Recommandation (UE) 2024/2002 de la Commission du 24 juillet 2024 définissant des lignes directrices pour l’interprétation de l’article 11 de la directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les systèmes de management de l’énergie et les audits énergétiques [notifiée sous le numéro C(2024) 5155]
| CELEX | 32024H2002 |
| Type | Recommandation |
| Date | mercredi 24 juillet 2024 |
Résumé IA
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série L |
| 2024/2002 | 26.7.2024 |
RECOMMANDATION (UE) 2024/2002 DE LA COMMISSION
du 24 juillet 2024
définissant des lignes directrices pour l’interprétation de l’article 11 de la directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les systèmes de management de l’énergie et les audits énergétiques
[notifiée sous le numéro C(2024) 5155]
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 292,
considérant ce qui suit:
| (1) | La directive 2012/27/UE du Parlement européen et du Conseil (1) a introduit l’obligation d’atteindre l’objectif principal consistant à améliorer l’efficacité énergétique d’au moins 32,5 % au niveau de l’Union d’ici à 2030. |
| (2) | Dans son document de travail des services de la Commission SWD(2013) 447 final (2), la Commission a fourni aux États membres des orientations relatives à la transposition et à la mise en œuvre des audits énergétiques et systèmes de management de l’énergie prévus par la directive 2012/27/UE, en les aidant à mettre en place les mécanismes, outils et méthodes appropriés qui leur permettront d’exploiter pleinement leur potentiel d’économies d’énergie et d’atteindre l’objectif global en matière d’efficacité énergétique. |
| (3) | La directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil (3) a été adoptée le 13 septembre 2023. Elle avait pour objet la refonte de la directive 2012/27/UE, en conservant certaines de ses dispositions tout en introduisant de nouvelles exigences. En particulier, elle a considérablement relevé le niveau d’ambition pour 2030 dans le domaine de l’efficacité énergétique, y compris en ce qui concerne les systèmes de management de l’énergie et les audits énergétiques. |
| (4) | L’article 11 de la directive (UE) 2023/1791 prévoit que le critère permettant de déterminer l’application de systèmes de management de l’énergie ou d’audits énergétiques doit être la consommation moyenne d’énergie d’une entreprise. |
| (5) | Par conséquent, les États membres doivent veiller à ce que les entreprises dont la consommation d’énergie moyenne au cours des trois dernières années, tous vecteurs énergétiques confondus, est supérieure à 10 TJ, fassent l’objet d’audits énergétiques, et à ce que les entreprises dont la consommation d’énergie est supérieure à 85 TJ mettent en œuvre des systèmes de management de l’énergie. |
| (6) | Les entreprises dont la consommation est inférieure au seuil fixé à l’article 11, paragraphe 1, de la directive (UE) 2023/1791 devraient néanmoins être encouragées à se soumettre à des audits énergétiques et à mettre en œuvre les recommandations qui en découlent. |
| (7) | Afin de créer les conditions appropriées et d’offrir un soutien aux petites et moyennes entreprises (PME), les États membres sont encouragés à mettre en œuvre des mécanismes tels que des centres d’audit énergétique pour les PME et les microentreprises, s’ils ne sont pas en concurrence avec des auditeurs privés, afin de fournir des audits énergétiques, ainsi que d’autres régimes de soutien aux PME. Lors de l’élaboration de leurs régimes de soutien et de leurs programmes en faveur des PME, les États membres devraient veiller à ce que leurs programmes aident également les PME à quantifier les multiples avantages que comportent les mesures d’efficacité énergétique, à élaborer des feuilles de route en matière d’efficacité énergétique et à mettre en place des réseaux d’efficacité énergétique pour les PME, animés par des facilitateurs indépendants. |
| (8) | Les États membres devraient veiller à ce que les audits énergétiques et les systèmes de management de l’énergie tiennent compte des normes européennes ou internationales pertinentes, telles que EN ISO 50001 (systèmes de management de l’énergie) ou EN 16247-1 (Audits énergétiques) ou, si un audit énergétique est inclus, EN ISO 14000 (systèmes de management environnemental) et soient donc également conformes aux dispositions de l’annexe VI de la refonte de la DEE. |
| (9) | Les audits énergétiques peuvent être réalisés de manière autonome ou faire partie d’un système de management de l’environnement plus large ou d’un contrat de performance énergétique mais, dans tous ces cas, ces approches doivent remplir les critères minimaux de l’annexe VI de la directive (UE) 2023/1791. |
| (10) | Les États membres doivent mettre en vigueur les dispositions législatives, réglementaires et administratives transposant l’article 11 de la directive (UE) 2023/1791 au plus tard le 11 octobre 2025, à l’exception des dispositions de l’article 11, paragraphe 1, relatives à la mise en œuvre des premiers systèmes de management de l’énergie et des dispositions de l’article 11, paragraphe 2, relatives à la réalisation du premier audit énergétique par les entreprises nouvellement obligées relevant du champ d’application de la directive, car ces dispositions doivent être transposées respectivement les 11 octobre 2027 et 11 octobre 2026 au plus tard. |
| (11) | Les États membres peuvent choisir, à leur discrétion, la manière de transposer et de mettre en œuvre les exigences relatives aux systèmes de gestion de l’énergie et audits énergétiques la plus adaptée à leur situation nationale. Dans ce contexte, il serait recommandé d’interpréter les dispositions pertinentes de la directive (UE) 2023/1791 d’une manière cohérente et qui contribuerait à une compréhension uniforme de la directive (UE) 2023/1791 par tous les États membres lors de l’élaboration de leurs mesures de transposition, |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE RECOMMANDATION:
Les États membres devraient suivre les lignes directrices interprétatives figurant à l’annexe de la présente recommandation lorsqu’ils transposent l’article 11 de la directive (UE) 2023/1791 dans leur droit national.
Fait à Bruxelles, le 24 juillet 2024.
Par la Commission
Kadri SIMSON
Membre de la Commission
(1) Directive 2012/27/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 relative à l’efficacité énergétique, modifiant les directives 2009/125/CE et 2010/30/UE et abrogeant les directives 2004/8/CE et 2006/32/CE (JO L 315 du 14.11.2012, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2012/27/oj).
(2) Guidance note on directive 2012/27/EU on energy efficiency — Article 8: Energy audits and energy management systems, SWD(2013) 447 final du 6.11.2013 (en anglais uniquement).
(3) Directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil du 13 septembre 2023 relative à l’efficacité énergétique et modifiant le règlement (UE) 2023/955 (refonte) (JO L 231 du 20.9.2023, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2023/1791/oj).
ANNEXE
1. Introduction
Les présentes lignes directrices fournissent aux États membres des orientations sur la manière d’interpréter l’article 11 de la directive (UE) 2023/1791 lors de sa transposition dans leur législation nationale.
Les présentes lignes directrices remplacent la précédente note d’orientation sur la directive 2012/27/UE du 6 novembre 2013 relative à l’efficacité énergétique — article 8: Audits énergétiques et systèmes de management de l’énergie, SWD (2013) 447 final. Certaines parties de la note d’orientation précédente peuvent encore être utiles aux États membres pour la mise en œuvre des dispositions relatives à l’audit énergétique.
Toutefois, l’interprétation contraignante de la législation de l’UE relève de la compétence exclusive de la Cour de justice de l’Union européenne.
2. Contexte juridique et politique
Les audits énergétiques et les systèmes de management de l’énergie sont des outils essentiels pour permettre aux entreprises (et à d’autres entités telles que les organismes publics) d’évaluer la consommation d’énergie existante et de recenser les possibilités d’économies d’énergie. La directive (UE) 2023/1791 maintient donc de nombreuses dispositions de la directive (UE) 2018/2002.
L’article 11 de la directive (UE) 2023/1791 remplace l’article 8 de la directive 2012/27/UE.
La différence la plus importante entre l’article 11 de la directive (UE) 2023/1791 et l’article 8 de la directive (UE) 2018/2002 concerne la portée de l’obligation pour les entreprises de mettre en œuvre un système de management de l’énergie ou un audit énergétique.
Considérant que les dispositions de la directive (UE) 2018/2002 définissent le champ d’application en fonction de la nature de l’entreprise (PME ou non), conformément à l’article 11, paragraphe 1, de la directive (UE) 2023/1791: Les États membres veillent à ce que les entreprises dont la consommation annuelle moyenne d’énergie a été supérieure à 85 TJ au cours des trois dernières années écoulées, en tenant compte de tous les vecteurs énergétiques, mettent en œuvre un système de management de l’énergie.
En outre, l’article 11, paragraphe 2, dispose que: « Les États membres veillent à ce que les entreprises dont la consommation annuelle moyenne d’énergie a été supérieure à 10 TJ au cours des trois années précédentes, en prenant en compte tous les vecteurs énergétiques, et qui ne mettent pas en œuvre un système de management de l’énergie, fassent l’objet d’un audit énergétique.»
L’article 11, paragraphes 1 et 2, n’exclut aucun secteur en fonction de leur activité [par exemple, les installations des systèmes d’échange de quotas d’émission (SEQE) ou les titulaires d’une autorisation de prévention et de réduction intégrées de la pollution (PRIP)].
3. Termes clés utilisés dans les présentes lignes directrices
Les termes clés suivants sont les plus pertinents dans le cadre de l’interprétation de la portée des obligations découlant de l’article 11 de la directive (UE) 2023/1791.
3.1. Termes définis dans la directive (UE) 2023/1791 et le règlement (CE) no 1099/2008 (1)
Produits énergétiques
«Produits énergétiques»: les combustibles, la chaleur, les énergies renouvelables, l’électricité ou toute autre forme d’énergie au sens de l’article 2, point d), du règlement (CE) no 1099/2008 du Parlement européen et du Conseil.
Système de gestion de l'énergie
«Système de management de l’énergie»: un ensemble d’éléments en corrélation ou en interaction inclus dans une stratégie qui fixe un objectif d’efficacité énergétique et un plan pour atteindre cet objectif, y compris la surveillance de la consommation réelle d’énergie, les mesures prises pour accroître l’efficacité énergétique et la mesure des progrès réalisés, selon la définition de l’article 2, point (16), de la directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil.
Audit énergétique
«Audit énergétique»: une procédure systématique visant à acquérir une connaissance adéquate des caractéristiques de consommation énergétique d’un bâtiment ou d’un groupe de bâtiments, d’une activité ou d’une installation industrielle ou commerciale ou de services privés ou publics, de déterminer et de quantifier les économies d’énergie qui peuvent être réalisées d’une façon rentable, de déterminer le potentiel d’utilisation ou de production rentable de l’énergie renouvelable et de rendre compte des résultats, selon la définition de l’article 2, point (32), de la directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil.
Consommation finale d'énergie
La «consommation d’énergie finale» ou «FEC» est définie à l’article 2, point 6 de la directive (UE) 2023/1791 comme la somme des consommations d’énergie de l’industrie, des transports, y compris la consommation d’énergie de l’aviation internationale, du secteur résidentiel, du secteur tertiaire public et privé, de l’agriculture, de la sylviculture, de la pêche et d’autres secteurs d’utilisation finale, à l’exclusion de la consommation d’énergie dans les soutes maritimes internationales, de l’énergie ambiante et des livraisons au secteur de la transformation et au secteur de l’énergie, ainsi que des pertes dues au transport et à la distribution au sens de l’annexe A du règlement (CE) no 1099/2008.
3.2. Termes non définis dans la directive (UE) 2023/1791 ni dans d’autres actes juridiquement contraignants de l’Union
Entreprise
Le terme «entreprise» n’est pas défini dans la directive (UE) 2023/1791. Toutefois, l’annexe de la recommandation 2003/361/CE de la Commission (2) est mentionnée à l’article 2, paragraphe 30 et (31), de la directive (UE) 2023/1791. L’article 1er du titre I de cette annexe désigne l’ «entreprise» comme « toute entité, indépendamment de sa forme juridique, exerçant une activité économique. Sont notamment considérées comme telles les entités exerçant une activité artisanale ou d'autres activités à titre individuel ou familial, les sociétés de personnes ou les associations qui exercent régulièrement une activité économique. » (3)
Dans le contexte de la directive (UE) 2023/1791, la Commission interprète ce texte de la manière suivante:
| — | Seules les entreprises situées sur le territoire d’un État membre sont tenues de se conformer à la directive. Toutefois, lors de l’évaluation de leur consommation d’énergie, toutes les entreprises liées sur le territoire de l’UE devraient être prises en considération. |
| — | Les entreprises qui sont partiellement ou entièrement détenues ou contrôlées par des organismes publics sont également assujetties aux obligations prévues à l’article 11, paragraphe 1, et à l’article 11, paragraphe 2. |
| — | Les États membres devraient promouvoir la mise en œuvre de systèmes de management de l’énergie et d’audits énergétiques au sein de l’administration publique aux niveaux national, régional et local, comme indiqué au considérant (84) de la directive (UE) 2023/1791. |
4. Méthodes de calcul de la consommation annuelle moyenne d’une entreprise
Les critères utilisés pour déterminer si une entreprise relève de l’obligation au cours d’une année donnée « n » en vertu de l’article 11, paragraphes 1 ou 2, sont fondés sur la consommation d’énergie finale annuelle moyenne au cours des trois années précédentes (n-3, n-2 et n-1). Le délai de transposition étant fixé au 10 octobre 2025, l’obligation pour 2025 doit être évaluée sur la base de la moyenne des quantités annuelles de consommation finale d’énergie d’une entreprise en 2022, 2023 et 2024.
L’approche recommandée pour le calcul de cette mesure décrite dans la présente section vise à garantir un effort raisonnable tant pour les États membres que pour les entreprises, et ne tient donc compte que des factures énergétiques présentées (4) à une entreprise (voir point 4.2) et de l’autoconsommation d’énergie produite à partir d’énergies renouvelables.
Néanmoins, si une entreprise dispose déjà d’une estimation plus précise de sa consommation d’énergie finale annuelle, par exemple parce qu’elle a déjà mis en œuvre un système de management de l’énergie ou réalisé un audit énergétique, il convient d’utiliser ces informations.
4.1. Limites du système
Les limites du système ne sont pas définies dans la directive (UE) 2023/1791 et cette section ne devrait servir qu’à titre indicatif. Les limites du système peuvent être considérées comme les limites physiques ou organisationnelles d’un système analysé, dans le cas des audits énergétiques et des systèmes de management de l’énergie de l’entreprise en question.
Dans le contexte de la directive (UE) 2023/1791, la consommation d’énergie devrait être considérée en termes de «consommation d’énergie finale» telle que définie à l’article 2, paragraphe 5.
Tous les vecteurs énergétiques et toutes les utilisations énergétiques (par exemple, ventilation, éclairage, chauffage, refroidissement, transport, stockage de données et processus de production) devraient être pris en compte lors du calcul de la consommation annuelle moyenne d’énergie d’une entreprise.
4.2. Factures énergétiques présentées à l’entreprise
Lors du calcul de la consommation annuelle moyenne d’une entreprise aux fins de l’identification des entreprises obligées, la plupart des factures énergétiques présentées à l’entreprise seraient prises en compte. Toutefois, l’énergie consommée, qui a été fournie par un fournisseur de services énergétiques (5) à l’entreprise (par exemple, dans le cadre d’un contrat de services énergétiques), devrait également être prise en compte par l’entreprise acheteuse.
En ce qui concerne la part de l’autoconsommation d’énergie produite à partir d’énergies renouvelables dans les limites du système (par exemple, lorsque l’électricité est produite par des panneaux photovoltaïques sur le site de l’entreprise), elle devrait également être incluse (6). Toutefois, la part de l’énergie produite qui est injectée dans le réseau devrait être déduite de la consommation mesurée et facturée, si cela n’était pas déjà fait automatiquement.
4.3. Évaluation des entreprises ayant des structures complexes
L’évaluation de la consommation annuelle moyenne d’énergie sur trois ans est relativement simple pour les entreprises autonomes (7). Pour les entreprises ayant une structure plus complexe, la consommation d’énergie finale annuelle peut être calculée de la même manière que les chiffres relatifs aux salariés, au chiffre d’affaires annuel ou aux bilans annuels sont calculés conformément au «guide de l’utilisateur pour la définition des PME» (8). Cette méthode d’évaluation du statut de PME est bien connue des autorités nationales et des entreprises.
Le présent document fournit des orientations sur la manière de traiter les données en fonction de la catégorie d’entreprise et des relations avec d’autres entreprises (voir figure 1). L’approche proposée dans les présentes orientations pour le calcul de la consommation annuelle d’énergie ne tiendrait compte que des entreprises liées (avec un contrôle de plus de 50 %) mais pas des entreprises partenaires.
Figure 1
Méthode de calcul de la consommation d’énergie finale annuelle des entreprises plus complexes (sur la base du guide de l’utilisateur pour la définition des PME, CE 2020)
Les entreprises elles-mêmes doivent déclarer à une autorité nationale si leur consommation d’énergie dépasse le seuil de 10 TJ ou de 85 TJ au cours d’une année donnée, conformément à l’article 11, paragraphe 3, de la directive (UE) 2023/1791. Par conséquent, les entreprises seront responsables de l’évaluation de leur consommation d’énergie et pourront utiliser l’approche présentée à la figure 1 et fournir des informations sur les méthodes de calcul, y compris les hypothèses formulées.
À cet effet, il est recommandé aux États membres de fournir aux entreprises des informations sur les obligations découlant de la directive (UE) 2023/1791, ainsi que des lignes directrices pour le calcul de la consommation d’énergie finale annuelle. Un outil de déclaration en ligne (qui peut être basé sur la méthodologie de la recommandation 2003/361/CE de la Commission) ou un autre système de communication des informations requises devraient également être envisagés. Chaque entreprise, y compris celles ayant des structures complexes, serait alors en mesure de calculer sa consommation annuelle d’énergie en fonction de sa situation spécifique et de fournir les informations requises.
Dans l’exemple illustré à la figure 1, l’entreprise A, qui consomme elle-même plus de 10 TJ, si elle était une entreprise autonome, serait tenue de réaliser un audit énergétique. A étant une entreprise liée, toutes les entreprises liées à A doivent être prises en compte dans le calcul de la consommation d’énergie de A. Comme A est lié à B et D, la consommation d’énergie de B et D est donc ajoutée à la consommation de A. Étant donné que A détient moins de 50 % de C, C n’est pas une entreprise liée à A et la consommation d’énergie de C peut donc ne pas être prise en compte (9). La consommation totale d’énergie de A et des entreprises qui lui sont liées s’élevant à 91 TJ, l’entreprise A est donc tenue de mettre en œuvre un système de management de l’énergie.
Les États membres sont encouragés à veiller à ce que les entreprises comprennent comment évaluer la consommation d’énergie en fournissant des exemples et, si nécessaire, des modèles et/ou des outils.
4.4. Identification des entreprises obligées par les États membres
Afin de faciliter l’identification des entreprises relevant du champ d’application de l’article 11, paragraphes 1 et 2, les États membres peuvent, lors de la transposition de l’article 11, paragraphe 3, dans la législation nationale, obliger toutes les entreprises à déclarer chaque année leur consommation annuelle d’énergie à une autorité nationale.
Si les États membres n’obligent les entreprises à déclarer qu’après avoir dépassé le seuil de 10 TJ ou de 85 TJ, il n’y aura pas de données permettant de calculer la consommation moyenne d’énergie sur trois ans. En conséquence, les États membres pourraient définir une approche plus élaborée pour identifier les entreprises concernées. En se fondant en partie sur les meilleures pratiques de mise en œuvre de la DEE 2018, une approche possible serait la suivante (figure 2):
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