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Initiative législative52020IR2786

Initiative législative — 52020IR2786

CELEX52020IR2786
TypeInitiative législative
Datevendredi 19 mars 2021

Texte intégral

7.5.2021

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 175/23


Avis du Comité européen des régions — Une vague de rénovations pour l’Europe: verdir nos bâtiments, créer des emplois, améliorer la qualité de vie

(2021/C 175/05)

Rapporteur:

Enrico ROSSI (Italie/PSE), conseiller municipal de Signa (Florence)

Texte de référence:

COM(2020) 662 final — Une vague de rénovations pour l’Europe: verdir nos bâtiments, créer des emplois, améliorer la qualité de vie

RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS

Stimuler la rénovation des bâtiments en vue de la neutralité climatique et de la reprise

1.

se félicite de la vague de rénovations qui, touchant un secteur responsable de 40 % de l’énergie consommée en Europe, contribuera à atteindre la neutralité climatique d’ici à 2050 et à réduire la dépendance énergétique à l’égard des pays tiers, au profit de la sécurité énergétique européenne; juge essentiel que cette politique soit incluse dans les programmes pour la reprise et la résilience (RRF) ainsi que dans les Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI), afin de coordonner les actions, de manière à éviter des mesures séparées et peu efficaces; souligne que la réussite de cette stratégie dépendra dans une large mesure de sa durabilité et de sa faisabilité au niveau local et régional, tandis qu’il y a lieu d’éviter des charges administratives supplémentaires; demande par ailleurs que toutes les mesures prises au titre de la vague de rénovations soient d’une utilité évidente, et que soient garanties — avant tout pour les finances publiques eu égard aux règles budgétaires en vigueur, mais aussi pour les locataires et les propriétaires — leur efficacité économique, leur acceptabilité sociale et la viabilité de leur financement;

2.

estime que la pleine mise en œuvre de la vague de rénovations ne peut avoir lieu que si elle s’accompagne d’une révision approfondie du train de mesures sur l’énergie propre, en commençant par la directive sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB) et le règlement sur la gouvernance de l’union de l’énergie, ainsi que par une transposition correcte et en temps utile au niveau national; souligne la nécessité de commencer immédiatement à mettre en œuvre la stratégie et ses actions en intensifiant les rénovations et en testant de nouvelles modalités de rénovation reproductibles à grande échelle; propose qu’une initiative pilote soit lancée dès que possible afin d’expérimenter et d’élaborer un protocole à suivre pour les différents types d’interventions et de conditions économiques, sociales et climatiques;

3.

insiste sur l’importance que revêtent les principes de subsidiarité et de proportionnalité. C’est sur le terrain, dans les régions, les villes et les communes, que s’effectuent la mise en œuvre opérationnelle et les financements; le cadre européen doit donc ménager la souplesse qui s’impose et tenir compte des différences existant, par exemple, entre les zones rurales et les grandes métropoles;

4.

souligne que le pacte pour le climat est susceptible de promouvoir les partenariats développés au niveau local et les initiatives communes associant secteur public et secteur privé, et que les collectivités locales et régionales occupent une position clé pour ce qui est d’informer les citoyens des avantages d’une rénovation de leur logement et des outils de soutien existants en la matière, tout en donnant l’exemple, en mettant en relation et en soutenant les entreprises locales ou municipales et les autres établissements publics avec l’expertise nécessaire à différents niveaux, et en élaborant des instruments permettant d’accéder à une aide financière nationale ou de l’Union. Les collectivités locales et régionales devraient en outre montrer l’exemple en rénovant les bâtiments publics et en promouvant en particulier la rénovation énergétique des logements sociaux et autres logements publics, le pacte pour le climat facilitant la reproduction et la transposition à plus grande échelle des initiatives européennes les plus réussies; appelle de ses vœux l’établissement d’un lien plus étroit entre la stratégie européenne pour la vague de rénovations, les stratégies nationales de rénovation (1) et la méthode de l’optimalité par rapport aux coûts (2); à cet égard, une révision partielle de la directive sur la performance énergétique des bâtiments serait souhaitable;

5.

fait observer que la vague de rénovations doit non seulement être considérée comme la dimension technico-réglementaire de la mise en œuvre du pacte vert, mais servir également à intégrer le processus de transformation vers une économie circulaire dans un cadre conceptuel axé sur l’esthétique et le design; accueille donc favorablement et soutient avec ferveur le lancement d’une nouvelle initiative de Bauhaus européen, ainsi que l’intention de créer dans le même temps un label européen spécifique. Un tel mouvement est l’occasion d’exploiter le potentiel créatif des régions et des communes, de rapprocher les citoyens du processus de transformation et de les y associer, et de mettre ainsi en place des solutions acceptées et durables pour concrétiser le pacte vert;

6.

se félicite du lancement du pacte pour le climat en tant que stratégie de mobilisation et de participation dans le cadre du pacte vert, et du fait que la vague de rénovations figure parmi les initiatives prioritaires dans ce domaine; à cet égard, il entend renforcer sa coopération avec la Commission, la Banque européenne d’investissement (BEI) et tous les autres acteurs concernés afin de promouvoir une plateforme commune rassemblant toutes les informations pertinentes pour les collectivités locales et régionales disposées à mettre en œuvre le pacte vert;

7.

se félicite de la référence à une approche fondée sur des districts et des communautés énergétiques permettant, par exemple, la mise en place d’installations communes de production d’énergie renouvelable, de systèmes de chauffage et de refroidissement urbains et de solutions fondées sur la nature (3), et rappelle que cette approche nécessite l’utilisation d’instruments intégrés de planification énergétique et climatique; souligne que la Convention des maires est une référence essentielle à cet égard et que les plans d’action en faveur de l’énergie durable et du climat (SECAP) peuvent être l’outil permettant de garantir la cohérence de la rénovation des bâtiments dans un cadre plus large de régénération urbaine équitable et durable, de promotion d’habitudes durables et d’harmonisation avec les politiques à grande échelle d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à celui-ci; suggère en outre qu’il soit procédé à une évaluation d’impact en bonne et due forme, au moyen de systèmes standard de gestion de l’énergie, afin de pouvoir évaluer les effets des orientations en matière d’aménagement (4);

8.

se félicite de la mention de l’initiative Level(s) (5) sur la circularité des bâtiments en tant que pratique de référence pour le déploiement de la construction circulaire et invite instamment la Commission et les États membres à promouvoir une campagne de sensibilisation sur cette question et à se montrer disposés à collaborer; exhorte dans le même temps la Commission à s’appuyer sur la vaste expérience d’autres systèmes de certification des bâtiments lors des prochaines étapes (6); l’invite à cet égard à soutenir l’élaboration d’analyses du cycle de vie pour déterminer l’incidence des bâtiments sur le climat, assorties de normes, de profils environnementaux de produits et de bases de données de matériaux de construction et de produits, et à examiner la possibilité d’introduire un indicateur synthétique sur les performances des bâtiments lors de leur cycle de vie, dans le cadre d’un système volontaire;

9.

rappelle que la vague de rénovations est l’occasion de promouvoir une vision du patrimoine construit à l’épreuve du temps, capable d’intégrer des aspects tels que la santé, l’équilibre social, la connectivité, la circularité et la résilience aux phénomènes hydrogéologiques et sismiques, en plus des exigences énergétiques et environnementales; demande par ailleurs qu’une attention particulière soit portée aux zones rurales faiblement peuplées, dont la population très vieillissante se trouve dans une situation particulièrement vulnérable;

10.

souligne à ce sujet que les émissions de gaz à effet de serre produites pendant la construction, l’exploitation et la démolition doivent être contrôlées. Il conviendra par ailleurs de maximiser, d’ici à 2050, le réemploi, le recyclage et, dans une certaine mesure aussi, l’utilisation des matériaux issus des travaux de démolition ou de rénovation afin de produire de l’énergie. La création de chaînes de valeur locales et régionales pour la réutilisation des matériaux de construction représente à cet égard un important pas en avant. Une telle démarche requiert de la planification, de la logistique, ainsi que de nouveaux modèles économiques afin de constituer des stocks de matériaux pour les nouvelles constructions. Compte tenu de nombreux facteurs d’ordre réglementaire, culturel et économique, un nouveau modèle circulaire de ce type ne pourra être mis en œuvre que de manière progressive, avec en premier lieu une phase d’expérimentation, et par la suite des incitations financières diverses pour encourager son déploiement à grande échelle;

11.

souligne que la mise en œuvre de la vague de rénovations à long terme générera également d’importantes économies en matière d’énergie et sur les coûts d’entretien et de gestion des bâtiments, de même qu’elle rendra les environnements intérieurs plus sains et améliorera le confort et le niveau de vie tout en luttant contre la précarité énergétique; estime que l’Observatoire européen du patrimoine bâti devrait assurer le suivi des changements opérés et en évaluer les incidences à l’aide des indicateurs figurant dans sa base de données, en élaborer de nouveaux en tant que de besoin et veiller à la mise à disposition appropriée des données nécessaires dans tous les territoires européens, ce qui permettrait de quantifier plus facilement ces économies et aiderait les collectivités locales et régionales, les citoyens et les entreprises à tenir dûment compte du coût du cycle de vie des bâtiments;

12.

se félicite de l’engagement pris par la Commission de réexaminer les régimes européens d’aides d’État en faveur de la rénovation destinée à améliorer l’efficacité énergétique et se réjouit d’ores et déjà de contribuer à les rendre plus clairs et plus faciles à appliquer afin qu’ils ne constituent pas un obstacle à l’investissement. Par ailleurs, l’évaluation prévue pour 2021 dans la décision no 2012/21/UE sur les aides d’État sous forme de compensations de service public devrait conduire à des mesures de soutien à la rénovation énergétique des logements sociaux qui relèvent explicitement de son champ d’application; souligne que les mesures et programmes de soutien aux niveaux européen, national, régional et local doivent se compléter mutuellement, sans pour autant que soient mises en place des structures parallèles et/ou supplémentaires; il faudra à cet effet déployer un vaste arsenal d’instruments — subventions, dispositifs de financement, formules mixtes — en s’appuyant sur des partenaires chargés de leur mise en œuvre, par exemple les banques et institutions nationales de développement, pour financer les projets qui seront adaptés sur le terrain en fonction des besoins locaux, régionaux et nationaux; estime de manière générale que les incitations fiscales à la rénovation énergétique des bâtiments peuvent jouer un rôle important;

13.

se félicite de l’engagement pris par la Commission de réviser, dans la directive 2009/148/CE concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à une exposition à l’amiante, les valeurs limites d’exposition des professionnels, afin d’assurer la protection des travailleurs lors des travaux de rénovation et de démolition; estime en outre qu’il conviendrait de mettre à jour la législation européenne sur l’exposition à des substances extrêmement dangereuses qui est associée à ce type de travaux;

14.

salue vivement, dans ce contexte, la proposition de la Commission de lancer une initiative européenne pour le logement abordable en finançant 100 projets phares innovants et participatifs axés sur la rénovation globale de quartiers de logements sociaux afin de servir de modèle à un développement à grande échelle dans l’Union européenne;

15.

estime que la vague de rénovations devrait contribuer à la mise en œuvre du droit de chacun à disposer d’un logement abordable, accessible et sain, conformément au principe 19 du socle européen des droits sociaux et à l’objectif de développement durable no 11 des Nations unies, «Villes et communautés durables»; est d’avis que les mesures d’efficacité énergétique constituent une mesure structurelle visant à lutter contre la précarité énergétique et, partant, à réduire les coûts liés aux arriérés de paiement ne relevant pas d’une faute;

Principes clés pour la rénovation des bâtiments à l’horizon 2030 et 2050

16.

invite la Commission à s’appuyer sur le cadre de la directive PEB pour élaborer une classification du patrimoine bâti en fonction des critères fonctionnels nécessaires à la mise en œuvre des lignes d’action prévues dans la vague de rénovations, telles que:

—

propriété: publique, privée (particuliers, entreprises, fondations, collectivités locales, etc.),

—

affectation: résidentiel, non résidentiel, etc.,

—

localisation: centres urbains (centre historique, périphérie), petits villages, maisons dispersées,

—

zone climatique,

—

âge, performance énergétique du bâtiment, systèmes énergétiques/technologiques,

—

intérêt architectural/historique/paysager,

—

dynamique du marché immobilier (prix et nombre de contrats de vente ou de location, taux d’occupation, etc.),

—

risque climatique: interaction de l’exposition sociale et économique et de la vulnérabilité climatique.

Ces informations devraient faire l’objet d’une classification par l’Observatoire européen du patrimoine bâti (7) et pourraient ensuite servir à l’élaboration de lignes directrices spécifiques pour les interventions portant sur les différents types de bâtiments, notamment au moyen d’une analyse des principaux obstacles existants. La collecte et la dissémination de bonnes pratiques permettra de définir des «actions standard» pour chacune des catégories susmentionnées;

17.

appelle de ses vœux des efforts ambitieux pour décarboner le chauffage et le refroidissement résidentiels, qui sont responsables de plus de 80 % de la consommation énergétique globale des bâtiments dans l’Union; à cette fin, rappelle l’importance de promouvoir la décarbonation des sources d’énergie utilisées, et plaide pour une expansion rapide et cohérente des sources d’énergie renouvelables, et si possibles locales, afin de réduire significativement les émissions de CO2 en Europe; fait remarquer que les solutions de chauffage et de refroidissement fondées sur les énergies renouvelables sont variées et devraient être adaptées aux besoins spécifiques d’un ménage ou d’un groupe de population donné (8); partage l’avis de la Commission selon lequel les régions fortement dépendantes des combustibles fossiles devront adopter des ressources énergétiques de transition (9), sans pour autant investir dans des infrastructures dépourvues d’avenir. L’énergie nucléaire ne saurait être comptabilisée parmi les énergies renouvelables;

18.

invite la Commission à proposer un système de hiérarchisation des priorités sur la base de critères tels que le potentiel de réduction de la consommation et des émissions, la capacité financière et la vulnérabilité des occupants; demande également la définition de critères de priorité négatifs, tenant compte des caractéristiques régionales et locales, visant à recenser les bâtiments pour lesquels la démolition et la reconstruction devraient être privilégiées, en veillant à ce que cela n’ouvre pas la voie à la gentrification des quartiers vulnérables;

19.

souligne que, pour mettre en œuvre la vague de rénovations, la Commission et les États membres doivent apporter un soutien important au secteur de la construction, qui est durement touché par la crise et auquel participent souvent de petites entreprises, qui ne sont pas toujours bien équipées pour offrir les produits et services requis. Il y a lieu d’aider le secteur tout entier à combler ses lacunes en matières de connaissances, de compétences et de technologies, et de soutenir le démarrage de nouvelles entreprises à l’épreuve du temps. Le CdR rappelle que la transition nécessaire vers une approche circulaire et territorialisée visant à protéger l’emploi et à assurer une restructuration progressive de la main-d’œuvre nécessite des mécanismes de soutien stables afin d’assurer la continuité des opérations, d’éviter la création de bulles et de permettre l’acquisition de compétences à moyen et à long termes dans tous les territoires de l’Union;

20.

reconnaît qu’il importe d’introduire des exigences législatives pour l’achat et la rénovation de tous les bâtiments publics existants, ainsi que des normes minimales de performance énergétique et des objectifs contraignants relatifs au taux annuel de rénovation du parc immobilier public et au taux d’utilisation d’énergie produite à partir de sources renouvelables; souligne néanmoins que ces dispositions ne pourront être appliquées que si les règles sont suffisamment souples pour tenir compte des différentes caractéristiques (10) des bâtiments et si les collectivités locales et régionales bénéficient du soutien adéquat de la Commission et des États membres, et que si existent des règles, aussi simples et homogènes que possible, prévoyant également des interventions d’entretien courant lorsque celui-ci participe de l’efficacité énergétique et de la résistance sismique des bâtiments. Si de telles obligations sont imposées aussi aux bâtiments privés ou résidentiels, il convient de veiller à ne créer aucune charge financière supplémentaire, en particulier pour les ménages vulnérables sur le plan énergétique; invite dès lors la Commission et les États membres à mener une analyse d’impact approfondie à l’échelle infranationale qui évalue le potentiel et la vulnérabilité des différents territoires à cet égard et comprenne un examen des meilleures pratiques nationales actuelles ainsi que des évaluations antérieures réalisées dans le cadre de projets européens;

21.

soutient la proposition visant à mettre à jour le cadre des certificats de performance énergétique (CPE) afin d’accroître la diffusion de cet instrument, de faciliter la comparabilité des données au niveau européen et de lier les financements à des travaux de réhabilitation en profondeur; souligne que cette révision devrait garantir la cohérence nécessaire avec les cadres en place dans les États membres et être guidée par le principe de proportionnalité; est favorable à la proposition de format européen unique pour les certificats de performance énergétique, de même qu’à l’introduction de journaux de bord numériques destinés à alimenter des bases de données facilement accessibles et gratuites; rappelle que ces bases de données doivent être disponibles au moins à l’échelle NUTS 3 et être reliées à l’Observatoire européen du parc bâti et au futur espace européen commun des données (11);

22.

accueille favorablement le règlement délégué de la Commission relatif à un indicateur de potentiel d’intelligence (SRI) afin de mesurer l’état de préparation des bâtiments à l’intégration avec les technologies intelligentes et de sensibiliser les propriétaires et les occupants des bâtiments à cet égard; rappelle que dans l’Union, le niveau de numérisation des territoires urbains et ruraux est extrêmement inégal et que cet indicateur devrait être lié au contexte spécifique, et éviter de pénaliser les territoires encore en retard s’agissant de la transition numérique, notamment dans les régions moins développées et celles à faible densité de population;

23.

fait valoir que, pour garantir une mise en œuvre efficace de la vague de rénovations, il y a lieu de renforcer suffisamment les capacités et les outils dont disposent les collectivités locales et régionales afin de réduire le déficit de connaissances qui persiste dans différentes zones d’Europe; reconnaît à cet égard le rôle fondamental que joue le pacte pour le climat dans la création de possibilités et d’outils, au moyen de mécanismes de renforcement des capacités et d’un cadre cohérent pour les initiatives ascendantes liées au pacte vert; rappelle que les agences locales et nationales de l’énergie peuvent et doivent apporter une contribution essentielle à ce processus en créant des connaissances et des compétences qui sont diffusées auprès des autorités locales, sans se substituer à ces dernières;

Des rénovations plus rapides et plus lourdes pour des bâtiments de meilleure qualité

24.

invite la Commission à soutenir au maximum la recherche sur la rénovation des bâtiments dans les zones soumises à des contraintes paysagères ou historiques, et à garantir ainsi l’intégration respectueuse des énergies renouvelables. En outre, il demande que cette question devienne l’une des pierres angulaires de l’initiative relative à un nouveau Bauhaus européen: cette dernière devrait favoriser une réflexion encore plus approfondie sur l’intégration des différentes échelles de conception, depuis les bâtiments mêmes jusqu’à l’ensemble du territoire, en passant par le district et en intégrant les thèmes de la mobilité durable, de la réduction de l’utilisation des sols et de la promotion de la biodiversité urbaine (12). Cette rénovation urbaine devrait, le cas échéant et dans la mesure du possible, se faire dans le respect des groupes vulnérables et promouvoir l’utilisation systématique de solutions fondées sur la nature (13), intégrées à des systèmes de surveillance énergétique et environnementale qui valident leurs performances, favoriser une politique de «volume zéro», réduire au minimum l’énergie incarnée (14) dans les bâtiments et, en dernier ressort, avoir la possibilité d’opter pour la démolition de bâtiments sans valeur historique. Le CdR suggère également d’inclure le nouveau Bauhaus européen dans la plateforme d’échange de connaissances (PEC) (15) afin d’améliorer les échanges entre les collectivités locales et régionales sur les concepts innovants, les approches et les compétences interdisciplinaires, et de mettre en évidence la dimension régionale et locale sur le plan de la conception et de la mise en œuvre;

25.

compte tenu de la nouvelle perspective, induite par la pandémie de COVID-19, d’un exode démographique du centre des villes vers leurs périphéries, rappelle que, depuis 2016, la conférence Habitat III des Nations unies intègre déjà au nombre des facteurs de durabilité la densification urbaine, dont l’un des principaux outils est la surélévation des bâtiments dans les centres urbains à faible densité de population, où des travaux de construction sont possibles;

26.

rappelle l’importance de l’intégration systématique des différentes sources d’énergie renouvelables disponibles; à cet effet, outre l’éventuelle définition d’objectifs à l’échelle infranationale, il s’impose notamment d’assurer aussi une concurrence à armes égales entre les différentes sources d’énergie; répète que l’utilisation de ces technologies, en plus de répondre aux caractéristiques géographiques et géologiques et aux spécificités des territoires, doit garantir la pleine protection de l’environnement, de la santé et du paysage naturel et bâti, et qu’elle doit être favorisée par la mise en œuvre de communautés d’énergie renouvelable et de communautés énergétiques citoyennes (prévues par la directive RED II) poursuivant des objectifs de durabilité sociale et environnementale davantage que des objectifs financiers;

27.

juge important de soutenir, au moyen de solutions standardisées, les projets de réhabilitation en profondeur d’immeubles à l’aide d’éléments préfabriqués industriellement, ce qui contribuera grandement à la performance énergétique des bâtiments et à l’objectif de réduction des émissions de CO2 du parc immobilier à l’horizon 2050; souligne que le recours à des solutions standardisées et à des éléments préfabriqués industriellement accélère les délais d’exécution des travaux, en réduit l’impact sur l’environnement et permet de réhabiliter davantage d’immeubles; fait valoir que la préfabrication industrielle contribue à accroître la capacité d’innovation des entreprises, car elle rend possibles la modernisation et l’automatisation du processus de réhabilitation;

28.

invite la Commission à promouvoir davantage, en particulier dans le secteur public, vu sa fonction d’exemplarité, le déploiement de systèmes de gestion de l’énergie tels que le système ISO 50001 ou d’autres normes à appliquer tant dans le secteur privé que dans le secteur public, et à envisager d’améliorer les aspects énergétiques inclus dans le système européen de management environnemental (EMAS); rappelle que ces systèmes peuvent avoir une incidence significative sur la réduction de la consommation des bâtiments en phase d’exploitation (16) et qu’ils sont en mesure d’introduire des procédures vertueuses et permanentes pour les phases de gestion et de surveillance également;

29.

souligne que la modélisation des informations de la construction (BIM) (17) et le comparateur du secteur public (PSC) (18) peuvent jouer un rôle clé dans la mise en œuvre de la vague de rénovations et demande à la Commission de collaborer avec les États membres pour diffuser ces outils, y compris par l’intermédiaire de plateformes publiques (19), afin de promouvoir le développement numérique du secteur immobilier et de la gestion immobilière fondée sur la technologie proptech (20);

30.

rappelle que la disponibilité de données sur la consommation énergétique des bâtiments est cruciale du point de vue de la planification énergétique urbaine, du calcul des investissements et des économies potentielles et de leur suivi; à cette fin, invite instamment la Commission européenne à collaborer avec les États membres pour veiller à ce que ces données soient disponibles gratuitement et aisément, à partir des bases de données existantes, sur l’ensemble du territoire à des fins d’utilité publique, dans le respect des exigences de protection des données; le propriétaire du bâtiment pourrait aussi transmettre les données recueillies à des fournisseurs d’énergie moyennant paiement, ce qui permettrait de financer en partie la rénovation;

31.

rappelle que l’application systématique de critères d’achats publics écologiques dans le secteur de la construction est un outil important pour la réduction rapide de la consommation énergétique des bâtiments et le déploiement de modèles de gestion plus durables; se félicite dès lors de la proposition de publier des lignes directrices détaillées sur les investissements publics durables passant par des marchés publics; invite la Commission et les États membres à créer un cadre législatif cohérent pour soutenir cette pratique en internalisant ces critères dans la réglementation nationale pertinente et dans les plateformes centralisées de marchés publics; invite également la Commission à soutenir cette pratique en favorisant le développement technologique et l’innovation, en nouant un dialogue fructueux avec les fournisseurs, en élaborant les exigences pertinentes et en introduisant des systèmes de contrôle de celles-ci et de suivi de leur utilisation;

32.

invite instamment la Commission et les États membres, en vue d’accélérer la mise en œuvre de la vague de rénovations, à mettre en place des mécanismes de financement pour aider les collectivités locales et régionales à élaborer des plans de faisabilité pour la rénovation énergétique des districts moins efficients, en commençant par un renforcement du mécanisme pour les villes européennes, de l’initiative «Actions innovatrices urbaines» et de l’initiative urbaine européenne, ainsi que par la création de nouveaux instruments, en poursuivant le développement des propositions évoquées dans le document de travail des services de la Commission accompagnant la stratégie; demande que le soutien nécessaire soit apporté aux régions, aux villes et aux municipalités afin qu’elles puissent déployer les ressources disponibles au titre de Next Generation UE, des missions d’Horizon Europe, des programmes opérationnels de la politique de cohésion 2021-2027, et des lignes de crédit de la Banque européenne d’investissement, et alléger les procédures administratives. Cette harmonisation nécessite une révision des procédures afin de garantir une approche systématique et leur traçabilité;

33.

demande que la mise en œuvre de la vague de rénovations soit soutenue par un mécanisme d’assistance technique accessible à toutes les collectivités locales et régionales, par exemple grâce à un modèle renforcé et plus décentralisé de la facilité ELENA, sur la base d’une promotion et d’une normalisation du modèle des guichets uniques (21); estime que ceux-ci ne devraient pas se limiter aux aspects financiers, mais devraient devenir de véritables catalyseurs de sensibilisation, de renforcement des capacités et de diffusion des bonnes pratiques au niveau local et régional; se déclare également disposé à coopérer avec la BEI pour optimiser cette initiative et la mettre en œuvre en temps utile afin de rendre l’instrument plus accessible et ses délais de mise en œuvre beaucoup plus rapides; est convaincu qu’une plus grande synergie entre la facilité ELENA et Horizon Europe peut également permettre de passer de bonnes pratiques individuelles à des investissements à grande échelle; enfin, se dit préoccupé par le niveau trop élevé de l’effet de levier actuellement requis par le programme ELENA pour l’immobilier résidentiel durable (dix fois le montant de la subvention), qui constitue un obstacle significatif pour certaines catégories de bénéficiaires; demande par conséquent à la Commission et à la BEI d’examiner des pistes pour faire face à ce type de situations;

34.

souligne que les mécanismes de financement de la vague de rénovations devront faire face à des situations très diverses en matière de propriété immobilière et à des occupants issus d’un très large éventail de milieux socio-économiques, ainsi qu’à des utilisations mixtes des bâtiments en raison de la tendance croissante au télétravail. Le modèle de neutralité des coûts du logement devrait combiner idéalement les objectifs sociaux et climatiques et empêcher les «rénovictions» (évictions pour cause de rénovations). Le CdR demande par conséquent aux niveaux de gouvernement compétents d’éviter que les coûts de rénovation ne soient répercutés sur les locataires, et considère que les augmentations de loyer doivent être proportionnées au regard des économies d’énergie attendues;

La rénovation de bâtiments dans des domaines ciblés

35.

se félicite de la proposition d’introduire, dans le cadre de la révision de la directive PEB, une norme de «rénovation en profondeur» afin d’ancrer des financements privés importants à des investissements transparents, mesurables et véritablement «verts»; rappelle que ces normes devraient tenir compte de toutes les exigences applicables aux bâtiments situés dans différentes zones climatiques et prévoir des protocoles spécifiques pour les bâtiments historiques, en veillant à la protection des monuments, tout en s’appuyant sur les meilleures pratiques consolidées dans les différents territoires (22);

36.

invite la Commission à collaborer avec les États membres afin de prévoir des règles budgétaires plus souples pour les collectivités locales et régionales en vue de soutenir leur capacité d’investissement dans le domaine de la rénovation du parc immobilier existant et de la construction de nouveaux bâtiments publics à caractère social, en accordant une attention particulière au potentiel des contrats de performance énergétique hors bilan (23);

37.

rappelle que les conditions de logement peuvent souvent être une source d’inégalité manifeste, dès lors que les bâtiments surpeuplés dotés de systèmes énergétiques inefficaces et les coûts y afférents font peser un fardeau souvent insupportable sur le budget des ménages. Dans la mesure où environ 34 millions d’Européens sont en situation de précarité énergétique, le CdR invite les États membres à établir des estimations précises au niveau infrarégional; il exhorte la Commission à redoubler d’efforts pour promouvoir et échanger les meilleures pratiques en matière de lutte contre la précarité énergétique en mettant en réseau les observatoires existants, et à soutenir la création d’observatoires dans les États membres qui n’en ont pas encore;

38.

affirme que l’énergie doit être un bien à la portée de tous, et que la problématique de la précarité énergétique a des retombées significatives sur le plan social, économique et environnemental; souligne que le cercle vicieux de la précarité énergétique touche non seulement les ménages vulnérables et les personnes physiques, mais que les entreprises et parfois les petites collectivités locales peuvent également être touchées par des dynamiques très similaires, où les ressources disponibles ne permettent pas de faire face à l’augmentation du coût des services énergétiques, qui deviennent donc une charge croissante pour le budget général; invite dès lors la Commission à étudier la possibilité d’étendre les analyses de la précarité énergétique au-delà des ménages individuels, afin de tenir compte de leurs résultats lors de la définition des mécanismes de mise en œuvre de la vague de rénovations; rappelle que le modèle de zones de production équipées sur le plan écologique peut constituer une référence utile pour la participation du secteur de la production à la vague de rénovations et, plus généralement, à la mise en œuvre du pacte vert; se dit prêt à coopérer avec la Commission européenne aux activités du nouvel Observatoire de la précarité énergétique;

39.

rappelle que les communautés énergétiques locales et le concept de prosommateurs peuvent jouer un rôle clé dans l’augmentation des taux de rénovation et dans la lutte contre la précarité énergétique, ainsi qu’en matière de transition énergétique en mettant en œuvre des modèles de production d’énergie à grande échelle et d’initiatives citoyennes. À cet égard, il convient de promouvoir les initiatives en faveur de l’autoproduction et de l’autoconsommation dans les logements, en facilitant et en renforçant le déploiement de technologies comme le solaire —thermique et photovoltaïque — et la géothermie, dans les bâtiments existants en cours de rénovation et plus encore dans les nouvelles constructions. Un autre modèle est celui de l’inclusion des frais de chauffage dans le loyer, qui est fréquemment appliqué en Suède et en Finlande, par exemple, où le propriétaire de l’immeuble garantit aux locataires un bon environnement intérieur, avec une température généralement comprise entre 20 et 21 degrés. Ce modèle a permis d’éviter la précarité énergétique tout en incitant fortement le propriétaire à économiser de l’énergie, ce dernier disposant de possibilités autres que celles se trouvant à la portée des locataires, même s’il n’en reste pas moins tributaire de leur coopération. Le CdR invite dès lors instamment la Commission à collaborer avec les États membres pour veiller à ce que les directives pertinentes soient transposées en temps utile, dans le plein respect de l’esprit de la directive et au moyen de mécanismes de mise en œuvre rationalisés; suggère que les exigences relatives aux relevés et à la facturation individuels ne s’appliquent pas lorsqu’elles ne constituent pas un moyen rentable d’économiser de l’énergie;

40.

souligne qu’il importe de soutenir les approches de proximité qui exploitent le potentiel des collectivités locales pour intégrer les sources locales d’énergie renouvelable à la consommation locale au moyen de solutions numériques innovantes, et qui constituent la pierre angulaire du concept de ville intelligente; souligne qu’avec une connectivité numérique renforcée (24) dans les zones urbaines et rurales, les citoyens auront un accès plus aisé aux informations sur leur consommation d’énergie en temps réel, et pourront ainsi l’optimiser et la rendre plus efficace. Ces approches locales devraient s’étendre au-delà des frontières physiques des États membres, de manière à permettre les échanges d’énergie renouvelable entre des communes et des quartiers contigus au sein de régions frontalières;

41.

invite instamment la Commission et les États membres à créer les conditions nécessaires à la mise en œuvre de la vague de rénovations, y compris dans les zones moins urbanisées et plus isolées, rurales ou encore celles à faible densité de population, afin de veiller à ce que ces zones ne perdent pas leur attractivité et garantissent des normes de qualité de vie et des services à l’épreuve du temps; rappelle que les communautés énergétiques peuvent jouer un rôle important dans la promotion des énergies renouvelables au sein des communautés urbaines et rurales ainsi que dans la cohésion territoriale;

42.

souligne qu’il convient de tenir compte de la situation particulière des régions ultrapériphériques, qui souffrent de phénomènes climatiques défavorables, sont très vulnérables au bouleversement du climat et se trouvent isolées du point de vue énergétique, de sorte que le coût de la rénovation y sera plus élevé. Afin de parvenir à l’écologisation des bâtiments, il est nécessaire d’adapter les régimes de soutien financier aux projets situés dans ces régions pour prendre en considération les coûts de production liés à leurs conditions spécifiques. À cet égard, le CdR accueille favorablement le lancement de la deuxième phase de l’initiative sur une «énergie propre pour les îles de l’UE», et se tient prêt à en soutenir la mise en œuvre;

43.

demande la consolidation des mécanismes de certification pour soutenir le choix de matériaux et de techniques de construction en fonction de leur cycle de vie, la possibilité d’utiliser des techniques de démolition sélective et la différenciation des éléments dangereux et des éléments valorisables. Il s’agit de stimuler la rénovation du secteur de la construction afin de lui permettre de mettre en œuvre des processus circulaires dans l’ensemble de la filière, conformément au protocole de l’Union sur la gestion des déchets de construction et de démolition; ce faisant, il convient de soutenir les entrepreneurs dans la mise au point de solutions de remplacement, par exemple grâce à des partenariats pour l’innovation et la coopération conclus entre adjudicateurs et prestataires dans le cadre de marchés publics; la Commission doit elle aussi intervenir à ce niveau, en incitant davantage les États membres à soutenir ces méthodes d’attribution des marchés;

44.

enjoint à la Commission européenne d’exiger des États membres qu’ils associent pleinement et effectivement les collectivités régionales et locales à l’élaboration et à la mise en œuvre de leurs plans nationaux pour la reprise et la résilience. Seule une gouvernance à plusieurs niveaux peut garantir que les mesures de rénovation énergétique des bâtiments soient conçues en synergie avec le système territorial, en maximisant les avantages multiples d’une telle démarche (environnementaux, sociaux et économiques); souligne qu’il convient de promouvoir davantage le dialogue multiniveaux sur le climat et l’énergie (25) et de définir des méthodes pour sa mise en œuvre afin de garantir qu’elle soit effective, cohérente et systématique;

45.

affirme avec force le rôle crucial joué par les collectivités locales et régionales pour veiller à ce que la rénovation des bâtiments soit compatible avec les règles d’aménagement du territoire et d’urbanisme, promeuve les politiques de lutte contre le dépeuplement et soit conforme aux critères d’équité sociale et de respect de l’environnement, et rappelle que les mécanismes de financement de la vague de rénovations choisis par les États membres ne doivent pas affaiblir ce rôle fondamental de coordination;

46.

invite la Commission et les États membres à encourager, d’une part, les synergies entre les différents acteurs lorsque les interventions conjointes sont plus efficaces et, d’autre part, l’intégration entre les Fonds ESI et les fonds en gestion directe (Horizon Europe, mécanisme pour l’interconnexion en Europe, InvestEU, nouveau sous-programme «Transition vers l’énergie propre» du programme LIFE et BEI). À cette fin, il convient de récompenser ceux qui mettent en œuvre ces synergies en interagissant à titre principal avec les collectivités territoriales (et en premier lieu avec les régions). En particulier, la logique de l’investissement d’impact promue par l’OCDE pour la mise en œuvre des objectifs de développement durable peut être adoptée, de sorte que les investissements soient assortis d’objectifs d’impact social et environnemental mesurables compatibles avec les performances économiques (26);

47.

invite la Commission et les États membres à veiller à ce que la rénovation des bâtiments ne se concentre pas uniquement sur les aspects de la construction du bâtiment ou du logement lui-même, mais aborde également ceux liés à la nécessité de transformer la mobilité, principalement dans les zones urbaines, en mettant l’accent sur l’intégration des aires de stationnement pour vélos et des véhicules de mobilité personnelle à l’intérieur ou à proximité des bâtiments, avec des points de recharge pour véhicules électriques, et en envisageant d’éliminer les obstacles administratifs et législatifs afférents; recommande en outre, étant donné que nous vivons dans une société de plus en plus connectée, de mettre à disposition des infrastructures communes de communication, concernant les technologies de l’information et de la communication, afin de favoriser l’intégration des occupants de ces bâtiments;

48.

demande que l’on procède à des améliorations des mécanismes de financement de cette stratégie, dans le cadre de la facilité pour la reprise et la résilience, de la politique de cohésion et de la BEI, de sorte que les régions puissent jouer un rôle accru comme destinataires et gestionnaires des fonds concernés;

49.

plaide pour que la configuration juridique de la vague de rénovations ne porte pas atteinte au droit des États membres de déterminer en toute indépendance les sources d’énergie qu’ils souhaitent utiliser, pour autant qu’elles aillent dans le sens de la décarbonation prévue dans les objectifs de l’Union européenne;

50.

se réjouit de la proposition de la Commission européenne de nouer avec lui-même un partenariat étroit concernant la vague de rénovations et réclame un accord spécifique jetant les bases d’une coopération renforcée dans ce domaine dans le cadre de la relance de l’après-COVID;

51.

invite le Conseil de l’Union européenne à mettre en place une campagne de communication en coopération avec d’autres institutions et en étroite collaboration avec lui-même afin de sensibiliser les échelons européen, national, régional et local à la vague de rénovations et d’encourager les actions simultanées à ces niveaux.

Bruxelles, le 19 mars 2021.

Le président du Comité européen des régions

Apostolos TZITZIKOSTAS


(1) La directive sur la performance énergétique des bâtiments prévoit des stratégies nationales pour la rénovation énergétique du parc immobilier national.

(2) http://bpie.eu/wp-content/uploads/2015/10/Implementing_Cost_Optimality.pdf

(3) Voir, par exemple, le projet «Sharing cities»: http://www.sharingcities.eu/

(4) Il existe des guides visant à faciliter l’élaboration de plans intégrés, tels que «How to develop a SECAP» (Comment élaborer un plan d’action en faveur de l’énergie durable et du climat»), le «Smart City Guidance Package» (Ensemble d’orientations sur la ville intelligente») et la brochure de synthèse élaborés par le pôle «Integrated Planning Policy and Regulation Action» (Mesure intégrée de planification, d’action et de réglementation) de l’initiative européenne «Villes intelligentes», ou encore le guide du «European Energy Award» (Prix européen de l’énergie).

(5) https://ec.europa.eu/environment/topics/circular-economy/levels_en

(6) Level(s), par exemple, ne comporte pas d’indicateur de la puissance maximale nécessaire (kW) des bâtiments ou de la charge sur le réseau électrique, qui sont des facteurs de plus en plus importants dans plusieurs secteurs où les systèmes électriques font face à une augmentation de la demande.

(7) Observatoire européen du patrimoine bâti: https://ec.europa.eu/energy/topics/energy-efficiency/energy-efficient-buildings/eu-bso_en

(8) Ces possibilités comprennent notamment, mais de manière non exhaustive, l’électrification directe et l’utilisation de pompes à chaleur, les réseaux de chauffage urbain, l’adaptation du réseau de gaz existant et le recours à l’hydrogène.

(9) Par exemple des solutions basées sur le gaz naturel.

(10) Telles que les caractéristiques des bâtiments en ce qui concerne leur âge, leur forme, leur utilisation, leurs caractéristiques historiques/architecturales, leur propriété, leur finalité, le marché immobilier local, leur valeur alternative, leurs coûts de sous-traitance et d’éventuels travaux de rénovation antérieurs.

(11) Voir, par exemple, les projets X-tendo (https://x-tendo.eu), U-Cert (https://u-certproject.eu) et QualDEEPC (https://qualdeepc.eu).

(12) Voir, par exemple, le projet GrowGreen: http://growgreenproject.eu

(13) Tels que les «jardins suspendus», les «toitures vertes», les «infrastructures vertes et bleues».

(14) L’énergie incarnée est l’énergie consommée par tous les processus liés à la production d’un bâtiment, depuis l’extraction minière et la transformation des ressources naturelles jusqu’à la fabrication, au transport et à la livraison des produits.

(15) La PEC a été mise sur pied par le Comité des régions et la Commission européenne (DG Recherche et innovation).

(16) Voir, par exemple, le projet Compete4SECAP: https://compete4secap.eu

(17) Voir, par exemple, le «Smart City Guidance Package» (Ensemble d’orientations sur la ville intelligente»), p. 91, à l’adresse https://www.researchgate.net/publication/343615678_Smart_City_Guidance_Package

(18) Voir, par exemple, le «Smart City Guidance Package» (Ensemble d’orientations sur la ville intelligente»), p. 92, à l’adresse https://www.researchgate.net/publication/343615678_Smart_City_Guidance_Package

(19) Voir, par exemple, le projet NET-ubiep: http://www.net-ubiep.eu

(20) «Enabling Positive Energy Districts across Europe: energy efficiency couples renewable energy» (Favoriser les quartiers à énergie positive en Europe: allier l’efficacité énergétique aux énergies renouvelables) — EU Science Hub (europa.eu).

(21) Voir, par exemple, les projets OKTAVE (https://www.oktave.fr) INTERREG ReeHub (https://reehub.italy-albania-montenegro.eu) et PADOVA FIT (https://www.padovafit.eu/home.html).

(22) Voir, par exemple, le projet Energiesprong à l’adresse https://energiesprong.org/

(23) Voir, par exemple, le projet Guarantee: www.guarantee-project.eu

(24) Par exemple, la 5G est une technologie capable tout à la fois de connecter des milliers d’appareils de surveillance dans les zones les plus peuplées et de faciliter la connectivité ultrarapide qui fait défaut dans bon nombre de celles où la population est moins dense et dont certaines sont menacées de dépeuplement.

(25) Tel qu’établi par le règlement (UE) 2018/1999 sur la gouvernance de l’union de l’énergie.

(26) https://www.oecd.org/dac/financing-sustainable-development/development-finance-topics/social-impact-investment-initiative.htm


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