| CELEX | 32022D1222 |
| Type | Décision |
| Date | mardi 12 juillet 2022 |
| 15.7.2022 | FR | Journal officiel de l’Union européenne | L 188/142 |
DÉCISION (UE) 2022/1222 DU CONSEIL
du 12 juillet 2022
relative à la position à prendre, au nom de l’Union européenne, au sein de l’Assemblée de l’Union particulière de Lisbonne
LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 207, en liaison avec l’article 218, paragraphe 9,
vu la proposition de la Commission européenne,
considérant ce qui suit:
| (1) | L’Union européenne (ci-après dénommée «Union») est partie contractante à l’acte de Genève de l’arrangement de Lisbonne sur les appellations d’origine et les indications géographiques (1) (ci-après dénommé «acte de Genève»), qui est entré en vigueur le 26 février 2020. En vertu de l’article 21 de l’acte de Genève, les parties contractantes audit acte sont membres de l’Union particulière (ci-après dénommée «Union de Lisbonne») instituée par l’arrangement de Lisbonne concernant la protection des appellations d’origine et leur enregistrement international (ci-après dénommée «arrangement de Lisbonne»). Conformément à l’article 22.2), sous-alinéa a) iii), de l’acte de Genève, il incombe à l’Assemblée de l’Union de Lisbonne de modifier le règlement d’exécution de l’acte de Genève. |
| (2) | L’entrée en vigueur de l’acte de Genève a mis en évidence la nécessité d’envisager des modifications du règlement d’exécution commun à l’arrangement de Lisbonne et à l’acte de Genève (ci-après dénommé «règlement d’exécution commun») afin de simplifier et de rationaliser les procédures dans le cadre du système de Lisbonne concernant l’enregistrement international des appellations d’origine et des indications géographiques (ci-après dénommé «système de Lisbonne»), notamment dans le but d’apporter une plus grande clarté aux utilisateurs du système de Lisbonne. |
| (3) | Lors des Assemblées générales de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) qui se tiendront du 14 au 22 juillet 2022, l’Assemblée de l’Union de Lisbonne sera invitée à adopter des modifications au règlement d’exécution commun. |
| (4) | Lors de sa quatrième session, qui s’est tenue à Genève du 14 au 16 juin 2022, le groupe de travail sur le développement du système de Lisbonne (ci-après dénommé «groupe de travail de Lisbonne») a recommandé à l’Assemblée de l’Union de Lisbonne d’adopter diverses modifications du règlement d’exécution commun, telles qu’elles ont été proposées par le Bureau international de l’OMPI et modifiées par le groupe de travail de Lisbonne. |
| (5) | Une proposition de modification à apporter à la règle 7.4)a) du règlement d’exécution commun garantit que seules les modifications relatives à la règle 5.2) sont soumises au paiement de la taxe visée à la règle 8.1)ii) en ce qui concerne le transfert d’une appellation d’origine de l’arrangement de Lisbonne vers l’acte de Genève. Cette adaptation faciliterait l’adhésion à l’acte de Genève des États parties à l’arrangement de Lisbonne. |
| (6) | Une proposition de modification à apporter à la règle 8.1)ii) du règlement d’exécution commun limiterait les taxes à payer pour plusieurs modifications présentées dans la même demande à 800 CHF. Cela renforcerait l’attrait du système de Lisbonne, tout en préservant sa viabilité financière. |
| (7) | Une proposition de modification à apporter à la règle 9.1)c) du règlement d’exécution commun préciserait que le principe général qui y est énoncé s’applique à tous les refus reçus conformément à la règle 9.1)b) qui devrait être lue en liaison avec la règle 9.1)c). |
| (8) | Les propositions de modifications à apporter à la règle 15.1)i) et ii) du règlement d’exécution commun rationaliseraient la procédure concernant la demande d’inscription d’une modification présentée au Bureau international de l’OMPI. |
| (9) | La suppression proposée de la règle 15.1)vi) et la proposition de modification de la règle 16.2) du règlement d’exécution commun garantiraient qu’en cas de retrait d’une renonciation en lien avec la règle 6.1)d), dans le cas d’une irrégularité concernant une exigence fondée sur une notification faite au titre de la règle 5.3) ou 4), ou sur une déclaration faite au titre de la règle 7.4) de l’acte de Genève, le paiement de la taxe de modification ne sera plus requis. Dans le cas d’une renonciation au titre de la règle 6.1)d), le retrait de la renonciation interviendra sous réserve de la correction de l’irrégularité. |
| (10) | Les propositions de modifications du règlement d’exécution commun devraient entrer en vigueur le 1er janvier 2023 et devraient simplifier et rationaliser les procédures dans le cadre du système de Lisbonne et apporter une plus grande clarté à ses utilisateurs, ce qui est dans l’intérêt des utilisateurs, des bénéficiaires et des parties prenantes du système de Lisbonne dans l’Union. |
| (11) | L’Union devrait donc soutenir l’adoption de ces modifications. |
| (12) | En outre, prenant acte des positions exprimées par les délégations lors de la quatrième session du groupe de travail de Lisbonne en ce qui concerne la règle 5.4) du règlement d’exécution commun, et dans le cadre des conclusions de la réunion du groupe de travail, la présidence a invité la délégation de l’Union à présenter une proposition écrite en temps utile en vue d’un examen plus approfondi lors de la prochaine session du groupe de travail. |
| (13) | Il y a lieu d’arrêter la position à prendre, au nom de l’Union, au sein de l’Assemblée de l’Union de Lisbonne, |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
Article premier
La position à prendre, au nom de l’Union, lors de la réunion de l’Assemblée de l’Union de Lisbonne qui se tiendra dans le cadre des Assemblées générales de l’OMPI du 14 au 22 juillet 2022 est de soutenir l’adoption des modifications du règlement d’exécution commun qui figurent à la section 1 de l’annexe de la présente décision.
Les représentants de l’Union peuvent également accepter des modifications aux modifications proposées, à condition qu’elles ne modifient pas sensiblement le fond.
En prévision de la prochaine session du groupe de travail de Lisbonne, l’Union présente au Bureau international de l’OMPI une proposition écrite suggérant des modifications à la règle 5 du règlement d’exécution commun, dont le texte figure à la section 2 de l’annexe de la présente décision.
Article 2
La présente décision entre en vigueur le jour de son adoption.
Fait à Bruxelles, le 12 juillet 2022.
Par le Conseil
Le président
Z. STANJURA
(1) Décision (UE) 2019/1754 du Conseil du 7 octobre 2019 relative à l’adhésion de l’Union européenne à l’acte de Genève de l’arrangement de Lisbonne sur les appellations d’origine et les indications géographiques (JO L 271 du 24.10.2019, p. 12).
ANNEXE
Section 1:
MODIFICATIONS PROPOSÉES du règlement d'exécution commun à l'arrangement de Lisbonne concernant la protection des appellations d'origine et leur enregistrement international et à l'acte de Genève de l'arrangement de Lisbonne sur les appellations d'origine et les indications géographiques
recommandées par le groupe de travail de l'OMPI pour le développement du système de Lisbonne, en vue d'une adoption par l'Union de Lisbonne dans le cadre des assemblées générales 2022 de l'OMPI:
Dans le titre, les termes "en vigueur le 8 décembre 2021 " sont remplacés par les termes "en vigueur le 1er janvier 2023 ".
Chapitre II
Demande et enregistrement international
Règle 7
Inscription au registre international
Application des articles 29.4) et 31.1) de l'Acte de Genève
À la règle 7.4), le sous-alinéa a) est remplacé par le texte suivant:
| "a) | En cas de ratification de l'Acte de Genève par un État partie à l'Acte de 1967, ou d'adhésion de cet État à l'Acte de Genève, la règle 5.2) à 4) s'applique mutatis mutandis en ce qui concerne les enregistrements internationaux ou appellations d'origine en vigueur au titre de l'Acte de 1967 à l'égard de cet État. Le Bureau international vérifie auprès de l'administration compétente concernée toutes les modifications à apporter, compte tenu des conditions prescrites aux règles 3.1) et 5.2) à 4), en vue de leur enregistrement au titre de l'Acte de Genève et notifie les enregistrements internationaux ainsi effectués à toutes les autres parties contractantes qui sont parties à l'Acte de Genève. Les modifications relatives à la règle 5.2) donnent lieu au paiement de la taxe visée à la règle 8.1)ii).". |
Règle 8
Taxes
Montant des taxes
À la règle 8.1), le sous-alinéa ii) est remplacé par le texte suivant:
| "ii) | taxe pour une modification d'un enregistrement international3 500 taxe complémentaire pour une ou plusieurs modifications supplémentaires présentées dans la même demande 300". |
La note de bas de page n° 3 est remplacée par le texte suivant:
| "3 | Pour un enregistrement international désignant une aire géographique située dans un pays de la catégorie des pays les moins avancés (PMA), conformément aux listes établies par l'Organisation des Nations unies, la taxe est ramenée à 50 % du montant prescrit (arrondi au nombre entier le plus proche). Dans ce cas, la taxe sera de 500 francs suisses pour un enregistrement international désignant une aire géographique d'origine située dans un pays de la catégorie des PMA, de 250 francs suisses pour une modification d'un enregistrement international désignant une aire géographique d'origine située dans un pays de la catégorie des PMA et de 150 francs suisses représentant une taxe complémentaire pour une ou plusieurs modifications supplémentaires présentées dans la même demande. Ces réductions de taxes seront applicables trois ans après l'entrée en vigueur de l'Acte de Genève.". |
Chapitre III
Refus et autres mesures relatives à l'enregistrement international
Règle 9
Refus
Notification au Bureau international
À la règle 9.1), le sous-alinéa c) est remplacé par le texte suivant:
| "c) | Sauf preuve du contraire de la part de l'administration compétente visée au sous-alinéa a), la notification d'un enregistrement international visée au sous-alinéa b) est réputée avoir été reçue par l'administration compétente 20 jours après la date indiquée sur la notification.". |
Règle 15
Modifications
Modifications admises
La règle 15.1) est modifiée comme suit:
| 1) | le sous-alinéa i) est remplacé par le texte suivant:
|
| 2) | le sous-alinéa ii) est supprimé. |
| 3) | le sous-alinéa vi) est supprimé. |
Règle 16
Renonciation à la protection
Retrait d'une renonciation
La règle 16.2) est modifiée comme suit:
le sous-alinéa a) est remplacé par le texte suivant:
| "a) | Toute renonciation, y compris une renonciation selon la règle 6.1)d), peut être retirée, totalement ou partiellement, en tout temps par l'administration compétente de la partie contractante d'origine ou, dans le cas visé à l'article 5.3) de l'Acte de Genève, par les bénéficiaires ou par la personne physique ou morale visée à l'article 5.2)ii) de cet Acte ou par l'administration compétente de la partie contractante d'origine, sous réserve de la correction de l'irrégularité dans le cas d'une renonciation selon la règle 6.1)d)."; |
Section 2:
Ligne à suivre dans la proposition écrite suggérant des modifications à la règle 5 du règlement d'exécution commun:
Chapitre II
Demande et enregistrement international
Règle 5
Conditions relatives à la demande
À la règle 5, le point 4) est supprimé.
Justification:
La suppression proposée de la règle 5. 4) du règlement d'exécution commun (Demande régie par l'Acte de Genève – Signature et/ou intention d'utilisation) est justifiée en ce sens que l'obligation concernant la signature est déjà remplie et vérifiée au moment de la demande d'enregistrement initiale. Les obligations relatives à la déclaration d'intention d'utilisation et d'exercice d'un contrôle sur l'utilisation contreviennent aux éléments constitutifs des appellations d'origine ou des indications géographiques. Les appellations d'origine et les indications géographiques sont protégées contre toute utilisation contraire aux spécifications reconnues, même si les produits concernés ne sont pas commercialisés dans le pays où les utilisations frauduleuses sont constatées. En outre, leur enregistrement international présuppose nécessairement un contrôle de leur utilisation sur le territoire de la partie contractante d'où elles sont originaires.