| CELEX | 32024D3009 |
| Type | Décision |
| Date | jeudi 28 novembre 2024 |
| Journal officiel | FR Série L |
| 2024/3009 | 5.12.2024 |
DÉCISION (UE) 2024/3009 DU CONSEIL
du 28 novembre 2024
relative à la position à prendre, au nom de l’Union européenne, au sein du conseil d’association institué par l’accord euro-méditerranéen établissant une association entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la République tunisienne, d’autre part, en ce qui concerne la modification dudit accord par le remplacement de son protocole no 4 relatif à la définition de la notion de «produits originaires» et aux méthodes de coopération administrative
LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 207, paragraphe 4, premier alinéa, en liaison avec l’article 218, paragraphe 9,
vu la proposition de la Commission européenne,
considérant ce qui suit:
| (1) | L’accord euro-méditerranéen établissant une association entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la République tunisienne, d’autre part (1) (ci-après dénommé l’«accord») a été conclu par l’Union au moyen de la décision 98/238/CE, CECA du Conseil et de la Commission (2). L’accord inclut le protocole no 4 relatif à la définition de la notion de «produits originaires» et aux méthodes de coopération administrative (ci-après dénommé «protocole no 4»). |
| (2) | En vertu de l’article 39 du protocole no 4, le conseil d’association institué en vertu de l’article 78 de l’accord (ci-après dénommé le «conseil d’association») peut décider de modifier les dispositions du protocole no 4. |
| (3) | Lors de sa prochaine réunion ou par échange de lettres, le conseil d’association doit adopter une décision modifiant l’accord par le remplacement du protocole no 4. |
| (4) | Il y a lieu d’établir la position à prendre, au nom de l’Union, au sein du conseil d’association, étant donné que la décision du conseil d’association produira des effets juridiques. |
| (5) | La convention régionale sur les règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes (3) (ci-après dénommée la «convention») a été conclue par l’Union au moyen de la décision 2013/94/UE du Conseil (4) et est entrée en vigueur pour l’Union le 1er mai 2012. La République tunisienne (ci-après dénommée «Tunisie») est également partie contractante à la convention. |
| (6) | La convention arrête les dispositions relatives à l’origine des marchandises échangées dans le cadre des accords pertinents conclus entre les parties contractantes à la convention. La convention s’applique sans préjudice des principes énoncés dans lesdits accords pertinents. |
| (7) | L’article 6 de la convention dispose que chaque partie contractante doit arrêter les mesures appropriées pour assurer l’application effective de la convention. À cet effet, le conseil d’association devrait adopter une décision introduisant dans le protocole no 4 une référence dynamique à la convention, de manière à toujours renvoyer à la dernière version de la convention en vigueur. |
| (8) | Par sa décision (UE) 2019/2198 (5), le Conseil a soutenu les modifications de la convention destinées à mettre en place un nouvel ensemble de règles d’origine modernisées et plus souples (ci-après dénommées «modifications de la convention»). Les modifications de la convention entreront en vigueur le 1er janvier 2025. L’Union et la Tunisie ont fait part de leur volonté d’appliquer ce nouvel ensemble de règles dès que possible, de manière bilatérale, à titre de règles de substitution aux règles en vigueur, dans l’attente de l’entrée en vigueur des modifications de la convention. |
| (9) | Lors de la première réunion technique qui s’est tenue à Bruxelles le 5 février 2020, la majorité des parties contractantes à la convention sont convenues de mettre en œuvre, sur une base bilatérale transitoire, un ensemble de règles d’origine de substitution, fondées sur les modifications de la convention (ci-après dénommées «règles transitoires»). Les règles transitoires s’appliquent parallèlement aux règles de la convention, dans l’attente de l’entrée en en vigueur des modifications de la convention. |
| (10) | L’application des règles transitoires garantit l’adaptation des flux commerciaux et des pratiques douanières dans l’attente de l’entrée en vigueur des modifications de la convention. |
| (11) | Depuis le 1er septembre 2021, un certain nombre de protocoles bilatéraux sur les règles d’origine conclus entre les parties contractantes à la convention (6) sont entrés en vigueur, rendant les règles transitoires applicables dans l’attente de l’entrée en en vigueur des modifications de la convention. |
| (12) | En 2023, l’Union a transmis une proposition relative aux règles transitoires à la Tunisie. La Tunisie a informé l’Union que les règles transitoires pourraient être acceptables pour autant qu’un système de «perméabilité» soit garanti et qu’une dérogation pour les produits textiles soit ajoutée aux règles transitoires. Compte tenu de la proposition de la Tunisie, la proposition initiale de l’Union n’était plus pertinente. Il convient dès lors que l’Union détermine une position à prendre au sein du conseil d’association en ce qui concerne les règles transitoires. |
| (13) | Les règles transitoires visent à rendre les règles moins strictes afin de faciliter l’obtention, pour les marchandises, du caractère originaire à titre préférentiel. Étant donné que les règles transitoires sont généralement moins strictes que celles de la convention, les marchandises qui respectent les règles d’origine de la convention pourraient également être considérées comme originaires en vertu des règles transitoires, à l’exception de certains produits agricoles relevant des chapitres 2, 4 à 15 et 16 (à l’exception des produits de la pêche transformés) et des chapitres 17 à 24 de la nomenclature au titre de la version 2022 du système harmonisé régie par la convention internationale sur le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises (7), dans sa version modifiée. |
| (14) | Les règles transitoires sont applicables parallèlement aux règles d’origine de la convention, ce qui a pour effet de créer deux zones de cumul distinctes. Il convient donc d’introduire dans le protocole no 4 une disposition sur l’application générale de la perméabilité entre la convention et les règles transitoires. |
| (15) | Il convient dès lors que la position de l’Union au sein du conseil d’association se fonde sur le projet de décision ci-joint, |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
Article premier
La position à prendre, au nom de l’Union, au sein du conseil d’association institué par l’accord euro-méditerranéen établissant une association entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la République tunisienne, d’autre part, en ce qui concerne la modification dudit accord par le remplacement de son protocole no 4 relatif à la définition de la notion de «produits originaires» et aux méthodes de coopération administrative, est fondée sur le projet de décision du conseil d’association joint à la présente décision.
Article 2
La présente décision entre en vigueur le jour de son adoption et expire le 31 décembre 2025.
Fait à Bruxelles, le 28 novembre 2024.
Par le Conseil
Le président
NAGY M.
(1) JO L 97 du 30.3.1998, p. 2.
(2) Décision 98/238/CE, CECA du Conseil et de la Commission du 26 janvier 1998 relative à la conclusion de l’accord euro-méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et la République tunisienne, d’autre part (JO L 97 du 30.3.1998, p. 1).
(3) JO L 54 du 26.2.2013, p. 4.
(4) Décision 2013/94/UE du Conseil du 26 mars 2012 relative à la conclusion de la convention régionale sur les règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes (JO L 54 du 26.2.2013, p. 3).
(5) Décision (UE) 2019/2198 du Conseil du 25 novembre 2019 relative à la position à prendre, au nom de l’Union européenne, au sein du comité mixte institué par la convention régionale sur les règles d’origine préférentielles paneuro-méditerranéennes, en ce qui concerne la modification de la convention (JO L 339 du 30.12.2019, p. 1).
(6) Union européenne, Islande, Confédération suisse (y compris le Liechtenstein), Royaume de Norvège, Îles Féroé, État d’Israël, Royaume hachémite de Jordanie, Palestine (cette dénomination ne saurait être interprétée comme une reconnaissance d’un État de Palestine et est sans préjudice de la position de chaque État membre sur cette question), République d’Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo (cette désignation est sans préjudice des positions sur le statut et est conforme à la résolution 1244/1999 du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi qu’à l’avis de la CIJ sur la déclaration d’indépendance du Kosovo), République de Macédoine du Nord, République de Serbie, Monténégro, Géorgie, République de Moldavie et Ukraine.
ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2024/3009/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)
Rectificatif à la décision (UE) 2024/3161 du Conseil du 12 décembre 2024 portant nomination d’un procureur européen du Parquet européen (JO L, 2024/3161, 18.12.2024)
30/12/2024
Décision de la Commission du 20 décembre 2024 donnant instruction à l’administrateur central du registre de l’Union de saisir dans les modifications apportées aux tableaux nationaux d’allocation de la Belgique, de la Bulgarie, du Danemark, de l’Allemagne, de l’Estonie, de l’Irlande, de l’Espagne, de la France, de l’Italie, de la Hongrie, des Pays-Bas, de l’Autriche, de la Pologne, du Portugal, de la Roumanie, de la Slovénie, de la Finlande et de la Suède dans le registre de l'Union
20/12/2024
Rectificatif à la décision d’exécution (UE) 2024/2974 de la Commission du 29 novembre 2024 établissant les conclusions sur les meilleures techniques disponibles (MTD), au titre de la directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil relative aux émissions industrielles, dans le secteur des forges et fonderies (JO L, 2024/2974, 6.12.2024)
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Décision (UE) 2019/2010
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