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AccueilDroit européen22024A02007
Accord international22024A02007

Accord entre l’Union européenne, d’une part, et le Canada, d’autre part, relatif à la participation du Canada aux programmes de l’Union

CELEX22024A02007
TypeAccord international
Datemercredi 3 juillet 2024

Résumé IA

Cet accord-cadre permet au Canada de participer aux programmes de l'Union européenne, notamment dans les domaines de la recherche, de l'innovation et de l'éducation. Il établit les conditions générales de cette participation, incluant les contributions financières et les droits de propriété intellectuelle. Pour un professionnel du droit français, ce texte ouvre des opportunités de coopération transatlantique tout en imposant des obligations contractuelles et financières précises.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série L


2024/2007

26.7.2024

ACCORD ENTRE L’UNION EUROPÉENNE, D’UNE PART, ET LE CANADA, D’AUTRE PART, RELATIF À LA PARTICIPATION DU CANADA AUX PROGRAMMES DE L’UNION

L’Union européenne (ci-après dénommée «Union»),

d’une part,

et

le Canada,

d’autre part,

ci-après conjointement dénommés «parties»,

DÉSIRANT établir un cadre durable pour la coopération entre les parties comprenant des conditions claires relatives à la participation du Canada aux programmes ou activités de l’Union ainsi qu’un mécanisme facilitant l’établissement de cette participation aux différents programmes ou aux différentes activités de l’Union;

TENANT COMPTE des objectifs communs, des valeurs et des liens étroits unissant les parties depuis l’accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada, d’une part, et l’Union européenne et ses États membres, d’autre part, fait à Bruxelles le 30 octobre 2016, l’accord de partenariat stratégique entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et le Canada, d’autre part, fait à Bruxelles le 30 octobre 2016, et l’accord de coopération scientifique et technologique entre la Communauté européenne et le Canada, fait à Halifax le 17 juin 1995, tel qu’amendé, et reconnaissant la volonté commune des parties de continuer à développer, à renforcer, à stimuler et à élargir leurs relations et leur coopération dans ce domaine;

RECONNAISSANT l’importance capitale des valeurs et principes fondamentaux communs qui sous-tendent la coopération internationale entre les parties en matière de recherche et d’innovation, tels que l’éthique et l’intégrité dans la recherche, l’égalité des genres et l’égalité des chances, et prenant acte de l’objectif commun des parties d’encourager et de faciliter la coopération entre organisations dans le domaine de la recherche et de l’innovation, y compris les universités, l’échange de bonnes pratiques et les carrières de recherche attrayantes, de faciliter la mobilité transfrontière et intersectorielle des chercheurs, de favoriser la libre circulation des connaissances scientifiques et de l’innovation, de promouvoir le respect de la liberté académique et de la liberté de la recherche scientifique, et de soutenir les activités d’éducation et de communication dans le domaine des sciences;

RECONNAISSANT l’intention des parties de coopérer et de contribuer aux activités de recherche et d’innovation et aux missions de l’Union visant à soutenir et à renforcer les capacités de recherche afin de relever les défis mondiaux et d’approfondir leur compétitivité industrielle respective, pour, à terme, obtenir un effet transformateur et systémique pour leurs sociétés à l’appui des objectifs de développement durable des Nations unies, qui sont bénéfiques pour les deux parties;

CONSIDÉRANT les efforts déployés par l’Union pour montrer la voie dans la réaction face aux défis mondiaux en joignant ses forces à celles de ses partenaires internationaux, conformément au plan d’action pour l’humanité, la planète et la prospérité de la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies A/RES/70/1 du 25 septembre 2015 intitulée «Transformer notre monde: le Programme de développement durable à l’horizon 2030», et reconnaissant que la recherche et l’innovation constituent des facteurs déterminants et des outils essentiels pour la croissance durable fondée sur l’innovation ainsi que pour la compétitivité et l’attractivité économiques;

CONSIDÉRANT que le Canada et l’Union sont des partenaires stratégiques et ont choisi de collaborer dans les domaines de la science, de la recherche et de l’innovation, dans le respect mutuel de l’attachement profond de chacune des parties à l’excellence en matière de recherche et à la mise au point de solutions innovantes pour répondre à des défis mondiaux;

RECONNAISSANT l’intention des parties de mettre en place un cadre propice aux activités de coopération tout en respectant l’approche de chacune d’entre elles en matière de mise au point et de suivi des programmes ou activités de recherche et d’innovation ainsi qu’en matière d’examens, d’audits et d’enquêtes conformément aux principes de proportionnalité, de bonne foi et de non-discrimination;

CONSIDÉRANT que le programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon Europe» (2021-2027) de l’Union (ci-après dénommé «programme “Horizon Europe” ») a été établi par le règlement (UE) 2021/695 du Parlement européen et du Conseil (1);

RECONNAISSANT les principes généraux énoncés dans le règlement (UE) 2021/695;

SOULIGNANT le rôle que le programme «Horizon Europe» envisage de confier aux partenariats européens pour résoudre certains des défis les plus urgents que l’Europe doit relever grâce à des initiatives concertées de recherche et d’innovation contribuant de manière significative aux priorités de l’Union dans le domaine de la recherche et de l’innovation, qui nécessitent une masse critique et une vision à long terme, et soulignant l’importance de la participation de pays associés à ces partenariats;

RECONNAISSANT que les deux parties devraient retirer des avantages mutuels grâce à leur participation réciproque aux programmes de recherche et d’innovation l’une de l’autre, tout en prenant acte que chaque partie se réserve le droit d’imposer des limites ou des conditions à la participation à ses programmes de recherche et d’innovation, en particulier dans le cas d’actions relatives à ses actifs stratégiques, à ses intérêts, à son autonomie ou à sa sécurité;

SONT CONVENUS DE CE QUI SUIT:

ARTICLE 1

Objet

Le présent accord établit les modalités et conditions applicables à la participation du Canada à tous les programmes ou activités de l’Union relevant d’un protocole au présent accord.

ARTICLE 2

Définitions

Aux fins du présent accord, on entend par:

1)

«acte de base»:

i)

un acte juridique émanant d’une ou de plusieurs institutions de l’Union, autre qu’une recommandation ou un avis, établissant un programme, qui constitue la base juridique d’une action et de l’exécution de la dépense correspondante inscrite au budget de l’Union ou de la garantie budgétaire ou de l’assistance financière adossée à ce dernier, y compris toute modification et tous les actes pertinents d’une institution de l’Union complétant ledit acte ou le mettant en œuvre, à l’exception de ceux portant adoption des programmes de travail; ou

ii)

un acte juridique émanant d’une ou de plusieurs institutions de l’Union, autre qu’une recommandation ou un avis, établissant une activité financée par le budget de l’Union, autre que des programmes, y compris toute modification et tous les actes pertinents d’une institution de l’Union complétant ledit acte ou le mettant en œuvre, à l’exception de ceux portant adoption des programmes de travail;

2)

«accords de financement»: des accords relatifs à des programmes ou activités de l’Union relevant des protocoles au présent accord, auxquels le Canada participe, mettant en œuvre des fonds de l’Union, tels que les conventions de subvention, les conventions de contribution, les conventions-cadres de partenariat financier, les conventions de financement et les accords de garantie;

3)

«autres règles relatives à la mise en œuvre du programme ou de l’activité de l’Union»: les règles définies par le règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil (2) (ci-après dénommé «règlement financier») s’appliquant au budget général de l’Union, ainsi que dans le programme de travail ou les appels ou autres procédures d’octroi de l’Union;

4)

«procédure d’octroi de l’Union»: une procédure d’octroi de financements de l’Union lancée par cette dernière ou par des personnes ou entités auxquelles est confiée la mise en œuvre de fonds de l’Union;

5)

«entité canadienne»: toute personne physique ou morale qui réside ou est établie au Canada, le gouvernement du Canada ou le gouvernement d’une province ou d’un territoire du Canada, qui participe aux activités d’un programme ou d’une activité de l’Union, conformément à l’acte de base;

6)

«science ouverte»: une approche du processus scientifique fondée sur le travail et des outils coopératifs et diffusant des connaissances, avec un accès ouvert aux publications scientifiques résultant de la recherche financée au titre du programme «Horizon Europe». L’accès ouvert s’applique dans le plus strict respect de la vie privée, des règles de sécurité, des considérations éthiques et d’une protection appropriée en matière de propriété intellectuelle, suivant le principe «aussi ouvert que possible, mais aussi fermé que nécessaire». La gestion des données de recherche respecte les principes des données «faciles à trouver», «accessibles», «interopérables» et «réutilisables» («principes FAIR»).

ARTICLE 3

Établissement de la participation

1. Le Canada est autorisé à participer et à contribuer aux programmes ou activités de l’Union, ou à des parties de ceux-ci, qui sont ouverts à la participation du Canada, conformément aux actes de base et dans les conditions prévues par les protocoles au présent accord.

2. Les modalités et conditions particulières relatives à la participation du Canada à tout programme ou à toute activité de l’Union sont établies dans un ou plusieurs protocoles au présent accord, qui peuvent être adoptés et amendés par décision du comité mixte conformément à l’article 16.

3. Les modalités et conditions particulières relatives à la participation du Canada au programme «Horizon Europe» sont exposées dans le protocole au présent accord relatif à l’association du Canada au programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon Europe» (2021-2027) (ci-après dénommé «protocole sur l’association du Canada à “Horizon Europe”»).

4. Les protocoles au présent accord:

a)

recensent les programmes ou activités de l’Union, ou les parties de ceux-ci, auxquels le Canada est censé participer;

b)

fixent la durée de la participation du Canada, c’est-à-dire la période pendant laquelle le Canada et les entités canadiennes peuvent demander des financements de l’Union ou peuvent se voir confier la mise en œuvre de fonds de l’Union;

c)

établissent les conditions particulières de la participation du Canada et des entités canadiennes, y compris les modalités particulières relatives à la mise en œuvre des conditions financières énoncées aux articles 6 et 7 du présent accord et, le cas échéant, les modalités particulières relatives au mécanisme de correction visé à l’article 8 du présent accord, et les conditions de participation aux structures créées aux fins de la mise en œuvre de ces programmes ou activités de l’Union; et

d)

le cas échéant, fixent le montant de la contribution financière du Canada à un programme de l’Union mis en œuvre au moyen d’un instrument financier ou d’une garantie budgétaire.

5. Les conditions visées au paragraphe 4 c) du présent article sont conformes au présent accord, aux actes de base et aux actes adoptés par une ou plusieurs institutions de l’Union établissant ces structures.

ARTICLE 4

Respect des règles régissant les programmes ou activités de l’Union

1. Le Canada participe aux programmes ou activités de l’Union, ou à des parties de ceux-ci, relevant de protocoles au présent accord, en respectant les modalités et conditions définies dans le présent accord et dans les protocoles au présent accord, dans les actes de base et dans les autres règles relatives à la mise en œuvre du programme ou de l’activité de l’Union.

2. Les modalités et conditions visées au paragraphe 1 du présent article comprennent:

a)

les conditions relatives à l’éligibilité des entités canadiennes et toute autre condition en matière d’éligibilité liée au Canada, notamment tenant à l’origine, au lieu d’activité ou à la nationalité; et

b)

les modalités et conditions applicables à la soumission, à l’évaluation et à la sélection des demandes et à l’exécution des actions par des entités canadiennes éligibles.

3. Les modalités et conditions visées au paragraphe 2 b) du présent article sont équivalentes à celles applicables aux entités éligibles des États membres de l’Union, y compris le respect des mesures restrictives de l’Union adoptées en vertu du traité sur l’Union européenne ou du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, sauf disposition contraire prévue dans les modalités et conditions visées au paragraphe 1 du présent article.

ARTICLE 5

Participation du Canada à la gouvernance des programmes ou activités de l’Union

1. Les représentants ou experts du Canada, ou les experts désignés par le Canada, sont autorisés à participer, en qualité d’observateurs, aux réunions des comités, des groupes d’experts ou à d’autres réunions similaires auxquelles participent des représentants ou des experts des États membres de l’Union (ci-après dénommés «États membres») ou des experts désignés par les États membres, et qui assistent la Commission européenne dans la mise en œuvre et la gestion des programmes ou activités de l’Union, ou de parties de ceux-ci, auxquels le Canada participe conformément à l’article 3 du présent accord ou qui sont établis par la Commission européenne en rapport avec la mise en œuvre du droit de l’Union relatif à ces programmes ou activités de l’Union, ou à des parties de ceux-ci, sauf si ces réunions concernent des points réservés aux seuls États membres ou relatifs à un programme ou à une activité de l’Union, ou à des parties de ceux-ci, auxquels le Canada ne participe pas. Les représentants ou experts du Canada, ou les experts désignés par le Canada, ne sont pas présents au moment du vote. Le Canada est informé des résultats du vote.

2. Lorsque la nationalité n’est pas un critère de désignation des experts ou des évaluateurs, elle ne peut être un motif d’exclusion des ressortissants du Canada.

3. Sous réserve du paragraphe 1 du présent article, la participation des représentants du Canada aux réunions visées au paragraphe 1, ou à d’autres réunions relatives à la mise en œuvre des programmes ou activités de l’Union, est régie par les mêmes règles et procédures que celles applicables aux représentants des États membres, en ce qui concerne le droit de parole, la réception d’informations et de documentation, sauf si elles concernent des points réservés aux seuls États membres ou relatifs à un programme ou à une activité de l’Union, ou à des parties de ceux-ci, auxquels le Canada ne participe pas. Les protocoles au présent accord peuvent préciser des modalités supplémentaires pour le remboursement des frais de voyage et de séjour.

4. Les protocoles au présent accord peuvent préciser des modalités supplémentaires pour la participation des experts, ainsi que pour la participation du Canada, aux conseils de direction et aux structures créées aux fins de la mise en œuvre des programmes ou activités de l’Union définis dans les protocoles concernés.

ARTICLE 6

Conditions financières

1. La participation du Canada ou d’entités canadiennes aux programmes ou activités de l’Union, ou à des parties de ceux-ci, est subordonnée à la contribution financière du Canada au financement correspondant inscrit au budget général de l’Union (ci-après dénommé «budget de l’Union»).

2. Pour chaque programme ou activité de l’Union, ou partie de ceux-ci, la participation financière visée au paragraphe 1 du présent article correspond à la somme:

a)

d’une contribution opérationnelle; et

b)

de droits de participation.

3. La contribution financière prend la forme d’un paiement annuel effectué en un ou plusieurs versements échelonnés.

4. Sans préjudice du paragraphe 9 du présent article et de l’article 7, les droits de participation s’élèvent à 4 % de la contribution opérationnelle annuelle et ne font pas l’objet d’ajustements rétroactifs. À partir de 2028, le niveau des droits de participation peut être ajusté par le comité mixte.

5. La contribution opérationnelle couvre les dépenses opérationnelles et d’appui et s’ajoute, tant en crédits d’engagement qu’en crédits de paiement, aux montants inscrits au budget de l’Union définitivement adopté pour les programmes ou activités de l’Union, ou pour des parties de ceux-ci, augmentés, s’il y a lieu, des recettes affectées externes qui ne proviennent pas de contributions financières versées par d’autres donateurs aux programmes ou activités de l’Union, tels qu’ils sont visés dans les protocoles concernés au présent accord.

6. La contribution opérationnelle repose sur une clé de contribution définie comme le rapport entre le produit intérieur brut (PIB) du Canada aux prix du marché et le PIB de l’Union aux prix du marché. Les PIB aux prix du marché à appliquer sont déterminés par les services spécifiques de la Commission européenne sur la base des données statistiques les plus récentes disponibles pour les calculs budgétaires de l’année précédant celle au cours de laquelle le paiement annuel est dû. Les ajustements à apporter à cette clé de contribution peuvent être fixés dans les protocoles concernés au présent accord. Les ajustements peuvent varier d’une année à l’autre et peuvent être exprimés sous forme de coefficient.

7. La contribution opérationnelle repose sur l’application de la clé de contribution aux crédits d’engagement initiaux, majorés ainsi qu’il est décrit au paragraphe 5 du présent article, inscrits au budget de l’Union définitivement adopté pour l’année considérée afin de financer les programmes ou activités de l’Union, ou des parties de ceux-ci, auxquels participe le Canada.

8. Par dérogation aux paragraphes 6 et 7, la contribution opérationnelle annuelle du Canada au programme «Horizon Europe» pour les années 2024 à 2027 est établie en montants fixes, comme le prévoit l’annexe I du protocole sur l’association du Canada à «Horizon Europe».

9. Les droits de participation visés au paragraphe 2 b) du présent article sont déterminés au moyen des pourcentages suivants pour les années 2024 à 2027:

—

2024: 2 %;

—

2025: 2,5 %;

—

2026: 3 %;

—

2027: 4 %.

10. Sur demande, l’Union fournit au Canada les informations relatives à sa contribution financière qui figurent dans les informations relatives au budget, à la comptabilité, à la performance et à l’évaluation fournies aux autorités budgétaires et de décharge de l’Union concernant les programmes ou activités de l’Union, ou des parties de ceux-ci, auxquels participe le Canada. Ces informations sont communiquées dans le respect du droit de chacune des parties en matière de confidentialité et de protection des données et sont sans préjudice des informations que le Canada est autorisé à recevoir en vertu du présent accord.

11. Toutes les contributions financières du Canada et tous les paiements de l’Union, ainsi que le calcul des montants dus ou à recevoir, sont effectués en euros.

12. Les dispositions détaillées relatives à la mise en œuvre du présent article figurent dans les protocoles concernés au présent accord.

ARTICLE 7

Programmes ou activités de l’Union auxquels s’applique un mécanisme d’ajustement de la contribution opérationnelle

1. Si un protocole au présent accord le prévoit, la contribution opérationnelle d’un programme ou d’une activité de l’Union, ou de parties de ceux-ci, pour une année N peut être ajustée, de manière rétroactive, au cours de l’année ou des années suivantes, sur la base des engagements budgétaires contractés sur les crédits d’engagement de ladite année, de l’exécution de ces engagements budgétaires par des engagements juridiques et de leur dégagement.

2. Le premier ajustement a lieu au cours de l’année N+1, lorsque la contribution opérationnelle est ajustée de la différence entre la contribution et une contribution ajustée, calculée en appliquant la clé de contribution de l’année N, ajustée par l’application d’un coefficient si cela est prévu par le protocole concerné au présent accord, à la somme:

a)

du montant des engagements budgétaires contractés sur les crédits d’engagement autorisés pour l’année N dans le cadre du budget de l’Union adopté et sur les crédits d’engagement correspondant à des dégagements qui ont été reconstitués; et

b)

des crédits de recettes affectées externes qui ne proviennent pas de contributions financières aux programmes ou activités de l’Union versées par d’autres donateurs visés par les protocoles concernés au présent accord, et qui étaient disponibles à la fin de l’année N.

3. Chaque année suivante, jusqu’à ce que tous les engagements budgétaires financés par les crédits d’engagement provenant de l’année N aient été payés ou dégagés, et au plus tard trois ans après la fin du programme de l’Union ou après le terme du cadre financier pluriannuel correspondant à l’année N, la date la plus proche étant retenue, l’Union calcule l’ajustement de la contribution pour l’année N en réduisant la contribution du Canada du montant obtenu en appliquant la clé de contribution pour l’année N, ajustée si cela est prévu par le protocole concerné au présent accord, aux dégagements effectués chaque année sur les engagements de l’année N financés par le budget de l’Union ou par les dégagements reconstitués.

4. En cas d’annulation des crédits de recettes affectées externes qui ne proviennent pas de contributions financières aux programmes ou activités de l’Union versées par d’autres donateurs relevant des protocoles concernés au présent accord, la contribution du Canada au programme ou à l’activité de l’Union concerné, ou à des parties de ceux-ci, est réduite du montant obtenu après l’application de la clé de contribution pour l’année N, ajustée si cela est prévu par le protocole concerné, aux montants annulés.

ARTICLE 8

Programmes ou activités de l’Union auxquels s’applique un mécanisme de correction automatique

1. Un mécanisme de correction automatique s’applique aux programmes ou activités de l’Union, ou à des parties de ceux-ci, pour lesquels l’application d’un mécanisme de correction automatique est prévue dans un protocole au présent accord. L’application de ce mécanisme de correction automatique peut être limitée à des parties du programme ou de l’activité désignées dans ledit protocole au présent accord qui sont mises en œuvre au moyen de subventions pour lesquelles des appels concurrentiels sont organisés. Le protocole concerné au présent accord peut fixer des règles détaillées concernant la définition des parties du programme ou de l’activité de l’Union auxquelles le mécanisme de correction automatique s’applique ou ne s’applique pas.

2. Le montant de la correction automatique pour un programme ou une activité de l’Union, ou des parties de ceux-ci, est égal à la différence entre les montants initiaux des engagements juridiques effectivement conclus avec le Canada ou les entités canadiennes financés par les crédits d’engagement de l’année en question et la contribution opérationnelle correspondante versée par le Canada, ajustée conformément à l’article 7, si le protocole concerné au présent accord le prévoit, à l’exclusion des dépenses d’appui, couvrant la même période.

3. Le protocole concerné au présent accord peut fixer des règles détaillées concernant l’établissement des montants pertinents des engagements juridiques visés au paragraphe 2 du présent article, y compris dans le cas de consortiums, et concernant le calcul de la correction automatique.

ARTICLE 9

Examens et audits

1. L’Union peut réaliser, conformément aux actes applicables d’une ou de plusieurs institutions de l’Union et dans la mesure prévue par l’accord de financement pertinent et par tout autre contrat applicable, des examens et audits techniques, scientifiques, financiers ou d’une autre nature, dans les locaux de toute entité canadienne qui est partie à l’accord de financement pertinent, ainsi que de tout tiers qui est une entité canadienne participant à l’exécution de l’accord de financement. Lesdits examens et audits peuvent être réalisés par les agents de l’Union, en particulier de la Commission européenne et de la Cour des comptes européenne, ou par d’autres personnes mandatées par la Commission européenne. Dans l’exercice de leurs fonctions sur le territoire du Canada, les agents de la Commission européenne ou les autres personnes mandatées par cette dernière agissent conformément au droit canadien.

2. Lorsqu’ils réalisent un examen ou un audit visé au paragraphe 1 du présent article, les agents de l’Union, notamment les agents de la Commission européenne et de la Cour des comptes européenne, ainsi que les autres personnes mandatées par la Commission européenne, disposent d’un accès approprié aux sites, travaux et documents (sous forme électronique et sur papier) et à toutes les informations requises pour effectuer ces audits, y compris le droit d’obtenir une copie imprimée ou électronique, ainsi que des extraits, de tout document ou du contenu de tout support de données que détient la personne physique ou morale ou le tiers faisant l’objet de l’audit.

3. Le Canada n’adopte pas de mesures relatives à l’entrée sur le territoire du Canada ou à l’accès aux locaux ayant pour but d’empêcher la réalisation des examens ou audits visés au paragraphe 1 du présent article ou d’y faire obstacle. Le présent paragraphe ne saurait être interprété comme empêchant le Canada d’adopter ou de maintenir des mesures d’application générale, y compris des exigences générales en matière de visas. Ces mesures d’application générale ne sont pas considérées comme annulant ou compromettant les examens ou les audits prévus au paragraphe 1 du présent article.

4. Les examens et audits visés au paragraphe 1 du présent article peuvent être réalisés après la suspension de l’application d’un protocole au présent accord, conformément à l’article 19, paragraphe 5, du présent accord, après la cessation de l’application provisoire ou après la dénonciation du présent accord, en ce qui concerne tout engagement juridique exécutant le budget de l’Union conclu par celle-ci avant la date à laquelle la suspension de l’application du protocole concerné, la cessation de l’application provisoire ou la dénonciation du présent accord prend effet.

ARTICLE 10

Protection des intérêts financiers de l’Union contre les irrégularités

1. La Commission européenne et l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) peuvent mener des enquêtes administratives, y compris des contrôles et vérifications sur place, sur le territoire du Canada concernant une entité canadienne qui est partie à un accord de financement pertinent ou un tiers qui est une entité canadienne participant à l’exécution de l’accord de financement dans le cadre d’un contrat, conformément à l’accord de financement pertinent et à tout autre contrat applicable, et dans la mesure prévue par ces derniers. Ces enquêtes sont menées conformément aux modalités et conditions établies par les actes applicables d’une ou de plusieurs institutions de l’Union. Dans l’exercice de leurs fonctions sur le territoire du Canada, la Commission européenne et l’OLAF agissent conformément au droit canadien.

2. S’il y a lieu, le point de contact canadien désigné informe la Commission européenne ou l’OLAF, dans un délai raisonnable, de tout fait ou soupçon dont il a eu connaissance concernant une irrégularité, une fraude ou une autre activité illégale portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union, en relation avec un accord de financement ou un contrat visé au paragraphe 1 du présent article.

3. Lorsqu’une enquête administrative visée au paragraphe 1 du présent article est menée, des contrôles et vérifications sur place peuvent être réalisés dans les locaux de l’entité canadienne visée audit paragraphe, ainsi que de toute autre entité canadienne ayant donné son consentement.

4. Les contrôles et vérifications sur place sont préparés et menés par la Commission européenne ou l’OLAF en collaboration étroite avec le point de contact canadien désigné. Le point de contact désigné est informé suffisamment à l’avance de l’objet, du but et de la base juridique des contrôles et vérifications. Les agents désignés par le point de contact canadien peuvent participer aux contrôles et vérifications sur place.

5. À la demande du point de contact canadien désigné, les contrôles et vérifications sur place peuvent être réalisés conjointement avec la Commission européenne ou l’OLAF.

6. Lorsqu’ils mènent une enquête administrative visée au paragraphe 1 du présent article, les agents de l’Union peuvent avoir accès à toutes les informations et à tous les documents relatifs aux opérations concernées, y compris les données informatiques, qui sont nécessaires au bon déroulement des contrôles et vérifications sur place. Ils peuvent notamment prendre copie des documents pertinents.

7. Lorsque l’entité canadienne visée au paragraphe 1 du présent article s’oppose à un contrôle ou à une vérification sur place, le point de contact canadien désigné, agissant conformément au droit canadien, fournit des informations ou de la documentation, s’il y a lieu, afin d’aider la Commission européenne ou l’OLAF à mener à bien leur mission de contrôle ou de vérification sur place. À cet égard, le point de contact canadien désigné peut aussi, le cas échéant, faciliter la notification aux autorités canadiennes compétentes d’un fait ou d’un soupçon concernant une infraction pénale au Canada portés à la connaissance de la Commission européenne ou de l’OLAF lors d’un contrôle ou d’une vérification sur place, aux fins de la préservation des preuves en vue d’une enquête sur une infraction pénale au regard du droit canadien.

8. La Commission européenne ou l’OLAF informe le point de contact canadien désigné du résultat de ces contrôles et vérifications. En particulier, la Commission européenne ou l’OLAF informe le point de contact, dans les meilleurs délais, de tout fait ou soupçon concernant une irrégularité qui serait porté à sa connaissance au cours du contrôle ou de la vérification sur place.

9. Sans préjudice de l’application du droit pénal canadien, la Commission européenne peut imposer des mesures et sanctions administratives aux entités canadiennes visées au paragraphe 1 du présent article, conformément à la législation de l’Union.

10. En vue de la bonne exécution du présent article, la Commission européenne ou l’OLAF et le point de contact canadien désigné échangent régulièrement des informations et, à la demande de l’une des parties, se consultent mutuellement.

11. Afin de faciliter une coopération et un échange d’informations efficaces avec l’OLAF, le Canada désigne un point de contact.

12. Les échanges d’informations entre la Commission européenne ou l’OLAF et le point de contact désigné ont lieu dans le respect des obligations de confidentialité. Les données à caractère personnel incluses dans les échanges d’informations sont protégées conformément aux règles applicables.

ARTICLE 11

Coopération en ce qui concerne les infractions pénales portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union

Les autorités canadiennes coopèrent, conformément aux instruments de coopération internationale applicables, notamment ceux conclus entre le Canada et les États membres ou l’Union, ou conformément à ce qui est autorisé par le droit interne du Canada, avec les autorités de l’Union ou des États membres compétentes en matière d’enquêtes et de poursuites en ce qui concerne les infractions pénales portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union, y compris pour traduire en justice les auteurs présumés, ainsi que leurs complices, desdites infractions. Les demandes adressées au Canada en vertu des instruments de coopération internationale applicables peuvent inclure, le cas échéant, des demandes formulées en lien avec des enquêtes ou des poursuites du Parquet européen.

ARTICLE 12

Partage d’informations

Les parties échangent des informations relatives aux examens, audits et autres activités visés aux articles 9 et 10 dans le respect du droit de chaque partie en matière de confidentialité et de protection des données.

ARTICLE 13

Recouvrement et exécution

1. La Commission européenne peut adopter une décision imposant à une entité canadienne partie à un accord de financement pertinent, autre que l’État, une obligation pécuniaire en rapport avec toute créance ayant son origine dans l’accord de financement. Si, après la notification de ladite décision à l’entité canadienne conformément à l’article 14, cette entité ne procède pas au paiement dans le délai prévu, la Commission européenne notifie la décision au point de contact canadien désigné. Le Canada verse à la Commission européenne le montant de toute obligation pécuniaire après réception de cette notification, sauf si la Commission européenne n’a pas mené à bien ses procédures standard applicables nécessaires à l’exécution de la décision. Si le Canada verse le montant de l’obligation pécuniaire, il peut demander un remboursement à l’entité canadienne à laquelle l’obligation pécuniaire a été imposée et la Commission européenne fournit, à la demande du Canada, la documentation correspondante sur le versement effectué.

2. Le Canada notifie à la Commission européenne son point de contact désigné.

3. La Cour de justice de l’Union européenne est compétente pour contrôler la légalité des décisions de la Commission européenne visées au paragraphe 1 et pour suspendre leur exécution.

ARTICLE 14

Communications et échanges d’informations

Les institutions et organes de l’Union qui participent à la mise en œuvre des programmes ou activités de l’Union, ou qui exercent un contrôle sur ces derniers, peuvent communiquer directement, y compris par des systèmes d’échange électroniques, avec toute personne physique résidant au Canada ou toute entité juridique établie au Canada qui reçoit des fonds de l’Union, ainsi qu’avec tout tiers participant à l’exécution de fonds de l’Union qui réside ou est établi au Canada à toute fin pertinente pour un accord de financement et pour tout autre contrat applicable conclu pour mettre en œuvre ce programme ou cette activité de l’Union. Ces personnes, entités et tiers peuvent communiquer directement aux institutions et organes de l’Union toute information et tout document pertinents qu’ils sont tenus de communiquer en vertu de l’accord de financement pertinent et d’autres contrats applicables conclus pour mettre en œuvre ce programme ou cette activité, et en conformité avec la législation de l’Union applicable à ce programme ou à cette activité.

ARTICLE 15

Comité mixte

1. Les parties instituent le comité mixte. Le comité mixte se compose de représentants de l’Union et du Canada.

2. Sauf disposition contraire du présent accord, le comité mixte agit conformément au règlement intérieur du comité mixte, figurant à l’annexe I du présent accord.

3. Sauf disposition contraire du présent accord, les tâches du comité mixte sont les suivantes:

a)

l’appréciation, l’évaluation et l’examen de la mise en œuvre du présent accord et des protocoles au présent accord, et en particulier:

i)

la participation des entités juridiques canadiennes aux programmes et activités de l’Union et leur performance;

ii)

le cas échéant, le niveau de disposition réciproque des entités juridiques établies dans chaque partie à participer à des programmes, projets, actions ou activités, ou à des parties de ceux-ci, organisés par l’autre partie;

iii)

la mise en œuvre du mécanisme de contribution financière et, s’il y a lieu, du mécanisme de correction automatique applicables aux programmes ou activités de l’Union relevant des protocoles au présent accord;

iv)

l’échange d’informations et, le cas échéant, l’analyse de toutes les questions éventuelles sur l’exploitation des résultats, y compris à propos des droits de propriété intellectuelle; et

v)

l’étude, à la demande de l’une des parties, du niveau des droits de participation et de son ajustement pour les années postérieures à 2027;

b)

l’étude, à la demande de l’une des parties, des restrictions appliquées ou prévues par une partie, ou les deux, concernant l’accès à leurs programmes respectifs de recherche et d’innovation, notamment dans le cas d’actions relatives à leurs actifs stratégiques, à leurs intérêts, à leur autonomie ou à leur sécurité;

c)

l’examen des moyens d’améliorer et de développer la coopération;

d)

une discussion conjointe sur les orientations et priorités futures des politiques liées aux programmes ou activités relevant de protocoles au présent accord;

e)

l’échange d’informations utiles à la mise en œuvre du présent accord et des protocoles au présent accord, notamment en ce qui concerne les dispositions législatives, mesures ou programmes nationaux nouveaux; et

f)

l’élaboration, l’examen ou l’adoption de nouveaux protocoles au présent accord relatifs à des modalités et conditions particulières de participation du Canada aux programmes ou activités de l’Union, ou à des parties de ceux-ci, d’amendements aux protocoles existants au présent accord ou à l’article 6, paragraphe 4, ou aux articles 9, 10 ou 11 du présent accord, ou d’amendements à l’annexe I du présent accord, conformément à l’article 16 et à toutes procédures ou exigences juridiques applicables des parties.

4. Le comité mixte peut créer, en cas de besoin, un groupe de travail ou un organe consultatif d’experts qui peut aider à mettre en œuvre le présent accord.

5. Le comité mixte se réunit au moins une fois par an et, chaque fois que des circonstances particulières le requièrent, à la demande d’une partie.

ARTICLE 16

Décisions du comité mixte

1. Le comité mixte prend ses décisions par consensus.

2. Le comité mixte peut, lorsque les représentants qui le composent ont dûment reçu une autorisation préalable si elle est exigée conformément aux procédures juridiques applicables, élaborer et examiner:

a)

de nouveaux protocoles au présent accord, relatifs à des modalités et conditions particulières de participation du Canada aux programmes ou activités de l’Union, ou à des parties de ceux-ci;

b)

des amendements des protocoles existants au présent accord;

c)

des amendements de l’article 6, paragraphe 4, du présent accord;

d)

des amendements des articles 9, 10 ou 11 du présent accord, dans la mesure nécessaire pour prendre en compte les changements apportés à des actes d’une ou de plusieurs institutions de l’Union; ou

e)

des amendements de l’annexe I du présent accord.

3. Sans préjudice de l’article 19, paragraphe 13, du présent accord, le comité mixte peut, lorsque les représentants qui le composent ont dûment reçu une autorisation préalable si elle est exigée conformément aux procédures juridiques applicables, adopter par voie de décision:

a)

de nouveaux protocoles au présent accord relatifs à des modalités et conditions particulières de participation du Canada aux programmes ou activités de l’Union, ou à des parties de ceux-ci;

b)

des amendements des protocoles existants au présent accord;

c)

des amendements de l’article 6, paragraphe 4, du présent accord;

d)

des amendements des articles 9, 10 ou 11 du présent accord, dans la mesure nécessaire pour prendre en compte les changements apportés à des actes d’une ou de plusieurs institutions de l’Union; ou

e)

des amendements de l’annexe I du présent accord,

élaborés conformément au paragraphe 2 du présent article.

4. Dans toute décision prise au titre du paragraphe 3 du présent article, les représentants composant le comité mixte précisent que, lorsque l’ordre juridique d’une partie l’impose, les nouveaux protocoles au présent accord ou les amendements apportés à des protocoles existants ou à des parties du présent accord relevant du paragraphe 3 du présent article doivent entrer en vigueur lorsque les parties auront notifié par écrit qu’elles ont satisfait à toutes les exigences et procédures juridiques restantes, ou à une date ultérieure indiquée dans la décision.

ARTICLE 17

Droit applicable

Le présent accord est mis en œuvre conformément au droit de chacune des parties applicable sur leurs territoires respectifs.

ARTICLE 18

Consultations

1. Les parties s’efforcent, de bonne foi, de régler à l’amiable toute question concernant l’interprétation ou la mise en œuvre du présent accord, par l’intermédiaire de discussions au sein du comité mixte.

2. Si une question concernant l’interprétation ou la mise en œuvre du présent accord ne peut pas être réglée par des discussions au sein du comité mixte dans un délai de deux mois après avoir été soulevée par l’une ou l’autre des parties, une partie peut demander la tenue de consultations avec l’autre partie sur cette question. Les parties règleront toute divergence éventuelle par la voie de la négociation.

ARTICLE 19

Dispositions finales

1. Le présent accord entre en vigueur à la date de la dernière des notifications par lesquelles les parties s’informent mutuellement de l’achèvement de leurs procédures internes nécessaires à cet effet. Il s’applique rétroactivement à compter du 1er janvier 2024.

2. Les parties peuvent appliquer le présent accord à titre provisoire en attendant son entrée en vigueur conformément à leur droit et à leurs procédures internes respectives. L’application provisoire débute à la date la plus tardive à laquelle les parties se sont notifié l’achèvement de leurs procédures internes nécessaires à cet effet.

3. Si une partie notifie à l’autre partie qu’elle ne mènera pas à terme ses procédures internes nécessaires à l’entrée en vigueur du présent accord, ce dernier cesse de s’appliquer à titre provisoire à la date de réception de la notification par cette autre partie, qui constitue aussi la date de cessation aux fins du présent accord. Les décisions du comité mixte cessent de s’appliquer à cette même date.

4. L’application d’un protocole pertinent au présent accord peut être suspendue par l’Union en cas de paiement partiel ou de non-paiement de la contribution financière due par le Canada au titre du programme ou de l’activité de l’Union concerné.

5. Comme le prévoit le paragraphe 4 du présent article, en cas de non-paiement susceptible de compromettre sensiblement la mise en œuvre et la gestion du programme ou de l’activité de l’Union concerné, la Commission européenne envoie une lettre de rappel officielle. À défaut de paiement dans un délai de vingt jours ouvrables à compter de l’envoi de la lettre de rappel officielle, la Commission européenne notifie au Canada la suspension de l’application du protocole concerné au présent accord par une lettre officielle de notification, qui prend effet quinze jours après sa réception par le Canada.

6. En cas de suspension de l’application d’un protocole au présent accord conformément au paragraphe 5 du présent article, les entités canadiennes ne sont pas éligibles pour participer aux procédures d’octroi qui ne sont pas encore achevées à la date de prise d’effet de la suspension. Une procédure d’octroi de l’Union est considérée comme achevée lorsque des engagements juridiques ont été souscrits à la suite de cette procédure.

7. La suspension en vertu du paragraphe 5 du présent article est sans préjudice des engagements juridiques souscrits avec des entités canadiennes au titre du programme ou de l’activité de l’Union concerné avant la prise d’effet de la suspension. Le protocole concerné au présent accord continue de s’appliquer à ces engagements juridiques.

8. Une fois que l’Union a reçu la totalité de la contribution financière qui lui est due, elle le notifie immédiatement au Canada. La suspension en vertu du paragraphe 5 du présent article cesse de produire ses effets à la date de cette notification.

9. Les entités canadiennes sont éligibles dans le cadre de procédures d’octroi de l’Union portant sur le programme ou l’activité de l’Union concerné lancées après la date à laquelle la suspension en vertu du paragraphe 5 du présent article cesse de produire ses effets, ainsi que dans le cadre de toute autre procédure d’octroi lancée avant cette date, pour laquelle les délais de dépôt des demandes n’ont pas expiré.

10. Chacune des parties peut dénoncer le présent accord à tout moment, en notifiant par écrit à l’autre partie son intention d’y mettre fin. La dénonciation prend effet au terme d’un délai de trois mois civils suivant la date de réception de la notification par l’autre partie. La date de prise d’effet de la dénonciation constitue la date de dénonciation aux fins du présent accord.

11. Lorsque le présent accord cesse de s’appliquer à titre provisoire conformément au paragraphe 3 du présent article ou est dénoncé conformément au paragraphe 10 du présent article, les parties conviennent que:

a)

Les projets, actions ou activités, ou les parties de ceux-ci, pour lesquels des engagements juridiques ont été souscrits pendant l’application provisoire ou après l’entrée en vigueur du présent accord, et avant que le présent accord ne cesse de s’appliquer à titre provisoire ou ne soit dénoncé, se poursuivent jusqu’à leur achèvement dans les conditions fixées par le présent accord et les protocoles au présent accord.

b)

La contribution financière annuelle au programme ou à l’activité de l’Union concerné de l’année N au cours de laquelle le présent accord cesse de s’appliquer à titre provisoire ou est dénoncé, est payée intégralement conformément à l’article 6 du présent accord et à toutes les règles pertinentes prévues dans les protocoles concernés au présent accord. Lorsque le mécanisme d’ajustement s’applique, la contribution opérationnelle au programme ou à l’activité de l’Union concerné de l’année N est ajustée conformément à l’article 7 du présent accord. En ce qui concerne les programmes ou activités auxquels le mécanisme d’ajustement et le mécanisme de correction automatique s’appliquent, la contribution opérationnelle pertinente de l’année N est ajustée conformément à l’article 7 du présent accord et corrigée conformément à l’article 8 du présent accord. En ce qui concerne les programmes ou activités de l’Union auxquels seul le mécanisme de correction s’applique, la contribution opérationnelle pertinente de l’année N est corrigée conformément à l’article 8 du présent accord. Les droits de participation versés pour l’année N dans le cadre de la contribution financière au programme ou à l’activité de l’Union concerné ne sont ni ajustés ni corrigés.

c)

Lorsque le mécanisme d’ajustement s’applique, après l’année au cours de laquelle le présent accord cesse de s’appliquer à titre provisoire ou est dénoncé, la contribution opérationnelle au programme ou à l’activité de l’Union concerné payée pour les années au cours desquelles le présent accord s’appliquait est ajustée conformément à l’article 7 du présent accord. En ce qui concerne les programmes ou activités de l’Union auxquels le mécanisme d’ajustement et le mécanisme de correction automatique s’appliquent, ces contributions opérationnelles sont ajustées conformément à l’article 7 du présent accord et sont automatiquement corrigées conformément à l’article 8 du présent accord. En ce qui concerne les programmes ou activités de l’Union auxquels seul le mécanisme de correction automatique s’applique, les contributions opérationnelles correspondantes sont automatiquement corrigées conformément à l’article 8 du présent accord.

12. Les parties règlent par consentement mutuel toute autre conséquence de la cessation de l’application provisoire ou de la dénonciation du présent accord.

13. Sauf si l’article 16 en dispose autrement, le présent accord ne peut être amendé que par écrit avec le consentement mutuel des parties. L’entrée en vigueur des amendements au titre du présent paragraphe a lieu selon la même procédure que celle applicable à l’entrée en vigueur du présent accord, conformément au paragraphe 1 du présent article.

14. Sauf accord contraire des parties, les protocoles et annexes du présent accord en font partie intégrante.

15. Le présent accord est rédigé en double exemplaire en langues allemande, anglaise, bulgare, croate, danoise, espagnole, estonienne, finnoise, française, grecque, hongroise, irlandaise, italienne, lettonne, lituanienne, maltaise, néerlandaise, polonaise, portugaise, roumaine, slovaque, slovène, suédoise et tchèque, tous les textes faisant également foi.

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