Décision (UE) 2025/1168 du Conseil du 5 juin 2025 relative à la position à prendre, au nom de l’Union européenne, au sein du Comité des parties à la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, lors de sa 18e réunion, au sujet des recommandations et conclusions adressées à certaines parties et portant sur la mise en œuvre par elles de ladite convention, en ce qui concerne les questions liées à la coopération judiciaire en matière pénale, à l’asile et au non-refoulement
| CELEX | 32025D1168 |
| Type | Décision |
| Date | jeudi 5 juin 2025 |
Résumé IA
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série L |
| 2025/1168 | 10.6.2025 |
DÉCISION (UE) 2025/1168 DU CONSEIL
du 5 juin 2025
relative à la position à prendre, au nom de l’Union européenne, au sein du Comité des parties à la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, lors de sa 18e réunion, au sujet des recommandations et conclusions adressées à certaines parties et portant sur la mise en œuvre par elles de ladite convention, en ce qui concerne les questions liées à la coopération judiciaire en matière pénale, à l’asile et au non-refoulement
LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 78, paragraphe 2, son article 82, paragraphe 2, et son article 84, en liaison avec l’article 218, paragraphe 9,
vu la proposition de la Commission européenne,
considérant ce qui suit:
| (1) | La convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (ci-après dénommée «convention»), conclue par l’Union en vertu de la décision (UE) 2023/1075 du Conseil (1) en ce qui concerne les institutions et l’administration publique de l’Union, et de la décision (UE) 2023/1076 du Conseil (2) en ce qui concerne les questions liées à la coopération judiciaire en matière pénale, à l’asile et au non-refoulement, dans la mesure où ces questions relèvent de la compétence exclusive de l’Union, est entrée en vigueur, pour l’Union, le 1er octobre 2023. |
| (2) | En vertu de l’article 66, paragraphe 1, de la convention, le groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (GREVIO) est chargé de veiller à la mise en œuvre de la convention par les parties à la convention (ci-après dénommées «parties»). Conformément à l’article 68, paragraphe 11, de la convention, le GREVIO adopte son rapport et ses conclusions concernant les mesures prises par la partie concernée pour mettre en œuvre les dispositions de la convention. |
| (3) | Le Comité des parties (ci-après dénommé «Comité») peut adopter des recommandations adressées à la partie concernée, conformément à l’article 68, paragraphe 12, de la convention, sur la base du rapport et des conclusions du GREVIO. Ces recommendations visent à faire une distinction entre les mesures à prendre dès que possible, avec l’obligation pour celle-ci de faire rapport au Comité sur les dispositions prises à cet égard dans un délai de trois ans, et les mesures qui, bien qu’importantes, ne présentent pas le même degré d’urgence. À l’issue de ce délai de trois ans, la partie concernée fait rapport au Comité sur les mesures prises dans dix domaines spécifiques couverts par la convention. Sur la base de ce rapport et de toute information complémentaire, le Comité adopte des conclusions sur la mise en œuvre de ces recommandations, élaborées par le secrétariat du Comité. |
| (4) | Conformément à l’article 68, paragraphe 3, de la convention, la procédure d’évaluation faisant suite à la procédure d’évaluation de référence initiale du GREVIO est divisée en cycles (ci-après dénommés «cycles d’évaluation thématique»). Le premier cycle d’évaluation thématique, intitulé «Établir un climat de confiance en apportant soutien, protection et justice», porte sur vingt articles de la convention, à savoir les articles 3, 7, 8, 11, 12, 14, 15, 16, 18, 20, 22, 25, 31, 48, 49, 50, 51, 52, 53 et 56. Lors de sa 17e réunion, qui s’est tenue le 17 décembre 2024, le Comité a adopté une décision relative aux recommandations qu’il doit adopter à la lumière des rapports du GREVIO adoptés dans le cadre du premier cycle d’évaluation thématique figurant dans le document IC-CP(2024)10 rev. |
| (5) | Lors de sa 18e réunion, qui se tiendra les 5 et 6 juin 2025, le Comité devrait adopter huit projets de recommandations fondés sur le premier cycle d’évaluation thématique et deux projets de conclusions sur la mise en œuvre de la convention par dix des parties (ci-après dénommés, respectivement, «projets de recommandations» et «projets de conclusions», et conjointement «actes envisagés»):
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| (6) | Les actes envisagés portent sur la mise en œuvre des dispositions de la convention relatives à la coopération judiciaire en matière pénale, concernant, par exemple, la protection et le soutien des victimes de violence à l’égard des femmes et de violence domestique. Les projets de conclusions concernent la mise en œuvre des dispositions de la convention relatives à l’asile et au non-refoulement. Ces questions sont régies par l’acquis de l’Union, en particulier la directive 2003/86/CE du Conseil (3), les directives 2012/29/UE (4), (UE) 2024/1346 (5) et (UE) 2024/1385 (6) du Parlement européen et du Conseil, et le règlement (UE) 2024/1348 du Parlement européen et du Conseil (7). Les actes envisagés produiront des effets juridiques, étant donné qu’ils sont de nature à influencer de manière déterminante le contenu du droit de l’Union en ce qu’ils pourraient avoir une incidence sur l’interprétation future des dispositions pertinentes de la convention. Il y a donc lieu d’arrêter la position à prendre, au nom de l’Union, au sein du Comité pour les questions liées à la coopération judiciaire en matière pénale, à l’asile et au non-refoulement. |
| (7) | Il convient de noter que les recommandations relatives à certains articles de la convention ne relèvent que partiellement de la compétence de l’Union. Pour ce qui est desdits articles, il convient que la présente décision soit sans préjudice de la compétence des États membres, par exemple comme suit: en ce qui concerne les recommandations relatives aux articles 49 et 50 de la convention, il convient que la présente décision soit sans préjudice de la compétence des États membres en matière d’organisation interne et d’administration de leur système de justice; en ce qui concerne les recommandations relatives aux articles 11 et 20 de la convention, il convient que la présente décision soit sans préjudice de la compétence des États membres en matière d’organisation et de fourniture de services de santé et de soins médicaux; en ce qui concerne les recommandations relatives à l’article 14 de la convention, il convient que la présente décision soit sans préjudice de la compétence des États membres pour ce qui est du contenu de l’enseignement et de l’organisation des systèmes éducatifs; et en ce qui concerne les recommandations relatives à l’article 31 de la convention, il convient que la présente décision soit sans préjudice de la compétence des États membres dans le domaine du droit de la famille. |
| (8) | En ce qui concerne l’Albanie, les projets de recommandations soulignent notamment la nécessité: de veiller à ce que les politiques et mesures pertinentes visant à prévenir et à combattre toutes les formes de violence à l’égard des femmes bénéficient d’un financement suffisant et durable, y compris à travers des procédures transparentes destinées à assurer le financement des organisations de défense des droits des femmes (article 8 de la convention); de promouvoir des campagnes ou des programmes de sensibilisation et d’évaluer régulièrement leur impact (article 12 de la convention); d’assurer la formation des professionnels concernés et le suivi de cette formation (article 15 de la convention); d’étendre les programmes déjà mis en place pour les auteurs d’actes de violence et de créer de nouveaux programmes destinés spécifiquement aux auteurs de violences sexuelles (article 16 de la convention); de veiller à ce que les victimes de violence aient accès à des services de santé complets (article 20 de la convention); d’augmenter le financement et le nombre de services destinés aux femmes victimes, en particulier les femmes ayant des besoins particuliers (article 20 de la convention); d’assurer un accès à des services de soutien spécialisés suffisants à toutes les femmes victimes et à leurs enfants, qu’elles veuillent ou non signaler les violences subies, et de veiller à ce que les permanences téléphoniques nationales bénéficient d’un financement (article 22 de la convention); de veiller à ce que les victimes de violence sexuelle aient accès à un examen médico-légal qui ne dépende pas de leur volonté de signaler l’infraction commise, et à ce que les preuves médico-légales soient correctement conservées (article 25 de la convention); de prendre des mesures pour supprimer l’obligation de conciliation dans toutes les affaires pénales concernant des violences à l’égard des femmes (article 48 de la convention); d’améliorer les capacités, les connaissances et la réponse des forces de l’ordre, afin de parvenir à une réponse rapide et adaptée aux victimes, et de prendre des mesures pour accroître le signalement des violences par les femmes qui en sont victimes (articles 49 et 50 de la convention); de veiller à ce que des procédures d’appréciation des risques soient appliquées dans les cas concernant toutes les formes de violence couvertes par la convention et en coordination avec tous les services concernés (article 51 de la convention); de faire un meilleur usage des ordonnances d’urgence d’interdiction, d’assurer le suivi de ces ordonnances et de les faire appliquer (article 52 de la convention); de veiller à ce que des ordonnances de protection soient disponibles et accessibles pour toutes les victimes, d’assurer le suivi de ces ordonnances et de les faire appliquer, y compris par des sanctions en cas d’infraction (article 53 de la convention); et d’évaluer la mise en œuvre des mesures de protection et de veiller à ce que celles-ci soient conformes à la convention (article 56 de la convention). Étant donné que ces projets de recommandations sont conformes aux politiques et aux objectifs de l’Union dans le domaine de la coopération judiciaire en matière pénale et ne soulèvent aucune préoccupation quant au droit de l’Union, la position de l’Union devrait consister à ne pas s’opposer à leur adoption. |
| (9) | En ce qui concerne l’Autriche, les projets de recommandations soulignent notamment la nécessité: d’adopter une définition de la «violence domestique» et de l’aligner sur la convention (article 3 de la convention); de développer un plan d’action global à long terme/un document d’orientation stratégique sur toutes les formes de violence couvertes par la convention (article 7 de la convention); d’adapter les catégories de données à l’usage du secteur de la justice et de collecter des données sur le nombre de femmes et de filles qui contactent les services sociaux (article 11 de la convention); d’intensifier les efforts visant à éradiquer les préjugés et les stéréotypes de genre dans la société autrichienne grâce à des mesures de prévention, y compris des campagnes ou des programmes de sensibilisation, d’informer les victimes de la disponibilité des services de soutien, et d’évaluer leurs effets (article 12 de la convention); de veiller à ce que les professionnels concernés reçoivent une formation adéquate (article 15 de la convention); de veiller à ce que les victimes aient accès à des services de soutien, y compris un logement, et de veiller à ce que des rapports médicaux-légaux rendant compte des lésions corporelles subies soient établis (article 20 de la convention); de veiller à la disponibilité d’un nombre suffisant de places d’hébergement dans tout le pays (article 22 de la convention); de créer des centres d’aide d’urgence pour les victimes de violences sexuelles, dans tout le pays, et de leur offrir un soutien efficace (article 25 de la convention); de renforcer l’échange d’informations entre autorités compétentes concernées dans les affaires concernant les droits de garde et de visite des enfants (article 31 de la convention); et de veiller à ce que les ordonnances de protection soient utilisées et qu’il n’y ait pas d’interruption entre les ordonnances d’interdiction et les ordonnances de protection (article 53 de la convention). Étant donné que ces projets de recommandations sont conformes aux politiques et aux objectifs de l’Union dans le domaine de la coopération judiciaire en matière pénale et ne soulèvent aucune préoccupation quant au droit de l’Union, la position de l’Union devrait consister à ne pas s’opposer à leur adoption. |
| (10) | En ce qui concerne le Danemark, les projets de recommandations soulignent notamment la nécessité: de veiller à ce que les définitions pertinentes des formes de violence à l’égard des femmes soient alignées sur la convention (article 3 de la convention); d’élaborer une stratégie nationale à long terme conforme à la convention (article 7 de la convention); de veiller à ce que des fonds suffisants soient affectés, y compris des ressources destinées aux refuges accueillant des victimes de violence domestique (article 8 de la convention); de veiller à ce que les données collectées soient désagrégées et à ce que la confidentialité soit garantie (article 11 de la convention); de privilégier une approche sensible au genre dans les initiatives en matière de prévention (article 12 de la convention); d’assurer une formation initiale et une formation continue systématiques des professionnels concernés (article 15 de la convention); d’établir des structures institutionnalisées de coopération afin de garantir une coopération efficace entre les différents services (article 18 de la convention); de garantir l’accès à des services de conseil psychologique, des normes de qualité, l’accessibilité et la viabilité financière des refuges, et d’assurer le soutien nécessaire aux victimes de violence sexuelle (articles 22 et 25 de la convention); de sensibiliser les acteurs de la justice pénale à la nouvelle législation pénale (articles 49 et 50 de la convention); de veiller à ce que l’appréciation des risques soit menée en coordination avec les acteurs concernés (article 51 de la convention); d’accroître le recours aux ordonnances d’urgence d’interdiction et aux ordonnances de protection, de contrôler le respect de ces ordonnances et d’imposer des sanctions en cas de violation (articles 52 et 53 de la convention); et de veiller à la bonne mise en œuvre des mesures de protection des victimes dans le cadre des enquêtes et des procédures judiciaires (article 56 de la convention). Étant donné que ces projets de recommandations sont conformes aux politiques et aux objectifs de l’Union dans le domaine de la coopération judiciaire en matière pénale et ne soulèvent aucune préoccupation quant au droit de l’Union, la position de l’Union devrait consister à ne pas s’opposer à leur adoption. |
| (11) | En ce qui concerne la Finlande, les projets de recommandations soulignent notamment la nécessité: d’élaborer une stratégie nationale à long terme pour garantir une approche globale et coordonnée (article 7 de la convention); d’allouer un financement public suffisant et d’assurer des solutions de financement durables pour les organisations non gouvernementales qui apportent un soutien spécialisé aux victimes (article 8 de la convention); de créer des catégories de données normalisées et d’harmoniser les systèmes de collecte de données (article 11 de la convention); de mener régulièrement des campagnes de sensibilisation (article 12 de la convention); d’assurer la formation systématique des professionnels concernés (article 15 de la convention); de mettre en place des programmes pour les auteurs de violences domestiques (article 16 de la convention); de mettre en place des structures institutionnalisées de coordination interservices entre les acteurs concernés (article 18 de la convention); de mettre en place des services de soutien pour faciliter le rétablissement et l’indépendance économique des victimes (article 20 de la convention); d’augmenter à la fois le nombre de refuges et l’accès à ceux-ci (article 22 de la convention); d’assurer la répartition géographique des centres d’aide d’urgence accueillant les victimes de viols, afin d’apporter un soutien à toutes les victimes de violences sexuelles (article 25 de la convention); de veiller à ce que la médiation n’ait pas d’effets négatifs sur les enquêtes pénales et n’entrave pas l’accès des victimes à la justice (article 48 de la convention); de veiller à ce que le personnel des services répressifs reçoive une formation appropriée pour répondre aux cas de violence à l’égard des femmes et enquêter sur ceux-ci rapidement et de manière adéquate (articles 49 et 50 de la convention); de prendre des mesures pour mettre en place un mécanisme normalisé d’appréciation des risques, qui soit appliqué systématiquement (article 51 de la convention); et d’accroître le recours aux ordonnances d’urgence d’interdiction et aux ordonnances de protection et de renforcer le contrôle du respect de ces ordonnances (articles 52 et 53 de la convention). Étant donné que ces projets de recommandations sont conformes aux politiques et aux objectifs de l’Union dans le domaine de la coopération judiciaire en matière pénale et ne soulèvent aucune préoccupation quant au droit de l’Union, la position de l’Union devrait consister à ne pas s’opposer à leur adoption. |
| (12) | En ce qui concerne Monaco, les projets de recommandations relatifs à la mise en œuvre de la convention par ce pays soulignent notamment la nécessité: d’adopter une définition de la violence domestique et de l’aligner sur la convention (article 3 de la convention); d’élaborer une stratégie globale à long terme pour parvenir à une approche politique globale et coordonnée (article 7 de la convention); de poursuivre le développement de la collecte de données sur toutes les formes de violence à l’égard des femmes couvertes par la convention (article 11 de la convention); d’étendre les mesures de prévention de la violence domestique à d’autres formes de violence couvertes par la convention (article 12 de la convention); de poursuivre les actions de sensibilisation à la violence à l’égard des femmes dans les écoles (article 14 de la Convention); de mettre en place des programmes destinés aux auteurs de violences (article 16 de la convention); de mettre en place une ligne nationale d’écoute spécialisée pour les femmes victimes de violence et de continuer à développer des services spécialisés pour les victimes de violences couvertes par la convention (article 22 de la convention); de mettre en place un centre d’aide d’urgence pour les victimes de viols et de violences sexuelles (article 25 de la convention); de veiller à ce que les professionnels intervenant dans des procédures pénales disposent d’une expertise suffisante et reçoivent une formation sensible au genre (articles 49 et 50 de la convention); de généraliser la pratique de l’appréciation coordonnée des risques aux services concernés, pour toutes les formes de violence couvertes par la convention (article 51 de la convention); et de veiller à la protection des droits des victimes pendant les enquêtes et les procédures judiciaires (article 56 de la convention). Étant donné que ces projets de recommandations sont conformes aux politiques et aux objectifs de l’Union dans le domaine de la coopération judiciaire en matière pénale et ne soulèvent aucune préoccupation quant au droit de l’Union, la position de l’Union devrait consister à ne pas s’opposer à leur adoption. |
| (13) | En ce qui concerne le Monténégro, les projets de recommandations relatifs à la mise en œuvre de la convention par ce pays soulignent notamment la nécessité: de garantir des ressources humaines et financières appropriées pour les politiques, mesures et législations visant à prévenir et à combattre la violence à l’égard des femmes, et d’assurer un financement durable des organisations non gouvernementales (article 8 de la convention); d’assurer la collecte et la désagrégation des données par toutes les parties prenantes concernées et d’harmoniser la collecte des données (article 11 de la convention); d’intensifier les efforts pour mettre en œuvre des mesures préventives régulières, de mener des campagnes de sensibilisation et de mettre en évidence le risque accru de violence auquel sont confrontées les victimes de discrimination intersectionnelle (article 12 de la convention); d’assurer une formation initiale et une formation continue sur la violence à l’égard des femmes pour tous les professionnels concernés (article 15 de la convention); de mettre en place et développer des programmes pour les auteurs de violences domestiques et de violences sexuelles (article 16 de la convention); de veiller à ce que les prestataires de soins de santé accordent la priorité aux victimes de violence à l’égard des femmes et de violence domestique et respectent leur vie privée (article 20 de la convention); de stimuler la coopération interinstitutionnelle (article 18 de la convention); d’accroître la disponibilité des services de soutien spécialisés pour les victimes (article 22 de la convention); de créer des centres d’aide d’urgence pour les victimes de viols (article 25 de la convention); d’assurer l’échange d’informations sur la violence à l’égard des femmes entre les juridictions compétentes dans les procédures civiles (article 31 de la convention); d’enquêter sur les actes de violence domestique et de violence à l’égard des femmes et d’engager des poursuites de manière effective et rapide, y compris en veillant à ce que les professionnels concernés disposent de l’expertise requise (articles 49 et 50 de la convention); de veiller à ce que des appréciations des risques soient effectuées systématiquement en cas de violence domestique, en collaboration avec les autorités compétentes concernées (article 51 de la convention); de veiller à ce que des ordonnances d’urgence d’interdiction soient disponibles pour toutes les victimes de violence à l’égard des femmes, y compris les enfants (article 52 de la convention); de veiller à ce que les ordonnances de protection fassent l’objet d’un suivi efficace et à ce que les violations soient sanctionnées (article 53 de la convention); et de veiller au recours effectif aux mesures de protection existantes et de mettre en place des mesures de protection supplémentaires conformes à la convention (article 56 de la convention). Étant donné que ces projets de recommandations sont conformes aux politiques et aux objectifs de l’Union dans le domaine de la coopération judiciaire en matière pénale et ne soulèvent aucune préoccupation quant au droit de l’Union, la position de l’Union devrait consister à ne pas s’opposer à leur adoption. |
| (14) | En ce qui concerne l’Espagne, les projets de recommandations soulignent notamment la nécessité: de veiller à la mise en œuvre des politiques existantes visant à prévenir et à combattre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, et d’associer les organisations non gouvernementales à l’élaboration des politiques et à l’évaluation des politiques et des mesures (article 7 de la convention); de veiller à ce que les données collectées soient désagrégées et d’harmoniser la collecte de données (article 11 de la convention); d’enseigner aux enfants la place centrale du consentement dans les relations sexuelles (article 14 de la convention); de renforcer la formation de tous les professionnels concernés (article 15 de la convention); d’améliorer la conformité des programmes pour les auteurs de violences avec la convention (article 16 de la convention); de mettre en place des mécanismes de coopération interinstitutionnelle, avec tous les acteurs concernés, sur toutes les formes de violence couvertes par la convention et de mettre sur pied, s’il y a lieu, des services de guichet unique (article 18 de la convention); de veiller à ce que toutes les victimes de violence sexuelle aient accès à des services de soutien (article 25 de la convention); de renforcer l’échange d’informations entre les juridictions civiles et pénales et d’encourager les mesures visant à garantir l’octroi de ressources suffisantes aux structures destinées aux visites encadrées (article 31 de la convention); d’éliminer les obstacles qui empêchent les victimes de signaler les violences et conduisent à une victimisation secondaire (articles 49 et 50 de la convention); de veiller à ce que les autorités compétentes aient accès à des ordonnances d’urgence d’interdiction conformément à la convention (article 52 de la convention); et de prendre des mesures pour remédier de manière adéquate aux violations des ordonnances de protection (article 53 de la convention). Étant donné que ces projets de recommandations sont conformes aux politiques et aux objectifs de l’Union dans le domaine de la coopération judiciaire en matière pénale et ne soulèvent aucune préoccupation quant au droit de l’Union, la position de l’Union devrait consister à ne pas s’opposer à leur adoption. |
| (15) | En ce qui concerne la Suède, les projets de recommandations soulignent notamment la nécessité de veiller à ce que les politiques relatives à la violence à l’égard des femmes: tiennent compte des besoins des victimes exposées au risque de discrimination intersectionnelle, évaluent les stratégies relatives à la violence à l’égard des femmes pour en mesurer les effets et reposent sur une compréhension fondée sur le genre de la violence à l’égard des femmes (articles 3 et 7 de la convention); garantissent des niveaux de financement durables pour les organisations de défense des droits des femmes fournissant des services de soutien spécialisés (article 8 de la convention); harmonisent la collecte des données et veillent à ce que les données soient désagrégées (article 11 de la convention); mettent en place des mesures de prévention plus larges pour toutes les formes de violence à l’égard des femmes (article 12 de la convention); mettent en place une formation systématique sur toutes les formes de violence visées par la convention, à l’intention des professionnels concernés, ainsi qu’une évaluation de cette formation (article 15 de la convention); élaborent des normes minimales applicables aux programmes pour les auteurs de violences, qui soient conformes à la convention, et soumettent ces programmes à une évaluation (article 16 de la convention); adoptent des mécanismes de coordination et de coopération entre les services compétents et, dans la mesure du possible, dans les mêmes locaux (article 18 de la convention); veillent à ce que les services sociaux fournissent un soutien et une assistance suffisants à toutes les victimes, y compris pour les questions pratiques (article 20 de la convention); augmentent le nombre de refuges et garantissent l’accès de ceux-ci à toutes les victimes et à leurs enfants (article 22 de la convention); assurent un nombre suffisant de centres d’aide d’urgence accueillant les victimes de viols et/ou de violences sexuelles dans tout le pays (article 25 de la convention); prévoient des locaux sûrs dans lesquels des visites encadrées peuvent avoir lieu avec des professionnels formés (article 31 de la convention); renforcent la capacité de la police à réagir à toutes les formes de violence à l’égard des femmes et à enquêter sur celles-ci, y compris ses manifestations dans la sphère numérique, et prennent des mesures pour encourager le signalement des violences par les femmes exposées au risque de discrimination intersectionnelle (articles 49 et 50 de la convention); veillent à ce que des appréciations des risques soient effectuées systématiquement et de manière coordonnée pour les victimes et leurs enfants (article 51 de la convention); et prennent des mesures pour que les ordonnances d’urgence d’interdiction, les ordonnances d’injonction et les ordonnances de protection («ordonnances d’interdiction de contact concernant le domicile commun») soient délivrées rapidement et avec effet immédiat, y compris pour les enfants, et fassent l’objet d’un suivi efficace et de sanctions appropriées (articles 52 et 53 de la convention). Étant donné que ces projets de recommandations sont conformes aux politiques et aux objectifs de l’Union dans le domaine de la coopération judiciaire en matière pénale et ne soulèvent aucune préoccupation quant au droit de l’Union, la position de l’Union devrait consister à ne pas s’opposer à leur adoption. |
| (16) | En ce qui concerne Saint-Marin, les projets de conclusions soulignent notamment la nécessité: de soutenir les organisations de la société civile en assurant un financement durable, afin de mettre en place des mécanismes de coopération, et de veiller à ce que l’organisme national de coordination se coordonne avec les organisations de la société civile (articles 9 et 10 de la convention); d’améliorer la collecte de données désagrégées sur la base d’un système commun de collecte de données et de réaliser régulièrement des enquêtes sur la victimisation et de promouvoir des activités de recherche (article 11 de la convention); et de respecter les exigences de l’article 59 de la convention relatives au statut de résident des victimes de violence à l’égard des femmes (article 59 de la convention). Étant donné que ces projets de conclusions sont conformes aux politiques et aux objectifs de l’Union dans les domaines de la coopération judiciaire en matière pénale, de l’asile et du non-refoulement et ne soulèvent aucune préoccupation quant au droit de l’Union, la position de l’Union devrait consister à ne pas s’opposer à leur adoption. |
| (17) | En ce qui concerne la Slovénie, les projets de conclusions soulignent notamment la nécessité: de confier la mission de l’organe de coordination à des entités pleinement institutionnalisées et de garantir les ressources humaines et financières nécessaires (article 10 de la convention); de garantir la collecte globale de données sur toutes les formes de violence relevant de la convention (article 11 de la convention); de renforcer l’échange d’informations entre les juridictions civiles et pénales (article 31 de la convention); de veiller à ce que les services répressifs réagissent rapidement et de manière appropriée aux violences à l’égard des femmes (articles 49 et 50); et de se conformer à la convention sur les questions relatives aux procédures ex officio en cas de viol conjugal (article 55 de la convention). Étant donné que ces projets de conclusions sont conformes aux politiques et aux objectifs de l’Union dans le domaine de la coopération judiciaire en matière pénale et ne soulèvent aucune préoccupation quant au droit de l’Union, la position de l’Union devrait consister à ne pas s’opposer à leur adoption. |
| (18) | Conformément aux articles 1er et 2 du protocole no 21 sur la position du Royaume-Uni et de l’Irlande à l’égard de l’espace de liberté, de sécurité et de justice, annexé au traité sur l’Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et sans préjudice de l’article 4 dudit protocole, l’Irlande ne participe pas à l’adoption de la présente décision du Conseil et n’est pas liée par celle-ci ni soumise à son application. |
| (19) | Conformément aux articles 1er et 2 du protocole no 22 sur la position du Danemark annexé au traité sur l’Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, le Danemark ne participe pas à l’adoption de la présente décision et n’est pas lié par celle-ci ni soumis à son application, |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
Article premier
La position à prendre, au nom de l’Union, au sein du Comité des parties institué en vertu de l’article 67 de la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, lors de sa 18e réunion, consiste à ne pas s’opposer à l’adoption des actes suivants:
| 1) | recommandations visant à ce que l’Albanie renforce le climat de confiance en apportant soutien, protection et justice sur la base de la convention d’Istanbul figurant dans le document IC-CP(2025)2-prov; |
| 2) | recommandations visant à ce que l’Autriche renforce le climat de confiance en apportant soutien, protection et justice sur la base de la convention d’Istanbul figurant dans le document IC-CP(2025)3-prov; |
| 3) | recommandations visant à ce que le Danemark renforce le climat de confiance en apportant soutien, protection et justice sur la base de la convention d’Istanbul figurant dans le document IC-CP(2025)4-prov; |
| 4) | recommandations visant à ce que la Finlande renforce le climat de confiance en apportant soutien, protection et justice sur la base de la convention d’Istanbul figurant dans le document IC-CP(2025)5-prov; |
| 5) | recommandations visant à ce que Monaco renforce le climat de confiance en apportant soutien, protection et justice sur la base de la convention d’Istanbul figurant dans le document IC-CP(2025)6-prov; |
| 6) | recommandations visant à ce que le Monténégro renforce le climat de confiance en apportant soutien, protection et justice sur la base de la convention d’Istanbul figurant dans le document IC-CP(2025)7-prov; |
| 7) | recommandations visant à ce que l’Espagne renforce le climat de confiance en apportant soutien, protection et justice sur la base de la convention d’Istanbul figurant dans le document IC-CP(2025)8-prov; |
| 8) | recommandations visant à ce que la Suède renforce le climat de confiance en apportant soutien, protection et justice sur la base de la convention d’Istanbul figurant dans le document IC-CP(2025)9-prov; |
| 9) | conclusions sur la mise en œuvre des recommandations relatives à Saint-Marin adoptées par le Comité des parties figurant dans le document IC-CP(2025)10-prov; et |
| 10) | conclusions sur la mise en œuvre des recommandations relatives à la Slovénie adoptées par le Comité des parties figurant dans le document IC-CP(2025)11-prov. |
Article 2
La présente décision entre en vigueur le jour de son adoption.
Fait à Luxembourg, le 5 juin 2025.
Par le Conseil
Le président
D. KLIMCZAK
(1) Décision (UE) 2023/1075 du Conseil du 1er juin 2023 relative à la conclusion, au nom de l’Union européenne, de la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique en ce qui concerne les institutions et l’administration publique de l’Union (JO L 143 I du 2.6.2023, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2023/1075/oj).
(2) Décision (UE) 2023/1076 du Conseil du 1er juin 2023 relative à la conclusion, au nom de l’Union européenne, de la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique en ce qui concerne les questions liées à la coopération judiciaire en matière pénale, à l’asile et au non-refoulement (JO L 143 I du 2.6.2023, p. 4, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2023/1076/oj).
(3) Directive 2003/86/CE du Conseil du 22 septembre 2003 relative au droit au regroupement familial (JO L 251 du 3.10.2003, p. 12, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2003/86/oj).
(4) Directive 2012/29/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 établissant des normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité et remplaçant la décision-cadre 2001/220/JAI du Conseil (JO L 315 du 14.11.2012, p. 57, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2012/29/oj).
(5) Directive (UE) 2024/1346 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant une protection internationale (JO L, 2024/1346, 22.5.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/1346/oj).
(6) Directive (UE) 2024/1385 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (JO L, 2024/1385, 24.5.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/1385/oj).
(7) Règlement (UE) 2024/1348 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024 instituant une procédure commune en matière de protection internationale dans l’Union et abrogeant la directive 2013/32/UE (JO L, 2024/1348, 22.5.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1348/oj).
ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2025/1168/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)
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