Traité12016E102

Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#TROISIÈME PARTIE - LES POLITIQUES ET ACTIONS INTERNES DE L'UNION#TITRE VII - LES RÈGLES COMMUNES SUR LA CONCURRENCE, LA FISCALITÉ ET LE RAPPROCHEMENT DES LÉGISLATIONS#CHAPITRE 1 - LES RÈGLES DE CONCURRENCE#SECTION 1 - LES RÈGLES APPLICABLES AUX ENTREPRISES#Article 102 (ex-article 82 TCE)

CELEX12016E102
TypeTraité
Datemardi 7 juin 2016

Résumé IA

L'article 102 TFUE interdit, sur le marché intérieur ou une partie substantielle de celui-ci, l'exploitation abusive d'une position dominante par une ou plusieurs entreprises, dans la mesure où le commerce entre États membres est susceptible d'en être affecté. Cette disposition vise à sanctionner les comportements unilatéraux d'entreprises dominantes qui faussent la concurrence, tels que l'imposition de prix ou de conditions de transaction déloyaux, les pratiques d'éviction ou les abus de dépendance économique. Pour le praticien français, il s'agit d'un fondement essentiel du droit de la concurrence de l'Union, directement applicable et invocable devant les juridictions nationales.

Texte intégral

7.6.2016

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 202/89


Article 102

(ex-article 82 TCE)

Est incompatible avec le marché intérieur et interdit, dans la mesure où le commerce entre États membres est susceptible d'en être affecté, le fait pour une ou plusieurs entreprises d'exploiter de façon abusive une position dominante sur le marché intérieur ou dans une partie substantielle de celui-ci.

Ces pratiques abusives peuvent notamment consister à:

a)

imposer de façon directe ou indirecte des prix d'achat ou de vente ou d'autres conditions de transaction non équitables,

b)

limiter la production, les débouchés ou le développement technique au préjudice des consommateurs,

c)

appliquer à l'égard de partenaires commerciaux des conditions inégales à des prestations équivalentes, en leur infligeant de ce fait un désavantage dans la concurrence,

d)

subordonner la conclusion de contrats à l'acceptation, par les partenaires, de prestations supplémentaires qui, par leur nature ou selon les usages commerciaux, n'ont pas de lien avec l'objet de ces contrats.