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AccueilDroit européen42021X1718
Accord international42021X1718

Accord international (UE) 2021/1718

CELEX42021X1718
TypeAccord international
Datejeudi 30 septembre 2021

Texte intégral

30.9.2021

FR

Journal officiel de l’Union européenne

L 347/1


Seuls les textes originaux de la CEE (ONU) ont un effet légal en vertu du droit public international. Le statut et la date d'entrée en vigueur du présent règlement sont à vérifier dans la dernière version du document de statut TRANS/WP.29/343 de la CEE (ONU), disponible à l'adresse suivante: http://www.unece.org/trans/main/wp29/wp29wgs/wp29gen/wp29fdocstts.html

Règlement ONU no 48 — Prescriptions uniformes relatives à l’homologation des véhicules en ce qui concerne l’installation des dispositifs d’éclairage et de signalisation lumineuse [2021/1718]

Comprenant tout le texte valide jusqu'à :

Complément 1 à la série 07 d’amendements - Date d’entrée en vigueur: 30 septembre 2021

TABLE DES MATIÈRES

RÈGLEMENT

1.

Domaine d’application

2.

Définitions

3.

Demande d’homologation

4.

Homologation

5.

Spécifications générales

6.

Spécifications particulières

7.

Modifications du type de véhicule ou de l’installation de ses dispositifs d’éclairage et de signalisation lumineuse et extension de l’homologation

8.

Conformité de la production

9.

Sanctions pour non-conformité de la production

10.

Arrêt définitif de la production

11.

Noms et adresses des services techniques chargés des essais d’homologation et des autorités d’homologation de type

12.

Dispositions transitoires

ANNEXES

1.

Communication

2.

Exemples de marques d’homologation

3.

Exemples de surfaces, d’axes et de centres de référence des feux, et d’angles de visibilité géométrique

4.

Visibilité d’un feu rouge vers l’avant et visibilité d’un feu blanc vers l’arrière

5.

États de charge à prendre en considération pour déterminer des variations de l’orientation verticale des feux de croisement

6.

Mesure des variations de l’inclinaison du faisceau-croisement en fonction de la charge

7.

Indication de l’inclinaison vers le bas de la coupure du faisceau de croisement mentionnée au paragraphe 6.2.6.1.1 et de l’inclinaison vers le bas de la ligne de coupure du feu de brouillard avant mentionnée au paragraphe 6.3.6.1.2 du présent Règlement

8.

Dispositifs de commande du réglage des feux visés au paragraphe 6.2.6.2.2 du présent Règlement

9.

Vérification de la conformité de la production

10.

Réservé

11.

Perceptibilité des marquages à grande visibilité à l’arrière, à l’avant et sur le côté du véhicule

12.

Essai de conduite

13.

Conditions d’allumage/extinction automatique des feux de croisement

14.

Zones d’observation de la surface apparente des feux de manœuvre

15.

Gonio(photo)mètre utilisé pour effectuer des mesures photométriques, tel qu’il est défini au paragraphe 2.34 du présent Règlement

1. DOMAINE D’APPLICATION

Le présent Règlement s’applique aux véhicules des catégories M, N et à leur remorque (catégorie O) (1) en ce qui concerne l’installation des dispositifs d’éclairage et de signalisation lumineuse.

2. DÉFINITIONS

2.1 Définitions générales

2.1.1

Les définitions contenues dans le présent Règlement et sa série d’amendements en vigueur à la date de la demande d’homologation de type s’appliquent aux Règlements qui concernent les dispositifs de signalisation lumineuse, les dispositifs d’éclairage routier et les dispositifs rétroréfléchissants.

2.1.2

Les renvois aux sources lumineuses étalon renvoient respectivement aux Règlements nos 37, 99 et 128 et à leurs séries d’amendements en vigueur à la date de la demande d’homologation de type.

Au sens du présent Règlement, on entend par :

2.1.3

“Homologation d’un véhicule”, l’homologation d’un type de véhicule en ce qui concerne le nombre et les conditions d’installation des dispositifs d’éclairage et de signalisation lumineuse.

2.1.4

“Dispositif”, un élément ou un ensemble d’éléments servant à remplir une ou plusieurs fonctions.

2.1.4.1

“Fonction d’éclairage”, la lumière émise par un dispositif afin d’éclairer la route et les objets dans le sens du déplacement du véhicule.

2.1.4.2

“Fonction de signalisation lumineuse”, la lumière émise ou réfléchie par un dispositif afin d’indiquer de façon visuelle la présence, l’identification et/ou le changement de direction du véhicule.

2.1.5

“Feu”, un dispositif conçu pour éclairer la route ou émettre un signal lumineux à l’intention des autres usagers. Les dispositifs d’éclairage et les dispositifs rétroréfléchissants des plaques d’immatriculation arrière sont également considérés comme des feux. Aux fins du présent Règlement ONU, les plaques d’immatriculation arrière lumineuses, les systèmes d’éclairage de la porte de service des véhicules des catégories M2 et M3, conformément aux dispositions du Règlement ONU no 107, et les témoins extérieurs d’état tels que définis dans le présent Règlement ONU ne sont pas considérés comme des feux.

2.1.6

“Indice de modification”, un numéro séquentiel, en partant de 0, spécifique à chaque feu (fonction) visé par les Règlements ONU no 148, 149 et 150. Il indique le nombre de fois que de nouvelles séries d’amendements au Règlement ONU concerné (148, 149 et 150) ont introduit des exigences plus élevées pour le feu (fonction) en question.

2.2 Définitions relatives au type de véhicule

Au sens du présent Règlement, on entend par

2.2.1

“Type de véhicule en ce qui concerne l’installation des dispositifs d’éclairage et de signalisation lumineuse”, les véhicules ne présentant pas entre eux de différences essentielles au sens des paragraphes 2.2.1.1 à 2.2.1.4.

Ne sont pas considérés comme “autres types de véhicules” les véhicules présentant des différences au sens des paragraphes 2.2.1.1 à 2.2.1.4, mais qui n’entraînent pas de modifications du genre, du nombre, de l’emplacement et de la visibilité géométrique des feux ni de l’inclinaison du faisceau-croisement prescrite pour le type de véhicule en cause, ou les véhicules sur lesquels des feux facultatifs sont montés ou sont absents :

2.2.1.1

Dimensions et forme extérieure du véhicule ;

2.2.1.2

Nombre et emplacements des dispositifs ;

2.2.1.3

Système de réglage de l’inclinaison du faisceau-croisement ;

2.2.1.4

Système de suspension.

2.3 Définitions relatives au véhicule

Au sens du présent Règlement, on entend par :

2.3.1

“Véhicule à vide”, le véhicule sans conducteur, équipage, passagers, ni chargement, mais avec son plein de carburant, sa roue de secours et son outillage normal de bord.

2.3.2

“Véhicule en charge”, le véhicule chargé jusqu’à atteindre sa masse maximale techniquement admissible déclarée par le constructeur, qui fixe également la répartition sur les essieux selon la méthode décrite à l’annexe 5.

2.3.3

“Extrémité de la largeur hors tout”, de chaque côté du véhicule, le plan parallèle au plan longitudinal médian du véhicule tangent à son bord latéral extrême, compte non tenu de la saillie formée :

2.3.3.1

Par les pneumatiques au voisinage de leur point de contact avec le sol et par les connections des indicateurs de pression des pneumatiques ;

2.3.3.2

Par d’éventuels dispositifs antipatinage montés sur les roues ;

2.3.3.3

Par les dispositifs de vision indirecte ;

2.3.3.4

Par les feux indicateurs de direction latéraux, les feux d’encombrement, les feux de position avant et arrière, les feux de stationnement et les catadioptres et les feux de position latéraux ;

2.3.3.5

Par les scellements douaniers apposés sur le véhicule et les dispositifs de fixation et de protection de ces scellements ;

2.3.3.6

Par les systèmes d’éclairage de la porte de service sur les véhicules des catégories M2 et M3 comme précisé au paragraphe 2.1.5.

2.3.4

“Dimensions hors tout”, la distance entre les deux plans verticaux définis au paragraphe 2.3.3 ci-dessus.

2.3.4.1

“Largeur hors tout”, la distance entre les deux plans verticaux définis au paragraphe 2.3.3 ci-dessus.

2.3.4.2

“Longueur hors tout”, la distance entre les deux plans verticaux perpendiculaires au plan longitudinal médian du véhicule et touchant le bord extérieur avant et le bord extérieur arrière de ce dernier, compte non tenu de la saillie :

a)

Des dispositifs de vision indirecte ;

b)

Des feux d’encombrement ;

c)

Des dispositifs d’attelage, dans le cas des véhicules automobiles.

Pour les remorques, le timon sera inclus dans la “longueur hors tout” et dans toute mesure de la longueur, sauf dans les cas où il est expressément exclu.

2.3.5

“Témoin de fonctionnement”, un signal lumineux ou sonore (ou tout autre signal équivalent) indiquant qu’un dispositif a été actionné et qu’il fonctionne correctement ou non.

2.3.6

“Témoin d’enclenchement”, un signal lumineux (ou autre) indiquant qu’un dispositif a été actionné, mais pas s’il fonctionne correctement ou non.

2.3.7

“Sol”, la surface sur laquelle repose le véhicule et qui doit être à peu près horizontale.

2.3.8

“Éléments mobiles” du véhicule, les panneaux de carrosserie ou d’autres parties du véhicule dont la position peut être modifiée en les faisant basculer, pivoter ou glisser, sans l’aide d’outils. Ils ne comprennent pas les cabines basculantes de camion.

2.3.9

“Position normale d’utilisation d’un élément mobile”, la (les) position(s) d’un élément mobile définie(s) par le fabricant du véhicule lorsque ce dernier est en condition normale d’utilisation et à l’arrêt.

2.3.10

“Conditions normales d’utilisation d’un véhicule” :

2.3.10.1

Pour un véhicule à moteur, la situation dans laquelle se trouve le véhicule lorsqu’il est prêt à partir, que son système de propulsion tourne et que ses éléments mobiles sont dans la (les) position(s) normale(s) définie(s) au paragraphe 2.3.9;

2.3.10.2

Pour une remorque, la situation dans laquelle la remorque se trouve lorsqu’elle est attelée à un véhicule à moteur se trouvant dans les conditions définies au paragraphe 2.3.10.1, et que ses éléments mobiles se trouvent dans la (les) position(s) normale(s) définie(s) au paragraphe 2.3.9.

2.3.11

“Arrêt d’un véhicule”

2.3.11.1

Pour un véhicule à moteur, la situation dans laquelle il se trouve lorsqu’il est immobile, que son système de propulsion est arrêté et que ses éléments mobiles sont dans la (les) position(s) normale(s) définie(s) au paragraphe 2.3.9;

2.3.11.2

Pour une remorque, la situation dans laquelle se trouve la remorque lorsqu’elle est attelée à un véhicule à moteur se trouvant dans les conditions définies au paragraphe 2.3.11.1 et que ses éléments mobiles sont dans la (les) position(s) normale(s) définie(s) au paragraphe 2.3.9.

2.4 Définitions concernant les feux en général

Au sens du présent Règlement, on entend par :

2.4.1

“Feux équivalents”, des feux ayant la même fonction et autorisés dans le pays d’immatriculation du véhicule ; ces feux peuvent avoir des caractéristiques différentes des feux équipant le véhicule lors de son homologation, à condition de satisfaire aux prescriptions imposées par le présent Règlement.

2.4.2

“Feux indépendants”, des dispositifs ayant des surfaces apparentes distinctes dans la direction de l’axe de référence (2), des sources lumineuses distinctes et des boîtiers distincts.

2.4.3

“Feux groupés”, des dispositifs ayant des surfaces apparentes distinctes dans la direction de l’axe de référence2 et des sources lumineuses distinctes, mais un même boîtier.

2.4.4

“Feux combinés”, des dispositifs ayant des surfaces apparentes distinctes dans la direction de l’axe de référence2, mais une source lumineuse et un boîtier communs.

2.4.5

“Feux mutuellement incorporés”, des dispositifs ayant des sources lumineuses distinctes ou une source lumineuse unique fonctionnant dans des conditions différentes (différences optiques, mécaniques ou électriques, par exemple), des surfaces apparentes dans la direction de l’axe de référence2 totalement ou partiellement communes et un même boîtier (3).

2.4.6

“Feu simple”, la partie d’un dispositif assurant une seule fonction d’éclairage ou de signalisation lumineuse.

2.4.7

“Feu occultable”, un feu pouvant être dissimulé partiellement ou totalement, lorsqu’il n’est pas utilisé, au moyen d’un cache amovible, par déplacement du feu ou par tout autre moyen approprié. Le terme “escamotable” désigne plus particulièrement un feu occultable qui, par déplacement, disparaît dans la carrosserie.

2.4.8

“Distance entre deux feux” orientés dans la même direction, la plus courte distance entre les deux surfaces apparentes dans la direction de l’axe de référence. Lorsque la distance entre deux feux satisfait manifestement aux prescriptions du présent Règlement, il est inutile de déterminer les bords exacts des surfaces apparentes.

2.4.9

“Feu facultatif”, un feu dont l’installation est laissée à la discrétion du constructeur.

2.4.10

“Paire”, un jeu de feux ayant la même fonction sur le côté droit et sur le côté gauche du véhicule.

2.4.10.1

“Paire assortie”, un jeu de feux qui ont la même fonction sur le côté droit et sur le côté gauche du véhicule, et qui, en tant que paire, satisfont aux prescriptions photométriques.

2.4.11

“Feux simples et feux multiples”

2.4.11.1

“Feu simple” :

a)

Un dispositif ou une partie de dispositif ne possédant qu’une fonction d’éclairage ou de signalisation lumineuse, une ou plusieurs sources lumineuses et une surface apparente dans la direction de l’axe de référence, qui peut être continue ou composée de deux parties distinctes ou plus ; ou

b)

Tout assemblage de deux feux homologués en tant que feux “D”, identiques ou non, ayant la même fonction ; ou

c)

Tout assemblage de deux catadioptres indépendants, identiques ou non, qui ont été homologués séparément ; ou

d)

Tout système de feux interdépendants constitué de deux ou trois feux interdépendants ayant la même fonction, qui ont été homologués ensemble en tant que feux “Y”.

2.4.11.2

“Deux feux” ou “un nombre pair de feux” ayant la forme d’une bande désigne deux feux avec une seule surface de sortie de la lumière lorsque cette bande est située symétriquement par rapport au plan longitudinal médian du véhicule.

2.4.12

“Système de feux interdépendants”, un ensemble constitué de deux ou trois feux interdépendants ayant la même fonction.

2.4.12.1

“Feu interdépendant marqué « Y » ”, un dispositif fonctionnant comme un élément d’un système de feux interdépendants. Les feux interdépendants fonctionnent ensemble lorsqu’ils sont activés, ont des surfaces apparentes dans la direction de l’axe de référence distinctes et des boîtiers distincts, et peuvent avoir des sources lumineuses distinctes.

2.4.13

“Feux marqués « D » ”, des feux indépendants, homologués en tant qu’entités distinctes, de manière qu’ils puissent être utilisés séparément ou comme un ensemble de deux feux considéré comme un “feu simple”.

2.4.14

“Projecteurs de différentes « classes » ”, les projecteurs définis au moyen de prescriptions photométriques particulières.

2.4.15

Définitions concernant les projecteurs émettant un faisceau de route et/ou un faisceau de croisement symétrique pour les véhicules des catégories L et T

2.4.15.1

“Unité d’éclairage supplémentaire” désigne le composant d’un projecteur qui produit l’éclairage de virage. Ce composant, qui est indépendant du dispositif émettant le faisceau de croisement principal, peut être constitué d’éléments optiques, mécaniques et électriques, et peut être groupé avec d’autres dispositifs d’éclairage ou de signalisation lumineuse et/ou mutuellement incorporé à ceux-ci.

2.4.16

Définitions concernant les catadioptres

On entend par :

2.4.16.1

“Réflexion catadioptrique”, la réflexion caractérisée par le renvoi du rayonnement dans des directions voisines de celle d’où il provient. Cette propriété est conservée même pour des variations importantes de l’angle d’éclairage :

2.4.16.2

“Dispositif catadioptrique”, un ensemble prêt à être utilisé et qui comprend une ou plusieurs optiques catadioptriques ; les dispositifs catadioptriques sont répartis, suivant leurs caractéristiques photométriques, en diverses classes : Classe IA ou IB, Classe IIIA ou IIIB, et Classe IVA. Les dispositifs catadioptriques des Classes IB et IIIB sont des dispositifs combinés avec d’autres feux de signalisation qui ne sont pas étanches et qui sont intégrés dans la carrosserie d’un véhicule.

2.4.17

Définitions concernant le marquage rétroréfléchissant

On entend par :

2.4.17.1

“Produit de marquage rétroréfléchissant”, une surface ou un dispositif qui, lorsqu’ils sont éclairés de façon directionnelle, renvoient une partie relativement importante du rayonnement incident.

2.4.17.2

“Plaque d’immatriculation arrière”, une plaque revêtue d’un matériau ou de dispositifs rétroréfléchissants et fluorescents, conçue pour rendre plus visibles et facilement reconnaissables les véhicules lourds et longs.

2.4.17.3

“Plaque d’immatriculation arrière pour véhicules lents”, une plaque triangulaire aux sommets tronqués qui porte un dessin caractéristique et des catadioptres ou des matériaux rétroréfléchissants ou fluorescents.

2.4.17.4

“Unité-échantillon”, un dispositif rétroréfléchissant complet prêt à être monté sur un véhicule et d’un modèle courant.

2.4.17.5

“Fluorescence”, le phénomène qui fait que lorsque certaines substances sont placées près d’une source de radiations ultraviolettes ou bleues, elles émettent des radiations dont la longueur d’onde est presque toujours supérieure à celle des radiations produisant cet effet. De jour, ainsi qu’à l’aube et au crépuscule, les couleurs fluorescentes sont plus brillantes que les couleurs ordinaires car elles reflètent une partie de la lumière qu’elles reçoivent et, en plus, elles émettent de la lumière. De nuit, elles ne sont pas plus vives que les couleurs ordinaires.

2.5 Définitions concernant certains feux

Au sens du présent Règlement, on entend par :

2.5.1

“Feu de route”, le feu servant à éclairer la route sur une grande distance en avant du véhicule.

2.5.2

“Feu de croisement”, le feu servant à éclairer la route en avant du véhicule, sans éblouir ni gêner indûment les conducteurs venant en sens inverse ou les autres usagers de la route.

2.5.2.1

“Faisceau de croisement principal”, le faisceau de croisement produit sans l’appoint d’un émetteur infrarouge ni de sources lumineuses supplémentaires comme éclairage de virage.

2.5.3

“Feu indicateur de direction”, le feu servant à indiquer aux autres usagers de la route que le conducteur a l’intention de changer de direction vers la droite ou vers la gauche. Le(s) feu(x) indicateur(s) de direction peut (peuvent) aussi être utilisé(s) conformément aux prescriptions du Règlement ONU no 97 ou no 116.

2.5.4

“Feu stop” désigne le feu servant à indiquer aux autres usagers de la route qui se trouvent derrière lui que le mouvement longitudinal du véhicule est intentionnellement freiné.

2.5.5

“Dispositif d’éclairage de la plaque d’immatriculation arrière”, le dispositif servant à assurer l’éclairage de l’emplacement destiné à la plaque d’immatriculation arrière et qui peut être composé de différents éléments optiques.

2.5.6

“Feu de position avant”, le feu servant à indiquer la présence et la largeur du véhicule vu de l’avant.

2.5.7

“Feu de position arrière”, le feu servant à indiquer la présence et la largeur du véhicule vu de l’arrière.

2.5.8

“Catadioptre”, un dispositif servant à indiquer la présence d’un véhicule par réflexion de la lumière émanant d’une source non reliée à ce véhicule, pour un observateur placé près de ladite source.

Au sens du présent Règlement, ne sont pas considérés comme des catadioptres :

2.5.8.1

Les plaques d’immatriculation rétroréfléchissantes

2.5.8.2

Les signaux rétroréfléchissants mentionnés dans l’Accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route (ADR) ;

2.5.8.3

Les autres plaques et signaux rétroréfléchissants prescrits par les spécifications nationales pour certaines catégories de véhicules ou certaines méthodes d’exploitation.

2.5.8.4

Les matériaux rétroréfléchissants homologués en classes D, E ou F selon le Règlement ONU no 104 ou 150 et utilisés à d’autres fins conformément aux prescriptions nationales.

2.5.9

“Marquage à grande visibilité”, un dispositif destiné à accroître la visibilité d’un véhicule vu de côté ou de l’arrière (ou dans le cas d’une remorque, de l’avant également), grâce à la réflexion de la lumière émanant d’une source lumineuse non reliée à ce véhicule, pour un observateur placé près de ladite source.

2.5.9.1

“Marquage de gabarit”, un marquage à grande visibilité destiné à indiquer les dimensions horizontales et verticales (longueur, largeur et hauteur) d’un véhicule.

2.5.9.1.1

“Marquage de gabarit intégral”, un marquage de gabarit qui indique la silhouette du véhicule au moyen d’une ligne continue.

2.5.9.1.2

“Marquage de gabarit partiel”, un marquage de gabarit qui indique la dimension horizontale du véhicule au moyen d’une ligne continue et la dimension verticale au moyen d’un marquage des coins supérieurs.

2.5.9.2

“Marquage linéaire”, un marquage à grande visibilité destiné à indiquer les dimensions horizontales (longueur et largeur) d’un véhicule au moyen d’une ligne continue.

2.5.10

“Feu de brouillard avant”, le feu servant à améliorer l’éclairage de la route en avant du véhicule en cas de brouillard ou dans toute situation similaire caractérisée par une visibilité réduite.

2.5.11

“Feu de brouillard arrière”, le feu servant à rendre plus visible le véhicule vu de l’arrière, en cas de brouillard dense.

2.5.12

“Feu de marche arrière”, le feu servant à éclairer la route à l’arrière du véhicule et à avertir les autres usagers de la route que le véhicule fait marche arrière ou est sur le point de faire marche arrière.

2.5.13

“Feu de stationnement”, le feu servant à signaler la présence d’un véhicule en stationnement dans une agglomération. Il remplace, dans ce cas, les feux de position avant et arrière.

2.5.14

“Feu d’encombrement”, le feu installé près de l’extrémité extérieure aussi près que possible du point le plus haut du véhicule et destiné à indiquer nettement sa largeur hors tout. Ce feu est destiné à compléter les feux de position avant et arrière de certains véhicules et remorques en attirant particulièrement l’attention sur leur encombrement.

2.5.15

“Feu de position latéral”, un feu servant à indiquer la présence d’un véhicule vu de côté.

2.5.16

“Feu de circulation diurne”, un feu tourné vers l’avant servant à rendre le véhicule plus visible en conduite de jour.

2.5.17

“Feu d’angle”, le feu servant à compléter l’éclairage de la partie de la route située en avant du véhicule, du côté vers lequel il va tourner.

2.5.18

“Feu de courtoisie extérieur”, un feu servant à fournir un éclairage supplémentaire pour aider le conducteur et les passagers à monter dans le véhicule ou à en descendre, ou encore faciliter les opérations de chargement.

2.5.19

“Feu de manœuvre”, un feu fournissant un éclairage supplémentaire sur les côtés du véhicule pour faciliter les manœuvres à vitesse réduite.

2.5.20

“Témoin extérieur d’état”, un signal optique monté à l’extérieur du véhicule pour indiquer l’état ou le changement d’état du système d’alarme pour véhicules (SAV), du système d’alarme (SA) et du dispositif d’immobilisation, au sens des Règlements ONU nos 97 et 116, lorsque le véhicule est en stationnement.

2.6 Définitions concernant les signaux

Au sens du présent Règlement, on entend par :

2.6.1

“Signal de détresse”, le fonctionnement simultané de tous les indicateurs de direction, destiné à signaler le danger particulier que constitue momentanément le véhicule pour les autres usagers de la route.

2.6.2

“Signal de freinage d’urgence”, un signal qui indique aux usagers de la route qui se trouvent en arrière du véhicule qu’une puissante force de ralentissement a été appliquée au véhicule en raison des conditions de circulation.

2.6.3

“Signal avertisseur de risque de choc arrière”, un signal automatique émis par le véhicule aval à l’intention du véhicule amont afin de l’avertir qu’il doit agir de toute urgence pour éviter une collision.

2.7 Définitions concernant le système

Au sens du présent Règlement, on entend par :

2.7.1

“Orientation”, le positionnement du faisceau ou d’une de ses parties sur un écran de mesure conformément aux prescriptions.

2.7.2

“Réglage”, l’utilisation des moyens prévus par le système pour l’orientation verticale et/ou horizontale du faisceau.

2.7.3

“Éclairage virage”, une fonction du système d’éclairage conçue pour un meilleur éclairement dans les virages.

2.7.4

“Système d’éclairage avant adaptatif” (AFS), un dispositif d’éclairage homologué conformément au Règlement ONU no 123 ou 149, qui émet des faisceaux possédant des caractéristiques différenciées pour une adaptation automatique à des conditions variables d’utilisation du faisceau de croisement et, le cas échéant, du faisceau de route.

2.7.4.1

“Unité d’éclairage”, un élément émettant de la lumière, conçu pour assurer totalement ou partiellement une ou plusieurs fonctions d’éclairage avant produite(s) par l’AFS.

2.7.4.2

“Unité d’installation”, un boîtier indivisible (boîtier du feu) contenant une ou plusieurs unités d’éclairage.

2.7.4.3

“Mode d’éclairage” ou “mode” d’une fonction d’éclairage avant assurée par un système AFS, un faisceau conforme aux dispositions du présent Règlement, soit pour l’une des classes de faisceau de croisement soit pour le faisceau de route, conçu par le fabricant pour être utilisé sur certains véhicules et dans certaines conditions.

2.7.4.4

“Commande du système”, la ou les partie(s) de l’AFS qui reçoivent les signaux provenant du véhicule et qui commandent automatiquement le fonctionnement des unités d’éclairage.

2.7.4.5

“Signal de commande AFS” (V, E, W, T), le signal entrant dans l’AFS, conformément au paragraphe 6.22.7.4 du présent Règlement.

2.7.4.6

“État neutre”, l’état de l’AFS lorsqu’un mode défini du faisceau de croisement de la classe C (“faisceau de croisement de base”) ou, du faisceau de route dans sa condition d’activation maximale, le cas échéant, est émis, mais qu’aucun signal de commande n’est appliqué.

2.7.4.7

“Faisceau de route adaptatif”, le faisceau de route d’un AFS dont la forme s’adapte du fait de l’arrivée d’un véhicule en sens inverse ou de la présence d’un véhicule en aval, de façon à améliorer la visibilité à distance du conducteur, sans occasionner de gêne, de distraction ou d’éblouissement pour les autres usagers de la route.

2.7.5

Définitions concernant l’AFS

Au sens du présent Règlement, on entend par :

2.7.5.1

“Classe” d’un faisceau de croisement (C, V, E ou W), un faisceau de croisement possédant les caractéristiques énoncées dans le Règlement no 48 de l’ONU. (Uniquement aux fins d’explication, la classe C correspond au faisceau de croisement de base, la classe V correspond au faisceau de croisement utilisé dans les zones éclairées, par exemple les agglomérations, la classe E correspond au faisceau de croisement utilisé sur les routes ou les autoroutes et la classe W correspond au faisceau de croisement utilisé par mauvais temps, par exemple sur route mouillée.) ;

2.7.5.2

“Mode d’éclairage en virage”, une fonction d’éclairage avant dont l’éclairement est déplacé latéralement ou modifié (afin d’obtenir un résultat équivalent), conçu pour les courbes, les virages ou les intersections de la route, et possédant des caractéristiques photométriques propres :

a)

“Mode d’éclairage en virage de la catégorie 1”, un mode d’éclairage en virage par déplacement horizontal du coude de la ligne de coupure ;

b)

“Mode d’éclairage en virage de la catégorie 2”, un mode d’éclairage en virage sans déplacement horizontal du coude de la ligne de coupure ;

2.7.5.3

“Côté droit” ou “côté gauche”, la totalité des unités d’éclairage destinées à être montées sur le côté en question du plan longitudinal médian du véhicule par rapport à son axe de déplacement vers l’avant ;

2.7.5.4

“Signal”, tout signal de commande AFS ou tout signal de commande supplémentaire d’entrée du système, ou encore une commande de sortie du système vers le véhicule ;

2.7.5.5

“Générateur de signal”, un dispositif capable de reproduire un ou plusieurs des signaux pour les essais du système ;

2.7.5.6

“Dispositif d’alimentation et de fonctionnement”, l’un ou plusieurs des éléments d’un système alimentant en énergie une ou plusieurs parties de ce système, comme un régulateur de puissance et/ou de tension pour une ou plusieurs sources lumineuses, par exemple des équipements de commande électronique des sources lumineuses ;

2.7.5.7

“Axe de référence du système”, la ligne d’intersection du plan longitudinal médian du véhicule avec le plan horizontal passant par le centre de référence d’une des unités d’éclairage figurant sur les dessins accompagnant la demande d’homologation du dispositif ;

2.7.5.8

“Fonction pour changement de sens de circulation”, toute fonction d’éclairage avant, ou un de ses modes ou seulement une ou plusieurs de ses parties, ou encore toute combinaison de ces éléments, prévue pour éviter tout éblouissement et assurer un éclairement suffisant lorsqu’un véhicule équipé d’un système conçu pour circuler d’un côté de la chaussée est provisoirement utilisé dans un pays où la circulation se fait de l’autre côté ;

2.7.5.9

“Fonction de remplacement”, toute fonction d’éclairage et/ou de signalisation avant, ou un de ses modes ou seulement une ou plusieurs de ses parties, ou encore toute combinaison de ces éléments, conçue pour remplacer une fonction ou un mode d’éclairage avant en cas de défaillance ;

2.7.5.10

“Unité fonctionnelle”, la partie d’une unité d’éclairage qui permet une répartition spécifique de la lumière et peut être utilisée dans différents modes et classes. Lorsqu’elle est utilisée pour le mode d’éclairage en virage, la manière dont elle répartit la lumière peut varier en fonction du signal T (rayon de braquage) ; toutefois, pour un signal T (rayon de braquage) donné, la répartition de la lumière doit être identique dans tous les modes et classes.

2.7.6

Définitions relatives à l’allumage et à l’activation :

2.7.6.1

“Allumer”, actionner manuellement ou automatiquement une fonction d’éclairage ou de signalisation pour émettre effectivement de la lumière, que la fonction s’exécute correctement ou non ;

2.7.6.2

“Éteindre” , actionner manuellement ou automatiquement une fonction d’éclairage ou de signalisation pour cesser d’émettre de la lumière, que la fonction s’exécute correctement ou non ;

2.7.6.3

“Activer” , actionner manuellement ou automatiquement une fonction d’éclairage ou de signalisation, que de la lumière soit émise ou non (par exemple enclencher le mode veille) ;

2.7.6.4

“Désactiver”, arrêter manuellement ou automatiquement une fonction d’éclairage ou de signalisation, que de la lumière soit émise ou non (par exemple neutraliser le mode veille) ;

2.7.6.5

“Activation séquentielle”, un branchement électrique dans lequel les différentes sources lumineuses d’un feu sont interconnectées de manière à être allumées dans un ordre prédéterminé conformément aux règlements ONU pertinents.

2.7.7

“Optique catadioptrique”, une combinaison d’éléments optiques qui permet d’obtenir la réflexion catadioptrique.

2.8 Définitions concernant les glaces

Au sens du présent Règlement, on entend par :

2.8.1

“Glace”, l’élément le plus à l’extérieur du feu (de l’unité) qui transmet de la lumière à travers la surface éclairante ;

2.8.2

“Revêtement”, tout produit appliqué en une ou plusieurs couches sur la surface externe de la glace ;

2.8.3

“Glace extérieure texturée” ou “partie de glace extérieure texturée”, tout ou partie d’une glace extérieure, conçue pour modifier la propagation de la lumière émise par une ou des sources lumineuses ou pour influer sur celle-ci, de manière que les rayons lumineux s’écartent sensiblement de leur direction initiale.

2.9 Définitions concernant les sources lumineuses

Au sens du présent Règlement, on entend par :

2.9.1

“Source lumineuse”, un ou plusieurs éléments émettant un rayonnement optique visible assortis d’un culot pour le montage mécanique et le raccordement électrique, et éventuellement d’un ou de plusieurs modules de commande de ces éléments.

2.9.1.1

“Source lumineuse remplaçable”, une source lumineuse pouvant être insérée dans la douille du dispositif, ou extraite de celle-ci sans outil.

2.9.1.2

“Source lumineuse non remplaçable”, une source lumineuse dont le remplacement nécessite obligatoirement le remplacement du dispositif auquel elle est fixée :

a)

Dans le cas d’un module d’éclairage : une source lumineuse dont le remplacement nécessite obligatoirement le remplacement du module d’éclairage auquel elle est fixée ;

b)

Dans le cas d’un système d’éclairage avant adaptatif (AFS) : une source lumineuse dont le remplacement nécessite obligatoirement le remplacement de l’unité d’éclairage à laquelle elle est fixée.

2.9.1.3

“Module d’éclairage”, la partie optique d’un dispositif qui appartient spécifiquement à ce dispositif. Il contient une ou plusieurs sources lumineuses non remplaçables, et il peut facultativement contenir une ou plusieurs douilles pour des sources lumineuses remplaçables homologuées.

2.9.1.4

“Source lumineuse à incandescence” (lampe à incandescence), une source lumineuse dont l’élément émettant le rayonnement visible est constitué par un ou plusieurs filaments chauffés produisant un rayonnement thermique.

2.9.1.5

“Source lumineuse à décharge”, une source lumineuse dont l’élément émettant le rayonnement visible est un arc de décharge produisant un effet d’électroluminescence ou d’électrofluorescence.

2.9.1.6

“Source lumineuse à diode électroluminescente (DEL)”, une source lumineuse dont l’élément émettant le rayonnement visible est constitué d’une ou plusieurs jonctions de semi-conducteur produisant un effet d’électroluminescence, qui peuvent être complétées par un ou plusieurs éléments destinés à la conversion de la fluorescence.

2.9.1.6.1

Une “source lumineuse à DEL de substitution” est une source lumineuse à DEL, d’une catégorie à laquelle correspond une source lumineuse de catégorie équivalente qui produit de la lumière au moyen d’une autre technologie.

2.9.1.7

“Module à DEL”, un module d’éclairage dont les sources lumineuses sont uniquement des DEL. Il peut facultativement contenir une ou plusieurs douilles pour des sources lumineuses remplaçables homologuées.

2.9.2

“Dispositif de régulation électronique d’une source lumineuse”, un ou plusieurs éléments interposés entre l’alimentation et la source lumineuse, destinés à réguler la tension ou l’intensité électrique alimentant la source lumineuse.

2.9.2.1

“Ballast”, un ou plusieurs éléments, situés entre l’alimentation et la source lumineuse ou intégrés à celle-ci, qui permettent de réguler le courant électrique d’une source lumineuse à décharge.

2.9.3

“Régulateur d’intensité”, le dispositif qui commande automatiquement les feux de signalisation arrière produisant une lumière d’intensité variable et assure une perception des signaux ne variant pas. Le régulateur d’intensité fait partie soit du feu soit du véhicule, ou des deux à la fois.

2.10 Définitions concernant les caractéristiques photométriques

Au sens du présent Règlement, on entend par :

2.10.1

“Flux lumineux objectif” :

a)

Dans le cas d’une source lumineuse :

La valeur du flux lumineux objectif, tolérances non comprises, d’une source lumineuse telle qu’elle est définie dans la feuille de données pertinente du Règlement en vertu duquel la source lumineuse est homologuée ;

b)

Dans le cas d’un module DEL :

La valeur du flux lumineux objectif telle qu’elle est définie dans la fiche technique accompagnant le module DEL pour l’homologation du feu dont le module DEL fait partie.

2.10.2

“Surface de sortie de la lumière”, d’un “dispositif d’éclairage”, d’un “dispositif de signalisation lumineuse” ou d’un catadioptre, la surface indiquée sur la figure de la demande d’homologation présentée par le constructeur du dispositif, voir annexe 3 (voir, par exemple, les parties 1 et 4).

Cette indication doit se faire comme suit :

a)

Dans le cas où la glace extérieure est texturée, la surface de sortie de la lumière indiquée doit correspondre à tout ou partie de la surface extérieure de la glace extérieure ;

b)

Dans le cas où la glace extérieure n’est pas texturée, on peut l’ignorer et la surface de sortie de la lumière doit être celle indiquée sur la figure, voir annexe 3 (voir, par exemple, la partie 5).

2.10.3

“Plage éclairante” (voir annexe 3).

2.10.3.1

“Plage éclairante d’un dispositif d’éclairage” (par. 2.5.1, 2.5.2, 2.5.10, 2.5.12 et 2.5.17), la projection orthogonale de la totalité du réflecteur ou, dans le cas de projecteurs à réflecteur ellipsoïdal, de la glace, sur un plan transversal. Si le dispositif d’éclairage est dépourvu de réflecteur, c’est la définition du paragraphe 2.10.3.2 qui s’applique. Si la surface de sortie de la lumière du feu n’occupe qu’une partie du réflecteur, on ne considère que la projection de cette partie.

Dans le cas d’un feu de croisement, la plage éclairante est limitée par la trace de la coupure apparente sur la glace. Si le miroir et la glace sont réglables l’un par rapport à l’autre, il est fait usage de la position de réglage moyenne.

Dans le cas d’un AFS : si la fonction d’éclairage est assurée par deux ou plusieurs unités d’éclairage fonctionnant simultanément d’un même côté du véhicule, les plages éclairantes individuelles, prises ensemble, constituent la plage éclairante à prendre en considération (par exemple, dans la figure du paragraphe 6.22.4 ci-dessous, les plages éclairantes de chacune des unités d’éclairage 8, 9 et 11, prises ensemble et compte tenu de leur emplacement respectif, constituent la plage éclairante à prendre en considération pour le côté droit du véhicule).

2.10.3.2

“Plage éclairante d’un dispositif de signalisation autre qu’un catadioptre” (par. 2.5.3 à 2.5.7, 2.6.1, 2.5.11 et 2.5.13 à 2.5.16), la projection orthogonale du feu sur un plan perpendiculaire à son axe de référence et en contact avec la surface extérieure de sortie de la lumière du feu, cette projection étant limitée par les bords d’écran situés dans ce plan et ne laissant subsister individuellement que 98 % de l’intensité totale du feu dans la direction de l’axe de référence.

Pour déterminer les bords inférieur, supérieur et latéral de la plage éclairante, on ne doit utiliser que des écrans à bords horizontaux ou verticaux, de façon à vérifier la distance jusqu’aux extrémités du véhicule et la hauteur au-dessus du sol.

Pour d’autres applications de la plage éclairante (distance entre deux feux ou fonctions par exemple), il faut utiliser la forme de cette plage éclairante. Les écrans doivent rester parallèles, mais on peut utiliser d’autres orientations.

Dans le cas d’un dispositif de signalisation lumineuse dont la plage éclairante recoupe en totalité ou partiellement la plage éclairante d’une autre fonction ou une plage non éclairante, on peut considérer que la plage éclairante se limite à la surface de sortie de la lumière (voir, par exemple, annexe 3, parties 2, 3, 5 et 6).

2.10.3.3

“Plage éclairante d’un catadioptre” (par. 2.5.8), la projection orthogonale d’un catadioptre dans un plan perpendiculaire à son axe de référence, délimitée par des plans parallèles à cet axe et contigus aux parties extrêmes de la surface de l’optique catadioptrique indiquée par le fabricant lors de la procédure d’homologation de l’entité. Pour déterminer les bords inférieur, supérieur et latéral d’un dispositif, on ne doit considérer que les plans horizontaux et verticaux.

2.10.4

“Surface apparente”, dans une direction d’observation donnée, sur demande du fabricant ou de son représentant dûment agréé, la projection orthogonale :

Soit de la limite de la plage éclairante projetée sur la surface extérieure de la glace ;

Soit de la surface de sortie de la lumière ;

Uniquement dans le cas des feux de signalisation produisant une lumière d’intensité variable, leur surface apparente, qui peut être variable comme il est spécifié au paragraphe 2.9.3, doit être envisagée dans toutes les situations rendues possibles par le régulateur d’intensité, le cas échéant.

Dans un plan perpendiculaire à la direction d’observation et tangent à la limite extérieure de la lentille.

On trouvera différents exemples d’application de la surface apparente à l’annexe 3 du présent Règlement.

2.10.5

“Axe de référence”, l’axe caractéristique du feu, spécifié par le fabricant (du feu) pour servir de direction de référence (H = 0o, V = 0°) pour les angles de champ aux fins des mesures photométriques et de l’installation du feu sur le véhicule.

2.10.6

“Centre de référence” :

a)

L’intersection de l’axe de référence avec la surface de sortie de la lumière émise par le feu ; ou

b)

Un point sur une surface rétroréfléchissante ou à proximité d’une surface rétroréfléchissante,

qui est désigné comme le centre du dispositif en vue d’en déterminer les caractéristiques fonctionnelles ; le centre de référence est indiqué par le fabricant.

2.10.7

“Angles de visibilité géométrique”, les angles qui déterminent le champ de l’angle solide minimal dans lequel la surface apparente du feu est visible. Ce champ est déterminé par les segments d’une sphère dont le centre coïncide avec le centre de référence du feu et dont l’équateur est parallèle au sol. Ces segments sont déterminés par rapport à l’axe de référence. Les angles horizontaux β correspondent à la longitude et les angles verticaux α à la latitude.

2.10.8

“Stabilité photométrique”, le moment où la variation de l’intensité lumineuse au point d’essai indiqué est inférieure à 3 % au cours de toute période de 15 minutes.

2.10.9

“Gonio(photo)mètre (sauf si un règlement spécifique en dispose autrement)”, un système utilisé pour effectuer des mesures photométriques à partir des coordonnées angulaires indiquées en degrés sur une sphère ayant un axe polaire vertical conformément à la publication no 70 de la CEI, Vienne 1987, c’est-à-dire correspondant à un gonio(photo)mètre dont l’axe horizontal est fixe par rapport au sol et l’axe de rotation, mobile, perpendiculaire à l’axe horizontal (voir l’annexe 14 du présent Règlement). Note : La publication de la CEI susmentionnée précise la procédure à suivre pour corriger les coordonnées angulaires lorsqu’un gonio(photo)mètre d’un type différent est utilisé.

2.10.10

“Plan H”, le plan horizontal contenant le centre de référence du feu.

2.10.11

“Plan V”, un plan vertical parallèle au plan médian longitudinal du véhicule et contenant le centre de référence du feu.

2.10.12

“Plan transversal”, un plan vertical perpendiculaire au plan longitudinal médian du véhicule.

2.10.13

“Angle de divergence”, l’angle formé par les droites reliant le centre de référence au centre du récepteur et au centre de la source d’éclairage.

2.10.14

“Angle d’éclairage”, l’angle formé par l’axe de référence et la droite reliant le centre de référence au centre de la source de lumière.

2.10.15

“Angle de rotation”, l’angle de déplacement du dispositif catadioptrique autour de l’axe de référence, à partir d’une position particulière.

2.10.16

“Ouverture angulaire du dispositif catadioptrique”, l’angle sous lequel est vue la plus grande dimension de la surface apparente de la plage éclairante, soit du centre de la source éclairante soit du centre du récepteur.

2.10.17

“Éclairement du dispositif catadioptrique”, l’expression abrégée employée conventionnellement pour désigner l’éclairement mesuré dans un plan normal aux rayons incidents et passant par le centre de référence.

2.10.18

“Coefficient d’intensité lumineuse (CIL)”, le quotient de l’intensité lumineuse réfléchie dans la direction considérée par l’éclairement du dispositif catadioptrique, pour des angles d’éclairage, de divergence et de rotation donnés.

2.11 Définitions des couleurs

2.11.1

Couleur de la lumière émise par un dispositif

2.11.1.1

Par “blanc”, on entend les coordonnées chromatiques (x, y) (4) de la lumière émise comprises dans les zones de chromaticité définies par les limites suivantes :

W12

limite vers le vert :

y = 0,150 + 0,640 x

W23

limite vers le jaune-vert :

y = 0,440

W34

limite vers le jaune :

x = 0,500

W45

limite vers le rouge-violet :

y = 0,382

W56

limite vers le violet :

y = 0,050 + 0,750 x

W61

limite vers le bleu :

x = 0,310

Points d’intersection :

x

y

W1

0,310

0,348

W2

0,453

0,440

W3

0,500

0,440

W4

0,500

0,382

W5

0,443

0,382

W6

0,310

0,283

2.11.1.2

Par “jaune sélectif”, on entend les coordonnées chromatiques (x, y)4 de la lumière émise comprises dans les zones de chromaticité définies par les limites suivantes :

SY12

limite vers le vert :

y = 1,290 x - 0,100

SY23

lieu spectral

SY34

limite vers le rouge :

y = 0,138 + 0,580 x

SY45

limite vers le blanc jaunâtre :

y = 0,440

SY51

limite vers le blanc :

y = 0,940 - x

Points d’intersection :

x

y

SY1

0,454

0,486

SY2

0,480

0,519

SY3

0,545

0,454

SY4

0,521

0,440

SY5

0,500

0,440

2.11.1.3

Par “jaune-auto”, on entend les coordonnées chromatiques (x, y)4 de la lumière émise comprises dans les zones de chromaticité définies par les limites suivantes :

A12

limite vers le vert :

y = x - 0,120

A23

lieu spectral

A34

limite vers le rouge :

y = 0,390

A41

limite vers le blanc :

y = 0,790 - 0,670 x

Points d’intersection :

x

y

A1

0,545

0,425

A2

0,560

0,440

A3

0,609

0,390

A4

0,597

0,390

2.11.1.4

Par “rouge”, on entend les coordonnées chromatiques (x, y)4 de la lumière émise comprises dans les zones de chromaticité définies par les limites suivantes :

R12

limite vers le jaune :

y = 0,335

R23

lieu spectral

R34

ligne violette :

(extension linéaire dans la gamme des violets entre les extrémités rouge et bleue du lieu spectral)

R41

limite vers le violet :

y = 0,980 - x

Points d’intersection :

x

y

R1

0,645

0,335

R2

0,665

0,335

R3

0,735

0,265

R4

0,721

0,259

2.11.2

Couleur nocturne de la lumière réfléchie par un dispositif, à l’exclusion des pneus réfléchissants définis dans le Règlement ONU no 88

2.11.2.1

Par “blanc”, on entend les coordonnées chromatiques (x, y)4 de la lumière réfléchie comprises dans les zones de chromaticité définies par les limites suivantes :

W12

limite vers le bleu :

y = 0,843 - 1,182 x

W23

limite vers le violet :

y = 0,489 x + 0,146

W34

limite vers le jaune :

y = 0,968 - 1,010 x

W41

limite vers le vert :

y = 1,442 x - 0,136

Points d’intersection :

x

y

W1

0,373

0,402

W2

0,417

0,350

W3

0,548

0,414

W4

0,450

0,513

2.11.2.2

Par “jaune”, on entend les coordonnées chromatiques (x, y)4 de la lumière réfléchie comprises dans les zones de chromaticité définies par les limites suivantes :

Y12

limite vers le vert :

y = x - 0,040

Y23

lieu spectral

Y34

limite vers le rouge :

y = 0,200 x + 0,268

Y41

limite vers le blanc :

y = 0,970 - x

Points d’intersection :

x

y

Y1

0,505

0,465

Y2

0,520

0,480

Y3

0,610

0,390

Y4

0,585

0,385

2.11.2.3

Par “jaune-auto”, on entend les coordonnées chromatiques (x, y)4 de la lumière réfléchie comprises dans les zones de chromaticité définies par les limites suivantes :

A12

limite vers le vert :

y = 1,417 x - 0,347

A23

lieu spectral

A34

limite vers le rouge :

y = 0,390

A41

limite vers le blanc :

y = 0,790 - 0,670 x

Points d’intersection :

x

y

A1

0,545

0,425

A2

0,557

0,442

A3

0,609

0,390

A4

0,597

0,390

2.11.2.4

Par “rouge”, on entend les coordonnées chromatiques (x, y)4 de la lumière réfléchie comprises dans les zones de chromaticité définies par les limites suivantes :

R12

limite vers le jaune :

y = 0,335

R23

lieu spectral

R34

ligne violette

R41

limite vers le violet :

y = 0,978 - x

Points d’intersection :

x

y

R1

0,643

0,335

R2

0,665

0,335

R3

0,735

0,265

R4

0,720

0,258

2.11.3

Couleur diurne de la lumière réfléchie par un dispositif

2.11.3.1

Par “blanc”, on entend les coordonnées chromatiques (x, y)4 de la lumière réfléchie comprises dans les zones de chromaticité définies par les limites suivantes :

W12

limite vers le violet :

y = x - 0,030

W23

limite vers le jaune :

y = 0,740 - x

W34

limite vers le vert :

y = x + 0,050

W41

limite vers le bleu :

y = 0,570 - x

Points d’intersection :

x

y

W1

0,300

0,270

W2

0,385

0,355

W3

0,345

0,395

W4

0,260

0,310

2.11.3.2

Par “jaune”, on entend les coordonnées chromatiques (x, y)4 de la lumière réfléchie comprises dans les zones de chromaticité définies par les limites suivantes :

Y12

limite vers le rouge :

y = 0,534 x + 0,163

Y23

limite vers le blanc :

y = 0,910 - x

Y34

limite vers le vert :

y =1,342 x - 0,090

Y41

lieu spectral

Points d’intersection :

x

y

Y1

0,545

0,454

Y2

0,487

0,423

Y3

0,427

0,483

Y4

0,465

0,534

2.11.3.3

Par “rouge”, on entend les coordonnées chromatiques (x, y)4 de la lumière réfléchie comprises dans les zones de chromaticité définies par les limites suivantes :

R12

limite vers le rouge :

y = 0,346 - 0,053 x

R23

limite vers le violet :

y = 0,910 - x

R34

limite vers le jaune :

y = 0,350

R41

lieu spectral

Points d’intersection :

x

y

R1

0,690

0,310

R2

0,595

0,315

R3

0,560

0,350

R4

0,650

0,350

2.11.4

Couleur diurne de la lumière fluorescente émise par un dispositif

2.11.4.1

Par “rouge”, on entend les coordonnées chromatiques (x, y)4 de la lumière émise comprises dans les zones de chromaticité définies par les limites suivantes :

FR12

limite vers le rouge :

y = 0,346 - 0,053 x

FR23

limite vers le violet :

y = 0,910 - x

FR34

limite vers le jaune :

y = 0,315 + 0,047 x

FR41

lieu spectral

Points d’intersection :

x

y

FR1

0,690

0,310

FR2

0,595

0,315

FR3

0,569

0,341

FR4

0,655

0,345

3. DEMANDE D’HOMOLOGATION

3.1

La demande d’homologation d’un type de véhicule en ce qui concerne l’installation des dispositifs d’éclairage et de signalisation lumineuse est présentée par le constructeur ou par son représentant dûment accrédité.

3.2

Elle doit être accompagnée des pièces et indications suivantes, en triple exemplaire:

3.2.1

Description du type de véhicule en ce qui concerne les points mentionnés aux paragraphes 2.2.1.1 à 2.2.1.4 ci-dessus. Le type de véhicule doit être indiqué avec mention des restrictions relatives au chargement, notamment la charge maximale admissible dans le coffre à bagages;

3.2.2

Bordereau des dispositifs prescrits par le constructeur pour l’ensemble éclairage et signalisation lumineuse. Le bordereau peut comprendre pour chaque opération plusieurs types de dispositifs. Chaque type doit être dûment identifié (composant, marque d’homologation, nom du fabricant, etc.); en outre, ce bordereau peut porter pour chaque fonction la mention supplémentaire suivante: «ou des dispositifs équivalents»;

3.2.3

Schéma de l’ensemble de l’installation d’éclairage et de signalisation lumineuse et de la position des différents dispositifs sur le véhicule; et

3.2.4

Si besoin est, afin de vérifier la conformité des prescriptions du présent Règlement, schéma(s) indiquant pour chaque feu la plage éclairante telle que définie au paragraphe 2.10.3, la surface de sortie de la lumière telle que définie au paragraphe 2.10.2, l’axe de référence tel que défini au paragraphe 2.10.5, et le centre de référence tel que défini au paragraphe 2.10.6. Ces renseignements ne sont pas nécessaires pour le dispositif d’éclairage de la plaque d’immatriculation arrière (par. 2.5.5);

3.2.5

La demande d’homologation doit préciser la méthode utilisée pour la définition de la surface apparente (voir par. 2.10.4);

3.2.6

Si le véhicule est équipé d’un AFS, le demandeur doit présenter une description détaillée contenant les renseignements suivants:

3.2.6.1

Les fonctions et les modes d’éclairage pour lesquels l’AFS a été homologué;

3.2.6.2

Les signaux de commande AFS correspondants et leurs caractéristiques techniques, définies conformément à l’annexe 10 du Règlement ONU no 123 ou à l’annexe 14 du Règlement ONU no 149.

3.2.6.3

Les dispositions prises pour adapter automatiquement les fonctions et les modes d’éclairage avant, conformément au paragraphe 6.22.7.4 du présent Règlement;

3.2.6.4

Toute instruction spéciale, le cas échéant, concernant l’examen des sources lumineuses et l’observation visuelle du faisceau;

3.2.6.5

Les documents demandés dans le paragraphe 6.22.9.2 du présent Règlement;

3.2.6.6

Les feux qui sont groupés ou combinés avec l’AFS ou mutuellement incorporés avec lui;

3.2.6.7

Les unités d’éclairage conçues pour satisfaire aux prescriptions du paragraphe 6.22.5 du présent Règlement;

3.2.7

Pour les véhicules des catégories M et N, une description des conditions d’alimentation électrique des dispositifs définis aux paragraphes 2.5.1, 2.5.2, 2.5.4, 2.5.6 et 2.5.7 ci-dessus, y compris, s’il y a lieu, des renseignements sur un module d’alimentation spécial/un module de commande de source lumineuse ou un module de variation d’intensité.

3.2.8

À la discrétion du constructeur, une déclaration indiquant s’il est autorisé ou non d’installer sur le véhicule des feux homologués pour être équipés de sources lumineuses à DEL de substitution, et qui en sont équipés ; dans l’affirmative, préciser les types de feux concernés.

3.3

Un véhicule à vide muni d’un équipement complet d’éclairage et de signalisation lumineuse tel que décrit au paragraphe 3.2.2, représentatif du type de véhicule à homologuer, doit être présenté au service technique chargé des essais d’homologation.

3.4

La communication figurant à l’annexe 1 du présent Règlement doit être jointe au dossier d’homologation.

4. HOMOLOGATION

4.1

Lorsque le type de véhicule présenté à l’homologation en application du présent Règlement satisfait, pour tous les dispositifs indiqués sur le bordereau, aux prescriptions du présent Règlement, l’homologation pour ce type de véhicule doit être accordée.

4.2

Un numéro d’homologation doit être attribué à chaque homologation dont les deux premiers chiffres (actuellement 07 correspondant à la série 07 d’amendements) indiquent la série d’amendements correspondant aux plus récentes modifications techniques majeures apportées au Règlement à la date de la délivrance de l’homologation. Une même Partie contractante ne peut pas attribuer ce numéro à un autre type de véhicule, ni au même type de véhicule présenté avec un équipement non prévu au bordereau mentionné au paragraphe 3.2.2 ci-dessus, sous réserve du paragraphe 7 du présent Règlement .

4.3

L’homologation, l’extension, le refus d’homologation ou l’arrêt définitif de la production d’un type ou d’une partie de véhicule en application du présent Règlement doit être notifié aux Parties à l’Accord de 1958 appliquant le présent Règlement, au moyen d’une fiche conforme au modèle figurant à l’annexe 1 du présent Règlement.

4.4

Sur tout véhicule conforme à un type de véhicule homologué en application du présent Règlement, il faut apposer de manière visible, en un endroit facilement accessible et indiqué sur la fiche d’homologation, une marque d’homologation internationale composée:

4.4.1

D’un cercle à l’intérieur duquel est placée la lettre «E» suivie du numéro distinctif du pays qui a accordé l’homologation (5);

4.4.2

Du numéro du présent Règlement, suivi de la lettre «R», d’un tiret et du numéro d’homologation, placé à droite du cercle prévu au paragraphe 4.4.1.

4.5

Si le véhicule est conforme à un type de véhicule homologué, en application d’un ou de plusieurs autres Règlements joints en annexe à l’Accord dans le pays qui a accordé l’homologation en application du présent Règlement, il n’est pas nécessaire de répéter le symbole prescrit au paragraphe 4.4.1; en pareil cas, les numéros de règlement et d’homologation et les symboles additionnels pour tous les Règlements en application desquels l’homologation a été accordée dans le pays qui a accordé l’homologation en application du présent Règlement doivent être inscrits l’un au-dessous de l’autre à droite du symbole prescrit au paragraphe 4.4.1.

4.6

La marque d’homologation doit être nettement lisible et indélébile.

4.7

La marque d’homologation doit être placée sur la plaque signalétique du véhicule apposée par le constructeur ou à proximité.

4.8

L’annexe 2 du présent Règlement donne des exemples de marques d’homologation.

5. SPÉCIFICATIONS GÉNÉRALES

5.1

Les dispositifs d’éclairage et de signalisation lumineuse doivent être montés de telle façon que, dans les conditions normales d’utilisation définies aux paragraphes 2.3.10, 2.3.10.1 et 2.3.10.2, et en dépit des vibrations auxquelles ils peuvent être soumis, ils gardent les caractéristiques imposées par le présent Règlement et que le véhicule demeure conforme aux prescriptions du présent Règlement. En particulier, les feux ne doivent pas pouvoir être déréglés par inadvertance.

5.2

Les feux d’éclairage décrits aux paragraphes 2.5.1, 2.5.2 et 2.5.10 doivent être installés de telle sorte qu’un réglage correct de l’orientation soit aisément réalisable.

5.2.1

Dans le cas de projecteurs pour lesquels sont prévues des mesures visant à empêcher qu’ils gênent les usagers de la route des pays où le sens de circulation est opposé à celui du pays pour lequel ces projecteurs ont été conçus, ces mesures doivent pouvoir être appliquées automatiquement ou par le conducteur, alors que le véhicule est en stationnement, sans l’aide d’outils spéciaux (autres que ceux fournis avec le véhicule par le constructeur (6)). Des instructions détaillées doivent être fournies avec le véhicule par le constructeur.

5.3

Pour tous les dispositifs de signalisation lumineuse, y compris ceux qui sont situés sur les parois latérales, l’axe de référence du feu lorsqu’il est monté sur le véhicule doit être parallèle au plan d’appui du véhicule sur la route; en outre, cet axe doit être perpendiculaire au plan longitudinal médian du véhicule dans le cas des catadioptres latéraux, et parallèle à ce plan dans le cas de tous les autres dispositifs de signalisation. Dans chaque direction, une tolérance de ±3° est admise. De plus, les instructions de montage éventuellement données par le constructeur doivent être respectées.

5.4

À défaut de prescriptions particulières, la hauteur et l’orientation des feux doivent être vérifiées alors que le véhicule est à vide et placé sur une surface plane et horizontale, dans les conditions définies aux paragraphes 2.3.10, 2.3.10.1 et 2.3.10.2 et, dans le cas où le véhicule est équipé d’un AFS, alors que celui-ci est à l’état neutre.

5.5

Sauf indications particulières, les feux d’une même paire doivent:

5.5.1

Être montés symétriquement par rapport au plan longitudinal médian (cette estimation étant faite d’après la forme géométrique extérieure du feu et non d’après le bord de sa plage éclairante définie au paragraphe 2.10.3);

5.5.2

Être symétriques l’un de l’autre par rapport au plan longitudinal médian; cette condition ne s’applique pas à la structure intérieure du feu;

5.5.3

Satisfaire aux mêmes prescriptions colorimétriques et avoir des caractéristiques photométriques sensiblement identiques. Cette exigence ne s’applique pas à une paire assortie de feux de brouillard avant de la classe F3;

5.5.4

Avoir des caractéristiques photométriques sensiblement identiques.

5.6

Sur les véhicules dont la forme extérieure est asymétrique, les conditions ci-dessus devront être respectées dans la mesure du possible.

5.7

Feux groupés, combinés, mutuellement incorporés ou simples

5.7.1

Des feux peuvent être groupés, combinés ou mutuellement incorporés, à condition que toutes les prescriptions concernant la couleur, l’emplacement, l’orientation, la visibilité géométrique, les branchements électriques et toutes autres prescriptions qui leur seraient applicables soient satisfaites.

5.7.1.1

Les prescriptions photométriques et colorimétriques applicables à un feu doivent être remplies lorsque toutes les autres fonctions avec lesquelles ce feu est groupé, combiné ou mutuellement incorporé sont éteintes.

Toutefois, lorsqu’un feu de position avant ou arrière est mutuellement incorporé avec une ou de plusieurs autres fonctions qui peuvent être allumées en même temps que lui, les prescriptions concernant la couleur de chacune de ces autres fonctions doivent être remplies lorsque la ou les fonctions mutuellement incorporées et les feux de position avant ou arrière sont allumés.

5.7.1.2

Les feux-stop et les feux indicateurs de direction mutuellement incorporés ne sont pas autorisés.

5.7.1.3

Lorsque des feux-stop et des feux indicateurs de direction sont groupés, les prescriptions suivantes doivent être respectées:

5.7.1.3.1

Aucune ligne droite horizontale ou verticale traversant les projections des surfaces apparentes de ces feux sur un plan perpendiculaire à l’axe de référence ne doit couper plus de deux limites séparant des surfaces adjacentes de couleur différente;

5.7.1.3.2

Les surfaces apparentes de ces feux dans la direction de l’axe de référence, estimées sur la base des zones limitées par le contour de leurs surfaces de sortie de la lumière, ne se chevauchent pas.

5.7.2

Feux simples.

5.7.2.1

Les feux simples définis à l’alinéa a) du paragraphe 2.4.11.1, dont la surface apparente est constituée de deux parties distinctes ou plus, doivent être installés de façon :

a)

Que la superficie totale de la projection des parties distinctes de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence sur un plan tangent à la surface extérieure de la glace extérieure et perpendiculaire à l’axe de référence occupe au moins 60 % du plus petit quadrilatère circonscrivant la projection de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence ; ou

b)

Que la distance minimum entre les côtés en regard des deux parties distinctes adjacentes/tangentes de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence n’excède pas 75 mm lorsque la mesure est effectuée perpendiculairement à l’axe de référence.

Ces prescriptions ne s’appliquent pas à un catadioptre simple.

5.7.2.2

Les feux simples définis à l’alinéa b) ou c) du paragraphe 2.4.11.1, qui sont constitués de deux feux marqués “D” ou de deux catadioptres indépendants, doivent être installés de façon:

a)

Que la projection de leurs surfaces apparentes dans la direction de l’axe de référence des deux feux ou catadioptres occupe au moins 60 % du plus petit quadrilatère circonscrit à la projection de ces surfaces apparentes dans la direction de l’axe de référence; ou

b)

Que la distance minimum entre les côtés en regard des surfaces apparentes dans la direction de l’axe de référence des deux feux ou des deux catadioptres indépendants n’excède pas 75 mm lorsque la mesure est effectuée perpendiculairement à l’axe de référence.

5.7.2.3

Les feux simples définis à l’alinéa d) du paragraphe 2.4.11.1 doivent satisfaire aux prescriptions du paragraphe 5.7.2.1.

Deux feux ou plus et/ou deux surfaces apparentes distinctes ou plus montés dans le même boîtier et/ou ayant une glace extérieure commune ne sont pas considérés comme un système de feux interdépendants.

Toutefois, un feu ayant la forme d’une bande peut faire partie d’un système de feux interdépendants.

5.7.2.4

Deux feux ou un nombre pair de feux ayant la forme d’une bande doivent être situés symétriquement par rapport au plan longitudinal médian du véhicule, s’étendant au moins jusqu’à 0,40 m de l’extrémité de la largeur hors tout du véhicule, de chaque côté de celui-ci, en ayant une longueur minimale de 0,80 m; l’éclairage de cette surface devra être assuré par au moins deux sources de lumière situées le plus près possible de ses extrémités. La surface apparente peut être constituée par un ensemble d’éléments juxtaposés, pour autant que les projections des diverses surfaces apparentes élémentaires sur un plan transversal satisfassent aux prescriptions du paragraphe 5.7.2.1.

5.8

La hauteur maximale au-dessus du sol est mesurée à partir du point le plus haut, et la hauteur minimale à partir du point le plus bas, de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence.

Lorsque la hauteur (maximale et minimale) au-dessus du sol est manifestement conforme aux prescriptions du Règlement, il n’est pas nécessaire de délimiter avec précision la surface apparente.

5.8.1

Aux fins de la réduction des angles de visibilité géométrique, la hauteur d’un feu au-dessus du sol est mesurée à partir du plan H.

5.8.2

Pour les feux de croisement, la hauteur minimale au-dessus du sol se mesure à partir du point le plus bas de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence, indépendamment de son utilisation.

5.8.3

La position, dans le sens de la largueur, est déterminée à partir du bord de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence le plus éloigné du plan longitudinal médian du véhicule par rapport à la largeur hors tout, et à partir des bords intérieurs de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence par rapport à la distance entre les feux.

Lorsque la position, dans le sens de la largeur, est manifestement conforme aux prescriptions du Règlement, il n’est pas nécessaire de délimiter avec précision les bords de toute surface.

5.9

Sauf indications particulières, les caractéristiques photométriques (par exemple, l’intensité, la couleur, la surface apparente, etc.) d’un feu ne doivent pas être modifiées intentionnellement lorsqu’il est allumé.

5.9.1

Les feux indicateurs de direction, les feux de détresse, les feux de position latéraux jaune-auto conformes au paragraphe 6.18.7 ci-dessous et le signal de freinage d’urgence doivent être des feux clignotants.

5.9.2

Les caractéristiques photométriques de chaque feu peuvent varier :

a)

En fonction de la luminosité ;

b)

Du fait de l’allumage ou de l’extinction d’autres feux ; ou

c)

Lorsque les feux servent à assurer une autre fonction d’éclairage ; à condition que toute variation des caractéristiques photométriques soit conforme aux prescriptions techniques relatives au feu concerné.

5.9.3

Les caractéristiques photométriques des feux indicateurs de direction des catégories 1, 1a, 1b, 2a ou 2b peuvent varier durant un clignotement par activation séquentielle conformément au paragraphe 5.6 du Règlement ONU no 6 ou au paragraphe 5.6.11 du Règlement ONU no 148.

Cette disposition ne doit pas s’appliquer lorsque les feux indicateurs de direction des catégories 2a et 2b sont utilisés comme signal de freinage d’urgence conformément au paragraphe 6.23.1 du présent Règlement.

5.10

Aucune lumière rouge pouvant prêter à confusion ne doit être émise vers l’avant par un feu tel que défini au paragraphe 2.1.5 et aucune lumière blanche pouvant prêter à confusion ne doit être émise vers l’arrière par un feu tel que défini au paragraphe 2.1.5. Il n’est pas tenu compte des dispositifs d’éclairage installés à l’intérieur du véhicule. En cas de doute, la conformité est vérifiée comme suit:

5.10.1

Pour la visibilité de la lumière rouge vers l’avant du véhicule, à l’exception du feu de position latéral rouge le plus en arrière, il ne doit pas y avoir de visibilité directe de la surface apparente d’un feu de couleur rouge pour l’œil d’un observateur se déplaçant dans la zone 1 d’un plan transversal situé 25 m en avant du véhicule (voir annexe 4);

5.10.2

Pour la visibilité de la lumière blanche vers l’arrière du véhicule, à l’exception des feux de marche arrière et des marquages latéraux à grande visibilité de couleur blanche, la surface apparente d’un feu de couleur blanche ne doit pas être directement visible pour l’œil d’un observateur se déplaçant dans la zone 2 d’un plan transversal situé à 25 m en arrière du véhicule (voir annexe 4);

5.10.3

Dans leurs plans respectifs, les zones 1 et 2 explorées par l’œil de l’observateur sont limitées:

5.10.3.1

En hauteur, par deux plans horizontaux respectivement à 1 et à 2,20 m au-dessus du sol;

5.10.3.2

En largeur, par deux plans verticaux formant respectivement vers l’avant et vers l’arrière un angle de 15° vers l’extérieur par rapport au plan médian du véhicule et passant par le ou les points de contact de plans verticaux parallèles au plan longitudinal médian du véhicule et délimitant la largeur hors tout du véhicule. S’il y a plusieurs points de contact, le plus en avant correspond au plan avant, le plus en arrière correspond au plan arrière.

5.11

Les branchements électriques doivent être tels que les feux de position avant et arrière, les feux d’encombrement (le cas échéant), les feux de position latéraux (le cas échéant) et le dispositif d’éclairage de la plaque d’immatriculation arrière ne puissent être allumés et éteints que simultanément.

5.11.1

Cette prescription ne s’applique pas dans les cas suivants :

a)

Lorsque les feux de position avant et arrière, ainsi que les feux de position latéraux s’ils sont combinés ou incorporés mutuellement avec les premiers, sont allumés comme feux de stationnement ; ou

b)

Lorsque les feux de position peuvent clignoter en même temps que les indicateurs de direction ; ou

c)

Lorsque les feux de circulation diurne sont allumés ;

d)

Lorsque la fonction des feux de position avant est remplie par d’autres feux conformément aux dispositions du paragraphe 5.12.1 ci-après.

5.11.2

Dans le cas d’un système de feux interdépendants, toutes les sources lumineuses doivent s’allumer et s’éteindre simultanément.

5.12

Les branchements électriques doivent être tels que les feux de route, les feux de croisement et les feux de brouillard avant ne puissent être allumés que si les feux mentionnés au paragraphe 5.11 le sont également. Cependant, cette condition ne s’applique pas pour les feux de route ou les feux de croisement lorsque leurs avertissements lumineux consistent en l’allumage intermittent à de courts intervalles des feux de croisement ou des feux de route ou en l’allumage alterné à de courts intervalles des feux de croisement et des feux de route.

5.12.1

Les feux de croisement et/ou les feux de route et/ou les feux de brouillard avant peuvent faire fonction de feux de position avant à condition que:

5.12.1.1

Leurs branchements électriques soient tels qu’en cas de défaillance de l’un quelconque de ces dispositifs d’éclairage les feux de position avant se rallument automatiquement; et que

5.12.1.2

Ledit feu ou ladite fonction de remplacement satisfasse, pour le feu de position considéré, aux prescriptions concernant:

a)

La visibilité géométrique prescrite pour les feux de position avant dans le paragraphe 6.9.5; et

b)

Les valeurs photométriques minimales en fonction des angles de répartition de la lumière;

5.12.1.3

La conformité avec les prescriptions du paragraphe 5.12.1.2 ci-dessus soit dûment démontrée dans les rapports d’essai sur le feu ou la fonction de remplacement.

5.13

Témoins lumineux

Lorsqu’un témoin d’enclenchement est prévu par le présent Règlement, il peut être remplacé par un témoin de fonctionnement.

5.14

Feux occultables

5.14.1

L’occultation des feux est interdite, à l’exception de celle des feux de route, des feux de croisement et des feux de brouillard avant, qui peuvent être occultés lorsqu’ils ne sont pas en fonctionnement.

5.14.2

En cas de défaillance du (des) dispositif(s) d’occultation, les feux doivent rester en position d’utilisation, s’ils sont déjà en fonctionnement, ou pouvoir être placés en position d’utilisation sans l’aide d’outils.

5.14.3

Il doit être possible de mettre les feux en position d’utilisation et de les allumer au moyen d’une seule commande, ceci n’excluant pas la possibilité de les mettre en position d’utilisation sans les allumer. Toutefois, dans le cas des feux de route et feux de croisement groupés, la commande ci-dessus est seulement exigée pour l’actionnement des feux de croisement.

5.14.4

De la place du conducteur, il ne doit pas être possible d’arrêter intentionnellement le mouvement de feux allumés, avant qu’ils atteignent la position d’utilisation. Lorsqu’il y a un risque d’éblouissement d’autres usagers lors du mouvement des projecteurs, ces derniers ne doivent pouvoir s’allumer qu’après avoir atteint leur position finale.

5.14.5

Lorsque le dispositif d’occultation est à une température comprise entre -30 et +50 °C, les feux doivent pouvoir atteindre la position d’utilisation dans les 3 s qui suivent la manœuvre initiale de la commande.

5.15

Les couleurs de la lumière émise par les feux (7) sont les suivantes:

Feux de route:

Blanc

Feux de croisement:

Blanc

Feux de brouillard avant:

Blanc ou jaune sélectif

Feux de marche arrière:

Blanc

Feux indicateurs de direction:

Jaune-auto

Signal de détresse:

Jaune-auto

Feux-stop:

Rouge

Feux de freinage d’urgence:

Jaune-auto ou rouge

Signal avertisseur de risque de choc arrière:

Jaune-auto

Dispositifs d’éclairage de la plaque d’immatriculation arrière:

Blanc

Feux de position avant:

Blanc

Feux de position arrière:

Rouge

Feux de brouillard arrière:

Rouge

Feux de stationnement:

Blanc à l’avant, rouge à l’arrière, jaune-auto s’ils sont incorporés mutuellement aux feux indicateurs de direction latéraux ou aux feux de position latéraux

Feux de position latéraux:

Jaune-auto; les feux de position latéraux arrière peuvent cependant être rouges s’ils sont groupés, combinés ou incorporés mutuellement aux feux de position arrière, aux feux d’encombrement arrière, aux feux de brouillard arrière, aux feux-stop, ou encore s’ils sont groupés avec les catadioptres arrière ou si leurs surfaces respectives de sortie de la lumière se recoupent

Feux d’encombrement:

Blanc à l’avant, rouge à l’arrière

Feux de circulation diurne:

Blanc

Catadioptres arrière, non triangulaires:

Rouge

Catadioptres arrière, triangulaires:

Rouge

Catadioptres avant, non triangulaires:

Identique à la lumière reçue (8)

Catadioptres latéraux non triangulaires:

Jaune-auto; les catadioptres latéraux arrière peuvent cependant être rouges s’ils sont groupés avec les feux de position arrière, les feux d’encombrement arrière, les feux de brouillard arrière, les feux-stop, les feux de position latéraux arrière rouges ou les catadioptres arrière non triangulaires ou que leurs surfaces respectives de sortie de la lumière se recoupent

Feux d’angle:

Blanc

Marquage à grande visibilité:

Blanc à l’avant

Blanc ou jaune sur le côté

Rouge ou jaune à l’arrière (9)

Systèmes adaptatifs d’éclairage avant (AFS):

Blanc

Feu de courtoisie extérieur:

Blanc

Feu de manœuvre:

Blanc

5.16

Nombre de feux

5.16.1

Le nombre de feux montés sur le véhicule doit être égal à celui figurant dans chacune des prescriptions du présent Règlement.

5.17

Tous les feux peuvent être montés sur des éléments mobiles, pour autant que les conditions énoncées aux paragraphes 5.18, 5.19 et 5.20 soient remplies.

5.18

Les feux de position arrière, les feux indicateurs de direction arrière et les catadioptres arrière, triangulaires ou non, ne peuvent être montés sur des éléments mobiles que dans les conditions suivantes:

5.18.1

Dans toutes les positions fixes des éléments mobiles, les feux placés sur ces derniers sont conformes à toutes les prescriptions concernant leur position, leur visibilité géométrique et leurs caractéristiques colorimétriques et photométriques;

5.18.2

Lorsque les fonctions visées au paragraphe 5.18 sont assurées par un assemblage de deux feux marqués “D” (voir le paragraphe 2.4.11.1), un seul de ces feux doit être conforme aux prescriptions concernant la position, la visibilité géométrique et les caractéristiques photométriques applicables à ces feux, dans toutes les positions fixes des éléments mobiles;

ou

5.18.3

Lorsque le véhicule est équipé de feux supplémentaires remplissant les fonctions ci-dessus et que ceux-ci sont allumés, l’élément mobile se trouvant dans n’importe quelle position, ces feux additionnels satisfont à toutes les prescriptions concernant leur position, leur visibilité géométrique et leurs caractéristiques photométriques;

5.18.4

Lorsque les fonctions visées au paragraphe 5.18 sont assurées par un système de feux interdépendants, deux cas peuvent se présenter :

a)

Soit le système complet de feux interdépendants est monté sur un ou plusieurs éléments mobiles. Dans ce cas, les prescriptions du paragraphe 5.18.1 doivent être respectées. Toutefois, des feux supplémentaires assurant les fonctions susmentionnées peuvent être allumés lorsque l’élément mobile se trouve dans l’une quelconque des positions fixes, à condition que ces feux supplémentaires satisfassent à toutes les prescriptions concernant la position, la visibilité géométrique et les caractéristiques photométriques applicables aux feux installés sur l’élément mobile ;

ou

b)

Soit le système de feux interdépendants est monté pour partie sur l’élément fixe et pour partie sur un élément mobile. Dans ce cas, le ou les feux interdépendants spécifiés par le demandeur lors de la procédure d’homologation de l’élément doivent satisfaire à toutes les prescriptions concernant la position et les caractéristiques colorimétriques et photométriques applicables à ces feux, dans toutes les positions fixes du ou des éléments mobiles.

La ou les prescriptions concernant la visibilité géométrique vers l’intérieur sont réputées être satisfaites lorsque ce ou ces feux interdépendants sont conformes aux valeurs photométriques prescrites dans le champ de répartition de la lumière pour l’homologation du dispositif, dans toutes les positions fixes du ou des éléments mobiles.

Dans le cas des feux indicateurs de direction, le ou les feux interdépendants spécifiés par le demandeur lors de la procédure d’homologation du dispositif doivent satisfaire à toutes les prescriptions concernant la position, la visibilité géométrique ainsi que les caractéristiques photométriques et colorimétriques dans toutes les positions fixes du ou des éléments mobiles. Cela ne s’applique pas lorsque des feux supplémentaires sont allumés pour assurer l’angle de visibilité géométrique dans toutes les positions fixes du ou des éléments mobiles, pour autant que ces feux supplémentaires satisfassent aussi à toutes les prescriptions concernant la position, la visibilité géométrique ainsi que les caractéristiques photométriques et colorimétriques applicables aux feux indicateurs de direction installés sur l’élément mobile.

5.19

Lorsque les éléments mobiles se trouvent dans une position autre que la «position normale d’utilisation», les dispositifs dont ils sont équipés ne doivent pas gêner indûment les usagers de la route.

5.20

Lorsqu’un feu est monté sur un élément mobile qui se trouve lui-même en «position normale d’utilisation», le feu doit toujours revenir à la ou aux positions définies par le fabricant conformément au présent Règlement. Dans le cas des feux de croisement et des feux de brouillard avant, cette prescription est considérée comme satisfaite si, après avoir déplacé et remis en position normale les éléments mobiles 10 fois de suite, aucune valeur d’inclinaison angulaire de ces feux par rapport à leur support, mesurée après chaque déplacement de l’élément mobile, ne s’écarte de plus de 0,15 % de la moyenne des 10 valeurs relevées. Si tel n’est pas le cas, chacune des valeurs limites définies au paragraphe 6.2.6.1.1 doit être modifiée en conséquence pour réduire les tolérances prévues lorsque le véhicule est soumis aux essais définis à l’annexe 6.

5.21

La surface apparente dans la direction de l’axe de référence des feux de position avant et arrière, des feux indicateurs de direction avant et arrière et des catadioptres ne doit pas être masquée à plus de 50 % par un élément mobile, qu’il soit ou non équipé d’un dispositif de signalisation lumineuse, dans toute position fixe différente de la «position normale d’utilisation».

Par «position fixe d’un élément mobile», la (les) position(s) de repos stable(s) ou naturelle(s) définie(s) d’un élément mobile par le fabricant du véhicule, que cette (ces) position(s) soit (soient) verrouillée(s) ou non.

Si la prescription ci-dessus ne peut être satisfaite:

5.21.1

Des lampes supplémentaires satisfaisant à toutes les prescriptions concernant la position, la visibilité géométrique et les caractéristiques colorimétriques et photométriques des lampes ci-dessus doivent s’allumer lorsque la surface apparente dans la direction de l’axe de référence de ces lampes est occultée à plus de 50 % par l’élément mobile; ou

5.21.2

La fiche de communication (point 10.1 de l’annexe 1) doit aviser les autres administrations que la surface apparente dans la direction de l’axe de référence peut être occultée à plus de 50 % par des éléments mobiles; et

Un avis apposé dans le véhicule doit informer l’usager que, dans telle ou telle position des éléments mobiles, les autres usagers seront avertis de la présence du véhicule sur la chaussée, par exemple au moyen d’un triangle de présignalisation ou d’autres dispositifs prescrits par la réglementation nationale.

5.21.3

Le paragraphe 5.21.2 ne s’applique pas aux catadioptres.

5.22

À l’exception des catadioptres, un feu, même s’il porte une marque d’homologation, n’est pas considéré comme présent s’il n’est pas possible de le faire fonctionner simplement en y plaçant une source lumineuse et/ou un fusible.

5.23

Les feux homologués avec des sources lumineuses conformes au Règlement ONU no 37, sauf quand ces sources lumineuses sont utilisées comme sources non remplaçables telles que définies au paragraphe 2.9.1.2, doivent être montés sur le véhicule de telle sorte que la source lumineuse puisse être correctement remplacée sans l’assistance d’un technicien et sans l’aide d’outils spéciaux autres que ceux fournis avec le véhicule par le constructeur. Le constructeur doit fournir avec le véhicule une description détaillée de la procédure à suivre pour effectuer ce remplacement.

5.23.1

Lorsqu’un module d’éclairage comprend une douille pour une source lumineuse remplaçable homologuée conformément au Règlement no 37, cette source lumineuse doit être remplaçable comme prescrit ci-dessus au paragraphe 5.23 ci-dessus.

5.24

Le remplacement temporaire, grâce à un système de sécurité en mode défaut, de la fonction d’éclairage d’un feu de position arrière est autorisé, à condition que la fonction de remplacement en cas de défaillance soit analogue tant pour la couleur, l’intensité principale et l’emplacement, à la fonction inopérante, et que le dispositif de remplacement continue à remplir sa fonction de sécurité initiale. Pendant le remplacement, un témoin de fonctionnement situé sur le tableau de bord (voir par. 2.3.5 du présent Règlement) doit indiquer le remplacement temporaire et la nécessité de procéder à une réparation.

5.25

Si le véhicule est équipé d’un AFS, celui-ci doit être considéré comme étant équivalent à deux feux de croisement et, s’il remplit la ou les fonctions de feu de route, il doit être considéré comme équivalent à deux feux de route.

5.26

Les feux indicateurs de direction arrière, les feux de position arrière, les feux-stop (à l’exception des feux-stop de la catégorie S4) et les feux de brouillard arrière à régulateur d’intensité sont autorisés, en réponse simultanée à au moins l’un des effets extérieurs suivants: éclairage ambiant, brouillard, chute de neige, pluie, bruine, nuages de poussières, proximité d’une surface émettant de la lumière, à condition de conserver au cours des transitions la relation prescrite entre les intensités. Les variations d’intensité au cours de ces transitions doivent se faire progressivement, sans à-coups. Les feux-stop de la catégorie S4 peuvent produire une lumière d’intensité variable indépendamment des autres feux. Le conducteur doit avoir la possibilité de mettre les feux en mode «intensité constante» puis de revenir en mode «intensité variable».

5.27

Pour les véhicules des catégories M et N, le demandeur doit apporter au service technique chargé des essais d’homologation la preuve que les conditions d’alimentation électrique des dispositifs définis aux paragraphes 2.5.1, 2.5.2, 2.5.4, 2.5.6 et 2.5.7 ci-dessus sont, lorsque le système électrique du véhicule fonctionne à une tension constante représentative de la catégorie du véhicule à moteur spécifié par le demandeur, conformes aux dispositions suivantes:

5.27.1

La tension fournie aux bornes des dispositifs qui, conformément à leurs documents d’homologation, ont été alimentés, lors des essais, au moyen d’un module d’alimentation spécial/d’un module de commande de source lumineuse, sur un mode de fonctionnement secondaire ou à la tension demandée par le demandeur, ne doit pas être supérieure à la tension définie pour ces dispositifs ou fonctions tels qu’ils ont été homologués.

5.27.2

Pour toutes les conditions d’alimentation autres que celles visées au paragraphe 5.27.1, la tension aux bornes du ou des dispositifs ou de la ou des fonctions ne doit pas dépasser de plus de 3 % les valeurs de 6,75 V (circuits 6 V), 13,5 V (circuits 12 V) ou 28 V (circuits 24 V). Le système de réglage de la tension maximale aux bornes du dispositif peut, pour des raisons pratiques, être situé dans le boîtier du dispositif.

5.27.3

Les dispositions des paragraphes 5.27.1 et 5.27.2 ne s’appliquent pas aux dispositifs auxquels est intégré un module de commande de source lumineuse ou un module de variation d’intensité.

5.27.4

Un rapport décrivant les méthodes utilisées pour démontrer la conformité et les résultats obtenus doit être joint aux documents d’homologation.

5.28

Dispositions générales concernant la visibilité géométrique

5.28.1

À l’intérieur des angles de visibilité géométrique, il ne doit pas y avoir d’obstacle à la propagation de la lumière à partir d’une partie quelconque de la surface apparente du feu observée depuis l’infini. Il n’est toutefois pas tenu compte des obstacles qui étaient déjà présents lors de l’homologation de type du feu.

5.28.2

Si les mesures sont effectuées à distance plus courte du feu, la direction d’observation doit être déplacée parallèlement pour que l’on obtienne la même précision.

5.28.3

Si une partie quelconque de la surface apparente du feu se trouve, lorsque le feu est installé, cachée par une partie quelconque du véhicule, il convient d’apporter la preuve que la partie du feu non cachée est encore conforme aux valeurs photométriques spécifiées pour l’homologation du dispositif.

5.28.4

Lorsque l’angle vertical de visibilité géométrique au-dessous de l’horizontale peut être réduit jusqu’à 5° (hauteur du feu au-dessus du sol, mesurée conformément aux dispositions du paragraphe 5.8.1 ci-dessus, inférieure à 750 mm), le champ photométrique de mesure de l’unité optique installée peut être limité à 5° au-dessous de l’horizontale.

5.28.5

Dans le cas d’un système de feux interdépendants, les prescriptions concernant la visibilité géométrique doivent être satisfaites lorsque tous les feux interdépendants fonctionnent ensemble.

5.29

Un module à DEL peut ne pas être remplaçable, à condition que cela soit spécifié dans la fiche de communication d’homologation de type du dispositif.

5.30

Tous les feux (dispositifs) installés sur un véhicule doivent être homologués conformément aux Règlements applicables, comme indiqué dans les alinéas pertinents du paragraphe 6 du présent Règlement.

5.31

Les feux montés sur un véhicule homologué conformément au présent Règlement et homologués pour être utilisés avec des sources lumineuses remplaçables d’une ou plusieurs catégories conformément aux Règlements nos 37, 99 ou 128, doivent uniquement être équipés de source(s) lumineuse(s) de ces catégories.

Cette prescription ne concerne pas les modules d’éclairage, les modules DEL et les sources lumineuses non remplaçables, sauf lorsqu’ils doivent être homologués en vertu du Règlement applicable.

5.32

Témoin extérieur d’état

Un témoin extérieur d’état du système d’alarme pour véhicules, du système d’alarme et du dispositif d’immobilisation est autorisé si :

a)

L’intensité lumineuse dans n’importe quelle direction ne dépasse pas 0,5 cd ;

b)

La couleur de la lumière émise est blanche, rouge ou jaune-auto ;

c)

La surface apparente ne dépasse pas 20 cm2.

Jusqu’à deux témoins extérieurs d’état du système d’alarme pour véhicules, du système d’alarme et du dispositif d’immobilisation sont autorisés sur un véhicule, à condition que la surface apparente ne dépasse pas 10 cm2 par témoin.

5.33

Un dispositif homologué au titre d’une série précédente d’amendements aux Règlements ONU nos 148 et/ou 149 et/ou 150 est réputé équivalent à un dispositif homologué au titre de la série d’amendements la plus récente au Règlement ONU concerné (nos 148 et/ou 149 et/ou 150), lorsque les indices des modifications (définis au paragraphe 2.1.6) de chacun des feux (fonctions) sont les mêmes. Dans ce cas, un tel dispositif peut être installé sur le véhicule dont l’homologation de type est demandée sans qu’il soit nécessaire de mettre à jour les documents d’homologation de type ni le marquage du dispositif.

5.34

L’utilisation de feux homologués pour être équipés de sources lumineuses à DEL de substitution, et qui en sont équipés, est autorisée uniquement lorsqu’il est répondu positivement à la question du paragraphe 3.2.8.

Pour vérifier que cette déclaration est suivie d’effets, il faut contrôler la présence sur les feux de la marque relative à l’utilisation de sources lumineuses à DEL de substitution, tant au stade de l’homologation de type qu’à celui de la vérification de la conformité de la production.

6. SPÉCIFICATIONS PARTICULIÈRES

6.1

Feu de route (Règlements ONU no 98, 112 ou 149)

6.1.1

Présence

Obligatoire sur les véhicules à moteur et interdite sur les remorques.

6.1.2

Nombre

Deux ou quatre, homologués conformément :

a)

Au Règlement ONU no 98 ou 112, à l’exclusion des projecteurs de la classe A ;

ou

b)

Au Règlement ONU no 149, uniquement des projecteurs des classes B et D.

Pour les véhicules de la catégorie N3 : deux feux de route supplémentaires peuvent être installés.

Les véhicules déjà équipés de quatre projecteurs occultables ne peuvent être dotés de deux projecteurs supplémentaires que s’ils sont destinés à la signalisation lumineuse, par allumage intermittent à courts intervalles (voir le paragraphe 5.12 ci-dessus) en conduite de jour.

6.1.3

Schéma de montage

Pas de prescriptions particulières.

6.1.4

Emplacement

6.1.4.1

En largeur: Pas de prescriptions particulières.

6.1.4.2

En hauteur: Pas de prescriptions particulières.

6.1.4.3

En longueur: À l’avant du véhicule et monté de telle manière que la lumière émise ne soit pas une cause de gêne pour le conducteur, ni directement, ni indirectement par l’intermédiaire des systèmes de vision indirecte et/ou d’autres surfaces réfléchissantes du véhicule.

6.1.5

Visibilité géométrique

La visibilité de la plage éclairante, même les zones ne paraissant pas éclairées dans la direction d’observation considérée, doit être assurée à l’intérieur d’un espace divergent délimité par des génératrices s’appuyant tout au long du contour de la plage éclairante et faisant un angle de 5o au minimum par rapport à l’axe de référence du projecteur. Comme origine des angles de visibilité géométrique, on prend le contour de la projection de la plage éclairante sur un plan transversal tangent à la partie antérieure de la glace du projecteur.

6.1.6

Orientation

Vers l’avant.

L’éclairage virage ne peut pas être produit par le pivotement de plus d’un feu de route de chaque côté du véhicule.

6.1.7

Branchements électriques

6.1.7.1

Sauf lorsqu’ils sont employés pour donner des avertissements lumineux intermittents à intervalles rapprochés, les feux de route ne peuvent être allumés que lorsque les feux de croisement sont activés manuellement ou que les conditions de l’allumage automatique des feux de croisement existent. En conséquence, les feux de route doivent s’éteindre automatiquement lorsque les feux de croisement sont désactivés manuellement ou que les conditions de l’allumage automatique des feux de croisement cessent d’exister.

6.1.7.2

L’allumage et l’extinction des feux de route peuvent être commandés automatiquement, les signaux de commande étant produits par un système de capteurs capable de détecter chacun des éléments d’information ci-après et de réagir en conséquence:

a)

Les conditions d’éclairage ambiantes;

b)

La lumière émise par les dispositifs d’éclairage avant et les dispositifs de signalisation lumineuse avant des véhicules venant en sens inverse;

c)

La lumière émise par le système de signalisation lumineuse arrière des véhicules qui précèdent.

Les autres fonctions de détection destinées à améliorer la performance sont autorisées.

Au sens du présent paragraphe, «véhicules» s’entend des véhicules des catégories L, M, N, O, T, ainsi que des bicyclettes, ces véhicules étant équipés de catadioptres et de dispositifs d’éclairage et de signalisation lumineuse allumés.

6.1.7.3

Il doit toujours être possible d’éteindre et d’allumer manuellement les feux de route et de désactiver manuellement leur commande automatique.

De plus, l’extinction des feux de route et la désactivation de leur commande automatique doivent s’effectuer manuellement, de façon simple et immédiate, l’emploi à ces fins de sous-menus n’étant pas autorisé.

6.1.7.4

L’allumage des feux de route peut s’effectuer simultanément ou par paire. Lorsque deux feux de route supplémentaires sont montés, comme autorisé au paragraphe 6.1.2 pour les véhicules de la catégorie N3 uniquement, on ne doit pas pouvoir allumer plus de deux paires simultanément. Lors du passage des faisceaux-croisement en faisceaux-route, l’allumage d’au moins une paire de feux de route est requis. Lors du passage des faisceaux-route en faisceaux-croisement, l’extinction de tous les feux de route doit être réalisée simultanément.

6.1.7.5

Les feux de croisement peuvent rester allumés en même temps que les feux de route.

6.1.7.6

Lorsque les projecteurs occultables sont au nombre de quatre, ils doivent empêcher, en position d’utilisation, le fonctionnement simultané d’autres projecteurs supplémentaires si ces derniers doivent servir à faire des avertissements lumineux consistant en un allumage intermittent à de courts intervalles (voir par. 5.12) en conduite de jour.

6.1.8

Témoin

Témoin d’enclenchement obligatoire.

6.1.8.1

Si les feux de route sont commandés automatiquement, comme il est décrit au paragraphe 6.1.7.1 ci-dessus, il doit être indiqué au conducteur que la commande automatique de la fonction feu de route est activée. Cette information doit rester visible aussi longtemps que le fonctionnement automatique est activé.

6.1.9

Autres prescriptions

6.1.9.1

L’intensité maximale de l’ensemble des faisceaux de route qui peuvent être allumés simultanément ne doit pas dépasser 430 000 cd, ce qui correspond à une valeur de référence de 100.

6.1.9.2

Cette intensité maximale est égale à la somme des valeurs de référence indiquées sur chacun des projecteurs. Une valeur de référence de «10» doit être attribuée à chaque projecteur portant la mention «R» ou «CR».

6.1.9.3

Allumage et extinction automatiques des feux de route:

6.1.9.3.1

Le système de capteurs utilisé pour commander l’allumage et l’extinction automatiques des feux de route, tel qu’il est décrit au paragraphe 6.1.7.1, doit répondre aux prescriptions suivantes:

6.1.9.3.1.1

Les limites des champs minimaux dans lesquels le capteur est capable de détecter la lumière émise par d’autres véhicules, conformément à la définition qui en est donnée au paragraphe 6.1.7.1 ci-dessus, sont définies par les angles indiqués ci-après.

6.1.9.3.1.1.1

Angles horizontaux: 15° à gauche et 15° à droite.

Angles verticaux:

Angle d’inclinaison vers le haut

5°

Hauteur de montage du capteur (mesuré par rapport au sol à partir du centre de l’ouverture du capteur)

Moins de 2 m

Entre 1,5 m et 2,5 m

Plus de 2,0 m

Angle d’inclinaison vers le bas

2°

2° à 5°

5°

Ces angles sont mesurés à partir du centre de l’ouverture du capteur par rapport à une ligne droite horizontale passant par ledit centre, parallèlement au plan médian longitudinal du véhicule.

6.1.9.3.1.2

Le système de détection doit être capable de détecter, sur une portion de route droite et plate:

a)

Un véhicule à moteur circulant en sens inverse à une distance supérieure ou égale à 400 m;

b)

Un véhicule à moteur ou un ensemble véhicule-remorque, en aval, à une distance supérieure ou égale à 100 m;

c)

Une bicyclette venant en sens inverse à une distance supérieure ou égale à 75 m, dont l’éclairage est assuré par un feu blanc, monté à 0,8 m au-dessus du sol et présentant une intensité lumineuse de 150 cd et une surface d’émission de la lumière de 10 cm2 ± 3 cm2.

Aux fins de la vérification du respect des dispositions a) et b) ci-dessus, on veillera à ce que les feux de position (le cas échéant) et les feux de croisement soient allumés sur le véhicule à moteur circulant en sens inverse et sur le véhicule à moteur (ou l’ensemble véhicule-remorque) circulant en aval.

6.1.9.3.2

Le passage du faisceau de route au faisceau de croisement et inversement, dans les conditions indiquées au paragraphe 6.1.7.1 ci-dessus, peut être effectué automatiquement; il ne doit occasionner ni gêne, ni distraction, ni éblouissement.

6.1.9.3.3

Le fonctionnement général de la commande automatique doit être vérifié:

6.1.9.3.3.1

Par simulation ou par tout autre moyen de vérification agréé par l’autorité d’homologation de type, conformément aux indications fournies par le demandeur.

6.1.9.3.3.2

Par un essai de conduite conforme au paragraphe 1 de l’annexe 12. La description fournie par le demandeur doit mentionner et permettre de vérifier le fonctionnement de la commande automatique. Toute défaillance manifeste (angle excessif ou scintillement par exemple) doit entraîner une contestation.

6.1.9.3.4

La commande des feux de route ne peut permettre qu’ils s’allument de manière automatique que:

a)

Lorsque aucun des véhicules mentionnés au paragraphe 6.1.7.1 ci-dessus n’est détecté dans la limite des champs et des distances visés aux paragraphes 6.1.9.3.1.1 et 6.1.9.3.1.2; et

b)

Lorsque le niveau d’éclairage ambiant détecté est conforme à celui prescrit au paragraphe 6.1.9.3.5 ci-dessous.

6.1.9.3.5

Lorsque les feux de route sont allumés automatiquement, ils doivent être éteints automatiquement lorsque des véhicules venant en sens inverse ou des véhicules en aval, tels qu’ils sont mentionnés au paragraphe 6.1.7.1 ci-dessus, sont détectés dans la limite des champs et des distances visés aux paragraphes 6.1.9.3.1.1 et 6.1.9.3.1.2.

Ils doivent en outre être éteints automatiquement lorsque l’éclairement produit par les conditions d’éclairage ambiantes dépasse 7 000 lx.

Le respect de cette prescription doit être prouvé par le demandeur par simulation ou par tout autre moyen de vérification agréé par l’autorité d’homologation de type. Au besoin, l’éclairement doit être mesuré sur une surface horizontale, à l’aide d’un capteur à correction de cosinus placé à la même hauteur que la position de montage du capteur situé sur le véhicule. Le fabricant peut en fournir la preuve à l’aide d’une documentation suffisante ou de tout autre moyen agréé par l’autorité d’homologation de type.

6.2

Feu de route (Règlements ONU n° 98, 112 ou 149)

6.2.1

Présence

Obligatoire sur les véhicules à moteur et interdite sur les remorques.

6.2.2

Nombre

Deux, homologués conformément :

a)

Au Règlement ONU no 98 ou 112, à l’exclusion des projecteurs de la classe A ;

ou

b)

Au Règlement ONU no 149, uniquement projecteurs des classes B et D.

6.2.3

Schéma de montage

Pas de prescription particulière.

6.2.4

Emplacement

6.2.4.1

En largeur: le bord de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence le plus éloigné du plan longitudinal médian du véhicule ne doit pas se trouver à plus de 400 mm de l’extrémité hors tout du véhicule.

L’écartement minimal entre les bords intérieurs des surfaces apparentes dans la direction des axes de référence doit être de 600 mm. Cette condition ne s’applique pas cependant aux véhicules des catégories M1 et N1. Pour toutes les autres catégories de véhicules automobiles, cette distance peut être réduite à 400 mm si la largeur hors tout du véhicule est inférieure à 1 300 mm.

6.2.4.2

En hauteur : minimum 500 mm, maximum 1 200 mm au-dessus du sol. Pour les véhicules des catégories N2G, N3G, M2G et M3G (véhicules tout-terrain) (10) la hauteur maximale peut être portée à 1 500 mm.

6.2.4.3

En longueur: à l’avant du véhicule. Cette condition est considérée comme respectée si la lumière émise n’est pas une cause de gêne pour le conducteur, ni directement, ni indirectement par l’intermédiaire des systèmes de vision indirecte et/ou d’autres surfaces réfléchissantes du véhicule.

6.2.5

Visibilité géométrique

Elle est définie par les angles α et ß tels qu’ils sont indiqués au paragraphe 2.10.7 :

α = 15° vers le haut et 10° vers le bas,

ß = 45° vers l’extérieur et 10° vers l’intérieur.

La présence de parois ou d’autres équipements au voisinage du projecteur ne doit pas donner lieu à des effets secondaires gênants pour les autres usagers de la route.

6.2.6

Orientation

Vers l’avant.

6.2.6.1

Orientation verticale

6.2.6.1.1

La valeur initiale de l’inclinaison vers le bas de la coupure du faisceau de croisement pour l’état du véhicule à vide avec une personne à la place du conducteur doit être spécifiée à 0,1 % près par le constructeur et être indiquée d’une manière lisible et indélébile sur chaque véhicule, à proximité soit des projecteurs soit de la plaque du constructeur, au moyen du symbole figurant à l’annexe 7.

La valeur de cette inclinaison vers le bas est définie conformément au paragraphe 6.2.6.1.2.

6.2.6.1.2

Selon la hauteur en mètres (h) du bord inférieur de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence du faisceau-croisement, mesurée sur le véhicule à vide, l’inclinaison verticale de la ligne de coupure du faisceau de croisement doit se situer, dans toutes les conditions statiques définies à l’annexe 5, dans les limites ci-après, l’orientation initiale ayant les valeurs suivantes:

h < 0,8

Limites

:

entre -0,5 % et -2,5 %

Orientation initiale:

:

entre -1,0 % et -1,5 %

0,8 < h < 1,0

Limites

:

entre -0,5 % et -2,5 %

Orientation initiale

:

entre -1,0 % et -1,5 %

Ou, au gré du fabricant,

Limites

:

entre -1,0 % et -3,0 %

Orientation initiale

:

entre -1,5 % et -2,0 %

La demande d’homologation de type du véhicule doit, dans ce cas, indiquer laquelle des deux variantes est utilisée.

h > 1,0

Limites

:

entre -1,0 % et -3,0 %

Orientation initiale

:

entre -1,5 % et -2,0 %

Le diagramme ci-dessous illustre ces limites et valeurs d’orientation initiale.

Pour les véhicules de la catégorie N3G (tout-terrain) si la hauteur des projecteurs est supérieure à 1 200 mm, les limites de l’inclinaison verticale de la ligne de coupure doivent être entre: -1,5 % et -3,5 %.

L’orientation initiale doit être entre: -2 % et -2,5 %.

Image 1

6.2.6.2

Dispositif de réglage de la portée des projecteurs

6.2.6.2.1

Lorsqu’un dispositif de réglage de la portée des projecteurs est nécessaire pour satisfaire les dispositions des paragraphes 6.2.6.1.1 et 6.2.6.1.2, le dispositif sera automatique.

6.2.6.2.2

Les dispositifs de réglage manuel, aussi bien de type continu que de type non continu, sont toutefois admis, à condition qu’il y ait une position de repos permettant de redonner aux projecteurs l’inclinaison initiale indiquée au paragraphe 6.2.6.1.1 au moyen des vis de réglage habituelles ou d’autres dispositifs analogues.

Ces dispositifs de réglage manuel doivent pouvoir être actionnés du poste de conduite.

Les dispositifs de réglage de type continu doivent avoir des points de repère indiquant les états de charge qui nécessitent un réglage du faisceau-croisement.

Le nombre d’échelons sur les dispositifs de réglage de type non continu doit être tel qu’il puisse garantir le respect des fourchettes d’inclinaison prescrites au paragraphe 6.2.6.1.2 dans tous les états de charge définis à l’annexe 5.

Pour ces dispositifs aussi, les états de charge définis à l’annexe 5 qui nécessitent un réglage du faisceau-croisement doivent être clairement marqués à proximité de la commande (voir annexe 8).

6.2.6.2.3

En cas de défaillance des dispositifs mentionnés au paragraphe 6.2.6.2.1 et 6.2.6.2.2, le faisceau-croisement ne doit pas revenir dans une position moins rabattue que celle où il se trouvait lorsque la défaillance du dispositif s’est produite.

6.2.6.3

Méthode de mesure

6.2.6.3.1

Après le réglage de l’inclinaison initiale, l’inclinaison verticale du faisceau-croisement, exprimée en pourcentage, sera mesurée dans des conditions statiques pour tous les états de charge définis à l’annexe 5.

6.2.6.3.2

La variation de l’inclinaison du faisceau-croisement en fonction de la charge doit être mesurée conformément à la procédure d’essai de l’annexe 6.

6.2.6.4

Orientation horizontale

L’éclairage virage peut être obtenu au moyen de la modification de l’orientation horizontale de l’un ou des deux feux de croisement à condition qu’en cas de déplacement du feu tout entier ou du coude de la ligne de coupure ce dernier ne coupe pas l’axe de la trajectoire du centre de gravité du véhicule à des distances, par rapport à l’avant du véhicule, qui soient supérieures à 100 fois la hauteur de montage des feux de croisement considérés.

6.2.7

Branchements électriques

6.2.7.1

Le fait de passer des feux de route aux feux de croisement entraîne l’extinction simultanée de l’ensemble des feux de route.

6.2.7.2

Les feux de croisement peuvent rester allumés en même temps que les feux de route.

6.2.7.3

Dans le cas de feux de croisement conformes au Règlement ONU no 98 ou 149, les sources lumineuses à décharge doivent rester allumées en même temps que les feux de route.

6.2.7.4

L’éclairage de virage peut être produit au moyen d’une source lumineuse supplémentaire ou d’un ou plusieurs modules DEL, situés à l’intérieur des feux de croisement ou dans un feu (à l’exception du feu de route) groupé ou mutuellement incorporé avec lesdits feux de croisement, à condition que le rayon de courbure horizontal de la trajectoire du centre de gravité du véhicule ne dépasse pas 500 m. Le constructeur doit pouvoir démontrer, par calcul ou par tout autre moyen agréé par l’autorité d’homologation de type, que cette condition est remplie.

6.2.7.5

Les feux de croisement peuvent s’allumer et s’éteindre automatiquement. Toutefois, l’allumage et l’extinction manuels de ces feux doivent toujours être possibles.

6.2.7.6.

Les feux de croisement doivent s’allumer et s’éteindre automatiquement en fonction de la luminosité ambiante (par exemple la nuit, dans les tunnels, etc.) conformément aux prescriptions de l’annexe 13.

6.2.7.7

Sans préjudice du paragraphe 6.2.7.6, les feux de croisement peuvent aussi s’allumer et s’éteindre automatiquement en fonction d’autres facteurs tels que l’heure ou les conditions ambiantes (par exemple le moment de la journée, l’emplacement du véhicule, la pluie, le brouillard, etc.).

6.2.8

Témoin

6.2.8.1

Facultatif.

6.2.8.2

La présence d’un témoin optique de fonctionnement, clignotant ou non, est obligatoire :

a)

Si l’éclairage de virage est obtenu au moyen d’un déplacement de l’ensemble du faisceau ou du coude de la ligne de coupure ; ou

b)

Si le faisceau de croisement principal est produit par un ou plusieurs modules DEL, sauf si leur branchement électrique est tel que la défaillance d’un quelconque des modules DEL cause l’extinction de tous.

Il doit s’activer :

a)

En cas de déplacement incorrect du coude de la ligne de coupure ; ou

b)

En cas de défaillance du module ou d’un quelconque des modules produisant le faisceau de croisement principal, sauf si leur branchement électrique est tel que la défaillance d’un quelconque des modules DEL cause l’extinction de tous.

Il doit rester activé aussi longtemps que dure la défaillance. Il peut être désactivé temporairement, mais il doit se remettre en fonction chaque fois que le dispositif qui met le système de propulsion en marche ou l’arrête est activé ou désactivé.

6.2.9

Autres prescriptions

Les prescriptions du paragraphe 5.5.2 ne sont pas applicables aux feux de croisement.

Les feux de croisement munis d’une source lumineuse ou d’un ou de plusieurs modules DEL produisant le faisceau de croisement principal et ayant un flux lumineux objectif total supérieur à 2 000 lm ne peuvent être installés que si un ou plusieurs nettoie-projecteurs conformes au Règlement ONU no 45 (11) le sont également.

En ce qui concerne l’inclinaison verticale, les dispositions du paragraphe 6.2.6.2.2 ne s’appliquent pas aux feux de croisement munis d’une source lumineuse ou d’un ou de plusieurs modules DEL produisant le faisceau de croisement principal et ayant un flux lumineux objectif supérieur à 2 000 lm.

Dans le cas des lampes à incandescence pour lesquelles plus d’une tension d’essai est prescrite, on applique la valeur du flux lumineux objectif correspondant au faisceau de croisement principal, indiquée sur la fiche de communication relative à l’homologation de type du dispositif.

Dans le cas de feux de croisement équipés d’une source lumineuse homologuée, le flux lumineux objectif applicable est celui qui, à la tension d’essai pertinente, figure dans la fiche de renseignements pertinente du Règlement en vertu duquel la source lumineuse appliquée a été homologuée, sans tenir compte des tolérances applicables au flux lumineux objectif prescrit dans cette fiche de renseignements.

L’éclairage de virage ne peut être obtenu qu’au moyen de feux de croisement conformes aux Règlements ONU no 98, 112 ou 149.

Si l’éclairage de virage est obtenu au moyen d’un mouvement horizontal de l’ensemble du feu ou du coude de la ligne de coupure, il ne doit pouvoir fonctionner être allumé que si le véhicule est en marche avant, sauf lors d’un virage à droite dans la circulation à droite (ou d’un virage à gauche dans la circulation à gauche).

6.3

Feu de brouillard avant (Règlement ONU no 19 ou 149)

6.3.1

Présence

Facultative sur les véhicules à moteur et interdite sur les remorques.

6.3.2

Nombre

Deux, conformes aux prescriptions soit de la série 03 et des séries ultérieures d’amendements au Règlement ONU no 19, soit du Règlement ONU no 149.

6.3.3

Schéma de montage

Pas de prescription particulière.

6.3.4

Emplacement

6.3.4.1

En largeur: le point de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence le plus éloigné du plan longitudinal médian du véhicule ne doit pas se trouver à plus de 400 mm de l’extrémité de la largeur hors tout du véhicule;

6.3.4.2

En hauteur:

Au minimum

:

250 mm au-dessus du niveau du sol.

Au maximum

:

Pour les véhicules des catégories M1 et N1, 800 mm au-dessus du sol.

Pour toutes les autres catégories, à l’exception de la catégorie N3G (véhicules tout-terrain) (12), 1 200 mm au-dessus du sol.

Pour les véhicules de la catégorie N3G (véhicules tout-terrain), le maximum en hauteur peut être porté à 1 500 mm.

Aucun point de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence ne doit se trouver plus haut que le point le plus élevé de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence du feu de croisement.

6.3.4.3

En longueur: à l’avant du véhicule. Cette condition est considérée comme respectée si la lumière émise n’est pas une cause de gêne pour le conducteur, ni directement, ni indirectement par l’intermédiaire des systèmes de vision indirecte et/ou d’autres surfaces réfléchissantes du véhicule.

6.3.5

Visibilité géométrique

Elle est définie par les angles α et ß tels qu’ils sont indiqués au paragraphe 2.10.7 :

α = 5° vers le haut et vers le bas,

ß = 45° vers l’extérieur et 10° vers l’intérieur.

La présence de parois ou d’autres équipements au voisinage du feu de brouillard avant ne doit pas donner lieu à des effets secondaires gênants pour les autres usagers de la route (13).

6.3.6

Orientation

Vers l’avant.

6.3.6.1

Orientation verticale

6.3.6.1.1

Pour les feux de brouillard avant de la classe «B», l’inclinaison verticale de la ligne de coupure qui doit être obtenue lorsque le véhicule est à vide et qu’une personne occupe le siège du conducteur, doit être inférieure ou égale à -1,5 %13.

6.3.6.1.2

Pour les feux de brouillard avant de la classe «F3»:

6.3.6.1.2.1

Lorsque le flux lumineux normal total de la source lumineuse n’excède pas 2 000 lm par feu de brouillard avant:

6.3.6.1.2.1.1

L’inclinaison verticale de la ligne de coupure, qui doit être déterminée véhicule à vide avec une personne sur le siège du conducteur, doit être inférieure ou égale à -1,0 %.

6.3.6.1.2.2

Lorsque le flux lumineux normal total de la source lumineuse excède 2 000 lm pour chaque feu de brouillard avant :

6.3.6.1.2.2.1

Selon la hauteur (h) en m du bord inférieur de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence du feu de brouillard avant, mesurée sur le véhicule à vide, l’inclinaison verticale de la ligne de coupure, pour tous les états de charge définis à l’annexe 5, doit demeurer automatiquement dans les limites suivantes:

h ≤ 0,8

Limites

:

entre -1,0 % et -3,0 %

Orientation initiale

:

entre -1,5 % et -2,0 %

h > 0,8

Limites

:

Entre -1,5 % et -3,5 %

Orientation initiale

:

Entre -2,0 % et -2,5 %.

6.3.6.1.2.2.2

La valeur initiale de l’inclinaison vers le bas de la ligne de coupure, qui doit être déterminée véhicule à vide avec une personne sur le siège du conducteur, doit être spécifiée à 0,1 % près par le constructeur et être indiquée d’une manière lisible et indélébile sur chaque véhicule, à proximité soit du feu de brouillard avant soit de la plaque du constructeur ou en combinaison avec l’indication mentionnée au paragraphe 6.2.6.1.1, au moyen du symbole représenté à l’annexe 7 du présent Règlement. La valeur de cette inclinaison vers le bas est définie conformément au paragraphe 6.3.6.1.2.2.1.

6.3.6.2

Dispositif de réglage de la portée des feux de brouillard avant.

6.3.6.2.1

Si un dispositif de réglage en site est installé sur un feu de brouillard avant, indépendant ou groupé avec d’autres dispositifs d’éclairage et de signalisation lumineuse avant, il doit être tel que pour tous les états de charge définis à l’annexe 5 du présent Règlement l’inclinaison verticale reste dans les limites prescrites au paragraphe 6.3.6.1.2.2.1.

6.3.6.2.2

Si le feu de brouillard avant de la catégorie «F3» fait partie du feu de croisement ou d’un système d’éclairage avant adaptatif, les prescriptions du paragraphe 6.2.6 s’appliquent pendant l’utilisation du faisceau de brouillard avant en tant que partie du faisceau de croisement.

Dans ce cas, les valeurs limites définies au paragraphe 6.2.6 peuvent s’appliquer également lorsque ce feu de brouillard avant est utilisé en tant que tel.

6.3.6.2.3

Le dispositif de réglage peut aussi être utilisé pour ajuster automatiquement l’inclinaison du faisceau de brouillard avant en fonction des conditions ambiantes, pour autant que la valeur de l’inclinaison vers le bas reste dans les limites indiquées au paragraphe 6.3.6.1.2.2.1.

6.3.6.2.4

En cas de défaillance du dispositif de réglage, le faisceau de brouillard avant ne doit pas se retrouver dans une position dans laquelle la ligne de coupure soit moins inclinée qu’elle ne l’était au moment où la défaillance s’est produite.

6.3.7

Branchements électriques

Il doit être possible d’allumer et d’éteindre les feux de brouillard avant indépendamment des feux de route, des feux de croisement ou de toute combinaison de ces derniers à moins que:

a)

Les feux de brouillard avant ne soient utilisés par une autre fonction d’éclairage d’un AFS; toutefois, l’allumage des feux de brouillard avant doit l’emporter sur la fonction d’éclairage dont les feux de brouillard avant font partie, ou;

b)

Les feux de brouillard avant ne puissent pas être allumés en même temps que tout autre feu avec lequel ils sont mutuellement incorporés, comme indiqué par le symbole correspondant (“/”) conformément au point 10.1 de l’annexe 1 du Règlement ONU no 19 ou au point 9.5.1 de l’annexe 1 du Règlement ONU no 149.

6.3.8

Témoin

Témoin d’enclenchement obligatoire. Voyant lumineux indépendant non clignotant.

6.3.9

Autres prescriptions

En cas de réponse affirmative à la question posée dans la fiche d’information figurant à l’annexe 1 du Règlement ONU no 19 ou à l’annexe 1 du Règlement ONU no 149, l’alignement et les intensités lumineuses du faisceau de brouillard de la classe “F3” peuvent être ajustés automatiquement en fonction des conditions ambiantes. Toute modification des intensités lumineuses ou de l’alignement doit s’effectuer automatiquement et sans aucune gêne, ni pour le conducteur ni pour les autres usagers de la route.

6.4

Feu de marche arrière (Règlement ONU no 23 ou 148)

6.4.1

Présence

Obligatoire sur les véhicules automobiles et sur les remorques des catégories O2, O3 et O4, et facultative sur les remorques de la catégorie O1.

6.4.2

Nombre

6.4.2.1

Un feu obligatoire et un second feu facultatif sur les véhicules automobiles de la catégorie M1 et sur tous les autres véhicules d’une longueur maximale de 6 000 mm.

6.4.2.2

Deux feux obligatoires et deux feux facultatifs sur tous les véhicules d’une longueur supérieure à 6 000 mm, à l’exception des véhicules de la catégorie M1.

6.4.3

Schéma de montage

Pas de prescription particulière.

6.4.4

Position

6.4.4.1

En largeur: Pas de prescription particulière.

6.4.4.2

En hauteur : minimum 250 mm, maximum 1 200 mm au-dessus du sol. Pour les véhicules des catégories N2G, N3G, M2G et M3G (véhicules tout-terrain), la hauteur maximale peut être portée à 1 400 mm.

6.4.4.3

En longueur: À l’arrière du véhicule.

Cependant, si le véhicule en est équipé, les deux feux facultatifs mentionnés au paragraphe 6.4.2.2 peuvent être installés latéralement sur le côté du véhicule, à condition qu’il soit satisfait aux prescriptions des paragraphes 6.4.5.2 et 6.4.6.2 ci-dessous.

6.4.5

Visibilité géométrique

6.4.5.1

Feux installés à l’arrière du véhicule :

Elle est définie par les angles α et β tels qu’ils sont indiqués au paragraphe 2.10.7 :

α = 15° vers le haut et 5° vers le bas,

β = 45° à droite et à gauche, s’il n’y a qu’un seul feu,

45° vers l’extérieur et 30° vers l’intérieur s’il y en a deux.

6.4.5.2

Deux feux facultatifs visés au paragraphe 6.4.2.2, s’ils sont installés latéralement sur le véhicule.

La visibilité géométrique est considérée comme assurée si l’axe de référence de chaque feu est orienté vers l’extérieur selon un angle β ne dépassant pas 15° par rapport au plan longitudinal médian du véhicule. Le réglage vertical du faisceau des deux feux facultatifs peut être orienté vers le bas.

6.4.6

Orientation

6.4.6.1

Vers l’arrière

6.4.6.2

En outre, si les deux feux facultatifs visés au paragraphe 6.4.2.2 sont installés latéralement sur le véhicule, les prescriptions du paragraphe 6.4.5.2 ci-dessus s’appliquent.

6.4.7

Branchement électrique

6.4.7.1

Le feu ne peut être allumé que si la commande de marche arrière est engagée et si le dispositif qui commande la marche ou l’arrêt du système de propulsion se trouve en position telle que la marche de ce système soit possible. Il ne doit pas pouvoir s’allumer ou rester allumé si l’une ou l’autre des conditions ci-dessus n’est pas respectée.

6.4.7.2

En outre, les branchements électriques des deux feux facultatifs mentionnés au paragraphe 6.4.2.2 doivent être tels que ces deux feux ne puissent être allumés que si les feux mentionnés au paragraphe 5.11 le sont également.

Les feux installés latéralement peuvent être allumés pour les manœuvres lentes en marche avant réalisées à une vitesse inférieure ou égale à 15 km/h, pour autant que les conditions suivantes soient remplies :

a)

Les feux doivent être allumés et éteints manuellement au moyen d’une commande séparée ;

b)

Auquel cas, ils peuvent rester allumés même lorsque le levier de vitesses n’est plus sur la position marche arrière ;

c)

Les feux doivent s’éteindre automatiquement si la vitesse du véhicule en marche avant dépasse 15 km/h, quelle que soit la position de la commande séparée; dans ce cas, ils doivent rester éteints, à moins d’être rallumés volontairement.

6.4.8

Témoin

Témoin facultatif.

6.4.9

Autres prescriptions

Aucune.

6.5

Feu indicateur de direction (Règlement ONU no 6 ou 148)

6.5.1

Présence (voir fig. ci-dessous)

Obligatoire. Les types de feux indicateurs de direction sont divisés en catégories (1, 1a, 1b, 2a, 2b, 5 et 6) dont l’assemblage sur un même véhicule forme un schéma de montage («A» et «B»).

Le schéma «A» s’applique à tous les véhicules à moteur.

Le schéma «B» ne s’applique qu’aux remorques.

6.5.2

Nombre

Selon le schéma de montage.

6.5.3

Schéma de montage (voir fig. ci-dessous)

A: Deux feux indicateurs de direction avant appartenant aux catégories suivantes:

1, 1a ou 1b,

Si la distance entre le bord de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence de ces feux et celui de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence des feux de croisement et/ou des feux de brouillard avant, si le véhicule en est équipé, est d’au moins 40 mm;

1a ou 1b,

Si la distance entre le bord de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence de ces feux et celui de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence des feux de croisement et/ou des feux de brouillard avant, si le véhicule en est équipé, est supérieure à 20 mm mais inférieure à 40 mm;

1b,

Si la distance entre le bord de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence de ces feux et celui de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence des feux de croisement et/ou des feux de brouillard avant, si le véhicule en est équipé, est inférieure ou égale à 20 mm;

Deux feux indicateurs de direction arrière (catégorie 2a ou 2b);

Deux feux facultatifs (catégorie 2a ou 2b) sur tous les véhicules des catégories M2 et M3, N2 et N3.

Deux feux indicateurs de direction latéraux des catégories 5 ou 6 (prescriptions minimales):

5

Pour tous les véhicules de la catégorie M1;

Pour tous les véhicules des catégories N1, M2 et M3 dont la longueur ne dépasse pas 6 m.

6

Pour tous les véhicules des catégories N2 et N3;

Pour les véhicules des catégories N1, M2 et M3 dont la longueur dépasse 6 m.

Dans tous les cas, il est autorisé de remplacer les feux indicateurs de direction latéraux de la catégorie 5 par des feux indicateurs de direction latéraux de la catégorie 6.

Lorsque des feux combinant les fonctions des feux indicateurs de direction avant (catégories 1, 1a et 1b) et des indicateurs de direction latéraux (catégories 5 et 6) sont montés, deux feux indicateurs de direction latéraux (catégories 5 et 6) supplémentaires peuvent être montés pour satisfaire aux prescriptions de visibilité du paragraphe 6.5.5.

B: deux feux indicateurs de direction arrière (catégorie 2a ou 2b)

Deux feux facultatifs (catégorie 2a ou 2b) sur tous les véhicules des catégories O2, O3 et O4.

Un maximum de trois dispositifs facultatifs de la catégorie 5 ou d’un dispositif facultatif de la catégorie 6 sur chaque côté des véhicules des catégories O2 de plus de 9 m de long.

Si le véhicule est équipé d’un AFS, la distance à prendre en considération pour le choix de la catégorie est la distance entre le feu indicateur de direction avant et l’unité d’éclairage la plus proche, dans sa position la plus proche assurant partiellement ou totalement un mode de faisceau de croisement.

6.5.3.1

En outre:

a)

Pour les véhicules des catégories M2, M3, N2, et N3 dont la longueur est supérieure à 6 m et inférieure ou égale à 9 m, l’installation d’un dispositif supplémentaire de la catégorie 5 est facultative;

b)

Pour les véhicules des catégories M2, M3, N2, et N3 dont la longueur dépasse 9 m, l’installation de trois dispositifs supplémentaires de la catégorie 5 de chaque côté, répartis aussi régulièrement que possible, est obligatoire;

c)

Pour les véhicules des catégories O3 et O4, l’installation de trois dispositifs supplémentaires de la catégorie 5 de chaque côté, répartis aussi régulièrement que possible, est obligatoire.

Ces prescriptions ne s’appliquent pas si le véhicule est équipé d’au moins trois feux de position latéraux jaune-auto qui clignotent en phase avec les feux indicateurs de direction situés du même côté du véhicule et à la même fréquence qu’eux.

6.5.4

Emplacement

6.5.4.1

En largeur: Le bord de la surface apparente dans la direction de l’axe de référence le plus éloigné du plan longitudinal médian du véhicule ne doit pas se trouver à plus de 400 mm de l’extrémité de la largeur hors tout du véhicule. Cette condition ne s’applique pas aux feux arrière facultatifs.

La distance entre les bords intérieurs des deux surfaces apparentes dans la direction de l’axe de référence ne doit pas être inférieure à 600 mm.

Cette distance peut être ramenée à 400 mm si la longueur hors tout du véhicule est inférieure à 1 300 mm.

6.5.4.2

En hauteur: au-dessus du sol.

6.5.4.2.1

La hauteur de la surface de sortie de la lumière des feux indicateurs de direction latéraux des catégories 5 ou 6 ne doit pas être:

Inférieure à

:

350 mm pour les véhicules des catégories M1 et N1, 500 mm pour les véhicules de toutes les autres catégories, cette hauteur étant mesurée à partir du point le plus bas; et

Supérieure à: 1 500 mm, cette hauteur étant mesurée à partir du point le plus haut.

6.5.4.2.2

La hauteur des feux indicateurs de direction des catégories 1, 1a, 1b, 2a et 2b mesurée conformément au paragraphe 5.8 ne doit être ni inférieure à 350 mm ni supérieure à 1 500 mm.

6.5.4.2.3

Si la structure du véhicule ne permet pas de respecter ces limites maximales mesurées comme indiqué ci-dessus, et si des feux arrière facultatifs ne sont pas installés, elles peuvent être portées à 2 300 mm pour les feux indicateurs de direction latéraux des catégories 5 et 6 et à 2 100 mm pour ceux des catégories 1, 1a, 1b, 2a et 2b.

6.5.4.2.4

Si des feux arrière facultatifs sont installés, ils doivent être placés à une hauteur compatible avec les prescriptions pertinentes du paragraphe 6.5.4.1, symétriquement et à une distance verticale aussi haute que la forme de la carrosserie le permet mais à au moins 600 mm au-dessus des feux obligatoires.

6.5.4.3

En longueur (voir fig. ci-dessous).

La distance entre la surface de sortie de la lumière des feux indicateurs de direction latéraux (catégories 5 et 6) et le plan transversal qui limite à l’avant la longueur hors tout du véhicule ne doit pas être supérieure à 1 800 mm.

Toutefois, cette distance ne doit pas être supérieure à 2 500 mm:

a)

Pour les véhicules des catégories M1 et N1;

b)

Pour les véhicules de toutes les autres catégories, si la conformation du véhicule ne permet pas de respecter les angles minimaux de visibilité.

Les feux indicateurs de direction facultatifs de la catégorie 5 doivent être installés de manière à être régulièrement espacés sur toute la longueur du véhicule.

Les feux indicateurs de direction facultatifs de la catégorie 6 doivent être installés dans la zone comprise entre le premier et le dernier quartile de la longueur d’une remorque.

6.5.5

Visibilité géométrique

6.5.5.1

Angles horizontaux (voir fig. ci-dessous)

Angles verticaux: 15° au-dessus et au-dessous de l’horizontale pour les feux indicateurs de direction des catégories 1, 1a, 1b, 2a, 2b et 5.

Toutefois:

a)

Lorsqu’un feu est monté à moins de 750 mm au-dessus du sol (mesure effectuée conformément aux dispositions du paragraphe 5.8.1), l’angle de 15° vers le bas peut être ramené à 5°;

b)

Lorsqu’un feu arrière facultatif est monté à plus de 2 100 mm au-dessus du sol (mesure effectuée conformément aux dispositions du paragraphe 5.8.1 ci-dessus), l’angle de 15° vers le haut peut être ramené à 5°.

30° au-dessus et 5° au-dessous de l’horizontale pour les feux indicateurs de direction de la catégorie 6.

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