Avis du Comité européen des régions — Vers une utilisation durable des ressources naturelles dans le contexte insulaire méditerranéen
| CELEX | 52020IR0344 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 14 octobre 2020 |
Résumé IA
Texte intégral
| 18.12.2020 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 440/114 |
Avis du Comité européen des régions — Vers une utilisation durable des ressources naturelles dans le contexte insulaire méditerranéen
(2020/C 440/19)
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RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS
Introduction: les îles méditerranéennes et leurs défis spécifiques
| 1. | rappelle que les îles européennes de la Méditerranée concentrent 95 % des habitants des îles de l’Union européenne et qu’avec les autres îles du bassin, elles partagent des défis, des problèmes et des contraintes communs qui entravent leur développement économique; |
| 2. | souligne que les traités de l’Union européenne (UE) ne contiennent pas de mesures spécifiques concernant l’insularité autres que celles envisagées dans le cadre des régions ultrapériphériques, bien que leur situation particulière soit presque entièrement fondée sur leur caractère insulaire; |
| 3. | reconnaît que les territoires insulaires du bassin méditerranéen présentent des réalités économiques, administratives, culturelles et sociales hétérogènes. Ils sont néanmoins confrontés à des problèmes et des défis communs qui, dans un bassin aussi fragmenté que celui de la Méditerranée, appellent une réponse spécifique et conjointe; |
| 4. | reconnaît que la crise sanitaire actuelle causée par la COVID-19 a mis en lumière la vulnérabilité particulière des territoires insulaires, qui disposent de ressources limitées; |
| 5. | se félicite des progrès enregistrés par la Commission européenne sur la voie d’un pacte vert pour l’Europe et d’un cadre de transition juste, qui permette le développement socio-économique des îles de la Méditerranée et qui soit conforme aux objectifs de développement durable; |
| 6. | reconnaît la richesse exceptionnelle des écosystèmes insulaires de la Méditerranée et leur vulnérabilité particulière dans le contexte du développement socio-économique actuel et du changement climatique, le principal défi pour ces territoires étant la gestion durable de leurs ressources naturelles limitées; |
| 7. | estime que la Commission européenne, compte tenu de l’extrême vulnérabilité des territoires insulaires méditerranéens en matière d’environnement et face aux changements climatiques, devrait prendre en considération la situation géographique et socio-économique spécifique des îles méditerranéennes pour déterminer la voie à suivre en vue d’atteindre l’objectif de neutralité climatique; |
| 8. | souligne que, malgré les difficultés spécifiques qu’ils rencontrent, ces territoires insulaires méditerranéens constituent d’excellents laboratoires pour les différents processus de transition écologique entrepris par l’Union, si des mesures législatives ciblées et un cadre financier approprié sont mis en place; |
| 9. | invite les États membres de l’Union européenne et l’Union pour la Méditerranée à œuvrer de concert pour parvenir à une déclaration ministérielle sur le contexte insulaire méditerranéen, reconnaissant les îles méditerranéennes comme une zone spéciale au sein de l’Union européenne, avec des besoins concrets et une culture, un patrimoine et un environnement uniques qui doivent être gérés et protégés de manière spécifique et conjointe; |
| 10. | les îles du bassin méditerranéen étant à la frontière entre l’Europe et l’Afrique, invite les États membres, la Commission européenne et l’Union pour la Méditerranée à les prendre en considération dans l’élaboration et la mise en œuvre de la politique européenne de voisinage; |
| 11. | souligne qu’une cohésion territoriale forte entre les îles européennes de la Méditerranée contribuera également à renforcer la position frontalière de l’Union, tout en offrant une contrepartie solide pour renforcer la coopération avec les territoires des partenaires méditerranéens de l’Union; |
| 12. | souligne que, malgré certaines similitudes évidentes, sur le plan des conditions sociales, économiques et géographiques générales, avec les régions ultrapériphériques de l’Union européenne, les îles méditerranéennes ne bénéficient pas d’un traitement spécifique qui leur permettrait de faire face aux aléas géographiques permanents entravant leur développement économique et social, tels que reconnus par l’article 174 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE); |
| 13. | souligne que l’article 174 du TFUE devrait s’appliquer dès les premières étapes du processus décisionnel, en prévoyant notamment des mesures compensatoires spécifiques destinées à surmonter les difficultés et les contraintes liées au statut d’île méditerranéenne; |
Manque de ressources naturelles dans le contexte insulaire méditerranéen
| 14. | souligne qu’un facteur commun à toutes les îles méditerranéennes est la précarisation croissante de leurs actifs environnementaux: territoire réduit, utilisé à des fins de plus en plus nombreuses au fil du temps, ressources hydriques limitées, forte dépendance énergétique à l’égard des combustibles fossiles, fragilité extrême et affaiblissement des écosystèmes; |
| 15. | insiste sur le fait que la principale ressource — limitée — des îles est le territoire lui-même, la situation étant plus grave dans les régions à faible dimension spatiale, où l’expansion physique génère des processus de congestion plus rapides et plus visibles; |
| 16. | rappelle que les îles méditerranéennes sont en majorité tributaires de l’énergie du continent et de l’approvisionnement en combustibles fossiles venus de l’extérieur, et se félicite des mesures prises par l’Union en vue de sa décarbonisation; |
| 17. | rappelle que les zones insulaires méditerranéennes présentent généralement des ressources hydriques limitées, souvent affectées par la surexploitation, qui a tendance à entraîner leur épuisement, leur pollution et leur salinisation; |
| 18. | estime que, s’il est vrai que de nombreuses îles de la Méditerranée ont opté pour le dessalement comme mécanisme garantissant leur approvisionnement en eau, l’axe central de la politique de l’eau devrait reposer sur des politiques de la demande (à savoir notamment des politiques d’économies, de réutilisation, d’amélioration de l’efficacité de l’utilisation et d’allocation des ressources), et sur des politiques de conservation, de protection et de gestion intégrale des ressources hydriques; |
| 19. | souligne qu’en raison des caractéristiques spécifiques de leurs infrastructures et de leurs faibles possibilités réelles d’accès au marché européen de l’énergie, les îles méditerranéennes sont confrontées à d’importants coûts supplémentaires de production énergétique et à des coûts liés à la reconversion et à la restructuration de leurs secteurs économiques; |
| 20. | rappelle que le bassin méditerranéen est un lieu essentiel de la biodiversité au niveau mondial, le nombre d’espèces endémiques étant particulièrement élevé dans ses régions insulaires; |
| 21. | relève qu’un grand nombre d’habitats d’intérêt communautaire sont représentés sur les îles méditerranéennes, dont certains sont prioritaires, exposés qu’ils sont à une pression anthropique élevée, à la dégradation des habitats et à l’arrivée d’espèces exotiques envahissantes qui déséquilibrent les écosystèmes; |
| 22. | estime que l’Union européenne devrait élaborer des mesures spécifiques de protection de l’environnement pour les îles de la Méditerranée, étant donné qu’elles possèdent une biodiversité terrestre et marine unique et, partant, requièrent des politiques de développement durable et des mesures de protection de l’environnement adaptées; |
Les activités socio-économiques et leur impact sur les ressources naturelles
| 23. | souligne que les îles méditerranéennes disposent d’une structure économique très spécialisée, que ce soit dans le secteur primaire (agriculture et pêche) ou dans le secteur tertiaire (tourisme), ce qui affaiblit considérablement leur structure productive dans un contexte socio-économique européen et mondial hautement concurrentiel; |
| 24. | souligne que le secteur agroalimentaire joue un rôle stratégique dans les îles méditerranéennes, pour ce qui est de rendre les ressources naturelles plus durables, compte tenu de sa grande importance au niveau territorial, une proportion importante du territoire étant consacrée à cette activité, et en tant que source de denrées alimentaires pour la population; |
| 25. | demande instamment à la Commission européenne et aux États membres d’améliorer la résilience du système agroalimentaire des îles méditerranéennes, afin de leur garantir un degré de souveraineté alimentaire suffisant pour faire face à des événements tels que les catastrophes naturelles, les conflits politiques et sociaux ou les crises sanitaires, comme celle de la COVID-19, qui empêchent l’approvisionnement de l’extérieur; |
| 26. | souligne la surexploitation dont sont victimes certains stocks halieutiques en Méditerranée et demande instamment l’élaboration de plans appropriés de gestion de la pêche pour le bassin méditerranéen, qui soient porteurs d’amélioration et d’innovation pour les flottes de pêche locales et les systèmes d’élevage en mer, en intégrant les modes de gestion traditionnels et ceux qui sont les plus novateurs; |
| 27. | note l’importance que revêt la pêche artisanale pour l’écosystème économique des communautés côtières méditerranéennes et invite les îles méditerranéennes à envisager des formes de pêche en cogestion associant les différents secteurs socio-économiques concernés. Parmi ceux-ci, il est très important de promouvoir le tourisme de la pêche et le tourisme environnemental en mer, qui nécessitent des compétences spécifiques; |
| 28. | estime que la création de nouvelles aires marines protégées (AMP) sur les îles devrait s’accompagner en parallèle de stratégies économiques novatrices pour l’utilisation durable des ressources halieutiques, associant les gestionnaires d’AMP, les représentants du secteur de la pêche et les représentants du secteur du tourisme; |
| 29. | souligne que les îles méditerranéennes, pour la plupart, ne sont pas en mesure de développer un secteur industriel, en raison de leur faible productivité, liée au manque de matières premières, aux coûts de production élevés et aux problèmes logistiques dans le secteur des transports; |
| 30. | souligne que, d’une manière générale, le degré élevé de spécificité de la demande de services et la spécialisation dans l’offre touristique rendent ces économies plus fragiles que celles du continent, leur évolution économique étant extrêmement conditionnée par les conjonctures internationales. Il suffit de citer à cet égard la crise sanitaire causée par l’expansion de la COVID-19 au niveau mondial et son impact particulier sur les économies insulaires méditerranéennes, qui dépendent largement dans leur grande majorité du secteur des services; |
| 31. | demande instamment à la Commission européenne et aux États membres de tenir compte de l’existence d’une population fluctuante importante dans les îles méditerranéennes, ce qui multiplie les besoins en infrastructures de la population résidente et exerce une pression sur la demande de services publics de toute nature; |
| 32. | estime que le déploiement du plan d’action de l’Union européenne en faveur de l’économie circulaire devrait comprendre des mesures spécifiques qui tiennent compte de l’existence d’une population fluctuante élevée, liée aux flux touristiques, et de la forte tertiarisation de nombreuses économies insulaires méditerranéennes; |
| 33. | invite la Commission européenne et les États membres à soutenir l’échange de bonnes pratiques en matière de tourisme durable dans les îles méditerranéennes, comme c’est actuellement le cas pour les programmes déployés dans le cadre d’Interreg MED (1); |
| 34. | souligne le faible niveau de formation que présentent les régions insulaires méditerranéennes par rapport à la moyenne de l’Union européenne, en particulier sur le plan de la formation postsecondaire et de l’enseignement professionnel, ce qui accentue le décrochage scolaire et l’entrée précoce sur le marché du travail, dans ces économies où le secteur tertiaire est très important; |
| 35. | souligne que les îles, en général, dépendent très fortement du transport aérien et maritime, et demande instamment à la Commission européenne de prendre dûment en considération leurs caractéristiques propres (2); |
| 36. | souligne que, sur les îles, le transport de marchandises est deux à quatre fois plus coûteux que sur le continent (3), ce qui est un facteur crucial qui affecte directement la compétitivité des productions insulaires; |
| 37. | propose que les règles en matière d’aides d’État applicables aux territoires des îles méditerranéennes fassent l’objet d’une révision qui reconnaîtra leur spécificité et tiendra compte des aléas qui sont les leurs; |
| 38. | insiste sur la nécessité de mettre au point des indicateurs synthétiques de soutenabilité intégrant, de manière globale, des paramètres économiques qui soient corrélés à des indicateurs économico-environnementaux et socio-économiques et qui soient axés sur les conditions biophysiques; |
| 39. | souligne que l’application de la directive (UE) 2016/802 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 concernant une réduction de la teneur en soufre de certains combustibles liquides (4), tout en poursuivant d’importants objectifs de protection de l’environnement, a entraîné une augmentation significative du coût des services de transport maritime, produisant en aval des surcoûts supportés par les citoyens et les entreprises des territoires insulaires; à cet égard, demande instamment à la Commission d’adopter, à l’intention des collectivités régionales et locales insulaires souhaitant intervenir dans le secteur du transport maritime, des dérogations temporaires en matière d’aides d’État; |
Un nouveau modèle de gouvernance dans le cadre insulaire méditerranéen
| 40. | souligne qu’il importe de mettre en place une gouvernance à plusieurs niveaux, qui permette aux échelons locaux, régionaux, nationaux et supranationaux de gouvernance du bassin méditerranéen de progresser dans une gestion efficace et flexible des ressources naturelles sur les territoires insulaires; |
| 41. | invite la Commission européenne à adopter un plan stratégique pluriannuel pour le développement économique, social et environnemental durable des îles européennes méditerranéennes, ainsi qu’une approche cohérente au niveau de la politique européenne de voisinage et du partenariat euroméditerranéen; |
| 42. | encourage l’établissement d’une relation plus étroite entre les îles méditerranéennes, propre à favoriser l’échange de bonnes pratiques et de politiques entre les différents territoires et à renforcer les alliances, comme celle du partenariat Med Insulae, qui associe la Sardaigne, la Corse, Gozo et les Baléares; |
| 43. | souligne l’importance que revêt, pour le modèle économique et social des communautés insulaires, une gestion intégrée des zones côtières capable de renforcer et de promouvoir des interactions «côte-mer» novatrices, ainsi que des modèles d’entreprise permettant l’utilisation durable à la fois des zones insulaires et du milieu marin; |
| 44. | demande instamment à la Commission européenne et aux États méditerranéens de développer et de promouvoir des stratégies de bassin maritime (5) en vue d’améliorer la coopération et l’intégration dans toute la région et de développer une gestion intégrée des zones côtières qui approfondisse la vision globale du bassin méditerranéen; |
| 45. | encourage les régions et les États à définir et à mettre en place des mécanismes internationaux de protection et de gestion pour des zones marines particulièrement sensibles, telles que ceux qui existent dans le cadre de l’Organisation maritime internationale; |
Des financements suffisants pour l’utilisation durable des ressources naturelles
| 46. | affirme que l’isolement, la taille réduite et la vulnérabilité sont trois caractéristiques inhérentes aux îles de Méditerranée, qui entravent leur développement harmonieux au sein de l’Union ainsi que leur cohésion économique, sociale et territoriale, en affectant de manière directe et permanente leur capacité de croissance et de progrès; |
| 47. | demande une meilleure adaptation des instruments de financement existants de l’Union aux réalités du contexte insulaire méditerranéen; |
| 48. | invite les États membres et la Commission européenne à rationaliser et à coordonner leurs plans pluriannuels afin de parvenir à des solutions qui amélioreront également la coopération transfrontière entre les territoires méditerranéens; |
| 49. | demande instamment à la Commission européenne de renforcer les investissements dans la recherche, le développement et l’innovation, en augmentant ses financements publics et en encourageant la diffusion des investissements privé au moyen de partenariats public-privé, dans le but de diversifier l’activité et le progrès économique des régions insulaires de la Méditerranée; |
| 50. | demande instamment à la Commission européenne d’exempter les régions insulaires méditerranéennes du plafond de 150 km dans tous les programmes de coopération transfrontalière; |
| 51. | estime qu’il est nécessaire d’inclure des critères géo-économiques dans le système d’allocation des futurs fonds de la politique de cohésion, tels que l’éloignement et l’insularité, qui constituent des obstacles physiques permanents et entravent le développement durable des îles méditerranéennes; |
| 52. | demande davantage de souplesse dans les exigences en matière de concentration thématique, en tenant compte non seulement des niveaux nationaux de développement, mais surtout de la réalité économique, sociale et territoriale des régions insulaires de la Méditerranée; |
| 53. | demande que les taux de cofinancement du FEDER et du FSE soient maintenus à leur niveau actuel, et qu’ils soient modulés pour les zones qui souffrent de handicaps naturels graves et permanents, permettant ainsi une meilleure adaptation de ces instruments à la réalité des îles méditerranéennes; |
| 54. | demande que les investissements liés aux infrastructures de transport aéroportuaires, portuaires et terrestres des îles méditerranéennes, qui permettent leur accessibilité, soient éligibles aux subventions; |
| 55. | demande la création d’un sous-programme «Îles de la Méditerranée» dans le cadre du futur programme Interreg MED 2021-2027, en tant qu’il s’agirait d’un moyen plus efficace de gérer les ressources de l’Union destinées aux territoires insulaires du bassin; |
Conclusions
| 56. | souligne que l’un des principes de l’Union européenne est la cohésion économique, sociale et territoriale, accordant une attention particulière aux territoires insulaires, comme cela est consacré par l’article 174 du TFUE; |
| 57. | se félicite que, grâce à l’élaboration d’une stratégie de l’Union européenne propre aux régions ultrapériphériques, ces territoires disposent de programmes d’aide spéciaux qui leur ont permis de parvenir à un degré plus élevé de développement durable; |
| 58. | constate qu’il est nécessaire de procéder à une mise en œuvre effective et efficace de l’article 174 du TFUE en ce qui concerne les îles méditerranéennes, à l’instar de ce qui est prévu pour les régions ultrapériphériques au titre de l’article 349 du TFUE; |
| 59. | demande instamment à la Commission européenne d’élaborer une stratégie pour les îles de la Méditerranée qui tienne compte des caractéristiques et vulnérabilités spécifiques des territoires insulaires méditerranéens et mette en place un partenariat renforcé, avec des actions concrètes et coordonnées entre ces territoires, les États membres et l’Union européenne. |
Bruxelles, le 14 octobre 2020.
Le président du Comité européen des régions
Apostolos TZITZIKOSTAS
(1) On a par exemple développé des projets tels que Blueislands, Mitomed+, Wintermed ou Smartmed.
(2) Ce paragraphe reprend le message de l’avis intitulé «Une stratégie européenne pour le tourisme côtier et maritime», rapporteur: Vasco Ilídio Alves Cordeiro (PT/PSE) (https://webapi2016.cor.europa.eu/v1/documents/cor-2014-02645-00-00-ac-tra-fr.doc/content).
(3) Planistat EUROPE-BRADLEY DUNBAR ASS., Rapport final. 2000. CE. 16. 0. AT. Analyse des régions insulaires et des régions ultrapériphériques de l’Union européenne, Union européenne, mars 2003.
(4) JO L 132 du 21.5.2016, p. 58.
(5) Par exemple sur le modèle de l’initiative en faveur du développement durable de l’économie bleue en Méditerranée occidentale ou de la stratégie de l’Union européenne pour la région de l’Adriatique et de la mer Ionienne (EUSAIR).
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