Accord international22025A01532

Accord entre l’Union européenne, d’une part, et la République de Corée, d’autre part, relatif à la participation de la République de Corée aux programmes de l’Union

CELEX22025A01532
TypeAccord international
Datejeudi 17 juillet 2025

Résumé IA

Cet accord-cadre permet à la République de Corée de participer aux programmes de l'Union européenne, notamment dans les domaines de la recherche, de l'innovation et de l'éducation. Il établit les modalités de cette participation, incluant les contributions financières et les droits de propriété intellectuelle. Pour un professionnel du droit français, ce texte ouvre des opportunités de coopération et de partenariat avec des entités sud-coréennes dans le cadre des programmes européens.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série L


2025/1532

31.7.2025

Accord entre l’Union européenne, d’une part, et la République de Corée, d’autre part, relatif à la participation de la République de Corée aux programmes de l’Union

L’UNION EUROPÉENNE (ci-après dénommée «Union»),

d’une part, et

LA RÉPUBLIQUE DE CORÉE (ci-après dénommée «Corée»),

d’autre part,

ci-après dénommées individuellement «partie» et conjointement «parties»,

DÉSIREUSES d’établir un cadre durable pour la coopération entre les parties comprenant des conditions claires relatives à la participation de la Corée aux programmes ou activités de l’Union ainsi qu’un mécanisme facilitant l’établissement de cette participation aux différents programmes ou aux différentes activités de l’Union,

TENANT COMPTE des objectifs communs, des valeurs et des liens étroits unissant les parties depuis l’accord-cadre entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et la République de Corée, d’autre part, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et la République de Corée, d’autre part, et l’accord de coopération scientifique et technologique entre la Communauté européenne et le gouvernement de la République de Corée, qui fournissent un cadre général pour la collaboration entre les parties dans le domaine de la recherche et de l’innovation,

RECONNAISSANT la volonté commune des parties de développer, renforcer, stimuler et consolider davantage leurs relations et leur coopération dans ce domaine,

RECONNAISSANT l’importance capitale des valeurs et principes fondamentaux communs qui sous-tendent la coopération internationale entre les parties en matière de recherche et d’innovation, tels que l’éthique et l’intégrité dans la recherche, l’égalité entre les femmes et les hommes et l’égalité des chances, et prenant acte de l’objectif commun des parties d’encourager et de faciliter la coopération entre les organisations dans le domaine de la recherche et de l’innovation, y compris les universités, l’échange de bonnes pratiques et les carrières de recherche attrayantes, de faciliter la mobilité transfrontière et intersectorielle des chercheurs, de favoriser la libre circulation des connaissances scientifiques et de l’innovation, de promouvoir le respect de la liberté académique et de la liberté de la recherche scientifique, et de soutenir les activités d’éducation et de communication dans le domaine des sciences,

RECONNAISSANT l’intention des parties de coopérer et contribuer mutuellement aux activités de recherche et d’innovation et aux missions de l’Union visant à soutenir et à renforcer les capacités de recherche afin de relever les défis mondiaux et d’approfondir leur compétitivité industrielle respective pour, à terme, obtenir un effet transformateur et systémique pour leurs sociétés à l’appui des objectifs de développement durable des Nations unies, et de collaborer dans les domaines de coopération prioritaires établis dans le partenariat numérique Union européenne-République de Corée lancé le 28 novembre 2022 et dans le partenariat vert Union européenne-République de Corée lancé le 22 mai 2023,

CONSIDÉRANT les efforts déployés par les parties pour montrer la voie dans la réaction face aux défis mondiaux en joignant leurs forces à celles de leurs partenaires internationaux, conformément au plan d’action pour l’humanité, la planète et la prospérité figurant dans la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies intitulée «Transformer notre monde: le Programme de développement durable à l’horizon 2030» (1), et reconnaissant que la recherche et l’innovation constituent des facteurs déterminants et des outils essentiels pour la croissance durable fondée sur l’innovation ainsi que pour la compétitivité et l’attractivité économiques,

CONSIDÉRANT que le programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon Europe» de l’Union (2021-2027) (ci-après dénommé «Horizon Europe») a été établi par le règlement (UE) 2021/695 du Parlement européen et du Conseil (2),

RECONNAISSANT les principes généraux énoncés dans le règlement (UE) 2021/695,

SOULIGNANT le rôle que jouent les partenariats européens pour résoudre certains des défis les plus urgents que l’Europe doit relever, grâce à des initiatives concertées en matière de recherche et d’innovation contribuant de manière significative aux priorités de l’Union dans le domaine de la recherche et de l’innovation, qui nécessitent une masse critique et une vision à long terme, et soulignant l’importance de la participation des pays associés à ces partenariats, et

RECONNAISSANT que les parties devraient retirer des avantages mutuels grâce à leur participation réciproque aux programmes de recherche et d’innovation, tout en prenant acte que les parties se réservent le droit d’imposer des limites ou des conditions à la participation à leurs programmes de recherche et d’innovation, en particulier dans le cas d’actions liées à leurs actifs stratégiques, à leurs intérêts, à leur autonomie ou à leur sécurité,

SONT CONVENUES DE CE QUI SUIT:

Article 1

Objet

Le présent accord établit les modalités et conditions applicables à la participation de la Corée à tous les programmes ou activités de l’Union relevant d’un protocole au présent accord.

Article 2

Définitions

Aux fins du présent accord, on entend par:

a)

«acte de base»:

i)

un acte juridique émanant d’une ou de plusieurs institutions de l’Union, autre qu’une recommandation ou un avis, établissant un programme, qui constitue la base juridique d’une action et de l’exécution de la dépense correspondante inscrite au budget général de l’Union (ci-après dénommé «budget de l’Union») ou de la garantie budgétaire ou de l’assistance financière adossée au budget de l’Union, y compris toute modification et tous les actes pertinents d’une institution de l’Union complétant ledit acte ou le mettant en œuvre, à l’exception de ceux adoptant les programmes de travail, ou

ii)

un acte juridique émanant d’une ou de plusieurs institutions de l’Union, autre qu’une recommandation ou un avis, établissant une activité financée par le budget de l’Union, autre que des programmes, y compris toute modification et tous les actes pertinents d’une institution de l’Union complétant ledit acte juridique ou le mettant en œuvre, à l’exception de ceux adoptant les programmes de travail;

b)

«accord de financement»: des accords relatifs à des programmes et activités de l’Union relevant des protocoles au présent accord, auxquels la Corée participe, mettant en œuvre des financements de l’Union, tels que les conventions de subvention, les conventions de contribution, les conventions-cadres de partenariat financier, les conventions de financement et les accords de garantie;

c)

«autres règles relatives à la mise en œuvre du programme et de l’activité de l’Union»: les règles définies dans le règlement (UE, Euratom) 2024/2509 du Parlement européen et du Conseil (3) (ci-après dénommé «règlement financier») s’appliquant au budget de l’Union, ainsi que dans le programme de travail ou les appels ou autres procédures d’octroi de l’Union;

d)

«procédure d’octroi de l’Union»: une procédure d’octroi de financements de l’Union lancée par cette dernière ou par des personnes ou entités auxquelles est confiée l’exécution de financements de l’Union;

e)

«entité coréenne»: tout type d’entité, qu’il s’agisse d’une personne physique, d’une personne morale ou d’un autre type d’entité, qui peut participer aux activités d’un programme d’une activité de l’Union, conformément à l’acte de base, et qui réside ou est établie en Corée;

f)

«exercice»: la période allant du 1er janvier au 31 décembre.

Article 3

Établissement de la participation

1. La Corée est autorisée à participer et à contribuer aux programmes ou activités de l’Union ou, à titre exceptionnel, à des parties de ceux-ci, qui sont ouverts à la participation de la Corée, conformément aux actes de base et dans les conditions prévues par les protocoles au présent accord.

2. Les modalités et conditions particulières relatives à la participation de la Corée à Horizon Europe sont exposées dans le protocole sur l’association de la République de Corée au programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon Europe» (2021-2027) au présent accord (ci-après dénommé «protocole d’association de la Corée à Horizon Europe»). Par dérogation à l’article 17, paragraphe 8, du présent accord, ledit protocole peut être modifié par le comité mixte institué en vertu de l’article 14 du présent accord (ci-après dénommé «comité mixte»).

3. Par dérogation à l’article 17, paragraphe 8, du présent accord, les modalités et conditions particulières relatives à la participation de la Corée à tout autre programme particulier ou à toute autre activité particulière de l’Union sont énoncées dans les protocoles au présent accord qui seront adoptés et modifiés par le comité mixte.

4. Les protocoles:

a)

recensent les programmes ou activités de l’Union ou, dans des cas exceptionnels, les parties de ceux-ci, auxquels la Corée participe;

b)

fixent la durée de la participation, qui correspond à la période pendant laquelle la Corée et les entités coréennes peuvent demander des financements de l’Union ou peuvent se voir confier l’exécution de financements de l’Union;

c)

établissent les conditions particulières relatives à la participation de la Corée et des entités coréennes, y compris les modalités particulières relatives à la mise en œuvre des conditions financières définies aux articles 6 et 7 du présent accord, les modalités particulières relatives au mécanisme de correction décrit à l’article 8 du présent accord, et les conditions de participation aux structures créées aux fins de la mise en œuvre de ces programmes ou activités de l’Union; ces conditions sont conformes au présent accord, aux actes de base et aux actes adoptés par une ou plusieurs institutions de l’Union établissant ces structures; et

d)

s’il y a lieu, fixent le montant de la contribution financière de la Corée à un programme de l’Union mis en œuvre au moyen d’un instrument financier ou d’une garantie budgétaire.

Article 4

Respect des règles régissant les programmes ou activités de l’Union

1. La Corée participe aux programmes ou activités de l’Union, ou aux parties de ceux-ci, relevant des protocoles au présent accord, dans le respect des modalités et conditions définies dans le présent accord, dans ses protocoles, dans les actes de base et dans les autres règles relatives à la mise en œuvre des programmes ou activités de l’Union.

2. Les modalités et conditions visées au paragraphe 1 comprennent:

a)

les conditions relatives à l’éligibilité des entités coréennes et toute autre condition en matière d’éligibilité liée à la Corée, notamment tenant à l’origine, au lieu d’activité ou à la nationalité; et

b)

les modalités et conditions applicables à la soumission, à l’évaluation et à la sélection des demandes et à l’exécution des actions par des entités coréennes éligibles.

3. Les modalités et conditions visées au paragraphe 2, point b), sont équivalentes à celles applicables aux entités éligibles des États membres de l’Union (ci-après dénommés «États membres»), y compris le respect des mesures restrictives de l’Union (4), sauf disposition contraire prévue dans les modalités et conditions visées au paragraphe 1.

Article 5

Participation de la Corée à la gouvernance des programmes ou activités de l’Union

1. Les représentants ou experts de la Corée, ou les experts désignés par la Corée, sont autorisés à participer, en qualité d’observateurs, aux réunions des comités, des groupes d’experts ou à d’autres réunions similaires auxquelles participent des représentants ou des experts des États membres ou des experts désignés par les États membres, et qui assistent la Commission européenne dans la mise en œuvre et la gestion des programmes ou activités, ou de parties de ceux-ci, auxquels la Corée participe conformément à l’article 3 ou qui sont établis par la Commission européenne en rapport avec la mise en œuvre du droit de l’Union relatif à ces programmes ou activités, ou aux parties de ceux-ci, sauf si elles concernent des points réservés aux seuls États membres ou relatifs à un programme ou à une activité de l’Union, ou à des parties de ceux-ci, auxquels la Corée ne participe pas. Les représentants ou experts de la Corée, ou les experts désignés par la Corée, ne sont pas présents au moment du vote. La Corée est informée des résultats du vote.

2. Lorsque la nationalité n’est pas un critère de désignation des experts ou des évaluateurs, elle ne peut être un motif d’exclusion des ressortissants coréens.

3. Sous réserve des conditions fixées au paragraphe 1, la participation des représentants de la Corée aux réunions visées au paragraphe 1, ou à d’autres réunions relatives à la mise en œuvre des programmes ou activités de l’Union, est régie par les mêmes règles et procédures que celles applicables aux représentants des États membres, en ce qui concerne le droit de parole, la réception d’informations, et la documentation, sauf si elles concernent des points réservés aux seuls États membres ou relatifs à un programme ou à une activité de l’Union, ou à des parties de ceux-ci, auxquels la Corée ne participe pas. Les protocoles au présent accord peuvent définir des modalités supplémentaires pour le remboursement des frais de voyage et de séjour.

4. Les protocoles au présent accord peuvent définir des modalités supplémentaires pour la participation des experts, ainsi que pour la participation de la Corée, aux conseils de direction et aux structures créées aux fins de la mise en œuvre des programmes ou activités de l’Union définis dans le protocole concerné.

Article 6

Conditions financières

1. La participation de la Corée ou d’entités coréennes aux programmes ou activités de l’Union ou, à titre exceptionnel, à des parties de ceux-ci, est subordonnée à la contribution financière de la Corée au financement correspondant inscrit au budget de l’Union.

2. Pour chaque programme ou activité de l’Union ou, à titre exceptionnel, des parties de ceux-ci, la contribution financière correspond à la somme:

a)

d’une contribution opérationnelle; et

b)

de droits de participation.

3. La contribution financière prend la forme d’un paiement annuel effectué en un ou plusieurs versements échelonnés.

4. Sans préjudice du paragraphe 9 du présent article et de l’article 7, les droits de participation s’élèvent à 4 % de la contribution opérationnelle annuelle et ne font pas l’objet d’ajustements rétroactifs. À partir de 2028, le niveau des droits de participation peut être ajusté par le comité mixte.

5. La contribution opérationnelle couvre les dépenses opérationnelles et d’appui et s’ajoute, tant en crédits d’engagement qu’en crédits de paiement, aux montants inscrits au budget de l’Union définitivement adopté pour les programmes ou activités de l’Union ou, à titre exceptionnel, pour des parties de ceux-ci, augmentés, s’il y a lieu, des recettes affectées externes qui ne proviennent pas de contributions financières versées par d’autres donateurs à des programmes ou activités de l’Union, tels qu’ils sont visés dans chaque protocole concerné au présent accord.

6. La contribution opérationnelle repose sur une clé de contribution définie comme le rapport entre le produit intérieur brut (PIB) de la Corée aux prix du marché et le PIB de l’Union aux prix du marché. Les PIB aux prix du marché à appliquer sont déterminés par les services spécifiques de la Commission européenne sur la base des données statistiques les plus récentes disponibles pour les calculs budgétaires de l’année précédant celle au cours de laquelle le paiement annuel est dû. Les ajustements à apporter à cette clé de contribution peuvent être fixés dans les protocoles concernés.

7. La contribution opérationnelle repose sur l’application de la clé de contribution aux crédits d’engagement initiaux, majorés ainsi qu’il est décrit au paragraphe 5, et inscrits au budget de l’Union définitivement adopté pour l’année considérée afin de financer les programmes ou activités de l’Union ou, à titre exceptionnel, des parties de ceux-ci, auxquels participe la Corée.

8. Par dérogation aux paragraphes 6 et 7, la contribution opérationnelle annuelle de la Corée à Horizon Europe pour les années 2025 à 2027 est établie en montant fixes, comme le prévoit l’annexe I du protocole d’association de la Corée à Horizon Europe.

9. Les droits de participation visés au paragraphe 2, point b), ont la valeur suivante pour les années 2025 à 2027:

2025: 2,5 %,

2026: 3 %,

2027: 4 %.

10. Sur demande, l’Union fournit à la Corée les informations relatives à sa contribution financière qui figurent dans les informations relatives au budget, à la comptabilité, à la performance et à l’évaluation fournies aux autorités budgétaires et de décharge de l’Union concernant les programmes ou activités de l’Union ou, à titre exceptionnel, des parties de ceux-ci, auxquels participe la Corée. Ces informations sont fournies dans le respect des règles de l’Union et de la Corée en matière de confidentialité et de protection des données et sont sans préjudice des informations que la Corée est autorisée à recevoir au titre de l’article 10.

11. Toutes les contributions financières de la Corée et tous les paiements de l’Union, ainsi que le calcul des montants dus ou à recevoir, sont effectués en euros.

12. Les modalités d’application du présent article figurent en détail dans les protocoles concernés au présent accord.

Article 7

Programmes ou activités de l’Union auxquels s’applique un mécanisme d’ajustement de la contribution opérationnelle

1. Si un protocole spécifique au présent accord le prévoit, la contribution opérationnelle d’un programme ou d’une activité de l’Union ou, à titre exceptionnel, de parties de ceux-ci, pour une année N peut être ajustée, de manière rétroactive, au cours de l’année ou des années suivantes, sur la base des engagements budgétaires contractés sur les crédits d’engagement de ladite année, de l’exécution de ces engagements budgétaires par des engagements juridiques et de leur dégagement.

2. Le premier ajustement a lieu au cours de l’année N+1, lorsque la contribution opérationnelle est ajustée de la différence entre la contribution et une contribution ajustée, calculée en appliquant la clé de contribution de l’année N, ajustée par l’application d’un coefficient si cela est prévu par un protocole spécifique au présent accord, à la somme:

a)

du montant des engagements budgétaires contractés sur les crédits d’engagement autorisés pour l’année N dans le cadre du budget de l’Union voté et sur les crédits d’engagement correspondant à des dégagements qui ont été reconstitués; et

b)

des crédits de recettes affectées externes qui ne proviennent pas de contributions financières aux programmes ou activités de l’Union versées par d’autres donateurs visés par chaque protocole concerné au présent accord, et qui étaient disponibles à la fin de l’année N.

3. Chaque année qui suit, jusqu’à ce que tous les engagements budgétaires financés par les crédits d’engagement provenant de l’année N aient été payés ou dégagés, et au plus tard trois ans après la fin du programme ou après le terme du cadre financier pluriannuel correspondant à l’année N, la date la plus proche étant retenue, l’Union calcule l’ajustement de la contribution pour l’année N en réduisant la contribution de la Corée du montant obtenu en appliquant la clé de contribution pour l’année N, ajustée si cela est prévu par le protocole concerné au présent accord, aux dégagements effectués chaque année sur les engagements de l’année N financés par le budget de l’Union ou par les dégagements reconstitués.

4. En cas d’annulation des crédits de recettes affectées externes qui ne proviennent pas de contributions financières aux programmes ou activités de l’Union versées par d’autres donateurs relevant de chaque protocole concerné au présent accord, la contribution de la Corée au programme ou à l’activité de l’Union concerné(e) ou, à titre exceptionnel, à des parties de ceux-ci, est réduite du montant obtenu après l’application de la clé de contribution pour l’année N, ajustée si cela est prévu par le protocole concerné au présent accord, aux montants annulés.

Article 8

Programmes ou activités de l’Union auxquels s’applique un mécanisme de correction automatique

1. Un mécanisme de correction automatique s’applique en ce qui concerne les programmes ou activités de l’Union ou, à titre exceptionnel, des parties de ceux-ci, pour lesquels l’application d’un mécanisme de correction automatique est prévue dans le protocole concerné au présent accord. L’application de ce mécanisme de correction automatique peut être limitée à des parties du programme ou de l’activité de l’Union désignées dans le protocole concerné au présent accord qui sont mises en œuvre au moyen de subventions pour lesquelles des appels concurrentiels sont organisés. Des règles détaillées concernant la définition des parties du programme ou de l’activité de l’Union auxquelles le mécanisme de correction automatique s’applique ou ne s’applique pas peuvent être fixées dans le protocole concerné au présent accord.

2. Le montant de la correction automatique pour un programme ou une activité ou, à titre exceptionnel, des parties de ceux-ci, est égal à la différence entre les montants initiaux des engagements juridiques effectivement conclus avec la Corée ou les entités coréennes financés par les crédits d’engagement de l’année en question et la contribution opérationnelle correspondante versée par la Corée, ajustée conformément à l’article 7 du présent accord, si le protocole concerné au présent accord le prévoit, à l’exclusion des dépenses d’appui, couvrant la même période.

3. Des règles détaillées concernant l’établissement des montants pertinents des engagements juridiques visés au paragraphe 2, y compris dans le cas de consortiums, et concernant le calcul de la correction automatique peuvent être fixées dans le protocole concerné au présent accord.

Article 9

Examens et audits

1. L’Union a le droit de réaliser, conformément aux actes applicables d’une ou de plusieurs institutions de l’Union et dans la mesure prévue par l’accord de financement pertinent et par tout autre contrat applicable, des examens et audits techniques, scientifiques, financiers ou d’une autre nature, dans les locaux de toute personne physique résidant en Corée ou de toute entité établie dans ce pays qui reçoit un financement de l’Union, ainsi que de tout tiers participant à l’exécution de financements de l’Union qui réside ou est établi en Corée. Lesdits examens et audits peuvent être réalisés par les agents des institutions et organes de l’Union, en particulier de la Commission européenne et de la Cour des comptes européenne, ou par d’autres personnes mandatées par la Commission européenne conformément au droit de l’Union. Dans l’exercice de leurs missions sur le territoire de la Corée, l’Union ou les agents des institutions et organes de l’Union et les autres personnes mandatées par la Commission européenne agissent conformément au droit coréen.

2. Lorsqu’ils réalisent un audit ou un examen visé au paragraphe 1, les agents des institutions et organes de l’Union, notamment les agents de la Commission européenne et de la Cour des comptes européenne, ainsi que les autres personnes mandatées par la Commission européenne, disposent d’un accès approprié aux sites, travaux et documents, sous forme électronique et sur papier, et à toutes les informations requises pour effectuer ces audits, y compris le droit d’obtenir une copie imprimée ou électronique, ainsi que des extraits, de tout document ou du contenu de tout support de données que détient la personne physique ou morale ou le tiers faisant l’objet de l’audit.

3. La Corée n’empêche pas les agents et autres personnes visées au paragraphe 2 d’entrer sur son territoire ou d’accéder aux locaux, et elle n’entrave en aucune manière leur droit d’entrée et d’accès, en vue de l’accomplissement des missions décrites dans le présent article.

4. Les examens et audits peuvent également être effectués après la suspension de l’application d’un protocole au présent accord, conformément à l’article 17, paragraphe 4, du présent accord, après la cessation de l’application provisoire du présent accord ou après la dénonciation du présent accord. Ces examens et audits sont effectués conformément aux modalités prévues dans les actes applicables d’une ou de plusieurs institutions ou d’un ou de plusieurs organes de l’Union et conformément aux accords et/ou contrats pertinents qui portent sur tout engagement juridique exécutant le budget de l’Union conclu par celle-ci avant la date à laquelle la suspension de l’application du protocole concerné, la cessation de l’application provisoire du présent accord ou la dénonciation du présent accord prend effet.

Article 10

Protection des intérêts financiers de l’Union contre les irrégularités

1. La Commission européenne et l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) sont habilités à effectuer des enquêtes administratives, y compris des contrôles et vérifications sur place, sur le territoire de la Corée, concernant une entité coréenne partie à un accord de financement pertinent ou un tiers qui est une entité coréenne participant à l’exécution de l’accord de financement dans le cadre d’un contrat, conformément à l’accord de financement pertinent et à tout autre contrat applicable, et dans la mesure prévue par ces derniers. Ces enquêtes sont menées conformément aux modalités et conditions établies dans les actes applicables d’une ou plusieurs institutions de l’Union. Dans l’exercice de leurs missions sur le territoire de la Corée, la Commission européenne et l’OLAF agissent conformément au droit coréen.

2. S’il y a lieu, le point de contact coréen désigné au titre du paragraphe 11 informe la Commission européenne ou l’OLAF, dans un délai raisonnable, de tout fait ou soupçon dont il a eu connaissance concernant une irrégularité, une fraude ou une autre activité illégale portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union, en relation avec l’accord de financement ou le contrat visés au paragraphe 1.

3. Lorsqu’une enquête administrative visée au paragraphe 1 est menée, des contrôles et vérifications sur place peuvent être effectués dans les locaux de l’entité coréenne visée audit paragraphe, ainsi que de tout tiers participant à l’exécution de financements de l’Union résidant ou établi en Corée.

4. La Commission européenne ou l’OLAF prépare et effectue les contrôles et vérifications sur place en collaboration étroite avec l’autorité coréenne compétente désignée par le gouvernement de la Corée. L’autorité coréenne compétente est informée suffisamment à l’avance de l’objet, du but et de la base juridique des contrôles et vérifications, de manière à pouvoir apporter toute aide nécessaire. À cet effet, les agents des autorités coréennes compétentes peuvent participer aux contrôles et vérifications sur place.

5. À la demande des autorités coréennes compétentes, les contrôles et vérifications sur place peuvent être effectués conjointement avec la Commission européenne ou l’OLAF.

6. Lorsqu’ils mènent une enquête administrative au titre du présent article, les agents de l’Union ont accès à toutes les informations et à tous les documents relatifs aux opérations concernées, y compris les données informatiques, qui sont nécessaires au bon déroulement des contrôles et vérifications sur place. Ils peuvent notamment prendre copie des documents pertinents.

7. Lorsque la personne, l’entité ou une autre partie s’oppose à un contrôle ou à une vérification sur place, les autorités coréennes, agissant dans le respect de la législation et des réglementations nationales, prêtent assistance à la Commission européenne ou à l’OLAF pour lui permettre de mener à bien sa mission de contrôle ou de vérification sur place. Cette assistance comprend la prise de mesures conservatoires appropriées conformes au droit national, en particulier dans le but de préserver des preuves.

8. La Commission européenne ou l’OLAF informe le point de contact coréen désigné du résultat de ces contrôles et vérifications. En particulier, la Commission européenne ou l’OLAF informe le point de contact coréen, dans les meilleurs délais, de tout fait ou soupçon concernant une irrégularité porté à sa connaissance au cours du contrôle ou de la vérification sur place.

9. Sans préjudice de l’application du droit pénal coréen, la Commission européenne peut imposer des mesures et sanctions administratives à l’entité coréenne visée au paragraphe 1, conformément au droit de l’Union.

10. En vue de la bonne exécution du présent article, la Commission européenne ou l’OLAF et le point de contact coréen désigné échangent régulièrement des informations et, à la demande de l’une des parties, se consultent mutuellement.

11. Afin de faciliter une coopération et un échange d’informations efficaces avec l’OLAF, la Corée désigne un point de contact.

12. Les échanges d’informations entre la Commission européenne ou l’OLAF et le point de contact coréen désigné ont lieu dans le respect des obligations de confidentialité. Toutes données à caractère personnel incluses dans les échanges d’informations sont protégées conformément aux règles applicables.

Article 11

Coopération concernant les infractions pénales portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union

Les autorités coréennes coopèrent avec le Parquet européen dans les affaires qui relèvent de sa compétence, afin de lui permettre de remplir sa mission consistant à enquêter, à poursuivre et à traduire en justice les auteurs, ainsi que leurs complices, d’infractions pénales portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union, devant les juridictions compétentes des États membres. Cette coopération est conforme aux instruments de coopération internationale applicables, y compris ceux conclus entre la Corée et les États membres ou l’Union, ou conformément à ce qui est autorisé par les règles applicables.

Article 12

Recouvrement et exécution

1. La Commission européenne peut adopter une décision imposant à une entité coréenne autre que l’État une obligation pécuniaire en rapport avec toute créance ayant son origine dans l’accord de financement. Si, après la notification de ladite décision à l’entité coréenne conformément à l’article 13, cette entité ne procède pas au paiement dans le délai prévu, la Commission européenne notifie ladite décision au point de contact coréen désigné, et la Corée verse à la Commission européenne le montant de toute obligation pécuniaire et en demande le remboursement à l’entité coréenne.

2. Afin de garantir la force exécutoire des arrêts et ordonnances de la Cour de justice de l’Union européenne rendus en application d’une clause d’arbitrage figurant dans un contrat ou un accord relatif à des programmes, activités, actions ou projets de l’Union, lorsque ces arrêts ou ordonnances ont été notifiés à l’entité coréenne concernée conformément aux règles relatives à la notification de la Cour de justice de l’Union européenne et que cette entité ne s’acquitte pas des montants fixés dans un délai de deux mois et dix jours, la Commission européenne notifie, en son nom ou au nom de l’agence exécutive ou des organes de l’Union concernés créés en vertu du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), l’arrêt ou l’ordonnance de la Cour de justice de l’Union européenne au point de contact coréen désigné, et la Corée verse ensuite à la Commission européenne le montant de toute obligation pécuniaire et en demande le remboursement à l’entité coréenne.

Le gouvernement de la Corée fait connaître à la Commission européenne son point de contact désigné.

3. La Cour de justice de l’Union européenne est compétente pour contrôler la légalité des décisions de la Commission européenne visées au paragraphe 1 et pour suspendre leur exécution.

Article 13

Communication et échange d’informations

Les institutions et organes de l’Union qui participent à la mise en œuvre des programmes ou activités de l’Union, ou qui exercent un contrôle sur ces derniers, sont habilités à communiquer directement, y compris par des systèmes d’échange électroniques, avec toute personne physique résidant en Corée ou toute entité établie dans ce pays qui reçoit un financement de l’Union, ainsi qu’avec tout tiers participant à l’exécution du financement de l’Union qui réside ou est établi en Corée. Ces personnes, entités et tiers peuvent communiquer directement aux institutions et organes de l’Union toute information et toute documentation pertinentes qu’ils sont tenus de communiquer en vertu de la législation de l’Union applicable au programme ou à l’activité de l’Union et en vertu des contrats ou des accords de financement conclus pour mettre en œuvre ledit programme ou ladite activité.

Article 14

Le comité mixte

1. Les parties instituent un comité mixte. Le comité mixte se compose de représentants de l’Union et de la Corée.

2. Le comité mixte agit conformément au règlement intérieur du comité mixte figurant à l’annexe du présent accord.

3. Les tâches du comité mixte comprennent:

a)

l’appréciation, l’évaluation et l’examen de la mise en œuvre du présent accord et de ses protocoles, et en particulier:

i)

la participation des entités coréennes aux programmes ou activités de l’Union et leur performance;

ii)

le cas échéant, le niveau de disposition (réciproque) des entités coréennes ou de l’Union établies dans chaque partie à participer à des programmes, projets, actions et activités ou, à titre exceptionnel, à des parties de ceux-ci, organisés par l’autre partie;

iii)

la mise en œuvre du mécanisme de contribution financière et, s’il y a lieu, du mécanisme de correction automatique applicables aux programmes ou activités de l’Union relevant des protocoles au présent accord; et

iv)

l’échange d’informations et, le cas échéant, l’analyse de toutes les questions éventuelles sur l’exploitation des résultats, y compris à propos des droits de propriété intellectuelle;

b)

l’étude, à la demande de l’une des parties, des restrictions d’accès appliquées ou prévues par les parties à leurs programmes respectifs de recherche et d’innovation, y compris dans le cas d’actions relatives à leurs actifs stratégiques, à leurs intérêts, à leur autonomie ou à leur sécurité;

c)

l’examen des moyens d’améliorer et de développer la coopération;

d)

une discussion conjointe sur les orientations et priorités futures des politiques liées aux programmes ou activités relevant de protocoles au présent accord;

e)

l’échange d’informations, entre autres, concernant les dispositions législatives, décisions ou programmes nationaux nouveaux qui sont utiles à la mise en œuvre du présent accord et de ses protocoles;

f)

l’adoption de protocoles au présent accord relatifs aux modalités et conditions particulières relatives à la participation de la Corée à des programmes ou activités de l’Union ou, à titre exceptionnel, à des parties de ceux-ci, ou la modification de ces protocoles, le cas échéant, par voie de décision; et

g)

la modification des articles 9 et 10, notamment pour prendre en compte les changements apportés à des actes d’une ou de plusieurs institutions de l’Union, par voie de décision.

4. Le comité mixte prend ses décisions par consensus.

5. Le comité mixte peut créer, en cas de besoin, un groupe de travail ou un organe consultatif d’experts qui peuvent aider à la mise en œuvre du présent accord.

6. Le comité mixte se réunit au moins une fois par an et, chaque fois que des circonstances particulières le requièrent, à la demande d’une partie.

Article 15

Droit applicable

Le présent accord est mis en œuvre conformément au droit de chacune des parties applicable sur son territoire respectif.

Article 16

Consultations

1. Les parties s’efforcent, de bonne foi, de régler à l’amiable toute question concernant l’interprétation ou la mise en œuvre du présent accord, par l’intermédiaire de discussions au sein du comité mixte.

2. Si une question concernant l’interprétation ou la mise en œuvre du présent accord ne peut pas être réglée par des discussions au sein du comité mixte dans un délai de deux mois après avoir été soulevée par une partie, chacune des parties peut demander la tenue de consultations avec l’autre partie sur cette question. Les parties règlent toute divergence éventuelle par la voie de la négociation.

Article 17

Dispositions finales

1. Le présent accord entre en vigueur à la date à laquelle les parties se sont mutuellement notifié l’achèvement de leurs procédures internes nécessaires à cet effet. Il est applicable à compter du 1er janvier 2025.

2. L’Union et la Corée peuvent appliquer le présent accord à titre provisoire conformément à leurs législations et procédures internes respectives, aux fins de la participation de la Corée aux programmes ou activités de l’Union. L’application provisoire débute à la date à laquelle les parties se sont mutuellement notifié l’achèvement de leurs procédures internes nécessaires à cet effet.

3. Si la Corée informe l’Union qu’elle ne mènera pas à terme ses procédures internes nécessaires à l’entrée en vigueur du présent accord, ce dernier cesse de s’appliquer à titre provisoire à la date de réception de cette notification par l’Union, laquelle constitue la date de cessation aux fins du présent accord.

Les décisions du comité mixte cessent de s’appliquer à cette même date.

4. L’application d’un protocole pertinent au présent accord peut être suspendue par l’Union en cas de paiement partiel ou de non-paiement de la contribution financière due par la Corée au titre du programme ou de l’activité de l’Union concerné(e).

En cas de non-paiement susceptible de compromettre sensiblement la mise en œuvre et la gestion du programme ou de l’activité de l’Union concerné(e), la Commission européenne envoie une lettre de rappel officielle. À défaut de paiement dans un délai de vingt jours ouvrables à compter de l’envoi de la lettre de rappel officielle, la Commission européenne notifie à la Corée la suspension de l’application du protocole concerné au présent accord par une lettre officielle de notification, qui prend effet quinze jours après la réception de ladite notification par la Corée.

En cas de suspension de l’application d’un protocole au présent accord conformément au présent paragraphe, les entités coréennes ne sont pas autorisées à participer aux procédures d’octroi de l’Union qui ne sont pas encore achevées à la date de prise d’effet de la suspension. Une procédure d’octroi de l’Union est considérée comme achevée lorsque des engagements juridiques ont été souscrits à la suite de cette procédure. La suspension au titre du présent paragraphe est sans préjudice des engagements juridiques souscrits avec des entités coréennes au titre du programme ou de l’activité de l’Union concerné(e) avant la prise d’effet de la suspension. Le protocole concerné au présent accord continue de s’appliquer à ces engagements juridiques. Une fois que l’Union a reçu la totalité de la contribution financière qui lui est due, elle le notifie immédiatement la Corée. La suspension au titre du présent paragraphe est levée avec effet immédiat à compter de cette notification. À compter de la date de levée de la suspension, les entités coréennes redeviennent éligibles dans le cadre des procédures d’octroi lancées au titre du programme ou de l’activité de l’Union concerné(e) après cette date et dans le cadre des procédures d’octroi lancées avant cette date pour lesquelles les délais de dépôt des demandes n’ont pas expiré.

5. Chacune des parties peut dénoncer le présent accord à tout moment, en notifiant par écrit à l’autre partie son intention d’y mettre fin. Le présent accord ne peut être dénoncé que dans son intégralité. La dénonciation prend effet au terme d’un délai de trois mois civils suivant la date de réception de la notification par l’autre partie. La date de prise d’effet de la dénonciation constitue la date de dénonciation aux fins du présent accord.

6. Lorsque le présent accord cesse de s’appliquer à titre provisoire conformément au paragraphe 3 ou est dénoncé conformément au paragraphe 5, les parties conviennent de ce qui suit:

a)

les projets, les actions ou les activités, ou des parties de ceux-ci, pour lesquels des engagements juridiques ont été souscrits pendant l’application provisoire et/ou après l’entrée en vigueur du présent accord, et avant que le présent accord ne cesse de s’appliquer ou ne soit dénoncé, se poursuivent jusqu’à leur achèvement dans les conditions prévues dans le présent accord;

b)

la contribution financière annuelle au programme ou à l’activité concerné(e) de l’année N au cours de laquelle le présent accord cesse de s’appliquer à titre provisoire ou est dénoncé est payée intégralement conformément à l’article 6 du présent accord et à toutes les règles pertinentes prévues dans les protocoles concernés au présent accord; lorsque le mécanisme d’ajustement s’applique, la contribution opérationnelle au programme ou à l’activité de l’Union concerné(e) de l’année N est ajustée conformément à l’article 7; en ce qui concerne les programmes ou activités de l’Union auxquels le mécanisme d’ajustement et le mécanisme de correction automatique s’appliquent, la contribution opérationnelle pertinente de l’année N est ajustée conformément à l’article 7 et corrigée conformément à l’article 8; en ce qui concerne les programmes ou activités de l’Union auxquels seul le mécanisme de correction s’applique, la contribution opérationnelle pertinente de l’année N est corrigée conformément à l’article 8; les droits de participation versés pour l’année N dans le cadre de la contribution financière au programme ou à l’activité concerné(e) ne sont ni ajustés ni corrigés; et

c)

lorsque le mécanisme d’ajustement s’applique, après l’année au cours de laquelle le présent accord cesse de s’appliquer à titre provisoire ou est dénoncé, les contributions opérationnelles au programme ou à l’activité de l’Union concerné(e) payées pour les années au cours desquelles le présent accord s’appliquait sont ajustées conformément à l’article 7; en ce qui concerne les programmes ou activités de l’Union auxquels tant le mécanisme d’ajustement que le mécanisme de correction automatique s’appliquent, les contributions opérationnelles concernées sont ajustées conformément à l’article 7 et sont automatiquement corrigées conformément à l’article 8; en ce qui concerne les programmes ou activités de l’Union auxquels seul le mécanisme de correction automatique s’applique, les contributions opérationnelles correspondantes sont automatiquement corrigées conformément à l’article 8.

7. Les parties règlent d’un commun accord toute autre conséquence de la dénonciation ou de la cessation de l’application provisoire du présent accord.

8. Le présent accord ne peut être modifié que par écrit d’un commun accord entre les parties. Les modifications entrent en vigueur selon la même procédure que celle applicable à l’entrée en vigueur du présent accord, conformément au paragraphe 1.

9. Les protocoles visés à l’article 3 et dans l’annexe font partie intégrante du présent accord.

10. Le présent accord est rédigé en double exemplaire en langues allemande, anglaise, bulgare, croate, danoise, espagnole, estonienne, finnoise, française, grecque, hongroise, irlandaise, italienne, lettonne, lituanienne, maltaise, néerlandaise, polonaise, portugaise, roumaine, slovaque, slovène, suédoise, tchèque et coréenne, tous les textes faisant également foi. En cas de divergence d’interprétation, le texte anglais prévaut.

EN FOI DE QUOI, les plénipotentiaires soussignés, dûment habilités à cet effet, ont signé le présent accord.

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