| CELEX | 02023R0262-20230208 |
| Type | Règlement (consolidé) |
| Date | mercredi 8 février 2023 |
| 8.2.2023 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | L 38/1 |
RÈGLEMENT DÉLÉGUÉ (UE) 2022/262 DE LA COMMISSION
du 7 septembre 2022
modifiant l’annexe II du règlement (UE) no 1233/2011 du Parlement européen et du Conseil relatif à l’application de certaines lignes directrices pour les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
vu le règlement (UE) no 1233/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 novembre 2011 relatif à l’application de certaines lignes directrices pour les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public et abrogeant les décisions du Conseil 2001/76/CE et 2001/77/CE (1), et notamment son article 2,
considérant ce qui suit:
| (1) | L’article 1er du règlement (UE) no 1233/2011 dispose que les lignes directrices contenues dans l’arrangement sur les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public (ci-après l’«arrangement») s’appliquent dans l’Union, le texte de l’arrangement figurant à l’annexe II dudit règlement. |
| (2) | Les participants à l’arrangement sont convenus d’un nombre important de modifications de l’arrangement par rapport à la version actuellement applicable de celui-ci figurant à l’annexe II du règlement (UE) no 1233/2011. |
| (3) | Les principales modifications de l’arrangement et de ses divers accords sectoriels adoptées par les participants entre février 2017, date de la version actuellement applicable, et janvier 2022 sont les suivantes: mise à jour de la liste des participants afin d’ajouter la Turquie et le Royaume-Uni; révision des taux d’intérêt commerciaux de référence; modification des dispositions relatives aux dépenses locales afin de permettre une hausse du soutien pour ces dépenses; interdiction des crédits à l’exportation et de l’aide liée pour les centrales électriques au charbon dépourvues de dispositif d’atténuation. |
| (4) | Le 10 janvier 2022, l’OCDE a publié une version révisée de l’arrangement qui tient compte de toutes les modifications adoptées par ses participants jusqu’à la fin de 2021. Il est approprié et nécessaire d’incorporer ces modifications dans la législation de l’Union. |
| (5) | Il y a dès lors lieu de modifier le règlement (UE) no 1233/2011 en conséquence, |
A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
Article premier
L’annexe II du règlement (UE) no 1233/2011 est remplacée par le texte figurant à l’annexe du présent règlement.
Article 2
Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Bruxelles, le 7 septembre 2022.
Par la Commission
La présidente
Ursula VON DER LEYEN
ANNEXE
«ANNEXE II
CHAPITRE I
Dispositions générales
1. OBJET
| 1. | La raison d’être de l’Arrangement sur les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public (ci-après dénommé “l’Arrangement”) est d’offrir un cadre qui permette d’instaurer un usage ordonné des crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public. |
| 2. | L’Arrangement vise à encourager des règles du jeu uniformes en matière de soutien public, tel qu’il est défini à l’article 5 a), afin d’encourager une concurrence entre exportateurs qui soit fondée sur la qualité et le prix des biens et des services exportés plutôt que sur les conditions et modalités financières les plus favorables qui bénéficient d’un soutien public. |
2. STATUT
L’Arrangement, qui a été élaboré dans le cadre de l’OCDE, est entré en vigueur en avril 1978 pour une durée indéterminée. L’Arrangement est une convention non contraignante (“Gentleman’s Agreement”) entre les Participants; il ne constitue pas un Acte de l’OCDE (1), mais jouit du soutien administratif du Secrétariat de l’Organisation (dénommé ci-après “le Secrétariat”).
3. PARTICIPANTS
Participent actuellement à l’Arrangement: l’Australie, le Canada, la Corée, les États-Unis, le Japon, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, la Suisse, la Turquie et l’Union européenne. D’autres Membres et non-Membres de l’OCDE peuvent devenir Participants sur invitation des Participants actuels.
4. RENSEIGNEMENTS À LA DISPOSITION DES NON-PARTICIPANTS
| a) | Les Participants s’engagent à partager avec les non-Participants des renseignements sur les notifications relatives au soutien public décrites à l’article 5 a). |
| b) | Tout Participant répond, sur une base de réciprocité, à une demande d’un non-Participant avec qui il est en concurrence sur les conditions et modalités financières offertes pour son soutien public, comme s’il répondait à une demande d’un Participant. |
5. CHAMP D’APPLICATION
L’Arrangement s’applique à tout soutien public accordé par un gouvernement ou au nom d’un gouvernement pour l’exportation de biens et/ou de services, y compris les opérations de crédit-bail, assorti d’un délai de remboursement d’au moins deux ans.
| a) | Le soutien financier peut être accordé sous différentes formes:
|
| b) | L’Arrangement s’applique à l’aide liée; les procédures énoncées au chapitre IV s’appliquent aussi à l’aide non liée relative aux échanges. |
| c) | L’Arrangement ne s’applique pas aux exportations de matériel militaire ni de produits agricoles. |
| d) | Il n’est pas accordé de soutien public s’il apparaît clairement que le contrat a été conclu avec un acheteur d’un pays qui n’est pas la destination finale des biens dans le but premier d’obtenir des délais de remboursement plus favorables. |
6. INTERDICTIONS DU SOUTIEN VISÉ DANS L’ARRANGEMENT
Les Participants n’accordent pas de crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public ou l’aide liée aux fins ci-après:
| a) | L’exportation de nouvelles centrales de production d’électricité à partir de charbon ou d’éléments de celles-ci, à savoir l’ensemble des composants, de l’équipement, des matières et des services (y compris la formation du personnel) directement nécessaires à la construction et à la mise en service de telles centrales électriques. L’ajout d’une nouvelle unité de production d’électricité à partir de charbon à une centrale existante est assimilé à une nouvelle centrale électrique à charbon. |
| b) | L’exportation d’équipement destiné à des centrales à charbon existantes, sauf si toutes les conditions ci-après sont réunies:
|
| c) | Les interdictions énoncées aux paragraphes a) et b) qui précèdent ne s’appliquent ni aux centrales électriques à charbon qui fonctionnent avec des installations de captage, d’utilisation et de stockage de CO2 ni en cas de rénovation de centrales à charbon existantes prévoyant de telles installations, tel que prévu à l’appendice II de l’Annexe IV pour les projets de classe A. |
| d) | Les Participants conviennent de procéder, à la demande d’un Participant, à l’examen de technologies de réduction des émissions de CO2 hors captage, utilisation et stockage susceptibles d’être mises au point dans l’avenir, au titre des exceptions aux paragraphes a) et b) ci-dessus. Toute exception ajoutée dans l’avenir découlera d’une décision prise par consensus par les Participants. |
| e) | Les Participants réexamineront le présent article le 31 décembre 2022 au plus tard, afin de contribuer à la réalisation de l’objectif commun de faire face au changement climatique, en tenant compte:
|
7. ACCORDS SECTORIELS
| a) | Font partie de l’Arrangement les accords sectoriels sur les secteurs suivants:
|
| b) | Tout Participant à une des Annexes I, II, IV ou V peut en appliquer les dispositions respectives pour le soutien public des exportations de biens ou de services visés par l’accord sectoriel en question. Lorsque l’accord sectoriel ne comporte pas une disposition correspondante à celle de l’Arrangement, tout Participant à cet Accord sectoriel applique la disposition de l’Arrangement. |
| c) | Pour les exportations de biens et/ou de services visés à l’Annexe III, les Participants à l’Arrangement qui sont également Participants à cet Accord sectoriel appliquent les dispositions de cet Accord sectoriel. |
8. FINANCEMENT DE PROJETS
| a) | Pour les transactions qui répondent aux critères énoncés à l’appendice 1 de l’Annexe VI, les Participants peuvent appliquer les conditions et modalités visées à l’Annexe VI à l’exportation de biens et/ou de services. |
| b) | Le paragraphe a) ci-dessus s’applique à l’exportation des biens et des services visés par l’accord sectoriel sur les crédits à l’exportation de centrales nucléaires, l’accord sectoriel sur les crédits à l’exportation pour les projets dans les domaines des énergies renouvelables, de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique et des ressources en eau, l’accord sectoriel sur les crédits à l’exportation des infrastructures ferroviaires. |
| c) | Le paragraphe a) ci-dessus ne s’applique pas à l’exportation des biens et des services visés par l’accord sectoriel sur les crédits à l’exportation d’aéronefs civils, ni à ceux visés par l’accord sectoriel sur les crédits à l’exportation pour les navires. |
9. RETRAIT
Tout Participant peut se retirer de l’Arrangement en en avisant par écrit le Secrétariat à l’aide d’un moyen de communication en temps réel, par exemple le système de correspondance électronique administré par le Secrétariat en vue de faciliter la communication avec les Participants. Le retrait prend effet 180 jours civils après réception de l’avis par le Secrétariat.
10. SUIVI
Le Secrétariat suit la mise en œuvre de l’Arrangement.
CHAPITRE II
Conditions et modalités financières des crédits à l’exportation
Les conditions et modalités financières des crédits à l’exportation englobent toutes les dispositions exposées dans le présent chapitre, qui doivent être lues ensemble. L’Arrangement fixe des limites aux conditions et modalités des crédits à l’exportation qui peuvent bénéficier d’un soutien public. Les Participants reconnaissent que des conditions et modalités financières plus restrictives que celles prévues par l’Arrangement s’appliquent traditionnellement à certains secteurs commerciaux ou industriels. Les Participants continuent de respecter ces conditions et modalités financières usuelles et, en particulier, le principe selon lequel le délai de remboursement n’excède pas la durée de vie utile des biens.
11. CLASSIFICATION DES PAYS POUR LE DÉLAI MAXIMUM DE REMBOURSEMENT ET SOUTIEN POUR LES DÉPENSES LOCALES
| a) | Les pays de la Catégorie I sont les pays de l’OCDE à haut revenu (2). Tous les autres pays entrent dans la Catégorie II. |
| b) | Le classement des pays se fait selon les critères opérationnels et les procédures ci-après:
|
| c) | Un pays ne change de catégorie qu’après être resté pendant deux années consécutives dans la même catégorie de revenu définie par la Banque mondiale |
12. ACOMPTE, SOUTIEN PUBLIC MAXIMUM ET DÉPENSES LOCALES
| a) | Les Participants requièrent des acheteurs de biens et de services qui donnent lieu à un soutien public le versement d’un acompte égal au minimum à 15 % de la valeur du contrat d’exportation à la date ou avant la date du point de départ du crédit tel qu’il est défini à l’Annexe XIV. Lorsqu’une opération implique la fourniture de biens et de services en provenance d’un pays tiers, pour lesquels l’exportateur ne bénéficie pas d’un soutien public, la valeur du contrat d’exportation pour les besoins du calcul de l’acompte peut être réduite en proportion. La prime peut être intégralement financée/assurée. Elle peut ou non être incluse dans le montant du contrat d’exportation. Les retenues de garantie effectuées après le point de départ du crédit ne sont pas considérées, dans ce contexte, comme acompte. |
| b) | Pour cet acompte, le soutien public ne peut être accordé que sous forme d’assurance ou de garantie contre les risques habituels de fabrication. |
| c) | Sauf dans les cas prévus aux paragraphes b) et d), les Participants n’accordent pas de soutien public supérieur à 85 % du montant du contrat d’exportation, biens et services fournis en provenance d’un pays tiers compris, mais dépenses locales non comprises. |
| d) | Les Participants peuvent accorder un soutien public pour les dépenses locales aux conditions suivantes:
|
13. DÉLAIS MAXIMUMS DE REMBOURSEMENT
Sans préjudice des dispositions de l’article 14, le délai maximum de remboursement varie selon le classement du pays de destination, qui obéit aux critères visés à l’article 11.
| a) | Pour les pays de la Catégorie I, le délai maximum de remboursement est de huit ans et demi. |
| b) | Pour les pays de la Catégorie II, le délai maximum de remboursement est de dix ans. |
| c) | Lorsqu’un contrat implique plusieurs pays de destination, les Participants doivent s’efforcer de définir une attitude commune conformément aux procédures visées aux articles 56 à 61, afin de parvenir à un accord sur les délais appropriés. |
14. CONDITIONS DE REMBOURSEMENT POUR LES CENTRALES ÉLECTRIQUES NON NUCLÉAIRES
| a) | Pour les centrales électriques non nucléaires, le délai maximum de remboursement est de 12 ans. Tout Participant qui a l’intention d’accorder son soutien à un crédit comportant un délai de remboursement supérieur à celui prévu à l’article 13 devra en donner notification préalable conformément à la procédure visée à l’article 46. |
| b) | L’expression “centrales électriques non nucléaires” désigne les centrales électriques complètes – ou des éléments de celles-ci – ne fonctionnant pas au combustible nucléaire; elle comprend l’ensemble des composants, de l’équipement, des matières et des services (y compris la formation du personnel) qui sont directement nécessaires à la construction et à la mise en service de ces centrales non nucléaires. Elle ne prend pas en compte les postes de dépenses incombant généralement à l’acheteur, comme les charges liées à la mise en état du terrain, aux routes, aux installations d’hébergement du personnel de chantier, aux lignes électriques, à la ligne d’interconnexion et au poste d’alimentation en eau situés en dehors des limites du site de la centrale, ainsi qu’aux frais à engager dans le pays de l’acheteur du fait des procédures officielles d’approbation (par exemple l’autorisation d’implantation, le permis de construire, l’autorisation de chargement de combustible), sauf que:
|
15. REMBOURSEMENT DU PRINCIPAL ET PAIEMENT DES INTÉRÊTS
| a) | Le principal d’un crédit à l’exportation est normalement remboursable en versements égaux ou, le cas échéant (par exemple lorsque le soutient est apporté pour des opérations de crédit-bail ou pour l’exportation de machines ou d’équipement) le montant cumulé du principal et des intérêts peut être remboursé en versement égaux. |
| b) | Le principal est remboursable et les intérêts sont payables à intervalles de six mois au plus, le premier versement du principal et des intérêts intervenant au plus tard six mois après le point de départ du crédit. |
| c) | Exceptionnellement et sous réserve que cela soit dûment justifié, la fourniture de crédits à l’exportation pourra se faire à des conditions autres que celles énoncées ci-dessus aux paragraphes a) à b). Ce soutien devra s’expliquer par le manque de concordance entre le calendrier des rentrées de fonds du débiteur et le profil du service de la dette dans le cas d’un profil de remboursement par versements semestriels égaux et devra satisfaire aux critères suivants:
|
| d) | Les intérêts dus après le point de départ du crédit ne sont pas capitalisés. |
16. TAUX D’INTÉRÊT, TAUX DE PRIME ET AUTRES REDEVANCES
| a) | Les intérêts ne comprennent pas:
|
| b) | Lorsque le soutien public est accordé sous la forme d’un crédit direct, d’un financement direct ou d’un refinancement, la prime peut, soit être ajoutée à la valeur faciale du taux d’intérêt, soit constituer une charge séparée; ces deux composantes doivent être spécifiées séparément aux Participants. |
17. DURÉE DE VALIDITÉ DES CRÉDITS À L’EXPORTATION
Les conditions et modalités financières d’une opération individuelle de crédit à l’exportation ou d’une ligne de crédit, autres que la durée de validité des taux d’intérêt commerciaux de référence (TICR) visée à l’Annexe XV, ne sont pas fixées pour une période excédant six mois avant l’engagement final.
18. MESURES VISANT À ÉVITER LES PERTES OU À LES RÉDUIRE AU MINIMUM
L’Arrangement ne fait pas interdiction aux autorités responsables de l’assurance-crédit à l’exportation ni aux établissements financiers de convenir de modalités et conditions moins restrictives que celles qui sont prévues par l’Arrangement s’ils le font postérieurement à la passation du contrat (lorsque la convention de crédit à l’exportation et les documents annexes ont déjà pris effet) et dans la seule intention d’éviter ou de réduire au minimum des pertes liées à des événements susceptibles d’occasionner des non-paiements ou des sinistres.
19. ALIGNEMENT
Compte tenu des obligations internationales des Participants et conformément à l’objet de l’Arrangement, tout Participant peut s’aligner, conformément aux procédures énoncées à l’article 43, sur les conditions et modalités financières offertes par un Participant ou un non-Participant. Les conditions et modalités financières accordées en vertu du présent article sont considérées comme étant en conformité avec les dispositions des chapitres I et II et, le cas échéant, des Annexes I, II et III, IV, V et VI.
20. TAUX D’INTÉRÊT FIXES MINIMUMS DANS LE CADRE D’UN SOUTIEN FINANCIER PUBLIC
| a) | Les Participants qui accordent un soutien financier public sous forme de prêts à taux fixe doivent appliquer les TICR pertinents comme taux d’intérêt minimums. Ces TICR sont des taux d’intérêt établis selon les principes suivants:
|
| b) | L’octroi d’un soutien financier public ne doit ni équilibrer ni compenser, en partie ou en totalité, la prime de risque de crédit appropriée qui doit être facturée au titre du risque de non-paiement conformément aux dispositions de l’article 22. |
21. ÉTABLISSEMENT ET APPLICATION DES TICR
Le TICR qui s’applique dans le cadre d’un soutien financier régit par l’Arrangement ou ses accords sectoriels à l’exception de l’accord sectoriel sur les crédits à l’exportation d’aéronefs civils (Annexe III) est déterminé et appliqué conformément aux dispositions prévues à l’Annexe XV.
22. PRIME POUR RISQUE DE CRÉDIT
Les Participants doivent percevoir, en plus des taux d’intérêt, des primes destinées à couvrir le risque de non remboursement des crédits à l’exportation. Les taux de prime perçus par les Participants doivent être calculés en fonction du risque, converger et permettre de couvrir les frais d’exploitation et les pertes à long terme.
23. TAUX DE PRIME MINIMUMS POUR LE RISQUE DE CRÉDIT
Les Participants ne doivent pas appliquer de taux inférieurs au taux de prime minimum (TPM) applicable au risque de crédit.
| a) | Le TPM applicable est calculé en fonction des facteurs suivants:
|
| b) | Les TPM s’expriment en pourcentage du montant en principal du crédit comme si la prime était entièrement perçue à la date du premier tirage du crédit. Une explication de la méthode de calcul des TPM, indiquant notamment la formule mathématique utilisée, figure à l’Annexe VIII. |
| c) | Quel que soit le pays de destination, les taux de prime appliqués par les Participants pour des opérations soumises aux référentiels de marché, c’est-à-dire les opérations qui impliquent des emprunteurs/garants ultimes (des entités présentant un risque de crédit) de pays classés dans la catégorie 0, de pays de l’OCDE à haut revenu et de pays de la zone Euro à haut revenu (3), ou qui impliquent une institution régionale ou multilatérale pour lesquelles les Participants considèrent qu’elles ne sont généralement pas soumises aux réglementations en matière de contrôle monétaire et de transfert du pays ou elles sont situées (4), sont déterminées au cas par cas. Afin que les taux de prime facturés dans les opérations impliquant des emprunteurs et, le cas échéant, des garants de ces pays ne soient pas inférieurs aux tarifs en vigueur sur le marché privé, les Participants doivent respecter les procédures suivantes et s’appuyer sur les conventions arrêtées pour convertir en taux de prime le tarif de référence correspondant:
|
| d) | Les pays de la catégorie 7, c’est-à-dire ceux qui présentent le plus haut niveau de risque, sont en principe assujettis à des taux de prime supérieurs aux TPM établis pour cette catégorie; ces taux de primes doivent être déterminés par le Participant qui offre le soutien public. |
| e) | Pour calculer le TPM d’une opération, on utilise la catégorie de risque pays à laquelle appartient le pays de l’emprunteur et la catégorie de risque acheteur dans laquelle l’emprunteur est classé (11), sauf si une sûreté revêtant la forme d’une garantie irrévocable, inconditionnelle, à vue, juridiquement valable et applicable à l’obligation de remboursement de l’intégralité de la dette pendant toute la durée du crédit est fournie par une tierce partie solvable au regard de l’ampleur de la dette garantie. En cas de garantie d’une tierce partie, un Participant peut choisir d’appliquer la catégorie de risque dans laquelle le pays d’établissement du garant a été classé et la catégorie de risque acheteur à laquelle appartient le garant (12). |
| f) | Les critères et conditions relatifs à l’application d’une garantie d’une tierce partie conformément aux situations décrites aux premier et deuxième tirets du paragraphe e) ci-dessus sont énoncés à l’Annexe X. |
| g) | L’horizon de risque (HOR) utilisé par convention dans le calcul d’un TPM est la moitié de la période de tirage plus la totalité de la période de remboursement et suppose un calendrier de remboursements réguliers du crédit à l’exportation, c’est-à-dire un remboursement par versements semestriels égaux du principal majoré des intérêts échus commençant à compter de six mois après le point de départ du crédit. Pour les crédits à l’exportation assortis d’un calendrier de remboursement non standard, la période de remboursement équivalente (exprimée en termes de versements semestriels égaux) se calcule selon la formule suivante: période de remboursement équivalente = (durée pondérée moyenne de la période de remboursement – 0,25)/0,5. |
| h) | Le Participant qui applique un TPM correspondant au cas où une garantie est offerte par une tierce partie qui se trouve dans un pays autre que celui de l’emprunteur doit en donner notification préalable conformément à l’article 45. |
24. CLASSIFICATION DES RISQUES PAYS
Les pays sont classés en fonction de la probabilité selon laquelle ils assureront le service de leur dette extérieure (c’est-à-dire du risque pays).
| a) | Les cinq éléments du risque crédit sont les suivants:
|
| b) | Les pays sont classés en huit catégories de risque pays (0-7). Des TPM ont été établis pour les catégories 1 à 7, mais non pour la catégorie 0, le niveau de risque pays étant jugé négligeable pour les pays de cette catégorie. Le risque de crédit associé aux transactions effectuées dans les pays de la catégorie 0 est lié principalement au risque de l’emprunteur/du garant. |
| c) | La classification des pays (13) est effectuée selon la méthodologie de classification des risques pays qui comprend:
|
| d) | Les classifications des risques pays font l’objet d’un suivi permanent et sont réexaminées au moins une fois par an, et le Secrétariat communique immédiatement les modifications résultant de la méthodologie de classification des risques pays. Lorsqu’un pays est déclassé ou reclassé, les Participants appliquent les taux de prime correspondant ou supérieurs aux TPM applicables à la nouvelle catégorie de risque pays au plus tard cinq jours ouvrables après communication de ce nouveau classement par le Secrétariat. |
| e) | Le Secrétariat publie les classifications des risques pays applicables. |
25. ÉVALUATION DU RISQUE SOUVERAIN
| a) | Pour tous les pays classés selon la méthodologie de classification des risques pays conformément à l’article 24 d), le risque souverain est évalué afin d’identifier, à titre exceptionnel, les souverains:
|
| b) | L’identification des souverains satisfaisant aux critères énoncés au paragraphe a) ci-dessus est effectuée à l’aide de la méthodologie d’évaluation des risques souverains établie et adoptée par les Participants. |
| c) | La liste des souverains identifiés comme satisfaisant aux critères énoncés au paragraphe a) ci-dessus fait l’objet d’un suivi permanent et est réexaminée au moins une fois par an et les modifications résultant de la méthodologie d’évaluation des risques souverains sont communiquées immédiatement par le Secrétariat. |
| d) | La liste des souverains identifiés conformément au paragraphe b) ci-dessus est publiée par le Secrétariat. |
26. CLASSIFICATION DES RISQUES ACHETEUR
Les emprunteurs et, le cas échéant, les garants domiciliés dans un pays de catégorie de risque 1 à 7 sont classés dans l’une des catégories de risque acheteur établies au regard de leur pays de domiciliation (14). La matrice des catégories de risque acheteur dans lesquelles les emprunteurs et les garants sont classés est présentée à l’Annexe VIII. L’Annexe XI donne une description qualitative des catégories de risque acheteur.
| a) | La classification des risques acheteur reflète la notation de la dette de premier rang non garantie de l’emprunteur/du garant telle que déterminée par le Participant. |
| b) | Sans préjudice des dispositions du paragraphe a) ci-dessus, les opérations bénéficiant d’un soutien conformément aux modalités et conditions de l’Annexe VI ainsi que les opérations dont la valeur du crédit ne dépasse pas 5 millions DTS peuvent être classées sur la base des transactions, c’est-à-dire après l’application éventuelle de rehaussements de crédit pour le risque acheteur; de telles opérations, quelle que soit la catégorie dans laquelle elles sont classées, ne peuvent toutefois pas bénéficier de réductions au titre de l’application de rehaussements de crédit pour le risque acheteur. |
| c) | Les emprunteurs souverains et les garants sont classés dans la catégorie de risque pays SOV/CC0. |
| d) | À titre exceptionnel, les emprunteurs non souverains et les garants peuvent être classés dans la catégorie de risque acheteur “Risque meilleur que le risque souverain” (SOV+) si (15):
|
| e) | Les Participants donnent notification préalable, conformément à l’article 46, des opérations:
|
| f) | En cas de mise en concurrence dans une transaction particulière, si les Participants concurrents ont classé l’emprunteur/le garant dans des catégories de risque acheteur distinctes, ils s’efforcent d’arriver à une catégorie commune. En l’absence d’accord commun sur la catégorie applicable, il n’est pas interdit au(x) Participant(s) ayant classé l’emprunteur/le garant dans une catégorie de risque acheteur plus élevée d’appliquer la catégorie inférieure. |
27. QUOTITÉ GARANTIE ET QUALITÉ DE LA COUVERTURE DES CRÉDITS À L’EXPORTATION BÉNÉFICIANT D’UN SOUTIEN PUBLIC
Il est procédé à une différenciation des TPM pour tenir compte des différences dans la qualité des produits de couverture des crédits à l’exportation et dans les quotités garanties offertes par les Participants, telles qu’elles sont énoncées à l’Annexe VIII. Cette différenciation est établie en se plaçant dans l’optique de l’exportateur (à savoir neutraliser les répercussions sur la concurrence des différences de qualité des produits fournis à l’exportateur/l’institution financière).
| a) | La qualité d’un produit de couverture d’un crédit à l’exportation est fonction de ce que le produit est une assurance, une garantie, un crédit/financement direct et, pour les produits d’assurance, du fait que les intérêts courant durant le délai constitutif de sinistre (c’est-à-dire la période comprise entre la date à laquelle le paiement est dû par l’emprunteur et la date à laquelle l’assureur est tenu de rembourser l’exportateur/l’institution financière) sont garantis sans surprime. |
| b) | Tous les produits existants offerts par les Participants sont classés dans l’une des trois catégories de produits suivantes:
|
28. TECHNIQUES D’ATTÉNUATION DU RISQUE PAYS
| a) | Les Participants peuvent appliquer les techniques ci-après d’atténuation du risque pays, dont les conditions précises d’application sont énoncées à l’Annexe XII:
|
| b) | Le Participant qui applique un TPM reflétant l’utilisation d’une technique d’atténuation du risque pays en donne notification préalable conformément à l’article 45. |
| c) | Aucune technique d’atténuation du risque pays ne peut être appliquée aux opérations soumises aux référentiels de marché. |
29. REHAUSSEMENTS DE CRÉDIT POUR LE RISQUE ACHETEUR
| a) | Les Participants peuvent appliquer pour le risque acheteur les rehaussements de crédit suivants, qui prévoient l’application d’un facteur de rehaussement de crédit (CEF) supérieur à 0:
|
| b) | Les définitions du rehaussement de crédit pour le risque acheteur et le CEF maximum pour les emprunteurs des catégories 1 à 7 et pour les emprunteurs soumis aux référentiels de marché sont énoncés à l’Annexe XII. |
| c) | Les rehaussements de crédit pour le risque acheteur peuvent être utilisés seuls ou associés aux restrictions suivantes:
|
| d) | Les Participants donnent notification préalable, conformément à l’article 45, des opérations impliquant un emprunteur/garant non souverain, lorsque les rehaussements de crédit aboutissent à l’application d’un CEF supérieur à 0, ou lorsque des techniques de rehaussement de crédit pour le risque acheteur sont utilisées dans le cadre d’une opération soumise aux référentiels de marché, donnant lieu à une tarification inférieure au TPM correspondant établi à l’aide du modèle TCMB. |
30. EXAMEN DE LA VALIDITÉ DES TAUX DE PRIME MINIMUMS POUR LE RISQUE DE CRÉDIT
| a) | Pour évaluer l’adéquation des TPM et permettre, le cas échéant, d’ajuster ceux-ci à la hausse ou à la baisse, des instruments de rétro information sur les primes (IRP) sont utilisés en parallèle en vue de suivre et d’ajuster les TPM. |
| b) | Les IRP servent à évaluer l’adéquation des TPM du point de vue à la fois de l’expérience acquise par les institutions offrant un soutien public aux crédits à l’exportation, et des informations du marché privé sur la tarification du risque de crédit. |
| c) | Un examen général de tous les aspects des règles de l’Arrangement relatives aux primes, avec une attention particulière accordée aux règles de tarification par référence au marché, aura lieu au plus tard le 31 décembre 2019 (17). |
CHAPITRE III
Dispositions concernant l’aide liée
31. PRINCIPES GÉNÉRAUX
| a) | Les Participants sont convenus d’avoir des politiques complémentaires en matière de crédits à l’exportation et en matière d’aide liée. Les politiques relatives aux crédits à l’exportation doivent être fondées sur la libre concurrence et le libre jeu des forces du marché. Celles qui concernent l’aide liée doivent procurer les ressources extérieures nécessaires aux pays, secteurs ou projets qui n’ont pas ou n’ont guère accès au marché. Les politiques en matière d’aide liée doivent assurer une rentabilité maximale, réduire au minimum mes distorsions des échanges et contribuer à une utilisation des ressources qui soit efficace du point de vue du développement. |
| b) | Les dispositions de l’Arrangement relatives à l’aide liée ne s’appliquent pas aux programmes d’aide des institutions multilatérales ou régionales. |
| c) | Ces principes ne préjugent pas du point de vue du Comité d’aide au développement (CAD) quant à la qualité de l’aide liée et de l’aide non liée. |
| d) | Tout Participant peut demander des renseignements complémentaires sur le degré de liaison d’une forme d’aide, quelle qu’elle soit. En cas de doute sur la question de savoir si une pratique financière déterminée tombe dans le champ d’application de la définition de l’aide liée figurant à l’Annexe XIV, le pays donneur doit fournir des éléments de preuve à l’appui de toute allégation selon laquelle cette aide est en fait “non liée” conformément à la définition figurant à l’Annexe XIV. |
32. FORMES D’AIDE LIÉE
L’aide liée peut prendre la forme:
| a) | de prêts d’aide publique au développement (APD), tels qu’ils sont définis dans les “Lignes directrices du CAD relatives au financement mixte et à l’aide publique au développement liée ou partiellement déliée (1987)”; |
| b) | de dons d’aide publique au développement (APD), tels qu’ils sont définis dans les “Lignes directrices du CAD relatives au financement mixte et à l’aide publique au développement liée ou partiellement déliée (1987)”; et |
| c) | d’autres apports du secteur public (AAP) sous forme de dons ou de prêts, mais à l’exclusion des crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public qui sont conformes à l’Arrangement; ou |
| d) | de toute association (telle qu’un panachage), en droit ou en fait, sous la direction du donneur, du prêteur ou de l’emprunteur, d’au moins deux des éléments précédents, et/ou des composantes financières suivantes:
|
33. FINANCEMENT MIXTE
| a) | Les opérations de financement mixte peuvent revêtir diverses formes, notamment: crédits mixtes, financements mixtes, financements conjoints, financements parallèles ou opérations intégrées présentant un caractère unique. Elles se caractérisent toutes principalement par:
|
| b) | L’association ou la liaison “en fait” est déterminée par des facteurs tels que:
|
| c) | Aucune des pratiques suivantes ne doit être considérée comme excluant l’existence d’une association ou d’une liaison “en fait”:
|
34. ÉLIGIBILITÉ D’UN PAYS À L’AIDE LIÉE
| a) | Il n’est pas accordé d’aide liée aux pays dont le RNB par habitant, selon les données de la Banque mondiale, excède la limite supérieure qui définit les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. La Banque mondiale recalcule ce seuil sur une base annuelle (18). Un pays ne change de catégorie qu’après être resté pendant deux années consécutives dans la même catégorie de revenu définie par la Banque mondiale. |
| b) | Le classement des pays se fait selon les critères opérationnels et les procédures ci-après:
|
35. ÉLIGIBILITÉ D’UN PROJET À L’AIDE LIÉE
| a) | Il n’est pas accordé d’aide liée pour des projets publics ou privés qui, normalement, seraient commercialement viables s’ils étaient financés aux conditions du marché ou aux conditions prévues dans l’Arrangement. |
| b) | Les critères décisifs de cette éligibilité à l’aide sont les suivants:
|
| c) | Les critères décisifs mentionnés ci-dessus au paragraphe b) visent à montrer comment évaluer un projet pour déterminer s’il convient de le financer au moyen de ces crédits d’aide ou par des crédits à l’exportation aux conditions du marché ou aux conditions prévues par l’Arrangement. La procédure de consultation décrite aux articles 49 à 51 devrait permettre à la longue d’arriver à définir plus précisément des orientations - à l’intention des organismes de crédit à l’exportation et des organismes d’aide - portant sur la ligne de démarcation entre ces deux catégories de projets. |
36. NIVEAU MINIMUM DE CONCESSIONNALITÉ DE L’AIDE LIÉE
Les Participants n’accordent pas de crédits d’aide liée assortis d’un niveau de concessionnalité inférieur à 35 %, ou à 50 % si le pays bénéficiaire est un pays moins avancé (PMA), sauf dans les cas ci-après, qui sont aussi exemptés des procédures de notification visées aux articles 47 a) et 48 a):
| a) | assistance technique: aide liée dont la composante “aide publique au développement” consiste exclusivement en une coopération technique, lorsque cette composante représente moins de 3 % de la valeur totale de l’opération ou moins d’un million de droits de tirage spéciaux (DTS), le chiffre à retenir étant le plus faible des deux; |
| b) | petits projets: projets d’équipement d’une valeur inférieure à 1 million DTS qui sont financés intégralement par des dons d’aide au développement. |
37. EXEMPTIONS DE L’ÉLIGIBILITÉ D’UN PAYS OU D’UN PROJET À DES CRÉDITS D’AIDE LIÉE
| a) | Les dispositions des articles 34 et 35 ne s’appliquent pas aux crédits d’aide liée dont le niveau de concessionnalité est égal ou supérieur à 80 %, à l’exception des crédits d’aide liée qui font partie d’un financement mixte associé tel que décrit à l’article 33. |
| b) | Les dispositions de l’article 35 ne s’appliquent pas aux crédits d’aide liée d’un montant inférieur à 2 millions DTS, à l’exception des crédits d’aide liée qui font partie d’un financement mixte associé, tel que décrit à l’article 33. |
| c) | Les crédits d’aide liée qui s’adressent aux pays les moins avancés (PMA), tels qu’ils sont définis par l’Organisation des Nations unies, ne sont pas soumis aux dispositions des articles 34 et 35. |
| d) | Les Participants envisageront favorablement l’accélération des procédures en matière d’aide liée au vu du caractère particulier de la situation:
|
| e) | Nonobstant les dispositions des articles 34 et 35, un Participant peut, exceptionnellement, accorder son soutien par l’un des moyens suivants:
|
38. CALCUL DU NIVEAU DE CONCESSIONNALITÉ DE CRÉDITS D’AIDE LIÉE
Le niveau de concessionnalité de crédits d’aide liée se calcule selon la même méthode que celle que le CAD emploie pour déterminer l’élément de libéralité, sauf que:
| a) | Le taux d’actualisation utilisé pour calculer le niveau de concessionnalité d’un prêt libellé en une monnaie donnée, c’est-à-dire le taux d’actualisation différencié (TAD), est révisable le 15 janvier de chaque année et est déterminé selon la formule suivante:
|
| b) | La date de référence à retenir pour le calcul du niveau de concessionnalité est le point de départ du crédit, tel qu’il est défini à l’Annexe XIV. |
| c) | Dans le calcul du niveau de concessionnalité global d’une opération de financement mixte, sont considérés comme nuls les niveaux de concessionnalité des crédits, concours et versements suivants:
Les versements effectués au point de départ du crédit ou avant cette date, qui ne sont pas considérés comme un acompte, sont pris en considération dans le calcul du niveau de concessionnalité. |
| d) | Taux d’actualisation d’une opération d’alignement: en cas d’alignement sur un financement d’aide, l’alignement à l’identique signifie que l’opération d’alignement comporte un niveau de concessionnalité identique à celui de l’offre initiale, celui-ci étant recalculé au moyen du taux d’actualisation en vigueur à la date de l’alignement. |
| e) | Les dépenses locales et les achats dans des pays tiers ne sont pris en compte dans le calcul du niveau de concessionnalité que s’ils sont financés par le pays donneur. |
| f) | Le niveau de concessionnalité global d’une opération est donné en multipliant la valeur nominale de chaque composante de l’opération par son niveau de concessionnalité, en faisant la somme des résultats obtenus, puis en divisant ce total par la valeur nominale globale des composantes. |
| g) | Le taux d’actualisation pour un prêt d’aide donné est celui qui est en vigueur au moment de la notification. Cependant, en cas de notification immédiate, le taux d’actualisation à utiliser est celui qui est en vigueur au moment où les modalités et conditions du prêt d’aide ont été fixées. Une modification du taux d’actualisation intervenant pendant la durée de vie d’un prêt ne modifie pas le niveau de concessionnalité de celui-ci. |
| h) | En cas de changement de monnaie avant la conclusion du contrat, la notification doit être révisée. Le taux d’actualisation utilisé pour calculer le niveau de concessionnalité est celui qui est applicable à la date de révision. Il n’y a pas lieu de faire de révision si la monnaie de rechange et tous les renseignements nécessaires au calcul du niveau de concessionnalité sont indiqués dans la notification initiale. |
| i) | Sans préjudice des dispositions du paragraphe g) ci-dessus, le taux d’actualisation à utiliser pour calculer le niveau de concessionnalité d’une opération donnée effectuée sur une ligne de crédit d’aide est celui qui était en vigueur au moment de la notification initiale de la ligne de crédit. |
39. DURÉE DE VALIDITÉ D’UNE AIDE LIÉE
| a) | Les Participants ne s’engagent pas sur les modalités et conditions d’une opération d’aide liée — qu’il s’agisse du financement d’opérations individuelles, d’un protocole d’aide, d’une ligne de crédit d’aide ou d’un accord similaire — pour une période excédant deux ans. Dans le cas d’un protocole d’aide, d’une ligne de crédit d’aide ou d’accords similaires, la validité commence à la date de sa signature et doit être notifiée conformément à l’article 48; la prorogation d’une ligne de crédit est notifiée comme s’il s’agissait d’une ligne de crédit nouvelle au moyen d’une note expliquant qu’il s’agit d’une prorogation et que la ligne de crédit est renouvelée aux conditions autorisées au moment de la prorogation. Dans le cas d’opérations individuelles, y compris celles qui sont notifiées dans le cadre d’un protocole d’aide, d’une ligne de crédit d’aide ou d’un accord similaire, la validité commence à la date de notification de l’engagement conformément aux articles 47 ou 48, le cas échéant. |
| b) | Lorsqu’un pays cesse pour la première fois de pouvoir bénéficier des prêts à 17 ans de la Banque mondiale, la période de validité des protocoles et des lignes de crédit d’aide liée existants et nouveaux, notifiés, est limitée à une durée d’un an suivant la date de son reclassement potentiel conformément aux procédures visées à l’article 34 b). |
| c) | Une prorogation de ces protocoles et lignes de crédit n’est possible qu’à des conditions conformes aux dispositions des articles 34 et 35 de l’Arrangement, après:
Dans ces circonstances, il est possible de maintenir les modalités et conditions en vigueur sans préjudice d’une modification du taux d’actualisation selon les modalités visées à l’article 38. |
40. ALIGNEMENT
Compte tenu des obligations internationales des Participants et conformément à l’objet de l’Arrangement, tout Participant peut, en respectant les procédures visées à l’article 43, s’aligner sur les modalités et conditions offertes par un Participant ou un non-Participant.
CHAPITRE IV
Procédures
41. NOTIFICATIONS
Les notifications prévues par les procédures visées dans l’Arrangement se font suivant le formulaire type de l’ Annexe VII, contiennent les informations qui figurent dans ce formulaire et sont adressées en copie au Secrétariat.
42. INFORMATION SUR LE SOUTIEN PUBLIC
| a) | Dès qu’un Participant s’engage sur un soutien public qu’il a notifié conformément aux procédures visées dans les articles 45 à 48, il doit en informer tous les autres Participants en mentionnant le numéro de référence de sa notification sur le formulaire de déclaration pertinent. |
| b) | Dans le cadre d’un échange d’informations mené conformément aux dispositions des articles 53 à 55, tout Participant avise les autres Participants des modalités et conditions de crédit auxquelles il envisage d’accorder son soutien pour une opération donnée et peut leur demander les mêmes informations. |
43. PROCÉDURES EN MATIÈRE D’ALIGNEMENT
| a) | Avant de s’aligner sur des conditions et modalités financières supposées être offertes par un Participant ou un non-Participant en application des articles 17 et 40, tout Participant fait tout son possible et recourt, le cas échéant, aux consultations de vive voix décrites à l’article 55, pour vérifier que ces modalités et conditions bénéficient d’un soutien public, et il respecte les règles suivantes:
|
| b) | Tout Participant qui a l’intention d’offrir des modalités et des conditions financières identiques à celles qui ont été notifiées conformément aux dispositions des articles 45 et 46 peut le faire à l’expiration du délai qui y est indiqué. Ce Participant donne notification de son intention aussitôt que possible. |
44. CONSULTATIONS SPÉCIALES
| a) | Tout Participant qui a de bonnes raisons de penser que les modalités et conditions financières offertes par un autre Participant (le Participant auteur de la notification) sont plus généreuses que celles qui sont visées dans l’Arrangement en informe le Secrétariat; le Secrétariat publie immédiatement cette information. |
| b) | Le Participant auteur de la notification clarifie les modalités et conditions financières de son offre dans les deux jours ouvrables suivant la publication de cette information par le Secrétariat. |
| c) | Après clarification par le Participant auteur de la notification, tout Participant peut demander que le Secrétariat organise une réunion de consultation spéciale des Participants dans un délai de cinq jours ouvrables pour examiner la question. |
| d) | En attendant le résultat de la réunion de consultation spéciale des Participants, les modalités et conditions financières bénéficiant d’un soutien public ne prennent pas effet. |
45. NOTIFICATION PRÉALABLE AVEC DISCUSSION
| a) | Tout Participant adresse une notification à tous les autres Participants au moins dix jours civils avant la prise de tout engagement dont la valeur du crédit est supérieure à 2 million DTS conformément à l’Annexe VII si:
|
| b) | Si un autre Participant demande qu’une discussion ait lieu pendant la période précitée, le Participant à l’origine de la notification observe un délai supplémentaire de dix jours civils. |
| c) | Tout Participant informe tous les autres Participants de la décision finale qu’il aura prise à l’issue de la discussion en vue de faciliter l’examen de l’expérience accumulée, conformément à l’article 64. Les Participants consignent l’expérience qu’ils ont acquise au sujet des taux de prime notifiés conformément aux dispositions du paragraphe a) ci-dessus. |
46. NOTIFICATION PRÉALABLE
| a) | Tout Participant donne notification à l’ensemble des autres Participants au moins dix jours civils avant tout engagement dont la valeur du crédit est supérieure à 2 million DTS, pris conformément aux dispositions prévues à l’Annexe VII, de son intention:
|
| b) | Si le Participant à l’origine de la notification tempère ses intentions ou renonce à fournir son soutien public pour une telle transaction, il doit en informer immédiatement tous les autres Participants. |
47. NOTIFICATION PRÉALABLE
| a) | Une notification préalable, prise conformément aux dispositions prévues à l’Annexe VII, est requise de tout Participant qui a l’intention d’accorder un soutien public pour:
|
| b) | La notification préalable doit être donnée au plus tard 30 jours ouvrables avant la date de clôture des offres ou la date de l’engagement, le délai le plus court étant retenu. |
| c) | Si le Participant à l’origine de la notification tempère ses intentions ou renonce à soutenir les modalités et conditions notifiées, il doit en informer immédiatement tous les autres Participants. |
| d) | Les dispositions du présent article s’appliquent aux crédits d’aide liée qui constituent une composante d’un financement associé (mixte) tels que définis à l’article 33. |
48. NOTIFICATION IMMÉDIATE
| a) | Une notification immédiate à tous les Participants, c’est-à-dire adressée dans un délai de deux jours ouvrables suivant la date de l’engagement, prise conformément aux dispositions prévues à l’Annexe VII, est requise de tout Participant qui accorde un soutien public pour des crédits d’aide liée relative aux échanges d’un montant:
|
| b) | Une notification immédiate à tous les Participants est aussi requise de tout Participant qui signe un protocole d’aide, une ligne de crédit ou un accord similaire. |
| c) | Tout Participant qui a l’intention de s’aligner sur des modalités et conditions financières ayant fait l’objet d’une notification immédiate n’est pas tenu de faire une notification préalable. |
49. OBJECTIF DES CONSULTATIONS
| a) | Tout Participant souhaitant déterminer s’il est possible que la motivation d’une aide liée soit commerciale peut demander qu’il lui soit fourni un “état qualitatif de l’aide” complet (voir la description détaillée à l’Annexe XIII). |
| b) | En outre, tout Participant peut demander des consultations avec d’autres Participants, conformément aux dispositions de l’article 50. Elles peuvent prendre la forme de consultations de vive voix comme indiquée à l’article 55 en vue de déterminer:
|
50. CHAMP D’APPLICATION DES CONSULTATIONS ET DÉLAIS À RESPECTER
| a) | Durant des consultations, tout Participant peut demander, notamment, les éléments d’information suivants:
|
| b) | La consultation s’achève, et le Secrétariat notifie les conclusions relatives aux deux questions mentionnées à l’article 48 à tous les Participants, au moins dix jours ouvrables avant la date de clôture des offres ou la date de l’engagement, le délai le plus court étant retenu. En cas de désaccord entre les parties à la consultation, le Secrétariat invite d’autres Participants à exprimer leurs vues dans un délai de cinq jours ouvrables. Il avise de ces vues le Participant auteur de la notification, qui doit reconsidérer sa position si l’offre d’aide ne recueille pas un large appui. |
51. RÉSULTATS DES CONSULTATIONS
| a) | Tout donneur qui souhaite exécuter un projet en dépit du fait qu’il n’a pas recueilli un large appui en donne notification préalable aux autres Participants au plus tard 60 jours civils après l’achèvement de la consultation, c’est-à-dire l’acceptation de la conclusion du président. Ce donneur adresse aussi au secrétaire général de l’OCDE une lettre dans laquelle il rend compte des résultats des consultations et expose les considérations d’intérêt national primordiales –non commerciales– qui l’obligent à le faire. Les Participants comptent bien qu’il s’agira d’une procédure exceptionnelle et rarement utilisée. |
| b) | Ce donneur notifie immédiatement aux Participants qu’il a adressé une lettre au secrétaire général de l’OCDE et joint copie de cette lettre à sa notification. Le donneur ou tout autre Participant s’abstient de prendre un engagement d’aide liée pendant les dix jours ouvrables suivant la date d’envoi de cette notification. Dans le cas de projets pour lesquels le processus de consultation révèle l’existence d’offres concurrentes aux conditions du marché, le délai de dix jours ouvrables susmentionné est porté à 15 jours. |
| c) | Le Secrétariat suit le déroulement et les résultats de la consultation. |
52. CORRESPONDANTS
Toutes les communications entre les correspondants désignés dans chaque pays se font par des moyens de communication en temps réel, par exemple, par courrier électronique, et revêtent un caractère confidentiel.
53. PORTÉE DES DEMANDES DE RENSEIGNEMENTS
| a) | Tout Participant peut demander à un autre Participant des renseignements concernant son attitude à l’égard d’un pays tiers, d’une institution d’un pays tiers ou d’une méthode commerciale particulière. |
| b) | Tout Participant dont on a sollicité le soutien public peut adresser une demande de renseignements à un autre Participant, en indiquant les modalités et les conditions de crédit les plus favorables qu’il serait disposé à accorder. |
| c) | Si une demande de renseignements est adressée à plusieurs Participants, elle mentionne la liste des destinataires. |
| d) | Copie de toutes les demandes est adressée au Secrétariat. |
54. CONTENU DES RÉPONSES
| a) | Le Participant interrogé répond dans un délai de sept jours civils et fournit autant d’informations que possible. Il indique de façon aussi précise que possible la décision qu’il va vraisemblablement prendre. Le cas échéant, il complète sa réponse dans les meilleurs délais. Copie en est adressée aux autres destinataires de la demande de renseignements, ainsi qu’au Secrétariat. |
| b) | Si une réponse à une demande de renseignements cesse ultérieurement d’être valable pour quelque raison que ce soit, parce que, par exemple:
une réponse doit immédiatement être envoyée, avec copie à tous les autres destinataires de la demande de renseignements, ainsi qu’au Secrétariat. |
55. CONSULTATIONS DE VIVE VOIX
| a) | Les Participants donnent suite, dans un délai de dix jours ouvrables, aux demandes de consultations de vive voix. |
| b) | Les Participants et les non-Participants sont avisés de toute demande de consultations de vive voix. Ces consultations ont lieu aussitôt que possible après l’expiration du délai de dix jours ouvrables. |
| c) | Le président des Participants et le Secrétariat se concertent sur les suites à donner comme, par exemple, l’adoption d’une attitude commune. Le Secrétariat fait connaître immédiatement les résultats des consultations. |
56. PROCÉDURES EN MATIÈRE D’ATTITUDES COMMUNES ET PRÉSENTATION DE CES ATTITUDES
| a) | Les propositions d’attitude commune sont adressées uniquement au Secrétariat. Le Secrétariat communique une proposition d’attitude commune à tous les Participants et, lorsqu’une aide liée est en cause, à tous les correspondants du CAD. L’identité de l’auteur n’est pas révélée dans le registre des attitudes communes du panneau d’affichage électronique. Cependant, le Secrétariat peut, sur demande, révéler oralement l’identité de l’auteur à un Participant ou à un membre du CAD. Le Secrétariat garde trace écrite de ces demandes. |
| b) | La proposition d’attitude commune est datée et se présente comme suit:
|
| c) | Toute proposition d’attitude commune formulée conformément à l’article 34 b) 4) est adressée au Secrétariat, avec copie aux autres Participants. L’auteur de la proposition d’attitude commune fournit une explication complète des raisons pour lesquelles il estime que le classement d’un pays doit différer de celui que prévoit la procédure exposée à l’article 34 b). |
| d) | Le Secrétariat rend publiques les attitudes communes adoptées. |
57. RÉPONSES AUX PROPOSITIONS D’ATTITUDE COMMUNE
| a) | Les réponses doivent parvenir dans un délai de 20 jours civils, mais les Participants sont encouragés à répondre à une proposition d’attitude commune aussi rapidement que possible. |
| b) | Dans leur réponse, les Participants peuvent demander des éléments d’information complémentaires, accepter la proposition, rejeter la proposition, proposer une modification de l’attitude commune ou soumettre une contre-proposition d’attitude commune. |
| c) | Tout Participant qui indique être sans opinion pour n’avoir pas reçu de demande concernant ce projet d’un exportateur — ni des autorités du pays bénéficiaire dans le cas de crédits d’aide — est réputé avoir accepté la proposition d’attitude commune. |
58. ACCEPTATION DES ATTITUDES COMMUNES
| a) | À l’expiration du délai de 20 jours civils, le Secrétariat informe tous les Participants de ce qu’il est advenu de la proposition d’attitude commune. Si les Participants ne l’ont pas tous acceptée, mais qu’aucun ne l’a rejetée, la proposition est maintenue pour un nouveau délai de huit jours civils. |
| b) | À l’expiration de ce nouveau délai, tout Participant qui n’a pas expressément rejeté la proposition d’attitude commune est réputé l’avoir acceptée. Cependant, tout Participant, y compris l’auteur de la proposition initiale, peut subordonner son acceptation de l’attitude commune à l’acceptation expresse de cette attitude par un ou plusieurs Participants. |
| c) | Si un Participant n’accepte pas un ou plusieurs élément(s) d’une attitude commune, il en accepte implicitement tous les autres éléments. Il est entendu qu’une telle acceptation partielle peut amener d’autres Participants à revoir leur position à l’égard d’une proposition d’attitude commune. Tous les Participants sont libres d’offrir des modalités et conditions, ou de s’aligner sur des modalités et conditions, non visées par une attitude commune. |
| d) | Une attitude commune qui n’a pas été acceptée peut être réexaminée en suivant les procédures décrites aux articles 56 et 57. Dans ces circonstances, les Participants ne sont pas liés par leur décision initiale. |
59. DÉSACCORD SUR DES ATTITUDES COMMUNES
Si l’auteur de la proposition initiale et le Participant qui a proposé une modification de cette proposition ou soumis une contre-proposition ne peuvent s’entendre sur une attitude commune dans le délai supplémentaire de huit jours civils, celui-ci peut être prorogé par consentement mutuel. Le Secrétariat informe tous les Participants de cette prorogation.
60. DATE DE PRISE D’EFFET DE L’ATTITUDE COMMUNE
Le Secrétariat informe tous les Participants de l’entrée en vigueur ou du rejet de la proposition d’attitude commune. L’attitude commune prend effet trois jours civils après avoir été ainsi annoncée. Le Secrétariat tient en permanence à jour, sur le panneau d’affichage électronique, un fichier répertoriant toutes les attitudes communes qui ont été acceptées ou sont restées sans réponse.
61. DURÉE DE VALIDITÉ DES ATTITUDES COMMUNES
| a) | Une fois acceptée, toute attitude commune reste valable pendant une période de deux ans suivant sa date de prise d’effet, à moins que le Secrétariat soit informé de ce qu’elle ne présente plus d’intérêt et que tous les Participants en soient d’accord. Une attitude commune reste valable pendant une période supplémentaire de deux ans si un Participant demande sa prorogation dans un délai de 14 jours civils à compter de la date d’expiration initiale. Il peut être décidé de la proroger encore en suivant la même procédure. Une attitude commune adoptée conformément à l’article 34 b) 4 reste valable jusqu’à ce que l’on dispose des données de la Banque mondiale relatives à l’année suivante. |
| b) | Le Secrétariat suit ce qui advient des attitudes communes et en tient les Participants dûment informés en mettant à jour, sur le panneau d’affichage électronique, “l’état des attitudes communes en vigueur”. En conséquence, le Secrétariat, entre autres tâches:
|
62. EXAMEN RÉGULIER DE L’ARRANGEMENT
| a) | Les Participants examinent régulièrement le fonctionnement de l’Arrangement. L’examen porte, entre autres, sur les procédures de notification, la mise en œuvre et le fonctionnement du système de taux d’actualisation différenciés (TAD), les règles et procédures en matière d’aide liée, les questions d’alignement, les engagements antérieurs, et l’extension éventuelle du cercle des Participants à l’Arrangement. |
| b) | Ces examens s’appuient sur les informations relatives aux constatations faites par les Participants et sur leurs suggestions concernant l’amélioration du fonctionnement et de l’efficacité de l’Arrangement. Les Participants tiennent compte des objectifs de l’Arrangement ainsi que de la situation économique et monétaire du moment. Les informations et suggestions que les Participants désirent communiquer en vue de l’examen doivent parvenir au Secrétariat au plus tard 45 jours civils avant la date à laquelle il doit avoir lieu. |
63. EXAMEN DES TAUX D’INTÉRÊT MINIMUMS
| a) | Les Participants examinent périodiquement le système de détermination des TICR afin de s’assurer que les taux notifiés reflètent les conditions du marché et qu’ils satisfont aux objectifs sous-jacents à ce système. Ces examens portent en outre sur la marge à ajouter lorsque ces taux sont appliqués. |
| b) | Tout Participant peut demander au président des Participants, en motivant sa requête, la tenue d’un examen extraordinaire s’il estime que les TICR d’une ou de plusieurs monnaies ne reflètent plus les conditions du moment sur le marché. |
64. EXAMEN DES TAUX DE PRIME MINIMUMS ET DES QUESTIONS CONNEXES
Les Participants suivent et réexaminent régulièrement tous les aspects des règles et procédures relatives aux primes. Ce suivi et ce réexamen portent notamment sur les points suivants:
| a) | les méthodes utilisées pour classer les risques pays et évaluer les risques souverains, de manière à en réexaminer la validité en fonction de l’expérience; |
| b) | les taux de prime minimums, pour s’assurer qu’ils demeurent une mesure précise du risque de crédit, en tenant compte à la fois de l’expérience acquise par les institutions octroyant un soutien public aux crédits à l’exportation et des informations du marché privé sur la tarification du risque de crédit; |
| c) | les différenciations des TPM qui tiennent compte des différences dans la qualité des produits de couverture des crédits à l’exportation et dans la quotité garantie; et |
| d) | l’expérience accumulée en matière d’utilisation de techniques d’atténuation du risque pays et de rehaussements de crédits pour le risque acheteur et la poursuite de la validité et du caractère approprié de leur impact précis sur les TPM. |
65. EXAMEN DU SOUTIEN PUBLIC POUR LES DÉPENSES LOCALES
Les Participants devront réexaminer les dispositions relatives au soutien pour les dépenses locales au plus tard le 20 avril 2024.
«ANNEXE I
ACCORD SECTORIEL SUR LES CRÉDITS À L’EXPORTATION POUR LES NAVIRES
CHAPITRE I
Champ d’application de l’accord sectoriel
1. PARTICIPANTS
Les Participants à l’accord sectoriel sont l’Australie, la Corée, le Japon, la Norvège, la Nouvelle-Zélande et l’Union européenne.
2. CHAMP D’APPLICATION
Le présent Accord sectoriel, qui complète l’Arrangement, définit des lignes directrices spécifiques applicables à l’octroi de crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public au titre de contrats à l’exportation pour:
| a) | Les navires de mer de 100 tb et plus, utilisés pour le transport de marchandises ou de personnes, ou pour assurer un service spécialisé (par exemple, navires de pêche, navires-usines, brise-glaces et les dragues qui présentent de manière permanente, de par leur système de propulsion et de direction, toutes les caractéristiques de navigabilité autonome en haute mer), les remorqueurs de 365 kW et plus, et les coques de navires non terminés mais flottants et mobiles. L’Accord sectoriel ne s’applique pas aux navires de guerre. Il ne s’applique pas non plus aux docks flottants ni aux unités mobiles opérant au large; toutefois, si des problèmes venaient à se poser au sujet de l’octroi de crédits à l’exportation pour ces structures, les Participants à l’accord sectoriel (ci-après les “Participants”), pourraient, après avoir considéré toute demande justifiée formulée par l’un des Participants, décider que l’accord sectoriel s’appliquera à ces structures. |
| b) | La transformation de navires. Il s’agit de la transformation de bâtiment de mer de plus de 1 000 tb pour autant que les transformations effectuées entraînent une modification radicale du plan de chargement, de la coque ou du système de propulsion.
|
CHAPITRE II
Dispositions applicables aux crédits à l’exportation et à l’aide liée
3. DÉLAI MAXIMUM DE REMBOURSEMENT
La durée maximale de remboursement, indépendamment de la catégorie dans laquelle est classé le pays concerné, est de 12 ans à compter de la livraison.
4. VERSEMENT COMPTANT
Les Participants exigent que le versement au comptant représente au minimum 20 % du prix du contrat à la livraison.
5. REMBOURSEMENT DU PRINCIPAL ET PAIEMENT DES INTÉRÊTS
| a) | Le principal d’un crédit à l’exportation est remboursable en versements égaux et réguliers à des intervalles de normalement six mois et d’au maximum 12 mois. |
| b) | Les intérêts sont payables à intervalles de six mois au plus, le premier versement des intérêts intervenant au plus tard six mois après le point de départ du crédit. |
| c) | Lorsque des crédits à l’exportation sont fournis à l’appui d’opérations de crédit-bail, le montant cumulé du principal et des intérêts peut être remboursé en versements égaux, au lieu du seul montant du principal, comme indiqué au paragraphe a). |
| d) | Les intérêts dus après le point de départ du crédit ne sont pas capitalisés. |
| e) | Tout Participant à cet Accord sectoriel qui a l’intention d’accorder un soutien au paiement d’intérêts selon des modalités différentes de celles visées au paragraphe b) doit en donner notification préalable au moins dix jours civils avant tout engagement, conformément aux dispositions de l’Annexe VII de l’Arrangement. |
6. PRIMES MINIMUMS
Les dispositions de l’Arrangement concernant les primes minimums de référence ne s’appliqueront pas tant qu’elles n’auront pas été revues par les Participants au présent Accord sectoriel.
7. FINANCEMENT DE PROJETS
Les dispositions figurant à l’article 8 et à l’Annexe VI de l’Arrangement ne s’appliqueront pas tant qu’elles n’auront pas été revues par les Participants au présent Accord sectoriel.
8. AIDE
Outre le respect des dispositions figurant dans l’Arrangement, tout Participant qui souhaiterait accorder une aide doit confirmer que le navire ne sera pas exploité sous pavillon de libre immatriculation pendant la durée de remboursement et avoir dûment obtenu l’assurance que le propriétaire final réside dans le pays bénéficiaire, qu’il n’est pas une filiale non opérationnelle d’un intérêt étranger et qu’il s’est engagé à ne pas vendre le navire sans l’accord de son gouvernement.
CHAPITRE III
Procédures
9. NOTIFICATION
Aux fins de transparence, chaque Participant devra non seulement se conformer aux dispositions de l’Arrangement et du Système de notification des pays créanciers de la BIRD/Union de Berne/OCDE mais aussi communiquer chaque année des informations sur son dispositif d’octroi d’aide publique ainsi que sur les modalités d’application du présent Accord sectoriel, y compris des régimes en vigueur.
10. RÉEXAMEN
| a) | Le présent Accord sectoriel sera réexaminé chaque année ou à la demande de tout Participant, dans le cadre du Groupe de travail de l’OCDE sur la construction navale et il en sera rendu compte aux Participants à l’Arrangement. |
| b) | Afin d’assurer une cohérence entre l’Arrangement et le présent Accord sectoriel et compte tenu de la nature de l’industrie de la construction navale, les Participants au présent Accord sectoriel et les Participants à l’Arrangement se consulteront et se concerteront en fonction des besoins. |
| c) | Lorsque les Participants à l’Arrangement décideront de modifier ledit Arrangement, les Participants au présent Accord sectoriel (ci-après les Participants) examineront cette décision et s’interrogeront sur sa pertinence au regard du présent Accord sectoriel. Dans l’intervalle, les modifications apportées à l’Arrangement ne s’appliqueront pas au présent Accord sectoriel. Au cas où les Participants seraient en mesure d’accepter les modifications apportées à l’Arrangement, ils adresseront un rapport écrit aux Participants à l’Arrangement. Au cas où les Participants ne seraient pas en mesure de les accepter pour ce qui concerne leur application à la construction navale, ils informeront les Participants à l’Arrangement de leurs objections et demanderont à engager avec eux des consultations en vue de trouver un moyen de régler les questions en suspens. Au cas où les deux groupes ne parviendraient pas à se mettre d’accord, c’est le point de vue des Participants qui prévaudra s’agissant de l’application des modifications à la construction navale. |
«Pièce jointe
Engagements relatifs aux travaux futurs
En sus des travaux futurs relatifs à l’Arrangement, les Participants au présent Accord sectoriel conviennent:
| a) | D’établir une liste indicative des types de navires qui sont généralement considérés comme n’étant pas commercialement viables, en tenant compte des dispositions concernant l’aide liée qui figurent dans l’Arrangement. |
| b) | De revoir les dispositions de l’Arrangement relatives aux primes minimums de référence en vue de les intégrer dans le présent Accord sectoriel. |
| c) | D’examiner, sous réserve de l’évolution des négociations internationales pertinentes, la possibilité d’inclure d’autres règles applicables en matière de taux d’intérêt minimums y compris un TICR spécial et des taux variables. |
| d) | D’examiner la possibilité d’appliquer au présent Accord sectoriel les dispositions de l’Arrangement en matière de financement de projet. |
| e) | De discuter sur le point de savoir si:
peuvent être utilisés en lien avec le profil de remboursement établi par l’article 5 du présent Accord sectoriel. |
«ANNEXE II
ACCORD SECTORIEL SUR LES CRÉDITS À L’EXPORTATION DE CENTRALES NUCLÉAIRES
CHAPITRE I
Champ d’application de l’accord sectoriel
1. CHAMP D’APPLICATION
| a) | Le présent Accord sectoriel expose les dispositions qui s’appliquent aux crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public relatif à des contrats:
|
| b) | Le présent Accord sectoriel ne s’applique pas:
|
CHAPITRE II
Dispositions concernant les crédits à l’exportation et les crédits d’aide relative aux échanges
2. DÉLAIS MAXIMUMS DE REMBOURSEMENT
| a) | Le délai maximum de remboursement pour les biens et services figurant dans les dispositions de l’article 1 a) 1) et 2) du présent Accord sectoriel est de 18 ans. |
| b) | Le délai maximum de remboursement pour la charge initiale de combustible est de quatre ans à compter de la livraison. Le délai maximum de remboursement pour les recharges ultérieures de combustible nucléaire est de deux ans à compter de la livraison. |
| c) | Le délai maximum de remboursement pour l’évacuation du combustible irradié est de deux ans. |
| d) | Le délai maximum de remboursement pour l’enrichissement et la gestion du combustible irradié est de cinq ans. |
3. REMBOURSEMENT DU PRINCIPAL ET PAIEMENT DES INTÉRÊTS
| a) | Les Participants appliquent le calendrier de remboursement du principal et de paiement des intérêts qui est spécifié aux alinéas 1) ou 2) ci-dessous:
|
| b) | Le principal est remboursable et les intérêts sont payables à intervalles de six mois au plus, le premier versement du principal et des intérêts intervenant au plus tard six mois après le point de départ du crédit. |
| c) | À titre exceptionnel et si cela est dûment justifié, des crédits à l’exportation peuvent être accordés pour des biens et services énoncés à l’article 1 a) 1) et 2) du présent Accord sectoriel selon des modalités autres que celles énoncées aux paragraphes a) et b) ci-dessus. Ce soutien devra s’expliquer par le manque de concordance entre le calendrier des rentrées de fonds du débiteur et le profil du service de la dette dans le cas d’un profil de remboursement par versements semestriels égaux et devra satisfaire aux critères suivants:
|
| d) | Les intérêts dus après le point de départ du crédit ne sont pas capitalisés. |
4. SOUTIEN PUBLIC POUR LE COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE ET POUR LES SERVICES CONNEXES AU COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE
Sans préjudice des dispositions de l’article 5 du présent Accord sectoriel, les Participants ne fourniront pas de combustible nucléaire ou de services à titre gratuit.
5. AIDE
Les Participants ne fournissent pas de soutien sous la forme d’aide.
CHAPITRE III
Procédures
6. NOTIFICATION PRÉALABLE
| a) | Tout Participant adresse une notification préalable conformément à l’article 46 de l’Arrangement, au moins dix jours civils avant la prise de tout engagement, s’il entend accorder son soutien conformément aux dispositions du présent Accord sectoriel. |
| b) | Si le Participant à l’origine de la notification entend accorder son soutien assorti d’un délai de remboursement supérieur à 15 ans et/ou conformément à l’article 3 c) du présent Accord sectoriel, il observe un délai supplémentaire de dix jours civils dans le cas où tout autre Participant demande, pendant la période initiale de dix jours, qu’une discussion ait lieu. |
| c) | Tout Participant informera tous les autres Participants de la décision finale qu’il aura prise à l’issue de la discussion, en vue de faciliter l’examen de l’expérience acquise. |
CHAPITRE IV
Examen
7. TRAVAUX FUTURS
Les Participants conviennent d’examiner les sujets suivants:
| a) | Un régime de taux d’intérêt minimum variable. |
| b) | Le montant maximal du soutien public pour les dépenses locales. |
8. EXAMEN ET SUIVI
Les Participants examineront régulièrement les dispositions de l’accord sectoriel, au plus tard fin 2023.
«ANNEXE III
ACCORD SECTORIEL RELATIF AUX CRÉDITS À L’EXPORTATION D’AÉRONEFS CIVILS
PARTIE 1
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
1. OBJET
| a) | L’Accord sectoriel vise à offrir un cadre qui permette d’instaurer un usage prévisible, cohérent et transparent des crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public qui servent à financer la vente ou le crédit-bail d’aéronefs civils et d’autres biens et services mentionnés à l’article 4 a) ci-dessous. L’Accord sectoriel vise à promouvoir l’uniformisation des règles du jeu applicables à ces crédits à l’exportation, afin d’encourager une concurrence entre exportateurs qui soit fondée sur la qualité et le prix des biens et des services exportés, plutôt que sur les conditions financières les plus favorables qui bénéficient d’un soutien public. |
| b) | Le présent Accord sectoriel définit les modalités et les conditions les plus favorables auxquelles peuvent être accordés les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public. |
| c) | À cette fin, l’accord sectoriel vise à établir un équilibre harmonieux qui, sur tous les marchés:
|
| d) | Les Participants au présent Accord sectoriel (les Participants) reconnaissent que les dispositions de l’accord sectoriel ont été établies uniquement pour les besoins de l’accord et ne portent pas préjudice aux autres parties de l’Arrangement sur les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public (l’Arrangement) ni de leur évolution ultérieure. |
2. STATUT
L’Accord sectoriel est une convention non contraignante (“Gentleman’s Agreement”) entre les Participants et constitue l’annexe III de l’Arrangement; il fait partie intégrante de l’Arrangement et succède à l’accord sectoriel en vigueur depuis juillet 2007.
3. PARTICIPANTS
Actuellement les Participants sont: l’Australie, le Brésil, le Canada, la Corée, les États-Unis, le Japon, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, la Suisse et l’Union européenne. Tout pays non-Participant peut devenir Participant conformément aux procédures définies à l’appendice I.
4. CHAMP D’APPLICATION
| a) | L’Accord sectoriel s’applique à tout soutien public accordé par un gouvernement ou au nom d’un gouvernement et assorti d’un délai de remboursement d’au moins deux ans, pour l’exportation des biens et services suivants:
|
| b) | Le soutien financier peut être accordé sous différentes formes:
|
| c) | L’Accord sectoriel ne s’applique pas au soutien public accordé en faveur des:
|
5. RENSEIGNEMENTS À LA DISPOSITION DES NON-PARTICIPANTS
Tout Participant répond, sur une base de réciprocité, à une demande d’un non-Participant avec qui il est en concurrence sur les conditions et modalités financières offertes pour son soutien public, comme s’il répondait à une demande d’un Participant.
6. AIDE
Les Participants ne fournissent pas de soutien sous forme d’aide, sauf pour financer des opérations humanitaires en suivant la procédure en matière d’attitudes communes.
7. MESURES VISANT À ÉVITER LES PERTES OU À LES RÉDUIRE AU MINIMUM
L’Accord sectoriel n’interdit pas aux Participants de convenir de modalités et conditions moins restrictives que celles qu’il prévoit, s’ils le font après que la convention de crédit à l’exportation et les documents annexes ont déjà pris effet et dans la seule intention d’éviter ou de réduire au minimum les pertes liées à des événements susceptibles d’occasionner des non-paiements ou des sinistres. Tout Participant adresse une notification à tous les autres Participants et au Secrétariat de l’OCDE (le Secrétariat) dans un délai de 20 jours ouvrables à compter de l’accord conclu entre le Participant et l’acheteur/l’emprunteur sur la modification des modalités et conditions financières. La notification comprend des informations sur les nouvelles modalités et conditions financières, y compris leur motivation, et s’effectue à l’aide du formulaire de notification figurant à l’appendice IV.
PARTIE 2
AÉRONEFS NEUFS
CHAPITRE I
Champ d’application
8. AÉRONEFS NEUFS
| a) | Pour les besoins de cet Accord sectoriel, on entend par “aéronef neuf”:
|
| b) | Sans préjudice des dispositions du paragraphe a) ci-dessus, un Participant peut accorder un soutien dans le cadre des conditions applicables aux aéronefs neufs pour des transactions dans lesquelles, après information préalable de ce Participant, des arrangements temporaires de financement ont été conclus à cause d’un retard dans l’octroi du soutien public; ce retard ne doit pas être supérieur à 18 mois. Dans ce cas, le délai de remboursement et la date finale de remboursement sont les mêmes que si la vente ou le crédit-bail de l’aéronef avait reçu le soutien public à la date de livraison initiale de l’aéronef. |
CHAPITRE II
Conditions et modalités financières
Les conditions et modalités financières des crédits à l’exportation englobent toutes les dispositions exposées dans le présent chapitre, qui doivent être lues conjointement.
9. MONNAIES ADMISES
Les monnaies éligibles au soutien financier public sont l’Euro, le yen japonais, la livre sterling, le dollar américain et les autres monnaies pleinement convertibles pour lesquelles des données sont disponibles en vue de déterminer les taux d’intérêt minimums mentionnés à l’appendice III.
10. ACOMPTE ET SOUTIEN PUBLIC MAXIMAL
| a) | Pour les opérations faisant intervenir un acheteur/emprunteur classé dans la catégorie de risque 1 (conformément au tableau 1 de l’appendice II):
|
| b) | Pour les opérations faisant intervenir un acheteur/emprunteur classé dans une des catégories de risques 2 à 8 (conformément au tableau 1 de l’appendice II):
|
| c) | Tout Participant qui applique l’article 8 b) ci-dessus déduit du montant maximum du soutien public le montant des remboursements du capital réputés dus depuis le point de départ du crédit pour que, au moment du tirage sur le crédit, l’encours soit le même que si un crédit à l’exportation bénéficiant d’un soutien public était fourni au moment de la livraison. Dans cette situation, préalablement à la livraison, le Participant devra avoir reçu une demande de soutien public. |
11. TAUX DE PRIME MINIMUM
| a) | Les Participants qui accordent un soutien public ne doivent pas appliquer de taux inférieur au taux de prime minimum défini conformément aux dispositions de l’appendice II, pour le montant du crédit à l’exportation bénéficiant du soutien public. |
| b) | Les Participants utilisent au besoin le modèle adopté de conversion de taux de prime pour convertir les marges par année calculés à partir de l’encours du soutien public et les différents taux de prime au départ calculés à partir du montant initial du soutien public. |
12. DÉLAI MAXIMUM DE REMBOURSEMENT
| a) | Le délai maximum de remboursement est de 12 ans pour tous les aéronefs neufs. |
| b) | À titre exceptionnel, et moyennant une notification préalable, un délai maximum de remboursement pouvant aller jusqu’à 15 ans est autorisé. Dans ce cas, une majoration égale à 35 % des taux de prime minimums calculés conformément à l’appendice II est appliquée. |
| c) | Il n’y a pas de prolongation du délai de remboursement d’un crédit à l’exportation bénéficiant d’un soutien public par partage pari passu des garanties avec les organismes de crédit privés. |
13. REMBOURSEMENT DU PRINCIPAL ET PAIEMENT DES INTÉRÊTS
| a) | Les Participants appliquent un dispositif de remboursement du principal et de paiement des intérêts correspondant à l’un des deux alinéas 1) ou 2) ci-dessous (20).
|
| b) | Nonobstant le paragraphe a) ci-dessus, et moyennant une notification préalable, le remboursement du principal peut être structuré de manière à inclure un paiement final, à une date spécifiée, de tous les montants restant dus. Dans ce cas, le remboursement du principal avant le paiement final sera structuré comme établi au paragraphe a) ci-dessus, sur la base d’une période d’amortissement tout au plus égale au délai maximum de remboursement autorisé pour les biens et services faisant l’objet du soutien. |
| c) | Nonobstant le paragraphe a) ci-dessus, le remboursement du principal peut être structuré selon des conditions moins favorables au débiteur. |
| d) | Les intérêts dus après le point de départ du crédit ne sont pas capitalisés. |
14. TAUX D’INTÉRÊT MINIMUMS
| a) | Les Participants fournissant un soutien financier public appliquent soit un taux d’intérêt variable minimum soit un taux d’intérêt fixe minimum, conformément aux dispositions de l’appendice III. |
| b) | S’agissant d’aéronefs à réaction d’un prix net au moins égal à 35 millions USD, un soutien financier public sur la base du TICR n’est fourni que dans des circonstances exceptionnelles. Tout Participant ayant l’intention de fournir un tel soutien notifie cette intention à tous les autres Participants au moins 20 jours civils avant l’engagement final, tout en précisant l’identité de l’emprunteur. |
| c) | Le taux d’intérêt exclut tout paiement prenant la forme de la prime visée à l’article 11 ci-dessus, et des commissions visées à l’article 16 ci-dessous. |
15. SOUTIEN DE TAUX D’INTÉRÊT
Les Participants qui fournissent un soutien de taux d’intérêt se conforment aux modalités et conditions financières de l’accord sectoriel et demandent aux banques et autres institutions financières prenant part à l’opération qui bénéficie d’un tel soutien de ne participer à cette opération qu’en des termes qui respectent à tous égards les modalités et conditions financières du présent Accord sectoriel.
16. COMMISSIONS
| a) | Dans les limites de la période de maintien de la prime, les Participants qui fournissent un soutien public sous forme de garantie pure appliquent une commission de maintien de prime sur la partie non tirée du soutien public pendant la période de maintien de la prime, comme suit:
|
| b) | Les Participants qui fournissent un soutien public sous forme de crédit direct/financement appliquent les commissions suivantes:
|
17. COFINANCEMENT
Sans préjudice des articles 14 et 16 ci-dessus, dans une situation de cofinancement où le soutien public est apporté sous forme de crédit direct et de garantie pure, et quand celle-ci représente au moins 35 % du montant bénéficiant d’un soutien public, le Participant qui fournit le crédit direct applique les mêmes modalités et conditions financières, y compris les commissions, que celles offertes par l’institution financière au titre de la garantie pure, de manière à parvenir à une équivalence globale des coûts entre le fournisseur de garantie pure et le fournisseur de crédit direct. Dans une telle situation, le Participant qui accorde ce soutien notifie les modalités et conditions financières offertes, y compris les commissions, conformément au formulaire de notification figurant à l’appendice IV.
PARTIE 3
AÉRONEFS D’OCCASION, MOTEURS DE RECHANGE ET PIÈCES DE RECHANGE, CONTRATS D’ENTRETIEN ET DE SERVICES
CHAPITRE I
Champ d’application
18. AÉRONEFS D’OCCASION ET AUTRES BIENS ET SERVICES
Cette partie de l’accord sectoriel s’applique aux aéronefs d’occasion, aux moteurs de rechange et aux pièces de rechange, aux transformations, aux modifications majeures, à la remise en état, ainsi qu’aux contrats d’entretien et de services en relation avec les appareils neufs ou d’occasion et les kits pour moteurs.
CHAPITRE II
Conditions et modalités financières
Les modalités et conditions financières, à l’exception du délai maximum de remboursement, sont appliquées conformément aux dispositions visées à la Partie 2 de cet Accord sectoriel.
19. APPAREILS D’OCCASION
| a) | Sous réserve du paragraphe b) ci-dessous, le délai maximum de remboursement pour les appareils d’occasion est établi conformément à l’âge de l’appareil, comme fixé ci-dessous:
|
| b) | Pour des appareils ayant fait l’objet d’une transformation, à la condition que l’opération se conforme à l’ensemble des exigences de l’article 19 de l’appendice II, et que par ailleurs le soutien public éventuellement accordé pour cette transformation ne soit pas fourni conformément à l’article 21 a) ci-dessous, le délai maximum de remboursement est établi en fonction d’une part de la période de temps écoulée depuis la date de transformation et d’autre part de l’âge de l’appareil, comme fixé ci-dessous: Délais de remboursement maximums pour des opérations adossées à des actifs portant sur des aéronefs transformés (années)
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
20. MOTEURS DE RECHANGE ET PIÈCES DE RECHANGE
| a) | Lorsque ces équipements sont achetés ou commandés en lien avec les moteurs qui doivent être montés sur un appareil neuf, le soutien public en faveur des moteurs de rechange peut être accordé selon les mêmes conditions et modalités financières que celles qui s’appliquent à l’appareil. |
| b) | Lorsque ces équipements sont achetés avec un aéronef neuf, le soutien public pour les pièces de rechange peut être accordé selon les mêmes conditions et modalités financières que celles qui s’appliquent à l’appareil, dans la limite de 5 % du prix net de l’appareil neuf et des moteurs installés; le paragraphe d) ci-dessous s’applique pour le soutien public accordé en faveur des pièces de rechange au-delà de cette limite de 5 %. |
| c) | Lorsque des moteurs de rechange ne sont pas achetés avec un aéronef neuf, le délai maximum de remboursement est de huit ans. Dans le cas de moteurs de rechange d’une valeur unitaire au moins égale à 10 millions USD, le délai maximum de remboursement peut être augmenté jusqu’à 10 ans, pour autant que l’opération se conforme à l’ensemble des exigences de l’article 19 de l’appendice II. |
| d) | Lorsque les autres pièces de rechange ne sont pas achetées avec un appareil neuf, le délai maximum de remboursement est fixé comme suit:
|
21. TRANSFORMATION/MODIFICATION MAJEURE/REMISE EN ÉTAT
| a) | Si une opération de transformation:
|
| b) | Pour une opération de modification majeure ou de remise en état, un Participant peut offrir un soutien public assorti d’un délai de remboursement inférieur ou égal à:
|
22. CONTRATS D’ENTRETIEN ET DE SERVICES
Les Participants peuvent offrir un soutien public assorti d’un délai de remboursement de trois ans au maximum.
23. KITS POUR MOTEURS
Les Participants peuvent offrir un soutien public assorti d’un délai de remboursement de cinq ans au maximum.
PARTIE 4
PROCÉDURES EN MATIÈRE DE TRANSPARENCE
Toutes les communications entre les correspondants désignés dans chaque pays participant se font par des moyens de communication en temps réel, par exemple le système de correspondance électronique administré par le Secrétariat en vue de faciliter la communication avec les Participants. Sauf disposition contraire, tous les renseignements échangés dans le cadre de cette partie de l’accord sectoriel sont traités comme confidentiels par tous les Participants.
24. INFORMATION SUR LE SOUTIEN PUBLIC
| a) | Dans le mois qui suit la date de l’engagement final, le Participant notifie les renseignements demandés à l’appendice IV à tous les autres Participants et en adresse une copie au Secrétariat. |
| b) | Aux fins de l’établissement de la marge de référence conformément à l’article 8 b) de l’appendice III, des données portant sur les marges en matière de garantie pure, telles qu’établies par l’article 8 c) et d) de l’appendice III, sont fournies au Secrétariat au plus tard cinq jours après la fin de chaque mois. |
25. DEMANDES DE RENSEIGNEMENTS
| a) | Tout Participant peut demander à un autre Participant des renseignements concernant l’utilisation des crédits à l’exportation qu’il accorde pour financer la vente ou le crédit-bail des aéronefs auxquels s’applique l’accord sectoriel. |
| b) | Tout Participant dont on a sollicité le soutien public peut adresser une demande de renseignements à un autre Participant, en indiquant les modalités et les conditions de crédit les plus favorables qu’il serait disposé à accorder. |
| c) | Le Participant ainsi interrogé répond dans un délai de sept jours civils et fournit en retour les renseignements les plus complets possible. Il indique de façon aussi précise que possible la décision qu’il va vraisemblablement prendre. Le cas échéant, il complète sa réponse dans les meilleurs délais. |
| d) | Une copie de toutes les demandes et réponses est adressée au Secrétariat. |
26. CONSULTATIONS DE VIVE VOIX
| a) | Dans une situation de concurrence, un Participant peut demander des consultations de vive voix avec un ou plusieurs Participants. |
| b) | Tout Participant donne suite à ces demandes dans un délai de dix jours ouvrables. |
| c) | Ces consultations ont lieu aussitôt que possible après l’expiration du délai de dix jours ouvrables. |
| d) | Le président des Participants et le Secrétariat se concertent sur les suites qu’il peut être nécessaire de donner. Le Secrétariat informe rapidement tous les Participants des résultats des consultations. |
27. CONSULTATIONS SPÉCIALES
| a) | Un Participant (le Participant auteur de la notification) qui a de bonnes raisons de penser que les conditions et modalités financières offertes par un autre Participant (le Participant répondant) sont plus généreuses que celles qui sont visées dans l’accord sectoriel en informe le Secrétariat; celui-ci le fait immédiatement savoir au Participant répondant. |
| b) | Le Participant répondant clarifie les conditions et modalités financières du soutien public considéré dans les cinq jours ouvrables qui suivent la communication de l’information par le Secrétariat. |
| c) | Après clarification par le Participant répondant, le Participant auteur de la notification peut demander que le Secrétariat organise une session de consultation spéciale avec le Participant répondant pour examiner la question dans un délai de cinq jours ouvrables. |
| d) | Le Participant répondant attend le résultat de la consultation qui est déterminé le jour même avant de poursuivre l’opération. |
28. PROCÉDURES EN MATIÈRE D’ATTITUDES COMMUNES ET PRÉSENTATION DE CES ATTITUDES
| a) | Les propositions d’attitude commune sont adressées au Secrétariat uniquement. L’identité de l’auteur n’est pas révélée dans le registre des attitudes communes du panneau d’affichage électronique. Cependant, le Secrétariat peut, sur demande, révéler oralement l’identité de l’auteur à un Participant. Le Secrétariat garde trace écrite de ces demandes. |
| b) | La proposition d’attitude commune est datée et se présente comme suit:
|
29. RÉPONSES AUX PROPOSITIONS D’ATTITUDE COMMUNE
| a) | Les réponses doivent parvenir dans un délai de 20 jours civils, mais les Participants sont encouragés à répondre à une proposition d’attitude commune aussi rapidement que possible. |
| b) | Dans leur réponse, les Participants peuvent accepter ou rejeter la proposition, demander des éléments d’information complémentaires, proposer une modification de l’attitude commune ou soumettre une contre-proposition d’attitude commune. |
| c) | Tout Participant qui ne se manifeste pas ou indique être sans opinion est réputé avoir accepté la proposition d’attitude commune. |
30. ACCEPTATION DES ATTITUDES COMMUNES
| a) | À l’expiration du délai de 20 jours civils, le Secrétariat informe tous les Participants de ce qu’il est advenu de la proposition d’attitude commune. Si les Participants ne l’ont pas tous acceptée, mais qu’aucun ne l’a rejetée, la proposition est maintenue pour un nouveau délai de huit jours civils. |
| b) | À l’expiration de ce nouveau délai, tout Participant qui n’a pas expressément rejeté la proposition d’attitude commune est réputé l’avoir acceptée. Cependant, tout Participant, y compris l’auteur de la proposition initiale, peut subordonner son acceptation de l’attitude commune à l’acceptation expresse de cette attitude par un ou plusieurs Participants. |
| c) | Si un Participant n’accepte pas un ou plusieurs élément(s) d’une attitude commune, il en accepte implicitement tous les autres éléments. |
31. DÉSACCORD SUR DES ATTITUDES COMMUNES
| a) | Si l’auteur de la proposition initiale et le Participant qui a proposé une modification de cette proposition ou soumis une contre-proposition ne peuvent s’entendre sur une attitude commune dans le délai supplémentaire de huit jours civils mentionné à l’article 30 ci-dessus, celui-ci peut être prorogé par consentement mutuel. Le Secrétariat informe tous les Participants de cette prorogation. |
| b) | Une attitude commune qui n’a pas été acceptée peut être réexaminée selon les procédures décrites aux articles 28 à 30 ci-dessus. Dans ces circonstances, les Participants ne sont pas liés par leur décision initiale. |
32. DATE DE PRISE D’EFFET DE L’ATTITUDE COMMUNE
Le Secrétariat informe tous les Participants de l’entrée en vigueur ou du rejet de la proposition d’attitude commune. L’attitude commune prend effet trois jours civils après avoir été ainsi annoncée.
33. DURÉE DE VALIDITÉ DES ATTITUDES COMMUNES
| a) | Sauf disposition contraire, toute attitude commune, une fois acceptée, reste valable pendant une période de deux ans suivant sa date de prise d’effet, à moins que le Secrétariat soit informé de ce qu’elle ne présente plus d’intérêt et que tous les Participants en soient d’accord. |
| b) | Si un Participant demande sa prorogation dans un délai de 14 jours civils à compter de la date d’expiration initiale, et en l’absence de désaccord, une attitude commune reste valable pendant une période supplémentaire de deux ans. Il peut être décidé de la proroger encore en suivant la même procédure. |
| c) | Le Secrétariat suit ce qui advient des attitudes communes et en tient les Participants dûment informés en mettant à jour, sur le panneau d’affichage électronique, “l’état des attitudes communes en vigueur”. En conséquence, le Secrétariat, entre autres tâches, publie tous les trimestres la liste des attitudes communes venant à expiration le trimestre suivant. |
| d) | Si un non-Participant qui produit des aéronefs concurrents le demande, le Secrétariat lui communique les attitudes communes en vigueur. |
34. ALIGNEMENT
| a) | Compte tenu des obligations internationales des Participants, tout Participant peut s’aligner sur les conditions et modalités financières offertes par un non-Participant. |
| b) | S’il souhaite s’aligner sur des modalités et conditions non conformes offertes par un non-Participant:
|
| c) | Si le Participant souhaitant s’aligner modifie ou renonce à son intention d’accorder un soutien sur les modalités et conditions notifiées, il en informe immédiatement tous les autres Participants. |
PARTIE 5
SUIVI ET RÉEXAMEN
35. SUIVI
Le Secrétariat suit la mise en œuvre de l’accord sectoriel et rend compte de ses observations aux Participants chaque année.
36. EXAMEN
Les Participants examinent les procédures et les dispositions du présent Accord sectoriel, en fonction des critères et de la périodicité indiqués aux paragraphes a) et b) ci-dessous.
| a) | Les Participants procèdent à l’examen de l’accord sectoriel comme suit:
|
| b) | L’examen visé au paragraphe a) 1) ci-dessus consiste à:
|
| c) | Eu égard à l’importance du processus d’examen, afin que les conditions et modalités contenues dans l’accord sectoriel continuent de répondre aux besoins des Participants, chaque Participant se réserve le droit de se retirer de l’accord sectoriel conformément à l’article 40 ci-dessous. |
37. TRAVAUX FUTURS
Il sera porté attention aux points suivants:
| a) | L’examen des pratiques des Participants concernant l’octroi de soutien public avant le point de départ du crédit. |
| b) | Les dispositions applicables aux prêts indirects. |
| c) | Un allongement des délais maximaux de remboursement au titre de l’article 19 pour des appareils d’occasion qui ont fait l’objet, préalablement à leur vente, d’une importante remise en état. |
| d) | Un allongement des délais maximaux de remboursement au titre de l’article 21 pour des contrats d’une valeur supérieure. |
| e) | Les dispositions applicables à la “remise en état” (article 21) et aux “services” (article 22). |
| f) | La procédure d’éligibilité aux dispositions relatives à la Convention du Cap. |
| g) | La définition d’un “Participant intéressé”. |
PARTIE 6
DISPOSITIONS FINALES
38. ENTRÉE EN VIGUEUR
La date d’entrée en vigueur du présent Accord sectoriel est le 1er février 2011.
39. RETRAIT
Tout Participant peut se retirer de l’accord sectoriel en avisant par écrit le Secrétariat à l’aide d’un moyen de communication en temps réel, par exemple par courrier électronique. Le retrait prend effet six mois après réception de la notification par le Secrétariat. Il n’affecte pas les accords conclus sur des opérations particulières avant la date de prise d’effet du retrait.
«Appendice I
Participation à l’accord sectoriel sur les crédits à l’exportation d’aéronefs civils
| 1. | Les Participants encouragent les non-Participants qui développent des capacités de production dans l’aéronautique civile à appliquer les règles de cet Accord sectoriel. Dans ce contexte, les Participants invitent les non-Participants à établir un dialogue avec eux portant sur les conditions leur permettant de rejoindre l’accord. |
| 2. | Le Secrétariat devrait s’assurer que tout non-Participant intéressé par une participation à l’accord sectoriel reçoive des informations complètes sur les modalités et conditions qui s’attachent à la participation à l’accord sectoriel. |
| 3. | Le non-Participant serait ensuite invité par les Participants à prendre part aux activités en rapport avec l’accord sectoriel et à assister aux réunions en qualité d’observateur. Cette invitation peut être faite pour une durée maximum de deux ans et peut être renouvelée une fois pour une nouvelle durée de deux ans. Pendant cette période le non-Participant sera invité à présenter une analyse de son système de crédit à l’exportation, en particulier dans le domaine des exportations d’aéronefs civils. |
| 4. | À la fin de cette période, le non-Participant indique s’il souhaite devenir Participant à l’accord sectoriel et en appliquer les règles; dans l’hypothèse d’une telle confirmation, le non-Participant contribue annuellement aux coûts associés à la mise en œuvre de l’accord sectoriel. |
| 5. | Le non-Participant intéressé est considéré comme un Participant 30 jours ouvrables après la confirmation visée au paragraphe 4 de cet appendice. |
«Appendice II
Taux de prime minimums
Cet appendice définit les procédures à utiliser pour déterminer la tarification du soutien public dans le cas d’une opération soumise à cet Accord sectoriel. La section 1 expose les procédures de classification des risques; la section 2 fixe les taux de prime minimums à facturer pour les appareils neufs et d’occasion, et la section 3 fixe les taux de prime minimums à facturer pour les moteurs de rechange, les pièces de rechange, la transformation/les modifications majeures/la remise en état, les contrats d’entretien et de service, et les kits pour moteurs.
| 1. | Les Participants ont adopté une liste de classification des risques (“la Liste”) applicable aux acheteurs/emprunteurs; cette classification reflète la notation de la dette de premier rang non garantie selon une échelle de notation commune comparable à celle de l’une des agences de notation de crédit (ANC). |
| 2. | Les classifications des risques sont établies par des experts nommés par les Participants, en fonction des catégories de risque indiquées dans le tableau 1 du présent appendice. |
| 3. | La Liste est contraignante à tous les stades de la transaction (campagne et livraison par exemple), sous réserve des dispositions de l’article 15 du présent appendice. |
I. ÉTABLISSEMENT DE LA LISTE DE CLASSIFICATION DES RISQUES
| 4. | La Liste est dressée et approuvée par les Participants avant l’entrée en vigueur du présent Accord sectoriel; elle est gérée par le Secrétariat et mise à la disposition de tous les Participants de façon confidentielle. |
| 5. | Sur demande, le Secrétariat peut informer de façon confidentielle un non-Participant fabricant d’aéronefs, de la catégorie de risque dans laquelle un acheteur/emprunteur a été classé; dans cette hypothèse, le Secrétariat informe tous les Participants de cette demande. Un non-Participant peut, à tout moment, proposer au Secrétariat des ajouts à la Liste. Tout non-Participant qui propose un ajout à la Liste peut prendre part à la procédure de classification des risques comme s’il était un Participant intéressé. |
II. MISE À JOUR DE LA LISTE DE CLASSIFICATION DES RISQUES
| 6. | Sous réserve des dispositions de l’article 15 de cet appendice, la Liste peut être mise à jour ponctuellement, soit dans le cas où un Participant signale sous quelque forme que ce soit, son intention d’appliquer une autre catégorie de risque que celle indiquée dans la Liste, soit lorsqu’un Participant a besoin d’une catégorie de risque pour un acheteur/emprunteur qui ne figure pas encore sur la Liste (21) (22). |
| 7. | Avant d’utiliser une catégorie de risque alternative ou nouvelle, tout Participant adresse au Secrétariat une demande pour que la Liste soit mise à jour en conséquence. Le Secrétariat diffuse cette demande auprès de tous les Participants dans un délai de deux jours ouvrables, sans mentionner l’identité du Participant qui a présenté cette demande. |
| 8. | Un délai de dix (23) jours ouvrables est accordé aux Participants intéressés pour approuver ou contester toute proposition de modification de la Liste; s’ils ne répondent pas dans ce délai, ils sont réputés approuver ladite proposition. Si aucune objection n’est formulée à la fin du délai de dix jours, la proposition de modification de la Liste est considérée comme approuvée. Le Secrétariat modifie la Liste en conséquence et envoie un message électronique dans un délai de cinq jours ouvrables; la Liste révisée devient contraignante à partir de la date de ce message. |
III. RÉSOLUTION DES DÉSACCORDS
| 9. | En cas d’objection à la catégorie de risque proposée, les Participants intéressés s’efforcent de parvenir à un accord au niveau des experts dans un délai supplémentaire de dix jours ouvrables après notification du désaccord. Tous les moyens nécessaires à la résolution du désaccord doivent être explorés, avec l’aide du Secrétariat au besoin (conférence téléphonique ou consultations de vive voix par exemple). Si les Participants intéressés s’entendent sur une catégorie de risque dans ce délai de dix jours ouvrables, ils en informent le Secrétariat qui actualise la Liste en conséquence et envoie un message électronique dans les cinq jours ouvrables qui suivent. La Liste modifiée devient contraignante à partir de la date de ce message. |
| 10. | Si le désaccord n’est pas résolu entre les experts dans un délai de dix jours ouvrables, la question est soumise aux Participants afin qu’ils se prononcent sur la catégorie à retenir, dans un délai qui ne dépasse pas cinq jours ouvrables. |
| 11. | En l’absence d’accord final, un Participant peut faire appel à une agence de notation de crédit pour déterminer la catégorie de risque à assigner à l’acheteur/l’emprunteur. Dans ce cas, le président des Participants adresse, au nom des Participants et dans un délai de dix jours ouvrables, une communication à l’acheteur/l’emprunteur. Cette communication inclut les termes de référence en vue de la consultation relative à l’évaluation des risques, tels que convenus par les Participants. La classification des risques ainsi établie est reportée dans la Liste et devient contraignante dès que le Secrétariat envoie un message portant achèvement de la procédure de mise à jour dans un délai de cinq jours ouvrables. |
| 12. | Sauf accord contraire, le coût d’un tel recours à une agence de notation de crédit est supporté par l’acheteur/l’emprunter intéressé. |
| 13. | Pendant les procédures visées aux articles 9 à 11 du présent appendice, la classification des risques en vigueur (lorsqu’elle est disponible sur la Liste) demeure applicable. |
IV. DURÉE DE VALIDITÉ DES CLASSIFICATIONS
| 14. | Les classifications des risques applicables sont celles qui figurent dans la Liste mise à jour par le Secrétariat; les indications et les engagements en matière de taux de prime ne peuvent être fournis qu’en conformité avec ces classifications des risques. |
| 15. | Les classifications des risques ont une durée maximale de validité de 12 mois à compter de la date indiquée dans la Liste par le Secrétariat, aux fins d’indications et d’engagements définitifs de taux de prime par les Participants; la durée de validité d’une opération donnée peut être prolongée de 18 mois à partir du moment où un engagement ou un engagement final a été pris et où des commissions de maintien de prime sont perçues. Les classifications des risques peuvent faire l’objet d’une révision durant la période de validité de 12 mois dans l’hypothèse de modifications significatives du profil de risque de l’acheteur/l’emprunteur telles qu’un changement de notation émanant d’une agence de notation de crédit. |
| 16. | Sauf si un Participant en demande la mise à jour au moins 20 jours ouvrables avant l’échéance de la période de validité d’une classification des risques, le Secrétariat retire cette classification à l’occasion de la plus proche mise à jour de la Liste. Le Secrétariat diffuse cette demande de mise à jour auprès de tous les Participants dans un délai de deux jours ouvrables, sans mentionner l’identité du Participant qui a présenté la demande; les procédures visées aux articles 9 à 11 du présent appendice s’appliquent. |
V. DEMANDE DE CLASSIFICATION DE RISQUE ACHETEUR/EMPRUNTEUR
| 17. | Au stade de la campagne, tout acheteur/emprunteur qui souhaite connaître la catégorie de risque dont il relève mais ne figure pas encore sur la Liste peut, à ses frais, demander à une agence de notation de crédit de lui assigner une catégorie de risque à titre indicatif. Cette information ne figurera pas dans la Liste, mais les Participants pourront s’y référer pour procéder à leur propre évaluation des risques. |
I. ÉTABLISSEMENT DES TAUX DE PRIME MINIMUMS
| 18. | Les articles 19 à 60 du présent appendice fixent les taux de prime minimums correspondant à la catégorie de risque dont un acheteur/emprunteur relève (ou, si l’entité est différente, la principale source du remboursement de la transaction). |
| 19. | Les Participants peuvent fournir un soutien public au taux de prime minimum ou à un taux supérieur si toutes les conditions ci-dessous sont réunies:
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 20. | Aux fins de l’article 19 du présent appendice:
|
| 21. | Les taux de prime minimums devant être appliqués à une transaction peuvent être fixés avant la livraison, que ce soit à l’engagement, à l’engagement final, ou à une autre date marquant le début d’une période de maintien de prime à la durée définie. Le taux de prime final fixé sous forme de prime au départ ou de marge annuelle, ou toute combinaison de ces deux modes de facturation devant être appliquée à la transaction, se conforme au taux de prime minimum ainsi établi ainsi qu’aux facteurs obligatoires d’atténuation des risques requis par l’article 19 b) du présent appendice, à la date à laquelle les taux de prime minimums ont été fixés. Ces modalités s’appliquent pendant toute la durée de la période de maintien de prime et peuvent être réexaminés uniquement à l’expiration de cette période, auquel cas les taux de prime minimums ainsi que les facteurs obligatoires d’atténuation de risques requis par l’ASU en vigueur à ce moment-là s’appliquent et peuvent être fixés pour une période ultérieure de maintien de prime. |
| 22. | En application de l’article 11 du présent Accord sectoriel, les taux de prime minimums devant être appliqués se composent des taux liés au risque (TLR) minimums, auxquels est ajoutée une majoration reflétant le marché (MRS), conformément aux dispositions des articles 23 à 35 ci-après. |
| 23. | À compter de l’entrée en vigueur de cet Accord sectoriel, les TLR sont les suivants: Tableau 2 Taux liés aux risques
|
| 24. | Les TLR sont réactualisés chaque année, sur la base de la moyenne mobile sur 4 ans du “Loss Given Default” (LGD) de Moody’s. Le LGD approprié pour procéder à cette réactualisation est fondée sur les prêts bancaires garantis de premier rang assortis d’une sûreté de premier rang, et se calcule comme suit: Tableau 3
| |||||||||||||
| 25. | Un facteur d’ajustement du TLR est déterminé comme suit: LGD retenu = facteur d’ajustement du TLR 19 % |
| 26. | Afin de déterminer les TLR réactualisés, le facteur d’ajustement du TLR est multiplié par les TLR figurant dans le tableau 2 ci-dessus. |
| 27. | Les TLR résultant des opérations de réactualisation visées ci-dessus seront applicables à compter du 15 avril de chaque année suivante. Lorsque les TLR résultant de l’opération annuelle de réactualisation sont déterminés, le Secrétariat communique sans délai à tous les Participants les taux applicables et les rend publics. |
| 28. | Pour chacune des catégories de risques, une majoration liée au marché (MLM) est calculée comme suit: MLM = B*[(0,5*MCS)-TLS] où:
|
| 29. | Lorsque les catégories de risque reposent sur plusieurs notes, une moyenne des marges correspondantes sera établie. La marge établie pour la notation BBB- est celle applicable à la catégorie de risque 1. |
| 30. | Afin de prendre en compte le fait que les actifs font l’objet de sûretés, les marges MCS sont réduites de 50 %. La différence entre les MCS ainsi réduites et les TLS est ensuite affectée d’un coefficient de pondération qui varie de 70 % à 35 % comme indiqué dans le tableau 4 ci-dessous. Si cette opération aboutit à une marge MLM négative, celle-ci n’est pas déduite par la suite. Tableau 4 Coefficients de pondération
|
| 31. | Les MLM sont mises à jour chaque trimestre, selon les modalités suivantes et les MCS qui en résultent sont applicables à compter du 15 janvier, du 15 avril, du 15 juillet et du 15 octobre de chaque année. À la suite de chaque opération de mise à jour, le Secrétariat informe sans délai l’ensemble des Participants des MLM applicables ainsi que des taux minimums qui en découlent préalablement à leur date de prise d’effet. |
| 32. | L’augmentation des taux de prime minimums qui résulte des opérations de mise à jour des MLM sera plafonnée à 10 % par rapport aux taux de prime minimums applicables le trimestre précédent. Ainsi les taux de prime minimums (établis par addition des TLR et de MLM) seront bornés au maximum à 200 % des TLR et au minimum à 100 % des TLR. |
| 33. | Les taux de prime résultant de l’application de l’article 32 pour les catégories de risque 2 à 8 seront ajustés, au besoin, afin de garantir que le taux de prime pour chaque catégorie de risque ne soit pas inférieur à celui de la catégorie de risque immédiatement inférieure à cette dernière (c’est-à-dire un taux de prime pour la catégorie “x” qui serait inférieur à celui de la catégorie “x-1” serait ajusté à la hausse pour atteindre le niveau du taux de prime de la catégorie “x-1”). |
| 34. | Pour déterminer les taux de prime minimums:
|
| 35. | Les taux de prime minimums sont publiés sur le site web de l’OCDE selon le format du tableau 5 ci-dessous. Tableau 5 Taux de prime minimums (Durée de remboursement de 12 ans, opération adossée à des actifs)
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
II. ABATTEMENT SUR LES TAUX DE PRIME MINIMUMS
| 36. | Dans le respect des dispositions de l’article 37 du présent appendice, un abattement sur les taux de prime minimums établis conformément à la sous-section I ci-dessus est autorisé si:
|
| 37. | L’abattement sur les taux de prime minimums établis conformément à la sous-section I ci-dessus ne dépasse pas 10 % du taux de prime minimum applicable. |
| 38. | Pour être inclus sur la Liste Cape Town, un État doit:
|
| 39. | Pour être éligible aux dispositions de l’article 36 du présent appendice, une entité territoriale doit:
|
| 40. | Préalablement à l’entrée en vigueur de cet Accord sectoriel, les Participants fournissent au Secrétariat une première Liste Cape Town ayant recueilli leur accord. Les mises à jour de la Liste Cape Town sont effectuées conformément aux dispositions des articles 41 à 53 du présent appendice. |
| 41. | Tout Participant ou non-Participant qui accorde un soutien public pour un aéronef peut proposer au Secrétariat d’ajouter un État à la Liste Cape Town. Cette proposition doit comprendre:
|
| 42. | Le Secrétariat diffusera un message électronique contenant la proposition dans un délai de cinq jours ouvrables. |
| 43. | Tout Participant ou non-Participant qui accorde un soutien public pour un aéronef peut proposer de radier un État de la Liste Cape Town s’il considère que cet État a soit adopté des mesures incompatibles avec les obligations découlant de la Convention du Cap, soit n’a pas adopté les mesures requises au titre de ces obligations. À cette fin, le Participant ou le non-Participant soumettra une proposition de radiation de la Liste Cape Town, une description complète des circonstances qui ont motivé la proposition de radiation, par exemple des mesures prises par l’État qui sont incompatibles avec les obligations découlant de la Convention du Cap, ou le fait de ne pas avoir appliqué la législation requise au titre de ces obligations. Le Participant ou le non-Participant qui soumet la proposition de radiation de la Liste Cape Town doit fournir tout document d’appui qui serait disponible, et le Secrétariat diffusera un message électronique contenant cette proposition dans un délai de cinq jours ouvrables. |
| 44. | Tout Participant ou non-Participant qui accorde un soutien public pour un aéronef peut demander la réintégration d’un État qui a été précédemment radié de la Liste Cape Town, dans le cas où cette réintégration est justifiée par des actions ou par d’autres faits correcteurs intervenus ultérieurement. Une telle proposition est accompagnée d’une description des circonstances qui ont abouti à la radiation de l’État, ainsi que d’un rapport portant sur les mesures correctrices ultérieures qui viennent à l’appui de la réintégration. Le Secrétariat diffusera un message électronique contenant cette proposition dans un délai de cinq jours ouvrables. |
| 45. | Les Participants peuvent accepter ou contester une proposition soumise conformément aux articles 41 à 44 du présent appendice dans un délai de 20 jours ouvrables à compter de la date de soumission de la proposition (“période 1”). |
| 46. | Si, à l’issue de la Période 1 et dans la situation décrite à l’article 43 du présent appendice, sauf si la proposition a été retirée par le Participant ou le non-Participant qui l’a proposée, sur la base de preuves d’actions ou d’événements correctifs, aucune contestation de la proposition n’a été formulée, la modification proposée de la Liste Cape Town est réputée approuvée par tous les Participants. Le Secrétariat modifie la Liste Cape Town en conséquence et envoie un message électronique dans un délai de cinq jours ouvrables. La liste ainsi mise à jour prend effet à la date du message. |
| 47. | En cas de contestation de la proposition de mise à jour de la Liste Cape Town, les Participants et les non-Participants opposés à la proposition doivent, au cours de la Période 1, fournir une explication écrite de la raison de leur désaccord. Après que le Secrétariat de l’OCDE a communiqué à tous les Participants la contestation écrite, les Participants doivent faire tout leur possible pour parvenir à un accord dans un délai de dix jours ouvrables supplémentaires (“période 2”). |
| 48. | Les Participants informent le Secrétariat du résultat de leurs débats. Si un accord est trouvé au cours de la période 2, le Secrétariat, si nécessaire, mettra à jour en conséquence la Liste Cape Town et enverra un message électronique dans les cinq jours ouvrables suivants. La liste ainsi mise à jour prend effet à la date du message. |
| 49. | En l’absence d’accord durant la période 2, le président des Participants au présent Accord sectoriel (“le président”) fera tout son possible pour faciliter un consensus entre les Participants, dans les vingt jours ouvrables (“période 3”) suivant immédiatement la période 2. Si, à la fin de la période 3, aucun consensus n’est trouvé, une résolution finale est établie selon les procédures suivantes:
|
| 50. | Si, après qu’une proposition a été soumise conformément à l’article 41 du présent appendice, les Participants ou le président ont déterminé qu’un État ne remplit pas les conditions pour être ajouté à la Liste Cape Town, un Participant ou un non-Participant peut soumettre une autre proposition demandant que les Participants réexaminent l’éligibilité de l’État en question. Le Participant ou le non-Participant auteur de la proposition aborde les raisons qui ont motivé l’inéligibilité telle qu’elle a été déterminée initialement. Il doit aussi se procurer et fournir un questionnaire mis à jour sur la Convention du Cap. Cette nouvelle proposition est soumise au processus énoncé aux articles 45 à 51 du présent appendice. |
| 51. | En cas de modification de la liste des pays qualifié conformément aux procédures définies à l’article 49 du présent appendice, le Secrétariat publie un message électronique contenant la Liste Cape Town mise à jour dans les cinq jours ouvrables suivant cette modification. La liste ainsi mise à jour prend effet à la date du message. |
| 52. | Par ailleurs, la radiation ou la réintégration d’un État sur la Liste Cape Town après tirage sur le crédit concernant un aéronef ne modifie pas les TPM établis pour cet aéronef. |
| 53. | Dans le cadre du processus défini aux articles 41 à 51 du présent appendice, les Participants ne doivent divulguer aucune information concernant les vues et positions exprimées. |
| 54. | Les Participants suivent la mise en œuvre des articles 41 à 53 du présent appendice et l’examinent annuellement ou interviennent à la demande d’un Participant. |
| 55. | Pour les aéronefs neufs et d’occasion, les taux de prime minimums applicables peuvent faire l’objet des ajustements suivants:
|
III. TRANSACTIONS NON ADOSSÉES À DES ACTIFS
| 56. | Nonobstant les dispositions de l’article 19 a) du présent appendice, les Participants peuvent fournir des crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public pour des transactions non adossées à des actifs, à condition que l’une des conditions suivantes soit réunie:
|
| 57. | Les dispositions des articles 36 à 52 du présent appendice ne s’appliquent pas aux crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public fournis en application de l’article 56 du présent appendice. |
| 58. | Les taux de prime minimums applicables aux opérations de soutien public portant sur tous les biens et services autres que les appareils d’occasion visés par la partie 3 du présent Accord sectoriel sont établis comme suit:
|
| 59. | Les dispositions des articles 36 à 52 du présent appendice s’appliquent au soutien public portant sur les moteurs de rechange adossés à des actifs visés par l’article 20 a) et c) du présent Accord sectoriel ainsi qu’au soutien fourni au titre du premier tiret de l’article 21 a) 1) du présent Accord sectoriel. |
| 60. | Les dispositions de l’article 55 du présent appendice s’appliquent aussi au soutien public portant sur tous les biens et services autres que les appareils d’occasion visés par la partie 3 du présent Accord sectoriel. |
«ANNEXE 1
DÉCLARATIONS QUALIFICATIVES
| 1. | Aux fins d’application de la section 2 de l’appendice II et à chaque fois que l’accord sectoriel y fait référence, l’expression “déclarations qualificatives”, signifie qu’une partie contractante à la Convention du Cap (partie contractante):
|
| 2. | Les déclarations visées à l’article 1 a) de la présente annexe sont les suivantes:
|
| 3. | Les déclarations visées à l’article 1 b) de la présente annexe sont les suivantes:
|
| 4. | Concernant l’article XI du Protocole aéronautique, la déclaration qualificative visée à l’article 2 a) de la présente annexe, dans le cas des États membres de l’Union européenne, est réputée faite par un État membre pour les besoins de cet article, si le droit national de cet État membre a été modifié pour se conformer aux dispositions de la variante A de l’article XI du Protocole aéronautique (avec un délai d’attente maximal de 60 jours civils). Les déclarations visées à l’article 2 c) et e) de la présente annexe sont réputées faites, pour les besoins de cet Accord sectoriel, si les réglementations de l’Union européenne ou des États membres en question sont largement similaires aux dispositions des articles de cette annexe. Pour ce qui concerne l’article 2 c) de la présente annexe, il est convenu que les réglementations de l’Union européenne [Règlement (CE) no 593/2008 sur la loi applicable aux obligations contractuelles] sont largement similaires à l’article VIII du Protocole aéronautique. |
«ANNEXE 2
QUESTIONNAIRE SUR LA CONVENTION DU CAP
I. RENSEIGNEMENTS PRÉLIMINAIRES
Veuillez indiquer:
| 1. | Le nom et l’adresse complète du cabinet d’avocats qui remplit le questionnaire. |
| 2. | L’expérience pertinente du cabinet d’avocats, qui peut être une expérience des processus législatifs et constitutionnels relatifs à la mise en œuvre de conventions internationales dans l’État et une expérience spécifique des questions relatives à la Convention du Cap, notamment une fourniture de conseils à un gouvernement sur la mise en œuvre et l’application de la Convention du Cap ou de conseils au secteur privé, ou le contrôle du respect des droits des créanciers dans l’État qu’il est proposé d’ajouter à la Liste Cape Town; |
| 3. | Si le cabinet d’avocats intervient ou a l’intention d’intervenir dans des opérations pouvant bénéficier d’une réduction de taux de prime minimums si l’État proposé est ajouté à la Liste de la Convention du Cap (25); |
| 4. | La date à laquelle le questionnaire a été rempli. |
II. QUESTIONS
1. Déclarations qualificatives
| 1.1. | L’État (26) a-t-il fait chacune des déclarations qualificatives conformément aux dispositions de l’annexe 1 à l’appendice II de l’accord sectoriel sur les crédits à l’exportation d’aéronefs civils (dont chacune est une “déclaration qualificative”)? En particulier, concernant les déclarations relatives à la “méthode d’exécution des mesures” [article 2 d)] et aux “remèdes opportuns” [article 2 e)], veuillez préciser si l’une de ces déclarations ou les deux ont été faites. |
| 1.2. | Veuillez expliquer en quoi les déclarations faites diffèrent, le cas échéant, des dispositions de la question 1.1. |
| 1.3. | Veuillez confirmer que l’État n’a fait aucune des déclarations figurant à l’article 3 de l’annexe 1 à l’appendice II de l’accord sectoriel sur les crédits à l’exportation d’aéronefs civils. |
2. Ratification
| 1.1. | L’État a-t-il ratifié, accepté, approuvé la Convention du Cap et le Protocole aéronautique (la “Convention”) ou y a-t-il adhéré? Pourriez-vous indiquer la date de ratification/adhésion et décrire brièvement le processus d’adhésion ou de ratification? |
| 1.2. | La Convention et les déclarations qualificatives qui ont été faites ont-elles force de loi sur l’ensemble du territoire de l’État sans qu’aucun autre acte ou loi d’application soit nécessaire, ou sans l’adoption d’une loi ou réglementation supplémentaire? |
| 1.3. | Dans l’affirmative, veuillez expliquer brièvement le processus qui donne à la Convention et aux déclarations qualificatives force de loi. |
3. Effet du droit national et local
| 1.1. | Décrivez et indiquez, le cas échéant, la loi d’application et la (les) réglementation(s) concernant la Convention et chaque déclaration qualificative faite par l’État. |
| 1.2. | La Convention et les déclarations qualificatives, transposées dans le droit national (27) (“Convention et déclarations qualificatives”) l’emporte-t-elle ou prime-t-elle sur une loi nationale, une réglementation, un décret, un précédent juridique ou une pratique réglementaire contradictoire? Dans l’affirmative, veuillez décrire le processus (28), et dans la négative, veuillez fournir des détails. |
| 1.3. | Existe-t-il des lacunes dans la mise en œuvre de la Convention et des déclarations qualificatives? Dans l’affirmative, veuillez décrire ces lacunes (29). |
4. Décisions de justice et décisions administratives
| 1.1. | Veuillez décrire tous les éléments, notamment des pratiques juridiques, réglementaires ou administratives, qui pourraient faire que les tribunaux, les autorités ou les organismes administratifs ne donnent pas pleinement effet à la Convention et aux déclarations qualificatives (30), (31). |
| 1.2. | À votre connaissance, y a-t-il eu une mesure d’application juridique ou administrative prise par un créancier en vertu de la Convention? Dans l’affirmative, veuillez décrire cette mesure et indiquer si elle a été efficace. |
| 1.3. | À votre connaissance, depuis la ratification/mise en œuvre, est-il arrivé que les tribunaux de cet État refusent de faire appliquer les obligations de remboursement de prêt d’un emprunteur ou d’un garant dans cet État, contrairement à la Conventions et aux déclarations qualificatives? |
| 1.4. | À votre connaissance, y a-t-il d’autres éléments qui peuvent déterminer si les tribunaux et les organismes administratifs vont agir conformément à la Convention et aux déclarations qualificatives? Dans l’affirmative, veuillez préciser. |
«Appendice III
Taux d’intérêt minimums
L’octroi d’un soutien financier public ne doit ni équilibrer ni compenser, en partie ou en totalité, le taux de prime approprié qui doit être facturé au titre du risque de non-paiement conformément aux dispositions de l’appendice II.
1. TAUX D’INTÉRÊT MINIMUM VARIABLE
| a) | Le taux d’intérêt minimum variable est le taux de référence applicable à la monnaie concernée, tel que défini par l’autorité compétente (“taux variable de référence”) (32), l’échéance correspondant à la fréquence des remboursements d’intérêts d’un crédit à l’exportation bénéficiant d’un soutien public, auquel est ajoutée une marge de référence calculée conformément à l’article 8 du présent appendice. |
| b) | Le mécanisme de mise en place du taux d’intérêt variable varie comme suit, en fonction du profil de remboursement choisi:
|
| c) | Lorsqu’un soutien financier public est fourni pour des prêts à taux variable, les acheteurs/emprunteurs peuvent avoir la possibilité de passer d’un taux flottant à un taux fixe, à condition que les conditions suivantes soient réunies:
|
2. TAUX D’INTÉRÊT FIXE MINIMUM
Le taux d’intérêt minimum fixe est soit:
| a) | le taux de swap concernant la monnaie concernée par le crédit à l’exportation bénéficiant du soutien public, dont l’échéance est égale au taux interpolé pour les deux périodes annuelles disponibles les plus proches de la durée de vie moyenne pondérée du prêt. Le taux d’intérêt est fixé deux jours ouvrables avant chaque date d’utilisation du crédit SOIT |
| b) | le taux d’intérêt commercial de référence (TICR) établi conformément aux dispositions fixées aux articles 3 à 7 du présent appendice, |
auquel s’ajoute, dans les deux cas, la marge de référence calculée conformément à l’article 8 f) du présent appendice.
3. ÉTABLISSEMENT DU TICR
| a) | Un TICR sera publié pour l’Euro, le yen japonais, la livre sterling et le dollar américain et, sous réserve de la soumission d’une demande par un Participant intéressé, l’une ou l’autre des monnaies visées à l’article 9 du présent Accord sectoriel par l’ajout d’une marge fixe de 120 points de base à l’un des trois rendements suivants (taux de base):
|
| b) | Le TICR est calculé tous les mois à partir des données du mois précédent et notifié au Secrétariat, cinq jours au plus après la fin du mois. Le Secrétariat fait alors connaître immédiatement les taux applicables à tous les autres Participants et les rend publics. Les TICR prennent effet le 15 de chaque mois. |
| c) | Tout Participant ou tout non-Participant peut demander qu’un TICR soit établi pour la monnaie d’un non-Participant. En consultation avec le non-Participant, tout Participant ou le Secrétariat agissant pour le compte de ce non-Participant peut faire une proposition visant à établir le TICR dans cette monnaie en suivant la procédure en matière d’attitudes communes, conformément aux dispositions des articles 28 à 33 du présent Accord sectoriel. |
4. VALIDITÉ DU TICR
| a) | Maintien du TICR: le TICR s’appliquant à une opération ne doit pas être maintenu plus de six mois de la date à laquelle il a été choisi (date du contrat à l’exportation ou toute date d’application ultérieure) à la date d’accord de crédit. Si l’accord de crédit n’est pas signé dans ce délai et que le TICR est déterminé de nouveau pour six mois de plus, le nouveau TICR est appliqué au taux en vigueur à la date de la redétermination. |
| b) | Après la date de l’accord de crédit, le TICR s’applique à des périodes de tirage ne dépassant pas six mois. Après la première période de tirage de six mois, le TICR est déterminé de nouveau pour les six mois qui suivent; le nouveau TICR est le taux en vigueur au premier jour de la nouvelle période de six mois et ne peut être inférieur au taux initialement choisi (procédure à renouveler à chaque nouvelle période de tirage de six mois). |
5. APPLICATION DES TAUX D’INTÉRÊT MINIMUMS
Dans le cadre des dispositions de l’accord de crédit, l’emprunteur n’est pas autorisé à passer d’un financement à taux variable bénéficiant d’un soutien public à un financement assorti d’un TICR présélectionné, ni d’un TICR présélectionné au taux à court terme du marché en vigueur à toute date de paiement des intérêts pendant toute la durée du prêt.
6. REMBOURSEMENT ANTICIPÉ DE PRÊTS À TAUX D’INTÉRÊT FIXE
En cas de remboursement anticipé volontaire de tout ou partie d’un prêt à taux d’intérêt fixe, comme prévu à l’article 2 du présent appendice, ou lorsque le TICR appliqué dans le cadre de l’accord de crédit est remplacé par un taux variable ou un taux de swap, l’emprunteur indemnise l’institution qui apporte son soutien financier public pour tous les coûts et pertes découlant de cette action, et notamment l’institution gouvernementale pour le coût que lui occasionne le remplacement de la partie des revenus à taux fixe interrompus par le remboursement anticipé.
7. MODIFICATION IMMÉDIATE DES TAUX D’INTÉRÊT
Lorsque l’évolution du marché impose de notifier la modification d’un TICR en cours de mois, le nouveau taux est applicable dix jours ouvrables après réception de cette notification par le Secrétariat.
8. MARGE DE RÉFÉRENCE
| a) | Une marge de référence applicable au taux variable de référence à trois mois pour le dollar américain est calculée chaque mois conformément au paragraphe b) à l’aide des données notifiées au Secrétariat conformément au paragraphe c), et prend effet le quinzième jour de chaque mois. Une fois calculée, la marge de référence LIBOR trois mois est notifiée par le Secrétariat aux Participants et rendue publique. |
| b) | La marge de référence applicable au taux variable de référence à trois mois pour le dollar américain correspond au taux équivalent à la moyenne des 50 % plus faibles marges au-dessus: i) du taux variable de référence à trois mois s’appliquant aux opérations à taux variables, et ii) du taux variable de référence à trois mois applicable à la marge de référence en USD interpolé par échange (swap) de l’émission à taux fixe pour un équivalent à taux variable facturé dans les opérations à taux fixes ou les émissions sur les marchés de capitaux. Dans l’un ou l’autre cas, les marges indiquées dans les rapports mensuels présentés par les Participants concernés seront celles des opérations réalisées au cours des trois mois pleins précédant la date d’entrée en vigueur précisée au paragraphe a) ci-dessus. Les opérations/émissions utilisées dans le calcul de la marge de référence doivent répondre aux conditions suivantes:
|
| c) | Les Participants notifient une marge au moment où le taux en est connu et cette marge continue de figurer dans leur rapport pendant trois mois pleins. En cas d’opérations distinctes correspondant à des événements de tarification multiples, ils n’essaient pas de faire coïncider les événements ultérieurs de tarification avec les notifications ex post. |
| d) | Les Participants notifient les opérations à la date où la marge à long terme est réalisée. Dans le cas des opérations exécutées par des banques (y compris PEFCO), la date de réalisation de la marge est celle de la première des éventualités suivantes: i) émission d’un engagement final du Participant, ii) fixation de la marge après l’engagement, iii) tirage du crédit, et iv) fixation de la marge à long terme après le tirage. Si plusieurs tirages ont lieu dans le cadre du même mandat bancaire et à la même marge, la notification porte uniquement sur le premier appareil. Si le crédit est financé au moyen d’émissions sur le marché des capitaux, la date de réalisation de la marge est celle de la fixation du taux à long terme, qui est en général la date de l’émission obligataire. Dans le cas de plusieurs tirages au titre de la même obligation et à la même marge, la notification porte uniquement sur le premier appareil. |
| e) | La marge de référence applicable au taux variable de référence à trois mois pour le dollar américain s’applique aux opérations à taux variable et est fixée au plus tôt à la date de l’engagement final. |
| f) | Pour une opération à taux fixe, la marge de référence applicable est déterminée par échange (swap) du taux variable de référence à trois mois applicable à la marge de référence en USD en une marge équivalente sur le taux fixe applicable, comme prévu à l’article 2 du présent appendice, au plus tôt à la date de l’engagement final, et est fixée au plus tôt à cette date. |
| g) | Un suivi de la marge de référence est effectué par les Participants et ceux-ci examinent le mécanisme qui établit cette marge sur demande de tout Participant. |
«Appendice IV
Formulaire de notification
a) Renseignements de base
| 1. | Pays auteur de la notification. |
| 2. | Date de la notification. |
| 3. | Nom de l’autorité/de l’organisme procédant à la notification. |
| 4. | Numéro de référence. |
b) Renseignements relatifs à l’acheteur/l’emprunteur/le garant
| 5. | Nom et pays de l’acheteur. |
| 6. | Nom et pays de l’emprunteur. |
| 7. | Nom et pays du garant. |
| 8. | Statut de l’acheteur/l’emprunteur/le garant: souverain, banque privée, autre entité privée. |
| 9. | Catégorie de risque dont relève l’acheteur/l’emprunteur/le garant. |
c) Conditions et modalités financières
| 10. | Sous quelle forme le soutien public est-il apporté, par exemple garantie pure, soutien financier public? |
| 11. | Si un soutien financier public est fourni, s’agit-il de crédit direct, de refinancement ou de soutien de taux d’intérêt? |
| 12. | Description de la transaction bénéficiant du soutien, y compris le fabricant, le modèle d’aéronef et le nombre d’appareils. |
| 13. | Date de l’engagement final. |
| 14. | Devise du crédit. |
| 15. | Montant du crédit, en millions USD, d’après l’échelle suivante: |
| Catégorie | Montant du crédit |
| I | 0-200 |
| II | 200-400 |
| III | 400-600 |
| IV | 600-900 |
| V | 900–1 200 |
| VI | 1 200 –1 500 |
| VII | 1 500 –2 000 (*1) |
| 16. | Pourcentage de soutien public. |
| 17. | Délai de remboursement. |
| 18. | Profil et fréquence de remboursements — y compris, le cas échéant, durée moyenne pondérée. |
| 19. | Durée séparant le point de départ du crédit et le premier remboursement du principal. |
| 20. | Taux d’intérêt:
|
| 21. | Prime totale facturée sous forme de:
|
| 22. | En cas de crédit/financement direct, commissions prélevées sous forme de:
|
| 23. | Durée de maintien de la prime. |
| 24. | En cas de garantie pure, commissions de maintien de prime. |
| 25. | Conditions de structuration de l’opération: facteurs d’atténuation du risque/majoration de prime appliquée. |
| 26. | Le cas échéant, indiquer l’impact de la Convention du Cap sur les taux de prime appliqués. |
«Appendice V
Liste de définitions
| Acheteur/emprunteur | : | inclut (sans s’y limiter) les entités commerciales comme les compagnies aériennes et les bailleurs, ainsi que les entités souveraines (ou, s’il s’agit d’une entité différente, la source principale de remboursement de l’opération). |
| Adossé à des actifs | : | opération qui remplit les conditions définies à l’article 19 a) de l’appendice II. |
| Aéronef neuf | : | voir l’article 8 a) du présent Accord sectoriel. |
| Agence de notation de crédit | : | l’une des agences de notation de réputation internationale ou toute autre agence de notation que les Participants sont prêts à accepter. |
| Attitude commune | : | accord des Participants concernant, pour une opération donnée ou dans des circonstances particulières, des conditions et modalités financières spécifiques en matière de soutien public; l’attitude commune ne prévaut sur les dispositions de l’accord sectoriel que pour l’opération ou les circonstances spécifiées. |
| Classification des risques pays | : | classification par risque des pays Participants à l’Arrangement sur les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public telle que publiée sur le site web de l’OCDE. |
| Contrat ferme | : | accord entre le fabricant et la personne qui prend livraison de l’aéronef ou de moteurs en tant qu’acheteur, ou, dans le cadre d’un dispositif de cession-bail, en tant que preneur au titre d’un contrat de cinq ans au moins, définissant un engagement contraignant (à l’exclusion de ceux qui concernent les options non exercées), dont l’inexécution entraîne une responsabilité juridique. |
| Convention du Cap | : | Convention relative aux garanties internationales portant sur les matériels d’équipement mobiles et son Protocole sur les matériels d’équipement aéronautiques, signés au Cap. |
| Couverture d’assurance conditionnelle | : | dispositif de soutien public qui fournit, en cas de défaut de paiement au titre de risques définis, une indemnisation du bénéficiaire après un délai d’attente prédéterminé; pendant ce délai le bénéficiaire n’a pas le droit d’être indemnisé par le Participant. L’indemnisation au titre d’une couverture d’assurance conditionnelle est subordonnée à la validité et aux exceptions figurant dans la documentation sous-jacente ainsi que dans la transaction sous-jacente. |
| Crédit à l’exportation | : | dispositif d’assurance, de garantie ou de financement permettant à un acheteur étranger de biens et/ou de services exportés d’en différer le paiement pendant un certain temps; le crédit à l’exportation peut prendre la forme d’un crédit-fournisseur accordé par l’exportateur, ou d’un crédit-acheteur, par lequel la banque de l’exportateur ou une autre institution financière accorde un crédit à l’acheteur (ou à sa banque). |
| Délai de remboursement | : | période commençant au point de départ du crédit et prenant fin à la date contractuelle du remboursement final du principal. |
| Durée moyenne pondérée | : | temps requis pour rembourser la moitié du principal du crédit. Il s’agit de la durée (en années) séparant le point de départ du crédit et chaque remboursement du principal, pondérée par la fraction du principal remboursée à chaque échéance de remboursement. |
| Engagement final | : | il existe un engagement final lorsque le Participant s’engage à appliquer des conditions et modalités financières précises et complètes, sous la forme d’un accord réciproque ou d’un acte unilatéral. |
| Engagement | : | toute déclaration, sous quelque forme que ce soit, par laquelle la volonté ou l’intention d’accorder un soutien public est communiquée au pays bénéficiaire, à l’acheteur, à l’emprunteur, à l’exportateur ou à l’institution financière, y compris, sans limitation, des lettres d’éligibilité ou de commercialisation. |
| Équipements fournis par l’acheteur | : | équipements fournis par l’acheteur et incorporés à l’appareil pendant le processus de fabrication ou de remise en état, à la livraison ou avant la livraison, comme l’atteste l’acte de vente du fabricant. |
| Équivalence globale des coûts | : | la valeur nette actualisée des taux de prime, des coûts des intérêts et des commissions prélevées au titre d’un financement direct, calculée en pourcentage du montant du financement direct est égale à la valeur nette actualisée de la somme des taux de prime, des coûts des intérêts et des commissions prélevées au titre de la garantie pure, calculée en pourcentage du montant du crédit bénéficiant de la garantie pure. |
| Garantie pure | : | soutien public accordé par un gouvernement ou pour le compte d’un gouvernement sous la forme de la seule garantie ou assurance des crédits à l’exportation, c’est-à-dire ne bénéficiant pas d’un soutien financier public. |
| Kits pour moteur | : | ensemble de pièces destinées à améliorer la fiabilité, la longévité et/ou les performances du moteur sans sa dépose, par l’introduction de technologies. |
| Modèle de conversion de taux de prime | : | modèle adopté par les Participants et mis à leur disposition, à utiliser aux fins de cet Accord sectoriel pour convertir les primes de départ en marges par an et inversement; le taux d’intérêt et le taux d’actualisation utilisés est de 4,6 %; ce taux fait l’objet d’un examen régulier par les Participants. |
| Modification majeure/remise en état | : | opérations de reconfiguration ou d’amélioration d’un aéronef de transport de passagers ou de fret. |
| Non adossé à des actifs | : | opération qui ne remplit pas les conditions définies à l’article 19 a) de l’appendice II. |
| Notification préalable | : | notification faite dix jours civils au moins avant tout engagement, à l’aide du formulaire de notification figurant à l’appendice IV. |
| Opération non souveraine | : | opération qui ne répond pas à la description faite à l’article 57 b) de l’appendice II. |
| Opération souveraine: | : | opération qui répond à la description faite à l’article 56 b) de l’appendice II. |
| Participant intéressé | : | un Participant qui i) fournit un soutien public pour des cellules ou des moteurs d’aéronefs entièrement ou partiellement fabriqués sur son territoire, ii) possède un intérêt commercial substantiel ou une expérience avec l’acheteur/l’emprunteur concerné, ou iii) s’est vu demander par un fabricant/exportateur d’apporter un soutien public à l’acheteur/emprunteur concerné. |
| Période de maintien de prime | : | sous réserve des dispositions de l’article 36 b) de l’appendice II, période(s) pendant laquelle (lesquelles) le taux de prime ainsi que les facteurs obligatoires d’atténuation des risques y relatifs offerts pour une opération sont maintenus; ne doit pas dépasser 18 mois à compter de sa date de fixation, jusqu’à la date du dernier tirage. |
| Point de départ du crédit | : | pour la vente d’aéronefs, y compris d’hélicoptères, de moteurs de rechange et de pièces de rechange, la date effective à laquelle l’acheteur prend physiquement possession des biens, ou la date moyenne pondérée à laquelle l’acheteur prend physiquement possession des biens. Dans le cas des services, le dernier point de départ du crédit est la date de l’envoi des factures au client ou de l’acceptation du service par le client. |
| Prix net | : | le prix d’un article facturé par son fabricant ou son fournisseur, après avoir tenu compte de toutes les réductions de prix et autres avances en compte, moins tous les autres crédits ou concessions de toute nature y afférents ou pouvant être raisonnablement envisagés, tels que mentionnés dans une déclaration contraignante de chacun des fabricants d’aéronefs et de moteurs –la déclaration du fabricant des moteurs n’est exigée que lorsqu’elle est pertinente au vu de la forme prise par la convention d’achat– ou, le cas échéant, des prestataires de services, et étayés par la documentation requise par la partie qui apporte le soutien public en vue de confirmer ledit prix net. Les droits à l’importation et les taxes (tels que la TVA) ne sont pas inclus dans le prix net. |
| Soutien de taux d’intérêt | : | peut prendre la forme d’un accord entre un gouvernement, ou une institution agissant pour le compte d’un gouvernement d’une part, et des banques ou autres institutions financières d’autre part, qui autorise la fourniture de crédits à l’exportation à taux fixe, à un taux égal ou supérieur au taux d’intérêt fixe minimum applicable. |
| Taux d’échange | : | un taux fixe égal au taux semestriel et destiné à échanger une dette à taux variable contre une dette à taux fixe (offre), placé sur n’importe quel opérateur indépendant fournissant des indicateurs de marché, tel que Telerate, Bloomberg, Reuters, ou leurs équivalents, à 11h00 (heure de New York), deux jours ouvrables avant la date d’utilisation du crédit. |
| Transformation | : | un changement significatif dans la conception type de l’appareil se traduisant par sa transformation en un autre type d’appareil (notamment la transformation d’un appareil de transport de passagers en bombardier d’eau, en aéronef cargo, en appareil de recherches ou de secours, en appareil de surveillance ou en avion d’affaires), sous réserve de certification par l’autorité compétente en matière d’aviation civile. |
«ANNEXE IV
ACCORD SECTORIEL SUR LES CRÉDITS À L’EXPORTATION POUR DES PROJETS DANS LES DOMAINES DES ÉNERGIES RENOUVELABLES, DE L’ATTÉNUATION ET DE L’ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE ET DES RESSOURCES EN EAU
Le présent Accord sectoriel vise à offrir des conditions et modalités financières adaptées pour des projets dans certains secteurs identifiés, notamment dans le cadre d’initiatives internationales, comme contribuant de façon significative à l’atténuation du changement climatique, notamment les projets dans le secteur des énergies renouvelables, les projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et les projets à haute efficacité énergétique, l’adaptation au changement climatique ainsi que les projets dans le domaine des ressources en eau. Les Participants au présent Accord sectoriel conviennent que les conditions et modalités financières de l’accord sectoriel, qui complète l’Arrangement, devront être mises en œuvre d’une manière conforme à l’objet de l’Arrangement.
CHAPITRE I
Champ d’application de l’accord sectoriel
1. CHAMP D’APPLICATION POUR LES PROJETS DANS LES SECTEURS DES ÉNERGIES RENOUVELABLES DONT LA LISTE FIGURE À L’APPENDICE I
| a) | Le présent Accord sectoriel expose les conditions et modalités qui s’appliquent aux crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public relatif à des contrats dans les secteurs éligibles dont la liste figure à l’appendice I du présent Accord sectoriel pour:
|
| b) | Le présent Accord sectoriel ne s’applique pas aux postes de dépenses situés en dehors des limites du site de la centrale et incombant généralement à l’acheteur, en particulier, au poste d’alimentation en eau non directement lié au fonctionnement de la centrale, aux charges liées à la mise en état du terrain, aux routes, aux installations d’hébergement du personnel de chantier, aux lignes électriques et à la ligne d’interconnexion, ainsi qu’aux frais à engager dans le pays de l’acheteur du fait des procédures officielles d’approbation (par exemple autorisation d’implantation, permis de construire), sauf que:
|
2. CHAMP D’APPLICATION POUR LES PROJETS DANS LES SECTEURS DE L’ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE ÉLIGIBLES À L’APPENDICE II
| a) | Le présent Accord sectoriel expose les conditions et modalités financières qui s’appliquent aux crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public relatif à des contrats dans un des secteurs dont la liste figure à l’appendice II du présent Accord sectoriel. Cette liste de secteurs et, le cas échéant, des critères de performance technologiquement neutre utilisés pour définir l’éligibilité d’un projet, peut être modifiée conformément aux dispositions relatives au réexamen énoncées à l’article 10 du présent Accord sectoriel. |
| b) | Ces contrats concernent l’exportation de projets complets ou de parties de projets, à savoir l’ensemble des composants, de l’équipement, des matières et des services (y compris la formation du personnel) directement nécessaires à la construction et à la mise en service d’un projet identifiable, à condition:
|
3. CHAMP D’APPLICATION POUR LES PROJETS D’ADAPTATION ÉLIGIBLES À L’APPENDICE III
| a) | Le présent Accord sectoriel expose les conditions et modalités financières qui s’appliquent aux crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public relatif à des contrats pour des projets qui satisfont aux critères énoncés à l’appendice III du présent Accord sectoriel. |
| b) | Ces contrats concernent l’exportation de projets complets ou de parties de projets, à savoir l’ensemble des composants, de l’équipement, des matières et des services (y compris la formation du personnel) directement nécessaires à la construction et à la mise en service d’un projet identifiable, à condition:
|
| c) | Le présent Accord sectoriel s’applique à la modernisation des projets existants afin de prendre en considération les préoccupations liées à l’adaptation, dans les cas où la durée de vie économique du projet est susceptible d’être prolongée d’au moins la période de remboursement considérée. Si ce critère n’est pas rempli, les conditions de l’Arrangement s’appliquent. |
4. CHAMP D’APPLICATION POUR LES PROJETS DANS LE SECTEUR DES RESSOURCES EN EAU
Le présent Accord sectoriel expose les conditions et modalités financières qui s’appliquent aux crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public relatif à des contrats pour l’exportation de projets complets ou de parties de projets concernant l’approvisionnement en eau destinée à la consommation humaine et les installations de traitement des eaux usées:
| a) | L’infrastructure d’alimentation en eau des communes, y compris les ménages et les petites entreprises, c’est-à-dire la purification de l’eau en vue de l’obtention d’eau potable, et le réseau de distribution (y compris la maîtrise des fuites). |
| b) | Les installations de collecte et de traitement des eaux usées, c’est-à-dire la collecte et le traitement des eaux usées ménagères et industrielles et des eaux d’égout, y compris les procédés de réutilisation ou de recyclage des eaux et le traitement des boues liées directement à ces activités. |
| c) | La modernisation de ces installations lorsque ces travaux sont susceptibles de prolonger la durée de vie économique de l’installation d’au moins la durée de remboursement du crédit qui doit être accordé. Si ce critère n’est pas rempli, les dispositions qui s’appliquent sont celles de l’Arrangement. |
CHAPITRE II
Dispositions applicables aux crédits à l’exportation
5. DÉLAIS MAXIMUMS DE REMBOURSEMENT
| a) | Pour les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public relatif à des contrats dans les secteurs dont la liste figure à l’appendice I, et pour les projets dans le domaine des ressources en eau définis à l’article 4 du présent Accord sectoriel, le délai maximum de remboursement est de 18 ans. |
| b) | Pour les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public relatif à des contrats d’une valeur d’au moins 10 millions DTS dans les classes de projets dont la liste figure à l’appendice II, le délai maximum de remboursement est fixé comme suit:
|
| c) | Pour les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public relatif à des contrats d’une valeur de moins de 10 millions DTS dans les classes de projets dont la liste figure à l’appendice II, le délai maximum de remboursement est fixé comme suit:
|
| d) | Pour les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public relatif à des contrats d’une valeur d’au moins 10 millions DTS destinés à des projets soutenus conformément aux dispositions de l’appendice III, le délai maximum de remboursement est de 15 ans. |
6. REMBOURSEMENT DU PRINCIPAL ET PAIEMENT DES INTÉRÊTS
| a) | Les Participants appliquent le calendrier de remboursement du principal et de paiement des intérêts précisé aux alinéas 1) ou 2) ci-après:
|
| b) | Le principal est remboursable et les intérêts sont payables à intervalles de six mois au plus, le premier versement du principal et des intérêts intervenant au plus tard six mois après le point de départ du crédit. |
| c) | À titre exceptionnel et si cela est dûment justifié, un soutien public peut être accordé selon des modalités autres que celles énoncées aux paragraphes a) et b) ci-dessus. Ce soutien devra s’expliquer par le manque de concordance entre le calendrier des rentrées de fonds du débiteur et le profil du service de la dette dans le cas d’un profil de remboursement par versements semestriels égaux et devra satisfaire aux critères suivants:
|
| d) | Les intérêts dus après le point de départ du crédit ne sont pas capitalisés. |
CHAPITRE III
Procédures
7. NOTIFICATION PRÉALABLE
| a) | Tout Participant qui entend accorder son soutien conformément aux dispositions du présent Accord sectoriel adresse une notification préalable au moins dix jours civils avant la prise de tout engagement, conformément:
|
| b) | Pour les projets relevant des classes énumérées à l’appendice II du présent Accord sectoriel, cette notification comprend une description détaillée du projet montrant en quoi le projet satisfait aux critères du soutien, tels qu’énoncés à l’article 2 b) du présent Accord sectoriel. |
| c) | Pour les projets soutenus conformément aux dispositions de l’appendice III du présent Accord sectoriel, cette notification comprend:
|
| d) | Nonobstant le paragraphe a) 1) ci-dessus, si le Participant à l’origine de la notification entend accorder son soutien assorti d’un délai de remboursement supérieur à 15 ans et/ou conformément à l’article 6 c) du présent Accord sectoriel, il adresse une notification préalable au moins dix jours civils avant la prise de tout engagement, conformément à l’article 45 de l’Arrangement. |
| e) | Tout Participant informera tous les autres Participants de la décision finale qu’il aura prise à l’issue de la discussion, en vue de faciliter l’examen de l’expérience acquise. |
CHAPITRE IV
Suivi et réexamen
8. TRAVAUX FUTURS
Les Participants conviennent d’examiner les sujets suivants:
| a) | Les primes de risque ajustées en fonction du délai de remboursement. |
| b) | Les conditions applicables aux centrales à combustibles fossiles caractérisées par de faibles émissions/une haute efficacité énergétique, y compris la définition de la maturité des procédés de captage, d’utilisation et de stockage du CO2. |
| c) | Les bâtiments à consommation d’énergie quasi-nulle. |
| d) | Les projets utilisant la pile à combustible. |
9. SUIVI ET RÉEXAMEN
| a) | Le Secrétariat rendra compte annuellement de la mise en œuvre du présent Accord sectoriel. |
| b) | Les Participants réexamineront régulièrement le champ d’application et les autres dispositions du présent Accord sectoriel, et au plus tard à la fin de 2020. |
| c) | L’appendice II sera réexaminé à intervalles réguliers, notamment à la demande d’un Participant, en vue de déterminer si une classe et/ou un type de projet doit être ajouté à la liste ou en être retiré, ou si des seuils doivent être modifiés. Les propositions relatives à des nouvelles classes et/ou de nouveaux types de projet devront être étayées par des informations indiquant en quoi les projets de cette classe/de ce type satisfont aux critères énoncés à l’article 2 b) du présent Accord sectoriel et devront suivre la méthodologie exposée à l’appendice IV. |
| d) | Les Participants entameront un réexamen de l’appendice III du présent Accord sectoriel d’ici la fin de l’année 2020, afin d’évaluer les initiatives internationales dans le domaine de l’adaptation, les conditions de marché, ainsi que l’expérience tirée des procédures de notification, dans le but de déterminer si les définitions, critères de projet, conditions et modalités devront être prolongées et/ou modifiées. |
| e) | Après le 31 décembre 2027, les conditions et modalités prévues au titre de l’appendice III cesseront d’être applicables sauf décision contraire des Participants. |
«Appendice I
Secteurs des énergies renouvelables
Les secteurs des énergies renouvelables ci-après pourront bénéficier des conditions et modalités financières exposées dans le présent Accord sectoriel à condition qu’il soit tenu compte de leurs impacts conformément à la Recommandation du Conseil de 2012 sur des approches communes concernant les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public et le devoir de diligence environnementale et sociale (33) (telle que modifiée ultérieurement par les Membres du Groupe de travail de l’OCDE sur les crédits et garanties de crédit à l’exportation (CGE) et adoptée par le Conseil de l’OCDE):
| a) | L’éolien (34). |
| b) | La géothermie. |
| c) | L’électricité produite à partir de l’énergie des marées et des courants marins. |
| d) | L’électricité produit à partir de l’énergie des vagues. |
| e) | L’électricité osmotique. |
| f) | Le photovoltaïque. |
| g) | Le solaire thermique. |
| h) | L’énergie thermique des mers. |
| i) | La bioénergie: l’ensemble de la biomasse durable, le gaz d’enfouissement, le gaz provenant des installations de traitement des eaux usées, l’énergie produite à partir du biogaz ou le combustible provenant des installations de production de bioénergie. Par “biomasse”, il convient d’entendre la fraction biodégradable des produits, des déchets et des résidus agricoles (substances végétales et animales comprises), forestiers et des branches d’activité connexes, ainsi que la fraction biodégradable des déchets industriels et urbains. |
| j) | Les projets hydroélectriques. |
| k) | L’efficience énergétique dans les projets d’énergies renouvelables. |
«Appendice II
Secteurs de l’atténuation du changement climatique
| CLASSE DE PROJET | DÉFINITION | OBJECTIF | NORMES UTILISÉES | DÉLAI DE REMBOURSEMENT |
| Classe de projet A: Captage, utilisation et stockage du dioxyde de carbone | ||||
| TYPE 1: Centrales à combustible fossile avec captage, utilisation et stockage du dioxyde de carbone | Procédé consistant à séparer le flux de CO2 des émissions produites par les centrales à combustible fossile et à le transporter jusqu’à un site de stockage géologique permanent et sûr sur le plan écologique ou à l’utiliser comme produit de base ou d’alimentation dans la production de biens ou de services. | Assurer des niveaux peu élevés d’émission de carbone pour les centrales à combustible fossile. | L’intensité de carbone doit être égale ou inférieure à 350 tonnes métriques de CO2 par GWh rejetées dans l’atmosphère (35); ou Pour tous les projets, le taux de captage et de stockage doit permettre de réduire les émissions de carbone de la centrale de 65 % ou plus; ou Le taux de captage doit être d’au moins 85 % du CO2 émis par l’équipement indiqué dans la demande de crédit à l’exportation bénéficiant d’un soutien public. Le taux de 85 % s’applique dans les conditions normales de fonctionnement. | 18 ans |
| Classe de projet A: Captage, utilisation et stockage du dioxyde de carbone | ||||
| TYPE 2: Projets de captage, d’utilisation et de stockage de dioxyde de carbone | Procédé consistant à séparer le CO2 provenant de sources industrielles ou d’installations de production d’énergie, à le transporter jusqu’à un site de stockage géologique permanent et sûr sur le plan écologique ou à l’utiliser comme produit de base ou d’alimentation dans la production de biens ou de services. | Réduire sensiblement les émissions de carbone provenant des sources existantes. | Pour tous les projets, le taux de captage et de stockage doit permettre de réduire les émissions de carbone provenant de sources industrielles ou d’installations de production d’énergie de 65 % ou plus; ou Le taux de captage doit être d’au moins 85 % du CO2 émis par l’équipement indiqué dans la demande de crédit à l’exportation bénéficiant d’un soutien public. Le taux de 85 % s’applique dans les conditions normales de fonctionnement. | 18 ans |
| CLASSE DE PROJET | DÉFINITION | OBJECTIF | NORMES UTILISÉES | DÉLAI DE REMBOURSEMENT |
| Classe de projet B: Remplacement des combustibles fossiles | ||||
| TYPE 1: Production d’énergie à partir de déchets | Unité de production d’énergie par traitement thermique (notamment par gazéification) de divers déchets solides. | Compenser les émissions de GES résultant de l’utilisation d’électricité classique et réduire les émissions futures de GES tels que le méthane qui émanent normalement des déchets. | Dans le cas d’un cycle de vapeur, une chaudière (ou un générateur de vapeur) doit avoir un rendement de conversion d’au moins 75 % fondé sur la valeur inférieure du pouvoir calorifique (36). Dans le cas de la gazéification, le rendement de gazéification doit être d’au moins 65 % fondé sur la valeur inférieure du pouvoir calorifique (37). | 15 ans |
| Classe de projet B: Remplacement des combustibles fossiles | ||||
| TYPE 2: Centrales hybrides | Centrale électrique utilisant à la fois une source d’énergie renouvelable et un combustible fossile. | Afin de respecter la norme de disponibilité des installations, une centrale à combustible fossile est nécessaire pour les périodes où l’électricité produite à partir de la source d’énergie renouvelable n’est pas disponible ou pas suffisante. La source à combustible fossile permet l’utilisation d’énergie renouvelable dans la centrale hybride, ce qui réduit sensiblement l’émission de carbone par rapport à une centrale classique à combustible fossile. | Modèle1: Deux sources de production séparées: une unité utilisant une énergie renouvelable et une unité utilisant un combustible fossile. Le projet sera conçu de façon qu’au moins 50 % de sa production annuelle totale prévue provienne de l’unité utilisant de l’énergie renouvelable. Modèle 2: Une seule source de production utilisant à la fois de l’énergie renouvelable et un combustible fossile. Le projet sera conçu de façon qu’au moins 75 % de l’énergie utile produite provienne de la source à énergie renouvelable. | 15 ans |
| CLASSE DE PROJET | DÉFINITION | OBJECTIF | NORMES UTILISÉES | DÉLAI DE REMBOURSEMENT |
| Classe de projet C: Efficacité énergétique | ||||
| TYPE 1: Production combinée de chaleur et d’électricité | Production simultanée de formes multiples d’énergie (électrique, mécanique et thermique) dans un système intégré unique. La production de l’unité combinée comprendra de l’énergie électrique ou de l’énergie mécanique et de la chaleur à usage commercial, industriel, et/ou résidentiel. | Une proportion allant jusqu’à deux tiers de l’énergie primaire utilisée pour produire de l’électricité dans les centrales thermiques classiques est perdue sous forme de chaleur. La production combinée de chaleur et d’électricité peut donc être une solution efficace pour réduire les émissions de GES. La production combinée est possible avec toutes les machines à chaleur et avec tous les combustibles (y compris la biomasse et le solaire) à partir de centrales à condensation allant de quelques kW à 1 000 MW (38). | Efficacité globale d’au moins 75 % fondée sur la valeur inférieure du faible pouvoir calorifique (39). | 15 ans |
| Classe de projet C: Efficacité énergétique | ||||
| TYPE 2: Chauffage et/ou refroidissement urbain | Réseau de transport/distribution d’énergie thermique allant de l’unité de production au point d’utilisation finale. | Améliorer l’efficacité du chauffage urbain par la construction de réseaux de canalisations de vapeur et/ou d’eau chaude à haute efficacité thermique, à la fois en réduisant au minimum les pertes de charge des canalisations et des convertisseurs, et en augmentant l’utilisation des rejets thermiques. Le refroidissement urbain est une technologie intégrative qui peut contribuer de façon importante à réduire les émissions de dioxyde de carbone et la pollution atmosphérique et à accroître la sécurité énergétique, par le remplacement des climatiseurs individuels, par exemple. | La conductivité thermique des canalisations de chauffage/refroidissement urbain sera inférieure à 80 % de la conductivité thermique requise par la norme européenne EN253:2009 (à revoir lorsque cette norme sera mise à jour). | 15 ans |
| CLASSE DE PROJET | DÉFINITION | OBJECTIF | NORMES UTILISÉES | DÉLAI DE REMBOURSEMENT | ||||||||||||||
| Classe de projet C: Efficacité énergétique | ||||||||||||||||||
| TYPE 3: Réseaux électriques intelligents | Réseaux d’électricité intégrés utilisant des technologies avancées, dotés de capacités dynamiques améliorées permettant de suivre et de contrôler l’entrée et la sortie de tous leurs éléments techniques (tels que la production d’électricité, solutions de gestion de réseaux, convertisseurs et systèmes de courant continu à haute tension (HVDC), systèmes de transport flexibles en courant alternatif (FACTS), systèmes électriques spéciaux (SPS), transport, distribution, stockage d’électricité, solutions d’électronique de puissance pour réseaux électriques intelligents, réduction de consommation d’électricité, compteurs et ressources d’énergie distribuée). TIC conformes aux normes internationales du secteur industriel telles que NIST-SGIP et ETSI-CEN-Cenelec. | Permettre aux gestionnaires de réseau, aux gestionnaires de systèmes de transport et de distribution, aux utilisateurs du réseau, aux propriétaires des installations de stockage, aux gestionnaires des compteurs, aux fournisseurs d’applications et de services ou aux gestionnaires des bourses d’électricité de créer des systèmes électriques économiques, écologiques, équilibrés et durables dans lesquels les pertes dues au transport seront réduites et les niveaux de qualité de fourniture d’énergie, de sécurité, de stabilité du réseau, de fiabilité, de captage des énergies renouvelables et d’efficacité sur le plan des coûts seront optimisés grâce au soutien apporté à des contrats de fourniture faisant intervenir principalement des exportations de technologies et de services novateurs et ultra-performants. | Les normes 1, 2 (a ou b) et 3 devront être respectées.
| 15 ans | ||||||||||||||
«Appendice III
Critères d’éligibilité pour les projets d’adaptation au changement climatique
Un projet est éligible aux conditions et modalités financières énoncées dans le présent Accord sectoriel si:
| a) | L’adaptation au changement climatique est le principal objectif du projet, et qu’il est explicitement mentionné et expliqué dans la planification du projet et les documents d’accompagnement que cet objectif est fondamental pour la conception du projet. |
| b) | La proposition de projet comprend une analyse et une identification des risques et vulnérabilités spécifiques et pertinentes liées au changement climatique, ainsi que la manière dont les mesures ou technologies envisagées permettent d’y remédier directement. |
| c) | Il existe une étude menée par une tierce partie indépendante, soit séparément soit comme partie intégrante de la planification du projet faisant l’objet d’une diffusion publique, par exemple d’une publication sur le site internet d’une institution nationale. Cette étude évalue les risques et vulnérabilités spécifiques et pertinents liés au changement climatique, ainsi que la manière dont les mesures prévues par le projet permettent d’y remédier directement. |
| d) | La durée de vie utile du projet dépasse 15 ans. |
«Appendice IV
Méthodologie à utiliser pour déterminer l’éligibilité des secteurs du point de vue de l’article 2 du présent accord sectoriel
Lorsqu’ils proposent l’ajout d’une classe ou d’un type de projet à l’appendice II du présent Accord sectoriel, les Participants doivent fournir une description détaillée de la classe ou du type de projet proposé et indiquer en quoi ces projets satisfont aux critères énoncés à l’article 2 b) du présent Accord sectoriel; ces informations doivent comprendre:
| a) | Une évaluation de la contribution directe de la classe ou du type de projet à l’atténuation du changement climatique, notamment une comparaison de la performance du secteur, fondée sur des données mesurables concernant les émissions de carbone ou d’équivalent CO2 et/ou la haute efficacité énergétique, avec des technologies classiques et plus récentes; cette comparaison doit, dans tous les cas, être fondée sur des mesures quantitatives, telles qu’une diminution des émissions par unité produite. |
| b) | Une description des normes techniques et de performance de la classe ou du type de projet proposé, notamment des informations sur l’existence d’éventuelles meilleures techniques disponibles (MTD) en la matière; au besoin, il sera expliqué dans cette description en quoi la technologie en question marque une amélioration par rapport à la MTD existante. |
| c) | Une description des obstacles financiers existants pour la classe ou le type de projet proposé, notamment d’éventuels besoins financiers ou conditions du marché, et l’indication des dispositions du présent Accord sectoriel qui sont censées permettre la réalisation de ces projets. |
«Appendice V
Liste de définitions
| Gaz à effet de serre | : | les gaz à effet de serre sont le dioxyde de carbone, le méthane, le protoxyde d’azote, les hydrofluorocarbures, les hydrocarbures perfluorés et l’hexafluorure de soufre. | ||||||
| Grand projet hydroélectrique | : | conformément à la définition de la Commission internationale des grands barrages (CIGB), un grand barrage est un barrage d’une hauteur de 15 mètres ou plus à partir de la fondation. Les barrages dont la hauteur est comprise entre 5 et 15 mètres et dont le volume du réservoir est supérieur à 3 millions m3 entrent aussi dans la catégorie des grands barrages. | ||||||
| Meilleures techniques disponibles | : | conformément à la définition de la directive 96/61/CE de l’Union européenne (article 2, point 11), par “meilleures techniques disponibles” on entend le stade de développement le plus efficace et avancé des activités et de leurs modes d’exploitation, démontrant l’aptitude pratique de techniques particulières à constituer, en principe, la base des valeurs limites d’émission visant à éviter et, lorsque cela s’avère impossible, à réduire de manière générale les émissions et l’impact sur l’environnement dans son ensemble:
| ||||||
| Zone desservie par le réseau | : | système synchronisé de fournisseurs d’énergie et de consommateurs connectés par des lignes de transport et de distribution, et gérés par un ou plusieurs centres de contrôle |
«ANNEXE V
ACCORD SECTORIEL SUR LES CRÉDITS À L’EXPORTATION D’INFRASTRUCTURES FERROVIAIRES
Les Participants au présent Accord sectoriel conviennent que les conditions et modalités financières de l’accord sectoriel, qui complète l’Arrangement, devront être mises en œuvre d’une manière conforme à l’objet de l’Arrangement.
CHAPITRE I
Champ d’application de l’accord sectoriel
1. CHAMP D’APPLICATION
| a) | Le présent Accord sectoriel expose les conditions et modalités financières qui s’appliquent aux crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public relatifs à des contrats visant des actifs d’infrastructures ferroviaires et autres transports guidés essentiels au fonctionnement des trains, en particulier les dispositifs de contrôle (tels que les systèmes de signalisation et autres technologies de l’information), l’électrification, les voies, les fils et câbles aériens, les pylônes, le matériel roulant, les transports à câbles, les trolleybus et les travaux de construction dans ce domaine. |
| b) | Les différents types de systèmes de transport sur voie pouvant bénéficier d’un soutien conformément aux conditions de la présente annexe sont les suivants:
|
CHAPITRE II
Dispositions applicables aux crédits à l’exportation
2. DÉLAIS MAXIMUMS DE REMBOURSEMENT