Décision (PESC) 2025/1495 du Conseil du 18 juillet 2025 modifiant la décision 2014/512/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine
| CELEX | 32025D1495 |
| Type | Décision |
| Date | vendredi 18 juillet 2025 |
Résumé IA
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série L |
| 2025/1495 | 19.7.2025 |
DÉCISION (PESC) 2025/1495 DU CONSEIL
du 18 juillet 2025
modifiant la décision 2014/512/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine
LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur l’Union européenne, et notamment son article 29,
vu la proposition du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité,
considérant ce qui suit:
| (1) | Le 31 juillet 2014, le Conseil a adopté la décision 2014/512/PESC (1). |
| (2) | L’Union continue d’apporter un soutien sans réserve à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine. |
| (3) | Dans ses conclusions du 19 décembre 2024, le Conseil européen a de nouveau condamné résolument la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, qui constitue une violation manifeste de la charte des Nations unies, et il a réaffirmé l’engagement inébranlable de l’Union de continuer d’apporter à l’Ukraine et à sa population un soutien politique, financier, économique, humanitaire, militaire et diplomatique. |
| (4) | Tant que les actions illégales de la Fédération de Russie continuent de violer les règles fondamentales du droit international, y compris, en particulier, l’interdiction du recours à la force consacrée par l’article 2, paragraphe 4, de la charte des Nations unies, ou du droit international humanitaire, il convient de maintenir en vigueur toutes les mesures imposées par l’Union et de prendre des mesures supplémentaires si nécessaire. |
| (5) | Compte tenu de la gravité de la situation, il convient d’adopter de nouvelles mesures restrictives. |
| (6) | En particulier, il convient d’ajouter 26 nouvelles entités à la liste des personnes morales, entités et organismes figurant à l’annexe IV de la décision 2014/512/PESC, à savoir la liste des personnes, entités et organismes soutenant le complexe militaire et industriel de la Russie dans sa guerre d’agression contre l’Ukraine, auxquels sont imposées des restrictions plus strictes à l’exportation des biens et technologies à double usage ainsi que des biens et technologies susceptibles de contribuer au renforcement technologique du secteur russe de la défense et de la sécurité. Parmi ces entités figurent certaines entités de pays tiers autres que la Russie qui contribuent indirectement au renforcement militaire et technologique de la Russie, permettant ainsi le contournement des restrictions à l’exportation, notamment en ce qui concerne les véhicules aériens sans pilote. |
| (7) | Il convient d’allonger la liste des articles qui seraient susceptibles de contribuer au renforcement militaire et technologique de la Russie ou au développement de son secteur de la défense et de la sécurité, par l’ajout des articles que la Russie utilise dans sa guerre d’agression contre l’Ukraine et des articles qui contribuent au développement ou à la production de ses systèmes militaires, notamment des machines-outils à commande numérique par ordinateur supplémentaires et d’autres composants chimiques des propergols. |
| (8) | Afin de renforcer l’efficacité des mesures restrictives imposées en réponse à la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, il est nécessaire de remédier au risque de voir ces mesures contournées par des exportations indirectes via des pays tiers. Les biens et technologies énumérés à l’annexe VII du règlement (UE) no 833/2014 du Conseil (2) pourraient contribuer au renforcement militaire et technologique de la Russie ou au développement de son secteur de la défense et de la sécurité, y compris lorsqu’ils sont exportés sous couvert d’une utilisation finale civile. L’interdiction des exportations indirectes couvre l’exportation d’articles énumérés dans les annexes du règlement (UE) no 833/2014, y compris via un pays tiers. Les autorités compétentes devraient prendre des mesures préventives en temps utile lorsqu’il existe un risque crédible que ces articles exportés vers des pays tiers soient finalement détournés vers la Russie. Par conséquent, il convient d’introduire un mécanisme administratif facultatif permettant aux autorités nationales compétentes d’exiger une autorisation préalable pour les exportations d’articles énumérés à l’annexe VII du règlement (UE) no 833/2014 vers tout pays tiers, lorsque l’exportateur a été informé qu’il existe des raisons suffisantes de soupçonner que la destination finale des articles peut se trouver en Russie ou que l’utilisation finale des articles peut revenir à des entités russes. Cette mesure ne vise pas à imposer une nouvelle restriction générale, mais à doter les États membres d’un outil efficace et proportionné pour enquêter sur de possibles contournements des mesures restrictives et les prévenir, tout en garantissant une interprétation harmonisée et une clarté juridique aux exportateurs. Cette mesure ne devrait pas porter atteinte à la portée de la clause d’interdiction des exportations indirectes. Il appartient aux États membres de décider si c’est cette mesure ou la disposition d’interdiction des exportations indirectes qui doit être appliquée comme mécanisme d’exécution lorsque la destination finale des articles peut se trouver en Russie ou que l’utilisation finale des articles peut revenir à des entités russes. |
| (9) | Il y a lieu d’imposer de nouvelles restrictions aux exportations de biens susceptibles de contribuer au renforcement des capacités industrielles de la Russie, tels que des machines, des produits chimiques, certains métaux et matières plastiques. Afin de réduire au minimum le risque de contournement des mesures restrictives, il convient également d’allonger encore la liste des biens et technologies faisant l’objet de l’interdiction de transit par le territoire de la Russie. |
| (10) | La décision (PESC) 2022/884 du Conseil (3) et le règlement (UE) 2022/879 du Conseil (4) prévoient que les États membres doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour trouver d’autres sources d’approvisionnement que les importations par oléoduc de pétrole brut en provenance de Russie, afin que lesdites importations soient soumises aux interdictions dès que possible. Conformément à cet objectif, il devrait être mis fin à la dérogation temporaire accordée à la Tchéquie pour l’approvisionnement en pétrole brut par oléoduc en provenance de Russie. |
| (11) | Il y a lieu d’instituer une interdiction visant l’achat, l’importation ou le transfert, directs ou indirects dans l’Union, de produits pétroliers obtenus dans un pays tiers à partir de pétrole brut russe, ainsi que la fourniture d’une assistance technique ou d’une aide financière connexes. Il convient en outre d’établir une liste de pays partenaires qui disposent d’un ensemble de mesures restrictives qui sont substantiellement équivalentes à celles imposées par l’Union aux importations de pétrole et de produits pétroliers russes. Les produits pétroliers importés d’exportateurs nets de pétrole brut devraient être considérés comme ayant été obtenus à partir de pétrole brut national et non de pétrole brut originaire de Russie. La Commission devrait publier des orientations sur la mise en œuvre de cette interdiction, notamment en ce qui concerne les éléments de preuve qui devraient être fournis par les opérateurs qui importent des produits pétroliers raffinés. |
| (12) | Il est interdit d’importer du GNL russe par l’intermédiaire de terminaux GNL de l’Union non raccordés au réseau de gaz naturel interconnecté. Il convient d’introduire une dérogation à l’interdiction qui peut être accordée par un État membre qui n’est pas directement raccordé au réseau interconnecté de gaz naturel d’un autre État membre et qui reçoit la première fourniture commerciale de son premier contrat de fourniture de gaz naturel à long terme après le 20 juillet 2025 afin d’assurer son approvisionnement énergétique. Cette disposition s’entend sans préjudice de toute mesure législative ayant une incidence sur les importations d’énergie dans l’Union en provenance de Russie. |
| (13) | Compte tenu de l’importance de l’interdiction de transactions prévue à l’article 1er bis bis et des personnes morales, entités et organismes énumérés à l’annexe X de la décision 2014/512/PESC, il est nécessaire d’appliquer des critères stricts lorsqu’il est recouru à une fiducie publique ou à une mesure de pare-feu similaire. Pour assurer la continuité du fonctionnement et le respect des mesures restrictives par les filiales agissant pour le compte ou selon les instructions d’entités visées à l’article 1er bis bis, paragraphe 1, point a) ou b), de la décision 2014/512/PESC, il convient d’introduire une exemption à l’interdiction de transactions pour autant qu’une autorité nationale compétente ait imposé une fiducie publique ou une mesure de pare-feu public similaire ou que l’autorité nationale compétente ait autorisé une mesure de pare-feu similaire. Cela s’entend sans préjudice d’autres mesures restrictives. |
| (14) | Afin de clarifier certaines dispositions, il convient de prévoir une exemption de l’interdiction de transactions pour certains ports en ce qui concerne le charbon du Kazakhstan, sur la base de l’engagement pris par l’Union de prévenir les répercussions négatives sur la sécurité énergétique de pays tiers dans le monde. En outre, il convient de prévoir une exemption de l’interdiction de transactions pour certains aéroports en ce qui concerne les capacités et installations nucléaires civiles. |
| (15) | Les gazoducs Nord Stream et Nord Stream 2 ont été conçus pour transporter du gaz naturel de la Russie vers l’Union. Ils sont contrôlés par le gouvernement russe par l’intermédiaire d’entreprises publiques. Les deux gazoducs ont été endommagés en septembre 2022 et ne sont actuellement pas opérationnels. Nord Stream avait fourni du gaz naturel russe à l’Europe, tandis que Nord Stream 2 n’a jamais été mis en service. La Russie a perturbé à diverses reprises, de manière unilatérale, l’approvisionnement en gaz naturel acheminé par Nord Stream et, à la fin du mois d’août 2022, l’a complètement désorganisé, afin de faire pression sur l’Union et ses États membres et de fragiliser leur soutien à l’Ukraine. En outre, l’approvisionnement en gaz naturel par ces gazoducs à l’avenir pourrait générer des recettes pour la Russie, lui permettant ainsi de poursuivre sa guerre d’agression contre l’Ukraine. Afin d’empêcher la reprise de l’approvisionnement en gaz naturel par l’intermédiaire de ces gazoducs ou l’organisation d’un tel approvisionnement, il y a lieu d’introduire des mesures restrictives interdisant de participer, directement ou indirectement, à toute transaction en lien avec les gazoducs Nord Stream et Nord Stream 2, et cela concerne la mise en service, l’exploitation, l’entretien ou l’utilisation des gazoducs ou de tronçons de ces derniers. L’interdiction de transactions devrait également couvrir l’achat de gaz naturel transporté par l’un ou l’autre des gazoducs. Des exemptions et dérogations ciblées devraient s’appliquer afin que les mécanismes de contrôle existants sur les gazoducs par l’intermédiaire de mécanismes de restructuration, en particulier liés aux sociétés Nord Stream AG et Nord Stream 2 AG, demeurent en place, l’objectif étant de faire en sorte que ces gazoducs ne soient pas utilisés. |
| (16) | Il convient également de modifier les conditions d’interdiction des transactions avec les personnes, entités ou organismes établis en dehors de la Russie qui utilisent le système de transfert de messages financiers (SPFS) de la Banque centrale de Russie ou des services de messagerie financière spécialisés équivalents mis en place par la Banque centrale de Russie. Cela tient au fait que la Russie a institué le SPFS afin de le substituer à un service de messagerie financière spécialisé mis en place dans l’Union et de protéger ses banques des effets des mesures restrictives que l’Union et ses alliés ont adoptées depuis 2014 en réaction aux actions russes compromettant l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Le Conseil considère que la Russie, en étendant l’utilisation du SPFS en dehors de son territoire, cherche à poursuivre cette stratégie et à protéger son commerce international des effets des mesures restrictives de l’Union, renforçant ainsi sa résilience financière et offrant des possibilités de faciliter le contournement des interdictions prévues par les décisions 2014/512/PESC et 2014/145/PESC du Conseil (5), ainsi que par les règlements (UE) no 833/2014 et (UE) no 269/2014 du Conseil (6). |
| (17) | Il y a lieu d’étendre l’interdiction de transactions visant les établissements financiers et de crédit et les prestataires de services sur crypto-actifs de pays tiers aux entités qui portent une atteinte considérable à la finalité des interdictions prévues par les décisions 2014/512/PESC et 2014/145/PESC, ainsi que par les règlements (UE) no 833/2014 et (UE) no 269/2014. L’interdiction de transactions est également étendue aux établissements financiers et aux prestataires de services sur crypto-actifs de pays tiers qui soutiennent la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, notamment en traitant des transactions ou en finançant des exportations pour des opérations commerciales qui portent atteinte aux finalités de la décision 2014/512/PESC et du règlement (UE) no 833/2014. Le Conseil estime que deux entités devraient être ajoutées à la liste des établissements financiers de pays tiers soumis à cette interdiction. Enfin, l’interdiction de transactions s’applique également à toute personne morale, toute entité ou tout organisme de pays tiers qui n’est pas un établissement financier ou de crédit ni une entité fournissant des services sur crypto-actifs, y compris les négociants en pétrole, qui porte une atteinte considérable à la finalité des interdictions énoncées aux articles 4 sexdecies, 4 septdecies et 4 quinvicies de la décision 2014/512/PESC. |
| (18) | Il est justifié de convertir en interdiction de transactions l’interdiction existante de fournir des services de messagerie financière spécialisés à certains établissements financiers ou de crédit russes ou à d’autres entités russes souscrivant à des services de messagerie financière ou à des filiales russes d’établissements financiers ou de crédit de pays tiers qui sont importants pour le système financier et bancaire russe et qui sont soit de grandes banques régionales, qui, de fait, sont bénéfiques pour les finances et les affaires régionales et fédérales, soit des banques qui facilitent les paiements transfrontières importants, renforçant ainsi l’économie et l’industrie russes, des banques qui compromettent l’intégrité territoriale de l’Ukraine en opérant dans les territoires occupés, ou des banques qui font déjà l’objet de mesures restrictives imposées par l’Union ou par des pays partenaires. Le Conseil estime que 22 établissements financiers ou de crédit et autres entités devraient être ajoutés à la liste des personnes morales, entités ou organismes soumis à cette interdiction de transactions. Enfin, il est pertinent d’ajouter des exemptions liées au fonctionnement des représentations diplomatiques et consulaires de l’Union et des États membres ou des pays partenaires en Russie et aux transactions effectuées par des ressortissants d’un État membre résidant en Russie. Il est également pertinent d’ajouter une dérogation pour les transactions strictement nécessaires à la cession d’actifs en Russie ou à la liquidation d’activités en Russie. Il est rappelé que les mesures restrictives de l’Union ne sont pas extraterritoriales et ne lient pas les opérateurs constitués conformément aux lois de pays tiers, y compris celles de la Russie. Par conséquent, sans préjudice de l’article 8 bis du règlement (UE) no 833/2014, les transactions entre des personnes morales, entités ou organismes établis ou constitués conformément aux lois d’un État membre et leurs filiales dans des pays tiers ne violent pas ladite interdiction, y compris si des établissements financiers ou de crédit faisant l’objet de cette interdiction sont impliqués dans de telles transactions. Les exemptions et la dérogation prévues à l’article 1er sexies de la décision 2014/512/PESC sont sans préjudice de l’interdiction frappant les opérateurs dans l’Union de fournir des services de messagerie financière aux entités énumérées à l’annexe VIII de la décision 2014/512/PESC. |
| (19) | Afin d’accroître l’efficacité du mécanisme de plafonnement des prix du pétrole, il convient d’introduire une procédure automatique visant à modifier le plafond des prix du pétrole brut russe en fonction du prix moyen du marché du pétrole brut russe. Compte tenu des prix mondiaux actuels du pétrole, un plafond plus bas sur le prix du pétrole brut russe devrait déjà être adopté afin de rapprocher le plafond des prix des coûts de production du pétrole et de réduire ainsi encore les recettes de la Russie provenant des exportations de pétrole. Chaque fois que le plafond de prix est modifié, les contrats antérieurs conformes au plafond de prix existant devraient bénéficier d’une période transitoire de 90 jours pour le transport maritime et pour la fourniture, directe ou indirecte, d’une assistance technique, de services de courtage ou d’un financement ou d’une aide financière liés au transport maritime de pétrole brut russe vers des pays tiers. Cette période de transition est nécessaire pour garantir une mise en œuvre cohérente du plafond de prix par tous les opérateurs. En outre, le mécanisme de réexamen existant devrait être renforcé et le fonctionnement du plafonnement des prix du pétrole devrait faire l’objet d’un suivi et d’un rapport au Conseil tous les six mois. Le fonctionnement du mécanisme de plafonnement des prix, y compris le niveau du plafond de prix ainsi que les interdictions pertinentes, devrait faire l’objet d’un réexamen régulier par le Conseil. |
| (20) | Le Russian Direct Investment Fund (RDIF) demeure un instrument utilisé par la Russie pour faire entrer des devises étrangères sur son territoire, pour accéder à des fonds afin de soutenir son effort de guerre et pour accroître la résilience de son économie. Le RDIF s’appuie sur des structures d’investissement complexes afin de masquer ses activités et les projets qu’il cofinance et de protéger les unes et les autres des conséquences de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine. Il y a donc lieu d’instaurer une interdiction de transactions ciblant le RDIF, ses filiales, ses investissements importants et quiconque fournissant des services d’investissements ou d’autres services financiers à ces entités. Un investissement doit être considéré comme «important» s’il semble reposer sur une politique ou une stratégie économiques gouvernementales ou s’il concerne un secteur d’intérêt pour la manœuvrabilité géopolitique à long terme de la Russie, en particulier le secteur financier et bancaire, les secteurs des transports, des télécommunications, de la défense, de l’industrie manufacturière, des technologies avancées, de l’énergie, ou la prospection, l’exploration et la production de ressources pétrolières, gazières et minérales, y compris la propriété intellectuelle y afférente ou la recherche et le développement en la matière. Le Conseil estime que quatre entités devraient être ajoutées à la liste des personnes morales, entités et organismes figurant à l’annexe IV de la décision 2014/512/PESC, dans lesquels le RDIF a effectué des investissements importants, qui font l’objet d’une interdiction de transactions. |
| (21) | Le secteur bancaire et financier russe est essentiel à l’effort de guerre de la Russie. Afin d’empêcher la poursuite de son développement, il convient d’interdire la fourniture des logiciels ayant certaines utilisations dans le secteur bancaire et financier. |
| (22) | Afin de restreindre encore l’activité des navires qui font partie de la «flotte fantôme» de pétroliers ou qui contribuent aux recettes énergétiques de la Russie, il convient d’ajouter 105 navires à la liste des navires figurant à l’annexe XVI de la décision 2014/512/PESC auxquels l’accès aux ports et écluses des États membres et la fourniture d’un large éventail de services liés au transport maritime sont interdits. |
| (23) | Dans le respect des obligations internationales qui leur incombent, les États membres ne devraient reconnaître ni exécuter aucune injonction, aucune ordonnance, aucune mesure de réparation ou aucun jugement d’une juridiction autre qu’une juridiction d’un État membre, ni aucune autre décision juridictionnelle, arbitrale ou administrative prononcés dans des procédures autres que celles menées dans les États membres, en vertu d’une procédure de règlement des différends entre investisseurs et États ou découlant de celle-ci, en rapport avec des mesures instituées en application de la décision 2014/512/PESC ou 2014/145/PESC, ou du règlement (UE) no 833/2014 ou (UE) no 269/2014. Il convient de considérer la mise en œuvre effective de la clause relative à la non-satisfaction des demandes comme faisant partie de l’ordre public de l’Union et des États membres aux fins de la reconnaissance et de l’exécution des sentences arbitrales ou des décisions judiciaires ou administratives. En conséquence, la reconnaissance ou l’exécution par les États membres d’une injonction, d’une ordonnance, d’une mesure de réparation ou d’un jugement prononcés par une juridiction autre qu’une juridiction d’un État membre ou d’une autre décision juridictionnelle, arbitrale ou administrative prononcée dans des procédures autres que celles menées dans les États membres, en vertu d’une procédure de règlement des différends entre investisseurs et États ou découlant de celle-ci, qui pourrait conduire à la satisfaction de toute demande en rapport avec des mesures instituées en application des décisions 2014/512/PESC et 2014/145/PESC, et des règlements (UE) no 833/2014 et (UE) no 269/2014, devrait être considérée comme violant l’ordre public de l’Union et des États membres. Cette disposition devrait être sans préjudice de l’obligation des États membres de participer aux procédures engagées à leur encontre et de se défendre dans le cadre de celles-ci, et de demander la reconnaissance et l’exécution d’une sentence leur accordant le remboursement de frais. |
| (24) | Lorsque les États membres sont confrontés à des sentences arbitrales rendues à leur encontre dans des procédures de règlement des différends entre investisseurs et États en rapport avec des mesures instituées en application de la décision 2014/512/PESC ou 2014/145/PESC, ou du règlement (UE) no 833/2014 ou (UE) no 269/2014, ils devraient soulever toute objection dont ils disposent dans une procédure nationale ou étrangère de reconnaissance et d’exécution de telles sentences. Il s’agit notamment de soulever l’objection selon laquelle la reconnaissance ou l’exécution de la sentence serait contraire à l’ordre public du pays où la reconnaissance et l’exécution sont requises, conformément à la Convention de 1958 pour la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales étrangères. |
| (25) | En ce qui concerne le projet Paks II, les interdictions prévues dans la décision 2014/512/PESC ne doivent pas s’appliquer aux activités visées à son article 5 quater ou à l’article 12 nonies du règlement (UE) no 833/2014. L’interdiction de transactions prévue à l’article 1er sexies de la décision 2014/512/PESC ou à l’article 5 nonies du règlement (UE) no 833/2014, concernant les entités énumérées à l’annexe VIII de la décision 2014/512/PESC, devrait être l’une des interdictions couvertes par cette disposition. |
| (26) | Ces mesures entrant dans le champ d’application du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, une action réglementaire au niveau de l’Union est nécessaire, en particulier afin d’en assurer leur application uniforme dans tous les États membres. |
| (27) | Une action supplémentaire de l’Union est nécessaire pour mettre en œuvre certaines mesures. |
| (28) | Il y a donc lieu de modifier la décision 2014/512/PESC en conséquence, |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
Article premier
La décision 2014/512/PESC est modifiée comme suit:
| 1) | À l’article 1er bis bis, le paragraphe suivant est inséré: «2 septies. L’interdiction énoncée au paragraphe 1 ne s’applique pas en ce qui concerne les entités établies dans l’Union et agissant pour le compte ou sur les instructions d’entités visées au paragraphe 1, point a) ou b), pour autant que:
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| 2) | À l’article 1er bis quinquies, le paragraphe 2 est remplacé par le texte suivant: «2. Il est interdit de participer, directement ou indirectement, à toute transaction avec une personne morale, une entité ou un organisme établi en dehors de la Russie et inscrit sur la liste figurant à l’annexe XVIII. L’annexe XVIII comprend les personnes morales, entités ou organismes établis en dehors de la Russie qui utilisent le SPFS de la Banque centrale de Russie ou des services de messagerie financière spécialisés équivalents mis en place par la Banque centrale de Russie ou par l’État russe.». |
| 3) | L’article 1er bis sexies est remplacé par le texte suivant: «Article 1er bis sexies 1. Il est interdit de participer directement ou indirectement à toute transaction avec une personne morale, une entité ou un organisme établi en dehors de l’Union qui:
2. L’interdiction énoncée au paragraphe 1 s’applique aux personnes morales, entités ou organismes agissant pour le compte ou selon les instructions d’une entité visée au paragraphe 1, point a), b) ou c). 3. L’interdiction énoncée au paragraphe 1 ne s’applique pas aux transactions:
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| 4) | À l’article 1er septies, paragraphe 3, le point suivant est inséré:
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| 5) | À l’article 1er septies, paragraphe 4, le point suivant est inséré:
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| 6) | Les articles suivants sont insérés: «Article 1er bis octies 1. Il est interdit de participer, directement ou indirectement, à toute transaction en lien avec les gazoducs Nord Stream et Nord Stream 2, en ce qui concerne leur mise en service, leur exploitation, leur entretien ou leur utilisation. En outre, il est interdit de participer, directement ou indirectement, à toute transaction en lien avec le financement concernant la mise en service, l’exploitation ou l’utilisation des gazoducs. 2. Les interdictions énoncées au paragraphe 1 ne s’appliquent pas aux transactions qui sont strictement nécessaires à la prévention ou à l’atténuation à titre urgent d’un événement susceptible d’avoir des effets graves et importants sur la santé et la sécurité humaines, sur le transport maritime ou sur l’environnement, ou en réaction à des catastrophes naturelles. 3. Par dérogation au paragraphe 1, les autorités compétentes peuvent autoriser les transactions qui sont strictement nécessaires:
Avant de délivrer une telle autorisation, les autorités compétentes en communiquent le projet à la Commission. Dans un délai de 30 jours suivant la réception de ce projet, la Commission peut adresser un avis aux autorités compétentes selon lequel la transaction envisagée porterait atteinte aux intérêts de l’Union. La Commission informe le Conseil de cet avis. 4. Les opérateurs informent l’autorité compétente de l’État membre dans lequel ils sont établis ou selon les lois duquel ils sont constitués de toute transaction conclue en vertu du paragraphe 2 dans un délai de deux semaines suivant sa conclusion. L’État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute information reçue en vertu du présent paragraphe, dans un délai de deux semaines suivant sa réception. 5. L’État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute autorisation accordée en vertu du paragraphe 3, dans un délai de deux semaines suivant l’autorisation. Article 1er bis nonies 1. Il est interdit de participer directement ou indirectement à toute transaction avec:
2. Par dérogation au paragraphe 1, les autorités compétentes peuvent autoriser les transactions qui sont strictement nécessaires à l’achat, à l’importation ou au transport de produits pharmaceutiques et médicaux dont l’importation, l’achat et le transport sont autorisés en vertu de la présente décision. 3. Par dérogation au paragraphe 1, les autorités compétentes peuvent autoriser, jusqu’au 31 décembre 2026, dans les conditions qu’elles jugent appropriées, les transactions strictement nécessaires à la cession d’actifs en Russie et au retrait de la Russie ou à la liquidation d’activités en Russie. 4. L’État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute autorisation accordée en vertu du paragraphe 2 ou 3, dans un délai de deux semaines suivant l’autorisation.». |
| 7) | L’article 1er sexies est modifié comme suit:
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| 8) | L’article 1er duodecies est modifié comme suit:
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| 9) | L’article 3 bis est modifié comme suit:
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| 10) | L’article 4 quaterdecies est modifié comme suit:
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| 11) | À l’article 4 sexdecies, le paragraphe suivant est inséré: «3 ter. L’exemption prévue au paragraphe 3, point d), cesse de s’appliquer à la Tchéquie à partir du 1er juillet 2025.». |
| 12) | L’article suivant est inséré: «Article 4 sexdecies bis 1. À partir du 21 janvier 2026, il est interdit d’acheter, d’importer ou de transférer, directement ou indirectement dans l’Union, des produits pétroliers relevant du code NC 2710 obtenus dans un pays tiers à partir de pétrole brut relevant du code NC 2709 00 originaire de Russie. Aux fins de l’application du présent paragraphe, au moment de l’importation, les importateurs fournissent la preuve du pays d’origine du pétrole brut utilisé pour le raffinage du produit dans un pays tiers, à moins que le produit ne soit importé d’un pays partenaire inscrit à l’annexe XXIV. Les produits pétroliers importés de pays tiers qui étaient exportateurs nets de pétrole brut au cours de l’année civile précédente sont considérés comme ayant été obtenus à partir de pétrole brut national et non à partir de pétrole brut originaire de Russie, à moins qu’une autorité compétente n’ait des motifs raisonnables de croire qu’ils ont été obtenus à partir de pétrole brut russe. 2. Il est interdit de fournir, directement ou indirectement, une assistance technique, des services de courtage, un financement ou une aide financière, ainsi que des produits d’assurance et de réassurance, en rapport avec l’interdiction énoncée au paragraphe 1.». |
| 13) | L’article 4 septdecies est modifié comme suit:
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| 14) | À l’article 4 septvicies, le paragraphe suivant est ajouté: «6. Par dérogation aux interdictions énoncées aux paragraphes 1 et 2, l’autorité compétente d’un État membre qui n’est pas directement raccordé au réseau interconnecté de gaz naturel d’un autre État membre et qui a reçu la première fourniture commerciale de son premier contrat de fourniture de gaz naturel à long terme après le 20 juillet 2025 peut autoriser l’achat, l’importation ou le transfert de gaz naturel liquéfié relevant du code NC 2711 11 00 originaire de Russie ou exporté depuis la Russie après avoir établi que l’achat, l’importation ou le transfert sert à garantir son approvisionnement en énergie. L’État membre concerné informe les autres États membres et la Commission de toute autorisation accordée au titre du présent paragraphe dans un délai de deux semaines suivant l’autorisation.». |
| 15) | À l’article 7, les paragraphes suivants sont insérés: «2 bis. Aucune injonction, aucune ordonnance, aucune mesure de réparation, aucun jugement d’une juridiction judiciaire autre qu’une juridiction d’un État membre ni aucune autre décision juridictionnelle, arbitrale ou administrative prononcés dans des procédures autres que celles menées dans les États membres, en vertu d’une procédure de règlement des différends entre investisseurs et États ou découlant de celle-ci, engagée contre un État membre qui pourrait conduire à la satisfaction de toute demande en rapport avec des mesures instituées en application de la présente décision et de la décision 2014/145/PESC et des règlements (UE) no 833/2014 et (UE) no 269/2014 ne sont reconnus, mis en œuvre ou exécutés dans un État membre s’ils sont invoqués par des personnes, entités ou organismes visés au paragraphe 1, point a), b) ou c) du présent article, ou par des personnes, entités ou organismes qui détiennent ou contrôlent ces personnes, entités ou organismes. 2 ter. Aucune demande d’assistance au cours d’une enquête ou d’une autre procédure ni aucune peine ou autre sanction prononcée sur le fondement d’une injonction, d’une ordonnance, d’une mesure de réparation, d’un jugement d’une juridiction autre qu’une juridiction d’un État membre ni aucune autre décision juridictionnelle, arbitrale ou administrative prononcées dans des procédures autres que celles menées dans les États membres, en vertu d’une procédure de règlement des différends entre investisseurs et États ou découlant de celle-ci, engagée contre un État membre en rapport avec des mesures instituées en application de la présente décision et de la décision 2014/145/PESC et des règlements (UE) no 833/2014 et (UE) no 269/2014, ne sont reconnues, mises en œuvre ou exécutées dans un État membre si elles sont invoquées par des personnes, entités ou organismes visés au paragraphe 1, point a), b) ou c) du présent article, ou par des personnes, entités ou organismes qui détiennent ou contrôlent ces personnes, entités ou organismes.». |
| 16) | Les articles suivants sont insérés: «Article 7 ter Tout État membre, selon le cas, prend toutes mesures appropriées pour recouvrer ou a le droit de recouvrer, dans le cadre d’une procédure judiciaire portée devant les juridictions compétentes d’un État membre, tous dommages et intérêts, directs ou indirects, y compris les frais de justice, que cet État membre a supportés à la suite d’une procédure de règlement des différends entre investisseurs et États introduite contre un État membre en rapport avec des mesures instituées en application de la présente décision et de la décision 2014/145/PESC et des règlements (UE) no 833/2014 et (UE) no 269/2014. L’État membre a le droit, le cas échéant, de recouvrer ces dommages et intérêts auprès des personnes, entités ou organismes visés à l’article 7, paragraphe 1, point a), b) ou c) de la présente décision, qui ont engagé la procédure de règlement des différends entre investisseurs et États, sont intervenus dans celle-ci ou y ont participé ou qui sollicitent l’exécution de toute sentence, de toute décision ou de tout jugement en rapport avec le règlement des différends entre investisseurs et États, ainsi qu’auprès des personnes, entités ou organismes qui détiennent ou contrôlent l’une de ces personnes ou entités ou l’un de ces organismes. Le cas échéant, l’Union a le droit de recouvrer tous dommages et intérêts, dans les mêmes conditions, pour tout préjudice subi. Article 7 quater Les États membres soulèvent toute objection dont ils disposent à l’égard de la reconnaissance et de l’exécution des sentences arbitrales qui ont été rendues à leur encontre dans des procédures de règlement des différends entre investisseurs et États en rapport avec des mesures instituées en application de la présente décision et de la décision 2014/145/PESC, ou des règlements (UE) no 833/2014 et (UE) no 269/2014.». |
| 17) | L’article 8 quater est remplacé par le texte suivant: «Article 8 quater Le Conseil, statuant à l’unanimité sur la base des articles 29 et 30 du traité sur l’Union européenne, modifie les annexes I, II, III, IV, V, VI, VIII, IX, X, XI, XIV, XVI, XVII, XVIII, XIX, XX, XXI, XXII, XXIII et XXIV.». |
| 18) | Les annexes de la décision 2014/512/PESC sont modifiées conformément à l’annexe de la présente décision. |
Article 2
La présente décision entre en vigueur le jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
Fait à Bruxelles, le 18 juillet 2025.
Par le Conseil
La présidente
M. BJERRE
(1) Décision 2014/512/PESC du Conseil du 31 juillet 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine (JO L 229 du 31.7.2014, p. 13, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2014/512/oj).
(2) Règlement (UE) no 883/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine (JO L 229 du 31.7.2014, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2014/833/oj).
(3) Décision (PESC) 2022/884 du Conseil du 3 juin 2022 modifiant la décision 2014/512/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine (JO L 153 du 3.6.2022, p. 128, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2022/884/oj).
(4) Règlement (UE) 2022/879 du Conseil du 3 juin 2022 modifiant le règlement (UE) no 833/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine (JO L 153 du 3.6.2022, p. 53, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2022/879/oj).
(5) Décision 2014/145/PESC du Conseil du 17 mars 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine [JO L 78 du 17.3.2014, p. 16, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2014/145(1)/oj].
(6) Règlement (UE) no 269/2014 du Conseil du 17 mars 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine (JO L 78 du 17.3.2014, p. 6, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2014/269/oj).
ANNEXE
| 1) | À l’annexe IV de la décision 2014/512/PESC, les entités suivantes sont ajoutées:
|
| 2) | À l’annexe VIII de la décision 2014/512/PESC, les entités suivantes sont ajoutées:
|
| 3) | À l’annexe XI de la décision 2014/512/PESC, le tableau intitulé «Prix du pétrole brut» est supprimé. |
| 4) | L’annexe XVI de la décision 2014/512/PESC est modifiée comme suit:
|
| 5) | L’annexe XIX de la décision 2014/512/PESC est remplacée par le texte suivant: «ANNEXE XIX Liste des personnes morales, entités et organismes visés à l’article 1 bis sexies Partie A — liste des établissements financiers et de crédit et des entités fournissant des services sur crypto-actifs établis en dehors de l’Union qui portent une atteinte considérable à la finalité des interdictions énoncées dans la présente décision, la décision 2014/145/PESC, le règlement (UE) no 833/2014 et le règlement (UE) no 269/2014
Partie B — liste des établissements financiers et de crédit et des entités fournissant des services sur crypto-actifs établis en dehors de l’Union qui soutiennent la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine Partie C — liste des personnes morales, entités ou organismes établis en dehors de l’Union qui portent une atteinte considérable à la finalité des interdictions énoncées aux articles 4 sexdecies et 4 septdecies de la présente décision.». |
| 6) | L’annexe suivante est ajoutée à la décision 2014/512/PESC: «ANNEXE XXII Personnes morales, entités ou organismes visés à l’article 1 bis nonies, point c)
|
| 7) | L’annexe suivante est ajoutée à la décision 2014/512/PESC: «ANNEXE XXIII Personnes morales, entités ou organismes visés à l’article 1 bis nonies, point d)».
|
| 8) | L’annexe suivante est ajoutée à la décision 2014/512/PESC: «ANNEXE XXIV Liste des pays partenaires pour l’importation de produits pétroliers visés à l’article 4 sexdecies bis, paragraphe 1 CANADA NORVÈGE ROYAUME-UNI ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE SUISSE». |
ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2025/1495/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)
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