Décision (UE) 2025/1115 (version consolidée)
| CELEX | 02025D1115-20250602 |
| Type | Décision (consolidé) |
| Date | lundi 2 juin 2025 |
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série L |
| 2025/1115 | 2.6.2025 |
DÉCISION (UE) 2025/1115 DU CONSEIL
du 12 mai 2025
relative à la position à prendre au nom de l’Union européenne au sein du groupe d’experts de l’accord européen relatif au travail des équipages des véhicules effectuant des transports internationaux par route (AETR) et au sein du groupe de travail des transports routiers de la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (CEE-ONU) en ce qui concerne une proposition visant à aligner l’AETR sur les principales modifications récemment apportées au règlement (CE) no 561/2006
LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 91, en liaison avec l’article 218, paragraphe 9,
vu la proposition de la Commission européenne,
considérant ce qui suit:
| (1) | L’accord européen relatif au travail des équipages des véhicules effectuant des transports internationaux par route (AETR) (1) est entré en vigueur le 5 janvier 1976. Dans son arrêt du 31 mars 1971 dans l’affaire 22/70, la Cour de justice de l’Union européenne a reconnu que l’Union dispose d’une compétence exclusive en ce qui concerne la matière couverte par l’AETR (2). |
| (2) | Conformément à l’article 2, paragraphe 3, deuxième alinéa, du règlement (CE) no 561/2006 du Parlement européen et du Conseil (3), les dispositions de l’AETR devraient être alignées sur celles dudit règlement. Les règlements (UE) 2020/1054 (4) et (UE) 2024/1258 (5) du Parlement européen et du Conseil ont modifié le règlement (CE) no 561/2006. En outre, le règlement délégué (UE) 2022/1012 de la Commission (6) a complété l’article 8 bis, paragraphe 2, du règlement (CE) no 561/2006, qui est l’une des dispositions introduites par le règlement (UE) 2020/1054. Par conséquent, l’Union devrait proposer de modifier l’AETR afin de tenir compte des modifications introduites par les règlements (UE) 2020/1054 et (UE) 2024/1258 et complétées par le règlement délégué (UE) 2022/1012. Ces modifications concernent de nouvelles dispositions relatives au champ d’application de l’AETR, aux conditions dans lesquelles il est possible de prendre des temps de repos hebdomadaires réduits consécutifs, à l’interdiction de prendre le temps de repos hebdomadaire normal dans la cabine, aux règles en vertu desquelles le conducteur doit retourner à l’établissement de l’employeur ou à son lieu de résidence, aux conditions dans lesquelles il est possible de prendre des temps de repos à bord d’un ferry ou d’un train, à d’autres dérogations possibles pour les conducteurs assurant le transport occasionnel de voyageurs, ainsi qu’au principe et aux spécifications applicables aux aires de stationnement sûres et sécurisées. |
| (3) | En vertu de l’article 21 de l’AETR, n’importe quelle partie contractante peut présenter des projets d’amendement à l’AETR au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Avant d’être soumises au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, les propositions sont en général d’abord présentées, examinées et approuvées au sein du groupe de travail des transports routiers (SC.1) de la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (CEE-ONU). Un groupe d’experts de l’AETR a été institué par la CEE-ONU dans le cadre de l’AETR. Le groupe d’experts de l’AETR est un organe habilité à élaborer des propositions d’amendements de l’AETR et à les présenter au groupe de travail des transports routiers de la CEE-ONU. Il convient que l’Union, sur la base de la présente décision, propose que le groupe d’experts de l’AETR, lors de sa 38e session en juin 2025 et lors de sessions ultérieures, et le groupe de travail des transports routiers de la CEE-ONU, lors de sa 120e session prévue en octobre 2025 et lors de sessions ultérieures, examinent les amendements à l’AETR en ce qui concerne l’amélioration des conditions de travail des conducteurs effectuant des transports internationaux par route découlant des récentes modifications apportées au règlement (CE) no 561/2006 par les règlements (UE) 2020/1054 et (UE) 2024/1258 et par le règlement délégué (UE) 2022/1012. |
| (4) | Il convient d’arrêter la position à prendre, au nom de l’Union, au sein du groupe d’experts de l’AETR et au sein du groupe de travail des transports routiers, étant donné que les amendements à l’AETR seront contraignants au titre du droit international conformément à l’article 21, paragraphe 6, de l’AETR. |
| (5) | Les États membres ne devraient pas s’opposer à une communication par le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, en vertu de l’article 21, paragraphe 1, de l’AETR, des amendements proposés qui figurent dans le document joint à la présente décision. Si une communication du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies ne se limite pas aux amendements proposés figurant dans le document joint à la présente décision, les États membres ne devraient pas s’opposer à ceux des amendements proposés qui figurent dans le document joint à la présente décision. |
| (6) | La position de l’Union au sein du groupe d’experts de l’AETR doit être exprimée par la Commission, tandis que la position de l’Union au sein du groupe de travail des transports routiers doit être exprimée par les États membres agissant conjointement dans l’intérêt de l’Union, |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
Article premier
La position à prendre au nom de l’Union lors de la 38e session et lors des sessions ultérieures du groupe d’experts sur l’accord européen relatif au travail des équipages des véhicules effectuant des transports internationaux par route (AETR) et lors de la 120e session et lors de sessions ultérieures du groupe de travail des transports routiers (SC.1) de la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (CEE-ONU) en ce qui concerne une proposition visant à aligner l’AETR sur les modifications récemment apportées au règlement (CE) no 561/2006 par les règlements (UE) 2020/1054 et (UE) 2024/1258 et par le règlement délégué (UE) 2022/1012 figure dans le document joint à la présente décision.
Les modifications formelles et mineures apportées à la position visée au premier paragraphe peuvent être convenues sans qu’une nouvelle décision du Conseil ne soit nécessaire.
Article 2
La position visée à l’article 1er est exprimée par la Commission au sein du groupe d’experts de l’AETR et par les États membres, agissant conjointement dans l’intérêt de l’Union, au sein du groupe de travail des transports routiers de la CEE-ONU.
Article 3
Lorsqu’un projet d’amendement figurant dans le document joint à la présente décision a été approuvé par le groupe de travail des transports routiers de la CEE-ONU, les États membres agissant conjointement dans l’intérêt de l’Union le soumettent au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, conformément à l’article 21, paragraphe 1, de l’AETR.
Les États membres ne s’opposent pas à une communication par le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, au titre de l’article 21, paragraphe 1, de l’AETR, des projets d’amendements qui figurent dans le document joint à la présente décision.
Article 4
La Commission et les États membres sont destinataires de la présente décision.
Fait à Bruxelles, le 12 mai 2025.
Par le Conseil
La présidente
B. NOWACKA
(1) JO L 95 du 8.4.1978, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/agree_internation/1977/2829/oj.
(2) Arrêt de la Cour de justice du 31 mars 1971, Commission/Conseil (AETR), 22/70, ECLI:EU:C:1971:32, points 30 et 31.
(3) Règlement (CE) no 561/2006 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2006 relatif à l’harmonisation de certaines dispositions de la législation sociale dans le domaine des transports par route, modifiant les règlements (CEE) no 3821/85 et (CE) no 2135/98 du Conseil et abrogeant le règlement (CEE) no 3820/85 du Conseil (JO L 102 du 11.4.2006, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2006/561/oj).
(4) Règlement (UE) 2020/1054 du Parlement européen et du Conseil du 15 juillet 2020 modifiant le règlement (CE) no 561/2006 en ce qui concerne les exigences minimales relatives aux durées maximales de conduite journalière et hebdomadaire et à la durée minimale des pauses et des temps de repos journalier et hebdomadaire, et le règlement (UE) no 165/2014 en ce qui concerne la localisation au moyen de tachygraphes (JO L 249 du 31.7.2020, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2020/1054/oj).
(5) Règlement (UE) 2024/1258 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 modifiant le règlement (CE) no 561/2006 en ce qui concerne les exigences minimales relatives aux durées minimales des pauses et des temps de repos journaliers et hebdomadaires dans le secteur du transport occasionnel de voyageurs et en ce qui concerne le pouvoir des États membres d’infliger des sanctions en cas d’infractions au règlement (UE) no 165/2014 commises dans un autre État membre ou dans un pays tiers (JO L, 2024/1258, 2.5.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1258/oj).
(6) Règlement délégué (UE) 2022/1012 de la Commission du 7 avril 2022 complétant le règlement (CE) no 561/2006 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne l’établissement de normes détaillant le niveau de service et de sécurité des aires de stationnement sûres et sécurisées et les procédures de certification de ces dernières (JO L 170 du 28.6.2022, p. 27, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_del/2022/1012/oj).
ANNEXE
| 1) | À l’article 1er de l’AETR, une nouvelle définition i bis) est ajoutée comme suit:
|
| 2) | À l’article 2, paragraphe 2, de l’AETR, le point a) est remplacé par le texte suivant:
|
| 3) | À l’article 2, paragraphe 2, de l’AETR, un nouveau point est ajouté comme suit:
|
| 4) | À l’article 7, paragraphe 2, de l’AETR, les alinéas suivants sont ajoutés: «Pour un conducteur assurant un service occasionnel de transport, la pause visée au premier alinéa peut également être remplacée par deux pauses d’au moins quinze minutes chacune, réparties au cours de la période de conduite visée au premier alinéa, de manière à se conformer aux dispositions du premier alinéa. Un conducteur qui participe à la conduite en équipage d’un véhicule peut prendre une pause de 45 minutes dans un véhicule conduit par un autre conducteur, à condition qu’il ne soit pas chargé d’assister le conducteur du véhicule.». |
| 5) | À l’article 8 de l’AETR, le paragraphe suivant est ajouté après le paragraphe 2: «2 bis. Pour autant que la sécurité routière et les conditions de travail du conducteur ne soient pas compromises, un conducteur assurant un service occasionnel unique de transport de voyageurs d’une durée d’au moins six périodes consécutives de 24 heures peut déroger au paragraphe 2, premier alinéa, en prenant le temps de repos journalier une fois dans un délai maximal de 25 heures après la fin du temps de repos journalier ou hebdomadaire précédent, à condition que la durée de conduite totale accumulée pour ce jour n’ait pas dépassé sept heures. Dans les mêmes conditions, cette dérogation peut être utilisée deux fois pendant un service occasionnel unique de transport de voyageurs d’une durée d’au moins huit périodes consécutives de 24 heures. Le recours à cette dérogation est sans préjudice de la durée maximale de travail prévue par le droit applicable.». |
| 6) | L’alinéa suivant est ajouté à la fin de l’article 8, paragraphe 6, point a), de l’AETR: «Par dérogation au premier alinéa, un conducteur effectuant un transport international de marchandises peut prendre deux temps de repos hebdomadaires réduits consécutifs en dehors du territoire de la Partie contractante d’établissement de l’employeur, à condition de prendre, au cours de quatre semaines consécutives, au moins quatre temps de repos hebdomadaires, dont au moins deux sont des temps de repos hebdomadaires normaux. Aux fins du présent paragraphe, un conducteur est considéré comme effectuant un transport international lorsqu’il commence les deux temps de repos hebdomadaires réduits consécutifs en dehors du territoire de la Partie contractante d’établissement de l’employeur et en dehors du pays de son lieu de résidence.». |
| 7) | À l’article 8, paragraphe 6, de l’AETR, le point b) est remplacé par le texte suivant:
|
| 8) | L’article 8, paragraphe 8, de l’AETR est remplacé par le texte suivant: «8. Les temps de repos hebdomadaires normaux et tout temps de repos hebdomadaire de plus de quarante-cinq heures pris en compensation de la réduction d’un temps de repos hebdomadaire antérieur ne peuvent être pris dans un véhicule. Ils sont pris dans un lieu d’hébergement adapté aussi bien pour les femmes que pour les hommes, comportant un matériel de couchage et des installations sanitaires adéquats. L’employeur prend en charge tous les frais d’hébergement à l’extérieur du véhicule.». |
| 9) | À l’article 8, paragraphe 8, de l’AETR, un nouveau paragraphe est ajouté comme suit: «8 bis. Les entreprises de transport organisent le travail du conducteur de telle sorte que ce dernier soit en mesure de retourner au centre opérationnel de l’employeur auquel il est normalement rattaché pour y entamer son temps de repos hebdomadaire, situé sur le territoire de la Partie contractante d’établissement de son employeur, ou de retourner à son lieu de résidence afin d’y prendre au moins un temps de repos hebdomadaire normal ou un temps de repos hebdomadaire de plus de quarante-cinq heures pris en compensation de la réduction d’un temps de repos hebdomadaire, au cours de chaque période de quatre semaines consécutives. Toutefois, lorsqu’un conducteur a pris deux temps de repos hebdomadaires réduits consécutifs conformément au paragraphe 6, point a), l’entreprise de transport organise le travail du conducteur de telle sorte que celui-ci soit en mesure de rentrer avant le début du temps de repos hebdomadaire normal de plus de quarante-cinq heures pris en compensation. L’entreprise documente la manière dont elle s’acquitte de cette obligation et conserve cette documentation dans ses locaux afin de la présenter à la demande des autorités de contrôle.». |
| 10) | À l’article 8 bis de l’AETR, les deux premiers paragraphes sont remplacés par le texte suivant: «1. Par dérogation à l’article 8, lorsqu’un conducteur accompagne un véhicule transporté par un ferry ou par train, et qu’il prend un temps de repos journalier normal ou un temps de repos hebdomadaire réduit, ce temps de repos peut être interrompu au maximum deux fois par d’autres activités dont la durée totale ne dépasse pas une heure. Pendant ce temps de repos journalier normal ou ce temps de repos hebdomadaire réduit, le conducteur dispose d’une cabine couchette ou d’une couchette. En ce qui concerne les temps de repos hebdomadaires normaux, cette dérogation s’applique uniquement aux voyages en ferry ou en train lorsque:
2. Tout temps passé par un conducteur pour se rendre sur le lieu de prise en charge d’un véhicule entrant dans le champ d’application du présent accord ou en revenir, lorsque celui-ci ne se trouve ni au lieu de résidence du conducteur ni au centre opérationnel de l’employeur auquel le conducteur est normalement rattaché, n’est pas considéré comme repos ou pause, à moins que le conducteur se trouve dans un ferry ou un train et ait accès à une cabine couchette ou à une couchette.». |
| 11) | Un nouvel article, rédigé comme suit, est ajouté: «Article 8 ter Aires de stationnement sûres et sécurisées 1. Sur la base des informations fournies par les Parties contractantes, le secrétariat de la CEE-ONU veille à ce que les conducteurs assurant le transport de marchandises et de voyageurs par route puissent accéder facilement aux informations concernant les aires de stationnement sûres et sécurisées. Le secrétariat de la CEE-ONU publie une liste des aires de stationnement qui ont été certifiées, afin que les conducteurs puissent bénéficier de ce qui suit dans des conditions satisfaisantes:
La liste de ces aires de stationnement est publiée sur un site internet officiel unique et est régulièrement mise à jour. 2. Les normes précisant davantage le niveau de service et de sécurité en ce qui concerne les points énumérés au paragraphe 1 et les procédures de certification des aires de stationnement figurent à l’appendice 5. 3. L’appendice 5 peut être modifié à la majorité des Parties contractantes présentes et votantes au sein du groupe de travail des transports routiers de la CEE-ONU. 4. Les Parties contractantes encouragent le développement d’aires de stationnement pour les usagers commerciaux.». |
| 12) | L’article 9 de l’AETR est remplacé par le texte suivant: «1. Pour permettre au véhicule d’atteindre un point d’arrêt approprié, le conducteur peut déroger aux dispositions du présent accord dans la mesure nécessaire pour assurer la sécurité des personnes, du véhicule ou de son chargement, pour autant que cela ne compromette pas la sécurité routière. Le conducteur indique la nature et le motif d’une telle dérogation à ces dispositions sur la feuille d’enregistrement ou sur une sortie imprimée de l’appareil de contrôle ou dans le registre de service, au plus tard à son arrivée à un point d’arrêt approprié. 2. Le conducteur peut également, dans des circonstances exceptionnelles, déroger aux dispositions de l’article 6, paragraphes 1 et 2, et de l’article 8, paragraphe 2, en dépassant les durées de conduite journalière et hebdomadaire d’une heure au maximum afin de rejoindre le centre opérationnel de l’employeur ou son lieu de résidence pour prendre un temps de repos hebdomadaire, pour autant que cela ne compromette pas la sécurité routière. 3. Dans les mêmes conditions, le conducteur peut dépasser les durées de conduite journalière et hebdomadaire de deux heures au maximum, à condition d’observer une pause ininterrompue de trente minutes immédiatement avant la durée de conduite supplémentaire nécessaire pour atteindre le centre opérationnel de l’employeur ou son lieu de résidence pour prendre un temps de repos hebdomadaire normal. 4. Le conducteur indique le motif d’une telle dérogation manuellement sur la feuille d’enregistrement ou une sortie imprimée de l’appareil de contrôle ou dans le registre de service, au plus tard à son arrivée à destination ou à un point d’arrêt approprié. 5. Tout dépassement de la durée de conduite est compensé par une période de repos équivalente, prise en bloc avec toute période de repos, au plus tard à la fin de la troisième semaine suivant la semaine en question.». |
| 13) | Un nouvel appendice, rédigé comme suit, est ajouté à l’AETR: «Appendice 5
Section A — Niveau minimal de service
Section B — Niveaux de sécurité
Niveau bronze
Niveau argent
Niveau or
Niveau platine
Section C — Normes et procédures de certification i) Organismes de certification et formation des auditeurs
ii) Procédures relatives aux audits de certification, aux audits inopinés et à la révocation du certificat d’aire de stationnement sûre et sécurisée
iii) Exigences à respecter après l’audit par les organismes de certification et fourniture d’informations
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ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2025/1115/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)
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