Acte préparatoire52015DC0485

PROJET DE BUDGET RECTIFICATIF N° 7 AU BUDGET GÉNÉRAL 2015 Gestion de la crise des réfugiés: mesures budgétaires immédiates au titre de l’agenda européen en matière de migration

CELEX52015DC0485
TypeActe préparatoire
Datemercredi 30 septembre 2015

Résumé IA

Ce projet de budget rectificatif n°7 pour 2015 vise à financer les mesures d'urgence liées à la crise des réfugiés, conformément à l'Agenda européen en matière de migration. Il prévoit une augmentation des crédits d'engagement et de paiement pour renforcer les capacités d'accueil, de traitement des demandes d'asile et de retour, notamment via les agences Frontex, EASO et Europol. Pour un professionnel du droit français, ce texte illustre la mise en œuvre concrète de la solidarité financière européenne face à un afflux migratoire exceptionnel.

Texte intégral

Bruxelles, le 30.9.2015

COM(2015) 485 final

PROJET DE BUDGET RECTIFICATIF N° 7
AU BUDGET GÉNÉRAL 2015

Gestion de la crise des réfugiés: mesures budgétaires immédiates au titre de l’agenda européen en matière de migration


Vu:

le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, et notamment son article 314, lu en combinaison avec le traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique, et notamment son article 106 bis,

le règlement (UE, Euratom) nº 966/2012 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union 1 , et notamment son article 41,

le budget général de l'Union européenne pour l'exercice 2015, adopté le 17 décembre 2014 2 ,

le budget rectificatif nº 1/2015 3 , adopté le 28 avril 2015,

le budget rectificatif nº 2/2015 4 , adopté le 7 juillet 2015,

le budget rectificatif nº 3/2015 5 , adopté le 7 juillet 2015,

le budget rectificatif nº 4/2015 6 , adopté le 7 juillet 2015,

le budget rectificatif nº 5/2015 7 , adopté le 7 juillet 2015,

le projet de budget rectificatif nº 6/2015 8 , adopté le 15 juillet 2015,

la Commission européenne présente ci-après au Parlement européen et au Conseil le projet de budget rectificatif nº 7 au budget 2015.

MODIFICATIONS À L’ÉTAT DES RECETTES ET DES DÉPENSES PAR SECTION

Les modifications apportées à l’état des recettes et des dépenses par section sont disponibles sur EUR-Lex ( http://eur-lex.europa.eu/budget/www/index-fr.htm ). Une version en anglais de ces modifications est jointe à titre indicatif en annexe budgétaire.

TABLE DES MATIÈRES

1. Introduction

2. Gestion de la crise des réfugiés au titre de l’agenda européen en matière de migration

3. Financement proposé en 2015

4. Tableau récapitulatif par rubrique du CFP

1.Introduction

Le 23 septembre 2015, la Commission a présenté la communication au Parlement européen, au Conseil européen et au Conseil - Gestion de la crise des réfugiés: mesures opérationnelles, budgétaires et juridiques immédiates au titre de l’agenda européen en matière de migration 9 . Cette communication détermine une série d’actions prioritaires à mener dans les six prochains mois, y compris les adaptations devant être apportées au budget 2015, ainsi qu'au projet de budget proposé pour 2016.

Le projet de budget rectificatif (PBR) n° 7 pour l’exercice 2015 a pour objet d’introduire les changements nécessaires permettant de prendre des mesures immédiates dans les derniers mois de 2015, en recourant à toutes les possibilités de redéploiement de crédits à ce stade de l’année, sans compromettre la mise en œuvre d’autres programmes de dépenses. Il prévoit ce qui suit:

un renforcement de l’aide d’urgence fournie au titre du Fonds «Asile, migration et intégration» (AMIF) et du Fonds pour la sécurité intérieure (FSI), pour un montant total de 100 millions d’EUR en crédits d’engagement;

une augmentation du nombre d'emplois inscrits aux tableaux des effectifs de Frontex (+ 60), de l'EASO (+ 30) et d'Europol (+ 30), afin d'accroître les capacités de ces organismes sur le terrain. L'augmentation correspondante des dépenses salariales s’élève à 1,3 million d’EUR en crédits d’engagement et de paiement pour l'ensemble des trois agences;

un financement supplémentaire en faveur de l’instrument européen de voisinage (300 millions d’EUR en crédits d’engagement), afin que le Fonds régional d’affectation spéciale de l'UE en réponse à la crise syrienne («fonds Madad») puisse s'établir à au moins 500 millions d’EUR;

une augmentation de 55,7 millions d’EUR, par voie de redéploiement, des crédits de paiement en faveur de l’aide humanitaire. Une demande visant à faire virer des crédits d’engagement pour l’aide humanitaire à partir de la réserve d’aide d’urgence sera présentée séparément, afin que l'aide humanitaire en faveur des réfugiés dans le besoin atteigne 200 millions d’EUR.

Les renforcements demandés dans le présent PBR n° 7/2015 pour le Fonds «Asile, migration et intégration» (AMIF), le Fonds pour la sécurité intérieure (FSI) et l’aide humanitaire sont en partie compensés par le redéploiement de 70,5 millions d'EUR en crédits d’engagement et de 57,0 millions d’EUR en crédits de paiement actuellement disponibles dans le budget 2015. Ces montants proviennent notamment du Fonds de solidarité de l’UE (33,7 millions d’EUR en crédits d’engagement et de paiement), de diverses lignes budgétaires relevant de la rubrique 2 (24,8 millions d’EUR en crédits d’engagement et 19,8 millions en crédits de paiement) et du programme «Alimentation humaine et animale», à raison de 12,0 millions d’EUR en crédits d’engagement et 3,5 millions en crédits de paiement.

À ce redéploiement s'ajoutent les crédits d’engagement devant être renforcés grâce aux marges existant sous les plafonds de dépenses de la rubrique 3 («Sécurité et citoyenneté», pour la totalité du montant disponible, soit 23,2 millions d’EUR) et de la rubrique 4 («L’Europe dans le monde», à hauteur de 300 millions d’EUR) et à la mobilisation de l’instrument de flexibilité, pour un montant de 66,1 millions d’EUR, afin de financer des mesures d’urgence au titre de l'AMIF sous la rubrique 3. Une proposition de mobilisation de l’instrument de flexibilité est présentée parallèlement au présent PBR.

Globalement, les mesures supplémentaires proposées dans le présent projet de budget rectificatif ont pour effet une augmentation nette, de 330,7 millions d’EUR, du niveau des crédits d’engagement dans le budget 2015. Le niveau des crédits de paiement reste quant à lui inchangé en 2015, étant donné qu’une grande partie des paiements sera effectuée en 2016.

Les besoins supplémentaires mentionnés dans la communication sur la gestion de la crise des réfugiés, par rapport au projet de budget (PB) proposé par la Commission pour 2016, seront intégrés dans une lettre rectificative au PB 2016, qui sera présentée à la mi-octobre. Cette lettre rectificative comprendra également une mise à jour des prévisions de dépenses agricoles.

2. Gestion de la crise des réfugiés au titre de l’agenda européen en matière de migration

La présente section rappelle les mesures supplémentaires proposées jusqu’ici dans le domaine de la migration, notamment au moyen du budget rectificatif n° 5/2015 10 , et fait état du nouveau renforcement qui est requis, cette année encore, au moyen du présent projet de budget rectificatif et de la proposition de mobilisation de l’instrument de flexibilité qui l’accompagne.

2.1 Rubrique 3: Sécurité et citoyenneté

2.1.1 Mesures proposées dans le PBR n° 5/2015

Le 13 mai dernier, la Commission a adopté l'agenda européen en matière de migration 11 , qui était accompagné du projet de budget rectificatif n° 5/2015. L’adoption définitive du budget rectificatif, le 7 juillet, a permis de:

tripler les opérations de Frontex en Méditerranée (Triton et Poséidon, 26 millions d’EUR);

doubler l’aide d’urgence allouée aux États membres les plus touchés au titre du Fonds «Asile, migration et intégration» (AMIF, 25 millions d’EUR) et du Fonds pour la sécurité intérieure (FSI, 5 millions d’EUR);

mettre en œuvre un programme de réinstallation à l'échelle de l'UE (25 millions d'EUR);

renforcer les programmes régionaux de développement et de protection pour l'Afrique du Nord et la Corne de l'Afrique (7 millions d'EUR); et

augmenter le nombre de postes, et les dépenses de personnel correspondantes, des trois agences de l’UE les plus concernées (16 postes pour Frontex, 4 pour l'EASO et 3 pour Europol).

2.1.2 Nouveaux renforcements proposés dans le PBR n° 7/2015

Mesures d’urgence

Un nouveau renforcement substantiel de l’aide d’urgence au titre de l’AMIF (80 millions d’EUR) et du FSI (20 millions d’EUR) est immédiatement requis pour aider les États membres les plus récemment touchés et soutenir la mise en œuvre de l’approche dite des «centres de crise» (hotspots). Ce montant supplémentaire de 100 millions d’EUR servirait principalement à:

répondre aux demandes émanant actuellement de l’Allemagne, de la Grèce, de la Croatie et de l’Autriche, et à de nouvelles demandes attendues d'ici à la fin de l’année de la part d’autres États membres récemment touchés par l’afflux, en particulier la Grèce, la Hongrie et la Bulgarie;

permettre une approche coordonnée par la Commission avec les États membres, notamment avec l’Italie et la Grèce, aux fins de l'élaboration de demandes structurées d'intervention d’urgence visant à mettre en place les équipes d'appui aux migrants et les programmes de relocalisation, ainsi qu'à faire face à un afflux de migrants en croissance constante.

Agences

Les agences de l’UE opérant dans des domaines liés à la migration doivent renforcer leurs capacités, étant donné qu’il leur est à présent demandé d'être beaucoup plus actives sur le terrain que prévu initialement. La Commission propose donc d'étoffer encore les ressources humaines des trois grandes agences de l'UE compétentes en la matière en dotant leurs tableaux des effectifs de 120 emplois supplémentaires, à savoir:

Frontex: 60 emplois pour permettre à l'agence de faire face à l'accroissement des activités opérationnelles ainsi qu'au renforcement de la coopération avec d’autres agences de l’UE en ce qui concerne le démantèlement des réseaux de passeurs et le déploiement de nouveaux agents de liaison auprès de pays tiers. Les mesures suivantes sont prévues:

ole renforcement des opérations de retour conjointes et du traitement des aspects liés au retour, ainsi que le déploiement d’agents de coordination des groupes d’appui à la gestion des flux migratoires dans les zones de crise;

ole développement de la capacité d’analyse du risque de l’agence sur le terrain (analyse opérationnelle au centre de crise, gestion et débriefing, coordination) et dans les pays tiers;

ole développement de la capacité de l'agence à entretenir et renforcer les réseaux de communication dans le contexte d’Eurosur, y compris la coordination d'outils de surveillance communs;

ole déploiement d’agents de liaison dans les pays tiers du voisinage européen.

EASO: 30 emplois pour renforcer le déploiement d'équipes supplémentaires pour le traitement commun des demandes d’asile dans les États membres situés en première ligne. Les mesures suivantes sont prévues:

ol'appui au traitement commun des demandes d’asile en Italie et en Grèce dans les zones de crise aux fins de l’enregistrement, de l'identification, du relevé des empreintes digitales et de la préparation des dossiers de demande d’asile;

ola coordination et le soutien des mesures de relocalisation d’urgence concernant 160 000 personnes (c’est-à-dire identification, contrôle de vulnérabilité, informations préalables au départ);

ole soutien au programme de réinstallation à l’échelle de l’UE (fonction de point de référence et amélioration des échanges structurels d’informations);

ol'exercice de la fonction de point de référence pour les activités d'information sur le pays d’origine, y compris l’échange d’informations et l'élaboration améliorée de rapports sur le pays d’origine et de guides pratiques.

Europol: 30 emplois afin de renforcer encore le rôle de l'agence dans la mise en œuvre des conclusions du Conseil européen en ce qui concerne le démantèlement des réseaux de passeurs et de redoubler d'efforts pour détecter sur internet des contenus utilisés par les trafiquants dans le but d'attirer des migrants et des réfugiés et pour en demander le retrait. Les mesures suivantes sont prévues:

ol'apport de ressources pour renforcer et développer la réponse de l’UE à l’appui de l’action de la Commission dans les zones de crise. En Grèce, cela impliquera de recourir à une équipe mobile de l’UE (EU Mobile Investigation Support Team - EMIST) chargée de mener des enquêtes visant à démanteler les réseaux de passeurs. Cette nouvelle équipe de spécialistes et d’analystes d’Europol recueillera des informations et entrera en action au moment où les migrants débarqueront sur les cinq îles grecques actuellement touchées, en exploitant les données fournies par les différentes autorités administratives de la région ou tirées d'enquêtes nationales ou internationales;

ola mise en place d’un centre européen chargé de lutter contre le trafic de migrants (European Migrant Smuggling Centre - EMSC) au sein d’Europol, à l’appui des équipes EMIST. Ce centre apportera son soutien aux États membres placés en première ligne en formant le personnel EMIST et en mettant à disposition des effectifs, des équipements et des compétences; il consolidera les capacités d'appui régulières d’Europol en ce qui concerne les analyses, les réunions opérationnelles et les actions conjointes. En outre, l'EMSC procurera une vue d’ensemble, à l’échelle de l'UE, du trafic de migrants sous l’angle répressif, assurant ainsi la coordination avec les centres nationaux. Il apportera aussi ses compétences au sujet de l’utilisation des réseaux sociaux par les trafiquants et dans le domaine des enquêtes financières;

ol’interaction entre les équipes mobiles chargées des enquêtes et l'EMSC au sein d'Europol permettra de développer les activités de renseignement et les connaissances opérationnelles, qui pourront être exploitées pour les opérations des services de police et des gardes-frontières sur place.

Les crédits supplémentaires correspondants pour la rémunération des effectifs nouveaux (1,3 million d’EUR) dans ces trois agences ont été calculés sur la base d’une moyenne d’un mois de présence en 2015.

2.2 Rubrique 4: L'Europe dans le monde

Le conflit en Syrie est dans sa cinquième année, avec pour bilan 7,6 millions de personnes déplacées à l'intérieur du pays, 12,2 millions de personnes nécessitant une aide humanitaire et 4 millions de réfugiés dans les pays voisins. L’afflux de réfugiés en provenance de Syrie a submergé les pays voisins, en particulier le Liban et la Jordanie, mettant leurs infrastructures à rude épreuve et menaçant leur précaire stabilité. Parallèlement à l'accroissement des besoins humanitaires et à long terme des réfugiés et des personnes déplacées, le volume des financements internationaux connaît une tendance à la baisse. En septembre 2015, seuls 40 % des appels des Nations unies en faveur de la crise des réfugiés syriens étaient couverts, ce qui a imposé des restrictions à l'aide alimentaire et à d'autres services essentiels. À mesure que la durée du conflit s'allonge et que l'espoir d'un retour au pays s'amenuise, cette situation a conduit des milliers de Syriens à entreprendre le voyage vers l’Europe en vue de s'y installer durablement. À ce jour, plus de 330 000 réfugiés syriens sont arrivés en Europe, et leur nombre devrait augmenter encore d'ici à la fin de 2015.

Face à cette situation dramatique, la Commission propose de relever le financement de l’instrument européen de voisinage (IEV) de 300 millions d’EUR en crédits d’engagement. Ces crédits supplémentaires en faveur de l’IEV permettront de renforcer le Fonds régional d’affectation spéciale de l'UE en réponse à la crise syrienne (le «fonds Madad»). Ce Fonds constitue un instrument souple et efficace pour aider les réfugiés de Syrie. Il financera des projets dans divers secteurs, notamment dans les infrastructures de base, tels que l’eau, l’assainissement, l’hygiène, la gestion des déchets, l’accès aux services, la santé, l’éducation et le soutien aux moyens de subsistance. Les projets seront mis en œuvre en coopération avec différents partenaires, comme des agences des Nations unies et des États membres, des organismes publics et des ONG. Compte tenu du décalage dans le temps qui affectera les premiers décaissements, les crédits de paiement correspondants seront demandés au moyen d'une lettre rectificative au projet de budget 2016.

Outre la proposition de renforcement de l’IEV, et conformément à sa communication du 23 septembre, la Commission propose d’allouer 200 millions d’EUR à l’aide humanitaire encore en 2015 afin de couvrir les besoins les plus urgents des populations déplacées qui fuient le conflit dans la région. À cette fin, la Commission présente une demande de virement (DEC 32/2015) distincte pour un montant de 175 millions d’EUR (en engagements) à prélever dans la réserve d’aide d’urgence. Ce virement, auquel s'ajoutent 10 millions d’EUR (en engagements) issus de la réserve opérationnelle de l’aide humanitaire, et le récent virement de 15 millions d’EUR provenant de la réserve d’aide d’urgence (DEC 28/2015) constituent un montant supplémentaire de 200 millions d’EUR en crédits d’engagement disponibles pour l’aide humanitaire. Un montant de 70 millions d’EUR en crédits de paiement doit être mis à disposition en 2015 pour l’aide humanitaire grâce au redéploiement de 55,7 millions d’EUR issus des réserves et de lignes comportant des crédits non dissociés proposés dans le présent PBR (voir la section 3 ci-dessous), le restant (14,3 millions d’EUR) figurant dans la demande de virement distincte à partir de la réserve d’aide d’urgence. Ces 70 millions d’EUR en crédits de paiement couvriront les préfinancements (soit 40 % des montants totaux) à verser aux agences partenaires en 2015, tandis que le paiement du solde interviendra en 2016.

3. Financement proposé en 2015

La présente section explique de quelle manière il est proposé de financer les nouvelles mesures pour 2015 exposées ci-dessus, en combinant des redéploiements, le recours aux marges existantes sous les rubriques 3 et 4 et la mobilisation de l’instrument de flexibilité.

3.1 Rubrique 3: Sécurité et citoyenneté

Globalement, le renforcement total en crédits d’engagement visant à financer les mesures décrites ci-dessus s’établit à 101,3 millions d’EUR, dont 100 millions pour l’aide d’urgence et 1,3 million pour les effectifs supplémentaires des trois agences. Des crédits de paiement sont demandés pour couvrir le coût du personnel supplémentaire dans les trois agences uniquement, tandis que les crédits de paiement correspondant aux mesures supplémentaires au titre de l’AMIF et du FSI seront sollicités dans une lettre rectificative au projet de budget 2016.

Le tableau ci-dessous indique la répartition des renforcements demandés, en crédits d’engagement et de paiement, sur cinq lignes budgétaires relevant de la rubrique 3:

Ligne budgétaire

Intitulé

Crédits d’engagement

Crédits de paiement

18 02 01 01

Appuyer la gestion des frontières et soutenir une politique commune des visas pour faciliter les voyages effectués de façon légitime

20 000 000

-

18 02 03

Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures (Frontex)

650 000

650 000

18 02 04

Office européen de police (Europol)

325 000

325 000

18 03 01 01

Renforcer et développer le régime d’asile européen commun et approfondir la solidarité et le partage des responsabilités entre les États membres

80 000 000

-

18 03 02

Bureau européen d'appui en matière d'asile (EASO)

325 000

325 000

Total

101 300 000

1 300 000

L’annexe budgétaire expose la ventilation, par groupes de fonctions et grades, des emplois supplémentaires dans les tableaux des effectifs des trois agences concernées.

3.2 Rubrique 4: L'Europe dans le monde

Le tableau ci-dessous indique la répartition des renforcements, en crédits d’engagement et de paiement, demandés dans le présent PBR sous la rubrique 4:

Ligne budgétaire

Intitulé

Crédits d’engagement

Crédits de paiement

21 03 01 03

Pays méditerranéens - Mesures propres à instaurer la confiance, sécurité et prévention et règlement des conflits

300 000 000

-

23 02 01

Mise à disposition rapide et efficace d’une aide humanitaire et d’une aide alimentaire en fonction des besoins

-

55 736 000

Total

300 000 000

55 736 000

3.3 Redéploiement, recours aux marges et mobilisation de l’instrument de flexibilité

Après avoir minutieusement examiné les possibilités de réaffecter des crédits au sein du budget 2015, tant en engagements qu'en paiements, la Commission a déterminé les sources de redéploiement suivantes:

3.3.1 Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) et Fonds européen de garantie agricole (FEAGA)

Dans le contexte de l’appel à candidatures qui s’est clôturé le 31 juillet 2015, aucune demande se rapportant au Feader n'a été présentée par les États membres pour l’assistance multirégionale au titre de la plateforme d’assistance technique. En outre, les crédits d’engagement requis pour le Helpdesk Évaluation relevant du réseau européen de développement rural (REDR) sont moins élevés que prévu à l'origine.

Dans le cas du FEAGA, un certain nombre de missions d’audit initialement prévues pour 2015 ont été reprogrammées et le nombre des mesures mises en œuvre dans le cadre du plan de communication externe était inférieur aux prévisions.

En conséquence, il est proposé de redéployer 7,4 millions d’EUR en crédits d’engagement et 0,9 million d’EUR en crédits de paiement.

Ligne budgétaire

Intitulé

Crédits d’engagement

Crédits de paiement

05 04 60 02

Assistance technique opérationnelle (Feader)

-6 500 000

05 08 06

Actions d'information sur la politique agricole commune

-100 000

-100 000

05 08 09

Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) — Assistance technique opérationnelle

-800 000

-800 000

Total

-7 400 000

-900 000

3.3.2 Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP)

L’adoption tardive de la base légale a retardé l'exécution de dépenses opérationnelles du FEAMP relevant de la gestion directe.

À la suite de retards et de la prolongation de la durée d’un certain nombre de mesures, parmi lesquelles la création de conseils consultatifs, la signature de contrats et l’organisation de conférences et de manifestations, un montant de 1,7 million d’EUR en crédits d’engagement peut être libéré pour des lignes de dépenses comportant des crédits dissociés dans le cadre de la gestion directe.

Pour les mêmes raisons, il est possible de réduire le budget des dépenses administratives et d’appui (poste 11 01 04 01) et la contribution à l’Agence exécutive pour les petites et moyennes entreprises (poste 11 01 06 01). Comme ces deux lignes financent des dépenses au moyen de crédits non dissociés, le montant correspondant, soit 0,3 million d'EUR, devient disponible en crédits d'engagement et en crédits de paiement.

Ligne budgétaire

Intitulé

Crédits d’engagement

Crédits de paiement

11 01 04 01

Dépenses d’appui pour les affaires maritimes et la pêche – Assistance technique et administrative non opérationnelle

-207 000

-207 000

11 01 06 01

Agence exécutive pour les petites et moyennes entreprises – Contribution du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP)

-92 000

-92 000

11 06 61

Favoriser l'élaboration et la mise en œuvre de la politique maritime intégrée de l'Union

-200 000

11 06 62 01

Avis et connaissances scientifiques

-630 000

11 06 62 04

Gouvernance et communication

-482 000

11 06 62 05

Règles concernant les informations sur le marché

-399 000

Total

-2 010 000

-299 000

3.3.3 Accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable

Après une analyse détaillée de l’état des négociations se rapportant aux accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable et une évaluation des dates d’entrée en vigueur possibles, des montants de 13,7 millions d’EUR en crédits d’engagement et de 18,6 millions d’EUR en crédits de paiement peuvent être libérés de la réserve et sont disponibles pour redéploiement.

Par ailleurs, les contributions demandées par certaines organisations internationales ont été moins élevées que prévu initialement, ce qui permet de libérer 1,7 million d’EUR en crédits d’engagement sur l’article 11 03 02.

Ligne budgétaire

Intitulé

Crédits d’engagement

Crédits de paiement

11 03 02

Promouvoir le développement durable pour la gestion des pêches et la gouvernance maritime, dans le respect des objectifs de la PCP (contributions obligatoires aux organes internationaux)

-1 720 000

40 02 41

Réserve pour les accords de partenariat dans le domaine de la pêche durable

-13 711 765

-18 611 765

Total

-15 431 765

-18 611 765

3.3.4 Sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, santé et bien-être des animaux et domaine phytosanitaire

Un montant de 2,4 millions d’EUR en crédits d’engagement peut être mis à disposition à partir de l’article 17 04 02 «Veiller à la détection à temps des organismes nuisibles aux végétaux et à leur éradication». En effet, les demandes émanant des États membres au titre des mesures visant à prévenir les dégâts causés par la bactérie Xylella fastidiosa ont été moins nombreuses que prévu.

En outre, des montants de 9,6 millions d’EUR en crédits d’engagement et 3,5 millions d’EUR en crédits de paiement peuvent être mis à disposition à partir de l’article 17 04 04 «Fonds pour les mesures d’urgence liées à la santé animale et végétale». Ce fonds couvre la contribution de l’Union visant à permettre d’éradiquer rapidement les maladies animales infectieuses graves et de lutter contre les maladies et organismes nuisibles pour les végétaux. La situation zoosanitaire et phytosanitaire étant favorable en 2015, le nombre des demandes des États membres est moins élevé que prévu initialement.

Ligne budgétaire

Intitulé

Crédits d’engagement

Crédits de paiement

17 04 02

Veiller à la détection à temps des organismes nuisibles aux végétaux et à leur éradication

-2 400 000

-

17 04 04

Fonds pour les mesures d’urgence liées à la santé animale et végétale

-9 600 000

-3 500 000

Total

-12 000 000

-3 500 000

3.3.5 Fonds de solidarité de l'Union européenne

Il n'y a aucune demande en instance pour le Fonds de solidarité de l’Union européenne (FSUE). D'après les informations actuellement disponibles sur les catastrophes naturelles et compte tenu des délais nécessaires au traitement d’éventuelles demandes qui pourraient encore être reçues en 2015, le solde de 33,7 millions d’EUR en crédits d’engagement et de paiement au titre des avances du FSUE de 2015 peut être mis à disposition pour redéploiement.

Ligne budgétaire

Intitulé

Crédits d’engagement

Crédits de paiement

13 06 01

Assistance aux États membres en cas de catastrophe naturelle majeure ayant de graves répercussions sur les conditions de vie, l’environnement naturel et l’économie

-33 725 235

-33 725 235

Total

-33 725 235

-33 725 235

Compte tenu de l'ensemble des redéploiements susmentionnés et des renforcements nécessaires, la Commission propose de mobiliser l’instrument de flexibilité pour un montant de 66,1 millions d’EUR sous la rubrique 3 (Sécurité et citoyenneté), après avoir épuisé la marge disponible (23,2 millions d’EUR), pour financer les mesures d’urgence au titre de l’AMIF et du FSI. La mobilisation de l’instrument de flexibilité est proposée dans un acte distinct.

La marge disponible sous le plafond des dépenses de la rubrique 4 (L’Europe dans le monde) est suffisante pour couvrir les crédits d’engagement supplémentaires en faveur de l’instrument européen de voisinage.


4.Tableau récapitulatif par rubrique du CFP

Rubrique

Budget 2015

Projet de budget rectificatif 7/2015

Budget 2015

(y compris BR 1 à 5 et PBR 6/2015)

(y compris BR 1 à 5 et PBR 6 et 7/2015)

CE

CP

CE

CP

CE

CP

1.

Croissance intelligente et inclusive

77 954 679 684

66 853 308 910

77 954 679 684

66 853 308 910

dont part relevant de l'instrument de flexibilité

83 285 595

83 285 595

Plafond

77 986 000 000

77 986 000 000

Marge

114 605 911

114 605 911

1a

Compétitivité pour la croissance et l'emploi

17 551 688 425

15 728 578 894

17 551 688 425

15 728 578 894

Plafond

17 666 000 000

17 666 000 000

Marge

114 311 575

114 311 575

1b

Cohésion économique, sociale et territoriale

60 402 991 259

51 124 730 016

60 402 991 259

51 124 730 016

dont part relevant de l'instrument de flexibilité

83 285 595

83 285 595

Plafond

60 320 000 000

60 320 000 000

Marge

294 336

294 336

2.

Croissance durable: ressources naturelles

63 901 960 185

55 998 594 804

- 24 841 765

- 19 810 765

63 877 118 420

55 978 784 039

Plafond

64 692 000 000

64 692 000 000

Marge

790 039 815

814 881 580

dont: Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) — dépenses relatives au marché et paiements directs

43 455 780 762

43 447 624 585

43 455 780 762

43 447 624 585

Sous-plafond

44 313 000 000

44 313 000 000

Transfert net entre le FEAGA et le Feader

123 215 000

123 215 000

Marge

734 004 238

734 004 238

3.

Sécurité et citoyenneté

2 432 848 847

1 929 165 795

89 300 000

- 2 200 000

2 522 148 847

1 926 965 795

dont part relevant de l'instrument de flexibilité

66 148 847

66 148 847

Plafond

2 456 000 000

2 456 000 000

Marge

23 151 153

4.

L'Europe dans le monde

8 410 899 029

7 422 489 907

300 000 000

55 736 000

8 710 899 029

7 478 225 907

Plafond

8 749 000 000

8 749 000 000

Marge

338 100 971

38 100 971

5.

Administration

8 660 469 063

8 658 756 179

8 660 469 063

8 658 756 179

Plafond

9 076 000 000

9 076 000 000

Marge

415 530 937

415 530 937

dont: dépenses administratives des institutions

6 941 188 663

6 939 475 779

6 941 188 663

6 939 475 779

Sous-plafond

7 056 000 000

7 056 000 000

Marge

114 811 337

114 811 337

6.

Compensations

Plafond

Marge

Total

161 360 856 808

140 862 315 595

364 458 235

33 725 235

161 725 315 043

140 896 040 830

dont part relevant de l'instrument de flexibilité

83 285 595

11 315 595

66 148 847

149 434 442

11 315 595

Plafond

162 959 000 000

142 007 000 000

162 959 000 000

142 007 000 000

Marge

1 681 428 787

1 156 000 000

1 383 119 399

1 122 274 765

Autres instruments spéciaux

581 870 850

418 230 818

- 33 725 235

- 33 725 235

548 145 615

384 505 583

Total général

161 942 727 658

141 280 546 413

330 733 000

162 273 460 658

141 280 546 413

(1) JO L 298 du 26.10.2012, p. 1.
(2) JO L 69 du 13.3.2015, p. 1.
(3) JO L 190 du 17.7.2015.
(4) JO L XX du XX.XX.2015.
(5) JO L XX du XX.XX.2015.
(6) JO L XX du XX.XX.2015.
(7) JO L XX du XX.XX.2015.
(8) COM(2015) 351 final du 15.7.2015.
(9) COM(2015) 490 du 23.9.2015.
(10) COM(2015) 241 du 13.5.2015.
(11) COM(2015) 240 du 13.5.2015.