| CELEX | 32024D3185 |
| Type | Décision |
| Date | lundi 16 décembre 2024 |
| Journal officiel | FR Série L |
| 2024/3185 | 17.12.2024 |
DÉCISION (PESC) 2024/3185 DU CONSEIL
du 16 décembre 2024
modifiant la décision (PESC) 2021/509 établissant une facilité européenne pour la paix
LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur l’Union européenne, et notamment son article 28, paragraphe 1, son article 41, paragraphe 2, et son article 42, paragraphe 4,
vu la proposition du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité,
considérant ce qui suit:
| (1) | L’article 75, paragraphe 1, de la décision (PESC) 2021/509 du Conseil (1) dispose que le Conseil doit réexaminer ladite décision tous les trois ans à compter de son entrée en vigueur. |
| (2) | La révision à mi-parcours de la décision (PESC) 2021/509 devrait permettre de rationaliser et d’améliorer de manière ciblée les procédures pertinentes de la facilité européenne pour la paix (FEP), tout en codifiant les pratiques existantes, sur la base de l’expérience acquise à ce stade. |
| (3) | Afin d’aligner le cycle politique et le cycle budgétaire, il convient que le Comité politique et de sécurité (COPS) présente une orientation stratégique pour l’année n + 1 au plus tard le 31 mai de l’année n. Cela devrait contribuer à l’établissement des prévisions concernant le plafond des paiements pour l’année n + 1. |
| (4) | Le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (ci-après dénommé «haut représentant») devrait être chargé de veiller à la mise en œuvre des décisions du Conseil établissant les mesures d’assistance conformément à l’article 27, paragraphe 1, du traité sur l’Union européenne (TUE), ainsi qu’à la planification et au suivi du plafond financier global et des plafonds annuels de la FEP. Le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) devrait contrôler et évaluer la mise en œuvre des arrangements conclus par le haut représentant avec le bénéficiaire pour assurer le respect des exigences et conditions établies par le Conseil en ce qui concerne les mesures d’assistance. Le document d’orientation stratégique indicatif devrait reposer sur une consultation préalable des États membres. |
| (5) | Au cas par cas et sous réserve de l’approbation du comité de la facilité institué par l’article 11 de la décision (PESC) 2021/509 (ci-après dénommé «comité»), et compte tenu de l’article 10, paragraphe 4, de la décision (PESC) 2021/509, si cela est nécessaire aux fins de l’accomplissement de tâches pour la FEP qui excèdent les capacités ou l’expertise du personnel fourni par le SEAE, les dépenses liées au personnel contractuel travaillant pour la FEP peuvent être financées par celle-ci. |
| (6) | Les mesures et opérations d’assistance établies avant le 31 décembre 2027 mais non achevées pour cette date devraient continuer à être mises en œuvre au-delà de ladite date et jusqu’à leur achèvement, comme prévu dans les décisions du Conseil qui les établissent. À cette fin, les règles pertinentes, en particulier celles concernant le budget, les budgets rectificatifs, les virements de crédits et les reports devraient continuer de s’appliquer le cas échéant. |
| (7) | Sous réserve des décisions du comité, et conformément à l’article 25, paragraphe 2, et à l’article 29 de la décision (PESC) 2021/509, chaque administrateur devrait continuer à envoyer des appels à contributions pour les crédits de paiement relevant de ses responsabilités respectives au-delà de 2027, dans la mesure où cela est nécessaire à la poursuite des opérations en cours et à la gestion des mesures d’assistance établies avant le 31 décembre 2027 mais non achevées pour cette date. |
| (8) | Il convient d’améliorer la planification financière de la FEP en tirant parti de l’expérience acquise, et d’adapter les effets des abstentions constructives en conséquence. Par conséquent, dans les cas où des États membres apportent des contributions supplémentaires à une mesure d’assistance du fait de s’être abstenus lors de l’adoption d’une autre mesure, lesdites contributions devraient entraîner une diminution des montants dus par les États membres à la mesure d’assistance qui bénéficie du financement supplémentaire. Ces contributions supplémentaires pourraient financer jusqu’à 50 % du montant de référence de la mesure d’assistance bénéficiaire, sauf décision contraire du Conseil. Une mesure d’assistance ne devrait pas être financée exclusivement par des contributions supplémentaires. |
| (9) | La composition du projet de budget annuel devrait couvrir les coûts communs des opérations en cours ou prévues et les coûts des mesures d’assistance établies ou à approuver par le Conseil au cours du premier trimestre de l’exercice suivant, selon l’orientation stratégique indicative proposée par le haut représentant et l’orientation stratégique fournie par le COPS. En outre, il convient d’adapter le calendrier budgétaire, en particulier en ce qui concerne la décision relative au plafond des paiements et la présentation du projet de budget. Par ailleurs, il convient d’améliorer le contenu des estimations financières fournies périodiquement en y intégrant des prévisions concernant les montants et un calendrier indicatif pour les appels à contributions. |
| (10) | Eu égard à l’expérience acquise par la FEP depuis sa création et compte tenu de la situation spécifique des opérations et mesures d’assistance associées à des régimes de remboursement, il y a lieu, dans des cas dûment justifiés et à titre exceptionnel, d’autoriser l’extension des reports, sous réserve de l’approbation du comité. |
| (11) | L’expérience acquise montre que l’évolution de l’environnement mondial dans lequel opère la FEP peut avoir une incidence sur la mise en œuvre des opérations et des mesures d’assistance. Il convient d’introduire une flexibilité budgétaire supplémentaire pour mettre à nouveau à disposition, au profit d’autres opérations ou mesures d’assistance, des crédits d’engagement correspondant au montant des dégagements effectués du fait de la non-exécution totale ou partielle d’une opération ou d’une mesure d’assistance, sous réserve d’approbation par le comité. |
| (12) | Les contributions d’un État membre au préfinancement ne devraient pas être utilisées pour financer des mesures d’assistance lors de l’adoption desquelles cet État membre s’abstient conformément à l’article 5, paragraphe 3, de la décision (PESC) 2021/509. |
| (13) | Il convient d’améliorer la présentation périodique de l’état de l’exécution financière en y incluant l’état des contributions supplémentaires provenant des États membres et la consommation par rapport aux plafonds financiers. |
| (14) | Les auditeurs devraient disposer de droits d’accès, notamment aux locaux, aux informations et aux données nécessaires à l’exécution de leurs tâches. |
| (15) | Les tâches des auditeurs internes devraient être plus clairement définies, en particulier pour ce qui est de l’évaluation de l’efficience et de l’efficacité des systèmes de contrôle interne applicables à la FEP, et intégrer des pratiques en matière d’audit conformes aux normes internationales. À cet égard, les auditeurs internes devraient communiquer aux administrateurs et au SEAE les résultats de leurs audits qui ont trait aux questions relevant de leurs responsabilités respectives. Les administrateurs et le SEAE devraient veiller à ce que les mesures nécessaires soient prises pour mettre en œuvre les recommandations issues des audits internes. Le comité devrait recevoir chaque année un rapport des auditeurs internes, et exercer un suivi de leurs activités et de la bonne suite donnée aux recommandations de l’audit interne par les services concernés. |
| (16) | Le comité devrait établir, sur la base d’une proposition du collège des auditeurs, des procédures de sélection, de nomination et de remplacement, le cas échéant, des membres du collège des auditeurs et de leurs assistants. |
| (17) | Les contrôles réalisés par le collège des auditeurs devraient être étendus de sorte qu’ils portent également sur l’administration et la gestion de la FEP, y compris au moyen d’audits de la performance. |
| (18) | Sous réserve de l’approbation du comité concernant la divulgation, le rapport d’audit, l’avis d’audit et les comptes annuels devraient être divulgués en tout ou en partie, conformément à la décision du comité. |
| (19) | Dans un souci d’efficacité du traitement procédural, des notes conceptuelles devraient être soumises pour approbation au COPS. En outre, le COPS devrait pouvoir approuver le lancement de certaines activités d’urgence dans l’attente de l’adoption de la mesure d’assistance concernée par le Conseil. |
| (20) | Il devrait être précisé dans quels cas le haut représentant devrait obtenir le consentement préalable du COPS ou du comité pour le transfert et la réexportation d’articles livrés au titre d’une mesure d’assistance. |
| (21) | Le soutien militaire au titre de la FEP doit être fourni conformément au cadre réglementaire applicable, notamment aux règles d’exécution de la FEP arrêtées par le comité le 30 novembre 2022 en ce qui concerne les règles d’origine et les règles de nationalité. En outre, le soutien militaire au titre de la FEP doit être fourni dans le plein respect de la politique de sécurité et de défense des États membres, en garantissant la transparence et la traçabilité du soutien financé par la FEP et en tenant compte des intérêts de tous les États membres en matière de sécurité et de défense. |
| (22) | Il y a donc lieu de modifier la décision (PESC) 2021/509 en conséquence, |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
Article premier
La décision (PESC) 2021/509 est modifiée comme suit:
| 1) | À l’article 4, le point e) est remplacé par le texte suivant:
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| 2) | À l’article 5, le paragraphe 3 est remplacé par le texte suivant: «3. Lorsqu’un État membre s’est abstenu lors du vote et a fait une déclaration formelle conformément à l’article 31, paragraphe 1, deuxième alinéa, du TUE, en ce qui concerne une mesure d’assistance qui autorise la fourniture d’équipements ou de plateformes militaires conçus pour libérer une force létale, cet État membre ne contribue pas aux coûts de cette mesure d’assistance. En revanche, cet État membre verse une contribution supplémentaire en faveur d’autres mesures d’assistance qui ne comportent pas la fourniture de tels équipements ou plateformes. En pareil cas, le montant de référence de la mesure d’assistance lors de l’adoption de laquelle l’État membre s’est abstenu demeure inchangé à la suite de cette abstention.». |
| 3) | À l’article 7, le paragraphe 1 est remplacé par le texte suivant: «1. Le financement de toute opération ou mesure d’assistance au titre de la facilité requiert l’adoption préalable d’un acte de base sous la forme d’une décision du Conseil établissant l’opération au titre de l’article 42, paragraphe 4, et de l’article 43, paragraphe 2, du TUE, ou la mesure d’assistance au titre de l’article 28 du TUE. Par exception, il n’est pas requis d’acte de base pour le financement des coûts communs pendant la phase préparatoire d’une opération, des dépenses nécessaires à la liquidation d’une opération ou des coûts communs relatifs aux exercices visés à l’article 44, paragraphes 1 et 3, et à l’article 45, respectivement, de la présente décision. En outre, il n’est pas requis d’acte de base lorsque le Conseil a autorisé, conformément à l’article 57, paragraphe 2, le financement de mesures préparatoires à une mesure d’assistance ou lorsque le COPS a approuvé, conformément à l’article 58, des activités d’urgence dans l’attente d’une décision sur une mesure d’assistance.». |
| 4) | À l’article 9, les paragraphes 2 et 3 sont remplacés par le texte suivant: «2. Dans le cadre des priorités stratégiques visées au paragraphe 1 du présent article, le COPS fournit des orientations stratégiques pour les opérations et les mesures d’assistance à financer au titre de la facilité en vue de préserver la paix, de prévenir les conflits et de renforcer la sécurité internationale, sur la base de discussions préalables au sein d’autres instances préparatoires concernées du Conseil, y compris dans des configurations associant des experts compétents, sauf décision contraire du COPS. À cette fin, le COPS tient un débat deux fois par an, sur la base d’une orientation stratégique indicative, proposée par le haut représentant, l’orientation stratégique pour l’année n + 1 devant être fournie au plus tard le 31 mai de l’année n. L’orientation stratégique indicative, fondée sur les points de vue exprimés par les États membres, comprend une brève justification du montant de référence envisagé pour chaque mesure d’assistance au regard des objectifs qu’elle vise, ainsi qu’un calendrier indicatif des discussions prévues au sein du Conseil. Le COPS en prend connaissance trente jours avant la réunion au cours de laquelle il est appelé à fournir l’orientation stratégique. En ce qui concerne les mesures d’assistance, le COPS s’aligne sur les objectifs et principes énoncés à l’article 56 et tient dûment compte des rapports présentés par le haut représentant conformément à l’article 63. 3. Une méthode relative aux risques et garanties pour les mesures d’assistance à financer au titre de la facilité est établie par le Conseil et régulièrement réexaminée par le COPS. Le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) contrôle et évalue la mise en œuvre des arrangements conclus par le haut représentant avec le bénéficiaire conformément à l’article 62.». |
| 5) | L’article 10 est remplacé par le texte suivant: «Article 10 Gestion de la facilité 1. La facilité est gérée, sous l’autorité et la direction du comité de la facilité visé à l’article 11, par:
2. La facilité s’appuie dans toute la mesure du possible sur les institutions, organes et organismes de l’Union. Elle recourt principalement aux structures administratives existantes et au personnel des institutions, organes et organismes de l’Union, ainsi qu’au personnel détaché par les États membres, à la demande de l’administrateur concerné. 3. Le secrétaire général du Conseil fournit à l’administrateur des opérations et au comptable pour les opérations le personnel et les ressources administratives nécessaires à l’exercice de leurs fonctions. 4. Le haut représentant est chargé de veiller à la mise en œuvre des décisions du Conseil établissant les mesures d’assistance conformément à l’article 27, paragraphe 1, du TUE, ainsi qu’à la planification et au suivi du plafond financier global et des plafonds annuels de la facilité, sans préjudice du paragraphe 5. 5. Aux fins de l’exécution financière des mesures d’assistance, à l’exception des mesures d’assistance ou des parties de mesures d’assistance qui sont mises en œuvre par une opération, le haut représentant est assisté par l’administrateur des mesures d’assistance et par le comptable pour les mesures d’assistance. Le haut représentant exerce cette responsabilité avec le soutien du service de la Commission visé à l’article 9, paragraphe 6, de la décision 2010/427/UE du Conseil (*1) et d’autres services de la Commission en tant que de besoin. (*1) Décision 2010/427/UE du Conseil du 26 juillet 2010 fixant l’organisation et le fonctionnement du service européen pour l’action extérieure (JO L 201 du 3.8.2010, p. 30, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2010/427/oj).»." |
| 6) | L’article 11, est modifié comme suit:
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| 7) | À l’article 15, le paragraphe 3 est remplacé par le texte suivant: «3. Chaque commandant d’opération est autorisé à adopter, conformément à la présente décision et aux règles établies par le comité en vertu de l’article 11, paragraphe 6, toute mesure qu’il juge nécessaire pour exécuter les dépenses financées au titre de la facilité, pour l’opération qu’il commande et pour toute mesure d’assistance ou partie de mesure d’assistance que l’opération peut mettre en œuvre. Il en informe l’administrateur des opérations et le comité. Le directeur de la capacité militaire de planification et de conduite, en sa qualité de commandant de mission, peut centraliser certaines tâches de gestion financière des opérations subordonnées au niveau de la capacité militaire de planification et de conduite, qui fait office de quartier général de la mission.». |
| 8) | L’article 18 est modifié comme suit:
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| 9) | À l’article 20, le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant: «2. Toutefois, sous réserve de l’article 51, paragraphe 5, l’approbation préalable du comité est requise lorsque le virement de chapitre à chapitre envisagé dépasse 20 % dans les titres relatifs aux opérations et mesures d’assistance des crédits inscrits au chapitre où les crédits sont puisés, tels qu’ils figurent dans le budget de l’exercice adopté à la date où la proposition de virement considérée est faite. Cette exigence ne s’applique pas aux virements effectués à l’intérieur d’un titre relatif à une mesure d’assistance prenant la forme d’un programme général.». |
| 10) | À l’article 21, le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant: «2. Le comité peut décider, au plus tard le 31 mars de chaque année, sur proposition de chaque administrateur concerné, de reporter des crédits d’engagement qui n’ont pas été engagés à la clôture de l’exercice précédent, et si nécessaire les crédits de paiement correspondants, auquel cas ces crédits peuvent être engagés et payés jusqu’au 31 décembre. Si ces crédits ne sont pas engagés ou payés à cette date, le comité peut décider de les reporter jusqu’à la fin de l’année suivante dans des cas dûment justifiés et à titre exceptionnel.». |
| 11) | L’article suivant est inséré: «Article 21 bis Réutilisation des crédits Sous réserve d’approbation par le comité, des crédits d’engagement correspondant au montant de dégagements effectués à la suite de la non-exécution totale ou partielle d’une opération ou d’une mesure d’assistance peuvent être mis à nouveau à disposition au profit des titres du budget pour les opérations ou les mesures d’assistance, respectivement.». |
| 12) | L’article suivant est inséré: «Article 24 bis Types de contribution Outre les contributions dues par les États membres contribuant à une opération ou à une mesure d’assistance, conformément à l’article 26, paragraphe 5, la facilité peut recevoir:
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| 13) | L’article 25 est remplacé par le texte suivant: «Article25 Prévisions anticipées 1. Les administrateurs présentent, en coordination avec le SEAE et compte tenu de la planification financière consolidée pour la facilité, le 31 mai de l’année n au plus tard:
2. Le comité décide du plafond des paiements pour l’année n + 1 le 30 juin de l’année n au plus tard. 3. Les administrateurs présentent au comité, le 15 octobre de l’année n au plus tard:
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| 14) | À l’article 26, les paragraphes 7 et 8 sont remplacés par le texte suivant: «7. Lorsque, conformément à l’article 5, paragraphe 3, un État membre s’abstient lors de l’adoption d’une mesure d’assistance et ne contribue pas à cette mesure, il verse un montant supplémentaire en faveur de mesures d’assistance autres que celles qui concernent la fourniture d’équipements ou de plateformes militaires conçus pour libérer une force létale. Ce montant supplémentaire garantit que la contribution globale de cet État membre aux mesures d’assistance correspondra à la part du RNB de cet État membre. Une mesure d’assistance peut être financée par des contributions supplémentaires à hauteur de jusqu’à 50 % de son montant de référence, à moins que le Conseil n’en décide autrement. Une mesure d’assistance n’est pas financée exclusivement par des contributions supplémentaires. Les contributions dues par les États membres pour les mesures bénéficiant de ces contributions supplémentaires sont réduites du montant de ces contributions. 8. Les contributions des États membres au cours d’une année donnée n’excèdent pas leur part respective du plafond des paiements visé à l’article 25, paragraphe 2. Cette limite ne s’applique pas aux contributions anticipées visées à l’article 29, paragraphe 15.». |
| 15) | L’article 28 est remplacé par le texte suivant: «Article 28 Préfinancement 1. La facilité est dotée d’un système de dépôt minimum afin d’apporter un préfinancement aux opérations de réaction rapide de l’Union, aux activités d’urgence visées à l’article 58 et, sous réserve de l’autorisation préalable du comité, à des mesures d’assistance individuelles, lorsque les fonds ne sont pas suffisants et que la procédure ordinaire de recouvrement des contributions ne permettrait pas de satisfaire ces besoins en temps utile. Les dépôts minimums sont gérés par l’administrateur concerné. 2. Le montant des dépôts minimums est décidé, et revu si nécessaire, par le comité, sur proposition de l’administrateur. 3. Aux fins du préfinancement des dépôts minimums, les États membres:
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| 16) | L’article 29 est modifié comme suit:
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| 17) | À l’article 33, le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant: «2. Une mesure d’assistance peut être mise en œuvre en gestion directe ou indirecte. Lorsqu’une mesure d’assistance est mise en œuvre en gestion directe, les articles 35, 36 et 37, le cas échéant, s’appliquent. Lorsqu’une mesure d’assistance est mise en œuvre au moyen d’une gestion indirecte, les acteurs de mise en œuvre peuvent être désignés par le Conseil parmi l’une des catégories suivantes:
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| 18) | L’article 38 est remplacé par le texte suivant: «Article 38 Rapports financiers réguliers au comité 1. Tous les trois mois, chaque administrateur, avec le soutien du comptable et des commandants d’opération responsables, présente au comité un état de l’exécution des recettes et des dépenses relevant de sa responsabilité depuis le début de l’exercice, un rapport de trésorerie, un état des dépôts minimums correspondants et un rapport sur les contributions supplémentaires dues par les États membres sur la base de la consignation visée à l’article 27, paragraphe 4. 2. Deux fois par an, le SEAE, en coopération avec les deux administrateurs, présente au comité un rapport sur la consommation du plafond global visé à l’article 2, paragraphe 1, et du plafond annuel correspondant.». |
| 19) | À l’article 40, le paragraphe 3 est remplacé par le texte suivant: «3. Les personnes chargées de vérifier les recettes et les dépenses de la facilité ont pleinement accès à tous les locaux, informations et données pertinents, dans les meilleurs délais et sans préavis. Cela inclut l’accès aux documents et au contenu de tout support de données relatifs à ces recettes et dépenses ainsi qu’aux locaux où ces documents et supports sont conservés. Elles peuvent en prendre copie. Les personnes participant à l’exécution des recettes et des dépenses de la facilité prêtent aux administrateurs et aux personnes chargées de vérifier ces recettes et dépenses le concours nécessaire à l’accomplissement de leur mission.». |
| 20) | L’article 41 est remplacé par le texte suivant: «Article 41 Audit interne de la facilité 1. Sur proposition de l’administrateur des opérations et après en avoir informé le comité, le secrétaire général du Conseil nomme un auditeur interne, et au moins un auditeur interne adjoint, pour les opérations. Sur proposition de l’administrateur des mesures d’assistance et après en avoir informé le comité, le haut représentant nomme un auditeur interne pour les mesures d’assistance. 2. Les auditeurs internes sont nommés pour une période de quatre ans, renouvelable pour une durée totale ne pouvant excéder huit ans. Les auditeurs internes doivent posséder les qualifications professionnelles nécessaires et respecter les normes internationalement reconnues en matière d’audit interne. Les auditeurs internes ne peuvent être ni ordonnateurs ni comptables et ils ne peuvent pas participer à la préparation des états financiers liés à la facilité. 3. Chaque auditeur interne effectue des missions d’audit et de conseil en tant que de besoin et conseille l’administrateur responsable sur la gestion des risques, en formulant des avis indépendants portant sur la qualité des systèmes de gestion et de contrôle ainsi que des recommandations visant à promouvoir la bonne gestion financière sur la base des résultats de ses travaux d’audit. Les auditeurs internes sont chargés notamment d’apprécier l’adéquation et l’efficacité des systèmes de gestion internes, ainsi que d’évaluer la performance des services concernés dans le cadre de la réalisation des politiques et des objectifs au regard des risques associés. Ils évaluent également l’efficience et l’efficacité des systèmes de contrôle interne applicables à la facilité. 4. L’auditeur interne pour les opérations rend compte des résultats de ses audits à l’administrateur responsable. Les commandants d’opération sont informés par l’auditeur interne responsable de ses constatations et recommandations. L’administrateur des opérations veille, pour les questions relevant de ses responsabilités, à ce que les mesures nécessaires soient prises pour mettre en œuvre les recommandations issues des audits internes, y compris en donnant les instructions nécessaires aux commandants d’opération. 5. L’auditeur interne pour les mesures d’assistance rend compte des résultats de ses audits à l’administrateur et/ou au SEAE pour les questions relevant de leurs responsabilités respectives. L’administrateur des mesures d’assistance informe les acteurs de mise en œuvre des constatations et recommandations de l’auditeur interne, le cas échéant. L’administrateur et le SEAE veillent, pour les questions relevant de leurs responsabilités respectives, à ce que les mesures nécessaires soient prises pour mettre en œuvre les recommandations issues des audits internes. 6. L’auditeur interne présente chaque année au comité un rapport sur les travaux d’audit interne menés, indiquant le nombre et le type d’audits internes effectués, les observations et recommandations formulées, ainsi que l’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations émises au cours des années précédentes. Le comité supervise les travaux de l’auditeur interne et la bonne suite donnée aux recommandations de l’audit interne par les services concernés. 7. Les travaux et rapports des auditeurs internes sont mis à la disposition du collège des auditeurs établi au titre de l’article 42, avec toutes les pièces justificatives y afférentes.». |
| 21) | L’article 42 est remplacé par le texte suivant: «Article 42 Audit externe de la facilité 1. Il est établi un collège des auditeurs. Le collège des auditeurs contrôle les recettes et les dépenses résultant de la mise en œuvre de la présente décision conformément à l’article 1er, paragraphe 2, ainsi que les comptes annuels des opérations et des mesures d’assistance. 2. Le comité, sur proposition du collège des auditeurs, détermine le nombre d’auditeurs requis et s’accorde sur les procédures de sélection, de nomination et de remplacement, le cas échéant, des membres du collège des auditeurs pour une période maximale de quatre ans, renouvelable une fois, parmi les candidats proposés par les États membres. Le comité peut proroger le mandat d’un membre de six mois au maximum. Les candidats doivent être membres de l’institution de contrôle nationale suprême d’un État membre, ou être recommandés par cette institution, et offrir des garanties suffisantes de sécurité et d’indépendance. 3. Le comité peut nommer des assistants des membres du collège des auditeurs à la demande de celui-ci. Le comité, sur proposition du collège des auditeurs, s’accorde sur les procédures de sélection, de nomination et de remplacement, le cas échéant, des assistants. Les assistants doivent offrir des garanties suffisantes de sécurité et d’indépendance. À la demande du collège des auditeurs, le comité peut approuver le recours par le collège des auditeurs à un soutien externe qualifié pour l’audit externe de la facilité. 4. Le collège des auditeurs vérifie en cours d’exercice ainsi qu’a posteriori, par des contrôles sur place et des pièces justificatives, que l’exécution des dépenses financées ou préfinancées via la facilité est effectuée conformément à la présente décision et aux règles adoptées en vertu de l’article 11, paragraphe 6, ainsi qu’au droit de l’Union et au droit national applicables. En procédant auxdits contrôles, le collège des auditeurs évalue le respect des principes de bonne gestion financière, à savoir les principes d’économie, d’efficience et d’efficacité, et détermine si les contrôles internes sont adéquats, et supervise l’administration et la gestion de la facilité, y compris par la réalisation d’audits de la performance. 5. Les membres du collège des auditeurs et leurs assistants restent rémunérés par leur institution de contrôle d’origine, la facilité assurant la prise en charge de leurs frais de mission conformément aux règles qui seront arrêtées par le comité, ainsi que du coût du soutien externe qualifié. 6. Au cours de leur mandat, les membres du collège des auditeurs et leurs assistants:
7. Chaque année, le collège des auditeurs choisit son président parmi ses membres ou proroge le mandat actuel du président. Le collège des auditeurs adopte les règles applicables aux audits effectués par ses membres en conformité avec les normes internationales les plus élevées. Il approuve les rapports d’audit établis par ses membres avant leur transmission aux administrateurs et au comité. 8. Les administrateurs ou les personnes nommées par l’un d’entre eux peuvent à tout moment procéder à un audit des dépenses financées via la facilité. En outre, le comité, sur proposition de l’un des administrateurs ou d’un État membre, peut à tout moment nommer ponctuellement des auditeurs externes supplémentaires, dont il détermine la mission et les conditions d’emploi.». |
| 22) | À l’article 43, le paragraphe 4 est remplacé par le texte suivant: «4. Le collège des auditeurs transmet son rapport d’audit, y compris l’avis d’audit, au comité, au plus tard le 30 septembre suivant la clôture de l’exercice. Le comité examine le rapport d’audit, l’avis d’audit et les comptes annuels en vue de donner décharge à chaque administrateur et à chaque commandant d’opération. Sous réserve de l’approbation du comité concernant la divulgation, le rapport d’audit, l’avis d’audit et les comptes annuels sont divulgués en tout ou en partie, conformément à la décision du comité. Chaque administrateur et chaque commandant d’opération rendent compte chaque année au comité de la mise en œuvre des recommandations formulées par le collège des auditeurs concernant des questions relevant de leurs responsabilités respectives.». |
| 23) | À l’article 51, le paragraphe 4 est remplacé par le texte suivant: «4. Au cours de la période précédant l’adoption du budget d’une opération, le comité, sur proposition de l’administrateur des opérations, du commandant d’opération ou d’un État membre, peut émettre des directives sur l’exécution des dépenses durant cette période.». |
| 24) | À l’article 52, le paragraphe 4 est remplacé par le texte suivant: «4. La destination finale des équipements et infrastructures financés en commun est approuvée par le comité, en tenant compte des besoins opérationnels et de critères financiers. Par destination finale, on peut en particulier entendre ce qui suit:
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| 25) | À l’article 56, le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant: «2. Les mesures d’assistance sont fondées sur les principes suivants:
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| 26) | L’article 57 est modifié comme suit:
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| 27) | L’article 58 est remplacé par le texte suivant: «Article 58 Procédure accélérée pour le lancement d’une mesure d’assistance 1. Lorsque l’urgence de la situation l’exige, le COPS peut, dans l’attente d’une décision sur une mesure d’assistance, approuver le lancement d’activités à financer au titre de la facilité, compte tenu de la méthode relative aux risques et garanties établie en vertu de l’article 9, paragraphe 3. Ces activités d’urgence, l’estimation de leur coût et l’acteur de mise en œuvre concerné, le cas échéant, peuvent être déterminés dans la note conceptuelle décrivant une mesure d’assistance possible ou dans la proposition visant à établir une mesure d’assistance, en vertu respectivement de l’article 57 et de l’article 59, paragraphe 1. 2. Les activités d’urgence ne comportent pas la fourniture d’équipements visée à l’article 5, paragraphe 3. 3. Par dérogation à l’article 17, paragraphe 6, l’approbation par le COPS de telles activités d’urgence habilite l’administrateur des mesures d’assistance à engager et payer des dépenses pour ces activités à hauteur du coût autorisé.». |
| 28) | À l’article 62, le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant: «2. Les arrangements conclus en application du paragraphe 1 comportent des dispositions, conformément aux modalités de la mesure d’assistance ou de toute décision pertinente du Conseil ou du comité, y compris en ce qui concerne les garanties, visant à assurer:
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| 29) | L’article 63 est remplacé par le texte suivant: «Article 63 Rapports et suivi Le haut représentant présente au COPS un rapport sur la mise en œuvre des mesures d’assistance deux fois par an ou lorsque le COPS en fait la demande. Ces rapports portent sur les aspects politiques, opérationnels et financiers de la mesure d’assistance. Ils comprennent les principaux équipements livrés, une évaluation de leur impact et de la gestion et l’utilisation des actifs, ainsi que des mises à jour de l’analyse de la sensibilité aux conflits et du contexte et de l’analyse de risque et d’impact. Le SEAE et les administrateurs présentent périodiquement des informations plus détaillées sur la mise en œuvre des mesures d’assistance, y compris, entre autres, sur les activités réalisées en liaison avec les arrangements en matière de suivi et d’évaluation, les contrôles et les garanties, au sein du comité et des instances compétentes du Conseil. L’objectif visé pour ces présentations est de couvrir les évolutions dans la mise en œuvre des mesures d’assistance d’année en année.». |
| 30) | À l’article 66, le paragraphe 8 est remplacé par le texte suivant: «8. Lorsqu’il agit en tant qu’acteur de mise en œuvre, l’administrateur ne procède pas à une évaluation des entités suivantes visées à l’article 33, paragraphe 2:
L’administrateur peut décider de ne pas procéder à une évaluation:
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| 31) | À l’article 73, les paragraphes suivants sont ajoutés: «11. Le Conseil décide de la poursuite de la facilité au cours du cycle budgétaire suivant, conformément à l’article 75, paragraphe 1, et dans le cadre de négociations budgétaires plus larges concernant la période postérieure à 2027. 12. En l’absence de décision au titre du paragraphe 11 du présent article le 15 octobre 2027 au plus tard, et sous réserve de l’approbation du comité conformément à l’article 18, paragraphe 8, des crédits peuvent être inscrits dans les budgets annuels et les budgets rectificatifs au-delà de 2027 pour couvrir:
Les crédits d’engagement inscrits dans le budget annuel au-delà de 2027 visés au présent paragraphe n’excèdent pas les crédits d’engagement approuvés par le comité dans le budget annuel pour 2027 sous les titres correspondants. Sans préjudice du premier alinéa, point b), et à l’exception de la section générale du budget annuel visée à l’article 18, paragraphe 3, point c), et des crédits reportés conformément à l’article 21, l’ordonnateur pour les mesures d’assistance ne peut procéder à des engagements budgétaires que jusqu’au 31 décembre 2027 au plus tard.». |
| 32) | L’annexe II est modifiée comme suit:
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Article 2
La présente décision entre en vigueur le jour de son adoption.
Fait à Bruxelles, le 16 décembre 2024.
Par le Conseil
La présidente
K. KALLAS
(1) Décision (PESC) 2021/509 du Conseil du 22 mars 2021 établissant une facilité européenne pour la paix, et abrogeant la décision (PESC) 2015/528 (JO L 102 du 24.3.2021, p. 14, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2021/509/oj).
ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2024/3185/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)
Rectificatif à la décision (UE) 2024/3161 du Conseil du 12 décembre 2024 portant nomination d’un procureur européen du Parquet européen (JO L, 2024/3161, 18.12.2024)
30/12/2024
Décision de la Commission du 20 décembre 2024 donnant instruction à l’administrateur central du registre de l’Union de saisir dans les modifications apportées aux tableaux nationaux d’allocation de la Belgique, de la Bulgarie, du Danemark, de l’Allemagne, de l’Estonie, de l’Irlande, de l’Espagne, de la France, de l’Italie, de la Hongrie, des Pays-Bas, de l’Autriche, de la Pologne, du Portugal, de la Roumanie, de la Slovénie, de la Finlande et de la Suède dans le registre de l'Union
20/12/2024
Rectificatif à la décision d’exécution (UE) 2024/2974 de la Commission du 29 novembre 2024 établissant les conclusions sur les meilleures techniques disponibles (MTD), au titre de la directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil relative aux émissions industrielles, dans le secteur des forges et fonderies (JO L, 2024/2974, 6.12.2024)
20/12/2024
Décision (UE) 2019/2010
19/12/2024