Traité12016E299

Version consolidée du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne#SIXIÈME PARTIE - DISPOSITIONS INSTITUTIONNELLES ET FINANCIÈRES#TITRE I - DISPOSITIONS INSTITUTIONNELLES#CHAPITRE 2 - ACTES JURIDIQUES DE L'UNION, PROCÉDURES D'ADOPTION ET AUTRES DISPOSITIONS#SECTION 2 - PROCÉDURES D'ADOPTION DES ACTES ET AUTRES DISPOSITIONS#Article 299 (ex-article 256 TCE)

CELEX12016E299
TypeTraité
Datemardi 7 juin 2016

Résumé IA

L'article 299 TFUE confère force exécutoire aux actes du Conseil, de la Commission ou de la Banque centrale européenne qui imposent une obligation pécuniaire à des personnes autres que les États. Il permet leur exécution forcée selon les règles de procédure civile de l'État membre sur le territoire duquel elle a lieu, après simple apposition de la formule exécutoire par l'autorité nationale désignée. Pour le praticien français, cela signifie qu'une décision européenne créant une dette peut être directement exécutée comme un jugement national, sans procédure d'exequatur.

Texte intégral

7.6.2016

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 202/176


Article 299

(ex-article 256 TCE)

Les actes du Conseil, de la Commission ou de la Banque centrale européenne qui comportent, à la charge des personnes autres que les États, une obligation pécuniaire forment titre exécutoire.

L'exécution forcée est régie par les règles de la procédure civile en vigueur dans l'État sur le territoire duquel elle a lieu. La formule exécutoire est apposée, sans autre contrôle que celui de la vérification de l'authenticité du titre, par l'autorité nationale que le gouvernement de chacun des États membres désignera à cet effet et dont il donnera connaissance à la Commission et à la Cour de justice de l'Union européenne.

Après l'accomplissement de ces formalités à la demande de l'intéressé, celui-ci peut poursuivre l'exécution forcée en saisissant directement l'organe compétent, suivant la législation nationale.

L'exécution forcée ne peut être suspendue qu'en vertu d'une décision de la Cour. Toutefois, le contrôle de la régularité des mesures d'exécution relève de la compétence des juridictions nationales.