Décision (UE) 2026/2060 du Conseil du 20 novembre 2025 relative à la position à prendre au nom de l’Union européenne au sein du conseil de partenariat UE-Arménie en ce qui concerne l’adoption du programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie
| CELEX | 32026D2060 |
| Type | Décision |
| Date | jeudi 20 novembre 2025 |
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série L |
| 2026/2060 | 15.9.2026 |
DÉCISION (UE) 2026/2060 DU CONSEIL
du 20 novembre 2025
relative à la position à prendre au nom de l’Union européenne au sein du conseil de partenariat UE-Arménie en ce qui concerne l’adoption du programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie
LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 91, son article 100, paragraphe 2, et ses articles 207 et 209, en liaison avec l’article 218, paragraphe 9,
vu la proposition de la Commission européenne,
considérant ce qui suit:
| (1) | L’accord de partenariat global et renforcé entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique et leurs États membres, d’une part, et la République d’Arménie, d’autre part (1) (ci-après dénommé «accord»), a été conclu par l’Union par la décision (UE) 2018/104 (2) et est entré en vigueur le 1er mars 2021. |
| (2) | Afin de faciliter l’application de l’accord, les parties sont convenues d’établir un programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie dressant une liste de priorités, ventilées par secteur, pour leur collaboration. |
| (3) | Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arméniedéfinira des objectifs concrets pour la coopération entre l’Union et l’Arménie, répartis en priorités à court terme (3 à 4 ans) et à moyen terme (7 ans). Les actions prioritaires se concentreront sur la promotion du développement et de la diversification économiques, l’amélioration de l’alignement réglementaire et le renforcement de la résilience de l’Arménie dans tous les secteurs. |
| (4) | En vertu de l’article 362, paragraphe 6, de l’accord, le conseil de partenariat UE-Arménie (ci-après dénommé «conseil de partenariat») peut formuler des recommandations aux fins de réaliser les objectifs de l’accord. |
| (5) | Le conseil de partenariat doit adopter une recommandation relative au programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie en personne lors de sa prochaine réunion ou par procédure écrite. |
| (6) | La recommandation envisagée produira des effets juridiques. |
| (7) | Par conséquent, il convient d’arrêter la position à prendre, au nom de l’Union, au sein du conseil de partenariat, étant donné que le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie est censé servir de base à la programmation de l’aide de l’Union, y compris au titre de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale – Europe dans le monde, établi par le règlement (UE) 2021/947 du Parlement européen et du Conseil (3). |
| (8) | Il convient que la position de l’Union au sein du conseil de partenariat soit fondée sur le projet de recommandation ci-joint, |
A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:
Article premier
La position à prendre au nom de l’Union au sein du conseil de partenariat UE-Arménie est fondée sur le projet de recommandation du conseil de partenariat UE-Arménie joint à la présente décision.
Article 2
La présente décision entre en vigueur le jour de son adoption.
Fait à Bruxelles, le 20 novembre 2025.
Par le Conseil
La présidente
K. KALLAS
(1) JO L 23 du 26.1.2018, p. 4, ELI: http://data.europa.eu/eli/agree_internation/2018/104/oj.
(2) Décision (UE) 2018/104 du Conseil du 20 novembre 2017 relative à la signature, au nom de l’Union, et à l’application provisoire de l’accord de partenariat global et renforcé entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique et leurs États membres, d’une part, et la République d’Arménie, d’autre part (JO L 23 du 26.1.2018, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2018/104/oj).
(3) Règlement (UE) 2021/947 du Parlement européen et du Conseil du 9 juin 2021 établissant l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale — Europe dans le monde, modifiant et abrogeant la décision no 466/2014/UE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant le règlement (UE) 2017/1601 du Parlement européen et du Conseil et le règlement (CE, Euratom) no 480/2009 du Conseil (JO L 209 du 14.6.2021, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2021/947/oj).
RECOMMANDATION No 1/2025
DU CONSEIL DE PARTENARIAT UE-ARMÉNIE
du 1/12/2025
sur le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie
LE CONSEIL DE PARTENARIAT UE-ARMÉNIE,
vu l'accord de partenariat global et renforcé entre l'Union européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique et leurs États membres, d'une part, et la République d'Arménie, d'autre part,
considérant ce qui suit:
| (1) | L'accord de partenariat global et renforcé entre l'Union européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique et leurs États membres, d'une part, et la République d'Arménie, d'autre part (ci-après dénommé «accord»), a été signé le 24 novembre 2017 et est entré en vigueur le 1er mars 2021. |
| (2) | En vertu de l'article 362, paragraphe 6, de l'accord, le conseil de partenariat peut adopter des recommandations pour la réalisation des objectifs de l'accord. |
| (3) | En vertu de l'article 377, paragraphe 1, de l'accord, les parties prennent toutes les mesures nécessaires à l'exécution de leurs obligations au titre de l'accord et veillent à ce que les objectifs définis par l'accord soient atteints. |
| (4) | L'article 11 du règlement intérieur du conseil de partenariat prévoit la possibilité, si les deux parties en conviennent, d'arrêter des décisions et de formuler des recommandations par procédure écrite entre les sessions. |
| (5) | L'Union et l'Arménie sont convenues de consolider leur partenariat en approuvant un ensemble de priorités en vue d'œuvrer conjointement à la réalisation des objectifs énoncés dans l'accord. |
| (6) | Les parties à l'accord se sont accordées sur le texte du programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie, qui soutiendra la mise en œuvre de l'accord en mettant l'accent sur la coopération autour d'intérêts partagés définis d'un commun accord, |
A ADOPTÉ LA RECOMMANDATION SUIVANTE:
Article premier
Le conseil de partenariat recommande que les parties mettent en œuvre le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie figurant à l'annexe.
Article 2
Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie, tel qu'il figure dans la présente recommandation, remplace la recommandation no 1/2017 du Conseil de coopération UE-Arménie du 20 novembre 2017 relative aux priorités du partenariat UE-Arménie.
Article 3
La présente recommandation prend effet le jour de son adoption.
Fait à Bruxelles, le 1er décembre 2025.
ANNEXE
PROGRAMME STRATÉGIQUE POUR LE PARTENARIAT UE-ARMÉNIE
ENTRE
L'UNION EUROPÉENNE
ET
L'ARMÉNIE
Table des matières
| Introduction | 5 |
| 1. | Principes, instruments et ressources pour la mise en œuvre du programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie | 6 |
| 2. | Priorités du programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie | 7 |
| 3. | Démocratie, droits de l'homme et bonne gouvernance | 8 |
| 4. | Liberté, mobilité et sécurité | 16 |
| 5. | Politique étrangère et de sécurité | 20 |
| 6. | Coopération économique et sectorielle | 24 |
| 7. | Commerce et questions liées au commerce | 33 |
| 8. | Contacts entre les personnes | 37 |
| Conclusion | 40 |
INTRODUCTION
L'accord de partenariat global et renforcé entre l'UE et l'Arménie a été signé en novembre 2017 et est entré en vigueur le 1er mars 2021. Il constitue le document de référence pour les relations entre l'UE et l'Arménie et un modèle pour le renforcement des institutions démocratiques en Arménie.
Afin de faciliter la coopération entre l'UE et l'Arménie, les priorités du partenariat UE-Arménie ont été adoptées le 21 février 2018. Sur la base d'intérêts et de valeurs communs, les priorités du partenariat ont contribué à établir l'ordre du jour des réunions qui se tiennent régulièrement au titre du dialogue politique et des dialogues sectoriels, comme le prévoit l'accord de partenariat global et renforcé, qui définit le cadre de la mise en œuvre et du suivi des priorités.
Les 26 et 27 octobre 2023, le Conseil européen a invité le haut représentant et la Commission à présenter des options quant à la meilleure manière de renforcer les relations entre l'UE et l'Arménie dans toutes leurs dimensions. Cette décision fait suite à la volonté clairement exprimée par les autorités arméniennes de renforcer les relations entre l'UE et l'Arménie, comme en témoigne également la loi relative au lancement du processus d'adhésion de l'Arménie à l'Union européenne. Elle traduit également la forte volonté de l'UE de tirer parti de la dynamique actuelle pour renforcer les relations entre l'UE et l'Arménie. En marge de la réunion de la Communauté politique européenne qui s'est tenue à Grenade le 5 octobre 2023, la présidente de la Commission européenne et le Premier ministre arménien ont également exprimé leur détermination à renforcer les liens économiques et à exploiter pleinement le potentiel de l'accord de partenariat global et renforcé. Le 13 novembre 2023, le Conseil des affaires étrangères a décidé i) de renforcer la mission de l'UE en Arménie (EUMA) au titre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC), avec davantage d'observateurs et de patrouilles, y compris dans les zones sensibles; ii) d'étudier la possibilité d'apporter un soutien non létal à l'Arménie au titre de la facilité européenne pour la paix (FEP); iii) de commencer à examiner les possibilités de lancer un dialogue sur la libéralisation du régime des visas; et iv) de recenser d'autres mesures de soutien au moyen d'une mission d'information conjointe des services de la Commission et du SEAE. Depuis lors, ces actions ont été menées à bien.
La mission d'information a confirmé la volonté des deux parties de renforcer leur coopération, notamment en collaborant dans de nouveaux domaines tels que la sécurité et la défense, en resserrant leur collaboration dans des secteurs tels que les transports, l'énergie et la connectivité numérique, le commerce, la recherche et l'innovation, ainsi qu'en intensifiant les investissements dans le cadre de la stratégie «Global Gateway». Cela est conforme à la communication conjointe de la Commission européenne et du haut représentant au Parlement européen et au Conseil du 28 mai 2025 sur l'approche stratégique de l'UE à l'égard de la région de la mer Noire. Une attention particulière sera également accordée à la prise en compte des besoins et au soutien de l'inclusion socio-économique des Arméniens du Karabakh déplacés à la suite de l'opération militaire menée par l'Azerbaïdjan (ci-après dénommées «personnes arméniennes déplacées» et/ou «réfugiés»).
L'Union européenne et l'Arménie ont toutes deux intérêt à renforcer et à approfondir leurs relations et sont déterminées à le faire, comme cela a été confirmé lors de la cinquième réunion du conseil de partenariat UE-Arménie, tenue le 13 février 2024. Dans ce contexte, le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie a pour objectif d'établir des priorités communes plus ambitieuses en matière de coopération dans toutes les dimensions afin d'atteindre les objectifs de l'accord de partenariat global et renforcé, conformément aux aspirations européennes de la population arménienne.
Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie remplace et recentre les priorités existantes du partenariat, en s'appuyant sur l'accord de partenariat global et renforcé entre l'UE et l'Arménie. Il établit une distinction entre les priorités à court terme (qui devraient être mises en œuvre ou faire l'objet de progrès notables en trois ou quatre ans) et les priorités à moyen terme (qui devraient être mises en œuvre ou faire l'objet de progrès notables dans un délai de sept ans). Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie s'appliquera à compter de la date de son adoption par le conseil de partenariat UE-Arménie. Il peut être modifié ou actualisé à tout moment, par décision du conseil de partenariat.
1. PRINCIPES, INSTRUMENTS ET RESSOURCES POUR LA MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME STRATÉGIQUE POUR LE PARTENARIAT UE-ARMÉNIE
Sur la base d'intérêts et de valeurs communs, les principes suivants orienteront la mise en œuvre du présent programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie.
| — | Les mesures prises dans le cadre du programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie devraient être pleinement conformes à l'accord de partenariat global et renforcé, y compris à son préambule. |
| — | Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie devrait être mis en œuvre de manière transparente, responsable et inclusive. |
| — | Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie nécessite un engagement des deux parties et un dialogue sur les réformes liées à l'accord de partenariat global et renforcé. |
| — | Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie vise à obtenir des résultats concrets et précis par la mise en place progressive de mesures pratiques. |
| — | Les parties estiment qu'il est important de soutenir la mise en œuvre des priorités convenues par un engagement politique et des moyens techniques et financiers appropriés. |
| — | La mise en œuvre du programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie fera l'objet d'un suivi, d'un rapport annuel et d'une évaluation. Les progrès seront examinés, notamment dans le cadre des structures institutionnelles énumérées dans l'accord de partenariat global et renforcé. La société civile sera également encouragée à concentrer ses activités de suivi sur le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie, notamment dans le cadre de la plateforme de la société civile UE-Arménie. |
| — | L'UE aidera l'Arménie à atteindre les objectifs et à mettre en œuvre les priorités énoncées dans le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie. À cette fin, elle aura recours à toutes les sources de soutien de l'UE disponibles, ainsi qu'à l'expertise et aux conseils, aux bonnes pratiques, au partage d'information, au soutien en faveur du renforcement des capacités et des institutions et aux instruments d'aide. L'UE collaborera également avec des partenaires partageant les mêmes valeurs pour assurer la coordination du soutien à l'Arménie et assurer une approche «Équipe Europe» mettant en commun les ressources de l'UE, de ses États membres, de la Banque européenne d'investissement (BEI) et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), ainsi que d'autres partenaires intéressés. Les instruments financiers de l'UE pertinents pourront aussi aider à la mise en œuvre du programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie. Toutefois, le programme ne constitue pas en soi un document de programmation financière et ne se substitue pas à la programmation effectuée par les parties elles-mêmes. |
Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie constitue la base de l'aide apportée par l'UE à l'Arménie, telle qu'elle est définie dans l'instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale – Europe dans le monde (IVCDCI) et dans les documents de programmation correspondants. L'Union peut également fournir une assistance en utilisant d'autres instruments de l'UE. Le soutien de l'UE, qui traduit son approche fondée sur la conditionnalité et l'incitation, sera subordonné à la mise en œuvre des réformes convenues. Afin de contribuer à la réalisation des priorités du programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie, la Commission européenne a présenté le plan pour la résilience et la croissance, un train de mesures d'aide de 270 millions d'EUR pour la période 2024-2027. Dans le cadre du plan pour la résilience et la croissance, l'UE fournira 200 millions d'EUR sous forme de subventions afin de soutenir un programme de réformes socio-économiques et une coopération sectorielle plus étroite avec l'UE, et 70 millions d'EUR sous forme de subventions à l'investissement dans le but de mobiliser des investissements publics et privés dans le commerce, l'énergie et la connectivité des transports et de renforcer le secteur privé. L'aide renforce également le rôle de l'UE dans la région de la mer Noire, comme en témoigne la communication conjointe de la Commission et du haut représentant sur l'approche stratégique de l'UE à l'égard de la région de la mer Noire.
2. PRIORITÉS DU PROGRAMME STRATÉGIQUE POUR LE PARTENARIAT UE-ARMÉNIE
L'UE salue l'engagement de l'Arménie en faveur de la démocratie, de l'état de droit et des droits de l'homme, ainsi que les progrès tangibles accomplis à cet égard, reconnaissant la situation régionale extrêmement difficile à laquelle l'Arménie est actuellement confrontée. Elle salue la volonté de l'Arménie d'assurer le bon fonctionnement de ses institutions démocratiques, en s'appuyant sur l'accord de partenariat global et renforcé comme modèle pour les réformes visant à moderniser le pays. Les priorités essentielles sont le développement socio-économique, la diversification des échanges, la durabilité et le renforcement de la résilience, afin de faire face aux défis géopolitiques et régionaux ainsi qu'aux menaces hybrides et autres menaces ciblées. Le dialogue sur la libéralisation du régime des visas constitue également une priorité commune importante. Ce processus vise à aider l'Arménie à instaurer un régime d'exemption de visa pour les séjours de courte durée dans l'UE et au sein de l'espace Schengen, pour autant que les conditions nécessaires à une mobilité et à une sécurité bien gérées soient mises en place. L'Arménie a accompli des progrès importants en ce qui concerne les réformes dans des domaines clés tels que la justice, la lutte contre la corruption et le maintien de l'état de droit, la liberté d'expression et la liberté des médias, les réformes de la police et le renforcement des institutions démocratiques (en créant le ministère de l'intérieur, par exemple), ainsi que dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la protection sociale, de la migration et de la protection civile. La situation en matière de sécurité dans la région reste instable. Le présent programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie inclut la sécurité et la défense en tant que nouveau domaine de coopération visant à renforcer la résilience, la sécurité et la stabilité de l'Arménie. Par exemple, en 2024, l'UE a adopté la toute première mesure d'assistance en faveur des forces armées arméniennes au titre de la facilité européenne pour la paix. L'UE se tient prête à soutenir l'Arménie à cet égard. Il conviendra, dans les années à venir, de répondre aux besoins et d'intégrer dans le système socio-économique plus de 115 000 personnes arméniennes déplacées à la suite de l'opération militaire menée par l'Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh.
Les droits de l'homme et l'égalité de genre seront pris en compte dans l'ensemble du programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie.
Ce programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie soutient la diversification économique, commerciale et énergétique ainsi que la poursuite de l'alignement réglementaire dans des secteurs clés (lorsque cela est compatible avec l'adhésion de l'Arménie à d'autres organisations internationales et les obligations qui en découlent) afin de créer les conditions d'une coopération économique plus étroite. Il vise également à renforcer la coopération dans des secteurs essentiels à la résilience socio-économique de l'Arménie et à accroître les investissements.
Il est également nécessaire de réaliser d'autres progrès considérables et durables dans la mise en œuvre de l'accord de partenariat global et renforcé afin que les citoyens puissent en tirer pleinement parti. En particulier, l'Arménie poursuivra ses efforts visant à améliorer la coordination interne et les capacités d'absorption ainsi qu'à consolider les réformes. L'UE est disposée à intensifier sa coopération avec les autorités arméniennes en ce qui concerne la mise en œuvre de l'accord de partenariat global et renforcé. À cette fin, elle encourage l'utilisation stratégique des instruments disponibles, tels que l'assistance technique et l'échange d'informations (TAIEX) et le jumelage, ainsi que les initiatives bilatérales et régionales pertinentes. L'Arménie collaborera étroitement avec les institutions financières internationales et l'UE afin de recenser et de mettre en œuvre des projets d'investissement stratégiques dans le cadre de la stratégie «Global Gateway», en tant que marque de l'UE pour les investissements, notamment par l'intermédiaire de la plateforme de coordination des investissements UE-Arménie, qui réunit les autorités arméniennes, l'UE et les institutions financières internationales (IFI) afin de faciliter les investissements en Arménie et de promouvoir le développement durable et la croissance économique.
Ce programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie complétera le cadre d'action du Partenariat oriental, qui demeure un instrument précieux pour renforcer les relations entre l'UE et l'Arménie et pour la coopération régionale dans des domaines d'intérêt commun. La coopération entre l'UE et l'Arménie soutiendra la réalisation des objectifs stratégiques mondiaux, notamment l'accord de Paris sur le changement climatique, le programme de développement durable à l'horizon 2030 et ses 17 objectifs de développement durable. Cette coopération contribuera à renforcer l'ordre international fondé sur des règles et à rendre l'Europe plus forte sur la scène mondiale. Dans ce contexte, les domaines de réforme ci-après devraient être traités en priorité.
2.1. Démocratie, droits de l'homme et bonne gouvernance
L'UE et l'Arménie sont déterminées à renforcer leur coopération afin de promouvoir l'état de droit, les droits de l'homme et les libertés fondamentales, comme le prévoit l'accord de partenariat global et renforcé. Elles coopéreront afin d'améliorer de manière continue l'administration publique arménienne, d'assurer une bonne gouvernance et de réformer le secteur de la justice. Le dialogue politique et la coopération en matière de réformes dans le cadre du présent programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie visent à renforcer le respect des principes démocratiques tels que la séparation des pouvoirs, le pluralisme politique, l'inclusivité dans la prise de décision, la coopération ainsi que les relations positives avec l'opposition. L'UE et l'Arménie coopéreront pour promouvoir les droits de l'homme et les libertés fondamentales, y compris pour les personnes arméniennes déplacées et les personnes appartenant à des minorités, tels que consacrés dans les principales conventions des Nations unies et du Conseil de l'Europe et leurs protocoles connexes, ratifiés par l'Arménie, ainsi que pour exécuter effectivement les arrêts de la Cour internationale de justice et de la Cour européenne des droits de l'homme. Elles contribueront également à consolider les réformes politiques nationales, notamment en soutenant le plan d'action du Conseil de l'Europe pour l'Arménie.
2.1.1. Démocratie
Priorités à court terme
| — | Continuer à assurer des élections transparentes, ouvertes à tous, libres et régulières, et donner suite aux recommandations du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH) de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et, conformément à la constitution arménienne. |
| — | Veiller à ce que les modifications législatives portant sur des aspects essentiels de l'état de droit fassent l'objet de consultations complètes et inclusives et soient harmonisées avec les normes européennes et les recommandations émises par des organismes internationaux, tels que la Commission de Venise du Conseil de l'Europe, le Groupe d'États contre la corruption (GRECO) et le BIDDH de l'OSCE, en tenant également compte des recommandations d'autres acteurs tels que le partenariat pour un gouvernement ouvert. |
| — | Veiller à ce que les réformes constitutionnelles et législatives soient transparentes et inclusives, fondées sur les principes démocratiques et l'état de droit, et associent les principales parties prenantes, y compris la société civile. |
Priorité à moyen terme
| — | Continuer à renforcer le cadre des droits de l'homme en Arménie grâce à l'harmonisation et à la mise en œuvre du droit international et européen en matière de droits de l'homme ainsi que les pratiques correspondantes. |
2.1.2. Justice
Priorités à court terme
| — | Poursuivre la réforme du secteur de la justice, en assurant son indépendance, son intégrité, sa responsabilité, sa qualité et son efficacité, conformément à la Constitution arménienne et aux normes internationales. |
| — | Mettre en œuvre de manière coordonnée la stratégie et le plan d'action en matière de réformes judiciaires et juridiques pour la période 2022-2026, en procédant, le cas échéant, à des ajustements, et assurer un suivi approprié de la part du conseil de suivi. |
| — | Mettre effectivement en œuvre le code pénal et le code de procédure pénale révisés, notamment par la formation et le renforcement des capacités des parties prenantes concernées. |
| — | Veiller à la consultation de la Commission de Venise et à la mise en œuvre de ses recommandations. |
| — | Continuer à assurer la transparence et l'objectivité, une motivation suffisante et la proportionnalité, ainsi que l'utilisation de critères fondés sur le mérite, le cas échéant, dans les décisions concernant la sélection, la nomination, l'évaluation, la promotion, la mutation de tous les juges et procureurs, y compris ceux occupant des postes de haut niveau, ainsi que dans le système disciplinaire qui leur est applicable, en renforçant le cadre réglementaire et institutionnel. |
| — | Continuer à renforcer la transparence, la méritocratie et l'objectivité dans les méthodes de sélection et de nomination des membres des organes de gouvernance en matière judiciaire et de poursuites ainsi que dans les processus décisionnels de ces organes, et introduire ou renforcer des garanties pour dépolitiser ces processus. |
| — | Accroître l'efficacité dans le secteur de la justice, notamment en améliorant le recours aux modes alternatifs de règlement des litiges/au règlement extrajudiciaire, y compris par la médiation et l'arbitrage et avec la participation du centre d'arbitrage et de médiation, avec le soutien des partenaires institutionnels. |
| — | Assurer une formation initiale obligatoire ainsi qu'une formation continue et un renforcement des capacités pour tous les juges et procureurs, y compris une formation spécialisée sur la jurisprudence des juridictions internationales et un dialogue avec celles-ci. |
| — | Améliorer l'évaluation des performances des juges et des procureurs, notamment par l'application de critères d'évaluation clairs et objectifs et la réalisation d'évaluations régulières. |
| — | Fournir des ressources suffisantes à toutes les institutions judiciaires, notamment la commission de prévention de la corruption et les juridictions chargées de la lutte contre la corruption, afin de leur permettre de s'acquitter efficacement de leurs fonctions. |
| — | Assurer l'obligation de rendre des comptes dans le secteur de la justice, notamment au moyen d'un cadre disciplinaire solide, y compris pour les membres des organes de gouvernance en matière judiciaire et de poursuites, conformément aux normes internationales. |
| — | Veiller à la mise en œuvre intégrale de l'accord international sur la coopération avec Eurojust conclu avec l'UE afin de renforcer la coopération judiciaire en matière pénale et d'étendre la coopération des agences et autorités arméniennes compétentes avec le Parquet européen. |
| — | En ce qui concerne la coopération judiciaire en matière civile, adhérer aux conventions pertinentes de la Conférence de La Haye de droit international privé et les mettre en œuvre. |
Priorités à moyen terme
| — | Renforcer les structures institutionnelles chargées de la coopération judiciaire, en particulier les autorités centrales, ainsi que les organes judiciaires et les parquets chargés des affaires internationales, et veiller à ce qu'une formation et un soutien adéquats soient fournis. |
| — | Continuer à renforcer les capacités de l'école de la magistrature, veiller à ce que son statut et son fonctionnement soient alignés sur les normes européennes, notamment les normes européennes en matière de formation judiciaire, et contribuer à l'intégration de l'école dans les réseaux judiciaires européens concernés. |
| — | Maintenir et améliorer encore la communication avec le public afin d'expliquer en quoi les réformes du secteur judiciaire et de la sécurité ainsi que d'autres réformes clés profitent à tous, et accroître la confiance du public dans le système. |
| — | Améliorer la collecte de données et la gestion efficace du secteur de la justice grâce à l'utilisation d'outils de justice en ligne. |
| — | Renforcer les capacités institutionnelles pour la préparation et la mise en œuvre du budget du secteur de la justice. |
2.1.3. Lutte contre la corruption et contre la fraude, réforme de l'administration publique et fonction publique
Priorités à court terme
| — | Veiller à la mise en œuvre effective de la stratégie et du plan d'action de lutte contre la corruption de l'Arménie pour la période 2023-2026, conformément aux recommandations du GRECO et aux recommandations du réseau anticorruption de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). |
| — | Renforcer les fonctions des institutions de lutte contre la corruption et liées à l'intégrité: la commission de prévention de la corruption, le comité de lutte contre la corruption, le tribunal de première instance spécialisé dans la lutte contre la corruption, la chambre de lutte contre la corruption de la Cour de cassation et la Cour d'appel de lutte contre la corruption. |
| — | Continuer à améliorer les mécanismes existants de signalement des dysfonctionnements et les garanties de protection des lanceurs d'alerte. |
| — | Assurer la continuité et la mise en œuvre effective des réformes de l'administration publique et en faveur d'une administration transparente, conformément aux principes d'administration publique énoncés dans l'initiative conjointe de l'Organisation de coopération et de développement économiques et de l'Union européenne pour le soutien à l'amélioration des institutions gouvernementales et des systèmes de gestion (SIGMA) et aux autres bonnes pratiques européennes pertinentes. Il s'agit notamment de procéder à une évaluation de référence du système de l'administration publique de la République d'Arménie. Veiller à la mise en œuvre du programme/plan d'action «Partenariat pour un gouvernement ouvert-Arménie». |
| — | Organiser des formations sur mesure à l'intention des fonctionnaires visant à renforcer leurs capacités à mettre en œuvre des réformes durables et à élaborer des politiques inclusives fondées sur des données probantes. |
| — | Afin d'accroître la confiance du public à l'égard des institutions démocratiques, il convient de continuer à renforcer la fourniture de services publics axés sur les citoyens, tant au niveau central qu'au niveau communautaire. Assurer l'accessibilité de ces services à tous les groupes de la société. Utiliser les outils numériques afin d'accroître la participation du public, l'accès à l'information et les possibilités de participation, en assurant le respect des principes de l'espace civique. |
| — | Étendre la coopération entre les agences et autorités arméniennes compétentes et l'Office européen de lutte antifraude (OLAF). |
Priorités à moyen terme
| — | Mettre en place des programmes éducatifs portant sur l'éthique, l'intégrité et la prévention de la corruption dans les établissements préscolaires, les écoles publiques et les universités, et créer une plateforme éducative de lutte contre la corruption permettant aux enseignants de partager leurs expériences pédagogiques, leurs plans et méthodes pédagogiques éprouvés. Poursuivre l'élaboration de normes anticorruption pour les programmes de formation destinés aux fonctionnaires et aux titulaires de charges publiques, y compris les services répressifs, les parquets et le pouvoir judiciaire, et rendre cette formation obligatoire. |
| — | Élaborer des protocoles standard pour enquêter sur les infractions liées à la corruption et améliorer les mécanismes de confiscation des avoirs sans condamnation. |
| — | Sur la base de la nouvelle évaluation de référence du système d'administration publique arménien réalisée par SIGMA, concevoir un nouveau document stratégique pour la réforme du secteur public dans le pays et en assurer la mise en œuvre effective. |
2.1.4 Droits de l'homme et libertés fondamentales
Priorités à court terme
| — | Poursuivre la mise en œuvre du plan d'action national en faveur des droits de l'homme 2023-2025 et élaborer un plan d'action qui lui succédera, en y intégrant les recommandations des mécanismes des Nations unies en matière de droits de l'homme, en particulier les organes conventionnels, du BIDDH de l'OSCE, du Conseil de l'Europe, de la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI) et des organisations internationales des droits de l'homme, le cas échéant. |
| — | Continuer à renforcer le rôle du médiateur/du défenseur des droits de l'homme et allouer des ressources suffisantes pour assurer sa participation active à l'élaboration des politiques et à la mise en œuvre des réformes législatives; à promouvoir l'élaboration d'actes juridiques normatifs; à formuler des recommandations visant à renforcer le respect, la protection et l'exercice des droits de l'homme dans des domaines spécifiques; à encourager la ratification des instruments régionaux et internationaux en matière de droits de l'homme; et à contribuer à la sensibilisation aux droits de l'homme. |
| — | Veiller à la mise en œuvre du statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) et poursuivre les mesures nécessaires pour harmoniser la législation conformément aux exigences de la CPI. Veiller à ce qu'il y ait les ressources financières nécessaires pour travailler avec la CPI, et à ce que le personnel bénéficie d'une formation spécialisée. |
| — | Renforcer les capacités et les connaissances des juges, des procureurs et des enquêteurs sur les règles et procédures de la CPI. |
Priorités à moyen terme
| — | Maintenir des mécanismes efficaces de règlement des différends et de protection des droits de l'homme, destinés à être utilisés avant de recourir aux mécanismes judiciaires ou en lieu et place de ces mécanismes. |
| — | Continuer de coopérer en matière de promotion des droit de l'homme, ainsi que de sensibilisation et de formation portant sur cette question, en particulier la non-discrimination au sein de l'appareil judiciaire, des services répressifs et de toute l'administration publique, y compris dans les régions d'Arménie. |
| — | Continuer de coopérer et de consulter utilement les organisations de la société civile et les partenaires sociaux représentatifs (syndicats et organisations patronales) en tant que parties prenantes et sentinelles dans les domaines prioritaires de l'accord de partenariat global et renforcé. |
2.1.5 Mauvais traitements et torture
Priorités à court terme
| — | Surveiller et traiter tous les cas de mauvais traitements et de torture commis par les agents des services répressifs et les forces armées. Assurer la transparence du processus d'enquête et l'obligation de rendre des comptes pour de tels actes. |
| — | Veiller à la mise en œuvre intégrale de la législation en matière de justice pénale, notamment du code pénal et du code de procédure pénale modifiés, conformément aux normes européennes en matière de droits de l'homme et aux recommandations du Conseil de l'Europe. |
| — | Continuer à améliorer la législation pénitentiaire dans le cadre d'une réforme plus large de la justice pénale et contribuer à une justice réparatrice efficace et à des peines adaptées à l'objectif visé. |
| — | Continuer à améliorer les conditions de détention des détenus handicapés et des mineurs, et tenir compte des besoins spécifiques des détenus en situation de vulnérabilité, sans aucune forme de discrimination. |
Priorités à moyen terme
| — | Continuer à améliorer le système de soins de santé pénitentiaires et veiller à ce que les détenus aient accès aux mêmes services de santé que le grand public, y compris aux services de santé mentale. Poursuivre la formation du personnel de santé travaillant dans ou pour des établissements fermés sur la manière de signaler les mauvais traitements, et continuer à leur donner les moyens de le faire. |
| — | Continuer à renforcer le caractère effectif du contrôle interne et externe du système pénitentiaire, de la police et de l'armée et des autres institutions fermées, afin de déceler rapidement et de prévenir les exactions et les mauvais traitements. |
2.1.6 Égalité et non-discrimination
Priorités à court terme
| — | Continuer à prendre des mesures décisives afin d'assurer l'égalité pour tous et de lutter contre toute forme de discrimination, notamment à l'égard des femmes et des filles, des personnes appartenant à des minorités nationales, religieuses et autres, des personnes handicapées, des jeunes ou des personnes âgées et des personnes LGBTI, dans la vie sociale, politique et économique. Ce faisant, il est fondamental d'accorder une attention particulière aux formes de discrimination multiples et intersectionnelles. |
| — | Assurer et renforcer la mise en œuvre de la loi sur l'égalité et la mise en place d'un organisme national indépendant chargé de l'égalité, doté des ressources humaines et financières nécessaires. |
| — | Prendre des mesures supplémentaires pour prévenir les crimes de haine, y compris contre des personnes LGBTI, mener des enquêtes et imposer de sanctions en la matière par tous les moyens appropriés, notamment en reconnaissant les motivations fondées sur des préjugés en tant que circonstances aggravantes et veiller à ce qu'un cadre juridique adéquat soit en place. |
| — | Poursuivre le réexamen du cadre juridique afin de renforcer la mise en œuvre de la législation contre les violences domestiques et sexistes, la traite des êtres humains et l'exploitation, contribuer à la sensibilisation et continuer à garantir que les victimes de la traite des êtres humains et de l'exploitation ainsi que les victimes de violences domestiques et sexistes aient accès à la justice, à des mesures de protection efficaces, à des services de santé et à des voies de recours. |
| — | Mettre en place un mécanisme d'orientation des personnes vers des services spécialisés, tout en assurant la protection de la confidentialité pour les victimes de violences domestiques et sexistes et l'adoption en temps utile de décisions d'ordonnance conservatoire. |
| — | Contribuer à l'amélioration et à la diversification des services de soutien pour les victimes de violences domestiques et sexistes. |
| — | Veiller à la mise en œuvre de programmes visant à promouvoir l'autonomisation économique des victimes de violences domestiques et sexistes. |
| — | Renforcer davantage le cadre juridique et d'action en matière d'égalité de genre en mettant efficacement en œuvre la stratégie arménienne en matière de genre, le Conseil pour l'égalité des droits et l'égalité des chances entre les femmes et les hommes constituant l'organe national chargé du suivi et de la mise en œuvre des politiques en matière d'égalité de genre. Étudier la création de points focaux sur le genre au sein des ministères sectoriels de l'Arménie, à titre de bonne pratique. |
| — | Contribuer à l'amélioration du mécanisme national visant à faire progresser l'égalité de genre, en assurant l'égalité des droits et des chances pour tous dans tous les domaines de la vie publique. |
| — | Donner suite à l'avis de la Commission de Venise consécutif à la signature de la convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (la convention d'Istanbul). |
| — | Continuer de lutter contre la discrimination à l'égard des personnes handicapées, notamment les obstacles à un traitement efficace de la douleur et aux soins palliatifs, et prendre des mesures décisives en faveur de la désinstitutionnalisation, conformément à la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. |
| — | Mettre en œuvre effectivement le plan global 2023-2027 pour l'inclusion sociale des personnes handicapées et les mesures visant à en assurer la mise en œuvre. |
| — | Veiller à ce que le projet de loi sur les minorités nationales soit adopté et mis en œuvre, en tenant compte de l'avis du Conseil de l'Europe. |
Priorités à moyen terme
| — | Prendre des mesures actives pour promouvoir une participation et une représentation effectives des femmes et des personnes appartenant à une minorité au sein des enceintes politiques décisionnelles, sur le marché du travail et dans le cadre des activités économiques, y compris au niveau de la représentation locale (c'est-à-dire les municipalités) et au sein des services répressifs. |
| — | Prendre des mesures pour élaborer des approches tenant compte de la dimension de genre en matière de changement climatique, en assurant le respect des principes d'inclusion et des actions de sensibilisation. |
| — | Prendre de nouvelles mesures pour faire progresser la conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée et prendre de nouvelles mesures pour réformer le système de protection sociale afin d'améliorer l'ampleur de la participation des femmes au marché du travail et la forme de cette participation, notamment par des programmes supplémentaires de soutien aux aidants, aux mères célibataires et à toute personne en situation de vulnérabilité. |
| — | Prendre des mesures actives pour promouvoir un partage égal des responsabilités entre les parents en matière de garde d'enfants, en développant les compétences et les aptitudes parentales. |
| — | Continuer de travailler à l'amélioration de l'indice d'égalité de genre, à la réduction de l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes et à la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'éducation et de la science. |
| — | Contribuer à une plus grande inclusion économique et sociale et à une plus grande participation des personnes appartenant à une minorité nationale, notamment par l'accès à l'information et à l'éducation. |
| — | Étendre la fourniture de services de proximité aux personnes handicapées. |
| — | Fournir des services de vie en autonomie en vue de la désinstitutionnalisation. |
| — | Prendre des mesures actives pour élaborer et mettre en œuvre des budgets tenant compte de la dimension de genre, en travaillant sur la ventilation des données sur la base d'approches tenant compte de la dimension de genre. |
2.1.7 Droits de l'enfant
Priorités à court terme
| — | Renforcer les droits de l'enfant, notamment dans le cadre de la stratégie et du plan d'action sur les droits de l'homme pour la période 2023-2025, et achever l'examen complet et la mise en œuvre de la loi sur l'aide sociale, de la loi sur les droits de l'enfant et du code de la famille. |
| — | Mettre en œuvre la loi révisée sur les droits de l'enfant et le code de la famille, conformément au programme global pour la protection des droits de l'enfant. |
| — | Renforcer la mise en œuvre de la convention sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels. |
| — | Prendre de nouvelles mesures pour assurer le logement, la nutrition, l'accès à l'éducation et aux soins de santé aux enfants déplacés et accorder une plus grande attention à la santé mentale des enfants touchés par le conflit. |
| — | Étendre les programmes communautaires pour les enfants en situation de vulnérabilité (enfants handicapés, enfants exposés à la violence, harcèlement). |
| — | Prévenir les abus, la violence et les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants infligés aux enfants au sein des institutions, tenir des registres des cas présumés et confirmés de violence ainsi qu'enquêter pleinement sur tous les cas de violence présumée afin d'identifier et de punir les auteurs d'infractions. |
| — | Améliorer encore les possibilités d'éducation des enfants appartenant à des minorités nationales et prendre des mesures pour prévenir les mariages précoces ou forcés d'enfants. |
Priorités à moyen terme
| — | Prendre des mesures en faveur de la transformation sociale et comportementale en matière de lutte contre la violence envers les enfants. Sensibiliser les personnes travaillant avec des enfants à la prévention de la violence à l'égard des enfants et à la lutte contre ce phénomène, et développer leurs connaissances en la manière. Sensibiliser le public à la prévention et à la lutte contre la violence à l'égard des enfants et lui fournir des informations sur les moyens de la prévenir et de la combattre. |
| — | Accroître les capacités des spécialistes de la protection sociale. |
| — | Continuer à œuvrer en faveur de la désinstitutionnalisation des enfants, y compris des enfants handicapés et des enfants en situation de pauvreté, notamment en mettant en place des services de fourniture de soins de substitution ciblés et les mesures d'assistance sociale correspondantes. |
2.1.8 Normes fondamentales du travail et droits syndicaux
Priorités à court terme
| — | Prendre de nouvelles mesures pour développer le système d'inspection du travail afin qu'il soit conforme aux normes internationales, renforcer les capacités des inspecteurs du travail et sensibiliser à l'importance de ces derniers et au rôle de l'organisme d'inspection de la santé et du travail. Doter l'organisme d'inspection de la santé et du travail de pouvoirs et des ressource suffisants pour qu'il puisse réaliser des inspections et mener des actions de sensibilisation afin de prévenir et de détecter les cas d'exploitation par le travail et de traite des êtres humains. |
| — | Poursuivre la mise en œuvre des modifications apportées au code du travail conformément aux normes internationales (telles que les conventions fondamentales de l'Organisation internationale du travail, ainsi que les principes de la coalition mondiale pour la justice sociale). |
| — | Continuer de travailler sur le mécanisme définissant et interdisant toute forme de harcèlement (y compris le harcèlement sexuel) sur le lieu de travail. |
| — | Prendre de nouvelles mesures pour réviser les lois existantes sur les syndicats et les syndicats d'employeurs en matière de liberté d'association et de négociation collective, en consultation avec les partenaires sociaux et en tenant compte des observations des organes de surveillance de l'Organisation internationale du travail. |
Priorités à moyen terme
| — | Mettre fin aux restrictions formelles (y compris, mais sans s'y limiter, celles imposées par les services sociaux unifiés) afin que toutes les plateformes de prestation de services sociaux, y compris les plateformes de recherche d'emploi, soient pleinement accessibles aux personnes handicapées. |
2.1.9 Politique sociale et inclusion socio-économique des personnes arméniennes déplacées
Priorités à court terme
| — | Fournir les outils nécessaires et assurer la protection des droits et l'inclusion socio-économique des réfugiés et des personnes arméniennes déplacées ainsi que leur accès aux services essentiels. |
| — | Veiller à l'adoption et à la mise en œuvre de stratégies ciblées en matière de démographie et d'emploi, en tenant compte des vulnérabilités spécifiques (genre, âge, handicap). |
| — | Assurer l'accès des réfugiés et des personnes arméniennes déplacées au système national de soins de santé et d'éducation et lever les obstacles juridiques et administratifs. |
| — | Veiller à l'adoption et à la mise en œuvre de la stratégie et du plan d'action concernant la politique migratoire de la République d'Arménie, ainsi que du règlement relatif aux questions d'intégration et de réintégration. |
| — | Assurer la mise en œuvre de programmes de logement, tels que le logement social et le remboursement des loyers pour les familles de réfugiés les plus vulnérables. |
| — | Assurer l'accès à des services sociaux de qualité grâce à des travailleurs sociaux certifiés via l'application du système de gestion des dossiers sociaux mis au point, y compris de nouveaux services sociaux tels que l'accompagnement social pour les familles de réfugiés vulnérables et défavorisées. |
Priorités à moyen terme
| — | Renforcer les mécanismes de prestation des services sociaux, en renforçant également les capacités de réaction aux chocs. |
| — | Mettre en œuvre des programmes globaux visant à autonomiser les réfugiés, en mettant l'accent sur leur inclusion socio-économique et leur entrée sur le marché du travail arménien, notamment par des programmes de reconversion, de formation et de placement professionnel, des programmes de développement des moyens de subsistance et d'orientation civique, des cours de langue, l'accès à des solutions de logement durables et à long terme et l'accès aux services publics. |
2.2. Liberté, mobilité et sécurité
Un certain nombre d'arrangements de travail et d'accords de coopération régissent le renforcement de la coopération entre l'UE et l'Arménie dans le domaine de la justice et des affaires intérieures, notamment des accords avec l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex (depuis 2012, révision à venir), le réseau européen des migrations (REM, 2021), Europol (2021), l'Agence de l'UE pour la formation des services répressifs (CEPOL, 2017) et Eurojust (2024).
Le lancement, le 9 septembre 2024, du dialogue sur la libéralisation du régime des visas constitue une avancée importante en ce qui concerne le renforcement de la coopération entre l'UE et l'Arménie dans le domaine de la liberté, de la mobilité et de la sécurité. Le présent programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie soutiendra la mise en œuvre efficace et satisfaisante du dialogue et de ses critères de référence. La formulation utilisée dans le présent document s'entend sans préjudice de la formulation finale des critères de référence du plan d'action pour la libéralisation du régime des visas. L'UE continuera de soutenir les efforts déployés par l'Arménie pour renforcer le cadre institutionnel et les capacités des autorités arméniennes compétentes dans le domaine de la mobilité et de la sécurité, notamment le ministère de l'intérieur et ses organes subordonnés. L'Arménie poursuivra en outre les initiatives visant à améliorer la perception du ministère par le public en améliorant la qualité des services publics qu'il fournit et en approfondissant la communication publique.
2.2.1 Protection des données à caractère personnel
Priorités à court terme
| — | Prendre des mesures pour améliorer encore le cadre législatif relatif à la protection des données, y compris dans le secteur répressif, et renforcer l'indépendance de l'Agence arménienne pour la protection des données à caractère personnel et sa capacité à suivre les questions relatives à la protection des données et à les traiter. |
| — | Continuer à assurer un niveau élevé de protection des données à caractère personnel et adopter une législation conforme aux normes de l'UE et du Conseil de l'Europe. Garantir le respect du droit à la protection des données à caractère personnel, tant dans le secteur public que dans le secteur privé. |
Priorités à moyen terme
| — | Continuer à renforcer les capacités de l'Agence pour la protection des données à caractère personnel et assurer un niveau élevé de protection de ces données. |
2.2.2 Migration, asile et gestion intégrée des frontières
Priorités à court terme
| — | Poursuivre la mise en œuvre efficace de l'accord UE-Arménie visant à faciliter la délivrance de visas et de l'accord UE-Arménie concernant la réadmission, comme indiqué dans les comités mixtes respectifs institués sur la base de ces accords. La mise en œuvre effective des accords continuera d'être un facteur fondamental pour progresser dans le dialogue sur la libéralisation du régime des visas. |
| — | Renforcer encore le régime arménien de gestion des migrations, géré par le service des migrations et de la citoyenneté du ministère de l'intérieur et d'autres organismes chargés de la migration. Veiller à ce que les politiques en matière de migration et de protection des réfugiés soient fondées sur des données probantes, et à ce que les systèmes et les pratiques en place soient conformes aux normes internationales et européennes. Les deux parties coopéreront pour adopter des solutions numériques innovantes en matière de gestion des migrations. |
| — | Coopérer à l'adoption d'une stratégie nationale de gestion des migrations concernant la révision du cadre juridique applicable et la mise en œuvre effective de son plan d'action. |
| — | Renforcer la coopération opérationnelle afin de réduire sensiblement le nombre de demandes d'asile infondées introduites par des ressortissants arméniens dans les États membres de l'UE. |
| — | Continuer de prendre des mesures appropriées pour s'attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière depuis l'Arménie vers les États membres de l'UE, notamment en s'efforçant d'éviter que certains citoyens arméniens n'utilisent abusivement leurs visas ou leurs demandes d'asile à des fins médicales, en renforçant le secteur de la santé publique en Arménie et en sensibilisant le public à ces développements. |
| — | Continuer à renforcer le régime d'asile, dans le plein respect des normes internationales et au niveau le plus élevé de protection des droits de l'homme, en commençant par le non-refoulement et des normes d'accueil adéquates. |
| — | Renforcer la coopération et le dialogue dans différents domaines liés à la migration dans le cadre du partenariat pour la mobilité UE-Arménie. |
| — | Poursuivre le développement de la coopération opérationnelle avec l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), notamment par la négociation et la signature d'un nouvel arrangement de travail avec les autorités arméniennes chargées de la gestion des frontières. Un nouvel arrangement de travail pourrait permettre de renforcer la coopération opérationnelle, l'échange de bonnes pratiques et d'observateurs, la formation et l'échange d'informations, notamment dans le cadre d'Eurosur. |
| — | Élaborer et mettre en œuvre la gestion intégrée des frontières (GIF) au niveau national, notamment en renforçant les capacités, y compris en analysant les risques liés à la gestion des frontières. |
| — | Continuer de participer activement au réseau européen des migrations (REM) en tant que pays observateur et échanger efficacement des informations sur la migration et l'asile entre les États membres de l'UE et l'Arménie au sein du réseau. À l'avenir, le REM continuera de soutenir la normalisation de la collecte de données sur les migrations et collaborera avec l'Arménie afin d'approfondir l'échange et l'analyse des données statistiques sur les migrations. |
| — | Rendre compte des améliorations en ce qui concerne l'analyse des données migratoires et l'évaluation des risques. |
Priorités à moyen terme
| — | Développer des moyens plus efficaces de proposer une migration circulaire et légale, tout en respectant la législation et les compétences nationales existantes et en respectant pleinement les droits de l'homme de tous les travailleurs migrants. |
| — | Veiller à la mise en œuvre de stratégies globales de l'Arménie en matière de migration et d'afflux massif de personnes. |
| — | Introduire le déploiement progressif de passeports biométriques pleinement conformes aux normes les plus strictes de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et aux pratiques recommandées, y compris dans les consulats arméniens à l'étranger. |
2.2.3 Application de la loi
Priorités à court terme
| — | Poursuivre la mise en œuvre du programme de réforme de la police en renforçant l'intégrité, la transparence, la responsabilité, l'efficience et l'efficacité de la police, notamment par l'intermédiaire du programme éducatif de l'Arménie. |
2.2.4 Lutte contre la criminalité organisée
Priorités à court terme
| — | Tirer pleinement parti et mettre en œuvre efficacement l'arrangement de travail avec Europol afin de renforcer la lutte contre la criminalité organisée. |
| — | Renforcer la coopération entre les autorités arméniennes, notamment le ministère de l'intérieur et l'Agence de l'UE pour la formation des services répressifs (CEPOL). |
| — | Renforcer la participation active de l'Arménie à toutes les initiatives régionales de l'UE visant à réduire la corruption et la criminalité organisée dans les pays du Partenariat oriental. |
| — | Continuer à prendre des mesures efficaces pour aligner davantage le cadre juridique de l'Arménie sur le protocole visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, sur le protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer, et sur les normes de l'UE et du Conseil de l'Europe. Donner suite aux recommandations du groupe d'experts sur la lutte contre la traite des êtres humains du Conseil de l'Europe (GRETA), en particulier en ce qui concerne la poursuite des trafiquants et la protection des victimes de la justice et l'accès à celle-ci. |
| — | Suivre la mise au jour et l'instruction proactives des affaires de traite d'êtres humains et rendre compte de l'efficacité des efforts déployés dans ce cadre, en mettant l'accent sur les segments de la population vulnérables ou risquant d'être victimes de la traite. |
| — | Continuer à prévenir et à combattre efficacement la cybercriminalité et adopter une stratégie ou un plan d'action spécifique dans ce domaine, notamment en intensifiant la coopération internationale avec l'UE et le Conseil de l'Europe. |
| — | Renforcer la mise en œuvre de la convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels. |
Priorités à moyen terme
| — | Coopérer dans le cadre de la plateforme pluridisciplinaire européenne contre les menaces criminelles (EMPACT). |
| — | Intensifier les efforts dans la lutte contre la cybercriminalité afin de mettre en place un cadre juridique et institutionnel complet conforme à la convention de Budapest. |
2.2.5 Lutte contre les drogues illicites
Priorités à court terme
| — | Mettre en œuvre des politiques équilibrées visant à lutter contre le trafic de drogue, notamment par l'intensification de la coopération entre les agences et au niveau international. |
| — | Poursuivre la coopération en matière de prévention de la drogue, en alignant pleinement les politiques de l'Arménie en matière de drogue sur les positions de l'UE, et continuer à mettre en œuvre la stratégie en matière de drogue et à assurer le fonctionnement des structures institutionnelles compétentes. |
| — | Maintenir une coopération étroite avec l'Agence de l'Union européenne sur les drogues (EUDA), l'ancien Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), afin d'échanger des informations pertinentes et valables. |
| — | Continuer à renforcer les capacités des services répressifs arméniens dans le domaine de la lutte contre le trafic de drogue, y compris pour lutter contre les réseaux de trafic de drogue en ligne. |
| — | Continuer à renforcer la coordination et l'entraide judiciaire dans les enquêtes sur les affaires de trafic de drogue. |
Priorités à moyen terme
| — | Continuer à adopter une approche équilibrée et intégrée en ce qui concerne les problèmes liés à la drogue, afin de permettre aux systèmes de faire face aux conséquences sanitaires et sociales de la toxicomanie, d'assurer une prévention plus efficace et de réduire l'offre, le trafic et la demande de drogues illicites. |
2.2.6 Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
Priorités à court terme
| — | Renforcer la capacité de l'Arménie à mener efficacement des enquêtes financières, y compris des enquêtes financières parallèles sur des affaires de criminalité organisée, de manière systématique, et à obtenir des résultats concrets conduisant à des poursuites, à des condamnations et à des confiscations d'avoirs d'origine criminelle, y compris virtuels, dans le but de lutter contre les réseaux de criminalité organisée et le blanchiment de capitaux. |
| — | Continuer la coopération avec le Conseil de l'Europe, le MONEYVAL et avec les autorités compétentes des États membres de l'UE en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. |
Priorités à moyen terme
| — | Continuer à renforcer le cadre juridique et institutionnel destiné à prévenir le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et à lutter contre ces phénomènes, y compris, lorsque cela est possible et pertinent, au moyen d'un rapprochement avec la législation de l'UE dans ces domaines. |
| — | Continuer de renforcer la coopération opérationnelle en matière de confiscation, de recouvrement et de gestion des avoirs, grâce à une communication efficace et à l'échange de bonnes pratiques entre les bureaux de recouvrement des avoirs des autorités arméniennes et de l'Union européenne. |
2.3 Politique étrangère et de sécurité
Le dialogue politique et la coopération dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l'UE, y compris en ce qui concerne la politique de sécurité et de défense commune (PSDC), seront encore renforcés. Cette coopération portera sur la sécurité régionale, la réforme du secteur de la sécurité, les questions de gestion des crises, la lutte contre le terrorisme, la cybersécurité et les menaces hybrides, notamment la lutte contre la manipulation de l'information et l'ingérence étrangères, tout en veillant au respect des engagements pris en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité.
La coopération reposera sur des valeurs communes, notamment l'attachement aux objectifs et aux principes de la charte des Nations unies et de l'acte final d'Helsinki de l'OSCE. Elle visera à accroître la cohérence et l'efficacité des politiques, en recourant aux instances bilatérales, multilatérales et régionales et en respectant l'ordre international fondé sur des règles et sur le droit international.
2.3.1. Normalisation des relations dans la région
Priorités à court terme
| — | Poursuivre les efforts de l'UE en vue de soutenir une paix viable et digne entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, fondée sur les principes de reconnaissance mutuelle de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'inviolabilité des frontières, conformément à la déclaration d'Almaty de 1991. |
| — | Soutenir la mise en œuvre intégrale, immédiate et effective de toutes les ordonnances pertinentes de la Cour internationale de justice. |
| — | Continuer à plaider en faveur de la libération des prisonniers et des autres détenus arméniens et à s'efforcer de régler les problèmes humanitaires en suspens, notamment le sort des personnes disparues et les disparitions forcées, à titre de mesures de confiance. |
| — | Continuer à soutenir la normalisation complète des relations entre l'Arménie et la Turquie et encourager la mise en œuvre des accords déjà conclus en vue de l'ouverture totale de la frontière entre les deux États, y compris au moyen d'un dialogue politique régulier et de la participation des parties prenantes concernées. |
| — | Soutenir une connectivité inclusive des transports régionaux dans le respect de la souveraineté et de la juridiction nationale des pays, ainsi que conformément aux principes d'égalité et de réciprocité, qui sous-tendent également le projet de «carrefours de la paix» de l'Arménie. |
| — | Œuvrer à l'intégration de la dimension de genre et à la participation pleine, égale, effective et utile des femmes, y compris des femmes touchées par les conflits et des représentantes de la société civile, à la résolution des conflits et à la consolidation de la paix, ainsi qu'à tous les efforts de réconciliation et de redressement. |
Priorités à moyen terme
| — | Œuvrer à la mise en place de mesures de confiance entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan en faveur d'une paix et d'une réconciliation durables entre leurs sociétés. |
| — | Contribuer à générer des «dividendes de la paix» grâce à des projets d'investissement dans la connectivité régionale en Arménie, notamment dans le cadre de la nouvelle approche politique régionale ambitieuse de l'Arménie qui sous-tend l'initiative «carrefours de la paix», conformément à la stratégie «Global Gateway» de l'UE. |
2.3.2. Coopération internationale et régionale et coopération dans le domaine de la PSDC
Priorités à court terme
| — | Continuer d'approfondir le dialogue politique et de sécurité et poursuivre les consultations régulières en matière de sécurité et de défense. |
| — | Examiner les possibilités de renforcer davantage la coopération en matière de sécurité et de défense, ce qui pourrait conduire à une coopération plus structurée. |
| — | Assurer la pleine capacité opérationnelle de la mission de l'UE en Arménie (EUMA), dans le but d'observer la situation en matière de sécurité le long de la frontière avec l'Azerbaïdjan et d'en rendre compte, de contribuer à la sécurité humaine dans les zones touchées par des conflits en Arménie et d'instaurer un climat de confiance en faveur de la paix et de la stabilité dans la région. Œuvrer au maintien de la présence de l'EUMA aussi longtemps que nécessaire. |
| — | Coopérer pour soutenir la réforme du secteur de la sécurité de l'Arménie, afin de renforcer sa sécurité nationale, sa stabilité et sa résilience. Œuvrer conjointement à l'amélioration de l'environnement de sécurité en renforçant l'efficacité et l'obligation de rendre des comptes d'institutions de sécurité contrôlées par des civils et fonctionnent dans le respect des droits de l'homme et de l'état de droit. Viser une collaboration accrue entre les différents acteurs et renforcer le rôle de la société civile dans les mécanismes de contrôle. |
| — | S'attacher à poursuivre et à étendre le soutien à l'Arménie au titre de la facilité européenne pour la paix, en priorité. Poursuivre la coopération dans le but de renforcer la résilience de l'Arménie. |
| — | Approfondir la coopération en matière de lutte contre les menaces hybrides, y compris la lutte contre les activités de manipulation de l'information et d'ingérence menées depuis l'étranger (FIMI), envisager de renforcer les capacités de l'Arménie et de la soutenir en vue de l'élaboration d'un cadre complet permettant de lutter efficacement contre les menaces hybrides, notamment en examinant la possibilité de soutenir la mise en place et le renforcement d'institutions consacrées à la sécurité nationale et à la résilience face aux menaces hybrides. |
| — | Contribuer à renforcer la cyberrésilience de l'Arménie. Envisager le renforcement des capacités, l'assistance technique pertinente, l'échange d'informations, de bonnes pratiques et d'expertise sur les cadres d'action respectifs ainsi que sur les efforts de coopération pratiques au sein des instances multilatérales, notamment l'OSCE et les Nations unies. En outre, coopérer avec l'Arménie pour élaborer des lois et des réglementations en matière de cybersécurité qui s'alignent sur les textes législatifs essentiels de l'UE. |
| — | Renforcer la coopération pratique en matière de prévention des conflits et de gestion des crises en facilitant la participation de l'Arménie aux opérations et missions civiles et militaires de gestion de crises menées par l'UE, sur la base de l'accord-cadre de participation. |
| — | Renforcer la coopération pour développer les capacités de communication stratégique, notamment en consolidant la résilience de l'État et de la société face à la désinformation et en soutenant le renforcement de la liberté et du pluralisme des médias; étendre et diversifier les cadres de coopération pratique afin d'y inclure la société civile, les acteurs étatiques et les institutions actives dans ce domaine. |
| — | Assurer les échanges et la coopération nécessaires entre experts sectoriels et avec le Collège européen de sécurité et de défense et les autres institutions et organes compétents de l'UE. |
| — | Promouvoir la coopération bilatérale et régionale sur les grandes questions de sécurité, telles que la gestion des migrations irrégulières, la gestion des frontières, la protection et la résilience des infrastructures critiques, la lutte contre la criminalité organisée, y compris la lutte contre la contrebande, la traite des êtres humains et le trafic illicite de marchandises [notamment de drogues, d'armes à feu et de substances chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN)]. Encourager la formation du personnel approprié, en particulier grâce à l'initiative de l'UE pour un centre d'excellence CBRN et à son secrétariat régional pour l'Europe du Sud-Est et de l'Est, et renforcer la participation des organismes arméniens aux projets conjoints de coopération en matière de gestion des frontières dans le cadre du programme Interreg «Bassin de la mer Noire». |
| — | Œuvrer à renforcer l'alignement de l'Arménie sur les déclarations, décisions et actions de l'UE dans le domaine de la PESC, ainsi qu'à renforcer la coopération et le soutien mutuel au sein des instances multilatérales. |
Priorités à moyen terme
| — | Favoriser le respect commun des principes de reconnaissance de la souveraineté, d'intégrité territoriale et d'inviolabilité des frontières, tels qu'ils sont inscrits dans la charte des Nations unies et l'acte final d'Helsinki de l'OSCE, y compris dans le cadre de l'alignement de l'Arménie sur les déclarations et décisions relatives à la PESC de l'UE et de la coopération au sein des instances multilatérales, le cas échéant. |
2.3.3. Lutte contre le terrorisme, non-prolifération des armes de destruction massive et exportations illégales d'armements
Priorités à court terme
| — | Coopérer à la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs en veillant au respect intégral et à la mise en œuvre des obligations que les parties ont contractées dans le cadre des traités et des accords internationaux de désarmement et de non-prolifération, ainsi que d'autres obligations internationales dans ce domaine. |
| — | Tirer pleinement parti de l'arrangement de travail entre les autorités compétentes de l'Arménie et Europol, notamment en veillant à sa mise en œuvre intégrale, au moyen du protocole d'accord sur l'établissement d'une ligne sécurisée [réseau d'échange sécurisé d'informations (SIENA)] et de l'accord de liaison, tous deux signés à Erevan en juin 2023. Cette mesure permettrait de maximiser l'échange d'informations dans de nombreux domaines de criminalité d'intérêt commun, notamment en ce qui concerne le terrorisme et les formes graves de criminalité, y compris les organisations terroristes, les groupes criminels organisés, leurs activités (telles que la cybercriminalité et la criminalité financière et économique) et leurs réseaux de soutien, ainsi que le trafic de drogue. |
| — | Tirer pleinement parti de l'arrangement de travail entre l'Arménie et l'Agence de l'Union européenne pour la formation des services répressifs (CEPOL), tout en maximisant les possibilités de participer aux activités du CEPOL, y compris dans le cadre de projets régionaux de renforcement des capacités. |
| — | Continuer à appliquer les normes du Groupe d'action financière (GAFI), continuer à améliorer l'efficacité de son système de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (système LBC/FT). |
Priorités à moyen terme
| — | Coopérer afin de renforcer le consensus international sur une lutte contre le terrorisme qui soit fondée sur les droits de l'homme, y compris sur la définition juridique des infractions terroristes, notamment en favorisant un accord relatif à la révision des infractions terroristes dans la convention du Conseil de l'Europe pour la prévention du terrorisme. |
| — | Poursuivre la mise en œuvre de la résolution 2396 du Conseil de sécurité des Nations unies, et en particulier le partage d'informations sur les personnes soupçonnées de terrorisme afin d'identifier, de détecter et de poursuivre les combattants terroristes étrangers. |
| — | Coopérer en matière de contrôles aux frontières fondés sur les risques afin d'assurer la sûreté et la sécurité des marchandises importées, exportées ou en transit. |
| — | Lutter contre le commerce illicite d'armes légères et de petit calibre, y compris de leurs munitions, dans le respect des accords internationaux existants et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, et conformément aux engagements pris dans le cadre d'autres instruments internationaux applicables dans ce domaine. |
| — | Continuer à coopérer en matière de contrôle des exportations d'armes conventionnelles, à la lumière de la position commune de l'UE relative au contrôle des exportations de technologie et d'équipements militaires. Continuer à coopérer avec l'UE en matière de lutte contre le trafic d'armes et de destruction des stocks d'armement. |
| — | Continuer à contribuer à la mise en œuvre des régimes de contrôle des armements et des dispositifs de confiance connexes; les trois piliers du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), ainsi que la convention sur les armes chimiques (CAC), la convention sur les armes biologiques (CAB) et les autres obligations existantes au titre des accords internationaux pertinents et des autres obligations internationales. |
2.4 Coopération économique et sectorielle
L'UE et l'Arménie coopéreront afin de renforcer la connectivité dans les domaines de l'énergie, du numérique et des transports, ainsi que la transition vers la neutralité climatique et la sécurité énergétique, et de faire avancer les réformes structurelles, y compris en ce qui concerne les aspects réglementaires et de sécurité. La promotion de l'efficacité énergétique, la production et l'utilisation d'énergies renouvelables, la modernisation du réseau électrique et l'amélioration de la connectivité énergétique régionale renforceront encore la sécurité énergétique de l'Arménie, tout en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre. Conformément à leurs engagements internationaux, notamment dans le cadre de l'accord de Paris, elles coopéreront en vue de parvenir à la neutralité climatique, à l'adaptation au changement climatique et à la résilience environnementale en favorisant une économie moderne, économe en ressources, décarbonée et circulaire. Elles coopéreront également pour faire progresser ces objectifs au sein des instances multilatérales compétentes. La coopération en matière de prévention des catastrophes, de préparation et de réaction à ces dernières sera encore renforcée. Les travaux conjoints visant à recenser et à accélérer la mise en œuvre de projets d'investissement stratégiques dans le cadre de la stratégie «Global Gateway» se poursuivront par l'intermédiaire de la plateforme de coordination des investissements UE-Arménie.
2.4.1. Connectivité des transports
Priorités à court terme
| — | Afin d'améliorer la connectivité aérienne, appliquer administrativement l'accord sur la création d'un espace aérien commun signé en 2021 et ratifié par l'Arménie en janvier 2023, comme convenu dans le protocole d'entente sur les consultations signé en 2017. |
| — | Continuer d'apporter un soutien à la capacité de supervision de la sécurité aérienne de l'Arménie au moyen de mesures de soutien pertinentes, y compris des mesures dans le cadre de programmes bilatéraux et régionaux financés par l'UE. |
| — | Continuer à améliorer le niveau d'harmonisation réglementaire avec la législation de l'UE dans le domaine de l'aviation, grâce notamment à la coopération et à l'assistance technique de l'Agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA) et des agences des États membres de l'UE. |
| — | Continuer à améliorer la sécurité routière grâce à une approche pluridisciplinaire axée sur la prévention et la répression. Adopter et mettre en œuvre une stratégie nationale en matière de sécurité routière et un plan d'action correspondant, comprenant notamment des efforts visant à améliorer les normes de sécurité des infrastructures routières. Participer activement aux activités de l'observatoire régional de la sécurité routière du Partenariat oriental basé à Tbilissi. |
Priorités à moyen terme
| — | Améliorer encore la sécurité dans tous les modes de transport (aérien, routier, ferroviaire). |
| — | Poursuivre le développement des infrastructures de transport terrestre, notamment en mettant en œuvre les projets prioritaires arrêtés d'un commun accord figurant dans le plan d'action indicatif d'investissements dans le réseau transeuropéen de transport (RTE-T). |
| — | Continuer à soutenir l'inclusion de l'Arménie dans des réseaux de transport régionaux plus larges, tels que le corridor de transport transcaspien, conformément à la communication conjointe de la Commission et du haut représentant sur l'approche stratégique de l'UE à l'égard de la région de la mer Noire, tout en insistant également sur les possibilités qu'offre l'Arménie en tant que pont entre différentes régions, ainsi que le préconise l'initiative «carrefours de la paix». |
| — | Explorer les possibilités d'investissement dans la connectivité des transports régionaux en Arménie, également préconisée par la nouvelle approche de la politique régionale de l'Arménie qui sous-tend l'initiative «carrefours de la paix». |
2.4.2 Énergie
Priorités à court terme
| — | Intensifier la coopération et les efforts, notamment par la mise en œuvre de programmes relatifs à l'efficacité énergétique, aux énergies renouvelables, aux infrastructures de réseau, aux interconnexions transfrontalières et à la réduction des dépendances en matière d'approvisionnement dans le cadre du déploiement de technologies sûres et durables à faibles émissions de carbone. Étudier les possibilités de poursuivre la coopération dans le domaine du stockage de l'énergie et de l'énergie géothermique. |
| — | Continuer à soutenir l'inclusion de l'Arménie dans le projet de câbles électriques de la mer Noire. |
| — | Veiller à la mise en œuvre en temps utile de toutes les recommandations restantes concernant les tests de résistance afin d'assurer une sûreté maximale tant que la centrale nucléaire arménienne est toujours en service. Poursuivre l'échange régulier d'informations sur l'état d'avancement de la mise en œuvre du plan d'action national visant à améliorer la sûreté nucléaire de la centrale nucléaire arménienne jusqu'à ce que toutes les actions aient été menées à bien. |
| — | Élaborer, avec le soutien continu de l'UE, une stratégie globale, une feuille de route et un plan d'action pour le déclassement de la centrale nucléaire arménienne, conformément à la stratégie énergétique de l'Arménie à l'horizon 2040. Parallèlement, soutenir les efforts déployés par l'Arménie pour assurer la sûreté nucléaire tant que la centrale nucléaire est toujours en service, tout en se rapprochant progressivement de la législation Euratom en matière de sûreté nucléaire, de gestion des déchets et de radioprotection, comme le prévoit l'accord de partenariat global et renforcé, ainsi qu'en se conformant à d'autres documents internationaux, tels que les normes de sûreté nucléaire et les orientations de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en matière de sûreté nucléaire. |
| — | Dans le même temps, prendre acte de la transition constante de l'Arménie vers de nouvelles capacités de production d'énergie nucléaire, qui visent à renforcer la sécurité et l'indépendance énergétiques du pays. |
| — | Poursuivre progressivement le rapprochement de la législation arménienne en matière d'énergie et de sûreté nucléaire de l'acquis de l'Union au cours de la période 2024-2029, conformément à l'accord de partenariat global et renforcé et à la stratégie énergétique de l'Arménie à l'horizon 2040. |
Priorités à moyen terme
| — | Poursuivre les efforts visant à diversifier le secteur énergétique de l'Arménie, y compris au moyen d'initiatives en matière d'énergies renouvelables. |
| — | Intensifier la coopération entre la Communauté de l'énergie et l'Arménie. |
| — | Continuer d'aider l'Arménie à renforcer sa culture de sûreté nucléaire et la gestion responsable et sûre du combustible nucléaire usé et des déchets radioactifs. |
| — | Étudier d'autres possibilités d'investissement dans le secteur de l'énergie pour la sécurité et la diversification de l'approvisionnement et la sécurité énergétique globale dans la région. |
2.4.3 Connectivité numérique
Priorités à court terme
| — | Poursuivre l'harmonisation des marchés numériques entre l'UE et l'Arménie et avec la région du Partenariat oriental. Soutenir la mise en œuvre de la stratégie 2021-2025 pour la transition numérique de l'Arménie couvrant la gouvernance en ligne, l'économie numérique et la société numérique, et coopérer à l'élaboration d'une nouvelle feuille de route stratégique pour la période 2026-2030. |
| — | Renforcer davantage la transformation numérique de la connectivité des transports, y compris la logistique en ligne, la numérisation des documents de transport, et envisager d'autres initiatives en matière de connectivité numérique. |
| — | Œuvrer au renforcement de la connectivité numérique entre l'UE et l'Arménie, notamment en envisageant la participation de l'Arménie aux projets de connectivité numérique en mer Noire, conformément au pilier «croissance et prospérité» de la communication conjointe de la Commission et du haut représentant sur l'approche stratégique de l'UE à l'égard de la région de la mer Noire. |
| — | Étudier la possibilité d'une participation de l'Arménie au programme pour une Europe numérique. |
| — | Coopérer à l'élaboration de la stratégie de cybersécurité et au renforcement des capacités nécessaires à sa mise en œuvre, y compris des solutions visant à protéger les systèmes d'information, ainsi qu'à la détection et à l'élimination en temps utile des menaces. |
| — | Étudier la possibilité de mettre en place le dialogue UE-Arménie sur le cyberespace. |
| — | Renforcer la coopération aux niveaux technique et réglementaire en ce qui concerne l'interopérabilité des données, l'échange de données et l'identité numérique en tant que facteurs essentiels pour améliorer les services numériques transfrontières avec l'UE. |
| — | Travailler en étroite collaboration pour étendre les avantages du marché unique numérique à l'Arménie. Il s'agit notamment de mettre en œuvre l'identification électronique et des services électroniques de confiance conformément au cadre de l'UE relatif à une identité numérique et de progresser vers un accord de reconnaissance mutuelle des services de confiance. |
| — | S'efforcer d'aligner l'économie numérique de l'Arménie sur les normes de l'UE. |
Priorités à moyen terme
| — | Soutenir la révision et l'amélioration de la loi arménienne sur les communications électroniques, conformément à l'acquis de l'UE dans ce domaine. |
| — | Intensifier les efforts conjoints en vue de la mise en œuvre de projets phares dans le cadre de la stratégie «Global Gateway» afin de favoriser la transition numérique. |
2.4.4 Industrie de haute technologie
Priorités à court terme
| — | Renforcer progressivement la collaboration dans l'industrie de haute technologie. |
| — | Prendre des mesures pour entamer la coopération avec l'UE dans le cadre du programme spatial de l'Union, de ses composantes et de ses services, afin de mobiliser le potentiel scientifique arménien pour relever les défis mondiaux. |
| — | Exploiter et promouvoir les initiatives existantes au niveau de l'UE en faveur de l'innovation et de l'entrepreneuriat auxquelles l'Arménie est éligible (par exemple, les programmes du CEI et les hackathons CASSINI). |
| — | Étudier les moyens d'encourager la coopération en matière de connectivité par satellite sur une base commerciale. |
Priorités à moyen terme
| — | Échanger sur l'harmonisation des normes industrielles de haute technologie en Arménie et améliorer le respect par celle-ci des bonnes pratiques internationales. |
| — | Échanger sur les efforts déployés par l'Arménie pour élaborer des réglementations relatives aux technologies de l'intelligence artificielle (IA) et des aéronefs sans pilote (UAV). |
2.4.5 Environnement
Priorités à court terme
| — | Améliorer la gouvernance environnementale en mettant en œuvre la législation essentielle relative aux évaluations des incidences sur l'environnement. |
| — | Continuer à améliorer le cadre juridique pertinent en matière de gestion des déchets et allouer les ressources nécessaires à l'élaboration d'une législation globale sur les produits chimiques. |
| — | Élaborer et mettre en œuvre un système global de gestion des déchets aux niveaux national et local, conformément aux normes européennes, y compris en matière d'économie circulaire, et en introduisant de nouvelles installations conformes à la hiérarchie des déchets. |
| — | Poursuivre la mise en œuvre de la législation essentielle sur l'eau, la qualité de l'air et les émissions industrielles. |
| — | Coopérer pour atteindre les objectifs mondiaux du cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, notamment en préparant et en mettant en œuvre une stratégie nationale et un plan d'action efficace en faveur de la biodiversité et des objectifs nationaux en matière de biodiversité, dans la perspective de la COP17. |
| — | Continuer à travailler, à travers le comité intergouvernemental de négociation, à l'élaboration d'un instrument juridiquement contraignant sur la pollution par les plastiques, y compris en milieu marin (c'est-à-dire un accord mondial sur les matières plastiques). |
| — | Renforcer la gouvernance environnementale des zones naturelles spécialement protégées. Renforcer la capacité du service de protection de l'environnement afin de mettre un terme aux activités d'exploitation illégale des forêts et dans les zones naturelles spécialement protégées. |
| — | Améliorer la gestion durable des forêts par la mise en œuvre du code forestier. |
Priorités à moyen terme
| — | Exploiter pleinement le potentiel d'une économie circulaire et neutre pour le climat et élaborer des politiques de croissance globales dans tous les secteurs concernés, par exemple en intégrant les principes de l'économie circulaire dans le système national de gestion des déchets. |
| — | Continuer à assurer le droit à un environnement propre et sain, améliorer les mécanismes d'accès du public à l'information en matière d'environnement et de participation du public aux processus décisionnels dans ce domaine, en associant davantage toutes les parties prenantes intéressées et en coopérant avec la société civile. |
2.4.6 Action pour le climat
Priorités à court terme
| — | Mettre en œuvre la contribution déterminée au niveau national actualisée de l'Arménie pour la période 2021-2030 au titre de l'accord de Paris. Adopter une nouvelle contribution ambitieuse déterminée au niveau national pour l'après-2030 avant la COP30 de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). |
| — | Mettre en œuvre et actualiser le plan national d'adaptation. |
| — | En tant que première étape vers la mise en place de la tarification du carbone en Arménie, élaborer la législation nécessaire en matière de surveillance, de déclaration et de vérification des émissions de gaz à effet de serre au niveau des installations ainsi qu'au niveau des sous-installations, le cas échéant, et se doter d'une capacité administrative suffisante pour la mettre en œuvre. |
| — | Veiller à l'adoption en temps utile et à la mise en œuvre rapide de la loi arménienne sur le climat. |
| — | Utiliser les données ouvertes d'observation de la Terre et les modèles climatiques du programme Copernicus de l'UE, améliorer les prévisions météorologiques et climatiques ainsi que les politiques climatiques de l'Arménie, tout en contribuant avec ses propres données météorologiques actuelles et historiques. |
Priorités à moyen terme
| — | En s'appuyant sur les efforts actuels et futurs, prendre des mesures nationales pour mettre en œuvre et réaliser la nouvelle contribution déterminée au niveau national pour l'après-2030 et mettre en œuvre la stratégie à long terme de développement à faible émission à l'horizon 2050 dans le cadre de l'accord de Paris, en définissant des politiques et des mesures concrètes dans tous les secteurs, et s'efforcer de parvenir à la neutralité climatique d'ici à 2050. Intégrer l'action pour le climat dans les politiques et mesures sectorielles et renforcer la capacité des différentes autorités à mettre en œuvre l'action pour le climat dans l'ensemble des secteurs. |
| — | Continuer à étendre la convention des maires en Arménie et donner aux autorités locales les moyens d'agir afin de stimuler l'action pour le climat au niveau local. |
| — | Sur la base d'un cadre solide de surveillance, de déclaration et de vérification, envisager différentes solutions pour la tarification du carbone. |
| — | Prendre des mesures nationales afin de mettre en œuvre l'engagement mondial concernant le méthane et contribuer à réduire les émissions mondiales de méthane d'au moins 30 % par rapport aux niveaux de 2020 d'ici à 2030. |
| — | Mettre en œuvre le plan national d'adaptation global de l'Arménie et les stratégies sectorielles d'adaptation, en renforçant les capacités nécessaires et en procédant au transfert de technologies, afin de renforcer la résilience de l'économie et des communautés locales au changement climatique et de réduire le risque de catastrophes dues au climat. |
| — | Continuer à prendre des mesures pour assurer le respect des obligations qui incombent à l'Arménie au titre du protocole de Montréal, y compris son amendement de Kigali. Ces efforts devraient être accélérés afin d'assurer la conformité avec les règlements de l'UE relatifs au gaz à effet de serre fluorés et aux substances appauvrissant la couche d'ozone. Prendre des mesures en vue de la mise en œuvre de l'engagement mondial pour l'accès au froid. |
| — | Promouvoir la transition vers des transports à émissions nulles et mettre en œuvre des projets de mobilité électrique en Arménie. |
2.4.7 Santé publique
Priorités à court terme
| — | Améliorer la qualité et l'accessibilité des soins de santé primaires afin de prévenir les maladies et d'améliorer la qualité de vie, en mettant l'accent sur les personnes en situation de vulnérabilité. |
| — | Ne ménager aucun effort pour que l'Arménie adhère au protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac. |
| — | Poursuivre la mise en œuvre du programme de développement des soins de santé pour la période 2023-2026, notamment le déploiement des activités de qualité des soins et du régime d'assurance maladie universelle, et collaborer à la création du Fonds universel d'assurance maladie. |
Priorités à moyen terme
| — | Assurer une participation active à l'initiative de l'UE en matière de sécurité sanitaire, en partenariat avec le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). |
| — | Adapter et mettre en œuvre la stratégie sanitaire à moyen/long terme pour tenir compte des réalités de l'après-COVID-19, notamment en renforçant les capacités de l'Arménie en matière d'analyse épidémiologique et de recherche sur les épidémies, de modélisation des données et de statistiques, conformément à l'approche «Une seule santé». |
| — | Renforcer les politiques et la législation en matière de lutte antitabac, ainsi que leur application rigoureuse, conformément à l'engagement pris par l'Arménie de transposer et de mettre en œuvre l'acquis de l'UE au titre de l'accord de partenariat global et renforcé et aux obligations qui lui incombent en vertu de la convention-cadre pour la lutte antitabac. |
| — | Finaliser la demande d'adhésion de l'Arménie à la coopération dans le domaine de l'inspection pharmaceutique (PIC). |
2.4.8 Protection civile
Priorités à court terme
| — | Continuer à renforcer la coordination interagences et interministérielle lors de la demande et de la réception d'une aide internationale (notamment par l'intermédiaire du mécanisme de protection civile de l'Union). |
| — | Adopter la loi sur la gestion des risques de catastrophe et la protection civile. |
| — | Poursuivre les efforts visant à mettre en place un centre unique d'appel/de gestion des urgences au sein du ministère de l'intérieur afin d'améliorer l'efficacité et la coordination du processus de réaction aux situations d'urgence ou incidents. |
| — | Poursuivre la réforme des services de secours, notamment en affinant le cadre législatif régissant la politique en matière de protection civile et de gestion des risques de catastrophe (par exemple, le système d'assurance contre les catastrophes et le bénévolat). |
| — | Poursuivre la bonne coopération entre l'UE et l'Arménie en matière de protection civile, notamment dans le cadre des initiatives en matière de prévention, de préparation et de réaction face aux catastrophes naturelles et d'origine humaine. |
Priorités à moyen terme
| — | Déterminer les outils du mécanisme de protection civile de l'UE dont l'Arménie pourrait bénéficier, dans le but de renforcer davantage la résilience face aux catastrophes. |
| — | Poursuivre la mise en œuvre de la stratégie et du plan d'action de l'Arménie en matière de gestion des risques de catastrophe. |
2.4.9 Développement économique et débouchés commerciaux
Priorités à court terme
| — | Procéder en 2025 à un examen par les pairs du système statistique national arménien. |
| — | Continuer à élaborer des politiques prudentes pour ancrer la stabilité macroéconomique, notamment en assurant une situation budgétaire saine et un secteur financier stable. |
| — | Continuer à soutenir une croissance économique durable et inclusive. |
| — | Poursuivre l'amélioration de la gestion des finances publiques. |
| — | Continuer à maintenir la bonne gouvernance, notamment en préservant l'indépendance de la banque centrale. |
| — | Continuer de stimuler l'accès des PME au financement, y compris au moyen d'investissements au titre de la stratégie «Global Gateway», afin d'améliorer la compétitivité et la productivité du travail en l'Arménie. |
Priorités à moyen terme
| — | Examiner la participation de l'Arménie aux instruments de financement de l'UE visant à stimuler l'entrepreneuriat et la compétitivité des entreprises, en particulier des PME. |
| — | Prendre des mesures pour élaborer une taxinomie pour la finance durable et renforcer les capacités des établissements financiers au soutien des écosystèmes financiers, conformément à la neutralité climatique et aux objectifs environnementaux. |
| — | Améliorer encore l'environnement des entreprises, notamment en s'attaquant au secteur informel. |
| — | Promouvoir l'entrepreneuriat, en accordant une attention particulière aux femmes et aux jeunes, afin de favoriser i) l'élaboration de stratégies commerciales, ii) la création et le développement de jeunes entreprises dans les régions d'Arménie, et iii) les programmes d'accélération et d'incubation. |
| — | Renforcer davantage la production et la diffusion de statistiques fiables, y compris à des fins de prise de décision fondée sur des données probantes. |
| — | Adopter la stratégie nationale pour l'emploi. |
| — | Accroître la transparence des activités et des flux financiers des entreprises publiques. |
2.4.10 Agriculture et développement rural
Priorités à court terme
| — | S'attaquer aux obstacles qui subsistent à une transition efficace vers une agriculture verte et durable, notamment en associant toutes les parties prenantes du secteur concernées au processus. |
| — | Veiller à l'adoption de la stratégie de développement territorial de l'Arménie, en mettant l'accent sur le développement équitable. |
| — | Poursuivre la coopération dans le cadre du programme d'autonomisation locale des acteurs au service du développement (LEAD) en vue de piloter le programme de développement rural LEADER (liaisons entre actions de développements de l'économie rurale) de l'UE en Arménie afin de mettre en place des mécanismes de financement durable des groupes d'action locale (GAL). |
Priorités à moyen terme
| — | Poursuivre le programme de décentralisation, y compris la décentralisation budgétaire, et renforcer la capacité des autorités locales afin d'assurer la fourniture de tous les services publics dans les zones rurales, en particulier dans les zones rurales les plus reculées. |
| — | Promouvoir et faciliter une agriculture climato-intelligente, conformément aux lignes directrices en matière de protection de l'environnement, aux technologies économes en énergie et à d'autres bonnes pratiques agricoles; moderniser et améliorer la production, la transformation et le stockage des produits agricoles; développer une agriculture à la fois productive et durable; et promouvoir l'introduction de technologies de culture économes en ressources, une gestion efficace à long terme des pâturages afin d'accroître la productivité, la valeur ajoutée et la compétitivité de l'agriculture arménienne. |
| — | Étendre la coopération dans le domaine de la sécurité alimentaire, y compris en ce qui concerne la mise à niveau de la législation pertinente. |
2.4.11 Politique de cohésion
Priorités à court terme
| — | Poursuivre la participation et encourager la coopération dans le cadre du programme Interreg NEXT «Bassin de la mer Noire», notamment en soutenant les partenaires et les parties prenantes arméniens, afin de permettre et de faciliter la mise en œuvre de projets de coopération dans les domaines de l'économie bleue, de la résilience au changement climatique et de la protection de l'environnement, ainsi que des actions portant sur les contacts entre les personnes. |
| — | Renforcer les capacités des organismes nationaux prenant part à la coordination et à la mise en œuvre du programme Interreg NEXT «Bassin de la mer Noire» au niveau du programme, ainsi que celles des bénéficiaires arméniens au niveau des projets, afin d'assurer l'application du cadre juridique de l'UE pour le programme. Cette mesure devrait inclure le renforcement des capacités des contrôleurs nationaux pour le bon fonctionnement du système de gestion et de contrôle du programme. |
| — | Renforcer la coopération du secteur public dans la région du bassin de la mer Noire, au moyen d'initiatives et de projets conjoints, en instaurant un climat de confiance dans toute la région. |
Priorités à moyen terme
| — | Poursuivre le programme de décentralisation et renforcer la capacité des autorités locales à participer à la préparation et à la mise en œuvre des programmes de coopération territoriale, à la conception, au suivi, et à l'évaluation des programmes ainsi qu'à l'établissement de rapports y afférents, de même qu'à la bonne gestion financière des fonds de l'UE. |
2.4.12 Communication stratégique
Priorités à court terme
| — | Continuer à coopérer à la mise en œuvre des réformes, notamment celle relative à l'«architecture de communication stratégique». |
| — | Poursuivre la coopération afin d'accroître la visibilité de la coopération entre l'UE et l'Arménie, promouvoir des valeurs communes et expliquer les effets positifs d'un partenariat renforcé entre l'UE et l'Arménie dans différents secteurs. |
| — | Renforcer la coopération en matière de communication stratégique et lutter contre la manipulation de l'information et l'ingérence menées depuis l'étranger (FIMI), afin d'accroître la confiance du public dans les institutions et les décideurs et de renforcer la cohésion sociale. |
| — | Œuvrer en faveur d'un espace de l'information stimulant, notamment en soutenant les médias indépendants, en mettant en œuvre des programmes d'éducation aux médias et en améliorant le développement professionnel des journalistes. |
2.4.13 Exploitation minière et minerais critiques
Priorités à court terme
| — | Renforcer la coopération avec le service géologique européen (EuroGeoSurveys). |
| — | Envisager l'adhésion à EuroGeoSurveys. |
Priorités à moyen terme
| — | Unir les efforts en vue de la numérisation des informations géologiques existantes de l'Arménie (EuroGeoSurveys), |
| — | Publier des informations numérisées en ligne, conformément aux normes européennes. |
| — | Étudier l'utilisation des moyens de télédétection du service géologique afin de compléter les informations existantes et d'en évaluer la fiabilité. |
| — | Coopérer dans le domaine de la recherche géologique et de l'exploration des ressources minérales, en mettant l'accent sur les matières premières critiques en Arménie, et en prévoyant la possibilité de mettre en œuvre et d'appliquer des méthodes et des outils modernes. |
| — | Contribuer à harmoniser le système actuel de déclaration et de gestion des ressources naturelles de l'Arménie avec la classification-cadre des Nations unies pour les ressources (CCNU). |
| — | Dans le cadre de la politique mondiale de transition progressive vers les énergies renouvelables, coopérer dans le domaine de la découverte de nouveaux gisements de minerais critiques et de l'exploitation des gisements existants. |
2.4.14 Tourisme
Priorités à court terme
| — | Faciliter l'échange de bonnes pratiques et le partage d'expériences en matière de développement d'un tourisme responsable et inclusif, y compris des approches relatives aux services touristiques accessibles et aux outils numériques. |
| — | Renforcer la coopération afin de soutenir le recensement et la promotion de destinations, de produits et de services touristiques variés. |
| — | Renforcer la collaboration entre les acteurs du tourisme, y compris le secteur privé, afin de favoriser l'innovation et la compétitivité dans des domaines d'intérêt mutuel. |
Priorités à moyen terme
| — | Soutenir l'élaboration et la mise en œuvre de politiques et de stratégies en matière de tourisme durable, en s'alignant sur le parcours de transition pour le tourisme afin de construire un écosystème touristique plus résilient et plus numérique, une attention particulière étant accordée à l'accessibilité, aux pratiques durables sur le plan environnemental et à la protection du patrimoine culturel. |
| — | Recenser et éliminer les obstacles aux services de voyage, améliorer l'accès au marché et stimuler les flux touristiques entre les deux régions, notamment par l'échange de connaissances et le renforcement des capacités. |
2.5 Commerce et questions liées au commerce
L'UE et l'Arménie conviennent que la mise en œuvre effective de l'alignement réglementaire prévu par l'accord de partenariat global et renforcé accroîtrait leurs échanges commerciaux et contribuerait à diversifier davantage les exportations et les importations de l'Arménie. L'UE et l'Arménie renforceront également la mise en œuvre de leurs engagements en matière de transparence dans l'élaboration des politiques liées au commerce, échangeront des informations et dispenseront des formations appropriées.
2.5.1. Échange de marchandises et douanes
Priorités à court terme
| — | Collaborer afin d'accroître et de faciliter de manière notable la diversification de la structure des exportations arméniennes, y compris l'exportation de nouveaux produits vers le marché de l'UE. |
| — | Continuer à coopérer étroitement afin d'éviter le contournement des sanctions de l'UE, y compris par le partage d'expertise et d'informations. |
| — | Poursuivre l'échange de statistiques commerciales. |
| — | Donner suite à la demande de l'Arménie visant à devenir observateur dans le cadre de la convention relative à un régime de transit commun et continuer d'échanger des informations sur les statistiques relatives aux biens à double usage et sur toutes les évolutions de la législation douanière. |
| — | Déterminer et évaluer la valeur économique des éventuelles réductions tarifaires applicables à certaines exportations arméniennes. Collaborer à la réduction des entraves non tarifaires aux échanges telles que les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) et les obstacles techniques au commerce (OTC). |
Priorités à moyen terme
| — | Poursuivre la modernisation des autorités douanières arméniennes ainsi que moderniser et simplifier les procédures douanières, tout en veillant à ce que des mesures antifraude efficaces soient en place. Examiner les possibilités en matière de facilitation des échanges. |
2.5.2 Règlements techniques, normalisation et infrastructures connexes
Priorités à court terme
| — | Développer des infrastructures pour la gestion des normes et des règlements techniques, y compris avec des orientations de l'UE. |
| — | Améliorer la coopération entre l'organisme d'accréditation arménien et les organismes européens d'accréditation, y compris en matière de formation ou de renforcement des capacités, le cas échéant. |
| — | Renforcer la coopération entre l'organisme arménien de métrologie et les organismes européens de métrologie. |
Priorités à moyen terme
| — | Recenser les domaines susceptibles d'apporter un soutien supplémentaire à l'alignement sur les normes et réglementations techniques de l'UE. |
2.5.3 Mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS)
Priorités à court terme
| — | Prendre des mesures pour renforcer davantage les infrastructures, les systèmes et les équipements de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments, notamment par la numérisation et en envisageant de former les spécialistes chargés de la sécurité sanitaire des aliments et des contrôles vétérinaires et phytosanitaires. |
| — | Renforcer la coopération pour faciliter les exportations de poissons arméniens vers l'UE et prendre des mesures conjointes pour donner suite à la demande de l'Arménie d'ajouter de nouvelles espèces à la liste des produits de la pêche autorisés à l'exportation vers l'UE. |
| — | Coopérer à la mise en place de systèmes d'alerte précoce en Arménie relatifs à la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, à la santé animale et à la santé des végétaux. |
| — | Favoriser la gestion et la traçabilité des déchets de pesticides. |
| — | Échanger sur les exigences législatives relatives aux évaluations des risques fondées sur des données scientifiques et à leur mise en œuvre. |
| — | Poursuivre le rapprochement de la législation arménienne en matière de sécurité sanitaire des aliments dans le but de promouvoir la diversification des échanges de produits agroalimentaires. |
Priorités à moyen terme
| — | Poursuivre les efforts en vue de l'autorisation de denrées alimentaires supplémentaires sur le marché de l'UE. |
| — | Organiser des campagnes d'information avec les agences, les entreprises et les organisations non gouvernementales (ONG) opérant dans le secteur concerné sur les conditions d'accès au marché de l'UE ainsi qu'avec la société civile sur les aspects pertinents de la protection des consommateurs en matière d'alimentation et de sécurité sanitaire des aliments. |
| — | Aider les entreprises arméniennes à mieux s'adapter afin qu'elles puissent accéder au marché de l'UE, en mettant l'accent sur les micro, petites et moyennes entreprises du secteur alimentaire. |
| — | Collaborer dans le domaine du bien-être animal et de la réduction de l'utilisation d'antibiotiques dans la production animale en vue de lutter contre la résistance à ceux-ci. |
| — | Établir des certificats supplémentaires entre l'UE et l'Arménie afin de rendre les exigences arméniennes en matière d'importation plus transparentes. |
2.5.4 Commerce des services et commerce électronique
Priorités à court terme
| — | Échanger régulièrement des informations sur le rapprochement réglementaire de la législation relatives aux services postaux, conformément aux engagements de l'accord de partenariat global et renforcé. |
| — | Échanger des informations sur la réglementation intérieure dans le domaine des services, comme convenu dans l'initiative conjointe de l'OMC, qui a conduit l'Arménie à adhérer à cette initiative. |
Priorités à moyen terme
| — | Coopérer pour développer le commerce des services de l'Arménie, en particulier dans des secteurs tels que les technologies de l'information, la finance et les services professionnels, en améliorant l'environnement réglementaire et en renforçant l'alignement sur les normes et la législation de l'UE. |
| — | Échanger des informations et des expériences sur les questions réglementaires liées à l'économie numérique. |
2.5.5 Droits de propriété intellectuelle (DPI)
Priorités à court terme
| — | Favoriser le développement de l'infrastructure des indications géographiques et des mécanismes correspondants de contrôle de la qualité afin d'assurer la qualité adéquate du brandy arménien. Promouvoir sa commercialisation sur de nouveaux marchés afin d'assurer la diversification des exportations de brandy arménien. |
| — | Veiller à ce que les titulaires de droits de l'UE et d'Arménie bénéficient d'un niveau élevé de protection et d'application des DPI. Améliorer le respect des DPI, recueillir des informations sur les atteintes aux droits de propriété intellectuelle et les partager avec l'Arménie. |
| — | Prendre des mesures efficaces contre la contrefaçon et le piratage, y compris la production d'informations statistiques sur ces activités à partager avec l'UE et l'Arménie. |
Priorités à moyen terme
| — | Sensibiliser le public à l'utilisation et à la protection de la propriété intellectuelle et mener un véritable dialogue entre les titulaires de droits et les utilisateurs. |
2.5.6 Commerce et développement durable
Priorités à court terme
| — | Examiner et adopter la feuille de route sur le commerce et le développement durable (CDD), y compris les priorités de mise en œuvre spécifiques, et poursuivre sa mise en œuvre. |
Priorités à moyen terme
| — | Poursuivre la mise en œuvre effective, en droit et dans la pratique, des accords multilatéraux sur l'environnement (AME) et des conventions sur le climat. |
| — | Renforcer davantage l'efficacité de la mise en œuvre de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), en particulier pour les espèces faisant l'objet d'un commerce massif avec l'UE. |
| — | Renforcer davantage l'application et le contrôle des droits des travailleurs conformément aux conventions fondamentales de l'OIT, notamment en améliorant encore l'inspection du travail et les consultations tripartites. |
| — | Poursuivre le dialogue sur la mise en œuvre des engagements liés au commerce et au développement durable, y compris sur la participation des parties prenantes. |
2.5.7 Marchés publics
Priorités à moyen terme
| — | Poursuivre la mise en œuvre de la feuille de route sur les marchés publics. |
| — | Partager des statistiques sur le fonctionnement du système d'examen révisé des marchés publics en Arménie. |
| — | Fournir des informations précises et en temps utile sur les travaux législatifs prévus qui ont une incidence sur la politique de passation des marchés et sa mise en œuvre, tant en ce qui concerne l'évolution de la législation que la mise en place d'institutions dans le domaine des marchés publics. |
| — | Réviser, adopter et mettre en œuvre la nouvelle loi sur les marchés publics, y compris la passation électronique de marchés et l'amélioration de la procédure d'inscription sur la liste noire. |
| — | Mettre en place des mesures visant à rendre les marchés publics plus compétitifs et à réduire les procédures fondées sur une source unique. |
2.6 Contacts entre les personnes
Les parties poursuivront leur coopération afin de maximiser les avantages pour l'Arménie de sa participation aux contacts entre les personnes, notamment en tant que pays associé au programme Horizon Europe. Les parties continueront à coopérer activement dans le cadre d'Erasmus+, du corps européen de solidarité, d'Europe créative, ainsi que d'initiatives régionales telles que EU4Youth, Europe créative, jeunes ambassadeurs européens, EU4Culture et d'autres programmes de volontariat, de coopération et d'échange dans le cadre du Partenariat oriental. L'UE et l'Arménie soulignent le rôle important que jouent les jeunes et les organisations de jeunesse dans la formation d'une société civile dynamique et inclusive. Les parties renforceront également les relations culturelles. La poursuite de la coopération en matière d'enseignement et de formation professionnels (EFP) sera encouragée, en particulier dans le cadre d'Erasmus+, ainsi que dans le domaine de l'apprentissage et de la formation par le travail dans le cadre de l'alliance européenne pour l'apprentissage, à laquelle l'Arménie a adhéré en octobre 2023.
2.6.1 Recherche, développement technologique et innovation
Priorités à court terme
| — | Coopérer à l'élaboration et à la mise en œuvre des réformes de la politique de recherche et d'innovation, y compris en révisant le cadre réglementaire en la matière et en élaborant une feuille de route pour les infrastructures de recherche en Arménie. |
| — | Adopter une stratégie nationale en matière de recherche et d'innovation. Veiller à l'adoption et à la mise en œuvre de la loi sur l'enseignement supérieur et la recherche. |
| — | Poursuivre la coopération active dans le cadre de l'accord d'association Horizon Europe et renforcer la participation de l'Arménie, notamment en faisant davantage participer l'industrie et le secteur privé. |
| — | Poursuivre la participation active de l'Arménie à l'espace européen de la recherche (EER) et son intégration dans celui-ci. |
| — | Veiller à la mise en œuvre effective des recommandations du mécanisme de soutien aux politiques pour 2020 et du plan d'action connexe. |
| — | Accroître la participation aux actions Marie Skłodowska-Curie (AMSC) afin de permettre aux chercheurs arméniens de développer des compétences adaptées aux besoins du marché du travail, d'innover et de contribuer au renforcement des capacités du pays en matière de R&I, ainsi que de faciliter les partenariats stratégiques internationaux pour la formation des chercheurs et les échanges entre les institutions arméniennes et européennes. |
| — | Renforcer davantage la participation de l'Arménie aux instruments de financement du Conseil européen de l'innovation (CEI) afin de renforcer son écosystème de jeunes entreprises, tout en contribuant à un développement économique soutenu, en encourageant l'entrepreneuriat féminin, en réalisant les transitions écologique et numérique et en renforçant les priorités en matière d'innovation révolutionnaire. |
Priorités à moyen terme
| — | Collaborer à la mise en œuvre du projet «Ville académique» en tant que complexe de pôles visant à fournir un environnement propice à l'enseignement supérieur et une recherche de qualité, afin de stimuler l'écosystème innovant en vue d'un développement durable à long terme. |
| — | Renforcer les ressources humaines, matérielles et institutionnelles afin d'améliorer les capacités de recherche et d'innovation. |
2.6.2 Éducation, formation et jeunesse
Priorités à court terme
| — | Mettre pleinement en œuvre le programme national pour le développement de l'éducation jusqu'en 2030 de l'Arménie et le plan d'action qui l'accompagne, notamment dans les domaines de la politique de la jeunesse, de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur, ainsi que de l'EFP et de l'apprentissage tout au long de la vie. |
| — | Procéder à un déploiement à l'échelle nationale des résultats du projet pilote dans les domaines des sciences, des technologies, de l'ingénierie et des mathématiques (STIM). |
| — | À la suite d'une consultation approfondie avec les jeunes, adopter et mettre pleinement en œuvre la loi sur la jeunesse, en appliquant les meilleures expériences et normes internationales. |
| — | Promouvoir la participation active de l'Arménie à la dimension internationale du programme Erasmus+ afin d'accroître la mobilité des étudiants et du personnel, de renforcer les capacités des établissements d'enseignement supérieur et de moderniser le système d'enseignement supérieur, ainsi que de soutenir les capacités des établissements d'enseignement et de formation professionnels. Renforcer la participation de l'Arménie à l'Alliance européenne pour l'apprentissage. |
| — | Continuer à renforcer la coopération avec la Fondation européenne pour la formation. |
| — | Promouvoir la participation active de l'Arménie au programme Erasmus+ afin d'améliorer la mobilité des jeunes, de soutenir la coopération internationale dans les domaines de la jeunesse et du sport ainsi que de renforcer les capacités des organisations arméniennes actives dans ces domaines. |
| — | Promouvoir la participation de l'Arménie au corps européen de solidarité ainsi qu'à d'autres programmes de volontariat, de coopération et d'échange dans les domaines de l'éducation, de la formation et de la jeunesse. |
| — | Promouvoir la participation active de l'Arménie aux programmes et initiatives régionaux du Partenariat oriental tels que EU4Youth et les jeunes ambassadeurs européens. |
| — | Poursuivre le dialogue en cours entre les parties prenantes de l'éducation, y compris les partenaires du développement, dans le cadre du dialogue stratégique régulier entre l'UE et l'Arménie sur la réforme de l'éducation. |
Priorités à moyen terme
| — | Après l'adoption de la loi sur la jeunesse, adopter et mettre en œuvre un plan stratégique national coordonné sur les questions relatives à la jeunesse en tant que priorité intersectorielle. |
| — | Assurer le droit à une éducation de qualité pour tous, y compris pour les personnes venant d'un milieu défavorisé; prendre de nouvelles mesures pour promouvoir l'éducation et la formation inclusives, conformément à la stratégie en matière d'éducation. |
| — | Assurer une participation plus structurée des jeunes ayant un emploi, notamment sous la forme de partenariats pour l'emploi axés sur les compétences numériques pour les jeunes défavorisés et l'entrepreneuriat des jeunes en faveur de l'économie «zéro net». |
| — | Introduire des programmes de qualification et les programmes d'études pertinents en matière d'EFP, y compris l'entrepreneuriat, et suivre la mise en place de modules consacrés aux compétences entrepreneuriales clés. |
| — | Aligner les professions et les compétences enseignées dans les établissements d'EFP sur la demande du marché du travail en les adaptant aux secteurs prioritaires de l'économie et aux programmes de développement régional, et en renforçant la formation par le travail. |
| — | Améliorer encore la qualité de l'éducation, l'égalité d'accès à l'éducation et sa durabilité (y compris avec un financement efficace pour tous les niveaux d'enseignement), et stimuler l'éducation non formelle et l'apprentissage tout au long de la vie. |
2.6.3 Coopération dans le domaine de la culture et des sports
| — | Coopérer à l'élaboration et à la mise en œuvre de politiques culturelles inclusives, notamment en ce qui concerne la diversité et les traditions régionales et ethniques, ainsi que les industries culturelles et créatives, afin de soutenir le développement socio-économique, l'inclusion et la participation des citoyens, y compris dans le cadre de programmes régionaux bilatéraux et financés par l'UE actuellement en cours. |
| — | Assurer une participation et une coopération actives dans le domaine culturel avec le soutien des programmes de l'UE. |
| — | Encourager les opérateurs culturels et audiovisuels de l'Arménie à participer aux programmes de coopération culturelle et audiovisuelle, notamment «Europe créative». Œuvrer à l'alignement de la législation sur les médias sur la directive 2010/13/UE relative aux services de médias audiovisuels afin de pouvoir participer aux volets «médias» et transsectoriels du programme. |
| — | Poursuivre la coopération visant à autonomiser les professionnels et les organisations de la création grâce à l'éducation, aux compétences entrepreneuriales et à la visibilité, afin d'assurer une industrie culturelle durable et prospère en Arménie. |
| — | Coopérer à l'élaboration de la politique sportive en Arménie en échangeant des bonnes pratiques et en promouvant le sport en tant qu'élément essentiel d'un mode de vie sain. |
| — | Encourager la participation de l'Arménie aux actions Erasmus dans le domaine du sport et à d'autres initiatives telles que la Semaine européenne du sport. |
| — | Aligner la législation de l'Arménie sur les bonnes pratiques en matière d'éthique dans le sport. |
2.6.4 Coopération dans les domaines de l'audiovisuel et des médias
Priorités à moyen terme
| — | Renforcer l'indépendance des médias et la sécurité des journalistes conformément aux normes européennes pertinentes, en procédant à des échanges de vues sur la liberté des médias, la politique audiovisuelle et les normes internationales pertinentes, y compris la coopération dans la lutte contre l'incitation à la haine et à la violence. |
| — | Échanger, au moyen d'un dialogue régulier, des bonnes pratiques concernant la liberté et le pluralisme des médias, y compris en ce qui concerne la dépénalisation de la diffamation, la protection des sources journalistiques et la diversité culturelle dans les médias. |
| — | Accroître la transparence en matière de propriété des médias. |
| — | Renforcer les capacités et l'indépendance des autorités et organismes de régulation des médias. |
Conclusion
Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie constitue une avancée notable dans les relations entre les deux parties. Il s'appuie sur les fondements de l'accord de partenariat global et renforcé et fixe des priorités ambitieuses dans un large éventail de secteurs. Le programme est l'expression de valeurs communes et d'intérêts mutuels et témoigne de la volonté de l'UE et de l'Arménie d'approfondir leur coopération dans tous les domaines.
L'un des éléments essentiels de ce programme est l'accent mis sur la bonne gouvernance, les droits de l'homme et l'état de droit. Il vise à renforcer les institutions arméniennes et à créer une société plus juste et plus équitable, conforme aux normes européennes les plus élevées. Cette priorité est essentielle pour jeter les bases du développement durable et du progrès.
La coopération économique, la diversification des échanges et la connectivité sont également des piliers essentiels du programme. En unissant leurs efforts, l'UE et l'Arménie peuvent ouvrir de nouvelles perspectives de croissance économique, créer des emplois, relever le niveau de prospérité et améliorer le quotidien de la population. Dans ce contexte, l'initiative «carrefours de la paix» de l'Arménie souligne encore davantage les possibilités qu'offre ce pays en tant que pont entre différentes régions, en promouvant une connectivité et une coopération régionales inclusives conformément aux objectifs de la stratégie «Global Gateway» de l'UE. L'aide renforce également le rôle de l'UE dans la région de la mer Noire, comme en témoigne la communication conjointe de la Commission et du haut représentant sur l'approche stratégique de l'UE à l'égard de la région de la mer Noire.
Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie aborde des défis socio-économiques majeurs, notamment l'inclusion sociale des femmes et des filles ainsi que des personnes en situation de vulnérabilité, par exemple les Arméniens du Karabakh déplacés à la suite de l'opération militaire menée par l'Azerbaïdjan.
En renforçant leurs relations commerciales, et en modernisant et en rapprochant leurs politiques commerciales, l'UE et l'Arménie s'emploient à diversifier l'économie du pays, à attirer les investissements, à améliorer les normes des produits arméniens, à accroître les capacités d'exportation et à créer de nouveaux débouchés commerciaux. L'accent mis sur l'alignement réglementaire, en particulier en ce qui concerne la modernisation des douanes, les normes techniques et la réglementation en matière de sécurité alimentaire, souligne le rôle que joue l'UE dans le soutien à l'accès de l'Arménie au marché européen.
Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie accorde également la priorité au renforcement de la coopération en matière de politique étrangère, de sécurité et de défense, y compris la sécurité régionale, la gestion des crises, la réforme du secteur de la sécurité, la cybersécurité et la lutte contre les menaces hybrides, traduisant ainsi un attachement commun à la résilience, à la stabilité et à la paix. La coopération repose sur des valeurs communes, notamment l'attachement aux buts et aux principes de la charte des Nations unies et de l'acte final d'Helsinki de l'OSCE.
Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie reconnaît l'importance de la mobilité et des contacts entre les personnes, en encourageant les échanges dans les domaines de l'éducation, de la recherche et de l'innovation. Ces échanges faciliteront une plus grande mobilité, favoriseront une meilleure compréhension et créeront des liens durables entre les citoyens arméniens et ceux de l'UE.
L'UE est déterminée à fournir un soutien, une expertise et des bonnes pratiques à l'Arménie pour atteindre ces priorités, ainsi qu'à collaborer avec des partenaires partageant les mêmes valeurs afin de mobiliser les instruments internationaux disponibles, en coopération avec les États membres et les institutions financières internationales. La réussite de ce programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie repose sur un effort commun. Il nécessitera un dialogue permanent, une coordination efficace et une volonté de s'adapter aux nouveaux défis et possibilités.
Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie traduit également les aspirations européennes du peuple arménien et la détermination de l'UE à soutenir le développement démocratique, la souveraineté, l'intégrité territoriale et la résilience socio-économique de l'Arménie. L'UE salue l'attachement de l'Arménie aux valeurs européennes et sa volonté d'approfondir son intégration au sein de la famille européenne.
Le partenariat UE-Arménie se trouve à un moment charnière. Le programme stratégique pour le partenariat UE-Arménie expose notre vision commune de l'avenir, qui traduit un engagement commun en faveur de la stabilité, de la prospérité et de la paix dans la région et qui promet des avantages concrets. Grâce à leur collaboration, l'UE et l'Arménie peuvent atteindre les objectifs ambitieux énoncés dans ce programme, en créant un avenir plus prospère et plus sûr pour tous.
ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2026/2060/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)
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