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AccueilDroit européen52021AE0976
Avis institutionnel52021AE0976

Avis institutionnel — 52021AE0976

CELEX52021AE0976
TypeAvis institutionnel
Datemardi 27 avril 2021

Texte intégral

16.7.2021

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 286/141


Avis du Comité économique et social européen sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions — «Assurer la justice dans l’UE — Une stratégie européenne de formation judiciaire pour la période 2021-2024»

[COM(2020) 713 final]

(2021/C 286/24)

Rapporteure:

Elena-Alexandra CALISTRU

Consultation

Commission européenne, 24.2.2021

Base juridique

Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Compétence

Section «Emploi, affaires sociales et citoyenneté»

Adoption en section

16.4.2021

Adoption en session plénière

27.4.2021

Session plénière no

560

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

240/3/0

1. Conclusions et recommandations

1.1.

La formation judiciaire au droit de l’Union a permis d’améliorer l’application correcte et uniforme du droit de l’Union et d’instaurer une confiance mutuelle dans les procédures judiciaires transfrontières, contribuant ainsi à développer l’espace de justice de l’Union. La stratégie s’appuie sur le succès des efforts déployés précédemment et vise à maintenir la formation judiciaire au premier rang des priorités de l’Union, en mettant particulièrement l’accent sur les nouveaux défis à relever — tels que la transition écologique ou les nouvelles relations du travail — et sur l’adaptation à la nouvelle ère technologique.

1.2.

En fournissant des ressources, un soutien et une formation adéquats, les praticiens de la justice dans tous les États membres peuvent répondre aux besoins des citoyens, des travailleurs et des entreprises dans l’ensemble de l’Union. Des praticiens bien formés jouent un rôle important dans le renforcement d’une culture de l’état de droit et le respect de l’état de droit lui-même, la promotion des valeurs et principes européens tels que l’indépendance de la justice et le soutien au plein respect des droits fondamentaux au niveau de l’Union et au niveau national.

1.3.

Les évolutions en cours sur le marché du travail soulèvent de plus en plus de questions concernant le statut et les règles applicables aux travailleurs et aux nouvelles formes émergentes de travail. Les arrêts des tribunaux des États membres diffèrent alors qu’ils portent sur des situations similaires ou identiques dans ce domaine, même dans les affaires concernant la même entreprise. Afin de garantir une jurisprudence unitaire et un bon fonctionnement du marché intérieur, il est nécessaire de mettre en place des lignes directrices et une formation pour le pouvoir judiciaire.

1.4.

Le CESE comprend et reconnaît pleinement que la Commission ne joue qu’un rôle de soutien en matière de formation judiciaire, laquelle relève en premier ressort des acteurs nationaux. Néanmoins, une intégration stratégique et un soutien financier adéquats pour la mise en œuvre de la stratégie devraient être une préoccupation commune.

1.5.

Compte tenu du défi qui se pose au niveau de l’Union et du nombre croissant de questions qui revêtent une dimension européenne (par exemple, la protection des intérêts financiers de l’Union dans les nouveaux mécanismes financiers, la transition numérique et écologique), il est de plus en plus important d’établir des règles pour favoriser une approche plus homogène entre les États membres en matière de formation judiciaire.

1.6.

De la même manière, le Comité reconnaît l’importance que la Commission attache au suivi régulier de la mise en œuvre de la stratégie et à la collaboration avec les autres institutions de l’Union pour s’assurer du soutien politique nécessaire à la réalisation des objectifs. Le CESE recommande vivement à la Commission de trouver les moyens d’associer les organisations de la société civile et les partenaires sociaux au suivi de la mise en œuvre de la stratégie, tant au niveau de l’Union qu’au niveau des États membres.

1.7.

Afin de protéger les intérêts financiers et environnementaux de l’Union ainsi que les droits découlant de la législation de l’Union, le CESE estime que la protection et les droits des lanceurs d’alerte — qui jouent un rôle essentiel s’agissant de prévenir les abus liés à la fraude et à la corruption, ainsi que toute violation des droits découlant de la législation de l’Union — devraient être inclus dans la formation des praticiens de la justice.

1.8.

La formation judiciaire européenne devrait aller au-delà de l’éducation juridique. Le Comité se félicite tout particulièrement de l’accent mis sur le «métier de juge» en tant qu’élément central de l’efficacité de la justice. Le CESE est favorable au développement de compétences professionnelles dans des domaines complémentaires, tels que l’éthique, la criminalistique et la psychologie, et estime qu’il y a lieu de veiller à ce que les professionnels du droit disposent de la connaissance nécessaire des éléments techniques qui, la plupart du temps, sont utilisés dans différents domaines de la législation de l’Union, tels que l’environnement, les infrastructures ou le domaine financier et bancaire.

1.9.

De même, dans le contexte de la numérisation, et en particulier s’agissant de l’utilisation des outils d’intelligence artificielle dans le système judiciaire, le CESE recommande une formation spécifique. En particulier, il y a lieu de s’employer avec vigueur à poursuivre et à appliquer les principes de la charte éthique européenne d’utilisation de l’intelligence artificielle dans les systèmes judiciaires.

2. Contexte

2.1.

L’évaluation de la stratégie européenne de formation judiciaire 2011-2020 montre que la stratégie a contribué à améliorer la formation au droit de l’Union pour les praticiens du droit (en particulier les juges et les procureurs), qu’elle a créé les capacités de réseaux tels que le réseau européen de formation judiciaire (REFJ) et a renforcé les réseaux et les prestataires de formation au niveau de l’Union.

2.2.

La formation judiciaire doit répondre à de nouvelles évolutions et de nouveaux défis au niveau de l’Union. Il s’agit notamment de la détérioration de l’état de droit, d’atteintes aux droits fondamentaux dans certains États membres, de nouveaux domaines de réglementation au niveau de l’Union, mais aussi de la transition numérique.

2.3.

La stratégie européenne de formation judiciaire pour la période 2021-2024 a pour objectif de consolider une culture judiciaire européenne commune fondée sur l’état de droit, les droits fondamentaux et la confiance mutuelle. Elle propose un cadre et une série de mesures clés pour améliorer l’application correcte et efficace du droit de l’Union. Les États membres, les prestataires de formation, les organisations nationales et européennes de professionnels de la justice et l’Union sont invités à s’atteler aux priorités suivantes, dans le cadre d’une responsabilité partagée:

—

organiser la formation judiciaire pour promouvoir une culture commune de l’état de droit,

—

protéger les droits fondamentaux et faire de la charte des droits fondamentaux de l’Union une réalité dans la vie quotidienne des citoyens, en veillant en particulier à la protection des victimes et des personnes vulnérables,

—

renforcer la numérisation de la justice,

—

suivre le rythme de l’évolution du droit de l’Union, y compris de la coopération judiciaire transfrontière,

—

doter les praticiens des moyens de relever de nouveaux défis, en particulier à la suite de la pandémie,

—

assurer une formation allant au-delà du droit de l’Union, notamment la formation au «métier de juge» et aux connaissances et compétences non juridiques,

—

créer et mettre en œuvre un programme de formation plus pratique et sur mesure pour les professionnels de la justice,

—

favoriser une formation accrue, plus large et plus ciblée pour les différentes catégories de professionnels de la justice,

—

promouvoir des activités de formation efficaces et de grande qualité, y compris sous divers formats d’apprentissage, en particulier les méthodes hybrides et en ligne, et en utilisant des programmes d’études éprouvés,

—

renforcer la formation judiciaire des jeunes praticiens,

—

renforcer la responsabilité partagée des parties prenantes nationales, des réseaux d’experts en droit de l’Union, du réseau européen de formation judiciaire, d’autres acteurs au niveau de l’Union et de la Commission,

—

cibler les professionnels de la justice en dehors de l’Union, en particulier ceux des Balkans occidentaux.

3. Observations générales

3.1.

La crise de la COVID-19 a posé d’importants problèmes au fonctionnement du système judiciaire, mais elle a également engendré de nouvelles difficultés que les praticiens de la justice doivent surmonter. Le CESE se félicite de l’attention accordée à la nécessité de garantir non seulement les infrastructures nécessaires à la transition numérique, mais aussi l’investissement dans les compétences des professionnels qui devront participer à cette transformation numérique.

3.2.

Il émet toutefois une réserve importante: la mise en œuvre de la stratégie est impossible sans la participation de toutes les parties prenantes, y compris les ministères de la justice, les conseils de la magistrature et du ministère public, les autorités des professions autoréglementées, les associations européennes de professionnels de la justice, les prestataires de formation nationaux et européens, ainsi que les institutions et organes de l’Union. Le CESE s’associe à la Commission lorsqu’elle invite ces acteurs à s’engager à atteindre les objectifs quantitatifs et qualitatifs de la stratégie.

3.3.

Le CESE rappelle les conclusions de nombreux avis antérieurs (1) selon lesquelles la cohérence dans l’accès à la justice au sein de l’Union est un facteur essentiel qui sous-tend le marché unique et l’application uniforme des droits consacrés par la législation européenne dans l’Union en ce qu’elle offre la clarté et la sécurité nécessaires aux citoyens comme aux entreprises, dès lors que subsistent des différences significatives entre les États membres s’agissant de l’application de l’acquis de l’Union. Il est essentiel, à cette fin, de soutenir les États membres au niveau national en leur fournissant non seulement les fonds complémentaires nécessaires (y compris au moyen des ressources pour la reprise et la résilience), mais aussi les outils permettant à l’ensemble des parties prenantes et des professionnels de la justice d’être prêts à s’associer à cet effort.

3.4.

De la même manière, nous reconnaissons l’importance que la Commission attache au suivi régulier de la mise en œuvre de la stratégie et à la collaboration avec les autres institutions de l’Union pour s’assurer du soutien politique nécessaire à la réalisation des objectifs. Le CESE invite la Commission à trouver les moyens d’associer les organisations de la société civile et les partenaires sociaux au suivi de la mise en œuvre de la stratégie, tant au niveau de l’Union qu’au niveau des États membres.

3.5.

Le CESE convient que les praticiens bien formés jouent un rôle important dans le renforcement d’une culture de l’état de droit et le respect de l’état de droit lui-même, la promotion des valeurs et principes européens tels que l’indépendance de la justice et le soutien au plein respect des droits fondamentaux au niveau de l’Union et au niveau national. Toutefois, nous soulignons qu’il importe d’offrir des moyens, un soutien et une formation adéquats dans le cadre d’un effort plus large visant à faire en sorte que les praticiens de la justice de tous les États membres puissent répondre aux besoins des citoyens et des entreprises dans l’ensemble de l’Union européenne, en respectant les mêmes normes et valeurs.

3.6.

Depuis sa création en 2018, le groupe «Droits fondamentaux et état de droit» (FRRL) du CESE a prêté attention aux points de vue des parties prenantes sur les questions relatives à la qualité et à l’indépendance du pouvoir judiciaire. Le CESE convient que des praticiens bien formés jouent un rôle important dans le renforcement d’une culture de l’état de droit et le respect de l’état de droit lui-même, la promotion des valeurs et principes européens tels que l’indépendance de la justice et le soutien au plein respect des droits fondamentaux au niveau de l’Union et au niveau national.

4. Observations particulières

4.1.

Nous saluons l’engagement continu en faveur de la formation essentielle des praticiens de la justice dans les États membres, notamment grâce au respect de l’acquis de l’Union dans le domaine de l’état de droit et à la mise en œuvre effective des engagements pris par les États membres en matière de droits fondamentaux (y compris les droits des groupes vulnérables spécifiques tels que les enfants, les personnes handicapées, les victimes de violences fondées sur le genre, de racisme et de discrimination).

4.2.

Les évolutions en cours sur le marché du travail soulèvent de plus en plus de questions concernant le statut et les règles applicables aux travailleurs et aux nouvelles formes émergentes de travail. Les arrêts des tribunaux des États membres diffèrent alors qu’ils portent sur des situations similaires ou identiques dans ce domaine, même dans les affaires concernant la même entreprise. Afin de garantir une jurisprudence unitaire et un bon fonctionnement du marché intérieur, il est nécessaire de mettre en place des lignes directrices et une formation pour le pouvoir judiciaire.

4.3.

Un autre élément important est la nécessité de poursuivre les activités de formation dans les domaines considérés comme problématiques au titre du programme de l’Union en matière de sécurité, tels que la cybercriminalité, la criminalité organisée et la criminalité financière qui ont une incidence sur le budget de l’Union, en particulier dans le contexte nouveau de la création du Parquet européen. Il devrait s’agir d’une préoccupation constante pour toutes les parties prenantes, et des ressources appropriées devraient y être allouées.

4.4.

En ce qui concerne la protection des intérêts financiers et environnementaux de l’Union, le CESE estime que la formation des praticiens de la justice doit inclure la protection des lanceurs d’alerte, dont les droits sont encore trop peu connus et qui, par leurs signalements, jouent un rôle clé dans la prévention des abus liés à la fraude et à la corruption et de toute violation des droits découlant de la législation de l’Union.

4.5.

L’un des enjeux principaux consistera à faire progresser le secteur de la justice sur la voie numérique. Le CESE note cependant qu’il existe des différences significatives entre les situations nationales et que les systèmes judiciaires des États membres se trouvent à des stades différents dans le processus de numérisation. La stratégie proposée tient compte des compétences nationales et respecte le principe de subsidiarité. Dans le même temps, il importe que tous les États membres œuvrent à réduire les lacunes actuelles en matière de numérisation, en garantissant non seulement des investissements dans les infrastructures, mais aussi les compétences des professionnels de la justice qui devront faire de la transformation numérique une réalité.

4.6.

Sans la numérisation de la justice au niveau national et sans investissements dans la formation des praticiens de la justice à l’utilisation quotidienne des outils et technologies numériques, il sera difficile de favoriser une coopération transfrontière plus étroite entre les autorités judiciaires. En outre, à défaut d’investissements adéquats et cohérents dans les formations pour améliorer non seulement les compétences, mais aussi la sensibilisation au numérique, il sera difficile de relever de nouveaux défis (concernant tant des problèmes comme la protection adéquate des droits des personnes et des données à caractère personnel dans l’espace numérique, que des nouvelles questions telles que celles relevant de la cybercriminalité).

4.7.

S’agissant de la numérisation, et en particulier de l’utilisation des outils d’intelligence artificielle dans le système judiciaire, le CESE recommande une formation spécifique. Le respect des droits fondamentaux, la prévention de la discrimination, l’utilisation de données de bonne qualité dans les décisions judiciaires et la défense du principe de «l’humain aux commandes» figurent, entre autres, dans la charte éthique européenne pour l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les systèmes judiciaires (2). Il est de la plus haute importance de faire connaître et respecter ces principes au moyen de la formation.

4.8.

Le Comité salue la reconnaissance du fait que la formation judiciaire européenne devrait aller au-delà de l’éducation juridique et soutenir le perfectionnement des compétences professionnelles. Nous notons en particulier l’accent mis sur la formation au «métier de juge» en tant qu’élément au cœur de l’efficacité de la justice, de la relation de confiance entre les systèmes de justice et les citoyens, et de la confiance entre les praticiens dans la coopération transfrontière.

4.9.

Un autre point essentiel à aborder est la formation des praticiens de la justice dans des domaines complémentaires, tels que l’éthique, la criminalistique et la psychologie, et la nécessité de veiller à ce que les professionnels du droit disposent de la connaissance nécessaire des éléments techniques qui, la plupart du temps, sont utilisés dans différents domaines de la législation de l’Union, tels que l’environnement, les infrastructures ou le domaine financier et bancaire.

4.10.

Le CESE apprécie également que la stratégie concerne un large éventail de professionnels de la justice qui appliquent le droit de l’Union, notamment et avant tout les juges, les procureurs et le personnel des tribunaux, mais aussi les professions telles que les avocats et juristes, les notaires, les huissiers de justice, les médiateurs, les interprètes et traducteurs en justice, les experts judiciaires et, dans certaines situations, le personnel pénitentiaire et les agents de probation. La situation varie néanmoins fortement d’un État membre à l’autre, et il convient de tenir dûment compte des diverses spécificités nationales qui pourraient compliquer la mise en œuvre de la stratégie.

4.11.

Le CESE convient également que la formation doit être d’une qualité suffisante pour atteindre ses objectifs, qu’une évaluation des besoins est indispensable, mais aussi que les praticiens de la justice doivent être exposés à diverses formes d’apprentissage, y compris une combinaison d’activités résidentielles en face-à-face, d’outils d’apprentissage en ligne et de formations pratiques. Le CESE craint toutefois que des méthodologies communes et des prestataires de formation nationaux ne soient pas des éléments suffisants à cet égard et que les États membres ne soient pas pleinement déterminés à utiliser la multitude de ressources, bonnes pratiques et guides qui sont pourtant disponibles au niveau de l’Union.

4.12.

Des enseignements peuvent être tirés du rôle et des résultats uniques du réseau européen de formation judiciaire, qui est une expérience qui se poursuit aujourd’hui, de même que nous nous félicitons de l’importance accordée au rôle que doivent jouer les acteurs au niveau de l’Union dans la promotion et l’organisation d’activités de formation transfrontières, tout en multipliant les effets de formation.

4.13.

Le rôle de la formation judiciaire européenne dans la promotion d’une culture commune de l’état de droit se reflète également dans l’importance accordée aux professionnels de la justice en dehors de l’Union ou au fait de veiller à ce que les nouveaux professionnels de la justice acquièrent des connaissances de base sur le système juridique et la culture juridique de l’Union au cours de leur formation initiale.

4.14.

Nous saluons également les efforts déployés par la Commission pour encourager la participation des professionnels de la justice de pays tiers, en particulier de la région des Balkans occidentaux, à une formation sur l’acquis en matière d’état de droit ou sur la coopération judiciaire transfrontière. Le CESE a toujours insisté (3) sur la nécessité de renforcer l’état de droit et l’indépendance de la justice pour les pays candidats et les candidats potentiels à l’adhésion à l’Union.

4.15.

Le CESE attire également l’attention sur la nécessité de reconnaître les difficultés que le Brexit pourrait engendrer pour les professionnels du système judiciaire. Cela revêt une importance particulière dans le contexte de l’accord de commerce et de coopération conclu entre l’Union et le Royaume-Uni, mais aussi pour la coopération policière et judiciaire en matière pénale et pour veiller au respect des droits fondamentaux.

4.16.

Enfin, en vue de garantir la durabilité des actions proposées, le CESE insiste également sur la nécessité d’associer, au-delà des parties prenantes du pouvoir judiciaire, les organisations de la société civile et les associations professionnelles de praticiens de la justice, ainsi que des défenseurs de la justice dans des domaines particuliers (environnement, marchés publics, soins de santé, protection des consommateurs, droits des travailleurs et relations du travail, etc.). Un engagement fort de la société civile et des partenaires sociaux peut constituer une aide supplémentaire pour renforcer la démocratie, le respect des droits de l’homme et l’état de droit.

Bruxelles, le 27 avril 2021.

La présidente du Comité économique et social européen

Christa SCHWENG


(1) Avis du CESE sur la «Communication de la Commission sur l’accès à la justice en matière d’environnement» (JO C 129 du 11.4.2018, p. 65); avis du CESE sur les «Actions de l’Union européenne destinées à améliorer le respect de la législation environnementale et la gouvernance environnementale» (JO C 283 du 10.8.2018, p. 83); avis du CESE sur l’«Application de la convention d’Aarhus — Accès à la justice en matière d’environnement» (JO C 123 du 9.4.2021, p. 66).

(2) https://rm.coe.int/charte-ethique-fr-pour-publication-4-decembre-2018/16808f699b

(3) Avis du CESE sur le thème «Renforcer le processus d’adhésion — Une perspective européenne crédible pour les Balkans occidentaux» (JO C 220 du 9.6.2021, p. 88); avis du CESE sur le thème «La stratégie d’élargissement de l’Union européenne» (JO C 133 du 14.4.2016, p. 31).


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