 217

4.2.8.3.8.

Constituant d’interopérabilité «bande de frottement» 217

4.2.8.3.8.1.

Généralités 217

4.2.8.3.8.2.

Géométrie de la bande de frottement 217

4.2.8.3.8.3.

Matériau 217

4.2.8.3.8.4.

Détection d'une rupture de bande de frottement 217

4.2.8.3.8.5.

Capacité de courant 218

4.2.8.3.9.

Interfaces avec le système d'électrification 218

4.2.8.3.10.

Interfaces avec les sous-systèmes «contrôle-commande» et «signalisation» 218

4.2.9.

Entretien 219

4.2.9.1.

Généralités 219

4.2.9.2.

Installations de nettoyage externe des trains 219

4.2.9.3.

Système de vidange des toilettes 219

4.2.9.3.1.

Système de vidange embarqué 219

4.2.9.3.2.

Chariots mobiles de vidange 219

4.2.9.4.

Nettoyage intérieur des trains 220

4.2.9.4.1.

Généralités 220

4.2.9.4.2.

Prises de courant 220

4.2.9.5.

Installations de complément d'eau 220

4.2.9.5.1.

Généralités 220

4.2.9.5.2.

Prise d’avitaillement en eau 220

4.2.9.6.

Installations de complément en sable 220

4.2.9.7.

Dispositions spécifiques propres au stationnement des trains 221

4.2.9.8.

Matériel de ravitaillement en carburant 221

4.2.10.

Maintenance 221

4.2.10.1.

Responsabilités 221

4.2.10.2.

Plan de maintenance 221

4.2.10.2.1.

Dossier de justification de la conception 221

4.2.10.2.2.

La documentation de maintenance 222

4.2.10.3.

Gestion du plan de maintenance. 223

4.2.10.4.

Gestion des informations relatives à la maintenance 224

4.2.10.5.

Mise en œuvre de la maintenance 225

4.3.

Spécifications fonctionnelles et techniques des interfaces 225

4.3.1.

Généralités 225

4.3.2.

Sous-système «infrastructure» 228

4.3.2.1.

Accès 228

4.3.2.2.

Cabine de conduite 228

4.3.2.3.

Gabarit cinématique 229

4.3.2.4.

Charge statique à l’essieu 229

4.3.2.5.

Paramètres du matériel roulant qui agissent sur les systèmes de surveillance basés au sol 229

4.3.2.6.

Comportement dynamique et profils de roues du matériel roulant 229

4.3.2.7.

Longueur maximale des trains 229

4.3.2.8.

Déclivités maximales 229

4.3.2.9.

Rayon de courbure minimal 229

4.3.2.10.

Graissage des boudins 229

4.3.2.11.

Envol de ballast 229

4.3.2.12.

Freins à courants de Foucault 229

4.3.2.13.

Performances de freinage en forte pente 230

4.3.2.14.

Signal d’alarme 230

4.3.2.15.

Conditions environnementales 230

4.3.2.16.

Efforts aérodynamiques sur les trains en plein air 230

4.3.2.17.

Vent latéral 230

4.3.2.18.

Variation de pression maximale en tunnel 230

4.3.2.19.

Bruit extérieur 230

4.3.2.20.

Sécurité incendie 230

4.3.2.21.

Feux avant 230

4.3.2.22.

Spécifications particulières pour les tunnels 230

4.3.2.23.

Entretien 231

4.3.2.24.

Maintenance 231

4.3.3.

Sous-système «énergie» 231

4.3.3.1.

Réservé 231

4.3.3.2.

Prescriptions relatives au système de freinage 231

4.3.3.3.

Interférences électromagnétiques extérieures 231

4.3.3.4.

Feux avant 231

4.3.3.5.

Spécifications fonctionnelles et techniques de l'alimentation électrique 231

4.3.4.

Sous-système «contrôle-commande et signalisation» 231

4.3.4.1.

Cabine de conduite 231

4.3.4.2.

Vitres frontales de la cabine de conduite et face avant du train 231

4.3.4.3.

Charge statique à l’essieu 232

4.3.4.4.

Paramètres du matériel roulant qui agissent sur les systèmes de surveillance basés au sol 232

4.3.4.5.

Sablage 232

4.3.4.6.

Performances de freinage 232

4.3.4.7.

Interférences électromagnétiques 232

4.3.4.8.

Système de contrôle-commande et de signalisation 232

4.3.4.9.

Systèmes de surveillance et de diagnostic 233

4.3.4.10.

Spécifications particulières pour les tunnels 234

4.3.4.11.

Spécifications fonctionnelles et techniques de l'alimentation électrique 234

4.3.4.12.

Feux avant 234

4.3.5.

Sous-système «exploitation» 234

4.3.5.1.

Conception des trains 234

4.3.5.2.

Attelages d’extrémité des rames et attelages de secours 234

4.3.5.3.

Accès 234

4.3.5.4.

Toilettes 234

4.3.5.5.

Vitres frontales de la cabine de conduite et face avant du train 234

4.3.5.6.

Paramètres du matériel roulant qui agissent sur les systèmes de surveillance basés au sol 234

4.3.5.7.

Comportement dynamique du matériel roulant 234

4.3.5.8.

Longueur maximale des trains 234

4.3.5.9.

Sablage 234

4.3.5.10.

Envol de ballast 234

4.3.5.11.

Performances de freinage 234

4.3.5.12.

Prescriptions relatives au système de freinage 234

4.3.5.13.

Freins à courants de Foucault 234

4.3.5.14.

Sécurité du train lors d’une immobilisation 235

4.3.5.15.

Performances de freinage en fortes pentes 235

4.3.5.16.

Système de sonorisation 235

4.3.5.17.

Signal d’alarme 235

4.3.5.18.

Conditions environnementales 235

4.3.5.19.

Efforts aérodynamiques sur les trains en plein air 235

4.3.5.20.

Vent latéral 235

4.3.5.21.

Variation de pression maximale en tunnel 235

4.3.5.22.

Bruit extérieur 235

4.3.5.23.

Issues de secours 236

4.3.5.24.

Sécurité incendie 236

4.3.5.25.

Signalisation extérieure lumineuse et acoustique 236

4.3.5.26.

Procédures de relevage de secours 236

4.3.5.27.

Bruit intérieur 236

4.3.5.28.

Climatisation 236

4.3.5.29.

Surveillance de la vigilance du conducteur (veille automatique) 236

4.3.5.30.

Principe de surveillance et de signalement 236

4.3.5.31.

Spécification particulière pour les tunnels 236

4.3.5.32.

Exigences en matière de performances de traction 236

4.3.5.33.

Exigences d’adhérence roue-rail en traction 236

4.3.5.34.

Spécifications fonctionnelles et techniques de l'alimentation électrique 237

4.3.5.35.

Entretien 237

4.3.5.36.

Identification des véhicules 237

4.3.5.37.

Visibilité de la signalisation 237

4.3.5.38.

Issues de secours 237

4.3.5.39.

DMI (Driver Machine Interface) de l‘ETCS 237

4.4.

Règles d'exploitation 237

4.5.

Règles de maintenance 238

4.6.

Compétences professionnelles 238

4.7.

Conditions d’hygiène et de sécurité 238

4.8.

Registres des infrastructures et du matériel roulant 239

4.8.1.

Registre des infrastructures 239

4.8.2.

Registre du matériel roulant 240

5.

CONSTITUANTS D'INTEROPÉRABILITÉ 240

5.1.

Définition 240

5.2.

Solutions innovantes 240

5.3.

Liste des constituants 240

5.4.

Performances et spécifications des constituants 241

6.

ÉVALUATION DE LA CONFORMITÉ ET/OU DE L’APTITUDE À L’EMPLOI 241

6.1.

Constituants d’interopérabilité du sous-système «matériel roulant» 241

6.1.1.

Évaluation de la conformité (généralités) 241

6.1.2.

Procédure d’évaluation de la conformité (modules) 242

6.1.3.

Solutions existantes 243

6.1.4.

Solutions innovantes 243

6.1.5.

Évaluation de l’aptitude à l’emploi 243

6.2.

Sous-système «matériel roulant» 244

6.2.1.

Évaluation de la conformité (généralités) 244

6.2.2.

Procédure d’évaluation de la conformité (modules) 244

6.2.3.

Solutions innovantes 245

6.2.4.

Évaluation de la maintenance 245

6.2.5.

Évaluation de véhicules individuels 245

6.3.

Constituants interopérables sans déclaration «CE» 245

6.3.1.

Généralités 245

6.3.2.

Période de transition 245

6.3.3.

Certification des sous-systèmes contenant des constituants d'interopérabilité non certifiés au cours de la période de transition 246

6.3.3.1.

Conditions 246

6.3.3.2.

Notification 246

6.3.3.3.

Mise en œuvre du cycle de vie 246

6.3.4.

Dispositions en matière de surveillance 247

7.

MISE EN ŒUVRE DE LA STI MATÉRIEL ROULANT 247

7.1.

Mise en œuvre de la STI 247

7.1.1.

Matériel roulant de conception nouvelle et de fabrication récente 247

7.1.1.1.

Définitions 247

7.1.1.2.

Généralités 247

7.1.1.3.

Phase A 247

7.1.1.4.

Phase B 248

7.1.2.

Matériel roulant neuf d’une conception certifiée conforme à une STI en vigueur 248

7.1.3.

Matériel roulant de conception existante 249

7.1.4.

Matériel roulant réaménagé ou renouvelé 249

7.1.5.

Bruit 250

7.1.5.1.

Période transitoire 250

7.1.5.2.

Réaménagement ou renouvellement du matériel roulant 250

7.1.5.3.

Approche en deux étapes 250

7.1.6.

Chariots de vidange mobiles [clause 4.2.9.3] 250

7.1.7.

Mesures de prévention des incendies — conformité des matériaux 250

7.1.8.

Matériel roulant exploité dans le cadre d’accords nationaux, bilatéraux, multilatéraux ou internationaux 251

7.1.8.1.

Accords existants 251

7.1.8.2.

Accords futurs 251

7.1.9.

Révision de la STI 251

7.2.

Compatibilité du matériel roulant avec d'autres sous-systèmes 251

7.3.

Cas particuliers 252

7.3.1.

Généralités 252

7.3.2.

Liste des cas particuliers 252

7.3.2.1.

Cas spécifique de portée générale concernant le réseau d'écartement 1 524 mm 252

7.3.2.2.

Attelages d’extrémité des trains et dispositifs d’attelages de secours (clause 4.2.2.2): 252

7.3.2.3.

Emmarchement (clause 4.2.2.4.1) 252

7.3.2.4.

Gabarit de véhicule (clause 4.2.3.1) 253

7.3.2.5.

Masse de véhicule (clause 4.2.3.2) 253

7.3.2.6.

Résistance électrique des essieux montés [clause 4.2.3.3.1] 253

7.3.2.7.

Détection de boîtes chaudes pour les trains de classe 2 [clause 4.2.3.3.2.3] 254

7.3.2.8.

Contact roue-rail (profil de roues) [4.2.3.4.4] 255

7.3.2.9.

Essieux montés [4.2.3.4.9] 255

7.3.2.10.

Longueur maximale des trains [4.2.3.5] 255

7.3.2.11.

Sablage [4.2.3.10] 255

7.3.2.12.

Freinage [clause 4.2.4] 256

7.3.2.12.1.

Généralités 256

7.3.2.12.2.

Freins à courants de Foucault [clause 4.2.4.5]: 256

7.3.2.13.

Conditions environnementales [clause 4.2.6.1] 256

7.3.2.14.

Caractéristiques aérodynamiques des trains 256

7.3.2.14.1.

Efforts aérodynamiques sur les voyageurs à quai [clause 4.2.6.2.2] 256

7.3.2.14.2.

Charges de pression en plein air [clause 4.2.6.2.3] 257

7.3.2.14.3.

Variations maximales de pression dans les tunnels [clause 4.2.6.4] 257

7.3.2.15.

Caractéristiques limites liées au bruit extérieur [paragraphe 4.2.6.5] 257

7.3.2.15.1.

Limites de bruit en stationnement [clause 4.2.6.5.2] 257

7.3.2.15.2.

Limites de bruit en stationnement [clause 4.2.6.5.3] 258

7.3.2.16.

Extincteur [clause 4.2.7.2.3.2] 258

7.3.2.17.

Avertisseurs [clause 4.2.7.4.2.1] 258

7.3.2.18.

Système de contrôle-commande et de signalisation [clause 4.2.7.10] 258

7.3.2.18.1.

Emplacement des essieux montés [clause 4.2.7.10.2] 258

7.3.2.18.2.

Roues [clause 4.2.7.10.3] 259

7.3.2.19.

Pantographe [clause 4.2.8.3.6.] 260

7.3.2.20.

Interfaces de contrôle-commande et de signalisation [clause 4.2.8.3.8] 263

7.3.2.21.

Raccords des systèmes de vidange des toilettes [clause 4.2.9.3.] 263

7.3.2.22.

Adaptateurs pour le remplissage d’eau [clause 4.2.9.5.] 263

7.3.2.23.

Normes de tenue au feu [clause 7.1.6] 263

1. INTRODUCTION

1.1. Domaine d’application technique

La présente STI concerne le sous-système «matériel roulant». Le sous-système «matériel roulant» est l’un des sous-systèmes indiqués au point 1 de l’annexe II de la directive 96/48/CE, modifiée par la directive 2004/50/CE.

La présente STI est applicable aux classes suivantes de matériel roulant, évalué sous la forme de rames (indivisibles pendant l’exploitation) ou sous la forme de véhicules isolés, dans des formations définies de véhicules motorisés et non motorisés. Elle s’applique tant au transport de voyageurs qu’aux autres types de transport.

Classe 1: matériel roulant atteignant une vitesse maximale égale ou supérieure à 250 km/h.

Classe 2: matériel roulant atteignant une vitesse maximale d’au moins 190 km/h mais inférieure à 250 km/h.

La présente STI s’applique au matériel roulant visé au point 2 de l’annexe I de la directive 96/48/CE, modifiée par la directive 2004/50/CE, et atteignant une vitesse maximale d’au moins 190 km/h, comme décrit ci-dessus. Toutefois, si la vitesse maximale de ce matériel roulant est supérieure à 351 km/h, la présente STI est applicable, mais des spécifications additionnelles sont nécessaires. Ces spécifications additionnelles ne sont pas décrites en détail dans la présente STI et sont un point ouvert; les règles nationales s’appliquent dans ce cas.

Des informations complémentaires sur le sous-système «matériel roulant» sont données au chapitre 2.

La présente STI établit des exigences auxquelles le matériel roulant destiné à être exploité sur le réseau ferroviaire défini au point 1.2 doit être conforme pour satisfaire aux exigences essentielles de la directive 96/48/CE, modifiée par la directive 2004/50/CE.

L’accès aux lignes ne dépend pas uniquement du respect des exigences techniques de la présente STI; d’autres exigences prévues dans les directives 2004/49/CE et 2001/14/CE, telles qu’elles ont été modifiées par la directive 2004/50/CE, seront également prises en compte pour autoriser une entreprise ferroviaire à exploiter ce matériel roulant sur une ligne déterminée. Par exemple, un gestionnaire d’infrastructure est autorisé à décider, pour des raisons de capacité, de ne pas allouer un sillon pour un train de classe 2 sur une ligne de catégorie 1.

1.2. Domaine d’application géographique

Le domaine d’application géographique de la présente STI est le système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse tel qu’il est décrit à l’annexe I de la directive 96/48/CE, modifiée par la directive 2004/50/CE.

1.3. Objet de la STI

Conformément à l’article 5, paragraphe 3, de la directive 96/48/CE, modifiée par la directive 2004/50/CE, et au paragraphe 1, point b), de l’annexe I de ladite directive, la présente STI:

a)

indique le domaine d’application prévu (chapitre 2);

b)

énonce des exigences essentielles pour le sous-système «matériel roulant» (chapitre 3);

c)

définit les spécifications fonctionnelles et techniques à respecter par le sous-système et ses interfaces vis-à-vis des autres sous-systèmes (chapitre 4);

d)

établit des règles d’exploitation et de maintenance spécifiques aux domaines d’application indiqués aux points 1.1 et 1.2 ci-dessus (chapitre 4);

e)

indique, pour les personnes préoccupées, les compétences professionnelles et les conditions de santé et de sécurité au travail requises pour l’exploitation et la maintenance du sous-système (chapitre 4);

f)

détermine les constituants d’interopérabilité et les interfaces qui doivent faire l’objet de spécifications européennes, dont les normes européennes, qui sont nécessaires pour réaliser l’interopérabilité du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse (chapitre 5);

g)

indique les procédures qui doivent être utilisées pour évaluer soit la conformité ou l’aptitude à l’emploi des constituants d’interopérabilité, soit la vérification CE du sous-système (chapitre 6);

h)

indique la stratégie de mise en œuvre de la STI (chapitre 7);

i)

prévoit des cas spécifiques, conformément à l’article 6, paragraphe 3, de la directive (chapitre 7).

2. DÉFINITION ET FONCTIONS DU SOUS-SYSTÈME «MATÉRIEL ROULANT»

2.1. Description de sous-système

Le sous-système «matériel roulant» ne comprend ni les sous-systèmes «contrôle-commande», «infrastructure» et «exploitation» ni la partie «voie» du sous-système «énergie», ces sous-systèmes faisant l’objet de STI distinctes.

De plus, le sous-système «matériel roulant» ne comprend pas le personnel de bord (conducteur et autres membres de l’équipe du train) ni les voyageurs.

2.2. Fonctions et aspects du sous-système «matériel roulant»

Le domaine d’application de la présente STI relative au sous-système «matériel roulant» est un élargissement de celui de la STI figurant à l’annexe de la décision 2002/735/CE.

Les fonctions à remplir dans le domaine d’application du sous-système «matériel roulant» sont les suivantes:

transport et protection des voyageurs et du personnel de bord,

accélération, maintien de la vitesse, freinage et arrêt,

information du conducteur, permettre l’observation de la voie vers l’avant, contrôle du train,

supporter et guider le train sur la voie,

signaler la présence du train aux autres,

fonctionner en toute sécurité même en cas d’incident,

respect de l’environnement,

maintenance du sous-système «matériel roulant» et de la partie embarquée du sous-système «énergie»,

pouvoir fonctionner sous les systèmes d’alimentation en énergie de traction disponibles.

Les équipements de contrôle-commande et de signalisation embarqués relèvent du sous-système «contrôle-commande et signalisation».

3. EXIGENCES ESSENTIELLES

3.1. Généralités

Dans le cadre de la présente STI, le respect des exigences essentielles pertinentes décrites au chapitre 3 de la STI sera assuré par celui des spécifications décrites:

au chapitre 4 pour le sous-système,

et au chapitre 5 pour les constituants d’interopérabilité,

et est démontré par un résultat positif des analyses lors de:

l’évaluation de la conformité et/ou l’aptitude à l’emploi des constituants d’interopérabilité,

la vérification du sous-système,

telles que décrites au chapitre 6.

Certaines parties des exigences essentielles sont couvertes par des règles nationales, en vertu:

des points ouverts et réservés figurant à l’annexe L;

d’une éventuelle dérogation accordée au titre de l’article 7 de la directive 96/48/CE,

de cas spécifiques décrits au point 7.3 de la présente STI.

L’évaluation de conformité correspondante doit être effectuée sous la responsabilité de l’État membre qui a notifié des règles nationales ou qui a demandé une dérogation ou la reconnaissance d’un cas spécifique, et conformément aux procédures définies par cet État membre.

En vertu de l’article 4, paragraphe 1, de la directive 96/48/CE modifiée par la directive 2004/50/CE, le système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse, ses sous-systèmes et les constituants d’interopérabilité doivent satisfaire aux exigences essentielles définies en termes généraux à l’annexe III de la directive.

La vérification de la satisfaction des exigences essentielles par le sous-système «matériel roulant» et ses constituants est effectuée selon les dispositions prévues dans la directive 96/48/CE, modifiée par la directive 2004/50/CE, ainsi que dans la présente STI.

3.2. Les exigences essentielles portent sur:

la sécurité,

la fiabilité et la disponibilité,

la santé,

la protection de l’environnement,

la compatibilité technique.

Les exigences essentielles peuvent, selon la directive 96/48/CE modifiée par la directive 2004/50/CE, être de portée générale et applicables à l’ensemble du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse ou présenter des aspects particuliers, spécifiques à chaque sous-système et à ses constituants.

3.3. Prescriptions générales

Dans le cas du sous-système «matériel roulant», les aspects particuliers, en plus des considérations contenues dans l’annexe III de la directive, sont précisés comme suit.

3.3.1. Sécurité

Exigence essentielle 1.1.1

«La conception, la construction ou la fabrication, la maintenance et la surveillance des composants critiques pour la sécurité et, plus particulièrement, des éléments participant à la circulation des trains doivent garantir la sécurité au niveau correspondant aux objectifs fixés sur le réseau, y compris dans les situations dégradées spécifiées.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.2.2 (attelages d’extrémité des rames et attelages de secours)

4.2.2.3 (résistance de la structure du véhicule)

4.2.2.4 (accès)

4.2.2.6 (cabine de conduite)

4.2.2.7 (vitres frontales de cabine de conduite et face avant du train)

4.2.3.1 (gabarit cinématique)

4.2.3.3 (paramètres du matériel roulant qui agissent sur les systèmes de surveillance basés au sol)

4.2.3.4 (comportement dynamique du matériel roulant)

4.2.3.10 (sablage)

4.2.3.11 (effets aérodynamiques sur le ballast)

4.2.4 (freinage)

4.2.5 (information des voyageurs et communication)

4.2.6.2 (efforts aérodynamiques sur le train en plein air)

4.2.6.3 (vent latéral)

4.2.6.4 (variation de pression maximale en tunnel)

4.2.6.6 (perturbations électromagnétiques extérieures)

4.2.7 (protection du système)

4.2.7.13 (logiciels)

4.2.10 (maintenance)

Exigence essentielle 1.1.2

«Les paramètres intervenant dans le contact roue/rail doivent respecter les critères de stabilité nécessaires pour garantir une circulation en toute sécurité, à la vitesse maximale autorisée.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.3.2 (charge statique à l’essieu)

4.2.3.4 (comportement dynamique du matériel roulant)

Exigence essentielle 1.1.3

«Les composants utilisés doivent résister aux sollicitations normales ou exceptionnelles spécifiées pendant leur durée de service. Leurs défaillances fortuites doivent être limitées dans leurs conséquences sur la sécurité par des moyens appropriés.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.2.2 (attelages d’extrémité des rames et attelages de secours)

4.2.2.3 (résistance de la structure du véhicule)

4.2.2.7 (vitres frontales de cabine de conduite et face avant du train)

4.2.3.3.2 (contrôle de l’état des boîtes d’essieu)

4.2.3.4.3 (valeurs limites d’effort sur la voie)

4.2.3.4.9 (essieux montés)

4.2.4 (freinage)

4.2.6 1 (conditions environnementales)

4.2.6.3 (vent latéral)

4.2.6.4 (variation de pression maximale en tunnel)

4.2.7.2 (sécurité incendie)

4.2.8.3.6 (pantographes et bandes de frottement)

4.2.9 (entretien)

4.2.10 (maintenance)

Exigence essentielle 1.1.4

«La conception des installations fixes et des matériels roulants ainsi que le choix des matériaux utilisés doivent viser à limiter la production, la propagation et les effets du feu et des fumées en cas d'incendie.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques de la clause suivante:

4.2.7.2 (sécurité incendie)

Exigence essentielle 1.1.5

«Les dispositifs destinés à être manœuvrés par les usagers doivent être conçus de façon à ne pas compromettre leur sécurité en cas d'utilisation prévisible non conforme aux instructions affichées.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.2.2 (attelages d’extrémité des rames et attelages de secours)

4.2.2.4 (accès)

4.2.2.5 (toilettes)

4.2.4 (freinage)

4.2.5.3 (signal d’alarme)

4.2.7.1 (issues de secours)

4.2.7.3 (protection contre les chocs électriques)

4.2.7.5 (procédures de relevage de secours)

4.2.9 (entretien)

4.2.10 (maintenance)

3.3.2. Fiabilité et disponibilité

Exigence essentielle 1.2

«La surveillance et la maintenance des éléments fixes ou mobiles participant à la circulation des trains doivent être organisées, menées et quantifiées de manière à maintenir leur fonction dans des conditions prévues.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.2.2 (attelages d’extrémité des rames et attelages de secours)

4.2.2.3 (résistance de la structure du véhicule)

4.2.2.4 (accès)

4.2.3.1 (gabarit cinématique)

4.2.3.3.2 (contrôle de l’état des boîtes d’essieu)

4.2.3.4 (comportement dynamique du matériel roulant)

4.2.3.9 (coefficient de souplesse)

4.2.4 (freinage)

4.2.7.10 (systèmes de surveillance et de diagnostic)

4.2.10 (maintenance)

3.3.3. Santé des personnes

Exigence essentielle 1.3.1

«Les matériaux susceptibles, dans leur mode d'utilisation, de mettre en danger la santé des personnes y ayant accès ne doivent pas être utilisés dans les trains et les infrastructures ferroviaires.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques de la clause suivante:

4.2.10 (maintenance)

Exigence essentielle 1.3.2

«Le choix, la mise en œuvre et l’utilisation de ces matériaux doivent viser à limiter l’émission de fumées ou de gaz nocifs et dangereux, notamment en cas d'incendie.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.7.2 (sécurité incendie)

4.2.10 (maintenance)

3.3.4. Protection de l’environnement

Exigence essentielle 1.4.1

«Les répercussions, sur l'environnement, de la réalisation et de l’exploitation du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse doivent être évaluées et prises en compte lors de la conception du système, conformément aux dispositions communautaires en vigueur.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.3.11 (envol de ballast)

4.2.6.2 (efforts aérodynamiques sur le train)

4.2.6.5 (bruit extérieur)

4.2.6.6 (perturbations électromagnétiques extérieures)

4.2.9 (entretien)

4.2.10 (maintenance)

Exigence essentielle 1.4.2

«Les matériaux utilisés dans les trains et dans les infrastructures doivent éviter l’émission de fumées ou de gaz nocifs et dangereux pour l’environnement notamment en cas d'incendie.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.7.2 (sécurité incendie)

4.2.10 (maintenance)

Exigence essentielle 1.4.3

«Les matériels roulants et les systèmes d’alimentation en énergie doivent être conçus et réalisés pour être compatibles, en matière électromagnétique, avec les installations, les équipements et les réseaux publics ou privés avec lesquels ils risquent d'interférer.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques de la clause suivante:

4.2.6.6 (perturbations électromagnétiques extérieures)

3.3.5. Compatibilité technique

Exigence essentielle 1.5

« Les caractéristiques techniques des infrastructures et des installations fixes doivent être compatibles entre elles et avec celles des trains appelés à circuler sur le système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse.

Lorsque le respect de ces caractéristiques se révèle difficile dans certaines parties du réseau, des solutions temporaires, garantissant la compatibilité future, pourraient être mises en œuvre

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.2.4 (accès)

4.2.3.1 (gabarit cinématique)

4.2.3.2 (charge statique à l’essieu)

4.2.3.3 (Paramètres du matériel roulant qui agissent sur les systèmes de surveillance basés au sol)

4.2.3.4 (comportement dynamique du matériel roulant)

4.2.3.5 (longueur maximale du train)

4.2.3.6 (déclivités)

4.2.3.7 (rayon de courbure minimal)

4.2.3.8 (graissage des boudins)

4.2.3.11 (envol de ballast)

4.2.4 (freinage)

4.2.6.2 (efforts aérodynamiques sur le train)

4.2.6.4 (variation de pression maximale en tunnel)

4.2.7.11 (spécifications particulières pour les tunnels)

4.2.8.3 (spécifications fonctionnelles et techniques de l’alimentation électrique)

4.2.9 (entretien)

4.2.10 (maintenance)

3.4. Exigences spécifiques au sous-système «matériel roulant»

3.4.1. Sécurité

Exigence essentielle 2.4.1, premier alinéa

«Les structures des matériels roulants et des liaisons entre les véhicules doivent être conçues de manière à protéger les espaces où se trouvent les passagers et les espaces de conduite en cas de collision ou de déraillement.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.2.2 (attelages d’extrémité des rames et attelages de secours)

4.2.2.3 (résistance de la structure du véhicule)

Exigence essentielle 2.4.1, deuxième alinéa

«Les équipements électriques ne doivent pas compromettre la sécurité de fonctionnement des installations de contrôle-commande et de signalisation.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.6.6 (perturbations électromagnétiques extérieures)

4.2.8.3 (spécifications fonctionnelles et techniques de l’alimentation électrique)

Exigence essentielle 2.4.1, troisième alinéa

«Les techniques de freinage ainsi que les efforts exercés doivent être compatibles avec la conception des voies, des ouvrages d’art et des systèmes de signalisation.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.3.4.3 (valeurs limites d’effort sur la voie)

4.2.4.1 (performances minimales de freinage)

4.2.4.5 (freins à courants de Foucault)

Exigence essentielle 2.4.1, quatrième alinéa

«Des dispositions doivent être prises en matière d'accès aux constituants sous tension pour ne pas mettre en danger la sécurité des personnes.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.5.2 (panneaux d’information des voyageurs)

4.2.7.3 (protection contre les chocs électriques)

4.2.9 (entretien)

4.2.10 (maintenance)

Exigence essentielle 2.4.1, cinquième alinéa

«En cas de danger, des dispositifs doivent permettre aux passagers d’avertir le conducteur et au personnel d’accompagnement d’entrer en contact avec celui-ci.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques de la clause suivante:

4.2.5 (information des voyageurs et communication)

Exigence essentielle 2.4.1, sixième alinéa

«Les portes d'accès doivent être dotées d’un système de fermeture et d’ouverture qui garantisse la sécurité des passagers.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques de la clause suivante:

4.2.2.4.2 (porte d’accès extérieure)

Exigence essentielle 2.4.1, septième alinéa

«Des issues de secours doivent être prévues et signalées.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.5.2 (panneaux d’information des voyageurs)

4.2.7.1 (issues de secours)

Exigence essentielle 2.4.1, huitième alinéa

«Des dispositions appropriées doivent être prévues pour prendre en compte les conditions particulières de sécurité dans les tunnels de grande longueur.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.5.3 (signal d’alarme)

4.2.7.2 (sécurité incendie)

4.2.7.11 (spécifications particulières pour les tunnels)

4.2.7.12 (éclairage de secours)

Exigence essentielle 2.4.1, neuvième alinéa

«Un système d’éclairage de secours d’une intensité et d’une autonomie suffisantes est obligatoire à bord des trains.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques de la clause suivante:

4.2.7.12 (éclairage de secours)

Exigence essentielle 2.4.1, dixième alinéa

«Les trains doivent être équipés d’un système de sonorisation permettant la transmission de messages aux passagers par le personnel de bord et de contrôle au sol.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques de la clause suivante:

4.2.5 (information des voyageurs et communication)

3.4.2. Fiabilité et disponibilité

Exigence essentielle 2.4.2

«La conception des équipements vitaux, de roulement, de traction et de freinage ainsi que de contrôle-commande, doit permettre, en situation dégradée spécifiée, la poursuite de la mission du train sans conséquences néfastes pour les équipements restant en service.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.1.1 (introduction)

4.2.1.2 (conception des trains)

4.2.2.2 (attelages d’extrémité des rames et attelages de secours)

4.2.4.1 (performances minimales de freinage)

4.2.4.2 (limites de sollicitation de l’adhérence roue-rail en freinage)

4.2.4.3 (prescriptions relatives au système de freinage)

4.2.4.1 (performances de freinage de service)

4.2.4.6 (sécurité du train lors d’une immobilisation)

4.2.4.7 (performances de freinage en fortes pentes)

4.2.5.1 (système de sonorisation)

4.2.7.2 (sécurité incendie)

4.2.7.10 (systèmes de surveillance et de diagnostic)

4.2.7.12 (éclairage de secours)

4.2.8.1 (performances de traction)

4.2.8.2 (exigences d’adhérence roue-rail en traction)

4.2.10 (maintenance)

3.4.3. Compatibilité technique

Exigence essentielle 2.4.3, premier alinéa

«Les équipements électriques doivent être compatibles avec le fonctionnement des installations de contrôle-commande et de signalisation.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.6.6 (perturbations électromagnétiques extérieures)

4.2.8.3 (spécifications fonctionnelles et techniques de l’alimentation électrique)

Exigence essentielle 2.4.3, deuxième alinéa

«Les caractéristiques des dispositifs de captage de courant doivent permettre la circulation des trains sous les systèmes d’alimentation en énergie du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques de la clause suivante:

4.2.8.3 (spécifications fonctionnelles et techniques de l’alimentation électrique)

Exigence essentielle 2.4.3, troisième alinéa

«Les caractéristiques du matériel roulant doivent lui permettre de circuler sur toutes les lignes sur lesquelles son exploitation est prévue.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.2.4 (accès)

4.2.3.1 (gabarit cinématique)

4.2.3.2 (charge statique à l’essieu)

4.2.3.3 (paramètres du matériel roulant qui agissent sur les systèmes de surveillance basés au sol)

4.2.3.4 (comportement dynamique du matériel roulant)

4.2.3.5 (longueur maximale du train)

4.2.3.6 (déclivités maximales)

4.2.3.7 (rayon de courbure minimal)

4.2.3.11 (envol de ballast)

4.2.4 (freinage)

4.2.6 (conditions environnementales)

4.2.7.4. (signalisation extérieure lumineuse et sonore)

4.2.7.9 (système de contrôle-commande et de signalisation)

4.2.7.11 (spécifications particulières pour les tunnels)

4.2.8 (traction et équipement électrique)

4.2.9 (entretien)

4.2.10 (maintenance)

4.8 (registres de l’infrastructure et du matériel roulant)

3.5. Exigences spécifiques à la maintenance

Exigence essentielle 2.5.1 Santé

«Les installations techniques et les procédés utilisés dans les centres de maintenance ne doivent pas porter atteinte à la santé des personnes.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.9 (entretien)

4.2.10 (maintenance)

Exigence essentielle 2.5.2 Protection de l’environnement

«Les installations techniques et les procédés utilisés dans les centres de maintenance ne doivent pas dépasser les niveaux de nuisance admissibles pour le milieu environnant.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.6.5 (bruit extérieur)

4.2.6.6 (perturbations électromagnétiques extérieures)

4.2.9 (entretien)

4.2.10 (maintenance)

Exigence essentielle 2.5.3 Compatibilité technique

«Les installations de maintenance traitant les trains à grande vitesse doivent permettre d’effectuer les opérations de sécurité, d’hygiène et de confort sur tous les trains pour lesquels elles ont été conçues.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.9 (entretien)

4.2.10 (maintenance)

3.6. Autres exigences concernant également le sous-système «matériel roulant»

3.6.1. Infrastructure

Exigence essentielle 2.1.1 Sécurité

«Des dispositions adaptées doivent être prises pour éviter l’accès ou les intrusions indésirables dans les installations des lignes parcourues à grande vitesse.»

«Des dispositions doivent être prises pour limiter les dangers encourus par les personnes, notamment lors du passage dans les gares des trains circulant à grande vitesse.»

«Les infrastructures auxquelles le public a accès doivent être conçues et réalisées de manière à limiter les risques pour la sécurité des personnes (stabilité, incendie, accès, évacuation, quai, etc.).»

«Des dispositions appropriées doivent être prévues pour prendre en compte les conditions particulières de sécurité dans les tunnels de grande longueur.»

Cette exigence essentielle est sans objet dans le cadre de la présente STI.

3.6.2. Énergie

Exigence essentielle 2.2.1 Sécurité

«Le fonctionnement des installations d’alimentation en énergie ne doit compromettre la sécurité ni des trains à grande vitesse, ni des personnes (usagers, personnel d'exploitation, riverains et tiers).»

Cette exigence essentielle est sans objet dans le cadre de la présente STI.

Exigence essentielle 2.2.2 Protection de l’environnement

«Le fonctionnement des installations d'alimentation en énergie ne doit pas perturber l’environnement au-delà des limites spécifiées.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.6.6 (perturbations électromagnétiques extérieures)

4.2.8.3.6 (Exigences pour le matériel roulant liées aux pantographes)

Exigence essentielle 2.2.3 Compatibilité technique

« Les systèmes d’alimentation en énergie électrique utilisés sur le système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse doivent:

permettre aux trains de réaliser les performances spécifiées,

être compatibles avec les dispositifs de captage embarqués.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques de la clause suivante:

4.2.8.3 (spécifications fonctionnelles et techniques de l’alimentation électrique)

3.6.3. Contrôle-commande et signalisation

Exigence essentielle 2.3.1 Sécurité

«Les installations et les opérations de contrôle-commande et de signalisation utilisées pour le système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse doivent permettre une circulation des trains présentant le niveau de sécurité correspondant aux objectifs fixés sur le réseau.»

Cette exigence essentielle est sans objet dans le cadre de la présente STI.

Exigence essentielle 2.3.2 Compatibilité technique

«Toute nouvelle infrastructure à grande vitesse et tout nouveau matériel roulant à grande vitesse construits ou développés après l’adoption de systèmes de contrôle-commande et de signalisation compatibles doivent être adaptés à l’utilisation de ces systèmes.»

«Les équipements de contrôle-commande et de signalisation installés au sein des postes de conduite des trains doivent permettre une exploitation normale, dans les conditions spécifiées, sur le système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.3.2 (charge statique à l’essieu)

4.2.3.3 (paramètres du matériel roulant qui agissent sur les systèmes de surveillance basés au sol)

4.2.6.6.1 (perturbations générées sur les systèmes de signalisation et le réseau de télécommunication)

4.2.7.9 (système de contrôle-commande et de signalisation)

4.2.8.3.10 (interfaces avec le système de contrôle-commande et de signalisation)

3.6.4. Environnement

Exigence essentielle 2.6.1 Santé

«L’exploitation du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse doit respecter les niveaux réglementaires en matière de nuisances sonores.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.6.5 (bruit extérieur)

4.2.7.6 (bruit intérieur)

Exigence essentielle 2.6.2 Protection de l’environnement

«L’exploitation du système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse ne doit pas être à l'origine, dans le sol, d’un niveau de vibrations inadmissible pour les activités et le milieu traversé proches de l’infrastructure et en état normal d’entretien.»

Cette exigence essentielle est sans objet dans le cadre de la présente STI.

3.6.5. Exploitation

Exigence essentielle 2.7.1 Sécurité, premier alinéa

«La mise en cohérence des règles d’exploitation des réseaux ainsi que la qualification des conducteurs et du personnel de bord doivent garantir une exploitation internationale sûre.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques de la clause suivante:

4.2.7.8 (surveillance de la vigilance du conducteur)

Exigence essentielle 2.7.1 Sécurité, deuxième alinéa

«Les opérations et la périodicité d'entretien, la formation et la qualification du personnel d’entretien ainsi que le système d’assurance de qualité mis en place dans les centres de maintenance des opérateurs concernés doivent garantir un haut niveau de sécurité.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques des clauses suivantes:

4.2.9 (entretien)

4.2.10 (maintenance)

Exigence essentielle 2.7.2 Fiabilité et disponibilité

«Les opérations et les périodicités d'entretien, la formation et la qualification du personnel d’entretien et le système d’assurance qualité mis en place par les exploitants concernés dans les centres de maintenance doivent garantir un haut niveau de fiabilité et de disponibilité du système.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques de la clause suivante:

4.2.10 (maintenance)

Exigence essentielle 2.7.3 Compatibilité technique

«La mise en cohérence des règles d’exploitation des réseaux ainsi que la qualification des conducteurs, du personnel de bord et du personnel chargé de la gestion de la circulation doivent garantir l’efficacité de l’exploitation sur le système ferroviaire transeuropéen à grande vitesse.»

Cette exigence essentielle est satisfaite par les spécifications fonctionnelles et techniques de la clause suivante:

4.2.10 (maintenance)

3.7. Éléments du sous-système «matériel roulant» relatifs aux exigences essentielles

Clause d’exigence essentielle de la directive 96/48/CE, modifiée par la directive 2004/50/CE

Élément du sous-système «matériel roulant»

Réf. clause STI

Sécurité

Fiabilité et disponibilité

Santé

Protection de l’environnement

Compatibilité technique

Généralités

4.2.1

2.4.2

Structure et parties mécaniques

4.2.2

Conception des trains

4.2.1.2

2.4.2

Attelages d’extrémité des rames et attelages de secours

4.2.2.2

1.1.1

1.1.3

1.1.5

2.4.1.1

1.2

2.4.2

Résistance de la structure du véhicule

4.2.2.3

1.1.1

1.1.3

2.4.1.1

1.2

Accès

4.2.2.4

1.1.1

1.1.5

1.2

1.5

2.4.3.3

Porte d’accès

4.2.2.4.2

2.4.1.6

Toilettes

4.2.2.5

1.1.5

Cabine de conduite

4.2.2.6

1.1.1

vitres frontales de cabine de conduite et face avant du train

4.2.2.7

1.1.1

1.1.3

Interactions véhicule/voie et gabarit

4.2.3

Gabarit cinématique

4.2.3.1

1.1.1

1.2

1.5

2.4.3.3

Charge statique à l’essieu

4.2.3.2

1.1.2

1.5

2.4.3.3

2.3.2

Paramètres du matériel roulant qui agissent sur les systèmes de surveillance basés au sol

4.2.3.3

1.1.1

1.5

2.4.3.3

2.3.2

Contrôle de l’état des boîtes d’essieu

4.2.3.3.2

1.1.3

1.2

Comportement dynamique du matériel roulant

4.2.3.4

1.1.1

1.1.2

1.2

1.5

2.4.3.3

Valeurs limites d’effort sur la voie

4.2.3.4.3

1.1.3

2.4.1.3

Essieux montés

4.2.3.4.9

1.1.3

Longueur maximale des trains

4.2.3.5

1.5

2.4.3.3

Déclivités maximales

4.2.3.6

1.5

2.4.3.3

Rayon de courbure minimal

4.2.3.7

1.5

2.4.3.3

Graissage des boudins

4.2.3.8

1.5

Coefficient de souplesse

4.2.3.9

1.2

Sablage

4.2.3.10

1.1.1

Effets aérodynamiques sur le ballast

4.2.3.11

1.1.1

1.4.1

1.5

2.4.3.3

Freinage

4.2.4

1.1.1

1.1.3

1.1.5

1.2

1.5

2.4.3.3

Performances minimales de freinage

4.2.4.1

2.4.1.3

2.4.2

Limite de sollicitation de l'adhérence roue/rail en freinage

4.2.4.2

2.4.2

Prescriptions relatives au système de freinage

4.2.4.3

2.4.2

Performances de freinage de service

4.2.4.4

2.4.2

Freins à courants de Foucault

4.2.4.5

2.4.1.3

Sécurité du train lors d’une immobilisation

4.2.4.6

2.4.2

Performances de freinage en fortes pentes

4.2.4.7

2.4.2

Information des voyageurs et communication

4.2.5

1.1.1

2.4.1.5

2.4.1.10

Système de sonorisation

4.2.5.1

2.4.2

Panneaux d’information des voyageurs

4.2.5.2

2.4.1.4

2.4.1.7

Signal d’alarme

4.2.5.3

1.1.5

2.4.1.8

Conditions environnementales

4.2.6

2.4.3.3

Conditions environnementales

4.2.6.1

1.1.3

Efforts aérodynamiques sur le train en plein air

4.2.6.2

1.1.1

1.4.1

1.5

Vent latéral

4.2.6.3

1.1.1

1.1.3

Variation de pression maximale en tunnel

4.2.6.4

1.1.1

1.1.3

1.5

Bruit extérieur

4.2.6.5

2.6.1

1.4.1

2.5.2

Interférences électromagnétiques extérieures

4.2.6.6

1.1.1

2.4.1.2

1.4.1

1.4.3

2.5.2

2.2.2

2.4.3.1

Perturbations générées sur les systèmes de signalisation et le réseau de télécommunication

4.2.6.6.1

2.3.2

Protection du système

4.2.7

1.1.1

Issues de secours

4.2.7.1

1.1.5

2.4.1.7

Sécurité incendie

4.2.7.2

1.1.3

1.1.4

2.4.1.8

2.4.2

1.3.2

1.4.2

Protection contre les chocs électriques

4.2.7.3

1.1.5

2.4.1.4

Signalisation extérieure lumineuse et sonore

4.2.7.4

2.4.3.3

Procédures de relevage de secours

4.2.7.5

1.1.5

Bruit intérieur

4.2.7.6

2.6.1

Climatisation

4.2.7.7

Surveillance de la vigilance du conducteur

4.2.7.8

2.7.1

Sous-système «contrôle-commande»

4.2.7.9

1.1.1

2.4.3.3

2.3.2

Systèmes de surveillance et de diagnostic

4.2.7.10

1.2

2.4.2

Spécifications particulières pour les tunnels

4.2.7.11

2.4.1.8

1.5

2.4.3.3

Système d’éclairage de secours

4.2.7.12

2.4.1.8

2.4.1.9

2.4.2

Logiciels

4.2.7.13

1.1.1

Traction et équipement électrique

4.2.8

2.4.3.3

Performances de traction

4.2.8.1

2.4.2

Exigences d’adhérence roue-rail en traction

4.2.8.2

2.4.2

Spécifications fonctionnelles et techniques de l’alimentation électrique

4.2.8.3

2.4.1.2

2.2.3

1.5

2.4.3.1

2.4.3.2

Pantographes et bandes de frottement

4.2.8.3.6

2.2.2

Interfaces avec les sous-systèmes «contrôle-commande» et «signalisation»

4.2.8.3.8

2.3.2

Entretien

4.2.9

1.1.3

1.1.5

2.4.1.4

2.7.1

2.5.1

1.4.1

2.5.2

1.5

2.4.3.3

2.5.3

Maintenance

4.2.10

1.1.3

1.1.5

2.4.1.4

2.7.1

1.2

2.4.2

2.7.2

1.3.1

1.3.2

2.5.1

1.4.1

1.4.2

2.5.2

1.5

2.4.3.3

2.5.3

2.7.3

Registres de l’infrastructure et du matériel roulant

4.8

2.4.3.3

4. CARACTÉRISATION DU SOUS-SYSTÈME

4.1. Introduction

Le sous-système «matériel roulant» sera vérifié conformément à la directive 96/48/CE, modifiée par la directive 2004/50/CE, en vue d’assurer l’interopérabilité en ce qui concerne les exigences essentielles.

Les spécifications techniques et fonctionnelles du sous-système et de ses interfaces, décrites aux points 4.2 et 4.3, n’imposent pas l’utilisation spécifique de technologies ou solutions techniques, excepté lorsqu’elle est strictement nécessaire pour l’interopérabilité du réseau ferroviaire transeuropéen à grande vitesse. Les solutions innovantes, qui ne satisfont pas aux exigences définies dans la présente STI ou qui ne sont pas évaluables comme énoncé dans la présente STI, doivent faire l’objet de nouvelles spécifications et/ou de nouvelles méthodes d’évaluation. Afin de permettre des innovations technologiques, ces spécifications et méthodes d’évaluation doivent être élaborées selon le processus décrit dans les clauses 6.1.4 et 6.2.3.

Les caractéristiques communes du sous-système «matériel roulant» sont définies au chapitre 4 de la présente STI. Des caractéristiques particulières sont inscrites dans le registre du matériel roulant (annexe I de la présente STI).

4.2. Spécifications fonctionnelles et techniques du sous-système

4.2.1. Généralités

4.2.1.1. Introduction

Les paramètres de base pour le sous-système «matériel roulant» sont les suivants.

Efforts maximaux à la voie (valeurs limites d’effort sur la voie)

Charge à l’essieu

Longueur maximale des trains

Gabarit cinématique du véhicule

Caractéristiques minimales de freinage

Caractéristiques électriques limites du matériel roulant

Caractéristiques mécaniques limites du matériel roulant

caractéristiques limites liées aux bruits extérieurs

caractéristiques limites liées aux perturbations électromagnétiques

Caractéristiques limites liées aux bruits intérieurs

Caractéristiques limites liées au conditionnement d’air

Caractéristiques liées au transport des personnes à mobilité réduite

Variation de pression maximale en tunnel

Déclivités maximales

Géométrie de l’archet de pantographe

Maintenance

Les critères de performance applicables au réseau transeuropéen à grande vitesse seront satisfaits pour les exigences spécifiques pour chacune des catégories de ligne suivantes selon la classe de train:

lignes spécialement construites pour la grande vitesse,

lignes spécialement aménagées pour la grande vitesse,

lignes spécialement aménagées pour la grande vitesse, mais avec des caractéristiques spéciales,

comme décrit à l’annexe I, point 1, de la directive 96/48/CE, modifiée par la directive 2004/50/CE.

Dans le cas du sous-système «matériel roulant», ces performances sont les suivantes.

a)

Performances minimales

Pour circuler sur le réseau transeuropéen à grande vitesse et dans des conditions permettant leur insertion harmonieuse dans l’ensemble du trafic, les matériels roulants à grande vitesse doivent avoir des performances minimales, tant en traction qu’en freinage. Le matériel doit disposer de réserves et redondances suffisantes de telle sorte que ces performances soient maintenues ou faiblement dégradées en cas de défaillance de certains organes ou modules contribuant à ces fonctions (équipements de traction — du pantographe jusqu’aux essieux — équipements de frein mécaniques et électriques). Ces réserves et redondances sont précisément définies dans les caractéristiques indiquées dans les clauses 4.2.1, 4.2.4.2, 4.2.4.3, 4.2.5.1, 4.2.4.7, 4.2.7.2, 4.2.7.12, 4.2.8.1 et 4.2.8.2.

En cas de défaillance d’un organe ou d’une fonction du matériel roulant décrit dans la présente STI, le détenteur du matériel roulant et/ou l’entreprise ferroviaire doivent définir les règles d’exploitation associées à chaque catégorie de mode dégradé raisonnablement prévisible, en pleine connaissance des conséquences définies par le fabricant. Les règles d’exploitation font partie du système de gestion de la sécurité de l’entreprise ferroviaire et leur vérification par un organisme notifié n’est pas obligatoire. À cet effet, le fabricant décrit et énumère dans un document les différents modes dégradés raisonnablement prévisibles ainsi que les limites et conditions d’exploitation acceptables du sous-système «matériel roulant» pour ces modes. Ce document doit faire partie du dossier technique visé au point 4 de l’annexe VI de la directive 96/48/CE, modifiée par la directive 2004/50/CE, et sera pris en considération dans les règles d’exploitation.

b)

Vitesse de service maximale des trains

Conformément à l’article 5, paragraphe 3, et à l’annexe I de la directive 96/48/CE, modifiée par la directive 2004/50/CE, les trains doivent avoir une vitesse maximale:

d’au moins 250 km/h pour les trains de classe 1,

d’au moins 190 km/h mais inférieure à 250 km/h pour les trains de classe 2.

La vitesse de service est définie comme étant la vitesse à laquelle le train doit pouvoir circuler quotidiennement sur les infrastructures admettant cette vitesse de circulation.

Dans tous les cas, le matériel roulant doit pouvoir circuler à sa vitesse maximale (si elle est permise par l’infrastructure qu’il doit emprunter) avec des réserves suffisantes d’accélération (comme précisé aux points suivants).

4.2.1.2. Conception des trains

a)

La présente STI s’applique tant aux rames qu’aux véhicules isolés, mais ceux-ci sont toujours évalués au sein de formations définies de véhicules motorisés et non motorisés.

b)

Pour les deux classes de trains, les configurations suivantes sont admissibles:

trains articulés ou non articulés,

trains avec ou sans dispositif d’inclinaison des caisses,

trains à un ou deux niveaux.

c)

Les trains de classe 1 sont des rames à véhicules automoteurs comportant une cabine de conduite à chaque extrémité et aptes à circuler dans les deux sens de circulation en respectant les performances énoncées dans la présente STI. Afin de permettre une adaptation de la capacité des trains aux besoins du trafic, le couplage fonctionnel de rames est permis pour une circulation en unités multiples. Le train ainsi composé de deux ou plusieurs rames unitaires doit respecter les spécifications et performances énoncées dans la présente STI. Le couplage fonctionnel de rames de conceptions différentes ou de trains d’autres entreprises ferroviaires n’est pas exigé.

d)

Les trains de classe 2 sont des rames ou des trains de composition variable avec ou sans capacité de fonctionnement bidirectionnel. Ils doivent être capables d’atteindre les performances énoncées dans la présente STI. Afin de permettre une adaptation de la capacité des trains aux besoins du trafic, il est permis de coupler des trains de classe 2 pour une circulation en unités multiples ou d’ajouter des véhicules dans le cas de trains avec locomotives et wagons, dans la mesure où les formations définies sont conservées. Le train ainsi composé de deux trains ou plus doit respecter les spécifications et performances énoncées dans la présente STI. Dans des conditions normales, le couplage fonctionnel de rames de conceptions différentes ou de trains d’autres entreprises ferroviaires n’est pas exigé.

e)

Afin de permettre une adaptation de la capacité des trains aux besoins du trafic, le couplage fonctionnel de trains de classe 1 et de classe 2 est permis pour une circulation en unités multiples. Le train ainsi composé de deux trains ou plus doit respecter les spécifications et performances énoncées dans la présente STI. Le couplage fonctionnel de rames de conceptions différentes ou de trains d’autres entreprises ferroviaires n’est pas exigé.

f)

Pour les deux classes de trains, que ce soit pour l’évaluation d’une rame ou d’un véhicule isolé se trouvant dans une ou plusieurs formations, les formations pour lesquelles ces évaluations sont valides doivent être clairement définies par la partie demandant l'évaluation, et clairement mentionnées dans l’attestation de vérification «CE» sur la base d’un examen de type ou d’un examen de la conception. Il n’est pas permis d’évaluer un véhicule isolé sans référence à une formation spécifique. La définition de chaque formation doit comprendre la désignation du type, le nombre de véhicules et les caractéristiques des véhicules couvertes par la STI (telles qu’elles figurent dans le registre du matériel roulant).

g)

Les caractéristiques de chaque véhicule composant un train doivent être telles que le train est conforme aux exigences de la présente STI. Certaines exigences peuvent être évaluées pour un véhicule isolé et certaines doivent être évaluées en fonction d’une formation définie, comme indiqué au chapitre 6 pour chaque exigence.

h)

La ou les formations pour lesquelles chaque évaluation est valide doivent être clairement définies dans l’attestation de vérification «CE» sur la base d’un examen de type ou d’un examen de la conception.

Définitions

1.

Une rame est une formation fixe qui ne peut éventuellement être reconfigurée que dans un atelier.

2.

Les EAE/EAD (éléments automoteurs électriques/diesel) sont des rames dont tous les véhicules sont capables de transporter une charge utile.

La traction et les autres équipements sont généralement situés sous le plancher.

3.

Une motrice est un véhicule de traction d’une rame doté d’une seule cabine de conduite à une extrémité et qui n’est pas capable de transporter une charge utile.

4.

Une locomotive est un véhicule de traction qui n’est pas capable de transporter une charge utile, qui peut être désaccouplé d’un train en exploitation normale et qui peut fonctionner de manière indépendante.

5.

Une voiture est un véhicule non tracteur dans une composition fixe ou variable capable de transporter une charge utile. Il est permis d’équiper une voiture d’une cabine de conduite. La voiture est alors appelée un véhicule de conduite.

6.

Un train est une formation opérationnelle se composant d’un ou de plusieurs véhicules ou rames.

7.

Composition définie: voir point 4.2.1.2.f.

4.2.2. Structure et parties mécaniques

4.2.2.1. Généralités

Ce chapitre concerne les exigences pour l’accouplement, la résistance de la structure des véhicules, l’accès, les toilettes, la cabine de conduite, les vitres frontales de cabine de conduite et la face avant du train.

4.2.2.2. Attelages d’extrémité des rames et attelages de secours

4.2.2.2.1. Exigences applicables au sous-système

a)

Les trains de classe 1 doivent être équipés à chaque extrémité d’un attelage automatique à tampon central comme défini à la clause 4.2.2.2.2.1, afin que ces trains puissent être secourus par un autre train de classe 1 en cas de panne.

b)

Les trains de classe 2 doivent être équipés à chaque extrémité

soit d’un attelage automatique à tampon central comme défini à la clause 4.2.2.2.2.1,

soit de composants de choc et de traction conformes à la clause 4.2.2.2.2.2,

soit d’un adaptateur permanent répondant aux exigences

de la clause 4.2.2.2.2.1

ou de la clause 4.2.2.2.2.2.

c)

Tous les trains équipés d’attelages automatiques à tampon central répondant aux exigences de la clause 4.2.2.2.2.1 doivent être dotés d’un attelage de remorque comme défini à la clause 4.2.2.2.2.3, afin qu’en cas de panne ces trains puissent être secourus ou récupérés par des engins moteurs ou d’autres trains équipés de composants de choc et de traction conformes à la clause 4.2.2.2.2.2.

d)

La capacité de secourir des trains de classe 1 et 2 en cas de panne est exigée uniquement d’un engin moteur ou d’un autre train équipé d’attelages automatiques à tampon central répondant aux exigences de la clause 4.2.2.2.2.1 ou de composants de choc et de traction conformes à la clause 4.2.2.2.2.2.

e)

Les exigences applicables au système de frein pneumatique des trains à grande vitesse pour le remorquage en cas de secours d’urgence sont définies dans la clause 4.2.4.8 et dans la clause K.2.2.2 de l’annexe K.

4.2.2.2.2. Exigences applicables aux constituants d’interopérabilité

4.2.2.2.2.1. Attelage automatique à tampon central

Les attelages automatiques à tampon central sont géométriquement et fonctionnellement compatibles avec un attelage automatique à tampon central de type 10 (également appelé système Scharfenberg) comme indiqué dans la clause K.1 de l’annexe K.

4.2.2.2.2.2. Composants de choc et de traction

Les composants de choc et de traction sont conformes à la clause 4.2.2.1.2 de la STI 2005 pour les wagons de fret dans le réseau conventionnel.

4.2.2.2.2.3. Attelage de remorque pour récupération et secours

Les attelages de remorque pour récupération et secours doivent être conformes aux exigences de la clause K.2 de l’annexe K.

4.2.2.3. Résistance de la structure du véhicule

4.2.2.3.1. Description générale

La résistance statique et dynamique des caisses des véhicules doit garantir la sécurité exigée pour les occupants.

Le système de sécurité ferroviaire est basé sur la sécurité active et passive.

Sécurité active: systèmes qui réduisent la probabilité de survenue d’un accident ou la gravité de l’accident.

Sécurité passive: systèmes qui réduisent les conséquences d’un accident.

Les systèmes de sécurité passive ne peuvent être utilisés pour compenser un éventuel manque de sécurité active dans le réseau ferroviaire, mais sont complémentaires de la sécurité active et viennent compléter la sécurité des personnes lorsque toutes les autres mesures ont échoué.

4.2.2.3.2. Principes (exigences fonctionnelles)

En cas de choc frontal, comme dans les scénarios décrits ci-dessous, les structures mécaniques des véhicules doivent:

limiter la décélération,

maintenir la zone de survie et l’intégrité structurale des zones occupées,

réduire le risque de déraillement,

réduire le risque de chevauchement.

Les déformations doivent être contrôlées de manière à au moins absorber l’énergie des scénarios conceptuels de collision. Les déformations doivent être progressives, sans instabilités ou défaillances globales, et se produire uniquement dans les zones fusibles désignées. Les zones fusibles peuvent être:

des parties des organes de tamponnement/attelage pouvant subir des déformations réversibles et irréversibles;

des éléments non structuraux;

des zones fusibles de la caisse;

ou toute combinaison de ce qui précède.

Les zones fusibles doivent être situées soit dans des zones non occupées proches des extrémités de chaque véhicule, à l’avant de la cabine de conduite et dans les passerelles d’intercirculation ou, si cela n’est pas possible, dans des zones adjacentes d’occupation temporaire (toilettes ou plateformes, par exemple) ou les cabines de conduite. Les zones fusibles ne doivent pas se situer dans les zones de places assises, y compris celles équipées de strapontins.

4.2.2.3.3. Spécifications (cas de charges et scénarios conceptuels de collision simples)

a)

Les éléments structuraux de la caisse de chaque véhicule doivent au minium résister aux charges statiques longitudinales et verticales pour les caisses de véhicule correspondant à la catégorie P II de la norme EN 12663:2000.

b)

Quatre scénarios de collision sont envisagés:

collision frontale entre deux trains identiques,

collision frontale avec un véhicule ferroviaire équipé de tampons latéraux,

collision avec un camion sur un passage à niveau,

collision avec un obstacle de faible hauteur.

Les détails relatifs aux scénarios ci-dessus et les critères correspondants se trouvent dans l’annexe A.

4.2.2.4. Accès

4.2.2.4.1. Emmarchement

Les spécifications détaillées figurent dans les clauses 4.2.2.12.1, 4.2.2.12.2 et 4.2.2.12.3 de la STI Accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

4.2.2.4.2. Porte d’accès extérieur

4.2.2.4.2.1. Portes d’accès pour voyageurs

Les spécifications pertinentes de la clause 4.2.2.4 de la STI Accessibilité pour les personnes à mobilité réduite s’appliquent également.

a)

Terminologie

une porte fermée est une porte maintenue fermée par son seul mécanisme de fermeture,

une porte verrouillée est une porte maintenue fermée par un dispositif mécanique de verrouillage,

une porte condamnée est immobilisée en position fermée par un organe mécanique qui a été manœuvré par le personnel de bord.

b)

Fonctionnement des portes

Pour verrouiller ou déverrouiller une porte manuelle destinée au public, le dispositif de commande doit pouvoir être actionné en exerçant, avec la paume de la main, une force ne dépassant pas 20 Newtons.

La force requise pour ouvrir ou fermer une porte manuelle ne doit pas dépasser les valeurs suivantes:

S’il existe des boutons poussoirs pour actionner les portes motorisées, l’illumination de ces boutons (ou de leur pourtour) doit montrer quand ils ont été actionnés; leur utilisation ne doit pas nécessiter une force supérieure à 15 Newtons.

c)

Fermeture des portes

Le dispositif de commande de la porte doit permettre au personnel du train (conducteur ou agent de bord) de commander la fermeture et le verrouillage des portes avant le départ du train.

Lorsque la commande de verrouillage est effectuée par le personnel depuis une plateforme, la porte de cette plateforme peut rester ouverte durant la fermeture des autres portes. Elle doit pouvoir ensuite être fermée et verrouillée par le personnel. Cette porte doit se fermer automatiquement lorsque le train atteint la vitesse de 5 km/h, après quoi son verrouillage doit avoir lieu.

Les portes doivent rester fermées et verrouillées tant que le personnel de bord ne les déverrouille pas.

En cas de coupure de l’alimentation électrique des commandes de porte, les portes doivent être maintenues verrouillées par le dispositif de verrouillage.

Un signal d’avertissement sonore doit être émis avant que les portes commencent à se fermer.

d)

Information à disposition du personnel de bord

Un dispositif approprié doit indiquer au conducteur ou au personnel de bord que toutes les portes (à l’exception de la porte sous commande locale) sont fermées et verrouillées.

Une signalisation appropriée doit permettre au conducteur ou au personnel de bord de s’informer de tout défaut de fermeture des portes.

Une porte condamnée n’est pas prise en compte.

e)

Condamnation d’une porte

Un dispositif manuel doit permettre au personnel de bord de condamner une porte. Cette action doit pouvoir être faite indifféremment depuis l’intérieur ou l’extérieur du train.

Après condamnation, la porte n’est plus prise en compte par les dispositifs de commande ou les systèmes de surveillance embarqués.

f)

Autorisation d’ouverture: Les dispositifs de commande à disposition du personnel de bord doivent lui permettre de provoquer, séparément pour chaque côté, le déblocage des portes, rendant active, dès l’arrêt du train, la commande d’ouverture accessible aux voyageurs.

g)

Commande d’ouverture des portes Une commande ou un dispositif normal d’ouverture doit être accessible pour les voyageurs depuis l’extérieur et depuis l’intérieur des véhicules.

Chaque porte doit être équipée de l’un des systèmes suivants, l’un et l’autre de ces systèmes devant être également acceptable pour tous les États membres:

un dispositif individuel interne d’ouverture de secours, accessible aux voyageurs, qui permet d’ouvrir la porte uniquement à des vitesses inférieures à 10 km/h,

ou

un dispositif individuel interne d’ouverture de secours, accessible aux voyageurs, qui permet d’ouvrir la porte. Ce dispositif doit être indépendant de tout signal de vitesse. L’actionnement de ce dispositif doit nécessiter au moins deux actions successives.

Ce dispositif n’agit pas sur une porte condamnée. Dans ce cas, la porte doit d’abord être déverrouillée.

Chaque porte doit être équipée d’un dispositif individuel externe d’ouverture de secours, accessible pour le personnel de secours, permettant d’ouvrir la porte en cas d'urgence. Ce dispositif n’agit pas sur une porte condamnée. Dans un tel cas d'urgence, la porte doit d’abord être déverrouillée.

h)

Le nombre de portes et leurs dimensions doivent permettre l’évacuation complète en trois minutes des voyageurs sans leurs bagages lorsque le train est arrêté le long d’un quai. Il est permis d’envisager que les voyageurs à mobilité réduite devront être aidés par d’autres voyageurs ou par le personnel du train, et que les personnes en fauteuil roulant seront évacuées sans leur fauteuil roulant. Le respect de cette exigence est vérifié par un essai en vraie grandeur avec une charge normale telle que définie dans la clause 4.2.3.2 et dans des conditions normales d’exploitation.

i)

Les portes doivent être équipées de fenêtres transparentes permettant aux voyageurs de détecter la présence d’un quai.

4.2.2.4.2.2. Portes pour le fret et l’équipage

Un dispositif doit permettre au conducteur ou au personnel de bord de commander la fermeture et le verrouillage des portes avant le départ du train.

Les portes doivent rester fermées et verrouillées tant qu’une commande contraire n’est pas émise par le conducteur ou le personnel de bord.

4.2.2.5. Toilettes

Les trains transportant des voyageurs doivent être équipés de toilettes à recirculation étanches. Le rinçage peut se faire soit à l’eau claire, soit par technique de recirculation.

Si la substance de rinçage n’est pas de l’eau claire, ses caractéristiques doivent être inscrites dans le registre du matériel roulant.

4.2.2.6. Cabine de conduite

a)

Accès et sortie

La cabine doit être accessible des deux côtés du train depuis les quais, comme défini dans la STI de 2006 pour les infrastructures à grande vitesse, et depuis un niveau situé à 200 mm en dessous du haut du rail sur une voie de stationnement.

Cet accès peut se faire soit directement depuis l’extérieur, soit après passage par un compartiment adjacent à l’arrière de la cabine.

Le personnel de bord doit pouvoir interdire l’accès à la cabine aux personnes non autorisées.

b)

Visibilité vers l’extérieur

Champ de vision vers l’avant: la cabine du conducteur doit être conçue de manière à ce que le conducteur ait un champ de vision libre pour voir les signaux fixes placés à gauche et à droite de la voie à partir de la position assise de conduite normale comme définie à l’annexe B, figures B.1, B.2, B.3, B.4 et B.5, lorsque le train se trouve sur une voie en palier et en alignement; les signaux doivent occuper les positions définies à l’annexe B, mesurées soit à partir de l’avant de l’attelage, soit à partir de la surface du tampon (selon le cas). Il ne doit pas être tenu compte d’une position de conduite debout.

Champ de vision latéral: le conducteur doit disposer, de chaque côté de la cabine, d’une fenêtre ou d’un panneau ouvrant suffisamment grand pour lui permettre de passer la tête. Des équipements supplémentaires pour la vision latérale ou arrière ne sont pas obligatoires.

c)

Sièges

Le siège principal à disposition du conducteur est conçu de façon à lui permettre d’exécuter toutes les fonctions normales de conduite en position assise. Les exigences en matière de santé, de sécurité et d’ergonomie sont un point ouvert.

En outre, un deuxième siège, orienté vers l’avant, doit être prévu pour un accompagnateur éventuel. Les exigences concernant la visibilité vers l’extérieur indiquées au point b ci-dessus ne s’appliquent pas à ce siège.

d)

Aménagement intérieur

La liberté de mouvement du personnel à l’intérieur de la cabine ne doit pas être entravée par des obstructions. Le plancher de cabine doit être dépourvu de marches; celles-ci sont permises entre la cabine et les compartiments adjacents ou les portes extérieures. L’aménagement intérieur doit tenir compte des données anthropométriques du conducteur, comme indiqué à l’annexe B.

4.2.2.7. Vitres frontales de la cabine de conduite et face avant du train

La ou les vitres frontales de la cabine de conduite doivent:

a)

offrir une qualité optique en accord avec les caractéristiques suivantes: les types de verre incassable employés pour les vitres frontales et d’éventuelles vitres chauffées (chauffées pour empêcher le gel) de la cabine de conduite ne doivent pas altérer la couleur des signaux et leur qualité doit être telle que le verre, quand il est percé ou fendillé, reste en place et assure la protection du personnel et une visibilité suffisante pour permettre au train de continuer son voyage. Ces exigences sont précisées dans la clause J.1 de l’annexe J.

b)

être équipés de dispositifs antigel, antibuée et de nettoyage extérieur;

c)

résister aux impacts de projectiles comme spécifié à la clause J.2.1 de l’annexe J et résister à l’écaillage comme spécifié à la clause J.2.2 de l’annexe J.

La face avant du train doit résister aux mêmes impacts que les vitres, de façon à protéger les personnes voyageant dans le premier véhicule du train.

La face intérieure des vitres frontales est renforcée le long de ses bords afin de limiter les projections de matériaux à l’intérieur en cas d’accident.

4.2.2.8. Rangements à l’usage de l’équipage

Dans ou à proximité de la cabine de conduite, et lorsque le train comporte un compartiment de service séparé, des espaces de rangement suffisants doivent être disponibles pour les vêtements et le matériel qui doivent voyager avec le personnel.

4.2.2.9. Marches externes à l’usage du personnel de manœuvre

Lorsqu’un train

est équipé d’accouplements UIC,

est de composition variable

et exige des marches externes à l’usage du personnel de manœuvre,

ces marches doivent être conformes aux exigences de la clause 4.2.2.2 de la STI pour le matériel roulant du réseau conventionnel.

4.2.3. Interactions véhicule/voie et gabarit

4.2.3.1. Gabarit cinématique

Le matériel roulant doit être conforme à l’un des gabarits cinématiques définis à l’annexe C de la STI de 2005 pour les wagons de fret dans le réseau conventionnel.

Le gabarit du pantographe doit être conforme à la clause 5.2 du projet de norme EN 50367:2006.

Le certificat d’examen «CE» de type ou de conception du matériel roulant et le registre du matériel roulant doivent indiquer le gabarit évalué.

4.2.3.2. Charge statique à l’essieu

La charge statique nominale à l’essieu (Po) sur la voie doit satisfaire aux exigences suivantes, afin de limiter les forces exercées sur la voie par le train. Les mesures sont effectuées dans les conditions de charge normales suivantes: avec charge utile normale, équipage de train, toutes les matières nécessaires au fonctionnement (lubrifiants, liquides de refroidissement, équipements de restauration, substance de rinçage des toilettes, etc.) et 2/3 des consommables (combustible, sable, aliments, etc.).

La définition suivante de la charge utile normale s’appliquera, en fonction du type de véhicule ou de zone:

zones de places assises, y compris les sièges dans les voitures restaurant: nombre de sièges multiplié par 80 kg [les tabourets (hauts et bas), les barres d’appui ou les aides à la verticalisation ne sont pas considérés comme des sièges];

zones d’occupation temporaire (plateformes, passerelles, toilettes): aucune charge utile voyageur n’est pris en compte,

autres compartiments non accessibles aux voyageurs et contenant des bagages, du fret: charge utile maximale en service commercial.

Les différents types de véhicules sont définis dans la clause 4.2.1.2.

La charge utile nominale Po à l’essieu doit être conforme aux valeurs figurant dans le tableau 1 (1 tonne (t) = 1 000 kg):

Tableau 1

Charge statique à l’essieu

Vitesse maximale de service V [km/h]

190 ≤ V ≤200

200 < V ≤ 230

230 < V < 250

V = 250

V > 250

Classe 1

≤ 18 t

≤ 17 t

Classe 2 locomotives et motrices

≤ 22,5 t

≤ 18 t

sans objet

sans objet

Classe 2 unités multiples

≤ 20 t

≤ 18 t

sans objet

sans objet

Classe 2 voitures tractées par locomotives

≤ 18 t

sans objet

sans objet

La charge statique maximale totale à l’essieu du train (la masse totale du train) ne doit pas être supérieure à:

(la somme de toutes les charges statiques nominales à l’essieu) × 1,02.

La masse totale du train ne doit pas être supérieure à 1 000 t.

La charge statique maximale individuelle à l’essieu pour tout essieu ne doit pas être supérieure à:

(la charge statique nominale individuelle à l’essieu) × 1,04.

La différence de charge statique entre les roues d’un même bogie ou organe de roulement ne doit pas dépasser 6 % de la charge moyenne par roue de ce bogie ou organe de roulement. Il est permis de centrer la caisse de la voiture sur l’axe médian des bogies avant la pesée.

Les charges statiques individuelles à l’essieu ne doivent pas être inférieures à 5 t. Cette valeur satisfait à l’exigence spécifiée dans les clauses 3.1.1, 3.1.2 et 3.1.3 de l’annexe A, appendice 1, de la STI Contrôle-commande et signalisation de 2006.

4.2.3.3. Paramètres du matériel roulant qui agissent sur les systèmes de surveillance basés au sol

4.2.3.3.1. Résistance électrique

Pour assurer le fonctionnement des circuits de voie, la résistance électrique de chaque essieu monté, mesurée de bandage à bandage, doit satisfaire aux exigences de la clause 3.5 de l’annexe A, appendice 1, de la STI Contrôle-commande et signalisation de 2006.

Dans le cas de roues indépendantes (roues gauche et droite parallèles non solidarisées par un essieu), il est nécessaire de relier électriquement les roues par paire de façon à respecter les valeurs données ci-dessus.

4.2.3.3.2. Contrôle de l’état des boîtes d’essieu

4.2.3.3.2.1. Trains de classe 1

L’état des boîtes d’essieux des trains de classe 1 doit être surveillé par un système de détection embarqué.

Ce système doit être capable de détecter une détérioration de l’état des boîtes d’essieux en surveillant soit leur température, soit leur fréquence dynamique, soit une autre caractéristique appropriée. Ce système doit générer une demande de maintenance et indiquer le cas échéant la nécessité de restrictions d’exploitation, en fonction du degré de détérioration de l’état des boîtes d’essieux.

Le système de détection doit être situé entièrement à bord et les messages de diagnostic doivent être communiqués au conducteur.

La spécification et la méthode d’évaluation du système de détection embarqué sont un point ouvert.

Pour éviter que les trains de classe 1 déclenchent une alarme incorrecte des détecteurs de boîtes chaudes (DBC) situés en bord de voie, les trains de classe 1 ne doivent pas avoir de composant (autre que les boîtes d’essieu), pièce de véhicule ou marchandise transportée qui produit suffisamment de chaleur dans la zone cible, définie dans la clause 4.2.3.3.2.3, pour déclencher une alarme. Lorsque cette possibilité existe, le composant, la pièce de véhicule ou la marchandise transportée susceptible de déclencher une alarme doit être isolé(e) de manière permanente des DBC situés en bord de voie.

De commun accord entre l’entreprise ferroviaire et tous les gestionnaires d’infrastructure sur les lignes desquels les trains seront exploités, les boîtes d’essieu des trains de classe 1 peuvent s’interfacer avec les DBC situés en bord de voie, en plus du système de détection embarqué, si toutes les exigences de la clause 4.2.3.3.2.3 sont satisfaites. Une autre possibilité, d’un commun accord entre le gestionnaire d’infrastructure et l’entreprise ferroviaire, consiste à identifier ces trains au moyen de systèmes d’identification de trains et d’utiliser les informations DBC de la manière convenue.

Dans le cas de véhicules à roues indépendantes, lorsque la prévention de fausses alarmes en utilisant le numéro d’identification du train n’est pas possible, la priorité doit être donnée au système de détection embarqué, à condition que tous les paliers des roues soient contrôlés. Le registre du matériel roulant doit indiquer si les boîtes d’essieu susceptibles de déclencher une alarme sont ou ne sont pas isolées de manière permanente des DBC situés en bord de voie.

4.2.3.3.2.2. Trains de classe 2

Il n’est pas obligatoire d’équiper les trains de classe 2 d’un système de détection embarqué, à moins que la surchauffe des paliers de boîtes d’essieux ne puisse pas être détectée par les systèmes de détection situés en bord de voie définis à l’annexe A, appendice 2, de la STI Contrôle-commande et signalisation de 2006.

Lorsqu’un train de classe 2 est équipé d’un système de détection embarqué pour le contrôle de l’état des boîtes d’essieux, les exigences de la clause 4.2.3.3.2.1 sont applicables.

L’état des boîtes d’essieux des trains de classe 2 qui ne sont pas équipés d’un système embarqué de contrôle de l’état des boîtes d’essieux doit pouvoir être contrôlé par des détecteurs de boîtes chaudes (DBC) situés en bord de voie pour détecter des augmentations anormales de la température des boîtes d’essieux; les exigences définies à la clause 4.2.3.3.2.3 concernant l’interface avec le véhicule doivent être satisfaites.

4.2.3.3.2.3. Détection de boîtes chaudes pour les trains de classe 2

4.2.3.3.2.3.1. Généralités

La zone minimale sur un véhicule qui doit rester libre pour l’observation et la mesure de la température des boîtes d’essieu par les DBC, appelée zone cible, doit satisfaire aux exigences des clauses 4.2.3.3.2.3.3 et 4.2.3.3.2.3.4.

4.2.3.3.2.3.2. Exigences fonctionnelles pour le véhicule

La boîte d’essieu du véhicule doit être conçue de manière à ce que la différence de température maximale entre la zone en charge du palier et la zone cible ne dépasse pas 20 °C lorsqu’elle est mesurée à l’aide des méthodes définies à l’annexe 6 de la norme EN12082:1998, essai de performance au banc d’essai.

Un minimum de trois niveaux de déclenchement d’alarme s’appliquent aux trains de classe 2 pour les températures des zones cibles des boîtes d’essieu (Tboîte d’essieu) mesurées par les DBC situés en bord de voie:

a)

alarme d’échauffement: Tboîte d’essieu point ouvert °C

b)

alarme de surchauffe: Tboîte d’essieu point ouvert °C

c)

alarme de différence (différence entre les températures des paliers droit et gauche d’un essieu monté = ΔTdiff): ΔTdiff point ouvert °C

En remplacement de cette exigence concernant les niveaux de déclenchement d’alarme, il est permis, d’un commun accord entre le gestionnaire d’infrastructure et l’entreprise ferroviaire, d’identifier les trains à l’aide de systèmes d’identification de trains et d’utiliser des niveaux de déclenchements d’alarme spécifiques convenus qui sont différents des niveaux indiqués ci-dessus. Les niveaux de déclenchement d’alarme spécifiques doivent être indiqués dans le registre du matériel roulant.

4.2.3.3.2.3.3. Dimensions transversales et hauteur au-dessus du niveau du rail de la zone cible

Pour le matériel roulant destiné à être utilisé sur un gabarit de voie de 1 435 mm, la zone cible en dessous de la boîte d’essieu qui doit rester libre pour permettre l’observation par un DBC situé en bord de voie doit avoir une longueur non interrompue minimale de 50 mm à une distance transversale minimale de 1 040 mm à partir du centre de l’essieu monté et à une distance transversale maximale de 1 120 mm à partir du centre de l’essieu monté, à une hauteur de 260 mm à 500 mm au-dessus du haut du rail.

4.2.3.3.2.3.4. Dimension longitudinale de la zone cible

La dimension longitudinale en dessous de la boîte d’essieu qui doit rester libre pour permettre l’observation par un DBC situé en bord de voie (voir figure 1) doit:

être centrée sur l’axe médian de l’essieu monté,

avoir une longueur minimale Lmin de 130 mm pour les trains de classe 1, en cas d’utilisation de DBC pour ces trains,

avoir une longueur minimale Lmin de 100 mm pour les trains de classe 2.

4.2.3.3.2.3.5. Valeurs limites de distance par rapport à la zone cible

Pour empêcher une activation intempestive des DBC situés en bord de voie, dans le plan vertical et sur une distance longitudinale minimale de LE mm (= 500 mm) centrée sur l’axe médian de l’essieu monté, les conditions suivantes doivent être remplies:

a)

Aucun composant, pièce de véhicule ou marchandise dont la température est supérieure à celle de la boîte d’essieu (p. ex. chargement à haute température, échappement moteur) ne doit être situé dans la limite longitudinale de LE mm et à une distance de moins de 10 mm par rapport à l’extérieur des limites transversales de la zone cible (indiquées dans la clause 4.2.3.3.2.3.3), à moins qu’il ne puisse pas être observé par le DBC situé en bord de voie.

b)

Aucun composant, pièce de véhicule ou marchandise susceptible de faire passer un composant ou une pièce se trouvant dans la limite longitudinale de LE mm et les limites transversales de la zone cible à une température supérieure à celle de la boîte d’essieu (p. ex. échappement moteur) ne doit être situé à une distance de moins de 100 mm par rapport à l’extérieur des limites transversales de la zone cible (indiquées dans la clause 4.2.3.3.2.3.3), à moins qu’il soit isolé et ne puisse pas provoquer une augmentation de température d’une pièce se trouvant dans cette zone.

4.2.3.3.2.3.6. Émissivité

Afin de maximiser l’émissivité de la surface de la zone cible observée et de limiter les rayonnements parasites de la boîte d’essieu, les surfaces inférieures de la boîte d’essieu et son environnement immédiat doivent être conçus pour recevoir une finition mate et être revêtus d’une peinture foncée mate. La peinture utilisée doit avoir une réflexion spéculaire ne dépassant pas 5 % dans son état neuf (comme défini dans la clause 3.1 de la norme EN ISO 2813:1999) et convenir aux surfaces de la boîte d’essieu sur lesquelles elle sera appliquée.

Figure 1

Zone dans laquelle ne peut se situer aucune source de chaleur (sauf si elle est isolée) dont la température est supérieure à celle du palier ou qui peut influencer la température du palier.

LE = 500 mm

(longueur minimale sans source de chaleur exerçant une influence)

Image 1

Zone in which no heat source (unless shielded) can lie that has a temperature greater than that of the bearing or that can influence the temperature of the bearing

Lmin (mm)

LE (mm)

LE = 500mm

(minimum length without any influencing heat source)

4.2.3.4. Comportement dynamique du matériel roulant

4.2.3.4.1. Généralités

Le comportement dynamique d’un véhicule influence fortement la sécurité contre le déraillement, la sécurité de marche et les efforts sur la voie. Le comportement dynamique du véhicule est déterminé principalement par:

la vitesse maximale,

l’insuffisance de dévers maximale prévue lors de la conception du matériel roulant,

les paramètres du contact roue/rail (profil de la roue et du rail, gabarit de la voie),

la masse et l’inertie de la caisse, des bogies et des essieux montés,

les caractéristiques de suspension des véhicules,

les irrégularités de la voie.

Pour assurer la sécurité contre le déraillement et la sécurité de marche et pour éviter la surcharge de la voie, un essai d’acceptation est effectué pour les véhicules:

de conception nouvelle,

dont la conception a subi des modifications qui pourraient avoir des conséquences sur la sécurité contre le déraillement, la sécurité de marche ou les efforts sur la voie

ou

dont le régime d’exploitation a fait l’objet de modifications qui pourraient avoir des conséquences sur la sécurité contre le déraillement, la sécurité de marche ou les efforts sur la voie.

Les essais d’acceptation relatifs à la sécurité contre le déraillement, la sécurité de marche et les efforts sur la voie doivent être effectués conformément aux exigences correspondantes de la norme EN14363:2005. Les paramètres décrits dans les clauses 4.2.3.4.2 et 4.2.3.4.3 ci-dessous doivent être évalués (à l’aide de la méthode normale ou de la méthode simplifiée comme prévu dans la norme EN14363:2005, point 5.2.2). On trouvera dans ladite norme plus de détails au sujet de ces paramètres.

Bien que la norme EN14363 tienne compte de l’état actuel de la technique, les exigences ne peuvent pas toujours être satisfaites en ce qui concerne:

la qualité géométrique de la voie,

les combinaisons de vitesse, de courbure et d’insuffisance de dévers.

Ces exigences demeurent des points ouverts dans la présente STI.

Les essais doivent être effectués pour une série de conditions de vitesse, d’insuffisance de dévers, de qualité de voie et de rayon de courbure correspondant aux conditions d’utilisation prévues pour le véhicule.

La qualité géométrique de la voie pour les essais doit être représentative des lignes à parcourir en exploitation et figurer dans le rapport d’essais. La méthodologie de la norme EN14363, annexe C, doit être utilisée en utilisant les valeurs QN1 et QN2 données comme valeurs indicatives. Elles ne représentent toutefois pas tout l’éventail des qualités géométriques des voies susceptibles d’être empruntées.

Certains aspects de la norme EN14363 ne sont pas non plus cohérents avec les exigences de la STI RST grande vitesse:

géométrie du contact,

conditions de charge.

Conformément à la norme EN14363:2005, il est permis de s’écarter des exigences définies dans la clause 4.2.3.4 lorsqu’il peut être prouvé que la sécurité est équivalente à celle atteinte en respectant ces exigences.

4.2.3.4.2. Valeurs limites pour la sécurité de marche

La norme EN14363:2005 (clauses 4.1.3, 5.5.1, 5.5.2 et les parties pertinentes des clauses 5.3.2, 5.5.3, 5.5.4, 5.5.5 et 5.6) contient des définitions concernant les fréquences, les méthodes de mesure et les conditions applicables aux paramètres spécifiés aux points a), b) et c) ci-dessous.

a)

Forces transversales exercées sur la voie

Le matériel roulant doit respecter le critère de Prud’homme, soit un effort transversal maximal ΣY défini comme suit:

Formula
,

où ΣY est la somme des efforts de guidage à laquelle est soumis un essieu monté et P0 est la charge statique de l’essieu en kN, définie dans la clause 4.2.3.2. Le résultat de cette formule définit la limite de l’adhérence roue/rail entre la traverse et le ballast sous l’effet d’efforts dynamiques transversaux.

b)

Quotient des efforts transversaux et verticaux d’une roue en conditions normales d’exploitation (pour un rayon de courbure R ≥ 250 m):

Le rapport (Y/Q) des efforts transversaux aux efforts verticaux d’une roue ne doit pas dépasser la limite suivante:

Formula

où Y est l’effort de guidage transversal qu’une roue exerce sur le rail, mesuré dans un cadre de référence fondé sur un essieu monté, et Q est l’effort vertical exercé par la roue sur le rail, mesuré dans le même cadre de référence.

c)

Quotient des efforts transversaux et verticaux d’une roue en gauche de voie (pour un rayon de courbure R < 250 m):

Le rapport (Y/Q) des efforts transversaux aux efforts verticaux d’une roue ne doit pas dépasser la limite suivante:

Formula
.

où γ est l’angle du boudin.

Remarque:

Si γ est égal à 70 degrés, la valeur limite (Y/Q)lim = 1,2.

Cette limite caractérise la capacité du matériel roulant à circuler sur une voie ayant subi un gauchissement.

d)

Critère d’instabilité

Définition: Sur une voie en alignement ou dans les courbes à grand rayon, un essieu monté roule de manière instable s’il n’y a pas suffisamment de jeu entre les boudins de roue et l’intérieur du champignon des rails. En déplacement instable, ce mouvement latéral s’exerce sur plusieurs cycles et dépend fortement:

de la vitesse

et

de la conicité équivalente (définie dans la clause 4.2.3.4.6) le cas échéant (voir clause 4.2.3.4.10),

et provoque des vibrations latérales excessives.

d1)

La valeur efficace de la somme des efforts de guidage utilisés dans l’essai d’acceptation ne doit pas dépasser la limite suivante:

ΣYrms,lim = ΣYmax,lim/2

où ΣYmax,lim est défini au point a) de la présente clause.

Cette limite caractérise la capacité du matériel roulant à rouler de manière stable.

(valeur efficace = valeur quadratique moyenne)

d2)

Les critères pour l’activation d’une alarme d’instabilité à bord doivent:

soit répondre aux exigences de la clause 5.3.2.2 et de la clause 5.5.2 de la norme EN14363:2005 pour la méthode simplifiée de mesure de l’accélération,

soit indiquer une instabilité caractérisée par une oscillation latérale prolongée (plus de 10 cycles) provoquant, au-dessus de l’axe médian de l’essieu monté, des accélérations du châssis du bogie d’une valeur maximale supérieure à 0,8 g, avec une fréquence comprise entre 3 et 9 Hz.

4.2.3.4.3. Valeurs limites d’efforts à la voie

La fréquence, les méthodes de mesures et les conditions pour les paramètres spécifiés aux points a), c) et d) ci-dessous sont définis dans la norme EN14363:2005 (clauses 5.5.1, 5.5.2 et parties pertinentes des clauses 5.3.2, 5.5.3, 5.5.4, 5.5.5 et 5.6).

a)

Charge de roue dynamique verticale

La force verticale maximale exercée par les roues sur les rails (charge de roue dynamique, Q) ne doit pas dépasser la valeur indiquée au tableau 2 en fonction de la vitesse du véhicule.

Tableau 2

Charge de roue dynamique

V (km/h)

Q (kN)

190 < V ≤ 250

180

250 < V ≤ 300

170

V > 300

160

b)

Charge longitudinale

Afin de limiter les forces longitudinales exercées sur la voie par le matériel roulant, l’accélération ou la décélération maximale doit être inférieure à 2,5 m/s2.

Les systèmes de freinage qui dissipent de l’énergie cinétique par échauffement du rail ne doivent pas créer des forces de freinage supérieures à:

cas no 1: 360 kN par train dans le cas du freinage d’urgence,

cas no 2: dans les autres cas de freinage, tels qu’un freinage de service normal de décélération, freinage d’arrêt non répétitif ou freinage de maintien de vitesse répétitif, l’usage de ces freins ainsi que la valeur maximale d’effort autorisée seront définies par le gestionnaire d’infrastructure pour chaque ligne concernée. Toute limitation de la force de freinage définie dans la clause 4.2.4.5 doit être justifiée, publiée dans le registre des infrastructures et prise en considération dans les règles d’exploitation.

c)

Effort de guidage quasi-statique Yqst

La limitation de l’effort de guidage quasi-statique Yqst sert à éviter une usure excessive des rails dans les courbes.

Les règles nationales s’appliquent (voir annexe L).

d)

Effort quasi-statique de la roue Qqst

Afin de limiter les efforts verticaux dans les courbes en cas d’insuffisance et d’excès de dévers, l’effort vertical quasi-statique exercé par une roue doit être inférieur à

Qqst,lim = 145 kN.

4.2.3.4.4. Interface roue-rail

L’interface roue-rail tient un rôle fondamental dans la sécurité contre le déraillement et le comportement dynamique de marche d’un véhicule ferroviaire. Le profil de la roue doit remplir les conditions suivantes:

a)

l’angle du boudin (voir annexe M) est d’au moins 67 degrés;

b)

l’angle de cône (voir annexe M) est entre 3,7 et 8,5 degrés (6,5 % à 15 %);

c)

la conicité équivalente se situe dans les limites établies dans les clauses 4.2.3.4.6 à 4.2.3.4.8.

4.2.3.4.5. Conception assurant la stabilité du véhicule

Les véhicules doivent être conçus pour être stables sur la voie, en satisfaisant aux exigences de la STI de 2006 pour les infrastructures à grande vitesse à la vitesse maximale de conception du véhicule plus 10 %. L’instabilité de marche est définie à la clause 4.2.3.4.2, point d).

Le matériel roulant conçu pour des vitesses élevées doit rester stable sur les lignes conçues pour des vitesses plus faibles. Par exemple, le matériel roulant conçu pour des vitesses supérieures à 250 km/h doit rester stable sur des lignes conçues pour des vitesses de l’ordre de 200 km/h ou moins.

L’étendue des valeurs de vitesse et de conicité pour lesquelles la conception du véhicule assure la stabilité doit être spécifiée, certifiée et indiquée dans le registre du matériel roulant.

Si la stabilité dépend de l’utilisation de dispositifs sans sécurité intrinsèque, une alarme d’instabilité embarquée doit être installée sur les trains dont la vitesse dépasse 220 km/h. La détection de l’instabilité doit être basée sur des mesures d’accélération effectuées au niveau du châssis du bogie. Cette alarme doit informer le conducteur pour lui permettre de réduire la vitesse en cas de d’instabilité. Le critère d’activation de cette alarme est défini à la clause 4.2.3.4.2, point d2).

4.2.3.4.6. Définition de la conicité équivalente

La conicité équivalente est la tangente de l’angle conique d’un essieu monté à profil de roue conique dont le mouvement transversal a la même longueur d’onde de lacet cinématique que celle de l'essieu donné, en alignement et dans les courbes de grand rayon.

Les valeurs limites de conicité équivalente indiquées dans les tableaux ci-dessous sont calculées pour l’amplitude (y) du déplacement transversal de l’essieu.

y = 3 mm,

wenn (TG – SR) ≥ 7 mm

Formula

,

wenn 5 mm ≤ (TG – SR) < 7 mm

y = 2 mm,

wenn (TG – SR) < 5 mm

où TG est le gabarit de voie et SR est la distance entre les faces actives de l’essieu.

4.2.3.4.7. Paramètres de conception des profils de roues

Les profils de roues et la distance entre les faces actives des roues (valeur SR dans l’annexe M) doivent être sélectionnés de manière à ce que les valeurs limites de conicité équivalente figurant au tableau 3 ne soient pas dépassées lorsque les essais de modélisation portant sur l’essieu monté désigné sont exécutés pour l’échantillon représentatif de conditions d’essais sur voie (simulées par calcul) indiqué au tableau 4.

Tableau 3

Valeurs limites de conicité équivalente

Vitesse maximale du véhicule (km/h)

Valeur limite de conicité équivalente

Conditions d’essai (voir tableau 4)

≥ 190 et ≤ 230

0,25

1, 2, 3, 4, 5 et 6

> 230 et ≤ 280

0,20

1, 2, 3, 4, 5 et 6

> 280 et ≤ 300

0,10

1, 3, 5 et 6

> 300

0,10

1 et 3


Tableau 4

Conditions d’essai sur voie modélisées pour la conicité équivalente

Condition d’essai no

Profil du champignon de rail

Inclinaison du rail

Gabarit de voie

1

rail de section 60 E 1 définie dans EN 13674-1:2003

1/20e

1 435 mm

2

rail de section 60 E 1 définie dans EN 13674-1:2003

1/40e

1 435 mm

3

rail de section 60 E 1 définie dans EN 13674-1:2003

1/20e

1 437 mm

4

rail de section 60 E 1 définie dans EN 13674-1:2003

1:40

1 437 mm

5

rail de section 60 E 2 définie dans l’annexe F de la STI INS grande vitesse 2006

1/40e

1 435 mm

6

rail de section 60 E 2 définie dans l’annexe F de la STI INS grande vitesse 2006

1/40e

1 437 mm

Les exigences de cette clause sont considérées comme satisfaites par les essieux montés qui ont des profils S1002 ou GV 1/40 non érodés, tels que définis dans le projet de norme EN13715:2006, avec un écartement des faces actives compris entre 1 420 mm et 1 426 mm.

Remarque: les valeurs de conicité de conception pour les profils de rails sont données dans la STI de 2006 sur les infrastructures à grande vitesse. Ces valeurs sont différentes des celles données ici pour les profils de roues. Cette différence est intentionnelle et résulte de la sélection des profils de roues et de rails de référence pour l’évaluation.

4.2.3.4.8. Valeurs de conicité équivalente en service

L’évaluation de cette clause incombe à l’État membre ou aux États membres dans lesquels le matériel roulant est exploité. Cette clause est exclue de l’évaluation effectuée par un organisme notifié.

Le plan de maintenance doit exposer les procédures appliquées par l’entreprise ferroviaire pour la maintenance des essieux montés et des profils de roues. Les procédures doivent tenir compte des valeurs de conicité pour lesquelles le véhicule est certifié (voir clause 4.2.3.4.5).

La maintenance des essieux montés doit être effectuée de manière à assurer (directement ou indirectement) que la conicité équivalents reste dans les limites approuvées pour le véhicule lorsque les essais de modélisation portant sur l’essieu monté sont exécutés pour l’échantillon représentatif de conditions d’essais sur voie (simulées par calcul) indiqué aux tableaux 4 et 5.

Tableau 5

Conditions d’essai sur voie simulées pour les valeurs de conicité équivalente en service

Vitesse maximale du véhicule (km/h)

Conditions d’essai (voir tableau 4)

≥ 190 et ≤ 200

1, 2, 3, 4, 5 et 6

> 200 et ≤ 230

1, 2, 3, 4, 5 et 6

> 230 et ≤ 250

1, 2, 3, 4, 5 et 6

> 250 et ≤ 280

1, 2, 3, 4, 5 et 6

> 280 et ≤ 300

1, 3, 5 et 6

> 300

1 et 3

Dans le cas d’un bogie/véhicule de conception nouvelle ou de l’exploitation d’un véhicule connu sur une ligne présentant des caractéristiques pertinentes différentes, l’évolution de l’usure d’un profil de roue, et par conséquent le changement de conicité équivalente, ne sont généralement pas connus. Pour ces situations, un plan de maintenance provisoire doit être proposé. La validité du plan doit être confirmée après surveillance du profil de roue et de la conicité équivalente en service. La surveillance doit porter sur un nombre représentatif d’essieux montés et tenir compte de la variation entre des essieux se trouvant en différentes positions sur le véhicule et entre différents types de véhicule dans la rame.

Si une instabilité de marche est signalée, l’entreprise ferroviaire doit modéliser les profils de roues et distances mesurées entre les faces actives des roues (valeur SR dans l’annexe M) en utilisant l’échantillon représentatif de conditions d’essai sur voie indiquées aux tableaux 5 et 4, afin de vérifier le respect de la conicité équivalente maximale pour laquelle la stabilité du véhicule est certifiée.

Si les essieux montés respectent la conicité équivalente maximale pour laquelle la stabilité du véhicule est certifiée, la STI de 2006 pour les infrastructures à grande vitesse exige que le gestionnaire d’infrastructure vérifie que la voie est conforme aux exigences définies dans ladite STI.

Si le véhicule et la voie sont conformes aux exigences des STI applicables, l’entreprise ferroviaire et le gestionnaire d’infrastructure procèdent à une enquête commune pour déterminer la raison de l’instabilité.

4.2.3.4.9. Essieux montés

4.2.3.4.9.1. Essieux montés

a)

Dimensions géométriques

Les dimensions maximales et minimales des essieux montés pour une voie de gabarit standard (1 435 mm) sont données à l’annexe M.

b)

Exigences liées au sous-système «contrôle-commande et signalisation»

Les exigences relatives à la résistance électrique des essieux montés liées au sous-système «contrôle-commande et signalisation» sont spécifiées dans la clause 4.2.3.3.1.

4.2.3.4.9.2. Constituant d’interopérabilité «roues»

a)

Dimensions géométriques

Les dimensions maximales et minimales des roues pour une voie de gabarit standard (1 435 mm) sont données à l’annexe M.

b)

Critères d’usure

En vue de garantir une bonne adéquation entre le choix des matériaux pour le rail (conformément à la définition donnée dans la STI Infrastructure grande vitesse 2006) et les roues, les matériaux des roues doivent respecter les critères suivants:

pour toute l’épaisseur d’usure de la jante de la roue, les valeurs de dureté Brinell (HB) du matériau doivent être égales ou supérieures à 245;

si l’épaisseur de la zone d’usure est supérieure à 35 mm, la valeur de 245 HB doit être obtenue jusqu’à une profondeur de 35 mm en dessous de la table de roulement;

la valeur de dureté au raccordement entre la toile et la jante doit être inférieure d’au moins 10 points à celle mesurée à la profondeur d’usure maximale.

c)

Exigences liées au sous-système «contrôle-commande et signalisation»

Les exigences relatives à la géométrie et au matériau des roues liées au sous-système «contrôle-commande et signalisation» sont spécifiées dans la clause 4.2.7.9.3.

4.2.3.4.10. Exigences particulières aux véhicules munis de roues indépendantes

Un véhicule équipé de roues indépendantes doit présenter les caractéristiques suivantes:

a)

conception de la suspension / du bogie destinée à assurer un comportement stable de l’essieu/bogie dans les courbes;

b)

une méthode pour centrer l’essieu sur la voie en alignement;

c)

dimensions de roues conformes aux exigences figurant à l’annexe M de la présente STI.

Étant donné que les exigences en matière de conicité équivalente (clauses 4.2.3.4.6 à 4.2.3.4.8) ne s’appliquent pas aux véhicules équipés de roues indépendantes, des profils de roues qui ne sont pas conformes à ces exigences de conicité peuvent être utilisés pour les véhicules à roues indépendantes.

Les autres exigences en matière de comportement dynamique [clauses 4.2.3.4.1 à 4.2.3.4.4, point b)] pour les véhicules à essieux montés s’appliquent aux véhicules équipés de roues indépendantes.

4.2.3.4.11. Détection de déraillements

Des systèmes de détection de déraillements doivent être installés sur les rames de classe 1 de conception nouvelle, lorsque leur spécification d’interopérabilité est établie et qu’elles sont disponibles sur le marché.

Tant que la spécification d’interopérabilité des systèmes de détection de déraillements n’est pas établie, l’installation de ces systèmes n’est pas obligatoire.

4.2.3.5. Longueur maximale des trains

La longueur maximale des trains ne doit pas excéder 400 m. Une tolérance de 1 % est admise pour améliorer la pénétration aérodynamique de l’avant et de l’arrière du train.

Afin de maximiser l’accès au réseau transeuropéen à grande vitesse, la longueur maximale des trains doit être compatible avec la longueur utile des quais spécifiée dans la STI de 2006 pour les infrastructures à grande vitesse.

4.2.3.6. Déclivités maximales

Les trains doivent être capables de démarrer, circuler et s’arrêter sur les déclivités maximales de toutes les lignes des itinéraires pour lesquels ils sont conçus et su