Règlement d’exécution (UE) 2016/1377 de la Commission du 4 août 2016 établissant des exigences communes relatives aux prestataires de services et à la supervision dans la gestion du trafic aérien et les services de navigation aérienne ainsi que les autres fonctions de réseau de la gestion du trafic aérien, abrogeant le règlement (CE) no 482/2008 et les règlements d’exécution (UE) no 1034/2011 et (UE) no 1035/2011 et modifiant le règlement (UE) no 677/2011 (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
| CELEX | 32016R1377 |
| Type | Règlement |
| Date | jeudi 4 août 2016 |
Résumé IA
Texte intégral
| 19.8.2016 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | L 226/1 |
RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) 2016/1377 DE LA COMMISSION
du 4 août 2016
établissant des exigences communes relatives aux prestataires de services et à la supervision dans la gestion du trafic aérien et les services de navigation aérienne ainsi que les autres fonctions de réseau de la gestion du trafic aérien, abrogeant le règlement (CE) no 482/2008 et les règlements d’exécution (UE) no 1034/2011 et (UE) no 1035/2011 et modifiant le règlement (UE) no 677/2011
(Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
vu le règlement (CE) no 216/2008 du Parlement européen et du Conseil du 20 février 2008 concernant des règles communes dans le domaine de l’aviation civile et instituant une Agence européenne de la sécurité aérienne, et abrogeant la directive 91/670/CEE du Conseil, le règlement (CE) no 1592/2002 et la directive 2004/36/CE (1), et notamment son article 8 ter, paragraphe 6,
vu le règlement (CE) no 550/2004 du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2004 relatif à la fourniture de services de navigation aérienne dans le ciel unique européen (2), et notamment ses articles 4 et 6,
vu le règlement (CE) no 551/2004 du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2004 relatif à l’organisation et à l’utilisation de l’espace aérien dans le ciel unique européen (3), et notamment son article 6, paragraphe 7,
considérant ce qui suit:
| (1) | Les règlements d’exécution (UE) no 1034/2011 (4) et (UE) no 1035/2011 (5) de la Commission établissent respectivement des exigences relatives à la supervision de la sécurité dans la gestion du trafic aérien et les services de navigation aérienne et des exigences communes pour la fourniture de services de navigation aérienne. Ces dernières exigences doivent être respectées par les prestataires de services concernés afin de se voir délivrer les certificats visés à l’article 7, paragraphe 1, du règlement (CE) no 550/2004 et à l’article 8 ter, paragraphe 2, du règlement (CE) no 216/2008. Ces règlements établissent également des exigences relatives aux autorités compétentes chargées de délivrer ces certificats et d’exécuter des tâches de supervision et de mise en application, conformément à l’article 4 du règlement (CE) no 549/2004 du Parlement européen et du Conseil (6), aux articles 2 et 7, paragraphe 7, du règlement (CE) no 550/2004 et aux articles 10 et 22 bis du règlement (CE) no 216/2008. |
| (2) | Les exigences énoncées dans les règlements d’exécution (UE) no 1034/2011 et (UE) no 1035/2011 servent notamment à mettre en œuvre, à un stade initial, les exigences essentielles concernant la fourniture d’ATM/ANS (gestion du trafic aérien et services de navigation aérienne) énoncées dans le règlement (CE) no 216/2008, notamment pour garantir le respect des articles 8 ter et 22 bis dudit règlement et de son annexe V ter et permettre le commencement des inspections de normalisation conformément à l’article 24 de ce même règlement. |
| (3) | Les exigences énoncées dans les règlements d’exécution (UE) no 1034/2011 et (UE) no 1035/2011 doivent à présent être complétées et actualisées à la lumière des progrès techniques. Il convient également de préciser que pour recevoir et conserver un certificat, ou pour faire une déclaration, conformément au présent règlement, les prestataires de services doivent respecter, et continuer à respecter, ces exigences ainsi que les exigences essentielles visées à l’article 8 ter, paragraphe 1, du règlement (CE) no 216/2008. En outre, il convient de garantir la cohérence entre ces exigences et les exigences énoncées dans les règlements d’exécution (UE) no 965/2012 (7), (UE) no 1178/2011 (8), (UE) no 139/2014 (9) et (UE) 2015/340 (10) de la Commission, en passant donc à une «approche systémique globale», ce qui implique une approche logique et technologiquement cohérente dans les divers domaines. Par conséquent, il convient à présent d’établir dans un règlement unique les exigences énoncées dans les règlements d’exécution (UE) no 1034/2011 et (UE) no 1035/2011 et d’abroger ces deux derniers règlements. |
| (4) | Des règles communes pour la certification et la supervision des prestataires de services concernés sont essentielles pour accroître la confiance des États membres dans leurs systèmes mutuels. Afin de garantir le niveau de sûreté et de sécurité le plus élevé, il convient dès lors de renforcer des exigences uniformes pour la prestation des services et leur supervision. Ce renforcement devrait garantir la sécurité et la haute qualité de la fourniture de services aux fins de la navigation aérienne et la reconnaissance mutuelle des certificats dans toute l’Union, augmentant ainsi la liberté de circulation et améliorant la disponibilité de ces services. |
| (5) | Afin de garantir une approche harmonisée de la certification et de la supervision, les mesures à mettre en œuvre pour la sécurité des systèmes, des composants en usage et des données devraient être coordonnées entre les États membres, les blocs d’espace aérien fonctionnels («FAB») et le réseau formé par les services, les fonctions et les produits offerts par les prestataires de services, le gestionnaire de réseau («NM»), les aérodromes et d’autres personnes fournissant les infrastructures nécessaires pour les opérations de vol. |
| (6) | Reconnaissant que la gestion de la sécurité assure la détection, l’évaluation et la minimisation des risques pour la sécurité et des vulnérabilités en matière de sûreté qui ont une incidence sur la sécurité, il convient de définir plus précisément les exigences relatives à l’évaluation de la sécurité effectuée concernant les changements apportés au système fonctionnel par un organisme certifié. Il convient d’adapter ces exigences en tenant compte de l’intégration des exigences relatives à la gestion du changement dans la structure réglementaire commune pour la sécurité de l’aviation civile, ainsi que de l’expérience acquise par les parties prenantes et les autorités compétentes dans le domaine de la supervision de la sécurité. |
| (7) | Afin de garantir un niveau élevé de sécurité de l’aviation civile dans l’Union, les mesures énoncées dans le présent règlement devraient rendre compte de l’état actuel de la technique en matière de sécurité aérienne, y compris des bonnes pratiques et des progrès scientifiques et techniques dans le domaine des services météorologiques. Par conséquent, le présent règlement devrait être fondé sur les normes et pratiques recommandées applicables de l’Organisation de l’aviation civile internationale («OACI»), plus spécifiquement l’annexe 3 de l’OACI concernant le «service météorologique pour la navigation aérienne internationale», tout en mettant à profit l’expérience acquise au niveau européen et mondial en matière de fourniture de services météorologiques et en garantissant la proportionnalité quant à la taille, au type et à la complexité du prestataire de services météorologiques. |
| (8) | Il convient d’introduire la culture de la sécurité en tant qu’aspect des systèmes de gestion des prestataires de services, de façon à favoriser la compréhension et l’amélioration de ces systèmes, tout en reconnaissant la nécessité de renforcer davantage les systèmes de gestion, notamment en intégrant des comptes rendus d’événements fiables. |
| (9) | Il y a lieu d’établir des exigences communes pour la certification et la supervision des prestataires de services de données («DAT») afin de veiller à ce que les fournisseurs de données aéronautiques destinées à une utilisation sur les aéronefs traitent les données de manière appropriée, répondant aux besoins des utilisateurs finaux de l’espace aérien et assurant la sécurité des opérations pour la navigation fondée sur les performances («PBN»). |
| (10) | Il convient de préciser quelles autorités sont responsables des tâches liées à la certification, à la supervision et à la mise en application en ce qui concerne les prestataires de services relevant du présent règlement, conformément au critère défini à l’article 7, paragraphe 2, du règlement (CE) no 550/2004, et des tâches de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (ci-après l’«Agence») conformément à l’article 22 bis du règlement (CE) no 216/2008, et sans préjudice des exigences de l’article 2 du règlement (CE) no 550/2004. L’Agence devrait être l’autorité compétente pour les prestataires de services de données et pour le gestionnaire de réseau, compte tenu de la nature et de l’étendue des services fournis. Afin de réaliser les objectifs du règlement (CE) no 216/2008, notamment l’objectif énoncé à son article 2, paragraphe 2, point d), et l’objectif énoncé à l’article 1er, paragraphe 3, du règlement (CE) no 549/2004, il convient également d’aligner les exigences relatives aux autorités compétentes sur les progrès accomplis concernant les concepts de gestion de la sécurité de l’OACI, notamment l’introduction du système de gestion appliqué par l’autorité ainsi que la mise en œuvre du programme national de sécurité («SSP») et en assurant la coordination entre ces autorisations. |
| (11) | Il convient de préciser que, dans l’exécution de leurs tâches de certification, de supervision et de mise en application en vertu du présent règlement, les autorités compétentes devraient être indépendantes de tout prestataire de services, en veillant à une séparation adéquate entre ces autorités et ces prestataires de services, du moins au niveau fonctionnel, et que tout conflit d’intérêts éventuel devrait être évité. L’objectif est de garantir l’objectivité et l’impartialité de ces autorités et de veiller à ce que l’exécution de leurs tâches en vertu du présent règlement soit de haute qualité. |
| (12) | L’Agence devrait établir une base de données comprenant les informations pertinentes relatives aux autorités compétentes, afin de faciliter les inspections de normalisation des autorités compétentes et la coordination avec ces dernières, et de soutenir la Commission dans l’exécution de ses tâches. |
| (13) | Afin d’assurer que les exigences relatives aux prestataires de services fixées dans le présent règlement sont satisfaites à tout moment et que les autorités compétentes puissent accomplir efficacement leurs tâches en vertu du présent règlement, conformément à l’article 4, paragraphes 3 et 4, du règlement (CE) no 549/2004, il y aurait lieu d’octroyer à ces autorités certains pouvoirs d’enquête spécifiques, en plus de la possibilité pour elles de mener les inspections et enquêtes visées à l’article 2, paragraphe 2, du règlement (CE) no 550/2004 et à l’article 10, paragraphes 2 et 3, du règlement (CE) no 216/2008. Il convient de préciser que ces pouvoirs devraient être exercés conformément aux règles du droit national applicables, tout en veillant à prendre dûment en considération un certain nombre d’éléments spécifiques, de manière à assurer un juste équilibre entre tous les droits et intérêts en cause dans un cas donné. |
| (14) | Pour des motifs de cohérence et de facilité d’application, il convient également d’intégrer les dispositions du règlement (CE) no 482/2008 de la Commission (11) dans le présent règlement et dès lors d’abroger le règlement (CE) no 482/2008. |
| (15) | Les exigences des articles 12 et 21 du règlement (UE) no 677/2011 de la Commission (12) et de son annexe VI devraient être intégrées au présent règlement afin de garantir une approche harmonisée de tous les prestataires de services. Ces dispositions devraient donc être supprimées. |
| (16) | Le personnel responsable de l’électronique de sécurité du trafic aérien («ATSEP»: air traffic safety electronics personnel) employé par un prestataire d’ATM/ANS ou par le gestionnaire de réseau devrait être soumis à un système harmonisé de formation et d’évaluation des compétences. Ce prestataire de services ou gestionnaire de réseau devrait également veiller à ce que le personnel des organismes sous-traitants possède les qualifications appropriées. Par conséquent, il convient d’inclure dans le présent règlement des dispositions détaillées concernant la formation et l’évaluation des compétences de ce personnel. |
| (17) | Il convient de ménager suffisamment de temps à l’industrie aéronautique et aux autorités compétentes des États membres pour s’adapter au nouveau cadre réglementaire établi par le présent règlement et pour remplacer les certificats délivrés avant la date d’entrée en application du présent règlement. |
| (18) | Les prestataires des services de données devraient être autorisés à demander, sur une base volontaire, et à obtenir les certificats correspondants dès l’entrée en vigueur du présent règlement, afin d’avoir la possibilité, en tant qu’entités non soumises au règlement (UE) no 1035/2011 mais soumises à la pratique consistant à demander volontairement à l’Agence de leur délivrer une lettre d’acceptation, de bénéficier d’une application précoce du présent règlement à cet égard et de la reconnaissance mutuelle de ces certificats. Cette application précoce du présent règlement en ce qui concerne les prestataires de services de données dégage également les exploitants d’aéronefs de leurs responsabilités en matière de supervision lorsqu’ils ont recours en sous-traitance aux services de fournisseurs de données, une fois que le prestataire est certifié pour les bases de données aéronautiques. Lorsqu’un prestataire de services de données utilise cette possibilité et obtient un certificat, il devrait être lié par les exigences applicables du présent règlement. |
| (19) | Il convient de compléter les dispositions contenues dans le règlement d’exécution (UE) no 923/2012 de la Commission (13) par des aspects liés à la prestation de services de la circulation aérienne, afin d’assurer la cohérence de la prestation des services avec les actions et les exigences relatives aux pilotes et au personnel des services de la circulation aérienne au titre dudit règlement. |
| (20) | Toute modification proposée par un prestataire de services devrait, afin de déterminer si elle est acceptable du point de vue de la sécurité, être évaluée sur la base de l’analyse des risques posés par l’introduction d’une modification de son système fonctionnel, différenciés selon des critères d’évaluation objectifs soit quantitatifs, soit qualitatifs, soit une combinaison des deux, à déterminer au niveau local. |
| (21) | Les mesures prévues par le présent règlement sont fondées sur l’avis formulé par l’Agence conformément à l’article 17, paragraphe 2, point b), et à l’article 19, paragraphe 1, du règlement (CE) no 216/2008. |
| (22) | Les mesures prévues dans le présent règlement sont conformes à l’avis du comité institué par l’article 5, paragraphe 3, du règlement (CE) no 549/2004, |
A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
Article premier
Objectif et champ d’application
Le présent règlement établit des exigences communes pour la fourniture de fonctions/services de gestion du trafic aérien et de services de navigation aérienne («ATM/ANS») ainsi que d’autres fonctions de réseau de la gestion du trafic aérien («ATM») pour la circulation aérienne générale, en particulier pour les personnes morales ou physiques fournissant ces services et fonctions et pour les autorités compétentes et les entités qualifiées agissant en leur nom qui exercent des tâches de certification, de supervision et de mise en application à l’égard de ces prestataires de services.
Article 2
Définitions
Aux fins du présent règlement, les définitions figurant à l’annexe I et les définitions suivantes s’appliquent:
| 1) | les définitions figurant à l’article 2 du règlement (CE) no 549/2004 et à l’article 3 du règlement (CE) no 216/2008, sauf la définition de «certificat» figurant à l’article 2, paragraphe 15, du règlement (CE) no 549/2004; |
| 2) | «prestataire de services»: toute personne morale ou physique fournissant des fonctions et/ou services d’ATM/ANS tels que définis à l’article 3, point q), du règlement (CE) no 216/2008 et/ou d’autres fonctions de réseau ATM, soit individuellement, soit regroupés pour la circulation aérienne générale; |
| 3) | «gestionnaire de réseau»: l’organisme créé en vertu de l’article 6 du règlement (CE) no 551/2004 chargé d’exécuter les tâches prévues audit article et aux articles 3 et 4 du règlement (UE) no 677/2011. |
Article 3
Fourniture d’ATM/ANS et de fonctions de réseau ATM
1. Les États membres font en sorte que l’ATM/ANS et les fonctions de réseau ATM appropriés soient fournis conformément au présent règlement de manière à faciliter la circulation aérienne générale, tout en tenant compte des considérations de sécurité et des exigences du trafic.
2. Lorsque les États membres adoptent des dispositions supplémentaires pour compléter le présent règlement sur des questions dont la décision leur appartient en vertu du présent règlement, ces dispositions suivent les normes et les pratiques recommandées établies par la convention de Chicago. Lorsqu’un État recourt aux dispositions de l’article 38 de la convention de Chicago, il adresse une notification non seulement à l’OACI, mais aussi à l’Agence européenne de la sécurité aérienne (ci-après l’«Agence»), dûment motivée, au plus tard deux mois après l’adoption des dispositions supplémentaires.
3. Les États membres publient, conformément à la convention de Chicago, ces dispositions supplémentaires par l’intermédiaire de leurs publications d’informations aéronautiques.
4. Lorsqu’un État membre décide d’organiser la fourniture de certains services de la circulation aérienne spécifiques dans un environnement compétitif, il prend toutes les mesures appropriées afin d’assurer que les prestataires de ces services spécifiques n’adoptent pas un comportement qui aurait pour objet ou pour effet d’empêcher, de limiter ou de fausser la concurrence. Ils ne doivent pas non plus adopter un comportement qui, au regard du droit de l’Union et de la législation nationale applicables, constitue un abus de position dominante.
Article 4
Autorité compétente
1. L’autorité compétente chargée de délivrer les certificats aux prestataires de services et, le cas échéant, l’accusé de réception des déclarations faites par les prestataires de services soumis au présent règlement, et chargée de la supervision et de la mise en application en ce qui concerne ces prestataires de services est l’autorité nationale de surveillance, telle que visée à l’article 4 du règlement (CE) no 549/2004, de l’État membre dans lequel la personne morale ou physique demandant le certificat ou faisant la déclaration a son principal établissement d’exploitation ou éventuellement son siège social, à moins que l’Agence ne soit l’autorité compétente conformément à l’article 22 bis du règlement (CE) no 216/2008.
Aux fins du présent règlement, les prestataires de services de données et le gestionnaire de réseau sont considérés comme des prestataires de services paneuropéens pour lesquels, conformément à l’article 22 bis, point c), du règlement (CE) no 216/2008, l’Agence est l’autorité compétente.
2. Les autorités compétentes visées au paragraphe 1 satisfont aux exigences énoncées à l’annexe II.
3. Lorsque l’un des prestataires de services concernés est un organisme pour lequel l’Agence est l’autorité compétente, les autorités compétentes des États membres concernés se concertent avec l’Agence afin de garantir le respect des exigences énoncées aux points ATM/ANS.AR.A.005, lettre (b), points (1), (2) et (3) de l’annexe II:
| a) | lorsque les prestataires de services fournissent des services concernant les blocs d’espace aérien fonctionnels (FAB) qui s’étendent sur l’espace aérien relevant de la compétence de plus d’un État membre, tels que visés à l’article 2, paragraphe 3, du règlement (CE) no 550/2004; ou |
| b) | lorsque les prestataires de services fournissent des services transfrontaliers de navigation aérienne tels que visés à l’article 2, paragraphe 5, du règlement (CE) no 550/2004. |
4. Lorsqu’un État membre a nommé ou établi plusieurs autorités conformément à l’article 4 du règlement (CE) no 549/2004 ou telle que visées à l’article 2, paragraphes 3 à 6, du règlement (CE) no 550/2004 pour accomplir les tâches de certification, de supervision et de mise en application au titre du présent règlement, il veille à ce que les domaines de compétence de chacune de ces autorités soient clairement définis, notamment en termes de responsabilités et de limitation géographique et de l’espace aérien. En pareil cas, ces autorités établissent entre elles une coordination, fondée sur des accords écrits, afin d’assurer une supervision et une mise en application efficaces en ce qui concerne tous les prestataires de services auxquels elles ont délivré des certificats ou qui, le cas échéant, ont présenté des déclarations à ces autorités.
5. Lorsqu’elles accomplissent leurs tâches de certification, de supervision et de mise en application conformément au présent règlement, les autorités compétentes sont indépendantes de tout prestataire de services. Cette indépendance est assurée par une séparation adéquate, au moins au niveau fonctionnel, entre ces autorités compétentes et les prestataires de services. Dans ce contexte, les États membres veillent à ce que les autorités compétentes exercent leurs pouvoirs de façon impartiale et transparente.
6. Les États membres et, si l’Agence est l’autorité compétente, la Commission veillent à ce que leurs autorités compétentes ne permettent pas que leur personnel intervienne dans l’accomplissement des tâches de certification, de supervision et de mise en application de cette autorité au titre du présent règlement, lorsqu’il y a des raisons de penser que cette implication pourrait entraîner, directement ou indirectement, un conflit d’intérêts, concernant notamment des intérêts familiaux ou financiers.
7. L’Agence maintient une base de données des coordonnées des autorités compétentes visées au paragraphe 1. À cette fin, les États membres communiquent à l’Agence les noms et adresses de leur(s) autorité(s) compétente(s), et toute modification ultérieure qui y est apportée.
8. Les États membres et, si l’Agence est l’autorité compétente, la Commission déterminent les ressources nécessaires et les capacités requises par les autorités compétentes pour l’accomplissement de ces tâches, conformément à l’article 4, paragraphe 4, du règlement (CE) no 549/2004 et à l’article 22 bis du règlement (CE) no 216/2008, en tenant compte de tous les facteurs pertinents, y compris une évaluation menée par les autorités compétentes respectives pour déterminer les ressources nécessaires à l’accomplissement de leurs tâches au titre du présent règlement.
9. Si cela est nécessaire pour l’accomplissement de leurs tâches de certification, de supervision et de mise en application au titre du présent règlement, les autorités compétentes sont habilitées à:
| a) | demander aux prestataires de services placés sous leur supervision de leur communiquer toutes les informations nécessaires; |
| b) | demander à tout représentant, gestionnaire ou autre membre du personnel de ces prestataires de services de fournir des explications orales sur tout fait, document, objet, procédure ou autre point pertinent pour la supervision du prestataire de services; |
| c) | accéder à tous locaux, terrains, y compris les sites d’exploitation, et moyens de transport de ces prestataires de services; |
| d) | examiner, copier ou consigner des extraits de tout document, registre ou donnée détenu par ces personnes ou auquel elles ont accès, quel que soit le support sur lequel les informations en question sont stockées; |
| e) | mener des audits, des évaluations, des enquêtes et des inspections de ces prestataires de services. |
10. Si cela est nécessaire pour l’accomplissement de leurs tâches de certification, de supervision et de mise en application au titre du présent règlement, les autorités compétentes sont également habilitées à exercer les pouvoirs énoncés au premier alinéa [///du paragraphe 9] en relation avec les organismes sous-traitants placés sous la supervision des prestataires de services, tels que visés au point ATM/ANS.OR.B.015 de l’annexe III.
11. Les pouvoirs prévus au présent paragraphe sont exercés en conformité avec la législation nationale de l’État membre dans lequel les activités en question ont lieu, en tenant dûment compte, d’une part, de la nécessité de garantir l’exercice effectif de ces pouvoirs et, d’autre part, des droits et des intérêts légitimes du prestataire de services et de tout tiers concerné, et en conformité avec le principe de proportionnalité. Lorsque la législation nationale applicable impose une autorisation préalable de l’autorité judiciaire de l’État membre concerné avant de pénétrer dans les locaux, terrains et moyens de transport visés au point c) [///du paragraphe 9], ces pouvoirs ne sont exercés qu’après obtention de cette autorisation préalable.
12. Lors de l’exercice des pouvoirs visés au présent paragraphe [///au paragraphe 9], les autorités compétentes veillent à ce que les membres de leur personnel et, le cas échéant, tout autre expert participant aux activités, soient dûment autorisés.
13. Les autorités compétentes prennent ou engagent toute mesure exécutoire appropriée qui est nécessaire pour que les prestataires de services auxquels elles ont délivré un certificat ou, le cas échéant, qui leur ont fait une déclaration puissent satisfaire ou continuer à satisfaire aux exigences du présent règlement.
Article 5
Prestataires de services
Les prestataires de services obtiennent un certificat et sont habilités à exercer les privilèges accordés dans le cadre de ce certificat s’ils satisfont et continuent de satisfaire aux exigences suivantes, outre celles visées à l’article 8 ter, paragraphe 1, du règlement (CE) no 216/2008:
| a) | pour tous les prestataires de services, outre les exigences fixées aux points b) à l) selon le cas et les exigences fixées au point m), les exigences visées à l’annexe III (Partie-ATM/ANS.OR), sous-parties A et B; |
| b) | pour les prestataires de services autres que les prestataires de services de la circulation aérienne («ATS»), outre les exigences fixées aux points a) et m), les exigences visées à l’annexe III (Partie-ATM/ANS.OR), sous-partie C; |
| c) | pour les prestataires de services de navigation aérienne («ANS»), les prestataires assurant la gestion des courants de trafic aérien («ATFM») et le gestionnaire de réseau, outre les exigences fixées aux points a) et m), les exigences visées à l’annexe III (Partie-ATM/ANS.OR), sous-partie D; |
| d) | pour les prestataires de services ATS, outre les exigences fixées aux points a), c) et m), les exigences visées à l’annexe IV (Partie-ATS); |
| e) | pour les prestataires de services météorologiques («MET»), outre les exigences fixées aux points a), b), c) et m), les exigences visées à l’annexe V (Partie-MET); |
| f) | pour les prestataires de services d’information aéronautique («AIS»), outre les exigences fixées aux points a), b), c) et m), les exigences visées à l’annexe VI (Partie-AIS); |
| g) | pour les prestataires de services de données («DAT»), outre les exigences fixées aux points a), b) et m), les exigences visées à l’annexe VII (Partie-DAT); |
| h) | pour les prestataires de services de communication, de navigation ou de surveillance («CNS»), outre les exigences fixées aux points a), b), c) et m), les exigences visées à l’annexe VIII (Partie-CNS); |
| i) | pour les prestataires de services ATFM, outre les exigences fixées aux points a), b), c) et m), les exigences visées à l’annexe IX (Partie-ATFM); |
| j) | pour les prestataires assurant la gestion de l’espace aérien («ASM»), outre les exigences fixées aux points a), b) et m), les exigences visées à l’annexe X (Partie-ASM); |
| k) | pour les prestataires assurant la conception de l’espace aérien et/ou la conception des procédures, outre les exigences fixées aux points a), b) et m), les exigences visées à l’annexe XI (Partie-ASD), lorsque ces exigences sont adoptées par la Commission; |
| l) | pour le gestionnaire de réseau, outre les exigences fixées aux points a), b), c) et m), les exigences visées à l’annexe XII (Partie-NM); |
| m) | pour tous les prestataires de services, outre les exigences fixées au point a), les exigences applicables visées à l’annexe XIII (Partie-PERS); |
Article 6
Déclaration des prestataires de services d’information de vol
Lorsque les États membres permettent aux prestataires de services d’information de vol de déclarer qu’ils ont les capacités et les moyens d’assumer les responsabilités liées aux services fournis conformément à l’article 8 ter, paragraphe 3, du règlement (CE) no 216/2008, ces prestataires satisfont, outre les exigences fixées au paragraphe 1 dudit article, aux exigences visées au point ATM/ANS.OR.A.015 de l’annexe III du présent règlement.
Article 7
Certificats existants
1. Les certificats délivrés conformément au règlement d’exécution (UE) no 1035/2011 sont réputés avoir été délivrés conformément au présent règlement.
2. Les États membres remplacent les certificats visés au paragraphe 1 par des certificats conformes au modèle figurant à l’appendice 1 de l’annexe II au plus tard le 1er janvier 2021.
Article 8
Abrogation et modification
1. Le règlement (CE) no 482/2008 est abrogé.
2. Le règlement d’exécution (UE) no 1034/2011 est abrogé.
3. Le règlement d’exécution (UE) no 1035/2011 est abrogé.
4. Les articles 12 et 21 du règlement (UE) no 677/2011 et l’annexe VI de ce règlement sont supprimés.
Article 9
Entrée en vigueur
Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Il s’applique à compter du 1er janvier 2019.
Toutefois, l’article 5 s’applique à partir de la date d’entrée en vigueur du présent règlement en ce qui concerne un prestataire de services de données, lorsque ce prestataire demande un certificat conformément à cette disposition.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout État membre.
Fait à Bruxelles, le 4 août 2016.
Par la Commission,
Le président
Jean-Claude JUNCKER
(1) JO L 79 du 19.3.2008, p. 1.
(2) JO L 96 du 31.3.2004, p. 10.
(3) JO L 96 du 31.3.2004, p. 20.
(4) Règlement d’exécution (UE) no 1034/2011 de la Commission du 17 octobre 2011 sur la supervision de la sécurité dans la gestion du trafic aérien et les services de navigation aérienne et modifiant le règlement (UE) no 691/2010 (JO L 271 du 18.10.2011, p. 15).
(5) Règlement d’exécution (UE) no 1035/2011 de la Commission du 17 octobre 2011 établissant des exigences communes pour la fourniture de services de navigation aérienne et modifiant les règlements (CE) no 482/2008 et (UE) no 691/2010 (JO L 271 du 18.10.2011, p. 23).
(6) Règlement (CE) no 549/2004 du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2004 fixant le cadre pour la réalisation du ciel unique européen (JO L 96 du 31.3.2004, p. 1).
(7) Règlement (UE) no 965/2012 de la Commission du 5 octobre 2012 déterminant les exigences techniques et les procédures administratives applicables aux opérations aériennes conformément au règlement (CE) no 216/2008 du Parlement européen et du Conseil (JO L 296 du 25.10.2012, p. 1).
(8) Règlement (UE) no 1178/2011 de la Commission du 3 novembre 2011 déterminant les exigences techniques et les procédures administratives applicables au personnel navigant de l’aviation civile conformément au règlement (CE) no 216/2008 du Parlement européen et du Conseil (JO L 311 du 25.11.2011, p. 1).
(9) Règlement (UE) no 139/2014 de la Commission du 12 février 2014 établissant des exigences et des procédures administratives relatives aux aérodromes conformément au règlement (CE) no 216/2008 du Parlement européen et du Conseil (JO L 44 du 14.2.2014, p. 1).
(10) Règlement (UE) 2015/340 de la Commission du 20 février 2015 déterminant les exigences techniques et les procédures administratives applicables aux licences et certificats de contrôleur de la circulation aérienne conformément au règlement (CE) no 216/2008 du Parlement européen et du Conseil, modifiant le règlement d’exécution (UE) no 923/2012 de la Commission et abrogeant le règlement (UE) no 805/2011 de la Commission (JO L 63 du 6.3.2015, p. 1).
(11) Règlement (CE) no 482/2008 de la Commission du 30 mai 2008 établissant un système d’assurance de la sécurité des logiciels à mettre en œuvre par les prestataires de services de navigation aérienne et modifiant l’annexe II du règlement (CE) no 2096/2005 (JO L 141 du 31.5.2008, p. 5).
(12) Règlement (UE) no 677/2011 de la Commission du 7 juillet 2011 établissant les modalités d’exécution des fonctions de réseau de la gestion du trafic aérien et modifiant le règlement (UE) no 691/2010 (JO L 185 du 15.7.2011, p. 1).
(13) Règlement d’exécution (UE) no 923/2012 de la Commission du 26 septembre 2012 établissant les règles de l’air communes et des dispositions opérationnelles relatives aux services et procédures de navigation aérienne et modifiant le règlement d’exécution (UE) no 1035/2011, ainsi que les règlements (CE) no 1265/2007, (CE) no 1794/2006, (CE) no 730/2006, (CE) no 1033/2006 et (UE) no 255/2010 (JO L 281 du 13.10.2012, p. 1).
ANNEXE I
DÉFINITIONS DES TERMES UTILISÉS DANS LES ANNEXES II À XIII
Aux fins du présent règlement, on entend par:
1. «moyens acceptables de conformité (AMC)»: des normes non contraignantes adoptées par l’Agence pour illustrer des méthodes permettant d’établir la conformité avec le règlement (CE) no 216/2008 et ses modalités d’exécution;
2. «travail aérien»: une exploitation d’aéronefs consistant à utiliser un aéronef pour assurer des services spécialisés, notamment dans les domaines de l’agriculture, de la construction, de la photographie, de la surveillance, de l’observation et des patrouilles, de la recherche et du sauvetage, de la publicité aérienne, etc.;
3. «résumé climatologique d'aérodrome»: un résumé concis d'éléments météorologiques déterminés observés sur un aérodrome, basé sur des données statistiques;
4. «tableau climatologique d’aérodrome»: un tableau fournissant des données statistiques sur l'occurrence observée d'un ou de plusieurs éléments météorologiques sur un aérodrome;
5. «altitude d'un aérodrome»: l'altitude du point le plus élevé de l'aire d'atterrissage;
6. «service d’information de vol d’aérodrome (AFIS)»: le service d'information de vol et le service d'alerte pour la circulation d'aérodrome sur un aérodrome;
7. «centre météorologique d’aérodrome»: un centre destiné à fournir une assistance météorologique pour l'aérodrome;
8. «avertissement d’aérodrome»: des renseignements établis par un centre météorologique d'aérodrome concernant l’apparition effective ou prévue de conditions météorologiques susceptibles d'affecter les aéronefs au sol, y compris les aéronefs en stationnement et les infrastructures et services d'aérodrome;
9. «données aéronautiques»: les faits, concepts ou instructions aéronautiques représentés sous une forme conventionnelle convenant à la communication, à l’interprétation ou au traitement;
10. «base de données aéronautiques»: un recueil de données organisées et arrangées sous la forme d'un ensemble structuré de données, stocké sous forme électronique dans des systèmes, valable pour une période donnée et pouvant être mis à jour;
11. «service fixe aéronautique (SFA)»: un service de télécommunications entre points fixes déterminés, prévu essentiellement pour assurer la sécurité de la navigation aérienne et une exploitation régulière, efficace et économique des services aériens;
12. «réseau du service fixe des télécommunications aéronautiques (AFTN)»: un réseau mondial de circuits fixes aéronautiques destiné, dans le cadre du service fixe aéronautique, à l'échange de messages et/ou de données numériques entre stations fixes aéronautiques ayant des caractéristiques de communication identiques ou compatibles;
13. «informations aéronautiques»: les informations résultant de l’assemblage, de l’analyse et du formatage de données aéronautiques;
14. «données cartographiques d'aérodrome»: les données recueillies aux fins de l'élaboration des informations relatives à la cartographie des aérodromes;
15. «base de données cartographiques d'aérodrome (AMDB)»: un recueil de données cartographiques d'aérodrome, organisé et agencé sous la forme d'un ensemble structuré de données;
16. «station météorologique aéronautique»: une station qui effectue des observations et établit des messages d'observation météorologique destinés à être utilisés en navigation aérienne;
17. «compte rendu en vol»: un compte rendu émanant d’un aéronef en vol et établi selon les spécifications applicables à l’établissement de comptes rendus de position, d’observations opérationnelles et/ou météorologiques;
18. «aéronef»: tout appareil qui peut se soutenir dans l’atmosphère grâce à des réactions de l’air autres que les réactions de l’air sur la surface de la Terre;
19. «message AIRMET»: des renseignements établis et communiqués par un centre de veille météorologique, concernant l’apparition effective ou prévue de phénomènes météorologiques en route déterminés qui peuvent affecter la sécurité des vols exécutés à basse altitude ainsi que le développement de ces phénomènes dans le temps et l'espace, et qui ne sont pas déjà inclus dans les prévisions destinées auxdits vols dans la région d’information de vol concernée ou l’une de ses sous-régions;
20. «électronicien de la sécurité du trafic aérien (ATSEP)»: tout membre du personnel autorisé qui est compétent pour exploiter, entretenir, mettre hors exploitation et remettre en exploitation les équipements du système fonctionnel;
21. «organisme des services de la circulation aérienne»: est un terme générique désignant, selon le cas, un «organisme du contrôle de la circulation aérienne»: un «centre d’information de vol» ou un «bureau de piste des services de la circulation aérienne»;
22. «aérodrome de dégagement»: un aérodrome vers lequel un aéronef peut poursuivre son vol lorsqu’il devient impossible ou inopportun de poursuivre le vol vers l'aérodrome d'atterrissage prévu ou d'y atterrir, où les services et les installations nécessaires sont disponibles, où les exigences de performances de l'aéronef peuvent être satisfaites et qui est opérationnel au moment prévu de son utilisation;
23. «moyens de conformité alternatifs (AltMOC)»: les moyens qui constituent une alternative à un AMC existant ou proposent une nouvelle méthode pour établir la conformité avec le règlement (CE) no 216/2008 et ses modalités d’exécution, pour laquelle aucun AMC associé n’a été adopté par l’Agence;
24. «altitude»: la distance verticale entre un niveau, un point ou un objet assimilé à un point, et le niveau moyen de la mer (MSL);
25. «centre de contrôle régional (ACC)»: un organisme chargé d’assurer le service du contrôle de la circulation aérienne pour les vols contrôlés dans les régions de contrôle relevant de son autorité;
26. «prévision de zone pour vols à basse altitude»: une prévision de phénomènes météorologiques pour une région d'information de vol ou l'une de ses sous-régions, émise pour couvrir la couche en dessous du niveau de vol 100 (ou en dessous du niveau de vol 150 dans les zones montagneuses, ou plus haut, si nécessaire);
27. «navigation de surface (RNAV)»: une méthode de navigation permettant le vol sur n’importe quelle trajectoire voulue dans les limites de la couverture d’aides de navigation basées au sol ou dans l’espace, ou dans les limites des possibilités d’une aide autonome, ou grâce à une combinaison de ces moyens;
28. «argument»: une revendication soutenue au moyen de déductions à partir d'un faisceau d'indices.
29. «ASHTAM»: NOTAM d'une série spéciale notifiant, sur un modèle d'imprimé spécial, un changement de l'activité d'un volcan, une éruption volcanique ou un nuage de cendres volcaniques qui ont de l'importance pour l'exploitation;
30. «fonctions de réseau ATM»: les fonctions accomplies par le gestionnaire de réseau conformément au règlement (UE) no 677/2011;
31. «audit»: une procédure systématique, indépendante et documentée de recueil de pièces justificatives et d’évaluation objective de celles-ci en vue de déterminer le degré de conformité aux exigences;
32. «source faisant autorité»:
| (a) | une ou plusieurs autorités de l'État, ou |
| (b) | un organisme formellement reconnu par l'autorité de l'État pour être à l'origine et/ou assurer la publication de données qui satisfont aux exigences en matière de qualité des données (DQR) telles que précisées par cet État; |
33. «système d'observation automatique»: un système d'observation qui mesure, établit et rend compte de tous les éléments requis sans interaction humaine;
34. «acteur de l'aéronautique»: une entité, une personne ou un organisme, autre que les prestataires de services relevant du présent règlement, qui est concerné par un service fourni par un prestataire de services ou qui exerce un effet sur ce service;
35. «pause»: une plage de temps pendant la période de service au cours de laquelle un contrôleur de la circulation aérienne n'est pas tenu d'exécuter ses fonctions, à des fins de récupération;
36. «application certifiée d'aéronef»: une application logicielle approuvée par l'Agence en tant que pièce d'un aéronef relevant de l'article 4 du règlement (CE) no 216/2008;
37. «nuage ayant de l'importance pour l'exploitation»: un nuage ayant une hauteur de base de nuage inférieure à 1 500 m (5 000 pieds) ou à l’altitude minimale de secteur la plus haute, la valeur la plus élevée étant retenue, ou un cumulonimbus ou un cumulus bourgeonnant à n’importe quelle hauteur;
38. «transport aérien commercial»: toute exploitation d’aéronefs comportant le transport de passagers, de fret ou de courrier moyennant rémunération ou à tout autre titre onéreux;
39. «région de contrôle»: un espace aérien contrôlé situé au-dessus d’une limite déterminée par rapport à la surface;
40. «stress dû à un incident critique»: la manifestation de réactions émotionnelles, physiques et/ou comportementales inhabituelles et/ou excessives chez un individu à la suite d'un événement inattendu, d'un accident ou d'un incident;
41. «qualité des données»: un degré ou niveau de confiance que les données fournies répondent aux exigences de leurs utilisateurs en matière de précision, de résolution et d'intégrité (ou de niveau d'assurance équivalent), de traçabilité, d'actualité, d'exhaustivité et de format;
42. «exigences en matière de qualité des données (DQR)»: une spécification des caractéristiques des données [c.-à-d. précision, résolution, intégrité (ou niveau d'assurance équivalent), traçabilité, actualité, exhaustivité et format] pour garantir la compatibilité des données avec l'usage auquel elles sont destinées;
43. «prestataire de services de données (DAT)»: un organisme qui est un:
| (a) | prestataire de DAT de type 1 qui traite des données aéronautiques en vue d'une utilisation sur les aéronefs et fournit une base de données aéronautiques conforme aux DQR, dans des conditions contrôlées, pour lesquelles aucune compatibilité d'application/équipement de bord correspondante n'a été déterminée; |
| (b) | prestataire de DAT de type 2 qui traite des données aéronautiques et fournit une base de données aéronautiques en vue d'une utilisation sur des applications/équipements d'aéronef certifiés et conforme aux DQR, pour lesquelles une compatibilité avec l'application/équipement a été déterminée; |
44. «aérodrome de dégagement à destination»: un aérodrome de dégagement où un aéronef peut atterrir s’il devient impossible ou inopportun d’atterrir sur l’aérodrome d’atterrissage prévu;
45. «service»: toute tâche que le prestataire de services de contrôle de la circulation aérienne demande à un contrôleur de la circulation aérienne de réaliser;
46. «période de service»: une période qui commence lorsqu’un prestataire de services de contrôle de la circulation aérienne demande à un contrôleur de la circulation aérienne de se présenter, ou d'être disponible en vue d’un service ou de commencer un service et se termine lorsque le contrôleur de la circulation aérienne est libéré du service;
47. «altitude»: la distance verticale entre un point ou un niveau, situé à la surface de la terre ou rattaché à celle-ci, et le niveau moyen de la mer;
48. «aérodrome de dégagement en route»: un aérodrome de dégagement où un aéronef peut atterrir si un détournement devient nécessaire en route;
49. «fatigue»: un état physiologique qui se caractérise par une diminution des capacités mentales ou physiques due à un manque de sommeil, à une période d'éveil prolongée, à une phase du rythme circadien ou à la charge de travail (mental et/ou physique), qui peut réduire la vigilance d'un individu et sa capacité à exécuter ses tâches en toute sécurité;
50. «documents de vol»: les documents, comprenant des cartes et formulaires, qui contiennent des renseignements météorologiques pour un vol;
51. «centre d’information de vol (FIC)»: un organisme chargé d’assurer le service d’information de vol et le service d’alerte;
52. «région d’information de vol (FIR)»: un espace aérien, de dimensions définies, à l’intérieur duquel le service d’information de vol et le service d’alerte sont assurés;
53. «niveau de vol (FL)»: une surface isobare, liée à une pression de référence spécifiée, soit 1 013,2 hectopascals (hPa), et séparée des autres surfaces analogues par des intervalles de pression spécifiés;
54. «essai en vol»: un terme générique employé pour désigner, selon le cas ou globalement, des «vols effectués pendant la phase d'élaboration d'une nouvelle conception (aéronef, systèmes de propulsion, pièces et équipements)», des «vols destinés à démontrer la conformité à la base de certification ou la conformité à la conception de type», des «vols destinés à expérimenter de nouvelles idées de conception, exigeant l'intervention de manœuvres ou de profils non conventionnels pour lesquels une sortie de l'enveloppe approuvée de l'aéronef serait possible» ou des «vols de formation aux essais en vol»;
55. «prévision»: un exposé de conditions météorologiques prévues pour une heure ou une période définies et pour une zone ou une partie d’espace aérien déterminées;
56. «prévision pour le décollage»: une prévision pour une période déterminée, préparée par un centre météorologique d'aérodrome, qui contient des informations sur les conditions prévues sur le complexe des pistes en ce qui concerne la direction et la vitesse du vent de surface et toute variation de celles-ci, la température, la pression (QNH) et tout autre élément convenu localement;
57. «système fonctionnel»: une combinaison de procédures, de ressources humaines et d'équipements, y compris le matériel informatique et les logiciels, organisée afin de remplir une fonction dans le cadre de l'ATM/NSA et d'autres fonctions de réseau ATM;
58. «aviation générale»: toute exploitation d’aéronefs civile autre que le travail aérien ou le transport aérien commercial;
59. «données aux points de grille sous forme numérique»: des données météorologiques traitées par ordinateur concernant une série de points régulièrement espacés sur une carte, pour transmission d'un ordinateur météorologique à un autre ordinateur sous une forme codée se prêtant à une utilisation automatisée;
60. «documents d'orientation (GM)»: les documents non contraignants élaborés par l'Agence qui permettent d'illustrer la signification d'une exigence ou d'une spécification et qui servent à appuyer l'interprétation du règlement (CE) no 216/2008, de ses modalités d'exécution et des AMC;
61. «prévisions mondiales de grille»: les prévisions des valeurs attendues des éléments météorologiques sur une grille mondiale avec une résolution verticale et horizontale définie;
62. «danger»: toute condition, événement, ou circonstance qui pourrait provoquer un effet nuisible;
63. «hauteur»: la distance verticale entre un niveau, un point ou un objet assimilé à un point, et un niveau de référence spécifié;
64. «niveau»: un terme générique employé pour indiquer la position verticale d’un aéronef en vol et désignant, selon le cas, une hauteur, une altitude ou un niveau de vol;
65. «message local d’observation régulière»: un message d'observation météorologique émis à intervalles fixes, uniquement destiné à une diffusion sur l'aérodrome d'origine dans lequel les observations ont été effectuées;
66. «message local d’observation spéciale»: un message d'observation météorologique émis conformément aux critères établis pour les observations spéciales, uniquement destiné à une diffusion sur l'aérodrome d'origine dans lequel les observations ont été effectuées;
67. «bulletin météorologique»: un texte comprenant des renseignements météorologiques précédés d'un en-tête approprié;
68. «renseignement météorologique»: un message d'observation météorologique, analyse, prévision météorologique et tout autre exposé relatif à des conditions météorologiques existantes ou prévues;
69. «observation météorologique»: la mesure et/ou l'évaluation d'un ou de plusieurs éléments météorologiques;
70. «message d’observation météorologique»: un exposé des conditions météorologiques observées, à un moment et en un endroit déterminés;
71. «satellite météorologique»: un satellite artificiel de la Terre effectuant des observations météorologiques et transmettant à la Terre les données ainsi obtenues;
72. «centre de veille météorologique»: un centre météorologique qui surveille les conditions météorologiques affectant les opérations de vol ou fournit des renseignements concernant l’occurrence effective ou prévue de phénomènes météorologiques en route déterminés et d'autres dangers qui pourraient influer sur la sécurité de l'exploitation des aéronefs dans une zone de responsabilité déterminée;
73. «altitude minimale de secteur (MSA)»: l'altitude la plus basse qui puisse être utilisée et qui assurera une marge minimale de franchissement de 300 m (1 000 pieds) au-dessus de tous les objets situés dans un secteur circulaire de 46 km (25 milles marins) de rayon centré sur un point significatif, sur le point de référence de l'aérodrome (ARP) ou sur le point de référence de l'héliport (HRP);
74. «NOTAM»: un avis, diffusé par des moyens de télécommunication, contenant des informations relatives à l’établissement, à l’état ou à la modification de toute installation, service, procédure ou danger aéronautique, dont la connaissance en temps utile est essentielle au personnel concerné par les opérations de vol;
75. «obstacle»: tout ou partie d’un objet fixe (temporaire ou permanent) ou mobile, qui:
| (a) | est situé sur une zone destinée aux évolutions des aéronefs à la surface; ou |
| (b) | qui fait saillie au-dessus d’une surface définie destinée à protéger les aéronefs en vol, ou |
| (c) | qui se trouve en dehors de ces surfaces définies et qui a été évalué comme présentant un danger pour la navigation aérienne; |
76. «OPMET»: des renseignements météorologiques d'exploitation destinés à être utilisés dans la planification préparatoire ou en vol des opérations de vol;
77. «banque de données OPMET»: une banque de données établie pour stocker et mettre à disposition au niveau international des renseignements météorologiques d'exploitation à des fins aéronautiques;
78. «services paneuropéens»: une activité conçue et mise en place pour les utilisateurs dans la plupart ou la totalité des États membres, qui peut également s’étendre au-delà de l’espace aérien du territoire auquel s’applique le traité.
79. «activité volcanique prééruptive»: une activité volcanique inhabituelle ou croissante qui pourrait présager une éruption volcanique;
80. «visibilité dominante»: la visibilité maximale, observée conformément à la définition de «visibilité», qui est atteinte dans des zones comprenant au moins la moitié de l'horizon ou au moins la moitié de la surface de l'aérodrome. Ces zones peuvent comprendre des secteurs contigus ou non contigus;
81. «usage de substances psychoactives qui pose des problèmes»: l’usage par une personne d’une ou de plusieurs substances psychoactives qui est tel:
| (a) | qu’il constitue un risque direct pour celui qui consomme ou qu’il compromet la vie, la santé ou le bien-être d’autrui; et/ou |
| (b) | qu’il engendre ou aggrave un problème ou trouble professionnel, social, mental ou physique; |
82. «carte prévue»: une prévision, présentée graphiquement sur une carte, d'un ou de plusieurs éléments météorologiques déterminés, pour une heure ou une période définies et pour une région ou une partie d'espace aérien déterminées;
83. «substances psychoactives»: l'alcool, les opioïdes, les cannabinoïdes, les sédatifs et les hypnotiques, la cocaïne, les autres psychostimulants, les hallucinogènes et les solvants volatils. Le café et le tabac sont exclus;
84. «centre de coordination de sauvetage (RCC)»: un organisme chargé d'assurer l'organisation efficace des services de recherches et de sauvetage et de coordonner les opérations de recherches et de sauvetage dans une région de recherches et de sauvetage;
85. «période de repos»: une période continue et définie, ultérieure et/ou préalable au service, pendant laquelle un contrôleur de la circulation aérienne est dégagé de tout service;
86. «système de tableau de service»: la structure des périodes de service et de repos des contrôleurs de la circulation aérienne conformément aux exigences juridiques et opérationnelles;
87. «risque»: la combinaison de la probabilité la plus élevée ou de la fréquence d’un événement aux conséquences dommageables provoqué par un danger et de la gravité de ces conséquences;
88. «piste»: une aire rectangulaire définie, sur un aérodrome terrestre, aménagée afin de servir au décollage et à l’atterrissage des aéronefs;
89. «portée visuelle de piste (RVR)»: la distance jusqu’à laquelle le pilote d’un aéronef placé sur l’axe de la piste peut voir les marques ou les feux qui délimitent la piste ou qui balisent son axe;
90. «consigne de sécurité»: un document délivré ou adopté par une autorité compétente, qui impose des actions à effectuer sur un système fonctionnel ou qui fixe des restrictions à son utilisation opérationnelle pour rétablir la sécurité, lorsqu’il est constaté qu’autrement, la sécurité aérienne peut être compromise;
91. «système de gestion de la sécurité (SGS)»: une approche systématique de gestion de la sécurité qui comprend les structures organisationnelles, les responsabilités, les politiques et les procédures nécessaires;
92. «organisme des services de recherches et de sauvetage»: un terme générique désignant, selon le cas, un centre de coordination de sauvetage, un centre secondaire de sauvetage ou un poste d'alerte;
93. «observatoire volcanologique sélectionné»: un prestataire, sélectionné par l'autorité compétente, qui observe l'activité d'un volcan ou d'un groupe de volcans et qui met ces observations à la disposition d'une liste convenue de destinataires du secteur de l'aviation;
94. «système d'observation semi-automatique»: un système d'observation qui permet l'augmentation des éléments mesurés et nécessite une intervention humaine pour délivrer les comptes rendus appropriés;
95. «message SIGMET»: des renseignements établis et communiqués par un centre de veille météorologique, concernant l’occurrence effective ou prévue de phénomènes météorologiques en route déterminés qui peuvent affecter la sécurité de l’exploitation aérienne et le développement de ces phénomènes dans le temps et l'espace;
96. «compte rendu en vol spécial»: un message d'observation météorologique fait par un aéronef, émis conformément aux critères sur la base d'observations effectuées pendant le vol;
97. «stress»: les résultats ressentis par un individu lorsqu'il est confronté à une cause potentielle («facteur de stress») de modification des performances humaines; L'expérience du facteur de stress peut influer sur les performances de l'individu de manière négative (détresse), neutre ou positive (eustress), sur la base de la perception par l'individu de sa capacité à gérer le facteur de stress;
98. «formation à la qualification pour les systèmes et équipements»: une formation conçue pour impartir des connaissances spécifiques des systèmes/équipements et des aptitudes entraînant une compétence opérationnelle;
99. «données personnalisées»: des données aéronautiques fournies par l'exploitant des aéronefs ou par le prestataire de DAT au nom de l'exploitant des aéronefs et produites pour cet exploitant d'aéronef aux fins de leur utilisation opérationnelle envisagée;
100. «aérodrome de dégagement au décollage»: un aérodrome de dégagement où un aéronef peut atterrir si cela devient nécessaire peu après le décollage et qu’il n’est pas possible d’utiliser l’aérodrome de départ;
101. «prévision d'aérodrome (TAF)»: un exposé concis des conditions météorologiques prévues sur un aérodrome pour une période déterminée;
102. «terrain»: la surface du terrain, comprenant ses caractéristiques naturelles telles que les montagnes, les collines, les crêtes, les masses d’eau, les glaces et neiges éternelles, à l’exclusion des obstacles;
103. «seuil»: le début de la partie de la piste utilisable pour l’atterrissage;
104. «zone de toucher des roues»: la partie de la piste, située au-delà du seuil, où il est prévu que les avions qui atterrissent entrent en contact avec la piste;
105. «cyclone tropical»: un terme générique désignant un cyclone d'échelle synoptique non accompagné d'un système frontal, prenant naissance au-dessus des eaux tropicales ou subtropicales et présentant une convection organisée et une circulation cyclonique caractérisée du vent de surface;
106. «centre d’avis de cyclones tropicaux (TCAC)»: un centre météorologique qui fournit aux centres de veille météorologique, aux centres mondiaux de prévisions de zone et aux banques de données OPMET internationales des renseignements consultatifs sur la position, la direction et les vitesses prévues de déplacement, la pression au centre du cyclone et le vent maximal à la surface des cyclones tropicaux;
107. «visibilité»: la visibilité pour l’exploitation aéronautique correspondant à la plus grande des deux valeurs suivantes:
| (a) | la plus grande distance à laquelle on peut voir et reconnaître un objet noir de dimensions appropriées situé près du sol lorsqu’il est observé sur un fond lumineux, |
| (b) | la plus grande distance à laquelle on peut voir et reconnaître un objet noir de dimensions appropriées situé près du sol lorsqu’il est observé sur un fond lumineux; |
108. «centre d’avis de cendres volcaniques (VAAC)»: un centre météorologique qui fournit aux centres de veille météorologique, aux centres de contrôle régional, aux centres d'information de vol, aux centres mondiaux de prévisions de zone et aux banques de données OPMET internationales des renseignements consultatifs sur l'extension verticale et horizontale ainsi que la direction de déplacement prévue des nuages de cendres volcaniques créés dans l'atmosphère par suite d'éruptions volcaniques;
109. «centre mondial de prévisions de zone (WAFC)»: un centre météorologique qui prépare les prévisions du temps significatif et les prévisions en altitude sous forme numérique à l'échelle mondiale et les fournit aux États membres, directement, par des moyens appropriés dans le cadre du service fixe aéronautique; et
110. «système mondial de prévisions de zone (WAFS)»: un système mondial dans lequel des centres mondiaux de prévisions de zone procurent des prévisions météorologiques aéronautiques en route dans des formats uniformes et normalisés.
ANNEXE II
EXIGENCES APPLICABLES AUX AUTORITÉS COMPÉTENTES — FOURNITURE DE SERVICES ET AUTRES FONCTIONS DE RÉSEAU ATM
(Partie-ATM/ANS.AR)
SOUS-PARTIE A ‒ EXIGENCES GÉNÉRALES
ATM/ANS.AR.A.001 Champ d'application
La présente annexe établit les exigences applicables aux systèmes d'administration et de gestion des autorités compétentes responsables de la certification, de la supervision et de la mise en application en ce qui concerne l'application des exigences énoncées aux annexes III à XIII par les prestataires de services soumis au présent règlement, conformément à l'article 5.
ATM/ANS.AR.A.005 Tâches de certification, de supervision et de mise en application
| (a) | L'autorité compétente exerce ses tâches de certification, de supervision et de mise en application en ce qui concerne le respect des exigences applicables aux prestataires de services, surveille la sécurité de la prestation de leurs services et vérifie que les exigences applicables sont satisfaites. |
| (b) | Les autorités compétentes établissent et exercent les responsabilités en matière de certification de la sécurité, de supervision et de mise en application de manière à ce que:
Les autorités compétentes concernées réexaminent régulièrement l’accord sur la surveillance des prestataires de services qui fournissent des services de navigation aérienne dans les blocs d'espace aérien fonctionnels (FAB) s'étendant sur un espace aérien relevant de la responsabilité de plusieurs États membres, visé à l'article 2, paragraphe 3, du règlement (CE) no 550/2004 et, dans le cas d'une prestation transfrontalière des services de navigation aérienne, l'accord sur la reconnaissance mutuelle des tâches de supervision visé à l'article 2, paragraphe 5, du règlement (CE) no 550/2004, ainsi que ses modalités pratiques de mise en œuvre, à la lumière notamment des performances obtenues en matière de sécurité par les prestataires de services placés sous leur supervision. |
| (c) | L'autorité compétente établit des accords de coordination avec les autres autorités compétentes pour les modifications notifiées aux systèmes fonctionnels impliquant des prestataires de services placés sous la supervision des autres autorités compétentes. Ces accords de coordination assurent la sélection efficace et l'examen de ces changements notifiés, conformément au point ATM/ANS.AR.C.025. |
ATM/ANS.AR.A.010 Documents de certification, de supervision et de mise en application
L’autorité compétente fournit tout acte législatif, norme, règle, publication technique et document associé pertinent au personnel concerné aux fins de lui permettre de s’acquitter de ses tâches et d’exercer ses responsabilités.
ADR.AR.A.015 Moyens de conformité
| (a) | L’Agence élabore des moyens acceptables de conformité (AMC) qui peuvent être utilisés pour établir la conformité avec les exigences du présent règlement. Lorsque ces AMC sont respectés, les exigences applicables du présent règlement sont réputées satisfaites. |
| (b) | Des moyens de conformité alternatifs (AltMOC) peuvent être utilisés pour établir la conformité avec les exigences du présent règlement. |
| (c) | L'autorité compétente établit un système en vue d’évaluer de manière cohérente si tous les AltMOC qu’elle utilise, ou que les prestataires de services placés sous sa supervision utilisent, permettent d’établir la conformité avec les exigences du présent règlement. |
| (d) | L’autorité compétente évalue tous les moyens de conformité alternatifs proposés par un prestataire de services conformément au point ATM/ANS.OR.A.020 en analysant la documentation fournie et, si elle le juge nécessaire, en effectuant une inspection auprès du prestataire de services. Lorsque l'autorité compétente estime que les AltMOC sont suffisants pour assurer la conformité avec les exigences applicables du présent règlement, elle doit, sans retard excessif:
|
| (e) | Lorsque l'autorité compétente utilise elle-même les AltMOC pour satisfaire aux exigences applicables du présent règlement, elle doit
L’autorité compétente fournit à l’Agence une description complète des AltMOC, notamment toute révision des procédures qui pourrait s’avérer pertinente, ainsi qu’une évaluation démontrant que les exigences applicables du présent règlement sont satisfaites. |
ATM/ANS.AR.A.020 Informations fournies à l’Agence
| (a) | L’autorité compétente informe l’Agence sans retard injustifié si des problèmes surviennent lors de la mise en œuvre des dispositions pertinentes du règlement (CE) no 216/2008 et de ses modalités d’exécution ou des règlements (CE) no 549/2004, (CE) no 550/2004, (CE) no 551/2004 et (CE) no 552/2004 (la législation sur le ciel unique européen) applicables aux prestataires de services. |
| (b) | Sans préjudice du règlement (UE) no 376/2014 du Parlement européen et du Conseil (1), l'autorité compétente fournit à l’Agence les informations pertinentes en termes de sécurité provenant des comptes rendus d’événements qu’elle a reçus. |
ATM/ANS.AR.A.025 Réaction immédiate à un problème de sécurité
| (a) | Sans préjudice du règlement (UE) no 376/2014, l’autorité compétente met en œuvre un système visant à collecter, analyser et diffuser de manière appropriée des informations relatives à la sécurité. |
| (b) | L’Agence met en œuvre un système visant à analyser correctement toute information pertinente reçue des autorités compétentes concernant la sécurité et fournit sans retard injustifié aux États membres et à la Commission, le cas échéant, toute information, notamment des recommandations ou des mesures correctrices à mettre en œuvre, qui serait requise pour leur permettre de réagir en temps utile à un problème de sécurité impliquant les prestataires de services. |
| (c) | Dès réception des informations auxquelles il est fait référence aux points a) et b), l’autorité compétente prend les mesures appropriées pour traiter le problème lié à la sécurité, notamment l’émission de consignes de sécurité conformément au point ATM/ANS.AR.A.030. |
| (d) | Les mesures prises en vertu du point c) sont immédiatement notifiées aux prestataires de services concernés qui se doivent de les satisfaire conformément au point ATM/ANS.OR.A.060. L’autorité compétente notifie également lesdites mesures à l’Agence et, lorsqu’une action conjuguée est nécessaire, aux autres autorités compétentes concernées. |
ATM/ANS.AR.A.030 Consignes de sécurité
| (a) | L’autorité compétente publie une consigne de sécurité lorsqu’elle a déterminé l’existence, au sein d’un système fonctionnel, d’une condition compromettant la sécurité et exigeant une réaction immédiate. |
| (b) | La consigne de sécurité est transmise aux prestataires de services concernés et contient, au minimum, les informations suivantes:
|
| (c) | L'autorité compétente transmet une copie de la consigne de sécurité à l'Agence et à toute autre autorité compétente concernée dans un délai d'un mois à compter de sa publication. |
| (d) | L’autorité compétente vérifie que les prestataires de services respectent les consignes de sécurité applicables. |
SOUS-PARTIE B ‒ GESTION (ATM/ANS.AR.B)
ATM/ANS.AR.B.001 Système de gestion
| (a) | L’autorité compétente établit et maintient un système de gestion, comportant au moins les éléments suivants:
|
| (b) | Pour chaque domaine d’activité compris dans le système de gestion, l’autorité compétente nomme une ou plusieurs personnes assumant la responsabilité globale de la gestion de la/des tâche(s) pertinente(s). |
| (c) | L’autorité compétente établit des procédures participatives prévoyant un échange mutuel de toute information et de toute assistance requises avec d’autres autorités compétentes impliquées, notamment en ce qui concerne l'échange de toutes les constatations effectuées et le suivi des actions prises résultant de la certification et de la supervision des prestataires de services qui exercent des activités sur le territoire d’un État membre, mais qui sont certifiés par l’autorité compétente d’un autre État membre ou par l’Agence. |
| (d) | Une copie des procédures liées au système de gestion, ainsi que de leurs mises à jour, est mise à la disposition de l’Agence en vue d’une normalisation. |
ATM/ANS.AR.B.005 Attribution de tâches à des entités qualifiées
| (a) | L'autorité compétente peut attribuer à des entités qualifiées ses tâches liées à la certification ou à la supervision des prestataires de services au titre du présent règlement, autres que la délivrance des certificats eux-mêmes. Lors de l’attribution de ces tâches, l’autorité compétente veille:
|
| (b) | L’autorité compétente veille à ce que le processus d’audit interne et le processus de gestion des risques pour la sécurité exigés au point ATM/ANS.AR.B.001, point a) 4), couvrent toutes les tâches effectuées en son nom par l'entité qualifiée. |
ATM/ANS.AR.B.010 Modifications apportées au système de gestion
| (a) | L’autorité compétente met en place un système permettant d’identifier les modifications qui ont une incidence sur sa capacité à s’acquitter de ses tâches et à exercer ses responsabilités au titre du présent règlement. Ce système lui permet de prendre les mesures appropriées pour veiller à ce que son système de gestion reste adéquat et efficace. |
| (b) | L’autorité compétente met à jour son système de gestion en temps utile pour refléter toute modification apportée au présent règlement, de manière à assurer une mise en œuvre efficace. |
| (c) | L’autorité compétente notifie à l’Agence les modifications significatives qui ont une incidence sur sa capacité à s’acquitter de ses tâches et à exercer ses responsabilités au titre du présent règlement. |
ATM/ANS.AR.B.015 Archivage
| (a) | L’autorité compétente établit un système d’archivage assurant un stockage et une accessibilité adéquats, ainsi qu’une traçabilité fiable pour:
|
| (b) | L’autorité compétente tient à jour une liste de tous les certificats de prestataires de services qu’elle a délivrés et des déclarations qu’elle a reçues. |
| (c) | Toutes les archives sont conservées pendant une durée minimale de cinq ans, après la fin de validité du certificat ou le retrait de la déclaration, dans le respect du droit applicable à la protection des données. |
SOUS-PARTIE C ‒ SUPERVISION, CERTIFICATION ET MISE EN APPLICATION (ATM/ANS.AR.C)
ATM/ANS.AR.C.001 Suivi des performances en matière de sécurité
| (a) | Les autorités compétentes assurent un suivi régulier et une évaluation des performances en matière de sécurité des prestataires de services placés sous leur supervision. |
| (b) | Les autorités compétentes utilisent les résultats du suivi des performances en matière de sécurité, notamment dans le cadre de leur supervision fondée sur les risques. |
ATM/ANS.AR.C.005 Certification, déclaration et vérification du respect des exigences par les prestataires de services
| (a) | Dans le cadre du point ATM/ANS.AR.B.001, point a)1), l'autorité compétente établit un processus afin de vérifier:
|
| (b) | Le processus visé au paragraphe a):
|
ATM/ANS.AR.C.010 Supervision
| (a) | L'autorité compétente, ou les entités qualifiées agissant en son nom, mènent des audits conformément à l'article 4, paragraphe 9. |
| (b) | Les audits visés au point a):
|
| (c) | Sur la base des éléments de preuve à sa disposition, l'autorité compétente surveille le respect continu, par les prestataires de services placés sous sa supervision, des exigences applicables du présent règlement. |
ATM/ANS.AR.C.015 Programme de supervision
| (a) | L'autorité compétente établit et met à jour chaque année un programme de supervision qui tient compte de la nature spécifique des prestataires de services, de la complexité de leurs activités, du résultat des activités de certification et/ou de supervision passées et se fonde sur l'évaluation des risques associés. Elle inclut des audits afin de:
|
| (b) | L'autorité compétente peut décider de modifier les objectifs et le champ d’application des audits planifiés, y compris des examens documentaires et des audits supplémentaires lorsque cela s’avère nécessaire. |
| (c) | L'autorité compétente décide quels arrangements, éléments, services, fonctions, emplacements physiques et activités doivent être audités dans un délai déterminé. |
| (d) | Les observations et constatations résultant des audits conformément au point ATM/ANS.AR.C.050 sont documentées. Ces dernières sont étayées par des preuves et définies en termes d’exigences applicables et d'arrangements de mise en œuvre sur la base desquels l’audit a été effectué. |
| (e) | Un rapport d'audit, comprenant les détails des constatations et des observations, est établi et communiqué au prestataire de services concerné. |
ATM/ANS.AR.C.020 Délivrance de certificats
| (a) | À la suite du processus fixé au point ATM/ANS.AR.C.005, point a), dès la réception d’une demande de délivrance d'un certificat à un prestataire de services, l’autorité compétente vérifie que ce dernier satisfait aux exigences applicables du présent règlement. |
| (b) | L’autorité compétente peut exiger la réalisation d'audits, d’inspections ou d’évaluations selon ce qu’elle estime nécessaire avant de délivrer le certificat. |
| (c) | Le certificat est délivré pour une durée illimitée. Les privilèges des activités pour lesquelles le prestataire de services est agréé sont définis dans les conditions de prestation des services jointes au certificat. |
| (d) | Le certificat n'est pas délivré lorsqu'une constatation de niveau 1 reste ouverte. Dans certaines circonstances exceptionnelles, le prestataire de services évalue et atténue le cas échéant une ou plusieurs constatations, autres que de niveau 1, et l'autorité compétente approuve un plan de mesures correctrices pour clôturer la ou les constatations avant la délivrance du certificat. |
ATM/ANS.AR.C.025 Modifications
| (a) | Lors de la réception d'une notification de modification conformément au point ATM/ANS.OR.A.045, l'autorité compétente respecte les points ATM/ANS.AR.C.030, ATM/ANS.AR.C.035 et ATM/ANS.AR.C.040. |
| (b) | Lors de la réception d'une notification de modification conformément au point ATM/ANS.OR.A.040, point a)2), qui requiert un agrément préalable, l'autorité compétente:
|
| (c) | Afin de permettre à un prestataire de services de mettre en œuvre des modifications de son système de gestion et/ou de son système de gestion de la sécurité, le cas échéant, sans approbation préalable conformément au point ATM/ANS.OR.A.040, point b), l'autorité compétente approuve une procédure définissant la portée de ces modifications et décrivant comment celles-ci seront notifiées et gérées. Dans le cadre de la procédure de supervision continue, l'autorité compétente évalue les informations communiquées dans la notification afin de vérifier que les mesures prises sont conformes aux procédures approuvées et aux exigences applicables. En cas de non-conformité, l’autorité compétente:
|
ATM/ANS.AR.C.030 Approbation des procédures de gestion du changement pour les systèmes fonctionnels
| (a) | L’autorité compétente examine:
|
| (b) | L'autorité compétente approuve les procédures, modifications et écarts visés au point a) lorsqu'elle a déterminé qu'ils sont nécessaires et suffisants pour que le prestataire de services démontre qu'il respecte les points ATM/ANS.OR.A.045, ATM/ANS.OR.C.005, ATS.OR.205 et ATS.OR.210, le cas échéant. |
ATM/ANS.AR.C.035 Décision d'examiner une modification notifiée du système fonctionnel
| (a) | Dès réception d'une notification conformément au point ATM/ANS.OR.A.045, point a)1), ou dès réception d'une information modifiée conformément au point ATM/ANS.OR.A.045, point b), l'autorité compétente prend une décision quant à un examen ou non de la modification. L'autorité compétente demande au prestataire de services de lui fournir toute information supplémentaire nécessaire afin d'étayer cette décision. |
| (b) | L'autorité compétente détermine la nécessité d'un examen sur la base de critères spécifiques, valides et documentés qui, à tout le moins, garantissent que la modification notifiée est examinée si la probabilité que l'argument soit complexe ou peu familier pour le prestataire de services, d'une part, et la gravité des conséquences éventuelles de la modification, d'autre part, se combinent de manière significative. |
| (c) | Lorsque l'autorité compétente décide de la nécessité d'un examen sur la base d'autres critères fondés sur le risque en plus du point b), ces critères sont spécifiques, valides et documentés. |
| (d) | L'autorité compétente informe le prestataire de services de sa décision d'examiner une modification notifiée apportée à un système fonctionnel et communique la justification de cette décision au prestataire de services sur demande. |
ATM/ANS.AR.C.040 Examen d'une modification notifiée du système fonctionnel
| (a) | Lorsque l'autorité compétente examine l'argument à l'appui d'une modification notifiée, elle:
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| (b) | L’autorité compétente:
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ATM/ANS.AR.C.045 Déclarations des prestataires de services d'information en vol
| (a) | Dès réception d’une déclaration soumise par un prestataire de services d'information de vol dans l’intention de fournir ce type de services, l’autorité compétente vérifie que cette déclaration contient toutes les informations requises en vertu du point ATM/ANS.OR.A.015 et accuse réception de la déclaration auprès de ce prestataire de services. |
| (b) | Si la déclaration ne contient pas les informations requises, ou contient des informations indiquant une non-conformité avec les exigences applicables, l’autorité compétente en informe le prestataire de services d'information de vol concerné et demande des informations supplémentaires. Si nécessaire, l’autorité compétente réalise un audit auprès du prestataire de services d'information de vol. Si la non-conformité est confirmée, l’autorité compétente prend les mesures définies au point ATM/ANS.AR.C.050. |
| (c) | L'autorité compétente tient un registre des déclarations des prestataires de services d'information de vol qui lui ont été faites conformément au présent règlement. |
ATM/ANS.AR.C.050 Constatations, mesures correctrices et mesures exécutoires
| (a) | L'autorité compétente dispose d'un système pour analyser les constatations quant à leur importance du point de vue de la sécurité et décider de mesures exécutoires sur la base du risque pour la sécurité posé par la non-conformité du prestataire de services. |
| (b) | Lorsque des mesures d'atténuation appropriées immédiates peuvent écarter ou limiter très fortement tout risque supplémentaire pour la sécurité, l'autorité compétente peut accepter la prestation des services afin de garantir la continuité du service tandis que des mesures correctrices sont entreprises. |
| (c) | Une constatation de niveau 1 est émise par l'autorité compétente lorsqu'une non-conformité grave est détectée par rapport aux exigences applicables du règlement (CE) no 216/2008 et de ses modalités d'exécution ainsi qu'à celles des règlements (CE) no 549/2004, (CE) no 550/2004, (CE) no 551/2004, et (CE) no 552/2004 et de leurs modalités d'exécution, aux procédures et manuels du prestataire de services, aux termes et conditions du certificat, au certificat, à l'acte de désignation, le cas échéant, ou au contenu d'une déclaration, qui présente un risque important pour la sécurité du vol ou remet autrement en cause la capacité du prestataire de services à poursuivre les opérations. Les constatations de niveau 1 comprennent, de manière non exhaustive:
|
| (d) | Une constatation de niveau 2 est émise par l'autorité compétente lorsque toute autre non-conformité est détectée par rapport aux exigences applicables du règlement (CE) no 216/2008 et de ses modalités d'exécution ainsi qu'à celles des règlements (CE) no 549/2004, (CE) no 550/2004, (CE) no 551/2004, et (CE) no 552/2004 et de leurs modalités d'exécution, aux procédures et manuels du prestataire de services, aux termes et conditions du certificat ou au contenu d'une déclaration. |
| (e) | Lorsqu'une constatation est formulée, au cours de la supervision ou par tout autre moyen, l'autorité compétente, sans préjudice de toute action supplémentaire requise par le règlement (CE) no 216/2008 et le présent règlement, ainsi que par les règlements (CE) no 549/2004, (CE) no 550/2004, (CE) no 551/2004, et (CE) no 552/2004 et leurs modalités d'exécution, communique la constatation par écrit au prestataire de services et exige une mesure correctrice pour remédier à la non-conformité ou aux non-conformités détectées.
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| (f) | En ce qui concerne les cas n’appelant pas de constatations de niveau 1 ou 2, l’autorité compétente peut émettre des observations. |
(1) Règlement (UE) no 376/2014 du Parlement européen et du Conseil du 3 avril 2014 concernant les comptes rendus, l'analyse et le suivi d'événements dans l'aviation civile, modifiant le règlement (UE) no 996/2010 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2003/42/CE du Parlement européen et du Conseil et les règlements de la Commission (CE) no 1321/2007 et (CE) no 1330/2007 (JO L 122 du 24.4.2014, p. 18).
Appendice 1
Règlement (UE) 2013/1380 28/12/2016 Règlement d'exécution (UE) 2016/2385 de la Commission du 23 décembre 2016 établissant les valeurs forfaitaires à l'importation pour la détermination du prix d'entrée de certains fruits et légumes 23/12/2016 Règlement (UE) 2014/600 22/12/2016 Règlement (UE) 2013/1385 22/12/2016Documents similaires