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AccueilDroit européen32021O0834
Avis32021O0834

Avis (UE) 2021/834

CELEX32021O0834
TypeAvis
Datevendredi 26 mars 2021

Texte intégral

11.6.2021

FR

Journal officiel de l’Union européenne

L 208/311


ORIENTATION (UE) 2021/834 DE LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE

du 26 mars 2021

concernant les informations statistiques à déclarer relativement aux émissions de titres (BCE/2021/15)

LE CONSEIL DES GOUVERNEURS DE LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE,

vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 127, paragraphe 2,

vu les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne, et notamment leurs articles 5.1, 12.1 et 14.3,

considérant ce qui suit:

(1)

Les statistiques relatives aux émissions de titres complètent les statistiques monétaires, améliorent les analyses monétaires et financières des États membres dont la monnaie est l’euro (ci-après la «zone euro») et sont utilisées pour évaluer le rôle de l’euro sur les marchés financiers internationaux. Il convient donc que les statistiques relatives aux émissions de titres des résidents de la zone euro collectées par les banques centrales nationales (BCN) soient déclarées à la Banque centrale européenne (BCE).

(2)

Les statistiques relatives aux émissions de titres couvrent les émissions effectuées par des entités, y compris celles sous contrôle étranger, résidant dans la zone euro. Il convient que les émissions effectuées par des entités situées en dehors de la zone euro mais détenues par des résidents de la zone euro soient traitées comme des émissions effectuées par des non-résidents de la zone euro conformément à la méthodologie définie dans le règlement (UE) no 549/2013 du Parlement européen et du Conseil (1).

(3)

Les définitions figurant dans le règlement (CE) no 2533/98 (2) sont également pertinentes aux fins des déclarations à effectuer en vertu de la présente orientation et sont donc applicables.

(4)

Pour que la BCE puisse accomplir ses missions, il convient de prévoir des dispositions afin que les BCN déclarent les informations requises à l’échéance indiquée.

(5)

Afin de garantir l’exactitude et la qualité des informations statistiques collectées par la BCE, il est nécessaire de prévoir le suivi, la vérification et, le cas échéant, la révision des informations statistiques déclarées par les BCN.

(6)

L’article 5 des statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne, lu conjointement avec l’article 4, paragraphe 3, du traité sur l’Union européenne, signifie que les États membres n’appartenant pas à la zone euro qui prévoient d’adopter l’euro devraient, en prévision de cette adoption, concevoir et mettre en œuvre les mesures de collecte des informations statistiques nécessaires à l’exécution des obligations de déclaration statistique de la BCE. Par conséquent, l’application de la présente orientation peut être étendue aux BCN des États membres n’appartenant pas à la zone euro pour une période de référence déterminée. En outre, pour que la BCE puisse avoir une vue d’ensemble des informations statistiques collectées et réaliser des analyses appropriées, les BCN des États membres n’appartenant pas à la zone euro qui adoptent l’euro devraient être tenues de lui fournir des informations statistiques couvrant une période déterminée avant leur adoption de l’euro.

(7)

Des règles communes devraient être établies pour la publication, par les BCN, des informations statistiques concernant les émissions de titres, afin d’assurer une diffusion méthodique des principaux agrégats correspondants.

(8)

Il convient de prévoir une méthode commune de transmission des informations statistiques déclarées à la BCE pour l’ensemble des BCN. Un format de transmission électronique harmonisé devrait donc être convenu et déterminé par le Système européen de banques centrales (SEBC).

(9)

Il est nécessaire d’instaurer une procédure permettant d’apporter, de manière efficace, des modifications d’ordre technique à l’annexe de la présente orientation, à condition que ces modifications ne modifient pas le cadre conceptuel de base et n’aient pas de répercussions sur la charge de déclaration. Il convient donc que les BCN proposent de telles modifications d’ordre technique par l’intermédiaire du comité des statistiques du SEBC et qu’il soit tenu compte de l’avis de ce comité pour la mise en œuvre de ladite procédure.

(10)

À des fins de sécurité juridique, il convient que les BCN se conforment aux dispositions de la présente orientation à compter de la même date que celle visée à l’article 2 de l’orientation (UE) 2021/835 de la Banque centrale européenne (BCE/2021/16) (3),

A ADOPTÉ LA PRÉSENTE ORIENTATION:

Article premier

Objet et champ d’application

La présente orientation fixe les obligations de déclaration applicables aux BCN concernant les émissions de titres de résidents d’États membres dont la monnaie est l’euro. Elle précise en particulier les informations statistiques à déclarer à la BCE, la périodicité des déclarations ainsi que les normes applicables à ces déclarations.

Article 2

Définitions

Aux fins de la présente orientation, les définitions figurant à l’article 1er du règlement (CE) no 2533/98 s’appliquent.

Article 3

Informations statistiques à déclarer relativement aux émissions de titres

1. Les BCN déclarent à la BCE des informations statistiques concernant toutes les émissions de titres, en toute monnaie, effectuées par des résidents d’États membres dont la monnaie est l’euro, conformément à l’annexe.

2. Les BCN fournissent des explications lorsqu’elles déclarent des informations statistiques à la BCE conformément au présent article, comme indiqué à la section 3 de l’annexe.

Article 4

Périodicité des déclarations

1. Les BCN déclarent à la BCE les informations statistiques visées à l’article 3 selon une périodicité mensuelle et dans un délai de cinq semaines au plus tard suivant la fin du mois auquel les informations statistiques se rapportent.

2. La BCE communique aux BCN les dates de déclaration exactes, sous la forme d’un calendrier de déclaration.

Article 5

Obligations de déclaration de données rétrospectives en cas d’adoption de l’euro

Lorsqu’un État membre dont la monnaie n’est pas l’euro adopte l’euro après l’entrée en vigueur de la présente orientation, la BCN de cet État membre déclare à la BCE, dans la mesure du possible, les informations statistiques sur cinq années visées à l’annexe, y compris la dernière année de référence.

Article 6

Vérification

Sans préjudice du règlement (CE) no 2533/98, les BCN effectuent un suivi et une vérification de la qualité et de la fiabilité des informations statistiques déclarées à la BCE conformément à la présente orientation.

Article 7

Révisions

Les BCN peuvent réviser les informations statistiques déclarées conformément à l’article 3 au cours de la déclaration régulière visée à l’article 4, paragraphe 1.

Article 8

Normes de transmission

1. Les BCN transmettent les informations statistiques à déclarer conformément à la présente orientation par voie électronique, en utilisant les moyens précisés par la BCE. Le format du message statistique mis au point pour cet échange électronique d’informations statistiques est le format convenu par le SEBC.

2. Lorsque le paragraphe 1 ne s’applique pas, les BCN peuvent utiliser d’autres moyens de transmission des informations statistiques avec l’accord préalable de la BCE.

Article 9

Publication

Lorsque les BCN publient des contributions nationales aux agrégats mensuels de la zone euro, celles-ci sont identiques à celles déclarées à la BCE conformément à la présente orientation. Lorsque les BCN reproduisent les agrégats de la zone euro publiés par la BCE, elles les reproduisent fidèlement.

Article 10

Procédure simplifiée de modification

Compte tenu de l’avis du comité des statistiques, le directoire de la BCE apporte toutes les modifications techniques nécessaires à l’annexe de la présente orientation, à condition que celles-ci ne modifient pas le cadre conceptuel de base et n’aient pas de répercussions sur la charge de déclaration des agents déclarants dans les États membres. Le directoire informe le conseil des gouverneurs de toute modification prise en vertu de cette disposition dans les meilleurs délais.

Article 11

Prise d’effet

1. La présente orientation prend effet le jour de sa notification aux BCN des États membres dont la monnaie est l’euro.

2. Les BCN des États membres dont la monnaie est l’euro ainsi que la BCE se conforment à la présente orientation à compter du 1er février 2022.

Article 12

Destinataires

Toutes les banques centrales de l’Eurosystème sont destinataires de la présente orientation.

Fait à Francfort-sur-le-Main, le 26 mars 2021.

Pour le conseil des gouverneurs de la BCE

La présidente de la BCE

Christine LAGARDE


(1) Règlement (UE) no 549/2013 du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013 relatif au système européen des comptes nationaux et régionaux dans l’Union européenne (JO L 174 du 26.6.2013, p. 1).

(2) Règlement (CE) no 2533/98 du Conseil du 23 novembre 1998 concernant la collecte d’informations statistiques par la Banque centrale européenne (JO L 318 du 27.11.1998, p. 8).

(3) Orientation (UE) 2021/835 de la Banque centrale européenne du 26 mars 2021 abrogeant l’orientation BCE/2014/15 relative aux statistiques monétaires et financières (BCE/2021/16) (voir page 335 du présent Journal officiel).


ANNEXE

DISPOSITIF DE DÉCLARATION

Section 1: Introduction

Les statistiques relatives aux émissions de titres de la zone euro fournissent deux agrégats principaux:

—

toutes les émissions effectuées par les résidents de la zone euro en toute monnaie,

—

toutes les émissions effectuées à l’échelle mondiale en euros, qu’elles soient nationales ou internationales.

Le critère de distinction principal doit être celui de la résidence de l’émetteur, les BCN de l’Eurosystème couvrant ainsi ensemble toutes les émissions effectuées par les résidents de la zone euro (1). La Banque des règlements internationaux (BRI) déclare les émissions effectuées par le «reste du monde», qui concernent tous les non-résidents de la zone euro (y compris les organisations internationales qui ne résident pas dans la zone euro).

Le tableau ci-dessous résume les obligations de déclaration.

Émissions de titres

Par les résidents de la zone euro

(chaque BCN effectuant les déclarations concernant ses résidents nationaux)

Par les résidents du reste du monde

(BRI)

États membres n’appartenant pas à la zone euro

Autres pays

En euros/dénominations nationales

Ensemble A

Ensemble B

En autres devises (*1)

Ensemble C

Ensemble D

non nécessaire

Section 2: Obligations de déclaration

Tableau 1. Formulaire de déclaration pour l’ensemble A destiné aux BCN

ÉMETTEURS RÉSIDENTS NATIONAUX//EUROS/DÉNOMINATIONS NATIONALES

Encours

Émissions brutes

Remboursements

Émissions nettes (*3)

A1

A2

A3

A4

1.

TITRES DE CRÉANCE À COURT TERME (*2)

Total

S1

S68

S135

S202

Banque centrale

S2

S69

S136

S203

IFM autres que les banques centrales

S3

S70

S137

S204

AIF

S4

S71

S138

S205

dont VT

S5

S72

S139

S206

Auxiliaires financiers

S6

S73

S140

S207

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S7

S74

S141

S208

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S8

S75

S142

S209

Sociétés non financières

S9

S76

S143

S210

Administration centrale

S10

S77

S144

S211

Administrations d’États fédérés et locales

S11

S78

S145

S212

Administrations de sécurité sociale

S12

S79

S146

S213

2.

TITRES DE CRÉANCE À LONG TERME (*2)

Total

S13

S80

S147

S214

Banque centrale

S14

S81

S148

S215

IFM autres que les banques centrales

S15

S82

S149

S216

AIF

S16

S83

S150

S217

dont VT

S17

S84

S151

S218

Auxiliaires financiers

S18

S85

S152

S219

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S19

S86

S153

S220

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S20

S87

S154

S221

Sociétés non financières

S21

S88

S155

S222

Administration centrale

S22

S89

S156

S223

Administrations d’États fédérés et locales

S23

S90

S157

S224

Administrations de sécurité sociale

S24

S91

S158

S225

2.1.

dont émissions à taux fixe:

Total

S25

S92

S159

S226

Banque centrale

S26

S93

S160

S227

IFM autres que les banques centrales

S27

S94

S161

S228

AIF

S28

S95

S162

S229

dont VT

S29

S96

S163

S230

Auxiliaires financiers

S30

S97

S164

S231

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S31

S98

S165

S232

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S32

S99

S166

S233

Sociétés non financières

S33

S100

S167

S234

Administration centrale

S34

S101

S168

S235

Administrations d’États fédérés et locales

S35

S102

S169

S236

Administrations de sécurité sociale

S36

S103

S170

S237

2.2.

dont émissions à taux variable:

Total

S37

S104

S171

S238

Banque centrale

S38

S105

S172

S239

IFM autres que les banques centrales

S39

S106

S173

S240

AIF

S40

S107

S174

S241

dont VT

S41

S108

S175

S242

Auxiliaires financiers

S42

S109

S176

S243

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S43

S110

S177

S244

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S44

S111

S178

S245

Sociétés non financières

S45

S112

S179

S246

Administration centrale

S46

S113

S180

S247

Administrations d’États fédérés et locales

S47

S114

S181

S248

Administrations de sécurité sociale

S48

S115

S182

S249

2.3.

dont obligations à coupon zéro:

Total

S49

S116

S183

S250

Banque centrale

S50

S117

S184

S251

IFM autres que les banques centrales

S51

S118

S185

S252

AIF

S52

S119

S186

S253

dont VT

S53

S120

S187

S254

Auxiliaires financiers

S54

S121

S188

S255

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S55

S122

S189

S256

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S56

S123

S190

S257

Sociétés non financières

S57

S124

S191

S258

Administration centrale

S58

S125

S192

S259

Administrations d’États fédérés et locales

S59

S126

S193

S260

Administrations de sécurité sociale

S60

S127

S194

S261

3.

ACTIONS COTÉES ((†))

Total

S61

S128

S195

S262

Banque centrale

S62

S129

S196

S263

IFM autres que les banques centrales

S63

S130

S197

S264

AIF

S64

S131

S198

S265

Auxiliaires financiers

S65

S132

S199

S266

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S66

S133

S200

S267

Sociétés non financières

S67

S134

S201

S268


Tableau 2. Formulaire de déclaration pour l’ensemble C destiné aux BCN

ÉMETTEURS RÉSIDENTS NATIONAUX//AUTRES DEVISES

Encours

Émissions brutes

Remboursements

Émissions nettes

C1

C2

C3

C4

4.

TITRES DE CRÉANCE À COURT TERME

Total

S269

S335

S401

S467

Banque centrale

S270

S336

S402

S468

IFM autres que les banques centrales

S271

S337

S403

S469

AIF

S272

S338

S404

S470

dont VT

S273

S339

S405

S471

Auxiliaires financiers

S274

S340

S406

S472

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S275

S341

S407

S473

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S276

S342

S408

S474

Sociétés non financières

S277

S343

S409

S475

Administration centrale

S278

S344

S410

S476

Administrations d’États fédérés et locales

S279

S345

S411

S477

Administrations de sécurité sociale

S280

S346

S412

S478

5.

TITRES DE CRÉANCE À LONG TERME

Total

S281

S347

S413

S479

Banque centrale

S282

S348

S414

S480

IFM autres que les banques centrales

S283

S349

S415

S481

AIF

S284

S350

S416

S482

dont VT

S285

S351

S417

S483

Auxiliaires financiers

S286

S352

S418

S484

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S287

S353

S419

S485

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S288

S354

S420

S486

Sociétés non financières

S289

S355

S421

S487

Administration centrale

S290

S356

S422

S488

Administrations d’États fédérés et locales

S291

S357

S423

S489

Administrations de sécurité sociale

S292

S358

S424

S490

5.1.

dont émissions à taux fixe:

Total

S293

S359

S425

S491

Banque centrale

S294

S360

S426

S492

IFM autres que les banques centrales

S295

S361

S427

S493

AIF

S296

S362

S428

S494

dont VT

S297

S363

S429

S495

Auxiliaires financiers

S298

S364

S430

S496

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S299

S365

S431

S497

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S300

S366

S432

S498

Sociétés non financières

S301

S367

S433

S499

Administration centrale

S302

S368

S434

S500

Administrations d’États fédérés et locales

S303

S369

S435

S501

Administrations de sécurité sociale

S304

S370

S436

S502

5.2.

dont émissions à taux variable:

Total

S305

S371

S437

S503

Banque centrale

S306

S372

S438

S504

IFM autres que les banques centrales

S307

S373

S439

S505

AIF

S308

S374

S440

S506

dont VT

S309

S375

S441

S507

Auxiliaires financiers

S310

S376

S442

S508

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S311

S377

S443

S509

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S312

S378

S444

S510

Sociétés non financières

S313

S379

S445

S511

Administration centrale

S314

S380

S446

S512

Administrations d’États fédérés et locales

S315

S381

S447

S513

Administrations de sécurité sociale

S316

S382

S448

S514

5.3.

dont obligations à coupon zéro:

Total

S317

S383

S449

S515

Banque centrale

S318

S384

S450

S516

IFM autres que les banques centrales

S319

S385

S451

S517

AIF

S320

S386

S452

S518

dont VT

S321

S387

S453

S519

Auxiliaires financiers

S322

S388

S454

S520

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S323

S389

S455

S521

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S324

S390

S456

S522

Sociétés non financières

S325

S391

S457

S523

Administration centrale

S326

S392

S458

S524

Administrations d’États fédérés et locales

S327

S393

S459

S525

Administrations de sécurité sociale

S328

S394

S460

S526

6.

ACTIONS COTÉES

Total

S329

S395

S461

S527

IFM autres que les banques centrales

S330

S396

S462

S528

AIF

S331

S397

S463

S529

Auxiliaires financiers

S332

S398

S464

S530

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S333

S399

S465

S531

Sociétés non financières

S334

S400

S466

S532


Tableau 3. Formulaire de déclaration des postes pour mémoire concernant l’ensemble A destiné aux BCN

ÉMETTEURS RÉSIDENTS NATIONAUX//EUROS/DÉNOMINATIONS NATIONALES

Encours

Émissions brutes

Remboursements

Émissions nettes

A1

A2

A3

A4

6.

ACTIONS COTÉES

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S533

S544

S555

S566

7.

ACTIONS NON COTÉES

Total

S534

S545

S556

S567

IFM autres que les banques centrales

S535

S546

S557

S568

AIF

S536

S547

S558

S569

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S537

S548

S559

S570

Sociétés non financières

S538

S549

S560

S571

8.

AUTRES PARTICIPATIONS

Total

S539

S550

S561

S572

IFM autres que les banques centrales

S540

S551

S562

S573

AIF

S541

S552

S563

S574

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S542

S553

S564

S575

Sociétés non financières

S543

S554

S565

S576

1. Résidence de l’émetteur

Les émissions effectuées par des filiales détenues par des non-résidents du pays déclarant qui opèrent sur le territoire économique du pays déclarant doivent être classées parmi les émissions effectuées par des unités résidentes du pays déclarant.

Les émissions effectuées par des sièges sociaux qui sont situés sur le territoire économique du pays déclarant et qui opèrent de manière internationale doivent également être considérées comme des émissions effectuées par des unités résidentes. Les émissions effectuées par des sièges sociaux ou des filiales situés en dehors du territoire économique du pays déclarant mais détenus par des résidents du pays déclarant doivent être considérées comme des émissions effectuées par des non-résidents. Par exemple, les émissions effectuées par Volkswagen Brésil sont considérées comme ayant été effectuées par des unités résidentes du Brésil et non du territoire du pays déclarant. Lorsqu’une entreprise n’a pas de dimension physique, sa résidence est déterminée par rapport au territoire économique selon le droit duquel l’entreprise est immatriculée ou enregistrée (2).

Afin d’éviter des doublons ou des lacunes, la déclaration des émissions effectuées par des entités à vocation spéciale (EVS) doit être traitée bilatéralement, avec la participation des institutions déclarantes concernées. Les émissions effectuées par des EVS qui remplissent les critères de résidence du système européen des comptes nationaux et régionaux révisé («SEC 2010»), établi à l’annexe A du règlement (UE) no 549/2013 du Parlement européen et du Conseil (3), et qui sont classées comme des résidentes de la zone euro doivent être déclarées par les BCN et non par la BRI.

2. Ventilation sectorielle des émetteurs

Les émissions doivent être classées selon le secteur qui souscrit l’engagement pour les titres émis. La classification sectorielle comprend les douze types d’émetteurs suivants:

—

banque centrale,

—

autres IFM (4),

—

AIF (5),

—

dont véhicules de titrisation,

—

auxiliaires financiers,

—

institutions financières captives et prêteurs non institutionnels,

—

sociétés d’assurance et fonds de pension (6),

—

sociétés non financières,

—

administration centrale,

—

administrations d’États fédérés et locales,

—

administrations de sécurité sociale,

—

institutions internationales.

Les émissions de titres effectuées par l’intermédiaire d’EVS, dans lesquelles l’engagement final pour l’émission est souscrit par l’organisation mère et non par l’EVS, doivent être attribuées à l’organisation mère et non à l’EVS. Par exemple, des émissions effectuées par une EVS d’AJAX Electronics, une société non financière située dans le pays de la zone euro «pays A», devraient être attribuées au secteur des sociétés non financières et déclarées par le pays A. Toutefois, l’EVS et sa société mère doivent résider dans le même pays. Par conséquent, lorsque la société mère ne réside pas dans le pays déclarant, l’EVS doit être traitée comme une résidente fictive du pays déclarant et le secteur émetteur doit correspondre à la fonction économique de l’EVS. Par exemple, si ACME Motors était une société non financière résidant au Japon, fabriquant des automobiles, et qu’ACME Motor Finance était une filiale résidant dans le pays de la zone euro «pays B», les émissions effectuées par ACME Motor Finance devraient être attribuées au secteur des institutions financières captives et prêteurs non institutionnels du pays B, étant donné que la société mère ACME Motors ne réside pas dans le même pays. La seule exception à cette règle est la situation où des EVS sont détenues par le secteur public, auquel cas le titre est enregistré comme étant émis par le secteur public du pays de l’organisation mère (7).

Une entreprise publique qui est privatisée par une émission d’actions cotées doit être attribuée au secteur des sociétés non financières. De même, un établissement de crédit public qui est privatisé doit être attribué au secteur des IFM autres que les banques centrales. Les émissions effectuées par des ménages ou des institutions sans but lucratif au service des ménages doivent être classées parmi les émissions effectuées par des sociétés non financières.

3. Échéance des émissions

Les titres de créance à court terme englobent les titres dont l’échéance initiale est inférieure ou égale à un an, même s’ils sont émis dans le cadre de facilités à plus long terme.

Les titres de créance à long terme englobent les titres dont l’échéance initiale est supérieure à un an. Les émissions à échéances facultatives dont la dernière est à plus d’un an, ainsi que les émissions à échéance indéterminée, sont classées dans cette catégorie.

L’introduction d’une ventilation supplémentaire par échéance distinguant les titres dont la durée initiale est inférieure ou égale à deux ans de ceux dont la durée initiale est supérieure à deux ans, comme dans les statistiques relatives au bilan des IFM, n’est pas nécessaire.

4. Classement des titres de créance à long terme par taux d’intérêt

Les titres de créance à long terme comprennent:

Les titres de créance à taux d’intérêt fixe, c’est-à-dire les titres de créance qui sont émis et remboursés au pair et les titres de créance qui sont émis au-dessous ou au-dessus du pair.

Les titres de créance à taux d’intérêt variable, c’est-à-dire les titres de créance pour lesquels le taux de coupon ou le capital sous-jacent est lié à un indice général des prix des biens et des services (tel que l’indice des prix à la consommation), à un taux d’intérêt ou à un prix d’actif, de sorte que le paiement du coupon nominal est variable sur toute la durée de l’émission. Aux fins des statistiques relatives aux émissions de titres, les titres de créance à taux d’intérêt mixte sont classés dans les titres de créance à taux d’intérêt variable (8).

Les obligations à coupon zéro émises au-dessous du pair, c’est-à-dire les instruments ne versant pas d’intérêts et émis largement au-dessous du pair. La majeure partie de la prime d’émission représente l’équivalent des intérêts courus pendant la durée de vie de l’obligation.

5. Classification des émissions

Les émissions sont classées en deux grandes catégories: a) les titres de créance (9), et b) les actions cotées (10). Les titres émis au moyen de placements privés sont couverts dans la mesure du possible. Les instruments du marché monétaire sont compris, sans distinction, dans les titres de créance. Les actions non cotées (11) et les autres participations (12) peuvent être déclarées de façon facultative sous forme de deux postes séparés pour mémoire. Sont exclus les titres émis par des OPC monétaires et d’autres fonds d’investissement.

Liste non exhaustive des instruments inclus dans les statistiques relatives aux émissions de titres:

a)

Titres de créance

i)

Titres de créance à court terme

Cette catégorie comprend au moins les instruments suivants:

—

les bons du Trésor et autres titres à court terme émis par les administrations publiques,

—

les titres à court terme négociables émis par les sociétés financières et non financières, aux appellations les plus diverses: billets de trésorerie, billets à ordre, effets de commerce, lettres de change et certificats de dépôt,

—

les titres à court terme émis dans le cadre de facilités d’émission d’effets souscrites à long terme,

—

les acceptations bancaires.

ii)

Titres de créance à long terme

Cette catégorie comprend au moins les instruments suivants, indiqués à titre d’exemple:

—

les obligations au détenteur,

—

les obligations subordonnées,

—

les obligations à échéances facultatives, dont la dernière est à plus d’un an,

—

les obligations perpétuelles ou à durée indéterminée,

—

les obligations à taux variable,

—

les obligations convertibles,

—

les obligations sécurisées (« covered bonds »),

—

les titres indexés dont la valeur du principal est rattachée à un indice de prix, au prix d’une matière première ou à un indice de taux de change,

—

les obligations à prime d’émission élevée, donnant lieu à de faibles versements de coupons et émis au-dessous du pair,

—

les obligations à coupon zéro,

—

les euro-obligations,

—

les obligations planétaires,

—

les obligations faisant l’objet d’un placement privé,

—

les titres résultant de la conversion d’un crédit,

—

les crédits devenus négociables de facto,

—

les obligations convertibles en actions, que ce soit de la société émettrice ou d’une autre société, tant que la conversion n’est pas intervenue. Lorsqu’elle peut être séparée de l’obligation sous-jacente, l’option de conversion, considérée comme un produit financier dérivé, est exclue,

—

les actions et titres de participation qui assurent un revenu fixe mais n’ouvrent aucun droit à participer à la distribution de la valeur résiduelle d’une société en cas de liquidation, y compris les actions préférentielles non participantes,

—

les actifs financiers émis dans le cadre de la titrisation de crédits, de prêts hypothécaires, de dettes contractées par carte de crédit, de comptes à recevoir et d’autres avoirs.

Les instruments suivants sont exclus:

—

les opérations sur titres faisant l’objet d’accords de pension,

—

les émissions de titres non négociables,

—

les crédits non négociables.

b)

Actions cotées

Les actions cotées comprennent:

—

les actions de capital émises par des sociétés anonymes,

—

les actions de jouissance émises par des sociétés anonymes,

—

les actions de dividende émises par des sociétés anonymes,

—

les actions ou parts privilégiées ou prioritaires, qui permettent de participer à la distribution de la valeur résiduelle d’une société en cas de liquidation et qui peuvent être cotées ou non sur une place boursière officielle,

—

les placements privés, le cas échéant.

Si une société est privatisée et que le secteur public garde une partie des actions de la société privatisée mais que le reste des actions est coté sur un marché réglementé, la valeur totale du capital de la société est enregistrée dans les encours d’actions cotées, étant donné que toutes les actions pourraient potentiellement être négociées à tout moment au prix du marché. Il en est de même si une partie des actions est vendue à de gros investisseurs et que seule la partie restante, appelée le flottant, est négociée en Bourse.

Ne font pas partie des actions cotées:

—

les actions émises contre paiement qui ne sont pas intégralement libérées à l’émission,

—

les obligations convertibles en actions. Elles sont incluses une fois qu’elles ont été converties en actions,

—

les parts des sociétés en commandite par actions souscrites par les commandités,

—

les participations du secteur public au capital d’organisations internationales qui ont la forme juridique de sociétés par actions,

—

les émissions d’actions gratuites, uniquement à la date d’émission, et les émissions fractionnées; les actions gratuites et les émissions fractionnées sont cependant incluses sans distinction dans l’encours total des actions cotées.

6. Monnaie d’émission

Les obligations à double monnaie doivent être classées selon le libellé monétaire de l’obligation. Les obligations à double monnaie se définissent comme des obligations dont le remboursement ou le versement du coupon est prévu dans une autre monnaie que celle de l’obligation. Dans le cas où une obligation planétaire est émise dans plus d’une monnaie, chaque fraction doit être déclarée en tant qu’émission distincte, selon la monnaie d’émission. Lorsque les émissions sont libellées en deux monnaies, par exemple à 70 % en euros et à 30 % en dollars des États-Unis, les composantes correspondantes de l’émission doivent, dans la mesure du possible, être déclarées séparément selon la monnaie dans laquelle les titres sont libellés. Par conséquent, dans l’exemple proposé, 70 % de l’émission doivent être déclarés en tant qu’émissions en euros/dénominations nationales (13) et 30 % comme des émissions en autres devises. Lorsqu’il est impossible de distinguer les monnaies qui composent une émission, la ventilation réelle effectuée par le pays déclarant doit être précisée dans les notes explicatives nationales.

7. Date d’enregistrement d’une émission

Une émission est considérée comme ayant lieu lorsque l’émetteur reçoit un paiement et non lorsque le syndicat souscrit l’engagement.

8. Rapprochement des encours et des flux

Les BCN doivent soumettre des informations concernant les encours, les émissions brutes, les remboursements et les émissions nettes de titres de créance à court et à long terme ainsi que des informations concernant les actions cotées.

Le tableau ci-dessous illustre le lien existant entre les encours et les flux (c’est-à-dire les émissions brutes, les remboursements et les émissions nettes). En pratique, le lien est plus complexe en raison des variations de prix et des ajustements liés aux variations de taux de change, des intérêts réinvestis (c’est-à-dire courus), des reclassements ainsi que des révisions et autres ajustements.

i)

Encours d’émissions à la fin de la période de déclaration

≈

Encours d’émissions à la fin de la période de déclaration précédente

+

Émissions brutes pendant la période de déclaration

-

Remboursements pendant la période de déclaration

+

Reclassements et autres ajustements

ii)

Encours d’émissions à la fin de la période de déclaration

≈

Encours d’émissions à la fin de la période de déclaration précédente

+

Émissions nettes pendant la période de déclaration

+

Reclassements et autres ajustements

a) Émissions brutes

Les émissions brutes pendant la période de déclaration doivent comprendre toutes les émissions de titres de créance et d’actions cotées lors desquelles l’émetteur vend des titres nouvellement créés contre des espèces. Cela vise la création régulière de nouveaux instruments. Le moment où les émissions sont réalisées est défini comme le moment auquel le paiement est effectué, de sorte que l’enregistrement des émissions doit refléter autant que possible le moment du paiement de l’émission sous-jacente.

Pour les actions cotées, les émissions brutes couvrent les actions nouvellement créées émises en échange d’espèces par des sociétés cotées en Bourse pour la première fois, y compris les sociétés nouvellement créées ou les sociétés fermées devenant des sociétés faisant appel public à l’épargne. Les émissions brutes couvrent également des actions nouvellement créées émises en échange d’espèces lors de la privatisation de sociétés publiques, lorsque les actions de la société sont cotées en Bourse. Les émissions d’actions gratuites doivent être exclues (14). Les émissions brutes ne doivent pas être déclarées si une société est seulement cotée sur une Bourse de valeurs, sans que de nouveaux capitaux ne soient levés.

L’échange ou le transfert de titres existants lors d’un rachat ou d’une fusion ne sont pas couverts (15) par les déclarations d’émissions brutes ou de remboursements, à l’exception des nouveaux instruments créés et émis en échange d’espèces par une entité résidente de la zone euro.

Les émissions de titres pouvant être convertis par la suite en d’autres instruments doivent être enregistrées comme des émissions dans leur catégorie d’instruments initiale. Lors de la conversion, les titres sont enregistrés comme rachetés et soustraits de cette catégorie d’instruments, pour un montant identique, puis de nouveau enregistrés en tant qu’émissions brutes dans une nouvelle catégorie (16).

b) Remboursements

Les remboursements pendant la période de déclaration englobent tous les rachats de titres de créance et d’actions cotées par l’émetteur, lors desquels l’investisseur reçoit des espèces en échange des titres. Les remboursements visent la suppression régulière d’instruments. Sont compris tous les titres de créance arrivant à échéance ainsi que les remboursements anticipés. Les rachats d’actions par une société sont compris si la société rachète toutes ses actions contre des espèces préalablement à une modification de sa forme juridique ou si elle rachète une partie de ses actions contre des espèces, puis les annule, ce qui aboutit à une réduction de son capital. Les rachats d’actions par une société ne sont pas compris s’ils correspondent à des investissements de cette société dans ses propres actions (17).

Les remboursements ne doivent pas être déclarés dans le cas d’une simple radiation de la cote d’une Bourse de valeurs.

c) Émissions nettes

Les émissions nettes correspondent au solde de toutes les émissions brutes effectuées, déduction faite de tous les remboursements ayant eu lieu durant la période de déclaration.

Les encours des actions cotées doivent couvrir la valeur marchande de toutes les actions cotées des entités résidentes. Les encours des actions cotées déclarés par un pays de la zone euro peuvent donc augmenter ou diminuer à la suite du transfert d’une entité cotée. Il en est également ainsi en cas de rachat ou de fusion ne donnant pas lieu à la création et à l’émission d’instruments en échange d’espèces ou au remboursement d’instruments en échange d’espèces et à leur annulation. Afin d’éviter des doublons ou des lacunes concernant les titres de créance et les actions cotées en cas de transfert d’un émetteur dans un autre pays résident, les BCN concernées doivent coordonner, de manière bilatérale, les délais de déclaration de ce type d’événement.

9. Évaluation

La valeur des titres émis comprend une composante prix et, lorsqu’une émission est libellée dans une autre monnaie que celle de la déclaration, une composante taux de change.

Les BCN doivent déclarer les titres de créance à court terme à leur valeur faciale (18) et les actions cotées à leur valeur marchande. Pour les titres de créance à long terme, différentes méthodes peuvent être utilisées pour l’évaluation, en fonction du type de taux d’intérêt, ce qui se traduit par une évaluation mixte pour le total. Par exemple, les émissions à taux fixe et à taux variable sont en règle générale évaluées à leur valeur faciale et les obligations à coupon zéro à leur valeur nominale. Généralement, le montant relatif des obligations à coupon zéro est faible, de sorte qu’aucune valeur n’est prévue, dans la liste de codes, pour une évaluation mixte. Le montant total des titres de créance à long terme est déclaré à la valeur faciale. Dans les cas où l’ampleur du phénomène est importante, la valeur «Z» («non spécifiée») est utilisée. En général, en cas d’évaluation mixte, des détails sont fournis par la BCN au niveau de l’attribut.

a) Évaluation du prix

Les encours et les flux d’actions cotées doivent être déclarés à leur valeur marchande.

Une exception à l’enregistrement des encours et des flux de titres de créance à leur valeur faciale est faite pour les obligations à prime d’émission élevée et à coupon zéro, pour lesquels les encours et les émissions brutes sont enregistrés à la valeur nominale, c’est-à-dire au prix réduit au moment de l’émission majoré des intérêts courus, et les remboursements à l’échéance sont enregistrés à la valeur faciale. La valeur nominale des encours des obligations à coupon zéro peut être calculée de la façon indiquée ci-dessous.

Image 1

où:

A

=

valeur nominale = montant réel payé majoré des intérêts courus

E

=

prix réduit au moment de l’émission (montant payé au moment de l’émission)

P

=

valeur faciale (montant remboursé à l’échéance)

T

=

période entre la date d’émission et la date d’échéance (en jours)

t

=

période écoulée depuis la date d’émission (en jours)

La procédure utilisée pour l’évaluation du prix peut varier d’un pays à l’autre.

Dans ce cadre, il n’est pas fait application de la méthode d’évaluation du prix du SEC 2010, qui exige, pour les titres de créance et les actions, que les flux soient enregistrés à la valeur de transaction et les encours à la valeur marchande.

Pour les obligations à prime d’émission élevée et à coupon zéro, la BCN déclarante doit calculer, si possible, les intérêts courus.

b) Monnaie de déclaration et évaluation du taux de change

Toutes les données que les BCN déclarent à la BCE doivent être exprimées en euros, y compris les séries historiques. Pour la conversion en euros des titres émis par les résidents nationaux dans les autres devises (ensemble C) (19), les BCN doivent suivre aussi précisément que possible les principes d’évaluation du taux de change suivants, fondés sur le SEC 2010 (20):

i)

les encours doivent être convertis en euros/dénominations nationales au taux de change moyen du marché qui prévaut à la fin de la période de déclaration, c’est-à-dire à l’heure de fermeture des bureaux du dernier jour ouvré de la période de déclaration;

ii)

les émissions brutes et les remboursements doivent être convertis en euros/dénominations nationales au taux de change moyen du marché qui prévaut au moment du paiement. S’il est impossible de déterminer le taux de change exact applicable pour la conversion, un taux de change aussi proche que possible du taux de change moyen du marché au moment du paiement peut être utilisé.

10. Cohérence conceptuelle

Les statistiques relatives aux émissions de titres sont liées aux statistiques relatives au bilan des IFM aux fins des émissions d’instruments négociables effectuées par les IFM. La couverture des instruments et des IFM qui les émettent est cohérente d’un point de vue conceptuel, de même que la ventilation des instruments par catégorie d’échéance et la ventilation par monnaie. Les principes d’évaluation sont différents pour les statistiques relatives aux émissions de titres et pour les statistiques relatives au bilan des IFM (en ce qui concerne les titres de créance, il s’agit de la valeur faciale pour les premières et de la valeur marchande pour les secondes). Sauf différences d’évaluation et compensation des propres avoirs en titres dans le bilan des IFM pour chaque pays, l’encours de titres émis par les IFM déclaré aux fins des statistiques relatives aux émissions de titres correspond au poste 11 («titres de créance émis») du passif du bilan des IFM. Les titres de créance à court terme définis aux fins des statistiques relatives aux émissions de titres correspondent aux titres de créance émis d’une durée inférieure ou égale à un an. Les titres de créance à long terme définis aux fins des statistiques relatives aux émissions de titres correspondent à la somme des titres de créance émis d’une durée supérieure à un an et inférieure ou égale à deux ans et des titres de créance émis d’une durée supérieure à deux ans.

Les BCN doivent revoir le domaine couvert par les statistiques relatives aux émissions de titres et les statistiques relatives au bilan des IFM et signaler toute différence conceptuelle à la BCE. Trois types de tests de cohérence sont effectués: a) pour les émissions effectuées par les BCN en euros/dénominations nationales; b) pour les émissions effectuées par les IFM autres que les banques centrales en euros/dénominations nationales; et c) pour les émissions effectuées par les IFM autres que les banques centrales en autres devises. Des différences conceptuelles peuvent apparaître entre les statistiques relatives aux émissions de titres et les statistiques relatives au bilan des IFM étant donné que ces statistiques sont élaborées à partir de dispositifs de déclaration nationaux ayant des objectifs différents.

11. Obligations concernant les données

Les déclarations statistiques sont demandées pour chaque pays et pour chaque série temporelle existante. Les BCN doivent informer rapidement la BCE par écrit en fournissant des explications, au cas où un poste particulier n’existe pas dans un pays donné. Les BCN peuvent, à titre provisoire, être exemptées de la déclaration d’une série temporelle si le phénomène sous-jacent n’existe pas. Les BCN doivent également notifier cette situation ou tout autre écart par rapport au dispositif de déclaration décrit à la présente annexe. Elles doivent en outre informer la BCE lorsqu’elles envoient des révisions accompagnées d’explications sur la nature de ces révisions.

Section 3: Notes explicatives nationales

Chaque BCN doit communiquer un rapport décrivant les données fournies dans le cadre de cet exercice. Le rapport doit couvrir les sujets décrits ci-dessous et suivre aussi précisément que possible le plan proposé. Les BCN doivent fournir des informations supplémentaires lorsque les données déclarées ne sont pas conformes à la présente orientation ou qu’elles n’ont pas fourni les données, et en expliquer les raisons. Le rapport est transmis au plus tard en même temps que les données.

1.

Sources des données/système de collecte des données: le détail des sources des données qui sont utilisées pour élaborer les statistiques relatives aux émissions de titres doit être fourni: sources administratives pour les émissions effectuées par le secteur public, déclarations directes des IFM et des autres institutions, journaux et fournisseurs de données tels que l’International Financial Review, etc. Les BCN doivent indiquer si les données sont collectées et stockées émission par émission, en précisant les critères. Sinon, elles doivent indiquer si les données sont collectées et stockées, sans distinction, comme des montants émis par des émetteurs individuels pendant une période de déclaration, comme dans le cas des systèmes de collecte directe des données. Les BCN doivent fournir des informations sur les critères utilisés, lors de la déclaration directe, pour déterminer les agents déclarants et les informations à communiquer.

2.

Procédures d’élaboration: la méthode utilisée pour élaborer les données lors de cet exercice doit être brièvement décrite, par exemple: agrégation des informations concernant les émissions de titres individuelles, mesures prises pour des séries temporelles existantes et si elles sont publiées ou non.

3.

Résidence de l’émetteur: les BCN doivent préciser s’il est possible d’appliquer complètement la définition de la résidence du SEC 2010 (et du FMI) à la classification des émissions. Si ce n’est pas le cas, ou si cela n’est que partiellement possible, les BCN doivent fournir une explication complète des critères réellement utilisés.

4.

Ventilation sectorielle des émetteurs: les BCN doivent indiquer les écarts par rapport à la classification des émetteurs selon la ventilation sectorielle définie à la section 2, point 2. Les notes doivent expliquer les écarts observés et toute zone d’ombre.

5.

Monnaie d’émission: s’il est impossible de distinguer les différentes monnaies d’une émission, les BCN doivent expliquer les écarts par rapport aux règles. En outre, les BCN qui ne peuvent distinguer, pour tous les titres, les émissions en dénomination locale, en autres devises de la catégorie euros/dénominations nationales et en autres devises, doivent décrire la catégorie dans laquelle les émissions sont classées et indiquer le montant total d’émissions qui n’ont pas été correctement ventilées afin d’illustrer l’importance de la distorsion.

6.

Classification des émissions: les BCN doivent fournir des informations complètes sur le type de titres couverts par les données nationales, y compris leurs modalités nationales. Lorsqu’elles savent que les titres sont partiellement couverts, les BCN doivent expliquer les lacunes existantes. Elles doivent, en particulier, fournir les informations mentionnées ci-dessous.

—

Placements privés: les BCN doivent indiquer s’ils sont couverts ou non dans les données déclarées.

—

Acceptations bancaires: lorsqu’elles sont négociables et comprises dans les données déclarées pour les titres de créance à court terme, la BCN déclarante doit expliquer, dans les notes explicatives nationales, les procédures nationales d’enregistrement de ces instruments et la nature de ceux-ci.

—

Actions cotées: les BCN doivent indiquer si les actions non cotées ou les autres participations sont couvertes dans les données déclarées et fournir une estimation du montant des actions non cotées ou des autres participations pour illustrer l’importance de la distorsion. Lorsqu’elles savent que la catégorie des actions cotées est partiellement couverte, les BCN doivent préciser où se trouvent les lacunes dans les notes explicatives nationales.

7.

Classement par instrument des titres de créance à long terme: si la somme des obligations à taux fixe, à taux variable et à coupon zéro ne correspond pas au total des titres de créance à long terme, les BCN doivent préciser le type et le montant des titres à long terme pour lesquels une telle ventilation n’est pas disponible.

8.

Échéance des émissions: si les définitions des titres de créance à court et à long terme ne peuvent être strictement appliquées, les BCN doivent indiquer en quoi les données déclarées s’en écartent.

9.

Remboursements: les BCN doivent préciser la façon dont elles obtiennent les informations sur les remboursements et indiquer si les informations sont collectées par déclaration directe ou calculées par déduction.

10.

Évaluation du prix: les BCN doivent indiquer en détail, dans les notes explicatives nationales, la procédure d’évaluation utilisée pour: a) les titres de créance à court terme; b) les titres de créance à long terme; c) les obligations à prime d’émission; et d) les actions cotées. Des explications doivent également être données en cas de différence dans l’évaluation des encours et des flux.

11.

Périodicité de déclaration, délais et période couverte: les BCN doivent indiquer la mesure dans laquelle les données recueillies pour cet exercice ont été fournies conformément aux besoins de l’utilisateur, c’est-à-dire avec un délai de cinq semaines pour les données mensuelles. La longueur des séries temporelles fournies doit également être indiquée. Toute rupture dans les séries doit être déclarée, par exemple des différences survenues au fil du temps quant aux titres couverts.

12.

Révisions: les BCN doivent fournir de brèves notes explicatives précisant la raison des révisions éventuelles et leur portée.

13.

Estimation des titres couverts pour chaque catégorie d’émissions effectuées par les résidents nationaux: les BCN doivent donner des estimations nationales des titres couverts pour chaque catégorie d’émissions effectuées par les résidents nationaux, à savoir les émissions de titres à court terme, de titres à long terme et d’actions cotées, en monnaie locale, en autres devises de la catégorie euros/dénominations nationales dont l’ECU et en autres devises conformément au tableau ci-dessous. Les estimations des «titres couverts en %» doivent indiquer la part de titres couverts dans chaque catégorie d’instruments, en pourcentage de l’émission totale, qui doit être déclarée sous le titre correspondant selon les règles de déclaration. De brèves descriptions peuvent être fournies dans la colonne «commentaires». Les BCN doivent également indiquer toute modification du domaine couvert résultant de l’entrée dans l’Union monétaire.

Titres couverts en %:

Commentaires:

Émissions en euros/dénominations nationales

Dénomination

locale

TCT

TLT

ACO

Euros/dénominations nationales autres que la monnaie locale, dont l’ECU

TCT

TLT

En autres devises

TCT

TLT

TCT

=

titres de créance à court terme.

TLT

=

titres de créance à long terme.

ACO

=

actions cotées.

Section 4: Obligations concernant la Banque des règlements internationaux

Les obligations de déclaration de la BRI respectent les mêmes principes que les obligations des BCN, décrites aux sections 1 à 3, sauf pour les éléments suivants:

Tableau 4. Formulaire de déclaration pour l’ensemble B destiné à la BRI

ÉMETTEURS RÉSIDENTS DU RESTE DU MONDE//EUROS/DÉNOMINATIONS NATIONALES

Encours

Émissions brutes

Remboursements

B1

B2

B3

9.

TITRES DE CRÉANCE À COURT TERME

Total

S577

S642

S707

Banque centrale

S578

S643

S708

IFM autres que les banques centrales

S579

S644

S709

AIF

S580

S645

S710

dont VT

S581

S646

S711

Auxiliaires financiers

S582

S647

S712

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S583

S648

S713

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S584

S649

S714

Sociétés non financières

S585

S650

S715

Administration centrale

S586

S651

S716

Administrations d’États fédérés et locales

S587

S652

S717

Administrations de sécurité sociale

S588

S653

S718

Organisations internationales

S589

S654

S719

10.

TITRES DE CRÉANCE À LONG TERME

Total

S590

S655

S720

Banque centrale

S591

S656

S721

IFM autres que les banques centrales

S592

S657

S722

AIF

S593

S658

S723

dont VT

S594

S659

S724

Auxiliaires financiers

S595

S660

S725

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S596

S661

S726

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S597

S662

S727

Sociétés non financières

S598

S663

S728

Administration centrale

S599

S664

S729

Administrations d’États fédérés et locales

S600

S665

S730

Administrations de sécurité sociale

S601

S666

S731

Organisations internationales

S602

S667

S732

10.1.

dont émissions à taux fixe:

Total

S603

S668

S733

Banque centrale

S604

S669

S734

IFM autres que les banques centrales

S605

S670

S735

AIF

S606

S671

S736

dont VT

S607

S672

S737

Auxiliaires financiers

S608

S673

S738

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S609

S674

S739

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S610

S675

S740

Sociétés non financières

S611

S676

S741

Administration centrale

S612

S677

S742

Administrations d’États fédérés et locales

S613

S678

S743

Administrations de sécurité sociale

S614

S679

S744

Organisations internationales

S615

S680

S745

10.2.

dont émissions à taux variable:

Total

S616

S681

S746

Banque centrale

S617

S682

S747

IFM autres que les banques centrales

S618

S683

S748

AIF

S619

S684

S749

dont VT

S620

S685

S750

Auxiliaires financiers

S621

S686

S751

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S622

S687

S752

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S623

S688

S753

Sociétés non financières

S624

S689

S754

Administration centrale

S625

S690

S755

Administrations d’États fédérés et locales

S626

S691

S756

Administrations de sécurité sociale

S627

S692

S757

Organisations internationales

S628

S693

S758

10.3.

dont obligations à coupon zéro:

Total

S629

S694

S759

Banque centrale

S630

S695

S760

IFM autres que les banques centrales

S631

S696

S761

AIF

S632

S697

S762

dont VT

S633

S698

S763

Auxiliaires financiers

S634

S699

S764

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels

S635

S700

S765

Sociétés d’assurance et fonds de pension

S636

S701

S766

Sociétés non financières

S637

S702

S767

Administration centrale

S638

S703

S768

Administrations d’États fédérés et locales

S639

S704

S769

Administrations de sécurité sociale

S640

S705

S770

Organisations internationales

S641

S706

S771

Échéance des émissions

En ce qui concerne l’échéance, la BRI considère tous les euro-billets de trésorerie et autres euro-bons établis dans le cadre d’un programme à court terme comme des instruments à court terme, et tous les instruments émis dans le cadre d’un programme à long terme comme des instruments à long terme, quelle que soit leur échéance initiale.

Ventilation sectorielle des émetteurs

La BRI se fonde sur les mises en concordance entre la ventilation sectorielle des émetteurs disponible dans la base de données de la BRI et celles qui sont demandées dans les formulaires de déclaration, comme indiqué dans le tableau ci-dessous.

Ventilation sectorielle dans la base de données de la BRI

Classification dans les formulaires de déclaration

Banque centrale

→

Banque centrale

Banques commerciales

→

IFM

AIF

→

AIF

Administration centrale

→

Administration centrale

Autres administrations

Organismes de l’État

→

Administrations d’États fédérés et locales

Sociétés

→

Sociétés non financières

Institutions internationales

→

Institutions internationales (reste du monde)

Classification des émissions

Les instruments suivants contenus dans la base de données de la BRI sont classés parmi les titres de créance dans les statistiques relatives aux émissions de titres:

—

certificats de dépôt,

—

billets de trésorerie,

—

bons du Trésor,

—

obligations,

—

euro-billets de trésorerie,

—

bons à moyen terme,

—

autres titres à court terme.

Évaluation

Les règles d’évaluation actuellement en vigueur à la BRI retiennent la valeur faciale pour les titres de créance et le prix d’émission pour les actions cotées.

La BRI déclare à la BCE toutes les émissions effectuées par des résidents du reste du monde en euros/dénominations nationales (ensemble B), en dollars des États-Unis, en utilisant le taux de change de la fin de la période pour les encours et le taux de change moyen de la période pour les émissions et les remboursements. La BCE convertit toutes les données en euros en appliquant le même principe que celui initialement appliqué par la BRI. Pour les périodes antérieures au 1er janvier 1999, le taux de change entre l’ECU et le dollar des États-Unis doit être utilisé comme solution de rechange.

GLOSSAIRE

Actions cotées, à l’exclusion des titres de fonds d’investissement: titres de participation au capital cotés en Bourse. Il peut s’agir d’un marché boursier reconnu ou de toute autre forme de marché secondaire. L’existence de cours pour les actions cotées en Bourse signifie généralement que les prix du marché courants sont facilement disponibles.

Actions de capital émises par des sociétés anonymes: titres qui donnent à leurs détenteurs la qualité d’associés et qui leur donnent droit à une part de l’ensemble des bénéfices distribués ainsi qu’à une part des actifs nets en cas de liquidation.

Actions de dividende émises par des sociétés anonymes: titres qui, suivant les pays et les circonstances de leur création, portent des appellations diverses telles que parts de fondateurs, parts bénéficiaires, actions de dividende, etc. Ces titres: a) ne font pas partie du capital social; b) ne confèrent pas à leurs détenteurs la qualité d’associés au sens strict; et c) ne donnent aux détenteurs droit ni à une fraction du bénéfice restant à distribuer après que le capital social a été rémunéré, ni à une fraction du surplus de liquidation.

Actions de jouissance émises par des sociétés anonymes: actions dont le capital social a été remboursé, mais qui laissent aux détenteurs leur qualité d’associés et qui leur donnent droit à participer au bénéfice restant à distribuer après que le capital social a été rémunéré et au surplus de liquidation.

Actions non cotées, à l’exception des titres de fonds d’investissement: titres de participation non cotés en Bourse.

Administration centrale: comprend les organismes administratifs de l’État et autres organismes centraux dont la compétence s’étend sur la totalité du territoire économique, à l’exception des administrations de sécurité sociale de l’administration centrale (SEC 2010, paragraphe 2.114).

Administrations d’États fédérés et locales: «administrations d’États fédérés» désigne les administrations qui, en qualité d’unités institutionnelles distinctes, exercent certaines fonctions d’administration, à l’exception des administrations de sécurité sociale des administrations d’États fédérés, à un niveau inférieur à celui de l’administration centrale et supérieur à celui des unités institutionnelles publiques locales. «Administrations locales» désigne les administrations publiques dont la compétence s’étend seulement sur une subdivision locale du territoire économique, à l’exception des administrations de sécurité sociale des administrations locales (SEC 2010, paragraphes 2.115 à 2.116).

Administrations de sécurité sociale: unités institutionnelles centrales, d’États fédérés et locales dont l’activité principale consiste à fournir des prestations sociales et qui répondent aux deux critères suivants: a) certains groupes de la population sont tenus de participer au régime ou de verser des cotisations en vertu des dispositions légales ou réglementaires; b) indépendamment du rôle qu’elles remplissent en tant qu’organismes de tutelle ou en tant qu’employeurs, les administrations publiques sont responsables de la gestion de ces unités pour ce qui concerne la fixation ou l’approbation des cotisations et des prestations (SEC 2010, paragraphe 2.117).

Administrations publiques: comprennent toutes les unités institutionnelles qui sont des producteurs non marchands dont la production est destinée à la consommation individuelle et collective et dont les ressources proviennent de contributions obligatoires versées par des unités appartenant aux autres secteurs, ainsi que les unités institutionnelles dont l’activité principale consiste à effectuer des opérations de redistribution du revenu et de la richesse nationale (SEC 2010, paragraphes 2.111 à 2.113). Les administrations publiques comprennent l’administration centrale, les administrations d’États fédérés, les administrations locales et les administrations de sécurité sociale (SEC 2010, paragraphes 2.114 à 2.117).

Autres intermédiaires financiers, à l’exclusion des sociétés d’assurance et des fonds de pension (AIF): regroupent les sociétés et quasi-sociétés financières dont la fonction principale consiste à fournir des services d’intermédiation financière en souscrivant des engagements provenant d’unités institutionnelles sous des formes autres que du numéraire, des dépôts (ou des proches substituts des dépôts), des titres de fonds d’investissement ou des engagements liés à des régimes d’assurance, de pensions et de garanties standard (SEC 2010, paragraphes 2.86 à 2.94).

Autres participations: comprennent toutes les opérations sur autres participations qui ne relèvent pas des sous-positions relatives aux actions cotées et aux actions non cotées.

Auxiliaires financiers: comprend toutes les sociétés et quasi-sociétés financières dont la fonction principale consiste à exercer des activités étroitement liées à l’intermédiation financière mais qui ne sont pas elles-mêmes des intermédiaires financiers. Les sièges sociaux dont les filiales sont en totalité ou en majorité des sociétés financières sont également des auxiliaires financiers (SEC 2010, points 2.95 à 2.97).

Banque centrale: société et quasi-société financière dont la fonction principale consiste à émettre la monnaie, à maintenir sa valeur interne et externe et à gérer une partie ou la totalité des réserves de change du pays.

Émetteurs de titres: sociétés et quasi-sociétés qui émettent des titres et qui souscrivent une obligation juridique envers les détenteurs de ces instruments conformément aux conditions de l’émission.

Émetteurs non-résidents: comprennent les unités qui: a) sont situées sur le territoire économique du pays déclarant mais qui n’exercent pas d’activités économiques ou n’effectuent pas de transactions, et n’ont pas l’intention d’exercer des activités économiques ou d’effectuer des transactions, pendant une période d’un an ou plus sur le territoire du pays déclarant; ou b) sont situées en dehors du territoire économique du pays déclarant.

Émission d’actions gratuites: remise de nouvelles actions aux actionnaires proportionnellement à leurs participations existantes.

Émissions à taux fixe: comprennent toutes les émissions pour lesquelles les coupons, basés sur le taux de coupon du principal, donnent lieu à des versements qui ne varient pas tout au long de la durée de vie de l’émission.

Émissions à taux variable: toutes les émissions pour lesquelles les coupons donnent lieu à des versements et pour lesquelles le coupon ou le principal est périodiquement redéfini en fonction d’un taux d’intérêt ou d’un indice indépendant.

Émissions fractionnées: émissions d’actions lors desquelles la société ou la quasi-société augmente le nombre d’actions par application d’un ratio ou coefficient multiplicateur.

Euro-obligations: obligations placées simultanément sur le marché d’au moins deux pays, libellées dans une monnaie qui n’est pas nécessairement celle de l’un d’entre eux et habituellement placées par un syndicat international de sociétés financières de plusieurs pays.

Filiales: entités indépendantes constituées en sociétés dont une autre entité détient la majorité ou la totalité du capital social.

Fonds de pension: sociétés et quasi-sociétés financières dont la fonction principale consiste à fournir des services d’intermédiation financière résultant de la mutualisation des risques et des besoins sociaux des assurés (assurance sociale). Les fonds de pension, en tant que régimes d’assurance sociale, assurent des revenus au moment de la retraite (et souvent des allocations de décès et des prestations d’invalidité) (SEC 2010, paragraphes 2.105 à 2.110).

Institutions financières captives et prêteurs non institutionnels: sociétés et quasi-sociétés financières qui n’exercent aucune activité d’intermédiation financière ni ne fournissent de services financiers auxiliaires et dont la plus grande partie des actifs ou des passifs ne fait pas l’objet d’opérations sur les marchés financiers ouverts. Ce sous-secteur comprend les sociétés holding qui détiennent un niveau de capital leur permettant d’assurer le contrôle d’un groupe de sociétés filiales et dont la fonction principale est de posséder ce groupe sans fournir aucun autre service aux entreprises dans lesquelles elles détiennent des fonds propres; en d’autres termes, elles n’administrent pas ou ne gèrent pas d’autres unités (SEC 2010, paragraphes 2.98 à 2.99).

Institutions financières monétaires (IFM) autres que les banques centrales: sont définies à l’article 1er du règlement (UE) no 1071/2013 (BCE/2013/33).

Institutions internationales: comprennent les organisations supranationales et internationales telles que la Banque européenne d’investissement, le FMI et la Banque mondiale.

Institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM): regroupent les unités dotées de la personnalité juridique qui servent les ménages et sont des producteurs non marchands privés. Leurs ressources principales proviennent de contributions volontaires en espèces ou en nature effectuées par les ménages en leur qualité de consommateurs, de versements provenant des administrations publiques, ainsi que de revenus de la propriété (SEC 2010, paragraphes 2.129 à 2.130).

Ménages: comprennent les individus ou groupes d’individus, considérés tant dans leur fonction de consommateurs que dans celle d’entrepreneurs, produisant des biens marchands ou des services financiers et non financiers marchands (producteurs marchands), pour autant que la production de biens et de services ne soit pas le fait d’unités distinctes traitées comme des quasi-sociétés. Ce secteur inclut également les individus ou groupes d’individus qui produisent des biens et des services non financiers exclusivement pour usage final propre (SEC 2010, paragraphes 2.118 à 2.128).

Obligations à coupon zéro: comprennent toutes les émissions pour lesquelles les coupons ne donnent lieu à aucun versement. Ces obligations sont généralement émises assorties d’une prime ou d’un escompte et remboursées au pair. Cette catégorie comprend également les obligations émises au pair et remboursées au-dessus du pair, par exemple les obligations dont la valeur de remboursement est liée à un taux de change ou à un indice. La plupart des primes d’émission ou de remboursement représentent l’équivalent des intérêts courus pendant la durée de vie de l’obligation.

Obligations faisant l’objet d’un placement privé: obligations réservées par accord bilatéral à certains investisseurs, si une cessibilité au moins potentielle leur est conférée.

Obligations planétaires: obligations émises simultanément sur le marché national et sur l’euro-marché.

Obligations subordonnées, souvent appelées «titres de dette subordonnés» ou «créances de dernier rang/de rang inférieur» : instruments assortis d’un droit subsidiaire sur l’institution émettrice, qui ne peut être exercé qu’après que tous les droits bénéficiant d’une priorité plus élevée (par exemple, ceux relatifs aux dépôts ou aux crédits ou aux titres de créance de premier rang) ont été satisfaits, ce qui dans certains cas peut leur conférer certaines caractéristiques des «actions et autres participations».

Placements privés: vente d’une émission de titres de participation à un acheteur unique ou à un nombre limité d’acheteurs sans offre publique.

Résidence de l’émetteur: l’unité émettrice est définie comme résidente du pays déclarant quand son centre d’intérêt économique est situé sur le territoire économique du pays déclarant, c’est-à-dire lorsqu’elle y exerce des activités économiques pendant une période relativement longue (un an ou plus).

Sociétés d’assurance: sociétés et quasi-sociétés financières dont la fonction principale consiste à fournir des services d’intermédiation financière résultant de la mutualisation de risques, principalement sous la forme d’activités d’assurance directe ou de réassurance (SEC 2010, paragraphes 2.100 à 2.104).

Sociétés non financières: unités institutionnelles dotées de la personnalité juridique qui sont des producteurs marchands et dont l’activité principale consiste à produire des biens et des services non financiers. Ce secteur couvre également les quasi-sociétés non financières (SEC 2010, paragraphes 2.45 à 2.54).

Titres de créance à court terme: comprennent toutes les émissions de titres de créance dont l’échéance initiale à court-terme est normalement inférieure ou égale à un an; les titres à court terme sont généralement émis assortis d’une prime ou d’un escompte. Cette sous-position n’inclut pas les titres dont la négociabilité, théoriquement possible, est en pratique très restreinte.

Titres de créance à long terme: comprennent toutes les émissions de titres de créance dont l’échéance initiale à long terme est supérieure à un an; les titres à long terme sont généralement émis assortis de coupons.

Titres de créance: instruments financiers négociables attestant de l’existence d’une créance, qui sont habituellement négociés sur des marchés secondaires ou peuvent faire l’objet d’une compensation sur le marché, et qui ne confèrent à leur détenteur aucun droit de propriété sur l’institution émettrice.

Titrisation: est définie à l’article 1er, paragraphe 2, du règlement (UE) no 1075/2013 (BCE/2013/40).

Unités résidentes fictives: se définissent comme: a) les parties d’unités non-résidentes qui ont un centre d’intérêt économique prédominant sur le territoire économique du pays (c’est-à-dire, généralement, qui y effectuent des opérations économiques pendant une période d’un an ou plus); b) les unités non-résidentes en leur qualité de propriétaires de terrains ou de bâtiments sur le territoire économique du pays, pour les seules opérations portant sur ces terrains et bâtiments.

Véhicules de titrisation (VT): sont définis à l’article 1er, paragraphe 1, du règlement (UE) no 1075/2013 (BCE/2013/40).


(1) Si les institutions déclarantes sont confrontées à un problème méthodologique qui n’est pas expressément traité dans la présente orientation, il leur est conseillé d’utiliser le système européen des comptes nationaux et régionaux révisé («SEC 2010»), établi à l’annexe A du règlement (UE) no 549/2013 du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013 relatif au système européen des comptes nationaux et régionaux dans l’Union européenne (JO L 174 du 26.6.2013, p. 1).

(*1) La rubrique «autres devises» se rapporte à toutes les autres devises, y compris aux monnaies nationales des États membres n’appartenant pas à la zone euro.

(*2) Les titres de créance autres qu’actions se rapportent aux «titres autres qu’actions, à l’exclusion des produits financiers dérivés».

(*3) Les émissions nettes ne doivent être indiquées que si les BCN ne sont pas en mesure de communiquer soit les émissions brutes, soit les remboursements.

((†)) Les actions cotées se rapportent aux «actions cotées, à l’exclusion des titres de fonds d’investissement et titres d’OPC monétaires».

(2) Voir le SEC 2010, paragraphe 2.07.

(3) Règlement (UE) no 549/2013 du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2013 relatif au système européen des comptes nationaux et régionaux dans l’Union européenne (JO L 174 du 26.6.2013, p. 1).

(4) Aucune donnée n’est collectée pour le secteur des OPC monétaires.

(5) Aucune donnée n’est collectée pour le secteur des fonds d’investissement.

(6) En pratique, les fonds de pension n’émettent pas de titres de créance.

(7) Voir le SEC 2010, paragraphes 2.17 à 2.20.

(8) Voir le SEC 2010, paragraphe 5.102.

(9) Catégorie F.3 du SEC 2010.

(10) Catégorie F.511 du SEC 2010.

(11) Catégorie F.512 du SEC 2010.

(12) Catégorie F.519 du SEC 2010.

(13) Ensemble A pour les BCN et ensemble B pour la BRI.

(14) Non définies comme des opérations financières; voir le SEC 2010, paragraphes 5.158 et 6.56, et la section 2, point 5, b), de la présente annexe.

(15) Les opérations effectuées sur le marché secondaire entraînant un changement de détenteur ne sont pas couvertes par les présentes statistiques.

(16) Considéré comme deux opérations financières; voir le SEC 2010, paragraphes 5.96 et 6.25, et la section 2, point 5, a), ii), de la présente annexe.

(17) Les opérations effectuées sur le marché secondaire entraînant un changement de détenteur ne sont pas couvertes par les présentes statistiques.

(18) Pour plus de détails sur la définition de «valeur faciale», «valeur marchande» et «valeur nominale», voir le SEC 2010, paragraphes 5.90, 7.38 et 7.39.

(19) Depuis le 1er janvier 1999, pour les titres émis par les résidents nationaux en euros (partie de l’ensemble A), aucune évaluation du taux de change n’est requise, et les titres émis par les résidents nationaux en euros/dénominations nationales (autre partie de l’ensemble A) sont convertis en euros à l’aide des taux de conversion irrévocables du 31 décembre 1998.

(20) Voir le SEC 2010, paragraphe 6.64.


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