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AccueilDroit européen52015XR3308
Communication52015XR3308

Résolution sur les priorités pour le programme de travail de la Commission européenne pour 2016

CELEX52015XR3308
TypeCommunication
Datejeudi 9 juillet 2015

Résumé IA

Cette résolution du Comité des régions expose les priorités politiques pour le programme de travail de la Commission européenne en 2016, en insistant sur la nécessité de renforcer la cohésion territoriale, de simplifier la législation et de mieux associer les collectivités locales et régionales à l'élaboration des politiques de l'UE. Pour un professionnel du droit français, ce texte sert de document d'orientation non contraignant, indiquant les axes d'action législative et réglementaire attendus de la Commission, notamment en matière de gouvernance à plusieurs niveaux et de subsidiarité.

Texte intégral

22.9.2015

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 313/12


Résolution sur les priorités pour le programme de travail de la Commission européenne pour 2016

(2015/C 313/04)

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS,

—

vu sa résolution du 4 juin 2015 sur ses priorités pour le sixième mandat 2015-2020, sa résolution du 8 juillet 2015 sur la future architecture institutionnelle de l’UE et le protocole sur les modalités de coopération entre la Commission européenne et le Comité des régions signé le 16 février 2012,

—

vu les principes de subsidiarité et de proportionnalité;

L’avenir de la politique de cohésion

1.

réitère sa profonde conviction que le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) vient compléter la politique de cohésion et que de solides synergies entre ce nouveau fonds et les programmes opérationnels des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) seront essentielles pour assurer la cohérence entre les projets d’investissement et les stratégies de développement régional et local; recommande que les collectivités locales et régionales participent au processus de sélection et à la mise en œuvre des projets et que soient organisés des forums consacrés à l’investissement décentralisé;

2.

invite instamment la Commission à associer étroitement les collectivités locales et régionales et le Comité des régions (CdR) aux efforts visant à simplifier et accélérer la mise en œuvre des Fonds ESI, en s’appuyant notamment sur les premières conclusions du groupe d’experts de haut niveau chargé de contrôler les activités de simplification à l’intention des bénéficiaires, qui seront présentées en 2016;

3.

appelle une nouvelle fois la Commission à présenter un livre blanc sur la cohésion territoriale, fondé sur les travaux de la présidence luxembourgeoise qui a analysé l’interaction entre l’agenda territorial 2020 et la stratégie Europe 2020;

4.

invite la Commission européenne à soutenir les échanges et la coopération entre les régions concernant une meilleure utilisation des stratégies de spécialisation intelligentes s’agissant de la mise en œuvre des Fonds structurels, de manière à encourager une croissance fondée sur l’innovation;

5.

encourage la Commission à relancer le débat sur le thème «au-delà du PIB» et la conception d’indicateurs de substitution ou complémentaires en matière de bien-être et de développement durable;

6.

demande instamment à la Commission de présenter un livre blanc sur un programme urbain intégré de l’UE fondé sur la déclaration adoptée à Riga, c’est-à-dire l’application rapide de l’évaluation des incidences sur les zones urbaines dans le cadre des nouvelles lignes directrices de la Commission pour les analyses d’impact, ainsi que la définition d’indicateurs urbains afin de suivre les progrès accomplis;

7.

réaffirme la nécessité de reconnaître que les territoires ruraux sont des pôles de développement et d’innovation qui contribuent à la stratégie Europe 2020 dans le cadre d’une relation équilibrée avec les pôles urbains, afin de réaliser l’objectif de cohésion territoriale inscrit dans le traité de Lisbonne;

8.

demande à la Commission de mieux prendre en compte, dans les futures propositions relatives à la politique de cohésion, l’influence des cultures et des traditions régionales, qui sont précieuses en raison de leur capacité à intégrer les communautés rurales et urbaines et constituent un facteur dans la promotion des initiatives rurales;

9.

invite instamment la Commission à s’attaquer aux disparités croissantes entre les régions européennes en veillant à ce qu’un volume suffisant de crédits d’engagement et de crédits de paiement consacrés destinés à soutenir la croissance et la recherche dans toute l’Europe soit mis à disposition dans le cadre du réexamen à mi-parcours du cadre financier pluriannuel (CFP) 2014-2020, qui devrait être achevé d’ici la fin de l’année 2016;

10.

exhorte la Commission à continuer d’encourager la coopération transfrontière ainsi que la mise en œuvre et le développement de stratégies macrorégionales en tant que cadre intégré pour les États membres et les pays tiers situés dans la même zone géographique, dans le but de relever des défis communs et de renforcer la coopération concernant la cohésion économique, sociale et territoriale; souligne qu’il importe d’associer de manière plus étroite à ce processus les collectivités régionales et locales, également représentées au CdR, ainsi que les acteurs économiques et sociaux des territoires concernés par les stratégies macrorégionales;

11.

demande que l’utilisation de ressources propres véritables de l’UE soit étendue et fait part de son souhait de participer à la conférence interinstitutionnelle qui suivra en 2016 les résultats du travail mené par le groupe de haut niveau sur les ressources propres.

Gouvernance économique

12.

demande instamment à la Commission de publier l’examen à mi-parcours de la stratégie Europe 2020, qui devrait faire l’objet d’un suivi dans les meilleurs délais en 2016, afin de veiller à ce que la stratégie révisée intègre une dimension territoriale, garantissant ainsi une réelle coordination des volets pertinents des politiques de l’UE, y compris la politique de cohésion, le plan d’investissement pour l’Europe et d’autres programmes européens;

13.

demande à la Commission de se joindre au Comité lorsqu’il demande aux États membres de faire participer activement les collectivités locales et régionales au semestre européen, en particulier aux phases de conception et de mise en œuvre de leurs programmes nationaux de réforme;

14.

demande instamment à la Commission de donner suite au rapport dit «des cinq présidents» et de présenter toutes les mesures nécessaires pour rendre l’Union économique et monétaire (UEM) plus résiliente et en faire un cadre pour une meilleure coordination et convergence structurelle, en vue d’atteindre les objectifs énoncés à l’article 3 du traité sur l’Union européenne, y compris la mise en place d’une capacité budgétaire de l’UEM;

15.

estime qu’il convient d’étendre à l’ensemble des États membres la flexibilité dans les règles du pacte de stabilité et de croissance qui régissent les investissements; invite dès lors la Commission européenne à formuler des propositions en ce sens et à évaluer également l’incidence des nouvelles règles du SEC 2010 sur la capacité d’investissement des collectivités locales et régionales.

Emploi, croissance durable, achèvement du marché intérieur

16.

rappelle à la Commission qu’elle s’est engagée à proposer une version révisée et renforcée du «Small Business Act» (SBA) et suggère d’étendre le rôle des collectivités locales et régionales dans la mise en œuvre des principes du «Small Business Act»;

17.

invite la Commission à achever les travaux en vue de la création d’un espace européen des compétences et des certifications, qui permettrait d’anticiper les besoins du marché du travail en termes de compétences et de mieux les faire coïncider avec les compétences disponibles par le biais de l’éducation, de la formation professionnelle et de l’apprentissage tout au long de la vie, afin de stimuler la création d’emplois et la lutte contre le chômage, en particulier le chômage des jeunes;

18.

rappelle à la Commission qu’elle s’est engagée à soutenir un cadre stratégique de l’Union européenne en matière de santé et de sécurité au travail, à renforcer le rôle des collectivités locales et régionales et à promouvoir une nouvelle gouvernance notamment par le truchement d’un comité de pilotage central européen chargé des tâches de définition, de coordination et de développement en matière de santé et de sécurité au travail;

19.

s’attend à ce que le train de mesures sur la mobilité des travailleurs soit bientôt publié et espère qu’il comprendra une proposition en vue d’une éventuelle révision de la directive sur le détachement des travailleurs;

20.

préconise la finalisation de l’acte européen sur l’accessibilité;

21.

invite instamment la Commission à redoubler d’efforts pour présenter des mesures visant à concilier vie professionnelle et vie privée en révisant la directive de 2010 sur le congé parental, en remédiant au blocage institutionnel de la directive relative au congé de maternité et en présentant une stratégie concrète pour réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’Union européenne;

22.

demande que d’autres travaux soient consacrés au transport intermodal, et notamment sous la forme d’une proposition législative relative à un régime européen pour les droits des passagers en transport intermodal;

23.

réitère sa demande à la Commission de publier un livre vert sur la mobilité dans des régions confrontées à des défis géographiques et démographiques;

24.

demande à la Commission d’apporter des précisions sur les conditions dans lesquelles, dans le cadre de la révision prévue pour 2016 de la directive de l’Union relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, la non-imposition des dispositifs de coopération intercommunale de droit public qui ne sont pas soumis aux règles de passation de marchés publics pourrait être considérée comme conforme au droit de l’Union;

25.

se félicite de l’intention de la Commission de relancer l’assiette commune consolidée pour l’impôt des sociétés (ACCIS) en 2016, dans le but de mettre en place des réformes à long terme sur l’attribution des bénéfices afin de créer dans l’UE un environnement plus équitable en matière d’impôt des sociétés;

26.

s’attend à ce que le marché unique numérique instaure les bonnes conditions pour que les réseaux numériques et le commerce électronique maximisent le potentiel de croissance de l’économie numérique en investissant dans des infrastructures de technologies de l’information et de la communication (TIC) fiables et à haut débit, en soutenant l’administration en ligne, les services publics et les compétences numériques; propose qu’un système de résidence électronique soit déployé dans l’UE afin de simplifier l’accès au marché unique numérique pour les investisseurs numériques des pays tiers;

27.

attend une proposition visant à interdire le blocage géographique dans le marché unique numérique;

28.

invite la Commission à présenter des propositions pour une approche coordonnée en matière de réglementation applicable à l’économie du partage, en tenant dûment compte de la différence entre les activités commerciales et non commerciales;

29.

préconise une révision de la directive relative aux services de médias audiovisuels (directive SMA), à la lumière des évolutions technologiques et souligne la nécessité de poursuivre des politiques qui favoriseront le pluralisme des médias d’information dans tous les États membres;

30.

attend avec intérêt que la Commission prenne des mesures concrètes pour progresser dans la réalisation des objectifs énoncés dans les conclusions du Conseil des 28 et 29 mai 2015 concernant l’espace européen de la recherche et la science 2.0, avec le soutien du CdR et des collectivités locales et régionales.

31.

attend un suivi du livre vert de la Commission européenne sur la possible extension de la protection de l’indication géographique de l’UE aux produits non agricoles.

Développement durable

32.

réclame une mise en œuvre intégrale et ambitieuse du septième programme d’action pour l’environnement (PAE) 2014-2020; invite donc instamment la Commission à présenter en 2016 la communication attendue de longue date sur l’utilisation des terres en tant que ressource, une nouvelle proposition de directive sur l’accès à la justice pour les questions liées à l’environnement et une proposition législative sur les inspections et les mesures d’application dans le domaine de l’environnement;

33.

réitère son appel à la Commission d’intégrer dans la législation européenne l’objectif d’éviter toute perte nette de biodiversité et de services écosystémiques et attend donc de la Commission qu’elle présente en 2016 une initiative pertinente dans le cadre de la stratégie de l’UE pour la biodiversité à l’horizon 2020;

34.

demande donc que soit approuvé dans les meilleurs délais un réexamen de la législation en matière de traçabilité et d’étiquetage des produits alimentaires, et ce en coopération et en contact permanent avec les différents niveaux législatifs à l’échelle de l’Union européenne, des États membres et des régions européennes, afin de permettre aux consommateurs de décider de leur utilisation consciente, notamment grâce à la reconnaissance de chaînes de production totalement exemptes d’organismes génétiquement modifiés (OGM);

35.

souligne le rôle clef des futures propositions législatives sur l’économie circulaire et d’une mise en œuvre cohérente au niveau de l’Union de la législation en vigueur, et notamment d’une réduction de la mise en décharge des déchets valorisables, et préconise à nouveau que les objectifs en matière de déchets et de recyclage connaissent un développement ambitieux, tout en insistant sur le vaste potentiel que représente l’économie circulaire pour les petites et moyennes entreprises (PME) innovantes;

36.

demande à être associé au processus d’élaboration de la nouvelle législation prévue dans le cadre du paquet «Union de l’énergie», et notamment à la révision de la directive sur les énergies renouvelables et des directives sur la performance énergétique des bâtiments et sur l’efficacité énergétique;

37.

attend que la Commission présente un plan d’action pour renforcer le rôle de la convention des maires dans les politiques énergétique et climatique afin de prolonger cette initiative au-delà de 2020 et de soutenir son essor à l’échelle mondiale; invite la Commission européenne à intégrer pleinement l’initiative «Les maires s’adaptent» (Mayors Adapt) dans la convention des maires et à l’associer aux solutions fondées sur les villes intelligentes pour former un instrument favorisant la mise en œuvre des politiques énergétique et climatique;

38.

encourage la Commission à présenter une communication sur les villes intelligentes afin d’apporter un soutien supplémentaire aux solutions intelligentes en matière d’efficacité énergétique, de mobilité urbaine et d’innovation, et ce en coopérant étroitement avec le CdR pour recenser les initiatives existantes et mieux les coordonner; recommande à cet égard que le rôle des collectivités locales et régionales soit reconnu dans un certain nombre de domaines autres que l’efficacité énergétique des bâtiments et appelle à nouveau la Commission à soutenir la production d’énergie renouvelable à petite et moyenne échelles, car elle peut permettre de lutter contre la précarité énergétique et de garantir la sécurité de l’approvisionnement énergétique;

39.

invite la Commission à prendre des mesures pour promouvoir la modernisation et l’innovation de l’économie rurale et à proposer des mécanismes de régulation dans le secteur laitier, permettant d’anticiper et d’atténuer la volatilité des marchés, afin de maintenir l’agriculture dans l’ensemble des régions et de préserver les communautés rurales;

40.

renouvelle sa demande à la Commission européenne de promouvoir la réduction des déchets alimentaires et de proposer une nouvelle fois de fixer un objectif de réduction du gaspillage alimentaire d’au moins 30 % d’ici à 2025, s’appuyant sur sa proposition de modification de la directive-cadre sur les déchets, qui avait été retirée en 2014. Dans ce contexte, soutient l’appel du Parlement européen à déclarer 2016 «Année européenne de lutte contre le gaspillage alimentaire»;

41.

note que six des sept principaux facteurs de décès prématuré sont liés à la manière dont nous mangeons, buvons et faisons de l’exercice, et invite la Commission à examiner une action coordonnée au niveau de l’UE afin de mieux réagir à la prévalence croissante de l’excès de poids et de l’obésité dans toute l’Europe;

42.

soutient le vote du Parlement européen en faveur du régime d’aide à la distribution de fruits et légumes, de bananes et de lait dans les établissements scolaires et demande à la Commission de présenter des propositions concrètes en 2016.

Stabilité et coopération à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union européenne

43.

invite la Commission à mettre en œuvre le programme européen en matière de migration en coopération avec les collectivités territoriales, en tenant particulièrement compte de leur expérience en matière de conditions d’accueil et de mécanismes de relocalisation, et d’avancer des propositions législatives portant sur un mécanisme de réinstallation et un mécanisme de répartition permanent afin d’arriver à une répartition plus équitable des personnes qui ont besoin d’une protection internationale au sein de l’UE; attend, dès lors, une évaluation et une éventuelle révision du règlement Dublin III; renouvelle sa proposition de mettre en place des «partenariats pour la migration et l’intégration» entre les villes et les régions des pays d’origine et de destination, et insiste sur le rôle que peuvent jouer les Fonds structurels et d’investissement européens pour soutenir les politiques migratoires et les processus d’intégration ainsi que l’inclusion active des personnes, conformément aux principes de l’UE et à la cohésion sociale;

44.

soutient la mission humanitaire qui est actuellement menée, et qui est conforme aux valeurs communes de l’UE; encourage la Commission à adopter une approche élargie dans ses initiatives ayant trait aux migrations, en tenant compte des enjeux économiques, sociaux, environnementaux, sécuritaires et liés à la souveraineté des États membres lors de la mise en œuvre de la stratégie. Le CdR pourrait contribuer à ces travaux en encourageant les représentants des collectivités locales et régionales à échanger leurs points de vue sur ces questions et à proposer de possibles solutions;

45.

invite la Commission à encourager le dialogue à tous les niveaux de gouvernance en tant qu’élément essentiel du processus d’élargissement de l’UE et à examiner de manière systématique, dans le rapport annuel sur l’élargissement, la situation du processus de décentralisation et le rôle des collectivités locales et régionales;

46.

préconise un réexamen approfondi de la politique européenne de voisinage (PEV), qui devrait mettre l’accent sur trois priorités stratégiques: une bonne gouvernance démocratique, un développement territorial durable et les migrations circulaires et la mobilité: demande notamment que soient renforcées les initiatives qui soutiennent les processus de décentralisation; relève l’importance du renforcement institutionnel des organismes locaux et appelle la Commission à maintenir l’instrument pour l’administration locale, tout en l’élargissant à l’ensemble des pays voisins;

47.

estime qu’il est particulièrement important que les collectivités locales et régionales participent à l’orientation bilatérale et multilatérale de la nouvelle PEV et qu’un financement suffisant soit accordé pour soutenir les réformes à leur échelon, comme l’ont demandé les chefs d’État et de gouvernement lors du sommet de Riga;

48.

demeure convaincu que le PTCI pourrait être une opportunité de relancer la croissance et l’emploi dans l’UE, car il peut offrir un accès réciproque aux marchés pour les biens, les services, les investissements et les marchés publics, le tout en réduisant les charges administratives et en supprimant les barrières non tarifaires au commerce, pour autant que les normes légales en vigueur dans les États membres de l’UE, en particulier celles qui ont trait aux politiques sociale, environnementale et des consommateurs, soient pleinement respectées et que la participation démocratique et les compétences des collectivités locales et régionales soient préservées;

49.

estime que les mêmes conditions préalables s’appliquent aux négociations portant sur l’accord sur le commerce des services (ACS), dont le champ est plus restreint; demande à la Commission d’associer le CdR au processus de négociation de l’ACS, notamment en lui garantissant un accès aux documents de négociation semblable à celui dont il bénéficie pour le PTCI;

50.

insiste sur la nécessité de «localiser» les nouveaux objectifs de développement durable universels à atteindre au cours des quinze prochaines années, et demande dès lors, en mettant particulièrement l’accent sur la coopération décentralisée, des initiatives spécifiques au profit des collectivités locales et régionales afin de soutenir leurs efforts dans la mise en œuvre de ces mêmes objectifs;

51.

invite la Commission à se pencher sur l’agenda urbain mondial en vue de la conférence Habitat III et à associer les collectivités locales et régionales à l’élaboration de la position de l’Union européenne.

Citoyenneté et gouvernance

52.

demande une révision et une simplification de l’initiative citoyenne européenne afin de la rendre plus conviviale et plus accessible aux citoyens;

53.

appelle la Commission à renouveler ses actions visant à promouvoir la coopération interinstitutionnelle dans le domaine de la communication en tirant également parti de l’effet de levier potentiel des membres du CdR pour établir un lien avec les citoyens et investir l’échelon local dans l’ensemble de l’Union européenne et de ses activités;

54.

demande à la Commission, en ce qui concerne sa proposition d’accord interinstitutionnel relatif à un registre de transparence obligatoire, que celui-ci ne s’applique pas aux représentants démocratiquement élus des collectivités régionales et locales, ni à leurs associations;

55.

se félicite que dans la proposition d’accord interinstitutionnel de la Commission sur l’amélioration de la réglementation, l’analyse d’impact territorial figure parmi les instruments permettant de procéder aux évaluations d’impact et invite la Commission à y recourir systématiquement dans le cas de propositions législatives qui pourraient avoir une incidence territoriale; demande néanmoins à nouveau que l’accord interinstitutionnel reconnaisse le rôle accru et spécifique que joue le CdR en vertu du traité de Lisbonne;

56.

charge son président de transmettre la présente résolution au Parlement européen au Conseil, à la Commission européenne et au président du Conseil européen.

Bruxelles, le 9 juillet 2015.

Le président du Comité européen des régions

Markku MARKKULA


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