| CELEX | 32024R1085 |
| Type | Règlement |
| Date | mercredi 13 mars 2024 |
| Journal officiel | FR Série L |
| 2024/1085 | 17.6.2024 |
RÈGLEMENT DÉLÉGUÉ (UE) 2024/1085 DE LA COMMISSION
du 13 mars 2024
complétant le règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil par des normes techniques de réglementation concernant la méthode d’évaluation à utiliser par les autorités compétentes pour vérifier le respect par un établissement des exigences relatives à l’utilisation de modèles internes pour risque de marché
(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
LA COMMISSION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
vu le règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et modifiant le règlement (UE) no 648/2012 (1), et notamment son article 325 terquinquagies, paragraphe 8, premier alinéa, point b), et troisième alinéa,
considérant ce qui suit:
| (1) | Les établissements ne sont autorisés à utiliser des modèles internes pour risque de marché que s’ils satisfont aux exigences du règlement (UE) no 575/2013. Ces exigences devraient être remplies non seulement au moment où les établissements demandent l’autorisation d’utiliser ces modèles internes, mais aussi tant qu’ils les utilisent, ainsi que lorsqu’ils demandent une extension ou modification significative de cette utilisation. Il y a donc lieu de prévoir que pour chacun de ces stades, les critères et la méthode d’évaluation appliqués par les autorités compétentes pour vérifier si les établissements respectent les exigences soient les mêmes. Toutefois, dans un souci d’efficacité et de réduction de la charge administrative, lorsqu’elles évaluent la conformité d’un établissement auquel l’autorisation d’utiliser ces modèles internes alternatifs a déjà été accordée, les autorités compétentes ne devraient pas être tenues de réexaminer cette autorisation. Elles devraient uniquement évaluer la conformité avec les règles qui sont pertinentes pour le périmètre de l’évaluation concernée et s’appuyer, dans chaque cas, sur les conclusions des évaluations précédentes. |
| (2) | Pour veiller à ce qu’un établissement respecte en permanence les exigences du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes devraient évaluer la qualité globale des solutions, systèmes et approches que celui-ci a mis en œuvre et demander régulièrement des améliorations et adaptations, en fonction de l’évolution des circonstances. |
| (3) | Afin d’assurer l’harmonisation et la comparabilité des pratiques de surveillance entre les différentes juridictions, il convient que les autorités compétentes utilisent des techniques d’évaluation prescriptives pour évaluer si les établissements respectent les exigences du règlement (UE) no 575/2013. Les autorités compétentes devraient toutefois pouvoir tenir compte de la nature, de la taille et de la complexité de la structure et du modèle d’entreprise d’un établissement, de la complexité des modèles internes alternatifs, de la nature des produits financiers couverts par ces modèles, de la qualité des informations fournies par l’établissement concerné et des ressources qui sont à leur disposition. Il conviendrait dès lors qu’elles disposent, lorsqu’elles évaluent si un établissement respecte les exigences du règlement (UE) no 575/2013, d’une certaine latitude pour pouvoir effectuer des contrôles supplémentaires et appliquer les méthodes les plus appropriées pour vérifier le respect de certaines exigences. En outre, pour permettre aux autorités compétentes de procéder à cette évaluation de manière proportionnée, et compte tenu du large éventail de produits financiers disponibles dans le cadre des activités de négociation, il est nécessaire de définir des catégories de produits financiers selon une échelle de complexité croissante, sur lesquelles les autorités compétentes devraient fonder leur évaluation. |
| (4) | Afin de garantir une compréhension suffisante en interne du modèle interne alternatif, y compris des opérations externalisées, il est nécessaire de prévoir que, même si certains outils relatifs au risque et certains systèmes informatiques et solutions de gestion des risques sont externalisés, toutes les tâches, activités ou fonctions essentielles liées au modèle interne soient exécutées par l’unité de contrôle des risques visée à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point b), du règlement (UE) no 575/2013. Pour les mêmes raisons, ces règles devraient également exiger que l’unité de contrôle des risques mène des contrôles adéquats et pratique des tests de qualité et de validation pour toute solution externalisée, qu’une documentation complète sur ces contrôles et tests soit disponible dans tous les cas et que tous les outils et toutes les solutions informatiques obtenus auprès de fournisseurs tiers soient évalués par les autorités compétentes de la même manière que s’ils avaient été intégralement mis au point dans le cadre de processus internes. |
| (5) | Les questions opérationnelles et de gouvernance jouent un rôle central dans le bon fonctionnement du modèle interne alternatif. La méthode utilisée pour vérifier si un établissement respecte les exigences du règlement (UE) no 575/2013 (ci-après la «méthode d’évaluation») devrait donc permettre d’évaluer ces questions de manière exhaustive, y compris la configuration des tables de négociation, le rôle de la direction générale et de l’organe de direction, l’unité de contrôle des risques, ainsi que le réexamen indépendant du modèle interne alternatif lui-même. |
| (6) | La méthode d’évaluation relative aux questions de gouvernance devrait tenir compte du fait que certains des établissements qui demandent l’autorisation d’utiliser l’approche alternative fondée sur les modèles internes ont déjà obtenu, avant que le règlement (UE) no 575/2013 ne soit modifié par le règlement (UE) 2019/876 du Parlement européen et du Conseil (2), l’autorisation d’utiliser un modèle interne pour calculer les exigences de fonds propres pour risque de marché. Il est donc nécessaire d’établir des règles d’évaluation semblables à celles qui ont été établies précédemment pour ces questions et qui n’ont pas été modifiées par le règlement (UE) 2019/876, et d’introduire de nouvelles règles qui intègrent les nouvelles dispositions introduites par ce règlement, y compris les exigences relatives aux tables de négociation énoncées à l’article 104 ter du règlement (UE) no 575/2013. |
| (7) | Afin que les autorités compétentes puissent évaluer le respect des exigences relatives à la validation et au réexamen des modèles internes alternatifs, les établissements devraient procéder à la validation interne du modèle au moins une fois par an. S’il convient que la validation initiale couvre toutes les méthodes utilisées dans le modèle interne, il y a lieu de prévoir, compte tenu des contraintes de personnel et de ressources, que la validation annuelle se concentre au minimum sur les principaux problèmes détectés au cours des validations internes précédentes ou des audits internes précédents, ainsi que sur toute modification ou toute nouvelle méthode introduite dans le modèle interne alternatif. |
| (8) | Les activités de négociation et les marchés financiers évoluent constamment et rapidement. Afin que les autorités compétentes puissent tenir compte de cette caractéristique lorsqu’elles évaluent si les établissements respectent les exigences du règlement (UE) no 575/2013, la méthode d’évaluation devrait prévoir des normes qualitatives et procédurales en ce qui concerne l’approbation formelle de nouveaux instruments et produits financiers par l’établissement et leur introduction dans l’espace de négociation. Des normes concernant une politique d’approbation formelle des nouveaux produits sont nécessaires pour faire en sorte que l’introduction de nouveaux instruments et produits financiers, susceptibles de constituer des facteurs de risque supplémentaires ou de rendre nécessaire une modification de la méthode utilisée dans les modèles internes de mesure des risques, soit parfaitement compatible avec un contrôle et une validation exhaustifs. |
| (9) | La qualité des données et l’exactitude de l’estimation des risques et du calcul des exigences de fonds propres pour risque de marché dépendent fortement de la fiabilité des systèmes informatiques utilisés à cette fin. De même, la continuité et la cohérence des processus de gestion des risques et du calcul des exigences de fonds propres pour risque de marché ne peuvent être assurés que si ces systèmes informatiques sont sûrs, sécurisés et fiables et si l’infrastructure informatique est suffisamment solide. Il est donc nécessaire que, lors de l’évaluation des modèles internes relatifs au risque de marché, les autorités compétentes vérifient également la fiabilité des systèmes informatiques de l’établissement et la solidité de l’infrastructure informatique utilisée pour les modèles internes. |
| (10) | L’une des nouveautés du cadre révisé pour le risque de marché établi à la troisième partie, titre IV, chapitre 1 ter, du règlement (UE) no 575/2013 est la détermination des exigences de fonds propres sur la base des valeurs en risque conditionnelles. Il est nécessaire de veiller à ce que les établissements surveillent activement l’exactitude de ces chiffres. Il convient dès lors d’exiger des établissements qu’ils procèdent directement à des contrôles a posteriori de leurs valeurs en risque conditionnelles dans le cadre du programme interne de contrôle a posteriori requis par l’article 325 tersexagies du règlement (UE) no 575/2013. Étant donné qu’il n’existe pas encore, parmi les acteurs du marché, de méthode établie de contrôle a posteriori des valeurs en risque conditionnelles, aucune méthode spécifique ne devrait être prescrite, et les établissements devraient rester libres de tenir compte de l’évolution des nouvelles techniques et des bonnes pratiques en la matière, conformément aux exigences qualitatives énoncées à l’article 325 duosexagies dudit règlement. |
| (11) | Les modèles internes de mesure des risques ne peuvent être considérés comme étant mis en œuvre de manière intègre, au sens de l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, du règlement (UE) no 575/2013, que si toutes les exigences réglementaires sont respectées. En outre, plusieurs éléments fondamentaux des réformes de Bâle dans le domaine du risque de marché ont été transposés dans le droit de l’Union par la voie d’actes délégués, notamment les règlements délégués (UE) 2022/2058 (3), (UE) 2022/2059 (4), (UE) 2022/2060 (5), (UE) 2023/1577 (6), (UE) 2023/1578 (7) et (UE) 2024/397 (8) de la Commission. Il s’ensuit que les autorités compétentes devraient examiner si les établissements respectent les exigences du règlement (UE) no 575/2013 en tenant compte de ces actes délégués. Afin de garantir une évaluation exhaustive de la conformité des modèles internes relatifs au risque de marché, il est nécessaire de définir plus précisément les techniques que les autorités compétentes doivent utiliser pour évaluer si les établissements respectent les dispositions du règlement (UE) no 575/2013 et celles de ces règlements délégués. C’est pourquoi les autorités compétentes devraient examiner la documentation spécifique que les établissements sont tenus de produire. |
| (12) | Les contrôles a posteriori et les exigences d’attribution des profits et pertes offrent une base solide pour un suivi critique des performances du modèle interne de mesure des risques. Il est donc nécessaire d’établir des règles d’évaluation pour l’examen des résultats de ces contrôles. En ce qui concerne les contrôles a posteriori, il convient de veiller à ce que les dépassements fassent l’objet d’une analyse critique qui permette de détecter les faiblesses potentielles du modèle et à ce que les établissements vérifient si les facteurs de risque à l’origine des variations de la valeur des portefeuilles sont modélisables ou non. En outre, les autorités compétentes devraient évaluer, à la lumière des résultats des tests d’attribution des profits et pertes, l’exactitude des fonctions de tarification utilisées par l’établissement, celle-ci étant essentielle à la fiabilité du calcul des exigences de fonds propres. |
| (13) | Afin de garantir l’application cohérente des exigences énoncées à l’article 325 unsexagies du règlement (UE) no 575/2013, il est nécessaire de préciser davantage ces exigences. La question de savoir si un établissement respecte ces exigences devrait être évaluée sur la base des grandes catégories de facteurs de risque visées à l’article 325 septquinquagies, tableau 2, du règlement (UE) no 575/2013. Il est donc nécessaire, pour chacune de ces catégories, de déterminer comment les autorités compétentes doivent évaluer si le risque de base est pris en compte et si le traitement des courbes et des surfaces dans le modèle interne de mesure des risques est rigoureux. |
| (14) | En raison de l’évolution rapide des marchés financiers, des données peu fiables, inexactes, incomplètes ou obsolètes entraînent des erreurs dans l’estimation des risques et dans le calcul des exigences de fonds propres, notamment dans les modèles de risque de marché. Dans le contexte des processus de gestion des risques d’un établissement, ces données erronées peuvent également conduire à de mauvaises décisions en matière de gestion. Par conséquent, afin de garantir la fiabilité et la qualité des données, ainsi que leur bonne utilisation dans les processus internes et les processus du calcul des exigences de fonds propres, il convient que les modes et procédures de collecte et de stockage des données soient dûment documentés et, notamment, que les caractéristiques, les contrôles de qualité, les filtres automatiques et les sources spécifiques des données quotidiennes fassent l’objet d’une description complète. Lorsqu’elles évaluent les modèles internes de risque de marché, les autorités compétentes devraient donc accorder une attention particulière à la qualité et à la fiabilité des données utilisées à des fins de modélisation, ainsi qu’aux processus mis en œuvre pour garantir le maintien de cette qualité et de cette fiabilité. |
| (15) | Afin de garantir l’exactitude du calcul des exigences de fonds propres, les autorités compétentes devraient, lorsqu’elles évaluent la qualité globale des données, évaluer la solidité de l’approche utilisée par l’établissement pour l’approximation des séries temporelles. La méthode d’évaluation devrait donc permettre de vérifier que les exigences du règlement (UE) no 575/2013 régissant l’utilisation des approximations sont respectées. Le cas échéant, les règles énoncées dans cette méthode d’évaluation devraient varier selon que les séries temporelles pour lesquelles une approximation a été utilisée se rapportent ou non à un facteur de risque dont le caractère modélisable a fait l’objet d’une évaluation positive. |
| (16) | En ce qui concerne les modèles internes de risque de défaut, et plus particulièrement les articles 325 septsexagies, 325 octosexagies et 325 novosexagies du règlement (UE) no 575/2013, il est nécessaire que la méthode d’évaluation garantisse l’exactitude de leurs résultats. Les règles énoncées dans la méthode d’évaluation devraient donc couvrir tous les aspects ayant une incidence sur les résultats de ces modèles, notamment le champ des positions couvertes par ces modèles, les estimations des probabilités de défaut et des pertes en cas de défaut, le choix des facteurs de risque systématiques pour simuler le défaut des émetteurs et toutes les hypothèses de modélisation utilisées par l’établissement, y compris toutes les hypothèses de copules utilisées pour simuler le défaut de plusieurs émetteurs. |
| (17) | Les risques découlant du changement climatique et des questions environnementales plus larges modifient la perspective globale des risques pour le secteur financier et devraient encore gagner en importance. Compte tenu de l’importance de ces facteurs de risque, les autorités compétentes devraient vérifier si les établissements en tiennent compte dans leurs programmes de tests de résistance visés à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point g), du règlement (UE) no 575/2013. À cet égard, les établissements ont déjà pris des mesures pour intégrer les risques environnementaux dans leurs programmes de tests de résistance. Toutefois, pour que les établissements disposent de suffisamment de temps pour tenir pleinement compte de ces risques dans leurs programmes de tests de résistance, les autorités compétentes ne devraient évaluer le respect par les établissements de toutes les exigences relatives au changement climatique et aux questions environnementales plus larges qu’à partir du 1er janvier 2025. De même, compte tenu de la complexité de la mise en œuvre des contrôles a posteriori directs de la valeur en risque conditionnelle, les établissements devraient bénéficier d’un délai supplémentaire avant que les autorités compétentes n’évaluent la conformité dans ce domaine. Dès lors, l’obligation relative à cette évaluation ne devrait commencer à s’appliquer qu’à partir du 1er janvier 2026. |
| (18) | Le présent règlement se fonde sur le projet de normes techniques de réglementation soumis à la Commission par l’Autorité bancaire européenne. |
| (19) | L’Autorité bancaire européenne a procédé à des consultations publiques ouvertes sur le projet de normes techniques de réglementation sur lequel se fonde le présent règlement, analysé les coûts et avantages potentiels qu’il implique et sollicité l’avis du groupe des parties intéressées au secteur bancaire institué par l’article 37 du règlement (UE) no 1093/2010 du Parlement européen et du Conseil (9), |
A ADOPTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
CHAPITRE 1
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Article premier
Structure de l’évaluation
1. Lorsqu’elles vérifient si un établissement respecte les exigences énoncées aux articles 325 unsexagies, 325 duosexagies, 325 septsexagies, 325 octosexagies et 325 novosexagies du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes évaluent:
| a) | les aspects de gouvernance, conformément au chapitre 2 du présent règlement; |
| b) | les aspects relatifs au modèle interne de mesure des risques utilisé pour calculer la valeur en risque conditionnelle et la mesure du risque selon un scénario de tensions, conformément au chapitre 3 du présent règlement; |
| c) | les aspects relatifs au modèle interne de risque de défaut utilisé pour calculer l’exigence de fonds propres supplémentaires pour risque de défaut, conformément au chapitre 4 du présent règlement. |
Aux fins du premier alinéa, les autorités compétentes appliquent les principes relatifs à la proportionnalité conformément à l’article 2, à la qualité de la documentation conformément à l’article 3 et aux accords d’externalisation conformément à l’article 4.
2. Une autorité compétente qui, dans le cadre de l’évaluation effectuée conformément au présent règlement, constate des déficiences importantes du modèle interne de mesure des risques en ce qui concerne certaines catégories de produits d’une table de négociation donnée, ou qui ne peut confirmer que ce modèle a fait la preuve d’un degré raisonnable de précision dans la mesure des risques correspondant à ces catégories de produits, peut:
| a) | soit exiger de l’établissement qu’il retire de cette table de négociation les positions correspondant à ces catégories de produits; |
| b) | soit refuser d’accorder, pour cette table de négociation, l’autorisation de calculer les exigences de fonds propres conformément à l’approche fondée sur les modèles internes. |
3. Lorsqu’elle conclut que des catégories de produits d’une table de négociation donnée sont comptabilisées dos-à-dos avec celles d’une autre entité du groupe qui n’entre pas dans le périmètre de consolidation de plus haut niveau au sein de l’Union, et que cette comptabilisation dos-à-dos l’empêche d’évaluer si le modèle interne de mesure des risques a fait la preuve d’un degré raisonnable de précision dans la mesure des risques correspondant à ces catégories de produits, une autorité compétente peut:
| a) | soit exiger de l’établissement qu’il retire de cette table de négociation les positions correspondant à ces catégories de produits; |
| b) | soit refuser d’accorder, pour cette table de négociation, l’autorisation de calculer les exigences de fonds propres conformément à l’approche fondée sur les modèles internes. |
4. Lorsque le risque de marché des positions correspondant à certaines catégories de produits est transféré à une autre entité du groupe qui n’entre pas dans le périmètre de consolidation de plus haut niveau au sein de l’Union, et lorsque les effets d’un tel transfert ressemblent de facto à ceux des positions comptabilisées dos-à-dos, l’autorité compétente peut appliquer le paragraphe 3.
Article 2
Proportionnalité — catégories de produits et complexité des modèles
Les autorités compétentes appliquent la méthode d’évaluation définie dans le présent règlement d’une manière proportionnée à la taille et à la complexité des activités de négociation couvertes par le modèle interne, sur la base des catégories d’instruments financiers suivantes, classées par ordre croissant de complexité:
| a) | instruments simples sans options; |
| b) | instruments, autres que ceux visés au point a), ne présentant pas de caractéristiques de dépendance à la trajectoire (path-dependent), basés sur un seul sous-jacent, y compris les indices, ou offrant un rendement continu dans la même monnaie que celle du sous-jacent; |
| c) | instruments présentant des caractéristiques de dépendance à la trajectoire, instruments basés sur plusieurs sous-jacents, instruments dont le rendement est libellé dans une monnaie différente de celle du sous-jacent, et tout autre instrument qui n’est pas visé au point a) ou b). |
Article 3
Qualité et vérifiabilité de la documentation
Les autorités compétentes vérifient que la documentation présentée par un établissement à l’appui de sa demande d’autorisation d’utiliser un modèle interne pour le calcul des exigences de fonds propres pour risque de marché est d’une qualité suffisante et est suffisamment détaillée et précise pour permettre un examen par des tiers qualifiés.
Les autorités compétentes vérifient notamment que:
| a) | la documentation concernée est approuvée par le niveau de direction approprié de l’établissement, auquel l’organe de direction a délégué une autorité suffisante aux fins des modèles internes; |
| b) | l’établissement a mis en place des politiques garantissant des normes de qualité élevée en matière de documentation interne, notamment en ce qui concerne la responsabilité interne, afin de garantir que la documentation concernée est complète, cohérente, exacte, mise à jour, approuvée conformément au point a), et sûre; |
| c) | la documentation prévue dans les politiques visées au point b) prévoit l’identification du type de document, de l’auteur, de l’examinateur, de l’agent ordonnateur, du propriétaire, des dates d’élaboration et d’approbation, du numéro de version et de l’historique des modifications; |
| d) | l’établissement documente avec précision et diligence les politiques, procédures et méthodes qu’il applique en vertu du présent règlement; |
| e) | la documentation concernée est suffisamment détaillée pour permettre aux tiers qualifiés de comprendre tous les aspects du modèle interne de mesure des risques. |
Article 4
Externalisation
1. Les autorités compétentes vérifient que l’externalisation, par un établissement, de tâches, d’activités ou de fonctions liées à la conception, à la mise en œuvre ou à la validation de modèles internes n’empêche ni n’entrave l’application de la méthode d’évaluation définie dans le présent règlement.
2. Aux fins du paragraphe 1, les autorités compétentes vérifient:
| a) | si les tâches et responsabilités réservées à l’unité de contrôle des risques ne sont pas externalisées; |
| b) | si la direction générale et l’organe de direction interviennent activement dans la supervision de toute tâche externalisée par l’établissement et dans l’acquisition auprès de tiers de toute solution informatique pour les outils de gestion des risques; |
| c) | si l’établissement lui-même a des connaissances suffisantes sur les tâches, activités ou fonctions externalisées et sur la structure des données et méthodes obtenues auprès d’un tiers, et s’il est en mesure de vérifier la qualité et les résultats du travail effectué par le tiers auprès duquel il externalise ses tâches; |
| d) | si l’audit interne et le suivi continu par l’établissement des tâches, activités et fonctions externalisées ne sont pas limités ou entravés par cette externalisation; |
| e) | si les autorités compétentes ont plein accès à toutes les informations pertinentes. |
3. Les autorités compétentes vérifient que les tiers intervenant dans l’élaboration des méthodes d’évaluation du risque de marché utilisées par l’établissement n’interviennent pas dans la validation interne initiale ou continue du modèle par l’établissement.
4. Aux fins des paragraphes 1, 2 et 3, les autorités compétentes examinent l’accord d’externalisation conclu entre l’établissement et le tiers. Le cas échéant, les autorités compétentes peuvent également:
| a) | interroger les personnes suivantes, ou exiger une déclaration écrite des personnes suivantes:
|
| b) | examiner d’autres documents pertinents de l’établissement ou du tiers. |
CHAPITRE 2
ÉVALUATION DES EXIGENCES QUALITATIVES
Article 5
Aperçu de l’évaluation des exigences qualitatives
Lorsqu’elles évaluent si un établissement respecte les exigences qualitatives énoncées aux articles 325 duosexagies du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes:
| a) | vérifient si l’établissement dispose, pour la gouvernance et la gestion du modèle de risque de marché, d’une structure organisationnelle claire garantissant, notamment, un partage des responsabilités bien défini, transparent et approprié; |
| b) | vérifient si le processus décisionnel de l’établissement concernant tous les aspects des modèles internes relatifs au risque de marché est clairement établi dans la documentation interne de l’établissement; |
| c) | vérifient, conformément à l’article 6:
|
| d) | vérifient, conformément à l’article 7, l’adéquation de la configuration des tables de négociation pour lesquelles l’établissement est sur le point d’obtenir l’autorisation, ou l’a déjà obtenue; |
| e) | évaluent, conformément à l’article 8, la gouvernance et la supervision internes de l’établissement en ce qui concerne l’unité de contrôle des risques; |
| f) | évaluent, conformément à l’article 9, si la politique interne est adéquate pour l’introduction de nouveaux produits; |
| g) | vérifient, conformément à l’article 10, si le modèle interne fait l’objet d’un réexamen indépendant; |
| h) | évaluent:
|
| i) | évaluent, conformément à l’article 13, l’adéquation des rapports internes réguliers; |
| j) | évaluent:
|
| k) | évaluent:
|
| l) | évaluent, conformément à l’article 19, l’adéquation des systèmes informatiques; |
| m) | vérifient, conformément à l’article 20, si le modèle interne de mesure des risques, y compris tout modèle de tarification, a fait la preuve d’un degré raisonnable de précision dans la mesure des risques et ne diffère pas sensiblement des modèles utilisés par l’établissement pour sa gestion interne des risques. |
Aux fins du point a), les autorités compétentes tiennent compte de la nature et de la taille de l’établissement, ainsi que de l’ampleur et de la complexité de ses activités.
Article 6
Évaluation de l’adéquation de la composition et du rôle de l’organe de direction et de la direction générale
1. Lorsqu’elles évaluent l’adéquation de la composition et du rôle de la direction générale et de l’organe de direction au sens de l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point c), du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes:
| a) | vérifient si l’établissement, dans sa documentation relative au système de gestion des risques, décrit:
|
| b) | vérifient si la direction générale est composée de membres représentant les niveaux hiérarchiques immédiatement inférieurs à l’organe de direction et a défini la responsabilité du bon fonctionnement du modèle interne pour le risque de marché; |
| c) | vérifient si la composition de l’éventuelle structure de comité interne établie par l’organe de direction à l’appui de sa prise de décision est adéquate, conformément au paragraphe 2; |
| d) | vérifient si le rôle de la direction générale est adéquat, conformément au paragraphe 3; |
| e) | vérifient si le rôle de l’organe de direction et des comités constituant la structure de comité interne visée au point c) est adéquat, conformément au paragraphe 4. |
Lorsque l’organe de direction de l’établissement délègue une de ses tâches à un comité interne, les autorités compétentes effectuent, en ce qui concerne ces tâches déléguées, les évaluations requises par le présent règlement au niveau du comité interne désigné par l’organe de direction.
2. Aux fins du paragraphe 1, premier alinéa, point c), les autorités compétentes vérifient:
| a) | si, pour chaque comité de la structure de comité interne, l’organe de direction a clairement défini le mandat, la hiérarchie, les lignes hiérarchiques, l’identité des membres permanents, la fréquence des réunions et les niveaux de responsabilité; |
| b) | si la structure de comité interne comprend un comité qui évalue tous les nouveaux produits, les soumet à l’approbation de la direction générale et les surveille, et si l’unité de contrôle des risques et toute autre fonction de l’établissement concernée par l’introduction d’un nouveau produit sont représentées au sein de ce comité; |
| c) | si la gouvernance qui sous-tend la structure de comité interne permet le contrôle effectif et en temps utile de toutes les limites internes de position visées à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point b), du règlement (UE) no 575/2013; |
| d) | si la gouvernance qui sous-tend la structure de comité interne garantit la participation active de l’organe de direction au processus de contrôle des risques, comme l’exige l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point c), du règlement (UE) no 575/2013; |
| e) | si, dans le cadre de la documentation interne, l’établissement a documenté tous les aspects visés au point a). |
3. Aux fins du paragraphe 1, premier alinéa, point d), les autorités compétentes vérifient:
| a) | si la direction générale de l’établissement prend les mesures correctives appropriées lorsque des faiblesses du modèle interne de mesure des risques ou du modèle interne de risque de défaut sont décelées par l’une des entités ou personnes suivantes:
|
| b) | si la direction générale de l’établissement est informée des recommandations formulées par l’audit interne, l’unité de contrôle des risques ou la fonction de validation en ce qui concerne le modèle interne de mesure des risques ou le modèle interne de risque de défaut, et si elle y donne suite; |
| c) | si la direction générale de l’établissement peut garantir la qualité globale de la gouvernance de l’établissement en ce qui concerne l’évaluation des positions couvertes par le modèle interne de mesure des risques ou le modèle interne de risque de défaut. |
4. Aux fins du paragraphe 1, premier alinéa, point e), les autorités compétentes vérifient si l’organe de direction:
| a) | approuve, sur la base d’une proposition de l’unité de contrôle des risques, toutes les politiques et procédures pertinentes relatives à la mise en œuvre du modèle interne, y compris la structure organisationnelle appropriée, afin que le modèle interne soit mis en œuvre avec intégrité; |
| b) | approuve, sur la base d’une proposition de l’unité de contrôle des risques et après avoir dûment pris en considération les conclusions et recommandations résultant du processus de validation, les méthodes d’évaluation du risque de marché appliquées dans le modèle interne; |
| c) | approuve, sur la base d’une évaluation réalisée par l’unité de contrôle des risques et après avoir dûment pris en considération les conclusions et recommandations résultant du processus de validation, tout nouveau produit; |
| d) | approuve et actualise, sur la base d’une proposition de l’unité de contrôle des risques, les limites internes de position; |
| e) | approuve, sur la base d’une proposition de l’unité de contrôle des risques définissant et évaluant le niveau de risque acceptable, le niveau de risque acceptable, l’allocation interne des fonds propres et le budget par table de négociation; |
| f) | adopte la procédure d’approbation des dépassements des limites internes de position; |
| g) | approuve ou impose des mesures correctives en ce qui concerne les dépassements des limites internes de position signalés par l’unité de contrôle des risques conformément à l’article 16, paragraphe 1, point b); |
| h) | sur la base d’une proposition de l’unité de contrôle des risques:
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Article 7
Évaluation de la conformité des tables de négociation avec l’article 104 ter du règlement (UE) no 575/2013
Lorsqu’elles évaluent la conformité des tables de négociation avec l’article 104 ter du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes:
| a) | examinent la stratégie commerciale visée à l’article 104 ter dudit règlement, telle qu’elle est documentée dans les politiques internes de l’établissement en vertu de l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point e), dudit règlement, et vérifient:
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| b) | vérifient si les transactions entre tables de négociation sont conformes aux stratégies commerciales des tables de négociation concernées et si ces transactions ne sont pas effectuées pour:
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| c) | examinent la structure organisationnelle visée à l’article 104 ter, paragraphe 2, point b), du règlement (UE) no 575/2013 et le plan d’activité annuel visé à l’article 104 ter, paragraphe 2, point e), dudit règlement, tels qu’ils sont documentés dans les politiques internes de l’établissement en vertu de l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point e), dudit règlement; |
| d) | vérifient si, pour chaque table de négociation, l’établissement a désigné un ou deux opérateurs en chef et, lorsqu’il en a désigné deux, si leurs rôles, responsabilités et pouvoirs sont clairement séparés ou si en dernier ressort, l’un est sous la supervision de l’autre; |
| e) | examinent les rapports visés à l’article 104 ter, paragraphe 2, points d) et f), du règlement (UE) no 575/2013 et vérifient si tous les aspects visés à ces points sont respectés; |
| f) | vérifient si l’établissement documente et justifie dûment les cas dans lesquels un opérateur est affecté à plus d’une table de négociation en vertu de l’article 104 ter, paragraphe 3, du règlement (UE) no 575/2013 et, à cette fin:
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| g) | vérifient si les raisons de l’inclusion des tables de négociation dans le champ d’application de l’approche alternative fondée sur les modèles internes remplissent l’ensemble des conditions suivantes:
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| h) | vérifient si la stratégie commerciale implique qu’au moins 10 % des exigences de fonds propres pour risque de marché sont calculées conformément à l’approche fondée sur les modèles internes. |
Aux fins du point a), i), les autorités compétentes vérifient si la stratégie commerciale précise quelle proportion des activités de négociation sont axées sur le client, et si elle implique l’initiation ou la structuration d’opérations de négociation, ou l’exécution de services, ou les deux.
Aux fins du point b), les autorités compétentes peuvent, le cas échéant, exiger de l’établissement qu’il fournisse un échantillon des transactions entre tables de négociation, y compris entre les tables de négociation pour lesquelles l’établissement calcule les exigences de fonds propres selon l’approche fondée sur les modèles internes et celles pour lesquelles il utilise l’approche standard.
Article 8
Évaluation de la gouvernance et de la supervision internes de l’établissement en ce qui concerne l’unité de contrôle des risques
1. Lorsqu’elles évaluent la gouvernance et la supervision internes de l’établissement en ce qui concerne l’unité de contrôle des risques visée à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point b), du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes vérifient si l’unité de contrôle des risques:
| a) | est totalement distincte et indépendante du personnel et des fonctions de direction responsables des activités de négociation; |
| b) | est dûment représentée dans les organes de décision de l’établissement et participe au processus décisionnel lorsque l’une au moins des questions suivantes figure à l’ordre du jour:
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| c) | est adéquate, est proportionnée à la taille de l’établissement et aux risques de l’activité et dispose des ressources nécessaires pour s’acquitter efficacement de ses tâches; |
| d) | dispose d’un personnel suffisamment expérimenté, qualifié et formé pour exercer toutes les activités nécessaires à une gestion efficace des risques du modèle interne ainsi qu’au suivi et à la contestation des actions d’autres unités, en particulier des unités opérationnelles de négociation; |
| e) | est responsable du résultat des calculs fondés sur le modèle interne de mesure des risques et le modèle interne de risque de défaut. |
2. Aux fins du paragraphe 1, point a), les autorités compétentes vérifient:
| a) | si l’unité de contrôle des risques est composée d’une ou de plusieurs structures organisationnelles distinctes dans l’organigramme de l’établissement; |
| b) | si les responsables de l’unité ou des unités de contrôle des risques sont des cadres supérieurs de l’établissement; |
| c) | si les membres du personnel et de la direction générale responsables de l’unité de contrôle des risques ne sont responsables d’aucune activité de négociation; |
| d) | si les cadres supérieurs de l’unité de contrôle des risques et ceux responsables des différents métiers sont rattachés à l’organe de direction de l’établissement par des lignes hiérarchiques différentes; |
| e) | si la rémunération variable des membres du personnel et de la direction générale responsables de l’unité de contrôle des risques n’est pas liée à l’exécution des tâches relatives aux activités de négociation placées sous leur surveillance d’une manière qui entrave ou empêche leur indépendance. |
3. Aux fins du paragraphe 1, point b), les autorités compétentes tiennent compte:
| a) | du point de vue documenté de l’unité de contrôle des risques lorsque l’organe de direction ou le comité compétent de la structure de comité interne examine l’une des questions visées au paragraphe 1, point b); |
| b) | des procès-verbaux de l’organe de direction ou du comité compétent de la structure de comité interne de l’établissement, ainsi que des points d’action qui y figurent; |
| c) | des rapports de l’unité de contrôle des risques sur les limites internes de position et de toute décision concernant les dépassements de limites; |
| d) | des informations fournies par le personnel et la direction générale de l’établissement, le cas échéant. |
Aux fins du point b), les autorités compétentes évaluent le degré de participation de l’unité de contrôle des risques à l’examen, par l’organe de direction ou le comité compétent de la structure de comité interne, des questions visées au paragraphe 1, point b). Les autorités compétentes recensent les cas dans lesquels le point de vue de l’unité de contrôle des risques et la décision finale prise par l’organe de direction ou le comité compétent de la structure de comité interne divergent.
Article 9
Évaluation de la politique en matière de nouveaux produits
Lorsqu’elles évaluent si les politiques internes visées à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) no 575/2013 sont adaptées à l’introduction de nouveaux produits, y compris de nouveaux instruments financiers, activités, marchés, lieux de comptabilisation ou lignes d’activité, les autorités compétentes vérifient:
| a) | si l’unité de contrôle des risques a documenté une politique en matière de nouveaux produits et si l’organe de direction a approuvé cette politique, en ce compris une définition de «nouveau produit»; |
| b) | si la structure de comité interne comprend un comité («comité des nouveaux produits») qui évalue, contrôle et suit toutes les questions soulevées par l’introduction de nouveaux produits, y compris, le cas échéant:
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| c) | si, sur la base d’une évaluation réalisée par le comité des nouveaux produits, l’organe de direction autorise la négociation de nouveaux produits; |
| d) | si, lorsque l’organe de direction délègue la tâche d’autorisation au comité des nouveaux produits:
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| e) | si, sans l’approbation spécifique du comité des nouveaux produits, les métiers ne sont pas autorisés à négocier de nouveaux produits avant que les questions visées au point b) n’aient été traitées; |
| f) | si, dans les cas spécifiques où les négociateurs sont autorisés à négocier des nouveaux produits non conformes au point b), le comité des nouveaux produits approuve les transactions sur une base individuelle et dans les limites visées au point d), i); |
| g) | si le comité des nouveaux produits se réunit à une fréquence suffisante pour évaluer et approuver toute nouvelle transaction sur un produit et suivre toutes les questions visées au point b) que ces transactions peuvent soulever; |
| h) | si les transactions font l’objet d’un suivi individuel jusqu’à ce que toutes les questions visées au point b) aient été pleinement traitées et si, sur la base d’une évaluation réalisée par le comité des nouveaux produits, l’organe de direction confirme que les transactions sont pleinement intégrées dans tous les systèmes informatiques pertinents et contrôlées par l’intermédiaire du système régulier de gestion des risques; |
| i) | si tous les nouveaux produits, quel que soit leur degré d’intégration dans les systèmes informatiques, sont pris en compte à la fois dans le modèle interne de mesure des risques et dans les variations quotidiennes de la valeur du portefeuille utilisées aux fins des contrôles a posteriori et des tests d’attribution des profits et pertes. |
Article 10
Réexamen indépendant du modèle interne de mesure des risques
1. Lorsqu’elles évaluent le réexamen indépendant des modèles internes de mesure des risques effectué conformément à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point h), du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes vérifient:
| a) | si l’examinateur est indépendant; |
| b) | si les ressources affectées au réexamen sont appropriées; |
| c) | si le processus mis en place au sein de l’établissement pour donner suite aux recommandations de l’examinateur est adéquat; |
| d) | si l’examinateur procède à un réexamen des modèles internes de mesure des risques au moins une fois par an et s’il consigne les conclusions de ce réexamen dans un rapport soumis à la direction générale et à l’organe de direction; |
| e) | si le rapport visé au point d) fournit à la direction générale et à l’organe de direction de l’établissement suffisamment d’informations sur tous les éléments visés à l’article 325 duosexagies, paragraphe 2, et à l’article 325 novosexagies, paragraphe 7, du règlement (UE) no 575/2013, et s’il recense les domaines du plan de travail annuel pour lesquels une analyse de conformité plus détaillée de ces éléments est nécessaire; |
| f) | si le réexamen est adéquat, proportionné à la taille et à la complexité des portefeuilles concernés et efficace pour détecter les lacunes. |
2. Aux fins du paragraphe 1, les autorités compétentes vérifient:
| a) | si le réexamen est proportionné à la nature, à la taille et à la complexité de la structure commerciale et organisationnelle de l’établissement, et en particulier à la complexité des modèles internes et de leur mise en œuvre; |
| b) | si l’examinateur dispose des ressources suffisantes pour exercer toutes les activités nécessaires, ainsi que d’un personnel suffisamment expérimenté et qualifié; |
| c) | si l’examinateur ne participe pas, ou n’a pas participé, d’une manière ou d’une autre à la conception et à la mise en œuvre du modèle interne soumis à réexamen; |
| d) | si l’examinateur est indépendant du personnel et de la fonction de direction responsables de l’unité opérationnelle et de l’unité de contrôle des risques; |
| e) | si la rémunération variable des membres du personnel et de la direction responsables du réexamen n’est pas liée à l’exécution des tâches relatives aux activités de négociation de l’établissement d’une manière qui entrave ou empêche leur indépendance. |
3. Les autorités compétentes examinent le tout dernier rapport de l’examinateur, ainsi que les autres rapports pertinents établis par celui-ci, et vérifient si les mesures visant à corriger les problèmes signalés dans ces rapports sont pertinentes, efficaces et crédibles.
Article 11
Évaluation de la validation des modèles internes de mesure des risques et des résultats de cette validation
1. Lorsqu’elles évaluent si un modèle interne de mesure des risques fait l’objet d’une validation en bonne et due forme conformément à l’article 325 tersexagies du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes vérifient:
| a) | si le processus de validation est mené par des membres du personnel qui, en aucune manière, ne participent ou n’ont participé à l’élaboration du modèle interne soumis à réexamen; |
| b) | si le processus de validation est mené avec des ressources suffisantes, et notamment du personnel expérimenté et qualifié; |
| c) | si la rémunération variable des membres du personnel et de la direction générale responsables du processus de validation ne dépend pas de l’exécution des tâches relatives au contrôle des risques ou aux activités opérationnelles de l’établissement d’une manière qui entrave ou empêche leur indépendance. |
| d) | si toutes les mesures correctives nécessaires résultant du processus de validation sont prises en compte dans le rapport de validation visé au paragraphe 2 et mises en œuvre en temps utile; |
| e) | si un processus décisionnel garantit que la direction générale de l’établissement tient compte des constatations et recommandations résultant du processus de validation; |
| f) | si l’examinateur visé à l’article 10, paragraphe 1, point a), évalue régulièrement le respect des conditions énoncées à l’article 10, paragraphe 1, points e) et f). |
2. Lorsqu’elles évaluent le résultat du processus de validation, les autorités compétentes:
| a) | vérifient si les recommandations, constatations et conclusions du processus de validation sont reprises dans un rapport de validation qui identifie et décrit:
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| b) | vérifient si les conclusions, constatations et recommandations du rapport de validation sont directement communiquées à l’organe de direction de l’établissement, et directement examinées par lui, avant qu’il n’approuve le modèle à appliquer pour le calcul des exigences de fonds propres et avant que toute modification ultérieure des méthodes ne soit appliquée; |
| c) | vérifient si les éventuelles mesures correctives proposées par les fonctions de validation sont documentées dans le rapport de validation et accompagnées d’un calendrier adéquat de correction des déficiences constatées; |
| d) | vérifient si les politiques internes de l’établissement prévoient une procédure de remontée de l’information en cas de retard dans l’exécution des mesures correctives et, en se fondant sur le passé, si cette procédure est suivie; |
| e) | évaluent la qualité globale des résultats du processus de validation en comparant les déficiences que l’évaluation du modèle interne menée conformément au présent règlement a mises en évidence avec celles mises en évidence par l’unité de validation au cours du processus de validation. |
Article 12
Évaluation de l’adéquation du champ et de l’exhaustivité de la validation interne
1. Lorsqu’elles évaluent si le champ de la validation interne visée à l’article 325 tersexagies du règlement (UE) no 575/2013 est adéquat, les autorités compétentes vérifient si la validation interne:
| a) | analyse de manière critique tous les aspects des méthodes et des fonctions de tarification utilisées aux fins du calcul des exigences de fonds propres, y compris celles appliquées aux nouveaux produits, en tenant compte de leurs forces et de leurs faiblesses par rapport aux autres méthodes; |
| b) | vérifie:
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| c) | vérifie si les hypothèses sur la distribution et tous autres hypothèses et paramètres stochastiques pertinents des processus stochastiques sous-jacents, y compris la volatilité et la corrélation, sont bien justifiés, y compris en ce qui concerne:
|
| d) | évalue la solidité de toutes les corrélations empiriques utilisées aussi bien au sein que entre les grandes catégories de facteurs de risque pour calculer la valeur en risque conditionnelle non limitée visée à l’article 325 unsexagies, paragraphe 2, du règlement (UE) no 575/2013; |
| e) | évalue les hypothèses de corrélation utilisées dans le calcul des exigences de fonds propres pour risque de défaut, y compris:
|
| f) | évalue les hypothèses utilisées pour obtenir des estimations des probabilités de défaut et des pertes en cas de défaut aux fins du calcul des exigences de fonds propres pour risque de défaut; |
| g) | évalue les hypothèses utilisées en ce qui concerne la modélisation des couvertures dans le calcul de l’exigence de fonds propres pour risque de défaut visée à l’article 325 octosexagies du règlement (UE) no 575/2013; |
| h) | analyse les résultats du programme de tests de résistance, y compris les résultats relatifs au risque de défaut, et en tire, le cas échéant, des conclusions pertinentes sur les lacunes ou faiblesses méthodologiques découlant de scénarios de marché particuliers; |
| i) | applique et analyse les résultats obtenus pour les portefeuilles hypothétiques utilisés, en vertu de l’article 325 tersexagies, paragraphe 3, point c), du règlement (UE) no 575/2013, pour vérifier que le modèle interne peut tenir compte des caractéristiques structurelles, y compris, le cas échéant, des éléments suivants:
|
| j) | vérifie la solidité de la mise en œuvre du modèle interne de mesure des risques dans les systèmes informatiques et garantit que toutes les unités opérationnelles et de soutien appliquent les méthodes de manière cohérente et pour toutes les zones géographiques concernées; |
| k) | vérifie l’adéquation et l’importance des approximations en évaluant:
|
2. Lorsqu’elles évaluent l’exhaustivité du processus de validation interne, les autorités compétentes vérifient:
| a) | si, pour la validation interne initiale effectuée lors de l’élaboration du modèle, l’établissement a procédé à une validation complète et a documenté le processus de validation pour toutes les méthodes utilisées dans le modèle interne; |
| b) | si, pour la validation interne périodique, l’établissement a procédé à une validation de tous les domaines ou uniquement de ceux pour lesquels une validation était nécessaire en raison des modifications visées au paragraphe 3 concernant:
|
3. Aux fins du paragraphe 2, point b), les autorités compétentes:
| a) | vérifient si les politiques internes de l’établissement garantissent que la validation interne périodique est effectuée au moins une fois par an, et chaque fois que surviennent des changements structurels importants sur le marché ou des modifications de la composition du portefeuille susceptibles de rendre le modèle interne inadapté, y compris les éléments suivants:
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| b) | vérifient si la validation interne périodique repose sur un plan de travail, approuvé par l’organe de direction, et si ce plan de travail définit:
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| c) | évaluent de quelle manière le plan de travail visé au point b) garantit la réalisation d’un processus de validation interne complet et axé sur les risques ainsi que la bonne prise en compte des aspects pertinents dans la validation interne. |
Article 13
Évaluation de l’adéquation des rapports
Lorsqu’elles évaluent l’adéquation des rapports prévus à l’article 104 ter, paragraphe 2, points d) et f), et à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point b), du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes vérifient:
| a) | si l’établissement tient un inventaire de ces rapports, en précisant leur contenu, leur fréquence et leurs destinataires; |
| b) | si l’inventaire visé au point a) a été approuvé au niveau de direction approprié et est mis à jour en concertation avec l’unité de contrôle des risques. |
Article 14
Évaluation de l’adéquation des limites de négociation
Lorsqu’elles évaluent l’adéquation des limites de négociation visées à l’article 103, paragraphe 2, point b), ii), à l’article 104 ter, paragraphe 2, points c) et f), et à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point b), du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes vérifient si:
| a) | l’établissement dispose d’une ventilation claire des limites de négociation qui est cohérente par rapport au niveau de risque acceptable fixé par l’établissement et au budget de chaque table de négociation; |
| b) | le choix des limites de négociation reflète la stratégie de négociation de la table de négociation et la nature des risques sous-jacents; |
| c) | les limites de négociation comprennent les éléments suivants:
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| d) | l’établissement a une ventilation supplémentaire des limites de valeur en risque, proportionnée aux stratégies de négociation de l’établissement; |
| e) | toutes les limites internes, y compris celles visées au point c), sont dûment consignées par écrit et formellement approuvées; |
| f) | dans le cadre du processus d’approbation et de mise à jour des limites, l’unité de contrôle des risques évalue et consigne par écrit la cohérence et la compatibilité entre les limites de valeur en risque approuvées par l’organe de direction et les autres limites internes non fondées sur la valeur en risque, y compris les sensibilités ou les éléments déclencheurs de pertes; |
| g) | l’établissement consigne dûment par écrit et approuve formellement un inventaire des instruments autorisés et des positions en risque sous-jacentes que les négociateurs peuvent prendre. |
Aux fins du point c), i), la limite de valeur en risque est la somme des limites de valeur en risque individuelles lorsque l’autorisation d’utiliser l’approche fondée sur les modèles internes, visée à l’article 325, paragraphe 1, point b), du règlement (UE) no 575/2013, n’a pas été accordée.
Article 15
Évaluation de l’adéquation du processus de mise à jour des limites de négociation
1. Lorsqu’elles évaluent l’adéquation du processus de mise à jour des limites de négociation visées à l’article 103, paragraphe 2, point b), ii), à l’article 104 ter, paragraphe 2, points c) et f), et à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point b), du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes vérifient si:
| a) | le processus de mise à jour est coordonné et dûment consigné par écrit par l’unité de contrôle des risques; |
| b) | la proposition de mise à jour des limites de négociation tient compte de tout changement de l’un des éléments suivants:
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| c) | la proposition de mise à jour des limites de négociation prend en considération, sur la période pendant laquelle la limite de négociation applicable au moment de la mise à jour a été utilisée:
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2. Les autorités compétentes vérifient si le processus de mise à jour des limites de négociation est mené au moins une fois par an, et plus fréquemment en cas de modification de l’organisation ou d’introduction de nouvelles lignes d’activité ou de nouveaux produits.
Article 16
Évaluation de l’adéquation du processus relatif au dépassement des limites de négociation
1. Lorsqu’elles évaluent l’adéquation du processus d’approbation de dépassements des limites de négociation visés à l’article 104 ter, paragraphe 2, point f), du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes vérifient si:
| a) | l’établissement dispose d’une procédure claire et consignée par écrit pour l’approbation par l’organe de direction du dépassement de limites de négociation; |
| b) | l’organe de direction a précisé les critères d’importance selon lesquels tout dépassement des limites de négociation doit être signalé à l’organe de direction lui-même, quel que soit le niveau auquel les limites de négociation ont été approuvées; |
| c) | l’unité de contrôle des risques consigne par écrit toute violation des limites de négociation et signale ces violations au comité, au sous-comité ou au gestionnaire individuel compétent; |
| d) | le comité, le sous-comité ou le gestionnaire individuel visé au point c) prend des mesures en cas de dépassement d’une limite de négociation ou signale ce dépassement à l’organe de direction, conformément au point b); |
| e) | les éléments consignés par écrit visés au point c) comprennent l’ampleur et les principales causes du dépassement de la limite de négociation, notamment:
|
2. Les autorités compétentes vérifient, en particulier lorsqu’une table de négociation dépasse fréquemment les limites de négociation, si la fréquence et l’ampleur de ces dépassements des limites de négociation et les mesures prises par l’unité de contrôle des risques et l’organe de direction en réaction à ces dépassements sont appropriées. L’autorité compétente procède à cette vérification.
Article 17
Évaluation de l’adéquation du programme de tests de résistance
1. Lorsqu’elles évaluent l’adéquation du programme de tests de résistance prévu à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point g), et à l’article 325 novosexagies, paragraphe 7, point b), du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes vérifient si:
| a) | l’établissement réexamine au moins une fois par an les scénarios appliqués dans le cadre du programme de tests de résistance; |
| b) | l’unité de contrôle des risques applique les scénarios des tests de résistance définis dans le programme de tests de résistance fréquemment, au moins une fois par mois et à une fréquence plus élevée lorsque l’établissement exerce des activités de négociation importantes; |
| c) | les scénarios à appliquer dans le cadre du programme de tests de résistance comprennent, outre des scénarios fondés sur des observations historiques ou sur des hypothèses, des scénarios résultant de tests de résistance inversés et des scénarios ad hoc conçus pour tenir compte des facteurs de risque spécifiques pertinents; |
| d) | les scénarios visés au point c) sont réexaminés au moins une fois par an. |
2. Les autorités compétentes vérifient si les scénarios visés au paragraphe 1, point c), sont utilisés pour évaluer le caractère raisonnable des éléments qui constituent les exigences de fonds propres pour risque de marché, y compris l’exigence de fonds propres supplémentaires pour risque de défaut, lorsque ces exigences de fonds propres sont comparées aux pertes potentielles découlant de scénarios de marché graves mais plausibles.
3. Aux fins du paragraphe 2, les autorités compétentes vérifient si l’établissement, lorsqu’il évalue le caractère raisonnable des hypothèses du modèle de risque de défaut, notamment en ce qui concerne la prise en compte des concentrations de risque de crédit, utilise l’ensemble des éléments suivants:
| a) | les pertes découlant d’événements, y compris d’événements de crédit; |
| b) | les baisses hypothétiques de notation; |
| c) | les événements de marché concernant certains types d’émetteurs; |
| d) | les modifications apportées aux types et aux paramètres des copules, si elles font l’objet d’une modélisation explicite. |
Article 18
Évaluation de l’adéquation des scénarios des tests de résistance inversés et des scénarios des tests de résistance ad hoc
1. Lorsqu’elles évaluent l’adéquation des scénarios des tests de résistance inversés visés à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point g), du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes vérifient si:
| a) | l’unité de contrôle des risques applique le test de résistance inversé en tant qu’outil pour identifier des combinaisons possibles d’événements graves et de concentrations de risques au sein de l’établissement, y compris les événements graves et les concentrations de risques découlant de risques environnementaux; |
| b) | l’analyse réalisée au moyen du test de résistance inversé complète les tests de résistance réguliers; |
| c) | lors de la définition du ou des scénarios résultant de tests de résistance inversés, l’unité de contrôle des risques évalue:
|
2. Lorsqu’elles évaluent l’adéquation des scénarios des tests de résistance ad hoc dans le cadre des programmes de tests de résistance visés à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point g), du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes vérifient si l’unité de contrôle des risques, lorsqu’elle conçoit les scénarios des tests de résistance ad hoc concernés, tient compte de la composition, à la dernière date de déclaration, du portefeuille de positions incluses dans le champ d’application du modèle interne. Les autorités compétentes vérifient notamment si:
| a) | l’unité de contrôle des risques utilise les résultats obtenus à partir de l’analyse de sensibilité à des facteurs de risque individuels, considérés individuellement et conjointement, pour définir des scénarios qui incluent les tensions induites par un ensemble de facteurs de risque plausibles combinés; |
| b) | si l’unité de contrôle des risques a explicitement tenu compte des éléments suivants lors de l’établissement des scénarios des tests de résistance ad hoc:
|
Aux fins du point b), i), l’unité de contrôle des risques peut envisager des chocs plus importants pour refléter l’impossibilité de dénouer des positions en temps utile, en particulier pour les instruments de trésorerie, engendrée par le fait que les positions sont concentrées, ou que l’illiquidité du marché a fortement augmenté.
Aux fins du point b), iv), l’unité de contrôle des risques peut notamment:
| a) | évaluer le risque potentiel encouru lors de la couverture de positions évaluées à l’aide d’une approximation; |
| b) | appliquer les mouvements du scénario de tensions à l’approximation tout en maintenant les positions illiquides constantes. |
Article 19
Évaluation du modèle interne de mesure des risques en ce qui concerne la solidité des systèmes informatiques
1. Lorsqu’elles évaluent si le modèle interne de mesure des risques est calculé et mis en œuvre de manière intègre, comme requis par l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes vérifient si les systèmes informatiques de l’établissement liés à la gestion du risque de marché et les systèmes informatiques qui prennent en charge le modèle interne sont suffisamment solides pour faire face à des erreurs d’exécution. En particulier, les autorités compétentes:
| a) | évaluent la robustesse des systèmes informatiques au cours des 250 derniers jours ouvrables; |
| b) | vérifient si:
|
2. Les autorités compétentes vérifient si un établissement examine toutes les positions et tous les instruments du modèle interne de mesure des risques et rapproche ces positions et instruments avec les systèmes de valeur en fin de journée en confirmant, au moins une fois par semaine, que les positions et instruments dans un système correspondent à ceux des autres systèmes. Les autorités compétentes vérifient que l’établissement consigne par écrit et surveille intégralement les positions et instruments qui n’ont pas fait l’objet d’un rapprochement complet.
Article 20
Évaluation de l’exactitude raisonnable du modèle interne de mesure des risques, y compris du modèle de tarification
1. Lorsqu’elles évaluent si le modèle interne de mesure des risques, y compris tout modèle de tarification, a fait la preuve qu’il est raisonnablement exact pour mesurer les risques et qu’il ne diffère pas de manière significative des modèles que l’établissement utilise pour ses modèles internes de mesure des risques visés à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point f), du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes:
| a) | vérifient si l’établissement dispose d’inventaires, ces inventaires comprenant:
|
| b) | vérifient si les inventaires visés au point a) sont mis à jour au moins une fois par an et si les politiques internes de l’établissement prévoient une mise à jour spécifique chaque fois que cela est nécessaire en raison de modifications substantielles des informations données dans les inventaires; |
| c) | vérifient si toutes les différences entre les fonctions de tarification utilisées pour calculer la valeur en fin de journée et les fonctions de tarification utilisées dans le modèle interne de mesure des risques sont validées dans le cadre de la validation interne prévue à l’article 325 tersexagies du règlement (UE) no 575/2013; |
| d) | évaluent, sur la base des résultats de l’attribution des profits et pertes et des résultats des contrôles a posteriori, s’il existe des fonctions de tarification susceptibles de présenter des déficiences; |
| e) | analysent les conclusions des rapports les plus récents de la validation interne de l’établissement visée à l’article 325 tersexagies du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne l’exactitude du modèle interne de mesure des risques; |
| f) | analysent les conclusions énoncées dans les rapports les plus récents sur le réexamen interne par l’établissement de l’exactitude de son modèle interne de mesure des risques, tel que visé à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point h), du règlement (UE) no 575/2013; |
| g) | vérifient si l’établissement a consigné par écrit les différences entre son modèle interne de mesure des risques et les modèles qu’il utilise aux fins de sa gestion interne des risques pour le même éventail de positions, et si l’établissement est en mesure d’expliquer ces différences; |
| h) | analysent les résultats des tests, tels que visés à l’article 325 tersexagies, paragraphe 3, point a), du règlement (UE) no 575/2013, effectués par l’établissement dans le cadre de sa validation interne afin de vérifier que les hypothèses utilisées dans le modèle interne de mesure des risques sont adéquates et ne sous-estiment pas, ni ne surestiment, les risques, en particulier pour les tables de négociation présentant les différences les plus élevées entre les exigences de fonds propres calculées selon l’approche standard alternative prévue à la troisième partie, titre IV, chapitre 1 bis, du règlement (UE) no 575/2013 et les exigences de fonds propres calculées conformément au modèle interne de mesure des risques. |
Aux fins du point d), les autorités compétentes peuvent, le cas échéant, exiger de l’établissement qu’il calcule, sur un ensemble d’instruments et de matières premières pour lesquels l’autorité compétente souhaite vérifier l’exactitude des fonctions de tarification, les variations théoriques visées au chapitre 2, section 2, du règlement délégué (UE) 2022/2059 de la Commission (10) et les variations hypothétiques visées au chapitre 1, section 2, dudit règlement délégué, et exiger de l’établissement qu’il justifie les différences de résultat entre les deux mesures.
2. Lorsque les positions correspondant à des catégories de produits attribuées à une table de négociation sont comptabilisées dos-à-dos avec celles d’une autre entité du groupe qui n’entre pas dans le périmètre de consolidation de plus haut niveau au sein de l’Union, et que l’autorité compétente a besoin de davantage d’éléments probants pour vérifier que le modèle interne de mesure des risques est raisonnablement exact, l’autorité compétente peut exiger des établissements qu’ils fournissent:
| a) | les variations réelles, hypothétiques et théoriques de la valeur du portefeuille de la table de négociation sur une période de 60 jours ouvrables, sans tenir compte des éventuelles couvertures en lien avec l’entité du groupe; |
| b) | la valeur en risque au niveau de la table de négociation visée à l’article 325 novoquinquagies du règlement (UE) no 575/2013 sur une période de 60 jours ouvrables, sans tenir compte des éventuelles couvertures en lien avec l’entité du groupe; |
| c) | une évaluation des résultats de l’attribution des profits et pertes et des résultats des contrôles a posteriori à la lumière des variations des valeurs du portefeuille visées au point a) et des valeurs en risque visées au point b). |
3. Lorsque le risque de marché des positions correspondant à certaines catégories de produits est transféré à une autre entité du groupe qui n’entre pas dans le périmètre de consolidation de plus haut niveau au sein de l’Union, et lorsque les effets d’un tel transfert ressemblent de facto aux effets de positions comptabilisées dos-à-dos, les autorités compétentes peuvent appliquer le paragraphe 2.
Article 21
Évaluation du modèle interne de mesure des risques en ce qui concerne les programmes de contrôles a posteriori supplémentaires
1. Lorsqu’elles évaluent si le modèle interne de l’établissement est mis en œuvre de manière intègre, conformément à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne les contrôles a posteriori visés à l’article 325 tersexagies, paragraphe 3, point b), dudit règlement, les autorités compétentes vérifient si, dans le cadre de ces programmes de contrôles a posteriori, l’établissement:
| a) | applique le programme de contrôles a posteriori visé au paragraphe 2 ou un autre programme interne de contrôles a posteriori qui permet à l’établissement d’identifier la contribution des facteurs de risque modélisables et non modélisables aux résultats des contrôles a posteriori; |
| b) | applique des méthodes directes de contrôle a posteriori de la valeur en risque conditionnelle à ses portefeuilles. |
Aux fins du point b), les autorités compétentes vérifient comment l’établissement motive le choix de la méthode directe de contrôle a posteriori de la valeur en risque conditionnelle appliquée, et analysent si cette méthode est saine sur le plan conceptuel.
L’établissement peut utiliser les programmes de contrôles a posteriori visés au premier alinéa comme élément de détection et de suivi des déficiences potentielles dans le calcul des mesures de la valeur en risque conditionnelle. Lorsqu’une autorité compétente statue sur l’autorisation d’utiliser l’approche fondée sur les modèles internes pour calculer l’exigence de fonds propres pour risque de marché conformément à l’article 325 terquinquagies, de tels programmes de contrôles a posteriori ne remplacent pas les résultats des contrôles réglementaires a posteriori prévus à l’article 325 novoquinquagies du règlement (UE) no 575/2013 ni les exigences d’attribution des profits et pertes prévues à l’article 325 sexagies dudit règlement.
2. Aux fins du paragraphe 1, premier alinéa, point a), l’établissement peut appliquer un programme de contrôles a posteriori qui respecte les principes suivants:
| a) | un dépassement est défini comme une variation sur un jour de HPL MRF ou de |
| b) | APL MRF qui est supérieure à la valeur en risque visée à l’article 325 novoquinquagies, paragraphe 6, point a), du règlement (UE) no 575/2013; |
| c) | HPL MRF et APL MRF sont calculées comme suit: où:
|
| d) | l’établissement décèle des faiblesses potentielles dans son modèle de mesure des risques en comptant les dépassements, au sens du point a), qui se sont produits au cours des 250 derniers jours ouvrables, et en comparant le nombre de dépassements constatés avec les seuils prévus à l’article 325 novoquinquagies, paragraphe 3, points a) et b), du règlement (UE) no 575/2013. |
CHAPITRE 3
ÉVALUATION DU MODÈLE INTERNE DE MESURE DES RISQUES UTILISÉ POUR CALCULER LA VALEUR EN RISQUE CONDITIONNELLE ET LA MESURE DU RISQUE SELON UN SCÉNARIO DE TENSIONS
SECTION 1
Vue d’ensemble de l’évaluation
Article 22
Introduction à l’évaluation du modèle interne de mesure des risques utilisé pour calculer la valeur en risque conditionnelle et la mesure du risque selon un scénario de tensions
Lorsque les autorités compétentes évaluent le respect par un établissement des exigences applicables au modèle interne de mesure des risques utilisé pour calculer la valeur en risque conditionnelle et la mesure du risque selon un scénario de tensions, elles évaluent si l’établissement respecte:
| a) | la section 2 du présent chapitre, qui contient des exigences relatives aux facteurs de risque, y compris l’évaluation du caractère modélisable et la mise en correspondance avec l’horizon de liquidité approprié; |
| b) | la section 3 du présent chapitre, qui contient des exigences relatives à la qualité des données et aux approches par approximation utilisées pour le calcul de:
|
| c) | la section 4 du présent chapitre, qui contient des exigences relatives aux contrôles a posteriori et à l’attribution des profits et pertes; |
| d) | la section 5 du présent chapitre, qui contient des exigences relatives au traitement du risque de change et du risque sur matières premières dans le portefeuille hors négociation; |
| e) | la section 6 du présent chapitre, qui contient des exigences relatives au calcul de la valeur en risque conditionnelle et de la mesure du risque selon un scénario de tensions. |
SECTION 2
Évaluation du choix et des propriétés des facteurs de risque du modèle interne de mesure des risques
Article 23
Évaluation du modèle interne de mesure des risques en ce qui concerne la couverture des risques
1. Lorsqu’elle évalue si l’établissement respecte l’article 325 unsexagies, paragraphe 1, point a), du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne l’obligation d’inclure dans le modèle interne de mesure des risques au moins les facteurs de risque qui sont utilisés dans le calcul des exigences de fonds propres selon l’approche standard alternative, l’autorité compétente vérifie si:
| a) | l’établissement consigne par écrit l’existence éventuelle de facteurs de risque utilisés dans les approches standard qui ne sont pas inclus dans le modèle interne de mesure des risques; |
| b) | l’établissement mentionne explicitement tous les éléments suivants:
|
| c) | lorsqu’il existe des facteurs de risque utilisés dans l’approche standard alternative qui ne sont pas inclus dans le modèle interne de mesure des risques, l’établissement, en plus de fournir des informations sur l’incidence de l’omission de ces facteurs de risque sur les résultats de l’attribution des profits et pertes, conformément à l’article 325 unsexagies, paragraphe 1, point a), du règlement (UE) no 575/2013:
|
2. Lorsqu’elles évaluent le respect par un établissement de l’article 325 unsexagies, paragraphe 1, point a), du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne l’obligation d’inclure dans le modèle interne de mesure des risques un nombre suffisant de facteurs de risque, les autorités compétentes prennent les mesures suivantes dans l’ordre suivant:
| a) | elles exigent de l’établissement qu’il fournisse une vue d’ensemble des facteurs utilisés dans le calcul de la valeur du portefeuille en fin de journée, y compris, le cas échéant, une liste des agrégats de facteurs utilisés dans le calcul de la valeur en fin de journée, qui précise pour chaque agrégat l’ensemble des éléments suivants:
|
| b) | sur la base de la vue d’ensemble prévue au point a):
|
Aux fins du point a), les établissements agrègent les facteurs de manière que chaque agrégat partage les mêmes attributs en ce qui concerne le point ii) et les points iv), 1), et iv), 2).
Aux fins du point b), i), les autorités compétentes appliquent la méthode d’évaluation prévue au paragraphe 3 et peuvent compléter cette méthode par la méthode d’évaluation prévue au paragraphe 4.
Aux fins de l’évaluation prévue au paragraphe 2, point b), i), les autorités compétentes identifient les tables de négociation ou les portefeuilles hypothétiques utilisés par l’établissement pour la validation interne visée à l’article 325 tersexagies, paragraphe 3, point c), du règlement (UE) no 575/2013 dont les valeurs dépendent de facteurs qui ne sont pas inclus dans le modèle interne de mesure des risques. Les autorités compétentes vérifient, pour ces tables de négociation, si les résultats des contrôles a posteriori visés à l’article 325 novoquinquagies du règlement (UE) no 575/2013 ou les propres tests de validation internes des modèles visés à l’article 325 tersexagies, paragraphe 3, point b), du règlement (UE) no 575/2013 révèlent des faiblesses dans le modèle interne de mesure des risques.
3. Aux fins de l’évaluation visée au paragraphe 2, point b), i), les autorités compétentes peuvent identifier des tables de négociation ou des portefeuilles hypothétiques utilisés par l’établissement pour la validation interne visés à l’article 325 tersexagies, paragraphe 3, point c), du règlement (UE) no 575/2013 dont les valeurs dépendent de facteurs qui ne sont pas inclus dans le modèle interne de mesure des risques, et appliquer les mesures suivantes dans l’ordre suivant:
| a) | elles exigent de l’établissement qu’il calcule:
|
| b) | elles exigent de l’établissement qu’il explique les écarts des variations des valeurs du portefeuille calculées conformément aux points a), i), ii) et iii). |
Article 24
Évaluation des facteurs de risque de taux d’intérêt global
1. Lorsqu’elles évaluent le respect par un établissement des exigences énoncées à l’article 325 unsexagies, paragraphe 1, point c), du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne la modélisation du risque de taux d’intérêt, les autorités compétentes:
| a) | exigent de l’établissement qu’il fournisse une liste de toutes les monnaies auxquelles son portefeuille est sensible et, pour chacune de ces monnaies, toutes les courbes de rendement auxquelles le portefeuille de l’établissement est sensible; |
| b) | exigent de l’établissement, pour chacune des courbes de rendement visées au point a), qu’il précise si une courbe est modélisée directement dans son intégralité ou si elle est modélisée comme étant la somme d’une courbe de base et d’une courbe d’écarts; |
| c) | exigent de l’établissement qu’il fournisse une analyse de sensibilité de son portefeuille à l’égard de chacune des courbes de rendement visées au point a); |
| d) | vérifient, en utilisant les informations visées aux points a), b) et c), que le risque de base entre deux courbes de rendement données est implicitement pris en compte soit par le fait que les deux courbes de rendement sont modélisées directement, soit par le fait qu’une courbe d’écarts représentant la différence entre ces deux courbes de rendement est incluse dans le modèle interne de mesure des risques; |
| e) | procèdent, en ce qui concerne les courbes de rendement pour lesquelles les facteurs de risque sont des points de la courbe, à une évaluation supplémentaire conformément à l’article 29 du présent règlement et, lorsque des classes sont établies par l’établissement conformément à l’article 5, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2022/2060 de la Commission (11), vérifient si l’établissement utilise au moins six facteurs de risque lorsque les deux conditions suivantes sont remplies:
|
| f) | procèdent, en ce qui concerne les courbes qui ont été modélisées à l’aide de paramètres de fonction visés à l’article 6 du règlement délégué (UE) 2022/2060, à une évaluation supplémentaire de la conformité conformément à l’article 29 du présent règlement; |
| g) | évaluent si le risque vega lié au risque de taux d’intérêt est dûment pris en compte, comme requis par l’article 30 du présent règlement. |
2. Par dérogation au paragraphe 1, points a) et b), les autorités compétentes peuvent exiger d’un établissement qu’il fournisse les informations visées auxdits points uniquement pour les monnaies et les courbes de rendement les plus pertinentes, et réaliser l’évaluation prévue audit paragraphe 1 sur ces données.
Article 25
Évaluation des facteurs de risque sur actions
1. Lorsqu’elles évaluent le respect par l’établissement de l’exigence énoncée à l’article 325 unsexagies, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne la modélisation du risque sur actions, les autorités compétentes:
| a) | exigent de l’établissement qu’il fournisse une liste de toutes les signatures et indices d’actions auxquels son portefeuille est sensible, et des facteurs de risque utilisés pour modéliser le risque correspondant; |
| b) | exigent de l’établissement qu’il fournisse une analyse de sensibilité de son portefeuille à l’égard de chacun(e) des signatures et indices d’actions visés au point a); |
| c) | vérifient que, lorsque le risque associé à une signature est modélisé comme étant la somme d’un facteur de risque systématique visé à l’article 3, paragraphe 3, du règlement délégué (UE) 2022/2060 et d’un facteur de risque idiosyncratique, la volatilité générée par le choc appliqué à ces facteurs reflète la volatilité observée pour cette action; |
| d) | vérifient que le risque de base entre deux signatures différentes est pris en compte soit en modélisant directement les deux signatures, soit au moyen d’un facteur de risque de base; |
| e) | évaluent si le risque lié aux variations des courbes d’actions est dûment pris en compte, conformément à l’article 29 du présent règlement; |
| f) | évaluent si le risque vega lié au risque sur actions est dûment pris en compte, conformément à l’article 30 du présent règlement. |
Aux fins du point c), l’autorité compétente peut, si cela est approprié, comparer la volatilité des chocs appliqués à la signature, telle qu’elle résulte des facteurs de risque systématiques et idiosyncratiques, avec la volatilité observée pour cette action.
2. Par dérogation au paragraphe 1, point a), les autorités compétentes peuvent exiger d’un établissement qu’il fournisse les informations visées audit point uniquement pour les signatures et les indices d’actions les plus pertinents, et peuvent réaliser l’évaluation prévue audit paragraphe 1 sur ces données.
Article 26
Évaluation des facteurs de risque d’écart de crédit
1. Lorsqu’elles évaluent le respect par un établissement des exigences énoncées à l’article 325 unsexagies, paragraphe 1, du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne la modélisation du risque d’écart de crédit, les autorités compétentes:
| a) | exigent de l’établissement qu’il fournisse une liste de toutes les courbes d’écarts de crédit d’émetteur et indices de crédit auxquels son portefeuille est sensible, et des facteurs de risque utilisés pour modéliser le risque correspondant; |
| b) | exigent de l’établissement qu’il fournisse une analyse de sensibilité de son portefeuille à l’égard de chacun(e) des courbes d’écarts de crédit d’émetteur et indices de crédit visés au point a); |
| c) | vérifient si, lorsque le risque associé à une courbe d’écart de crédit d’émetteur est modélisé comme étant la somme d’un facteur de risque systématique visé à l’article 3, paragraphe 3, du règlement délégué (UE) 2022/2060 et d’un facteur de risque idiosyncratique, la volatilité générée par le choc appliqué à ces facteurs reflète la volatilité observée pour cette courbe d’écarts de crédit d’émetteur; |
| d) | vérifient si le risque de base entre émetteurs est pris en compte soit en modélisant directement les écarts de crédit des émetteurs, soit au moyen d’un facteur de risque de base; vérifient aussi si la base entre différentes positions faisant référence au même émetteur est surveillé et, lorsqu’il est significatif, intégré au modèle interne de mesure des risques; |
| e) | évaluent si le risque lié aux variations des courbes d’écarts de crédit est dûment pris en compte, comme requis par l’article 29 du présent règlement; |
| f) | évaluent si le risque vega lié au risque d’écart de crédit est dûment pris en compte, comme requis par l’article 30 du présent règlement. |
Aux fins du point c), les autorités compétentes peuvent, si cela est approprié, comparer la volatilité des chocs appliqués à la courbe d’écart de crédit d’émetteur, telle qu’elle résulte des facteurs de risque systématiques et idiosyncratiques, avec la volatilité observée pour cet écart de crédit d’émetteur.
2. Par dérogation au paragraphe 1, point a), les autorités compétentes peuvent exiger d’un établissement qu’il fournisse les informations visées audit point uniquement pour les courbes d’écarts de crédit et les indices de crédit les plus pertinents, et réaliser l’évaluation prévue audit paragraphe 1 sur ces données.
Article 27
Évaluation des facteurs de risque de change
1. Lorsqu’elles évaluent le respect par un établissement des exigences énoncées à l’article 325 unsexagies, paragraphe 1, point d), du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne la modélisation du risque de change, les autorités compétentes:
| a) | exigent de l’établissement qu’il fournisse une liste de toutes les paires de devises à l’égard desquelles son portefeuille est sensible et, pour chacune de ces paires de devises, qu’il précise si cette paire de devises est soumise uniquement au taux de change au comptant ou si elle est soumise à d’autres facteurs de risque, y compris des volatilités implicites; |
| b) | exigent de l’établissement qu’il fournisse une analyse de sensibilité de son portefeuille à l’égard de chacune des paires de devises visées au point a); |
| c) | sur la base des informations visées aux points a) et b), vérifient si le risque de base entre tout couple de paires de devises est implicitement pris en compte de l’une des façons suivantes:
|
| d) | évaluent dans quelle mesure l’établissement prend en considération le risque lié aux événements de décrochage pour les paires de devises non flottantes et, lorsque ce risque est significatif, comment il est surveillé; |
| e) | évaluent si le risque lié aux variations des courbes de change est dûment pris en compte, comme requis par l’article 29 du présent règlement; |
| f) | évaluent si le risque vega lié au risque de change est dûment pris en compte, comme requis par l’article 30 du présent règlement. |
2. Par dérogation au paragraphe 1, point a), les autorités compétentes peuvent exiger d’un établissement qu’il fournisse les informations visées audit point uniquement pour les paires de devises les plus pertinentes, et réaliser l’évaluation prévue audit paragraphe 1 sur ces données.
Article 28
Évaluation des facteurs de risque sur matières premières
1. Lorsqu’elles évaluent le respect par un établissement des exigences énoncées à l’article 325 unsexagies, paragraphe 1, point f), du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne la modélisation du risque sur matières premières, les autorités compétentes:
| a) | exigent de l’établissement:
|
| b) | vérifient si les politiques internes de l’établissement identifient des indicateurs appropriés pour évaluer le caractère significatif d’un marché de matières premières au sens de l’article 325 unsexagies, paragraphe 1, point f), du règlement (UE) no 575/2013 et si, pour les marchés de matières premières identifiés comme significatifs, chaque matière première est spécifiquement intégrée au modèle interne de mesure des risques de l’établissement; |
| c) | vérifient si le risque de base entre des matières premières similaires mais non identiques sur lesquelles l’établissement a une exposition significative est pris en compte, y compris le risque de base découlant d’une différence de lieu de livraison et d’asymétries d’échéances; |
| d) | évaluent si le risque lié aux variations des courbes de matières premières est dûment pris en compte, comme requis par l’article 29 du présent règlement; |
| e) | évaluent si le risque vega lié au risque sur matières premières est dûment pris en compte, comme requis par l’article 30 du présent règlement. |
Aux fins du point c), les autorités compétentes vérifient si l’établissement modélise directement les deux matières premières différentes ou prend en compte la base au moyen d’un facteur de risque de base.
2. Par dérogation au paragraphe 1, points a), i), et a), ii), les autorités compétentes peuvent exiger d’un établissement qu’il fournisse les informations visées auxdits points uniquement pour les matières premières les plus pertinentes, et réaliser l’évaluation prévue audit paragraphe 1 sur ces données.
Article 29
Évaluation des courbes
1. Les autorités compétentes appliquent:
| a) | le paragraphe 2 du présent article lorsqu’elles sont tenues d’évaluer des courbes dont les points sont des facteurs de risque visés à l’article 4 du règlement délégué (UE) 2022/2060; |
| b) | le paragraphe 4 du présent article lorsqu’elles sont tenues d’évaluer des courbes qui ont été modélisées à l’aide de paramètres de fonction comme visés à l’article 6 du règlement délégué (UE) 2022/2060. |
Aux fins des points a) et b), les autorités compétentes évaluent les techniques d’interpolation et d’extrapolation utilisées par l’établissement conformément au paragraphe 6.
2. Pour les courbes pour lesquelles l’établissement définit lui-même des classes conformément à l’article 5, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2022/2060, les autorités compétentes vérifient que:
| a) | les politiques internes de l’établissement ont établi des critères pour déterminer le nombre de facteurs de risque à utiliser pour modéliser une courbe, et que ces critères sont fondés sur la liquidité et l’importance des positions présentant une exposition à cette courbe; |
| b) | les critères visés au point a) sont accompagnés d’une analyse montrant que le nombre de facteurs de risque utilisés permet de prendre en compte la volatilité pour différentes échéances. |
Aux fins du point b), lorsque l’autorité compétente estime que le nombre de facteurs de risque utilisés pour modéliser une courbe n’est pas approprié, elle peut compléter son évaluation en utilisant la méthode d’évaluation prévue au paragraphe 3.
3. Aux fins du paragraphe 2, point b), les autorités compétentes peuvent:
| a) | exiger que l’établissement applique des scénarios de chocs futurs aux facteurs de risque de la courbe tels qu’établis dans le modèle interne de mesure des risques; |
| b) | exiger de l’établissement qu’il dérive la volatilité d’un point de la courbe qui n’est pas un facteur de risque; |
| c) | exiger de l’établissement qu’il obtienne la volatilité observée du point de la courbe visée au point b); |
| d) | comparer la volatilité obtenue conformément au point b) à la volatilité observée obtenue conformément au point c). |
Aux fins de l’évaluation visée au paragraphe 2, point b), les autorités compétentes se basent à la fois sur la période visée à l’article 325 sexquinquagies, paragraphe 4, point c), du règlement (UE) no 575/2013 et sur la période de tensions financières visée l’article 325 sexquinquagies, paragraphe 2, point c), dudit règlement.
4. Pour les courbes modélisées au moyen des paramètres de fonction visés à l’article 6 du règlement délégué (UE) 2022/2060, les autorités compétentes évaluent si les politiques internes de l’établissement comprennent une analyse montrant que les chocs sur les paramètres de fonction permettent de saisir tous les risques significatifs des courbes et la volatilité entre différentes durées. Lorsque cela est approprié, les autorités compétentes peuvent compléter leur évaluation en utilisant la méthode d’évaluation prévue au paragraphe 5 du présent article.
5. Aux fins du paragraphe 4, les autorités compétentes peuvent:
| a) | exiger de l’établissement qu’il applique des scénarios de chocs futurs aux paramètres de fonction tels qu’établis dans le modèle interne de mesure des risques; |
| b) | exiger de l’établissement qu’il dérive la volatilité d’un point de la courbe; |
| c) | exiger de l’établissement qu’il obtienne la volatilité du point de la courbe visé au point b); |
| d) | comparer la volatilité obtenue conformément au point b) à la volatilité observée obtenue conformément au point c). |
Pour cette évaluation, les autorités compétentes se basent à la fois sur la période visée à l’article 325 sexquinquagies, paragraphe 4, point c), du règlement (UE) no 575/2013 et sur la période de tensions financières visée l’article 325 sexquinquagies, paragraphe 2, point c), dudit règlement.
6. Les autorités compétentes évaluent si toutes les techniques utilisées par l’établissement pour construire une courbe, y compris les techniques d’interpolation et d’extrapolation, sont solides. Lorsqu’une partie de la courbe est dérivée par extrapolation de ses deux points extrêmes, les autorités compétentes vérifient si la volatilité des rendements observés sur le marché pour la partie extrapolée de la courbe ne diffère pas significativement de celle résultant de l’extrapolation. À cette fin, les autorités compétentes peuvent appliquer les méthodes d’évaluation prévues aux paragraphes 3 et 5 en sélectionnant un point de la courbe obtenue par extrapolation lors de l’application du point b) desdits paragraphes.
Article 30
Évaluation des surfaces de volatilité implicite
1. Lorsqu’elles évaluent le respect par un établissement des exigences énoncées à l’article 325 unsexagies, paragraphe 1, point h), du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne la prise en compte du risque vega pour toute grande catégorie de facteurs de risque, les autorités compétentes:
| a) | exigent de l’établissement qu’il fournisse une liste de toutes les surfaces de volatilité à l’égard desquelles son portefeuille est sensible; |
| b) | exigent de l’établissement qu’il fournisse une analyse de sensibilité de son portefeuille à l’égard de chacune des surfaces visées au point a); |
| c) | vérifient, en utilisant les informations visées aux points a) et b), que tout risque de base significatif entre deux surfaces données est implicitement pris en compte soit par le fait que les deux surfaces sont modélisées directement, soit par le fait qu’une surface d’écarts représentant la différence entre ces deux courbes est modélisée; |
| d) | vérifient, en ce qui concerne les surfaces de volatilité dont les points sont des facteurs de risque au sens de l’article 4 du règlement délégué (UE) 2022/2060, si:
|
| e) | vérifient, en ce qui concerne les surfaces qui ont été modélisées à l’aide de paramètres de fonction comme visés à l’article 6 du règlement délégué (UE) 2022/2060, si les politiques internes de l’établissement comprennent une analyse montrant que les chocs sur les paramètres de fonction permettent une représentation complète du risque pour toute la surface; |
| f) | évaluent si les techniques d’interpolation et d’extrapolation utilisées par l’établissement pour construire une surface sont solides et si une partie de la surface est dérivée par extrapolation de ses deux points extrêmes, vérifient si la volatilité des rendements observés sur le marché pour la partie extrapolée de la surface ne diffère pas significativement de celle résultant de l’extrapolation. |
Aux fins du point a), l’établissement précise, pour chacune des surfaces visées audit point, si elle est modélisée directement dans son intégralité ou si elle est modélisée comme étant la somme d’une surface de base et d’une surface d’écarts.
Aux fins du point d), ii), les autorités compétentes peuvent, lorsque cela est approprié, compléter leur évaluation en utilisant la méthode d’évaluation prévue au paragraphe 2.
Aux fins du point e), les autorités compétentes peuvent, lorsque cela est approprié, compléter leur évaluation en utilisant la méthode d’évaluation prévue au paragraphe 3.
Aux fins du point f), les autorités compétentes peuvent appliquer les méthodes d’évaluation prévues aux paragraphes 2 et 3 en sélectionnant un point de la surface obtenue par extrapolation lors de l’application du point b) desdits paragraphes.
2. Aux fins du paragraphe 1, point d), ii), les autorités compétentes peuvent:
| a) | exiger de l’établissement qu’il applique des scénarios de chocs futurs aux facteurs de risque de la surface tels qu’établis dans le modèle interne de mesure des risques; |
| b) | exiger de l’établissement qu’il dérive la volatilité d’un point de la surface qui n’est pas un facteur de risque; |
| c) | exiger de l’établissement qu’il obtienne la volatilité observée du point de la surface visée au point b); |
| d) | comparer la volatilité obtenue conformément au point b) à la volatilité observée obtenue conformément au point c). |
Aux fins de l’évaluation visée au paragraphe 1, point d), ii), les autorités compétentes se basent à la fois sur la période visée à l’article 325 sexquinquagies, paragraphe 4, point c), du règlement (UE) no 575/2013 et sur la période de tensions financières visée à l’article 325 sexquinquagies, paragraphe 2, point c), dudit règlement.
3. Aux fins du paragraphe 1, point e), les autorités compétentes peuvent:
| a) | exiger de l’établissement qu’il applique des scénarios de chocs futurs aux paramètres de fonction tels qu’établis dans le modèle interne de mesure des risques; |
| b) | exiger de l’établissement qu’il dérive la volatilité d’un point de la surface; |
| c) | exiger de l’établissement qu’il obtienne la volatilité observée du point de la surface visée au point b); |
| d) | comparer la volatilité obtenue conformément au point b) à la volatilité observée obtenue conformément au point c). |
Aux fins de l’évaluation visée au paragraphe 1, point e), les autorités compétentes se basent à la fois sur la période visée à l’article 325 sexquinquagies, paragraphe 4, point c), du règlement (UE) no 575/2013 et sur la période de tensions financières visée l’article 325 sexquinquagies, paragraphe 2, point c), dudit règlement.
Article 31
Évaluation des facteurs de risque de corrélation
Lorsqu’elles évaluent si le modèle interne de mesure des risques d’un établissement tient compte du risque de corrélation conformément à l’article 325 unsexagies, paragraphe 1, point b), du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes vérifient que, pour les options à sous-jacents multiples et tout autre produit dont la valeur en fin de journée est déterminée au moyen d’un coefficient de corrélation implicite, un facteur de risque prenant en compte le risque de variations du coefficient de corrélation est inclus dans le modèle interne de mesure des risques.
L’autorité compétente peut identifier les options et les produits reposant sur un coefficient de corrélation implicite en utilisant les informations déclarées conformément à l’article 23 du présent règlement et en identifiant les facteurs qui sont des coefficients de corrélation.
Article 32
Évaluation du caractère modélisable des facteurs de risque
1. Lorsqu’elles évaluent le respect par un établissement de l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne les exigences relatives au caractère modélisable des facteurs de risque, les autorités compétentes vérifient si les politiques internes de l’établissement visées audit point satisfont à toutes les exigences suivantes:
| a) | les politiques internes couvrent les aspects mentionnés à l’article 7 du règlement délégué (UE) 2022/2060 pour l’ensemble de la documentation; |
| b) | les politiques internes exigent la production d’un inventaire à jour qui, pour chaque facteur de risque, précise:
|
| c) | les politiques internes prévoient:
|
| d) | les politiques internes définissent des critères permettant de déterminer si l’évaluation du caractère modélisable d’une courbe, d’une surface ou d’un cube est effectuée à l’aide de classes standard prédéfinies, telles que visées à l’article 5, paragraphe 2, du règlement délégué (UE) 2022/2060, ou de classes que l’établissement définit lui-même, conformément aux dispositions de l’article 5, paragraphe 4, dudit règlement délégué; |
| e) | lorsque les classes standard prédéfinies mentionnées à l’article 5, paragraphe 2, du règlement délégué (UE) 2022/2060 sont subdivisées en classes plus petites conformément à l’article 5, paragraphe 3, dudit règlement, les politiques internes exposent les raisons justifiant ce choix. |
Aux fins du point b), vii) et viii), lorsque l’établissement procède à l’évaluation du caractère modélisable d’un facteur de risque en évaluant d’abord le caractère modélisable d’un ensemble de classes, les autorités compétentes vérifient si le nombre de prix vérifiables et représentatifs est précisé au niveau de chacune de ces classes.
2. Lorsqu’elles évaluent si le modèle interne de mesure des risques d’un établissement est mis en œuvre de manière intègre, comme l’exige l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, du règlement (UE) no 575/2013, en ce qui concerne l’évaluation du caractère modélisable des facteurs de risque qui sont considérés comme modélisables en vertu de l’article 1er du règlement (UE) 2022/2060, les autorités compétentes:
| a) | en ce qui concerne les résultats de l’évaluation du caractère modélisable, vérifient:
|
| b) | en ce qui concerne les exigences à respecter pour qu’un prix soit considéré comme vérifiable au sens de l’article 2 du règlement délégué (UE) 2022/2060:
|
| c) | en ce qui concerne les exigences à respecter pour qu’un prix vérifiable soit considéré comme représentatif d’un facteur de risque, telles que définies à l’article 3 du règlement délégué (UE) 2022/2060, vérifient si le processus de mise en correspondance et les critères utilisés pour déterminer la représentativité d’un prix pour un facteur de risque mentionnés à l’article 7, paragraphe 1, point d), dudit règlement délégué sont rigoureux. |
Aux fins du point a), ii), les autorités compétentes vérifient si les critères prévus au paragraphe 1, point c), pour déterminer si des facteurs de risque sont du même type sont rigoureux et, à l’aide de l’inventaire prévu au paragraphe 1, point b), si ces critères sont appliqués correctement.
Aux fins du point b), i), les autorités compétentes appliquent la méthode d’évaluation décrite au paragraphe 5.
Aux fins du point c), les autorités compétentes appliquent la méthode d’évaluation décrite au paragraphe 6.
3. Lorsqu’elles évaluent si le modèle interne d’un établissement est mis en œuvre de manière intègre, comme l’exige l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, du règlement (UE) no 575/2013, en ce qui concerne l’évaluation du caractère modélisable des facteurs de risque qui font partie d’une courbe, d’une surface ou d’un cube et qui sont considérés comme modélisables en vertu de l’article 4 du règlement (UE) 2022/2060, les autorités compétentes:
| a) | en ce qui concerne les résultats de l’évaluation du caractère modélisable:
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| b) | en ce qui concerne les exigences à respecter pour qu’un prix soit considéré comme vérifiable, telles que définies à l’article 2 du règlement délégué (UE) 2022/2060:
|
| c) | vérifient, en ce qui concerne les exigences relatives à l’attribution d’un prix vérifiable à une classe conformément à l’article 4, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2022/2060, si le processus de mise en correspondance et les critères mentionnés à l’article 7, paragraphe 1, point d), dudit règlement qui sont utilisés pour déterminer qu’un prix est représentatif d’un point de la classe sont rigoureux; |
| d) | vérifient, en ce qui concerne la possibilité de réattribuer un prix vérifiable d’une classe à une classe adjacente conformément à l’article 5, paragraphe 5, du règlement délégué (UE) 2022/2060:
|
Aux fins du point b), i), les autorités compétentes appliquent la méthode d’évaluation définie au paragraphe 5.
Aux fins du point c), les autorités compétentes appliquent la méthode d’évaluation définie au paragraphe 7.
4. Lorsqu’elles évaluent si le modèle interne d’un établissement est mis en œuvre de manière intègre, comme l’exige l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, du règlement (UE) no 575/2013, en ce qui concerne l’évaluation du caractère modélisable des facteurs de risque qui sont considérés comme modélisables en vertu de l’article 6 du règlement (UE) 2022/2060, les autorités compétentes:
| a) | en ce qui concerne les résultats de l’évaluation du caractère modélisable:
|
| b) | en ce qui concerne les exigences à respecter pour qu’un prix soit considéré comme vérifiable, telles que définies à l’article 2 du règlement délégué (UE) 2022/2060:
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| c) | vérifient, en ce qui concerne les exigences relatives à l’attribution d’un prix vérifiable à une classe conformément à l’article 4, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2022/2060, si le processus de mise en correspondance et les critères mentionnés à l’article 7, paragraphe 1, point d), dudit règlement qui sont utilisés pour déterminer qu’un prix est représentatif d’un point de la classe sont rigoureux; |
| d) | vérifient, en ce qui concerne la possibilité de réattribuer un prix vérifiable d’une classe à une classe adjacente conformément à l’article 5, paragraphe 5, du règlement délégué (UE) 2022/2060:
|
Aux fins du point b), i), les autorités compétentes appliquent la méthode d’évaluation définie au paragraphe 5.
Aux fins du point c), les autorités compétentes appliquent la méthode d’évaluation définie au paragraphe 7.
5. Aux fins du paragraphe 2, point b), i), du paragraphe 3, point b), i), et du paragraphe 4, point b), i), les autorités compétentes appliquent la méthode d’évaluation suivante:
| a) | elles exigent de l’établissement qu’il fournisse un échantillon de facteurs de risque et de classes, ainsi que les prix vérifiables et représentatifs correspondants, comprenant:
|
| b) | elles exigent de l’établissement qu’il indique, pour les prix mentionnés au point a) du présent paragraphe, laquelle des conditions énoncées à l’article 2, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2022/2060 est remplie, et vérifient ce qui suit:
|
| c) | pour les prix vérifiables mentionnés au point a), elle vérifient:
|
Aux fins du présent paragraphe, les autorités compétentes exigent des établissements ou des vendeurs tiers, selon le cas, qu’ils leur fournissent toutes les informations dont elles ont besoin pour effectuer cette évaluation de manière exhaustive, conformément à l’article 2, paragraphe 5, point b), du règlement délégué (UE) 2022/2060.
6. Aux fins du paragraphe 2, point c), les autorités compétentes:
| a) | exigent de l’établissement qu’il fournisse un échantillon de facteurs de risque, ainsi que les prix vérifiables et représentatifs correspondants utilisés pour évaluer si les conditions énoncées à l’article 1er du règlement délégué (UE) 2022/2060 sont remplies; |
| b) | vérifient si, lorsqu’à une date d’observation donnée, il existe plusieurs prix vérifiables pour le facteur de risque, un seul est pris en considération pour déterminer si les conditions énoncées à l’article 1er du règlement délégué (UE) 2022/2060 sont remplies; |
| c) | vérifient, pour les facteurs de risque de l’échantillon mentionné au point a) qui ne sont pas des facteurs de risque de crédit ou de risque sur actions systématiques prenant en compte les mouvements à l’échelle du marché mentionnés à l’article 3, paragraphe 3, du règlement délégué (UE) 2022/2060:
|
| d) | vérifient, pour les facteurs de risque de l’échantillon mentionné au point a) qui sont des facteurs systématiques de risque de crédit ou de risque sur actions prenant en compte les mouvements à l’échelle du marché, tels que mentionnés à l’article 3, paragraphe 3, du règlement délégué (UE) 2022/2060, si les prix vérifiables utilisés sont représentatifs des caractéristiques des facteurs de risque systématiques. |
Aux fins du point a), l’échantillon de facteurs de risque comprend, entre autres, des facteurs de risque qui ont rempli de justesse les conditions pour être considérés comme modélisables et des facteurs de risque qui ont changé de statut quant à leur caractère modélisable au cours de l’année précédente. Le cas échéant, cet échantillon contient des facteurs de risque pour lesquels des prix vérifiables sont obtenus uniquement par l’établissement, uniquement par des vendeurs tiers, et aussi bien par l’établissement que par des vendeurs tiers.
7. Aux fins du paragraphe 3, point c), et du paragraphe 4, point c), les autorités compétentes:
| a) | exigent de l’établissement qu’il leur fournisse un échantillon de classes relatives à un ensemble de courbes, surfaces ou cubes, ainsi que les prix vérifiables et représentatifs correspondants; |
| b) | en ce qui concerne les prix vérifiables mentionnés au point a), vérifient, pour les classes pour lesquelles il existe plusieurs prix vérifiables à une date d’observation donnée, qu’un seul prix vérifiable par date est pris en considération pour évaluer si les conditions énoncées à l’article 1er du règlement délégué (UE) 2022/2060 sont remplies; |
| c) | en ce qui concerne les prix vérifiables mentionnés au point a), s’assurent que la méthode utilisée par l’établissement pour établir une correspondance entre un prix vérifiable et une classe donnée est appropriée. |
Aux fins du point a), l’échantillon de classes comprend, entre autres, des classes qui ont rempli de justesse les conditions pour être considérées comme modélisables et des classes qui ont changé de statut quant à leur caractère modélisable au cours de l’année précédente. Le cas échéant, cet échantillon contient des classes pour lesquelles des prix vérifiables sont obtenus uniquement par l’établissement, uniquement par des vendeurs tiers, et aussi bien par l’établissement que par des vendeurs tiers.
Aux fins du point c), l’autorité compétente vérifie:
| a) | si les points d’une classe sont des déterminants majeurs du prix considéré comme représentatif, |
| b) | si la méthode utilisée par l’établissement pour conclure à l’existence d’un lien étroit entre un point de la classe et ce prix est rigoureuse, |
| c) | si la méthode utilisée par l’établissement pour extraire de ce prix la valeur de ce point de la classe est rigoureuse. |
Article 33
Évaluation de l’horizon de liquidité des facteurs de risque
1. Lorsqu’elles évaluent le respect par un établissement de l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne les exigences relatives à l’horizon de liquidité des facteurs de risque, les autorités compétentes vérifient si les politiques internes mentionnées audit point requièrent la production d’un inventaire à jour qui précise, pour chaque facteur de risque, les éléments suivants:
| a) | la description du facteur de risque; |
| b) | si le facteur de risque est modélisable d’après l’évaluation du caractère modélisable mentionnée à l’article 325 octoquinquagies du règlement (UE) no 575/2013 et, dans ce cas, s’il est inclus dans le sous-ensemble de facteurs de risque modélisables mentionné à l’article 325 sexquinquagies, paragraphe 2, point a), dudit règlement; |
| c) | une description simple des données d’entrée utilisées pour affecter le facteur de risque; |
| d) | l’horizon de liquidité attribué au facteur de risque conformément à ce qu’exige l’article 325 septquinquagies, paragraphe 2, du règlement (UE) no 575/2013; |
| e) | si la nature du facteur de risque ne correspond à aucune grande catégorie de facteurs de risque, conformément à ce qu’exige l’article 1er, paragraphe 2, du règlement délégué (UE) 2022/2058; |
| f) | si la nature du risque que représente le facteur de risque et les données d’entrée utilisées pour ce facteur de risque correspondent à des facteurs de risque qui pourraient relever de plus d’une grande catégorie de facteurs de risque ou de plus d’une grande sous-catégorie de facteurs de risque, conformément à ce qu’exige l’article 1er, paragraphe 3, du règlement délégué (UE) 2022/2058; |
| g) | lorsqu’elle est utilisée pour modéliser un indice homogène, si la méthode mentionnée à l’article 1er du règlement délégué (UE) 2022/2058 ou la méthode mentionnée à l’article 2 dudit règlement a été utilisée pour affecter le facteur de risque à la grande catégorie et à la grande sous-catégorie appropriées de facteurs de risque du tableau 2 figurant à l’article 325 septquinquagies du règlement (UE) no 575/2013. |
2. Lorsqu’elles évaluent si le modèle interne de l’établissement est mis en œuvre de manière intègre, conformément à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, du règlement (UE) no 575/2013, en ce qui concerne les exigences relatives à l’horizon de liquidité des facteurs de risque, les autorités compétentes vérifient:
| a) | en utilisant les éléments mentionnés au paragraphe 1 du présent article:
|
| b) | si l’établissement a mis en place des critères objectifs permettant de déterminer quand un facteur de risque d’écart de crédit se rapporte à une catégorie «investissement» ou à une position à haut rendement; |
| c) | si, lorsque l’établissement applique la dérogation prévue à l’article 325 septquinquagies, paragraphe 3, du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne l’utilisation d’horizons de liquidité plus longs pour calculer la mesure de la valeur en risque conditionnelle visée à l’article 325 quinquinquagies dudit règlement et la mesure du risque selon un scénario de tensions visée à l’article 325 quatersexagies dudit règlement, l’établissement fait une distinction entre les positions appartenant à des tables de négociation pour lesquelles la dérogation est utilisée et celles pour lesquelles la dérogation n’est pas utilisée; |
| d) | si dans le cadre de la vérification mensuelle mentionnée à l’article 325 septquinquagies, paragraphe 6, du règlement (UE) no 575/2013, l’établissement vérifie si:
|
| e) | si une seule monnaie est considérée comme nationale aux fins de la mise en correspondance d’un facteur de risque avec la grande catégorie «taux d’intérêt» et la sous-catégorie «devises les plus liquides et monnaie nationale» du tableau 2 figurant à l’article 325 septquinquagies du règlement (UE) no 575/2013. |
Aux fins du point c), les autorités compétentes se concentrent sur les facteurs de risque qui appartiennent à la sous-catégorie faisant l’objet de la dérogation et qui sont présents à la fois dans des tables de négociation pour lesquelles la dérogation est utilisée et dans des tables de négociation pour lesquelles la dérogation n’est pas utilisée.
3. Aux fins du paragraphe 2, point a), les autorités compétentes peuvent exiger de l’établissement qu’il identifie les facteurs de risque dans un échantillon d’instruments financiers ou de matières premières et elles procèdent à leur évaluation en tenant compte de la nature des instruments financiers qui comportent ces facteurs de risque. Lorsqu’elles exigent cet échantillon, les autorités compétentes se concentrent sur des instruments financiers ou matières premières comprenant un éventail suffisamment large de types de facteurs de risque pour garantir une évaluation complète.
4. Aux fins du paragraphe 2, point d), du présent article, les autorités compétentes peuvent exiger de l’établissement qu’il indique les facteurs de risque qui ont fait l’objet d’une modification de sous-catégorie et elles vérifient que, à la suite de la vérification mensuelle, la mesure de la valeur en risque conditionnelle mentionnée à l’article 325 quinquinquagies du règlement (UE) no 575/2013 et la mesure du risque selon un scénario de tensions mentionnée à l’article 325 quatersexagies dudit règlement reflétaient bien les variations de l’horizon de liquidité.
SECTION 3
Évaluation des approximations et de la qualité des données
Article 34
Évaluation des approximations
1. Lorsqu’elles évaluent si le modèle interne d’un établissement est mis en œuvre de manière intègre, comme l’exige l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, du règlement (UE) no 575/2013, en ce qui concerne les exigences relatives à l’utilisation d’approximations, les autorités compétentes vérifient si:
| a) | l’établissement a, dans le cadre des politiques internes mentionnées à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) no 575/2013, défini des critères précisant:
|
| b) | les politiques internes visées à l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) no 575/2013 couvrent toutes les approches par approximation utilisées par l’établissement, y compris, le cas échéant:
|
| c) | pour les facteurs de risque non modélisables, il existe une raison claire d’utiliser une approche par approximation, alors que le nombre de rendements N dans la série temporelle pour le facteur de risque résultant de l’article 7 du règlement délégué (UE) 2024/397 permettrait d’utiliser la méthode historique ou la méthode sigma asymétrique mentionnée, respectivement, aux articles 8 et 9 dudit règlement délégué; |
| d) | l’approche utilisée pour approximer le facteur de risque est appropriée et garantit, comme l’exige l’article 325 unsexagies, paragraphe 1, point g), du règlement (UE) no 575/2013, un calibrage prudent des scénarios de chocs futurs pour les facteurs de risque modélisables et des scénarios extrêmes de chocs futurs pour les facteurs de risque non modélisables; |
| e) | en ce qui concerne les facteurs de risque pour lesquels des données d’approximation ne sont utilisées que pour des périodes spécifiques dans la série temporelle, il n’y a pas de sauts anormaux entre les parties de la série temporelle qui sont approximées et celles qui ne le sont pas. |
2. Aux fins du paragraphe 1, point c), les autorités compétentes vérifient, sur un échantillon de facteurs de risque qui sont approximés:
| a) | si l’approche par approximation utilisée pour ces facteurs de risque est l’approche décrite dans les politiques internes mentionnées au paragraphe 1, point a), et si l’approximation utilisée est économiquement pertinente; |
| b) | si le risque de base entre ce facteur de risque tel qu’approximé et d’autres facteurs de risque est dûment pris en compte, y compris lorsque différents facteurs de risque sont approximés par mise en correspondance avec le même facteur de risque; |
| c) | s’il n’y a pas de cas où, du fait de l’approximation, le risque spécifique n’est pas dûment représenté. |
Lorsqu’elles appliquent cette méthode d’évaluation, les autorités compétentes choisissent un échantillon de facteurs de risque reflétant diverses approches par approximation, y compris, le cas échéant, des modèles de facteurs, des approximations bêta et la mise en correspondance des facteurs de risque avec des étalons de référence, y compris des noms représentatifs du secteur et de la région ou des indices.
3. Aux fins du paragraphe 1, point c), les autorités compétentes, sur un échantillon de facteurs de risque pour lesquels des données ont été approximées au cours de la dernière période de 12 mois:
| a) | exigent de l’établissement qu’il fournisse la série temporelle des facteurs de risque approximés ayant servi dans le modèle interne de mesure des risques et la série temporelle des facteurs de tarification correspondants ayant servi dans le processus d’évaluation en fin de journée; |
| b) | vérifient que les volatilités des deux séries temporelles mentionnées au point a) ne divergent pas de manière substantielle; |
| c) | vérifient que les deux séries temporelles sont étroitement corrélées. |
Lorsqu’elles appliquent cette méthode d’évaluation, les autorités compétentes choisissent un échantillon de facteurs de risque reflétant diverses approches par approximation, y compris, le cas échéant, des modèles de facteurs, des approximations bêta et la mise en correspondance des facteurs de risque avec des étalons de référence, y compris des noms représentatifs d’un secteur donné et d’une région donnée ou des indices.
4. Aux fins du paragraphe 1, point c), pour tester la prudence des approches par approximation, les autorités compétentes sélectionnent un échantillon d’approches et appliquent à chacune toutes les étapes suivantes, dans l’ordre indiqué:
| a) | elles exigent de l’établissement qu’il leur fournisse la série temporelle d’un échantillon de facteurs de risque qui ne sont pas approximés et qui, s’ils l’étaient, suivraient l’approche par approximation qu’elles évaluent; |
| b) | elles exigent de l’établissement qu’il leur fournisse la série temporelle qui serait utilisée en appliquant l’approche par approximation qu’elles évaluent à la série temporelle des facteurs de risque mentionnée au point a); |
| c) | pour les deux séries temporelles, elles obtiennent les volatilités des facteurs de risque au cours de la période de tensions et de la dernière période de 12 mois, et elles vérifient que la volatilité résultant de la série temporelle par approximation mentionnée au point b) ne sous-estime pas la volatilité résultant de la série temporelle mentionnée au point a). |
Lorsqu’elles appliquent cette méthode d’évaluation, les autorités compétentes choisissent un échantillon de facteurs de risque reflétant diverses approches par approximation, y compris, le cas échéant, des modèles de facteurs, des approximations bêta et la mise en correspondance des facteurs de risque avec des étalons de référence, y compris des noms représentatifs d’un secteur donné et d’une région donnée ou des indices.
5. Aux fins du paragraphe 1, point c), les autorités compétentes, sur un échantillon de facteurs de risque non modélisables pour lesquels des données d’approximation ont été utilisées pendant la période de tensions alors que le nombre de rendements N dans la série temporelle pour le facteur de risque résultant de l’article 7 du règlement délégué (UE) 2024/397 aurait permis d’utiliser la méthode historique ou la méthode sigma asymétrique mentionnée, respectivement, aux articles 8 et 9 dudit règlement délégué:
| a) | exigent de l’établissement qu’il leur fournisse la série temporelle originale pour les facteurs de risque avant l’utilisation de toute approche par approximation; |
| b) | exigent de l’établissement qu’il leur fournisse la série temporelle utilisée pour les facteurs de risque approximés; |
| c) | comparent les chocs calibrés à la hausse et à la baisse résultant de l’application des articles 8 et 9 du règlement délégué (UE) 2024/397 aux séries temporelles mentionnées aux points a) et b) du présent paragraphe, et vérifient que les chocs résultant des séries temporelles approximées ne sont pas systématiquement moins prudents que les chocs obtenus en utilisant les séries temporelles originales. |
Lorsqu’elles appliquent cette méthode d’évaluation, les autorités compétentes choisissent un échantillon de facteurs de risque reflétant diverses approches par approximation, y compris, le cas échéant, des modèles de facteurs, des approximations bêta et la mise en correspondance des facteurs de risque avec des étalons de référence, y compris des noms représentatifs du secteur et de la région ou des indices.
Article 35
Évaluation de la qualité des données
1. Lorsqu’elles évaluent si les normes en matière de données d’un établissement satisfont aux normes minimales à respecter pour que le modèle interne de mesure des risques soit considéré comme ayant un degré raisonnable de précision dans la mesure des risques, comme l’exige l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point f), du règlement (UE) no 575/2013, les autorités compétentes vérifient:
| a) | si l’établissement documente, dans le cadre de ses politiques internes, toute méthode utilisée pour compléter les séries temporelles présentant des points de données manquants, et si cette documentation contient une analyse rigoureuse montrant que ces méthodes n’ont pas d’incidence sur les volatilités et les corrélations des facteurs de risque; |
| b) | si l’établissement a fixé des critères objectifs définissant la méthode à utiliser pour compléter les séries temporelles, lorsqu’il existe plusieurs méthodes, et a documenté ces critères dans ses politiques internes; |
| c) | si l’établissement a déterminé, dans le cadre de ses politiques internes, le processus à suivre chaque fois que les valeurs d’une série temporelle sont modifiées, et si ce processus inclut la documentation des modifications effectuées; |
| d) | si l’établissement n’effectue pas de filtrage des données, y compris en fixant des seuils ou des plafonds ou en excluant des valeurs aberrantes, à moins qu’il ne soit en mesure de démontrer que les points de données exclus concernent des données erronées ou obsolètes, et que l’établissement documente de telles exclusions; |
| e) | si l’établissement effectue périodiquement des contrôles de qualité sur les séries temporelles utilisées pour le calcul de la valeur en risque conditionnelle, et documente ces contrôles et les résultats correspondants; |
| f) | si l’établissement analyse, dans le cadre des contrôles mentionnés au point e), l’effet que les données manquantes ou remplacées et la méthode utilisée pour obtenir les séries temporelles ont sur les volatilités et corrélations des facteurs de risque; |
| g) | si la qualité des données des séries temporelles utilisées par l’établissement est appropriée. |
Aux fins du point e), les autorités compétentes vérifient si, pour chaque série temporelle, l’établissement surveille, dans le cadre des contrôles mentionnés audit point:
| a) | le nombre de jours pour lesquels des points de données étaient initialement manquants et qui ont ensuite été ajoutés l’aide d’une méthode particulière; |
| b) | le nombre de jours pour lesquels des points de données étaient initialement disponibles et ont été remplacés à l’aide d’une méthode particulière; |
| c) | le nombre de jours sans variations quotidiennes; |
| d) | le nombre maximal de jours consécutifs où il n’y a pas eu de variation quotidienne. |
2. Aux fins du paragraphe 1, point g), les autorités compétentes:
| a) | demandent à l’établissement qu’il leur fournisse une vue d’ensemble des séries temporelles qu’il utilise pour les mesures
|
| b) | sur la base de la vue d’ensemble mentionnée au point a), identifient les séries temporelles utilisées pour les facteurs de risque susceptibles d’être affectées par des données de mauvaise qualité; |
| c) | sur la base de la vue d’ensemble mentionnée au point a), sélectionnent un échantillon de séries temporelles qui se caractérisent par un nombre élevé de points de données initialement manquants et appliquent les étapes suivantes, dans l’ordre indiqué:
|
| d) | sur la base de la vue d’ensemble mentionnée au point b), sélectionnent un échantillon de séries temporelles qui se caractérisent par un nombre élevé de points de données qui étaient initialement disponibles mais qui ont été remplacés par d’autres points de données, et appliquent les étapes suivantes, dans l’ordre indiqué:
|
Aux fins du point b), les autorités compétentes peuvent utiliser, comme base pour l’identification mentionnée audit point, selon ce qui est approprié, les indicateurs suivants:
| a) | des séries temporelles comportant moins de 10 % de points de données initialement disponibles; |
| b) | des séries temporelles comptant 20 jours ouvrables consécutifs sans aucune variation quotidienne; |
| c) | des séries temporelles comportant plus de 20 % de jours sans variation; |
| d) | des séries temporelles pour lesquelles plus de 50 % des données initialement disponibles ont été modifiées. |
Les autorités compétentes exigent de l’établissement qu’il justifie l’utilisation de ces séries temporelles et, le cas échéant, qu’il donne la raison pour laquelle le facteur de risque correspondant est inclus dans l’ensemble réduit de facteurs de risque visé à l’article 325 sexquinquagies, paragraphe 2, points a) et b), et paragraphe 3, points a) et b), du règlement (UE) no 575/2013.
SECTION 4
Évaluation du respect des exigences relatives aux contrôles a posteriori et aux tests d’attribution des profits et pertes
Article 36
Évaluation des éléments techniques à inclure dans les variations effectives et hypothétiques de la valeur du portefeuille aux fins des exigences relatives aux contrôles a posteriori
1. Lorsqu’elles vérifient si un établissement respecte les dispositions de l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, point e), du règlement (UE) no 575/2013 en ce qui concerne les exigences relatives aux éléments techniques à inclure dans les variations réelles et hypothétiques de la valeur du portefeuille, les autorités compétentes vérifient si les politiques internes mentionnées audit point:
| a) | précisent tous les éléments énoncés à l’article 5 du règlement délégué (UE) 2022/2059 et, le cas échéant, tous les éléments mentionnés à l’article 1er, paragraphe 5, point c), dudit règlement; |
| b) | exigent la production d’un rapport périodique et, lorsque les différents éléments contribuant aux variations de la valeur du portefeuille sont dissociés les uns des autres, des chiffres quotidiens, comprenant:
|
| c) | exigent que le rapport mentionné au point b) soit produit aussi bien au niveau de chaque table de négociation soumise à des exigences en matière de contrôles a posteriori conformément aux articles 1er et 3 du règlement délégué (UE) 2022/2059 qu’au niveau du portefeuille soumis à des exigences en matière de contrôles a posteriori conformément aux articles 2 et 4 du règlement délégué (UE) 2022/2059; |
| d) | précisent les processus de rectification à suivre dans le calcul des variations effectives et hypothétiques en cas d’imprévus, d’exceptions, d’erreurs ou de défauts de tarification. |
2. Lorsqu’elles évaluent si le modèle interne d’un établissement est mis en œuvre de manière intègre, comme l’exige l’article 325 duosexagies, paragraphe 1, du règlement (UE) no 575/2013, en ce qui concerne les exigences relatives aux éléments techniques à inclure dans les variations effectives et hypothétiques de la valeur du portefeuille, les autorités compétentes:
| a) | en ce qui concerne le calcul des variations effectives de la valeur du portefeuille de la table de négociation prévu par l’article 1er, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2022/2059:
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