| CELEX | 52020IR3320 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 14 octobre 2020 |
| 18.12.2020 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 440/54 |
Avis du Comité européen des régions — Le rôle de la politique de cohésion de l’Union européenne quant à un changement économique intelligent et innovant au sein des régions dans le contexte de la crise du coronavirus
(2020/C 440/10)
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RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS
Introduction
| 1. | Accueille favorablement l’invitation que lui a faite la présidence allemande d’élaborer un avis sur le rôle de la politique de cohésion quant à un changement économique intelligent et innovant au sein des régions dans le contexte de la crise du coronavirus; |
| 2. | Prend acte de la priorité accordée par la présidence allemande à une Europe plus forte et plus innovante, ainsi que de son affirmation selon laquelle les Fonds structurels de l’Union ont un rôle important à jouer lorsqu’il s’agit d’atténuer les répercussions économiques et sociales de la pandémie de COVID-19 et de stimuler la reprise économique dans les régions; |
Le rôle fondamental des régions dans la lutte contre la crise économique consécutive à la pandémie
| 3. | Constate qu’en réaction à l’épidémie de coronavirus, toutes les régions d’Europe ont adopté, dans le domaine de l’économie et de la prévention, des mesures d’urgence étendues. Ces actions ont principalement visé le secteur de la santé, les services sociaux, les transports publics, les systèmes éducatifs et les fonds de roulement des PME. Toutefois, alors que l’on s’oriente vers des politiques à plus long terme, il apparaît plus important d’imaginer et de déployer des solutions innovantes dans une multitude de domaines. Des concepts innovants sont nécessaires pour assurer la transition vers une Europe plus durable, plus numérique et plus résiliente, soit autant de secteurs dans lesquels la politique de cohésion peut jouer son rôle; |
| 4. | Souligne que les régions exercent des compétences importantes en matière de la politique économique et de soutien aux entreprises, y compris pour aider l’innovation et la recherche appliquée. Les régions peuvent contribuer au changement économique compte tenu de leur rôle dans la promotion de la recherche et développement, le soutien aux technologies clés, la mobilisation des réseaux et des grappes d’entreprises, l’aide au changement de modèle d’entreprise ou encore le déploiement des nouvelles technologies. En leur qualité de «client de lancement», les villes et les régions peuvent en outre donner plus d’élan à une transition durable, en échangeant leurs expériences; |
| 5. | Recommande, afin de faire face aux effets du coronavirus sur les entreprises et l’emploi, de recourir autant que possible à des structures et organisations ordinaires. Les régions jouent un rôle essentiel pour ce qui est de transmettre des connaissances sur les disparités régionales et intrarégionales et sur la manière dont leurs besoins sont affectés par ces différences. Ces informations peuvent être cruciales tant pour les programmes de soutien nationaux que pour les initiatives de l’Union à destination des entreprises dans les différentes régions; |
| 6. | Réaffirme que les collectivités locales et régionales sont les mieux placées pour évaluer les besoins d’investissement à l’échelon territorial et qu’elles devraient être pleinement associées aux décisions concernant la (re)programmation des investissements au titre de l’initiative REACT-EU, la mise en œuvre de la facilité pour la reprise et la résilience et celle des stratégies européennes en faveur des PME et en matière industrielle; |
| 7. | Estime qu’il convient de renforcer le rôle central des régions dans les efforts déployés. Compte tenu des effets de la crise, il s’agit notamment de renforcer la capacité des régions à coordonner, lancer et entreprendre des activités extraordinaires à court et moyen terme afin de susciter une reprise durable dans les États membres, en fonction des besoins et de la situation de chaque région. En recourant à l’analyse, au suivi et à l’évaluation, les régions peuvent prendre des décisions éclairées sur les actions en faveur du développement qui sont susceptibles de contribuer à un redémarrage durable. Une des tâches essentielles des régions devrait consister à collecter des informations importantes au niveau régional et à les relayer au niveau national; |
| 8. | Prévoit que la coopération au sein des partenariats régionaux dans le cadre de la plateforme de spécialisation intelligente jouera un rôle important dans la reprise économique. La coopération interrégionale dans le domaine de la recherche et de l’innovation sera un élément déterminant de la relance ainsi que d’une transition écologique et numérique dans laquelle aucun lieu, ni qui que ce soit, ne sera laissé pour compte; |
| 9. | S’inquiète de l’érosion des capacités nécessaires à un changement économique intelligent et innovant au niveau régional à l’issue de l’épidémie de COVID-19, en conséquence non seulement de la perte de ressources induite par cette crise, mais aussi d’une décennie d’austérité. Pour inverser la tendance, il y a lieu de transférer davantage de ressources au niveau local et régional. Dans le même temps, il conviendra de renforcer l’efficacité régionale, ce qui nécessitera que les régions innovent à tous les niveaux et qu’elles soient ouvertes à l’apprentissage et au partage des connaissances; |
| 10. | Se félicite du soutien financier que l’Union apporte aux villes et aux régions (par le truchement de REACT-EU) afin d’aider les secteurs qui ont le plus souffert de l’épidémie de COVID-19 dans leur évolution à court comme à moyen terme vers des modèles d’entreprise durables; |
| 11. | Reconnaît que le déclin de certains secteurs et l’évolution des comportements de travail pourraient nécessiter une révision et une adaptation des plans d’aménagement des territoires urbains, de manière à refléter la réduction des besoins en espaces de bureaux et de commerce en centre-ville, ainsi qu’une réorganisation des transports publics (modes de transport, fréquence et financement). Dans les villes, il s’agira de mettre davantage l’accent sur les déplacements à pied et à vélo. À cet égard, le Comité se félicite que nombre de villes entendent de plus en plus réduire le trafic automobile dans une large mesure, en adaptant les règles du code de la route et la conception des voies de circulation au profit des piétons et des cyclistes; |
| 12. | Souligne la nécessité de donner une plus grande importance au Fonds social européen, en tant qu’il constitue un instrument essentiel d’investissement social. Les citoyens sont au cœur de toute politique d’investissement et constituent un élément clé de la reprise économique; |
La politique de cohésion en tant qu’outil essentiel pour un changement économique intelligent et innovant dans les régions
| 13. | Souligne que la politique de cohésion constitue le principal mécanisme de financement de l’Union permettant un investissement dans toutes les régions et mettant davantage l’accent sur l’innovation en tant que moteur de croissance. Sa mise en œuvre favorise une utilisation plus efficace des fonds publics grâce à l’amélioration des capacités administratives et institutionnelles; |
| 14. | Se félicite de la réaction rapide des institutions européennes à la situation d’urgence et du fait qu’elles ont libéré des ressources d’une ampleur sans précédent pour lutter contre la pandémie de COVID-19, associant des mesures financées par la politique de cohésion au titre du cadre financier pluriannuel (CFP) classique, afin d’offrir une perspective à long terme, et un effort spécifique en faveur de la relance au titre de l’instrument «Next Generation EU», pour faire face aux effets à court terme de la crise; |
| 15. | Recommande vivement que le caractère temporaire de certains des renforcements proposés de la politique de cohésion, en particulier pour ce qui est de l’absence de concentration thématique, ne compromette pas les objectifs de cette politique et son système de gestion partagée fondé sur des principes acceptés par tous. S’il faut faire preuve de souplesse en temps de crise, une flexibilité excessive peut menacer l’existence de la politique de cohésion à plus long terme; |
| 16. | Se félicite que des coupes généralisées dans la politique de cohésion aient pu être évitées, car celle-ci représente le principal instrument financier dont dispose l’Union pour sortir de la crise économique; juge toutefois inacceptable que le budget à long terme de l’Union soit réduit à un niveau record, le montant global proposé pour les engagements s’élevant à 1 074,3 milliards d’EUR; |
| 17. | Souligne que les Fonds structurels revêtiront une importance plus grande encore pour les investissements futurs au service d’une Union socialement juste, plus verte, plus compétitive, plus numérique et plus inclusive, compte tenu des coupes opérées dans d’autres programmes de l’Union tels qu’Horizon, InvestEU, LIFE et Erasmus+; |
| 18. | Constate avec satisfaction que l’initiative REACT-EU fusionne deux objectifs en un nouvel objectif thématique: la sortie de crise, d’une part, et l’avènement d’une économie verte, numérique et résiliente, d’autre part. Elle est ainsi mieux à même de servir de structure transitoire entre deux périodes de programmation. Elle permet en outre de libérer plus rapidement les investissements publics indispensables à la transition verte et numérique; |
| 19. | Préconise par conséquent un minimum de concentration thématique pour les objectifs de REACT-EU en faveur d’une économie verte, numérique et résiliente, afin de garantir que les fonds ne seront pas affectés exclusivement à la sortie de crise et que les dépenses soient toujours conformes à l’objectif général de l’Union de parvenir à la neutralité climatique d’ici 2050. Cette démarche contribuera également à accélérer la transition entre la réaction d’urgence et les investissements réalisés au titre de la nouvelle période de programmation. Il importe de veiller à ce que les investissements soient bien ancrés dans cette stratégie européenne, pour éviter de «déverser de l’argent dans l’économie» sans finalité claire; |
| 20. | Souligne le rôle des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) dans la transformation économique des régions qui souhaitent réduire leurs émissions et passer au numérique, soit ce que l’on appelle la «quatrième révolution industrielle». Le Fonds européen de développement régional (FEDER) joue un rôle de catalyseur lorsqu’il s’agit de stimuler un changement économique intelligent et innovant, en raison de sa concentration thématique sur les objectifs stratégiques axés sur «une Europe plus intelligente et plus verte» ainsi que des types d’investissement qu’il soutient; |
| 21. | Note que la politique de cohésion joue un rôle crucial dans le comblement du fossé numérique qui se creuse. Le recours accru aux technologies numériques, qui s’est accéléré lors des périodes de confinement, devrait perdurer et continuera de contribuer à l’innovation sociale. Il conviendra de mettre davantage l’accent sur le développement des compétences numériques, qui devraient faire partie intégrante de toute stratégie de résilience, ainsi que sur l’adaptation des systèmes éducatifs et l’équipement des écoles en technologies numériques; |
| 22. | Rappelle que l’objectif fondamental de la politique de cohésion est de renforcer la cohésion économique, sociale et territoriale au sein de l’Union européenne, et de porter une attention particulière aux territoires qui le requièrent en raison de graves handicaps structurels, qu’ils soient naturels ou démographiques. Ils ont davantage de difficultés à fournir à leur population un accès à des services qui se sont révélés essentiels pendant la pandémie, tels que les services de santé ou les infrastructures numériques, et qui joueront un rôle clé pour que l’Europe atteigne ses priorités en matière de climat, de numérisation et de croissance; |
| 23. | Reconnaît que la politique de cohésion jouera un rôle de plus en plus important dans le soutien du processus de réforme économique que mènent actuellement les États membres, en renforçant le lien avec le semestre européen. Le Comité souligne à cet égard qu’il est urgent de procéder à une réforme en profondeur du semestre européen et de la gouvernance économique de l’Union européenne, dans l’objectif de parvenir à un processus transparent, inclusif et démocratique. À défaut d’une réforme du semestre européen, la politique de cohésion risque d’aboutir à une centralisation plus poussée et à une approche des plans de redressement qui procédera du sommet vers la base, ainsi qu’à un retour à des politiques qui ne tiendront aucun compte de la cohésion économique, sociale et territoriale, entre les États membres comme au sein de chacun d’entre eux, et qui feront obstacle aux investissements publics qu’il est nécessaire de réaliser d’urgence pour la reprise durable dans l’Union européenne. En conséquence, la Commission devrait veiller à ce que les États membres associent les régions à leurs démarches tout au long du processus national du Semestre et à ce que le financement des recommandations par pays à l’aide des fonds de la politique de cohésion ait une dimension territoriale bien définie; |
| 24. | Invite tous les dirigeants européens à faire en sorte que les programmes de la politique de cohésion pour la période 2021-2027 puissent être lancés en temps utile, afin d’éviter toute interruption du financement entre les deux périodes de programmation; |
Le rôle crucial des PME et des industries dans une relance économique de l’Europe axée sur l’innovation
| 25. | Convient avec la présidence du Conseil qu’un secteur industriel européen compétitif et des petites et moyennes entreprises dynamiques sont essentiels au succès de la transformation numérique et écologique. La stratégie industrielle de l’Union et celle en faveur des PME devraient dès lors s’inscrire dans une approche territorialisée et promouvoir la coopération entre les régions européennes dans le domaine des technologies clés innovantes, de façon à consolider l’avantage concurrentiel de l’Europe; |
| 26. | Soutient à cette fin l’élaboration de recommandations en vue de mettre en place des conditions-cadres adéquates et le déploiement à grande échelle d’innovations tournées vers l’avenir, de même que des mesures relatives au financement, une réduction substantielle des formalités administratives, ainsi que des réglementations favorables aux PME et des approches transfrontières innovantes pour promouvoir l’esprit d’entreprise, la transformation numérique et l’innovation; |
| 27. | Souligne qu’il est nécessaire d’assurer l’accès des PME au financement et de leur fournir un soutien en matière de liquidités par l’intermédiaire des subventions et régimes de l’Union et des mesures prises au niveau national, de manière à permettre aux entreprises de compenser les déficits de liquidités dus à la crise. Les mesures d’urgence devraient être complétées par des instruments permettant le financement des investissements et de l’innovation, notamment dans le domaine des technologies numériques; |
| 28. | Réaffirme que les aides sous forme de conseils doivent être étendues (en particulier pour les travailleurs indépendants et les chômeurs) et que le temps de réaction face aux demandes évolutives des PME doit être raccourci. Les pouvoirs publics devraient adopter une approche ascendante centrée sur les besoins. La priorité devrait être accordée aux programmes de renforcement des compétences dans le domaine des technologies numériques et de l’habileté numérique; |
Fonds pour une transition juste
| 29. | Rejette l’utilisation obligatoire du FEDER en tant qu’instrument de cofinancement du Fonds pour une transition juste (FTJ) étant donné qu’elle peut menacer les objectifs de la politique de cohésion, y compris les dépenses consacrées à l’innovation faisant l’objet d’une concentration thématique (au titre de l’objectif stratégique no 1). Le FTJ étant ciblé géographiquement, le cofinancement au titre du FEDER devrait être facultatif; |
| 30. | Réaffirme que tout transfert de fonds régionaux par un État membre, y compris le cofinancement au titre du FTJ, devrait requérir l’assentiment des partenaires locaux et régionaux concernés, conformément aux principes de partenariat et de gouvernance à plusieurs niveaux; |
Les stratégies à court terme doivent revêtir une dimension régionale plus forte, être véritablement simplifiées et permettre des synergies avec les politiques à long terme
| 31. | Se félicite de l’action rapide de la Commission visant à mettre en place des investissements essentiels dans le cadre des dispositifs ressortissant à l’initiative d’investissement en réaction au coronavirus. La réduction de la charge administrative et la flexibilité qu’ils offrent contribue à l’absorption des fonds régionaux pour la période 2014-2020, là où elle est nécessaire; |
| 32. | Invite la Commission à faire en sorte que les mesures prises récemment pour accroître la flexibilité et simplifier davantage la politique de cohésion au niveau de l’Union n’entraînent pas une centralisation, une surréglementation ou une charge administrative supplémentaire au niveau national, provoquées par un refus des risques et un réflexe de régulation des risques de la part des États membres; |
| 33. | Demande plus de clarté en ce qui concerne l’interaction entre les divers nouveaux mécanismes, tels que REACT-EU, le FTJ et la facilité pour la reprise et la résilience, afin d’éviter que les États membres n’ajoutent un degré de complexité supplémentaire et n’adoptent des réglementations nationales plus strictes; |
| 34. | Demande à la Commission de veiller à éviter tout transfert de pouvoir au détriment des régions. La facilité proposée pour la reprise et la résilience devrait être utilisée selon une approche ascendante, en ajoutant des critères d’attribution régionaux à l’initiative REACT-EU et à cette facilité, et en associant davantage les collectivités locales et régionales à la gouvernance des instruments, notamment lors de l’élaboration des plans nationaux d’investissement au service de la relance. Le Comité relève toutefois que la facilité pour la reprise et la résilience risque de manquer de légitimité et d’efficacité, du fait que son application s’effectue par le truchement de programmes centralisés, lesquels sont adoptés sans avoir à respecter aucune exigence de partenariat et peuvent dès lors ne pas prendre en compte les véritables besoins de relance, tels qu’ils apparaissent dans une optique territoriale; |
Accélérer la relance et assurer une transition sans heurts
| 35. | Se félicite de l’invitation faite par le Conseil à la Commission de présenter, avant le Conseil européen d’octobre, des propositions sur la manière d’accélérer et de faciliter les procédures dans les États membres en vue d’un déploiement rapide de l’aide à la relance. Il importe de créer les conditions propices à une mise en œuvre rapide des projets d’investissement, en particulier dans le domaine des infrastructures; |
| 36. | Approuve les dispositions prévoyant un remboursement rapide et un accès simplifié aux ressources supplémentaires, notamment la date finale d’éligibilité et le délai proposé de deux années, soit 2021 et 2022, pour dépenser 70 % des subventions. Toutefois, le Comité souligne qu’il importe de conserver la possibilité que les États membres soient autorisés à utiliser également ces ressources en 2023 et 2024, au-delà de la date-limite de 2022 fixée par la Commission européenne; |
| 37. | Invite instamment les États membres à donner suite à la proposition de la Commission d’utiliser les structures de gestion existantes afin d’accélérer la mise en œuvre, ainsi qu’à garantir que les collectivités locales et régionales soient associées à la démarche, en vertu du principe de partenariat; |
| 38. | Exhorte le Conseil à s’accorder le plus rapidement possible sur l’allocation définitive des fonds de l’initiative REACT-EU, afin d’encourager une mise en œuvre rapide des investissements cruciaux pour les villes et les régions. Même si elle était prise le 19 octobre, une telle décision arriverait déjà bien tardivement pour que les régions élaborent leurs programmes; |
Recommandations générales concernant la politique de cohésion pour la période de programmation 2021-2027
| 39. | Recommande aux collectivités locales et régionales de définir clairement des stratégies de développement à moyen et long terme fondées à la fois sur les évolutions et les défis attendus et sur les spécificités de leur territoire; |
| 40. | Souligne que les stratégies de développement régional et de spécialisation intelligente représentent un outil de poids pour assurer un effet de synergie et des complémentarités réciproques entre les différents instruments sectoriels ainsi que la participation en bonne et due forme des parties intéressées, conformément à l’approche territorialisée du développement économique, social et territorial; |
| 41. | Rappelle qu’il est important que tous les échelons de gouvernance (européen, national, régional et local) travaillent ensemble, et que le niveau infranational reçoive des possibilités et des fonds suffisants pour assumer la responsabilité de son propre potentiel de développement; |
| 42. | Demande à la Commission de veiller à ce que le cadre juridique et les principes essentiels de la politique de cohésion, y compris les éléments tels que la concentration thématique, les conditions ex ante, la gouvernance à plusieurs niveaux, le partenariat, la solidarité, l’état de droit et une dimension territorialisée, soient respectés lorsque la situation reviendra à la «normale». Ces principes ont démontré leur efficacité lorsqu’il s’agit de relever rapidement et de manière flexible les défis qui se posent de sorte qu’aucune ville ou région ne soit laissée pour compte; |
| 43. | Soutient sans réserve le Parlement européen lorsqu’il insiste sur la nécessité d’un mécanisme de l’Union pour protéger la démocratie, l’état de droit et les droits fondamentaux; demande que ledit mécanisme s’attache au respect de toutes les valeurs fondamentales de l’Union, notamment à celui de la dignité humaine et des droits humains, de la liberté et de l’égalité, dans chaque État membre, région et municipalité, et qu’il assure que ses éventuelles sanctions frappent l’échelon de gouvernement en cause; |
| 44. | Recommande d’élargir les stratégies de spécialisation intelligente au-delà des activités de recherche et innovation, en mettant davantage l’accent sur les objectifs économiques, sociaux et environnementaux et en accordant une plus grande attention à la résilience dans le monde de demain. L’objectif stratégique no 1 (Une Europe plus intelligente) fournit une base pour les investissements en matière d’innovation qui va au-delà de la transformation économique et poursuit des objectifs économiques, sociaux et environnementaux plus larges (par exemple le pacte vert); |
| 45. | Juge dès lors regrettable la révision à la baisse des dépenses minimales en faveur de la transformation industrielle intelligente et innovante au titre de l’objectif stratégique no 1 du FEDER. À cet égard, l’absence de concentration thématique pour cet objectif en ce qui concerne les régions les plus développées est préoccupante, car l’innovation dans ces régions est susceptible de stimuler l’économie européenne; |
| 46. | Soutient la poursuite de la valorisation dans les programmes opérationnels du FEDER pour la période 2021-2027 au titre de l’objectif stratégique no 1. Il reste nécessaire d’investir dans les étapes situées entre la recherche appliquée et la mise sur le marché des innovations, au moyen à la fois de capitaux et de subventions. L’accent devrait être mis sur la création de nouvelles chaînes de valeur; |
| 47. | Déplore la décision du Conseil de supprimer à la fois une évaluation technique à mi-parcours des dotations de la politique de cohésion en 2024 et l’apport éventuel de 10 milliards d’EUR supplémentaires au budget de cette politique, sans qu’aucun État membre ne perde une partie des crédits qui lui sont alloués. Cette décision est regrettable, l’évaluation étant censée prendre en considération les effets de la crise; un nombre significatif de régions connaîtront sans doute un déclin marqué de leur PIB par habitant et pourraient donc prétendre à des crédits supplémentaires à l’issue d’une évaluation à mi-parcours; |
| 48. | Demande à l’Union européenne de s’abstenir de toute mesure supplémentaire, du type de celles proposées par le Conseil, destinée à assurer la collecte et la comparabilité des informations relatives aux bénéficiaires finaux des financements de l’Union à des fins de contrôle et d’audit. Ceux-ci ne devraient pas avoir à supporter la charge que représentent des audits supplémentaires; |
Valeur ajoutée de la coopération territoriale, des écosystèmes régionaux, de la spécialisation intelligente et des investissements interrégionaux en matière d’innovation pour la promotion de la relance économique
| 49. | Rappelle l’importance que revêt la coopération territoriale européenne pour aider à surmonter les répercussions négatives de la crise et accélérer la reprise économique et demande d’allouer des financements en faveur de projets de coopération transfrontalière; |
| 50. | Regrette dès lors que l’enveloppe allouée à l’objectif de coopération territoriale européenne ait été réduite par rapport à la proposition de la Commission de mai 2018, sans parler des niveaux de 2014-2020. Le budget qu’il est proposé d’affecter à cet objectif est donc manifestement insuffisant face aux défis multiples et croissants auxquels sont confrontées les régions transfrontalières dans le contexte de la crise de la COVID-19. De même, il est regrettable que l’accord auquel est parvenu le Conseil envisage de réduire de moitié le budget alloué aux investissements interrégionaux en matière d’innovation («volet no 5»); |
| 51. | Invite la Commission à promouvoir davantage les groupements et écosystèmes régionaux dans le cadre des investissements interrégionaux en matière d’innovation. La combinaison d’infrastructures technologiques, industrielles et sociales de régions différentes, en fonction de leurs atouts et capacités, contribue à créer une masse critique et à générer des économies d’échelle et, par conséquent, à donner la capacité d’accroître l’efficacité des systèmes de recherche et d’innovation; |
| 52. | Demande à la Commission d’envisager l’intégration de stratégies régionales de spécialisation intelligente contribuant à l’avènement d’une Europe verte, numérique et résiliente comme une condition favorisante en vue d’assurer l’efficacité des plans d’investissement (nationaux) au service de la relance; |
| 53. | propose d’engager, dans le cadre du programme de 18 mois couvrant les présidences allemande, portugaise et slovène du Conseil, un dialogue politique permanent entre tous les niveaux de gouvernement concernant les synergies entre les différentes mesures prises dans le contexte de la COVID-19 et les instruments de la politique de cohésion. |
Bruxelles, le 14 octobre 2020.
Le président du Comité européen des régions
Apostolos TZITZIKOSTAS
Résolution du Parlement européen du 18 décembre 2020 sur la détérioration de la situation des droits de l’homme en Égypte, en particulier le cas des militants de l’Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR) (2020/2912(RSP))
18/12/2020
Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2020 sur la mise en œuvre de la directive sur le retour (2019/2208(INI))
17/12/2020
Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2020 sur le projet de décision d’exécution de la Commission autorisant la mise sur le marché de produits contenant du soja génétiquement modifié MON 87751 × MON 87701 × MON 87708 × MON 89788, consistant en ce soja ou produits à partir de celui-ci, en application du règlement (CE) n° 1829/2003 du Parlement européen et du Conseil (D069145/02 — 2020/2891(RSP))
17/12/2020
Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2020 sur le projet de décision d’exécution de la Commission autorisant la mise sur le marché de produits contenant du maïs génétiquement modifié MON 87427 × MON 89034 × MIR162 × MON 87411 ou du maïs génétiquement modifié combinant deux ou trois des événements uniques MON 87427, MON 89034, MIR162 et MON 87411, de produits consistant en ces maïs ou produits à partir de ceux-ci, en application du règlement (CE) n° 1829/2003 du Parlement européen et du Conseil (D069146/02 — 2020/2892(RSP))
17/12/2020