Traité12004V136

Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE I — MARCHÉ INTÉRIEUR - Section 2 — Libre circulation des personnes et des services - Sous-section 1 — Travailleurs - Article III - 136

CELEX12004V136
TypeTraité
Datevendredi 29 octobre 2004

Résumé IA

L'article III-136 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe dispose que tout travailleur ressortissant d'un État membre a le droit de répondre à des offres d'emploi effectives, de se déplacer librement à cet effet sur le territoire des États membres, d'y séjourner pour y exercer un emploi et d'y demeurer après l'avoir occupé. Ce texte codifie le principe fondamental de la libre circulation des travailleurs au sein de l'Union, en précisant les droits subjectifs directement invocables par les citoyens européens, sous réserve des limitations justifiées par des motifs d'ordre public, de sécurité publique ou de santé publique.

Texte intégral

12004V136

Traité établissant une Constitution pour l'Europe - PARTIE III — LES POLITIQUES ET LE FONCTIONNEMENT DE L'UNION - TITRE III — POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES - CHAPITRE I — MARCHÉ INTÉRIEUR - Section 2 — Libre circulation des personnes et des services - Sous-section 1 — Travailleurs - Article III - 136

Journal officiel n° 310 du 16/12/2004 p. 0060 - 0060


Article III-136

1. Dans le domaine de la sécurité sociale, la loi ou loi-cadre européenne établit les mesures nécessaires pour réaliser la libre circulation des travailleurs, en instituant notamment un système permettant d'assurer aux travailleurs migrants salariés et non salariés et à leurs ayants droit:

a) la totalisation, pour l'ouverture et le maintien du droit aux prestations, ainsi que pour le calcul de celles-ci, de toutes périodes prises en considération par les différentes législations nationales;

b) le paiement des prestations aux personnes résidant sur les territoires des États membres.

2. Lorsqu'un membre du Conseil estime qu'un projet de loi ou loi-cadre européenne visée au paragraphe 1 porterait atteinte à des aspects fondamentaux de son système de sécurité sociale, notamment pour ce qui est du champ d'application, du coût ou de la structure financière, ou en affecterait l'équilibre financier, il peut demander que le Conseil européen soit saisi. Dans ce cas, la procédure visée à l'article III-396 est suspendue. Après discussion et dans un délai de quatre mois à compter de cette suspension, le Conseil européen:

a) renvoie le projet au Conseil, ce qui met fin à la suspension de la procédure visée à l'article III-396, ou

b) demande à la Commission de présenter une nouvelle proposition; dans ce cas, l'acte initialement proposé est réputé non adopté.

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