| CELEX | 52021AE2564 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 7 juillet 2021 |
| 16.9.2021 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 374/6 |
Avis du Comité économique et social européen sur le thème «Tirer parti des possibilités économiques et sociales offertes par la numérisation et améliorer la transformation numérique de l’économie, en particulier des PME, en mettant l’accent sur une intelligence artificielle centrée sur l’être humain et sur les données»
(avis exploratoire)
(2021/C 374/02)
| Rapporteure: | Antje GERSTEIN |
| Consultation | Présidence slovène, 19.3.2021 |
| Base juridique | Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne |
| Compétence | Section «Marché unique, production et consommation» |
| Adoption en section | 15.6.2021 |
| Adoption en session plénière | 7.7.2021 |
| Session plénière no | 562 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 217/0/1 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Alors même que, dans le contexte de la pandémie actuelle, nous avons appris que le travail à distance, le travail à domicile et les formules de travail flexibles allaient devenir, du moins dans une certaine mesure, la «nouvelle normalité», nous devons également prendre conscience que les modèles d’entreprise numériques dicteront de plus en plus la forme que prendra le monde du travail. Il importe de concevoir ces modèles de sorte qu’ils soient axés sur les personnes et les valeurs. Dans un sens plus large, au sein de la société, le défi consiste à garantir l’inclusion numérique des groupes particulièrement vulnérables. |
| 1.2. | Selon les prévisions, les bénéfices que tirera l’Union européenne de l’achèvement de son marché unique numérique devraient contribuer à hauteur de 415 milliards d’euros par an à sa production économique. Si la transformation numérique ouvre des perspectives considérables aux entreprises dans l’ensemble de l’Union, celles-ci sont nombreuses à faire face non seulement à un degré très élevé d’insécurité juridique dans leurs activités transfrontières, mais aussi au risque de rester à la traîne en raison d’un manque d’accès ou de ressources pour investir, ainsi que d’un déficit de compétences, qui touche généralement de nombreuses PME et en particulier les microentreprises. |
| 1.3. | L’une des clés pour la réussite d’un marché unique numérique en Europe sera une réglementation des nouveaux modèles d’entreprise et applications numériques comme l’intelligence artificielle (IA) qui soit ouverte à la technologie, de même qu’un accès au financement en faveur de l’innovation permettant aux PME de profiter de ces nouvelles applications numériques. Le CESE a réalisé une étude sur l’intelligence artificielle dans les PME, qui peut apporter des éclairages utiles (1). |
| 1.4. | Depuis son premier avis sur l’intelligence artificielle en 2017, le CESE est à la pointe du débat en la matière et, ces dernières années, il a publié plusieurs avis sur le sujet. Il est actuellement en train d’élaborer un avis formel sur la proposition de la Commission européenne relative à une législation sur l’intelligence artificielle. Cet avis sera présenté à l’assemblée plénière du CESE en septembre, et il abordera notamment, parmi d’autres questions, la définition de l’intelligence artificielle, élément important de la proposition de législation y afférente. |
2. Informations contextuelles
| 2.1. | Au regard des priorités qu’elle envisage pour son semestre à la tête du Conseil de l’Union, la future présidence slovène a formulé des propositions sur lesquelles le Comité a été invité, par une lettre datée du 18 mars 2021, à rédiger des avis exploratoires. La présidence attache une importance particulière à ces domaines d’intervention de l’Union. |
| 2.2. | Le présent avis constitue donc une réponse à la demande de la présidence slovène du Conseil invitant le Comité à élaborer un avis exploratoire sur les perspectives économiques et sociales de la numérisation. |
| 2.3. | Le présent avis exploratoire aborde de manière synthétique plusieurs thèmes ayant trait à la numérisation, et qui font l’objet d’avis du CESE récents ou en cours d’élaboration. Il répond à quatre questions posées par la présidence en rapport avec l’acte sur la gouvernance des données, la législation sur les services numériques et celle sur l’intelligence artificielle. Toutes les autres informations pertinentes sur ces sujets figurent dans les avis que le CESE y a respectivement consacrés (2). |
3. Observations générales
| 3.1. | La crise de la COVID-19 a mis en lumière à la fois le retard numérique de l’Union européenne et le potentiel considérable qui est le sien. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons avoir conscience que l’Union a besoin d’un marché unique numérique qui soit solide. Il convient pour cela d’en renforcer les capacités dans des domaines tels que l’informatique en nuage, la 5G et l’utilisation sécurisée des données. Pour ne pas se laisser distancer par les acteurs mondiaux que sont les États-Unis et la Chine, il est nécessaire d’investir dans une Europe numérique forte. |
| 3.2. | Selon les prévisions, les bénéfices que tirera l’Union européenne de l’achèvement de son marché unique numérique devraient contribuer à hauteur de 415 milliards d’euros par an à sa production économique. La maintenance prédictive, les plateformes numériques et l’informatique quantique ne sont que trois exemples illustrant l’incidence considérable qu’auront les technologies numériques sur la numérisation de l’économie européenne. Si la transformation numérique ouvre des perspectives considérables aux entreprises dans l’ensemble de l’Union, elles sont nombreuses à faire face non seulement à un degré très élevé d’insécurité juridique dans leurs activités transfrontières, mais aussi au risque de rester à la traîne en raison d’un manque d’accès ou de ressources pour investir, ainsi que d’un déficit de compétences, qui touche généralement de nombreuses PME et en particulier les microentreprises. |
| 3.3. | Alors même que, dans le contexte de la pandémie actuelle, nous avons appris que le travail à distance, le travail à domicile et les formules de travail flexibles allaient devenir, du moins dans une certaine mesure, la «nouvelle normalité», nous devons également prendre conscience que les modèles d’entreprise numériques dicteront de plus en plus la forme que prendra le monde du travail. Il importe de concevoir ces modèles de sorte qu’ils soient axés sur les personnes et les valeurs. |
| 3.4. | Dans une économie d’après-pandémie, nous devons veiller à ce que les petites et moyennes entreprises de certains secteurs particulièrement touchés (secteurs de services comme le commerce de détail ou le tourisme) ne perdent pas de terrain en raison de besoins d’investissement trop importants (et d’économies épuisées après plus d’un an de pandémie). Ces entreprises ont besoin d’un soutien spécifique pour mener à bien leur transformation numérique et poursuivre le développement de leurs modèles économiques, un soutien dont doivent tenir compte les programmes nationaux pour la reprise liés au fonds de relance de l’Union. La Commission se doit d’assumer un rôle de coordination afin d’éviter une fragmentation entre les différents fonds européens et de veiller à la rationalisation des activités et projets menés dans ce domaine particulier qu’est la transformation numérique des PME. |
| 3.5. | Le cadre politique doit être approprié et permettre aux PME de tirer parti des possibilités qu’offre la numérisation. Il conviendrait d’envisager une réglementation uniquement dans les cas où l’on peut clairement prévoir une évolution indésirable. Une certaine marge de manœuvre est nécessaire pour que l’innovation et les nouveaux modèles d’entreprise puissent se développer. Des réglementations européennes trop strictes ou conçues de façon trop précipitée désavantagent les entreprises européennes, en particulier les PME, par rapport aux sociétés actives au niveau international établies ailleurs dans le monde. |
| 3.6. | En revanche, dans certains secteurs, en particulier celui des services (commerce de détail, tourisme, restauration), il est urgent de mettre en place un cadre réglementaire permettant de lutter contre la désinformation dans l’espace numérique et de prendre des mesures, par exemple contre les fausses évaluations, lesquelles peuvent être extrêmement préjudiciables aux entreprises. Dans l’avis qu’il a élaboré tout dernièrement sur la législation sur les services numériques (3), le CESE s’est penché sur ces problèmes, qui sont monnaie courante sur les plateformes numériques. |
| 3.7. | La progression du développement technique et de la transformation numérique de l’économie comporte également certains risques dont il ne faut pas faire abstraction si l’on entend en exploiter pleinement le potentiel. Il faut dès lors veiller à ce que le progrès technologique et la numérisation s’accompagnent de mécanismes qui permettent de lutter contre l’exclusion numérique des groupes particulièrement vulnérables. |
| 3.8. | Depuis son premier avis sur l’intelligence artificielle en 2017 (4), le CESE est à la pointe du débat en la matière et, ces dernières années, il a publié plusieurs avis sur le sujet (5). Le Comité plaide en faveur d’une approche de l’intelligence artificielle où «l’humain reste aux commandes», c’est-à-dire où l’humain garde le contrôle de l’IA d’un point de vue technique et demeure en capacité de décider si, quand et comment il l’utilise dans la société au sens large. Le CESE a salué la stratégie européenne en matière d’intelligence artificielle publiée en 2018 et la communication de la Commission sur les lignes directrices en matière d’éthique pour une IA digne de confiance, et il s’est félicité qu’elle souscrive aux 7 exigences que doit remplir une IA digne de confiance. Le Comité a par ailleurs attiré l’attention, entre autres, sur les répercussions de l’intelligence artificielle sur l’emploi, sur l’importance de trouver un juste équilibre entre la réglementation, l’autorégulation et l’orientation éthique, et sur l’incidence de l’IA sur les consommateurs. |
| 3.9. | Le CESE est actuellement en train d’élaborer un avis formel sur la proposition de la Commission relative à une législation sur l’intelligence artificielle (6), qui sera présenté à l’assemblée plénière du Comité en septembre. Le CESE ne peut pas encore rendre publique sa position officielle sur ladite législation, mais il peut livrer quelques réflexions en réponse à la question spécifique posée par la présidence slovène sur la définition de l’IA énoncée dans la proposition de législation. |
| 3.10. | En ce qui concerne le lieu de travail, il convient de garantir à tous les salariés un travail décent, en tant que principe fondamental à l’ère de la numérisation. Dans les entreprises, les travailleurs et leurs représentants doivent être associés d’emblée au déploiement de l’intelligence artificielle, dès lors qu’elle les affecte directement, et ils doivent participer à la définition de ses modalités d’usage. Il importe de former les travailleurs aux nouveaux emplois du monde du travail numérique avec anticipation et en temps utile. |
4. Observations particulières
| 4.1. | La présidence slovène considère l’intelligence artificielle comme l’aspect le plus fondamental de la numérisation. L’intégration des technologies de pointe dans la société ainsi que la transition vers une société du gigabit font également partie des questions particulièrement importantes. À l’aide des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle et l’économie fondée sur les données, l’Union européenne a la capacité de se remettre rapidement de la crise et de s’imposer comme la première société numérique au monde. |
| 4.2. | La présidence slovène a demandé au CESE de répondre à quatre questions spécifiques:
|
| 4.3. | L’acte sur la gouvernance des données introduit des règles relatives à de nouveaux modèles d’entreprises, telles que les prestataires de services de partage de données, qui encourageront l’utilisation des données. Quel est le point de vue du CESE sur les effets économiques de tels services (7)? |
| 4.3.1. | Le CESE juge l’acte sur la gouvernance des données approprié et nécessaire car les opérations de traitement, de stockage et de partage de données numériques revêtent une importance croissante, non seulement d’un point de vue économique, mais aussi social et civique, puisqu’elles concernent des individus, des administrations et des entreprises, et s’exercent dans le cadre d’un environnement réglementaire complexe et structuré. |
| 4.3.2. | Le CESE envisage de reconnaître l’utilité d’un modèle de coopératives de gestion et d’échange de données qui constitue un instrument très utile pour une gestion neutre et partagée des données. À cet égard, il encourage la Commission et les États membres à soutenir les PME dans leurs démarches visant à développer des organismes mutuels pour la gestion et l’échange de données. |
| 4.3.3. | La forme coopérative et les formes collaboratives en général semblent particulièrement appropriées pour gérer les activités d’intermédiation, d’échange ou de partage de données entre les citoyens (travailleurs, consommateurs, chefs d’entreprise) et les entreprises, étant donné, en particulier, qu’elles permettent de faire coïncider les intérêts, en matière de gestion des données, des personnes concernées et de la coopérative détentrice des données, laquelle, en l’occurrence, appartient à ces personnes concernées. Ces structures pourraient donc garantir une gouvernance participative partagée entre les citoyens, les entreprises et les entrepreneurs, lesquels pourraient fournir des données mais aussi en bénéficier et les utiliser. Ce mécanisme est susceptible de favoriser le climat de confiance et d’ouverture nécessaire à une bonne gouvernance des données dans le marché unique numérique de l’Union européenne. |
| 4.4. | L’acte sur la gouvernance des données introduit la notion d’organisation altruiste en matière de données, ce qui facilitera la réutilisation des données mises à disposition par les personnes physiques et morales. Cela permettra également de fournir de nouveaux services, notamment la collecte de données produites par des personnes physiques à des fins d’intérêt général. Quel est le point de vue du CESE à cet égard (8)? |
| 4.4.1. | Le CESE accueille favorablement la proposition visant à réglementer les organisations engagées dans la «gestion altruiste» en matière de données. Il souscrit aux dispositions de la proposition de règlement selon lesquelles lesdites organisations doivent avoir le statut juridique d’entités sans but lucratif agissant dans l’intérêt général et surtout être indépendantes et autonomes, en particulier par rapport à d’autres organisations qui, elles, exercent des activités de gestion des données à des fins commerciales ou lucratives. |
| 4.4.2. | Ces dispositions, ainsi que la création d’un registre public spécifique reprenant ces entités, répondent de manière adéquate au besoin de transparence, de protection des droits et des intérêts des citoyens et des entreprises qui caractérisent l’altruisme en matière d’échange de données. Elles permettent de renforcer la confiance de toutes les parties prenantes. |
| 4.5. | Quelle est la position du CESE sur la proposition de définition appropriée de l’intelligence artificielle (figurant dans la législation sur l’intelligence artificielle publiée en avril 2021)? |
| 4.5.1. | Le CESE se félicite que la Commission, dans sa récente proposition législative sur l’intelligence artificielle, ait adressé un message clair, à savoir que les droits fondamentaux et les valeurs européennes sont au cœur de l’approche adoptée à cet échelon en matière d’IA. Un grand nombre des recommandations formulées par le Comité ces dernières années ont été reprises dans cette proposition. |
| 4.5.2. | Le CESE travaille actuellement à l’élaboration d’un avis distinct en réponse à ladite proposition, où il se penchera en particulier sur la définition de l’intelligence artificielle — élément crucial de la proposition de législation sur l’IA —, telle qu’elle y est énoncée. |
| 4.5.3. | À titre liminaire, le CESE souligne que l’intelligence artificielle reste un concept foncièrement contesté, puisqu’il n’en existe pas de définition universellement admise. La complexité réside en partie dans le fait que les définitions juridiques diffèrent des définitions purement scientifiques, en ce sens qu’elles doivent satisfaire à un certain nombre d’exigences telles que la nature inclusive, la précision, l’exhaustivité, la possibilité de mise en pratique ou encore le caractère permanent, certaines d’entre elles étant juridiquement contraignantes, tandis que d’autres sont considérées comme des bonnes pratiques réglementaires. |
| 4.5.4. | D’une part, la proposition de législation sur l’intelligence artificielle traite non seulement de la technologie elle-même, mais aussi de sa finalité et de la manière dont elle est utilisée. D’autre part, elle comprend une définition spécifique de l’intelligence artificielle, qui dresse une liste de techniques d’IA entrant dans le champ d’application du règlement. Ladite proposition semble ainsi reposer sur deux réflexions. Le CESE examinera plus précisément la question de savoir si cette approche légèrement ambivalente sera appropriée pour relever comme il se doit les défis spécifiques de l’IA et promouvoir les possibilités qui en découlent dans l’avis qu’il consacrera prochainement à la proposition de législation sur l’intelligence artificielle. |
| 4.6. | Quelle est l’opinion du CESE relativement à la législation sur les services numériques (9)? |
| 4.6.1. | Le CESE accueille favorablement la proposition relative à un marché unique des services numériques à une époque où sont apparus des services numériques de la société de l’information nouveaux et innovants, qui modifient la vie quotidienne des citoyens de l’Union et façonnent et transforment la manière dont ils communiquent, se connectent, consomment et commercent. |
| 4.6.2. | Le CESE soutient les efforts de la Commission visant à empêcher le marché intérieur d’être fragmenté par une prolifération de règles et réglementations nationales, et appelle de ses vœux la publication d’une déclaration claire concernant le caractère exhaustif de la législation sur les services numériques. Il s’agit là d’une occasion d’établir, pour les marchés numériques, des normes mondiales qui puissent guider l’Europe dans cette nouvelle ère, en garantissant un niveau élevé de sécurité et de protection des consommateurs en ligne. |
| 4.6.3. | Le CESE invite la Commission et les États membres à définir un calendrier raisonnable pour organiser le débat et une consultation publique inclusive, et mettre en œuvre le règlement et la stratégie. Il est fondamental que les partenaires sociaux et les organisations de la société civile jouent un rôle dans ce processus afin de créer des conditions de concurrence équitables pour tous les acteurs. |
| 4.6.4. | Le CESE se félicite de la transparence accrue des systèmes de recommandation et de la publicité, qui garantit que les consommateurs ne reçoivent que les publicités qu’ils veulent. |
| 4.6.5. | Le CESE pointe du doigt les nombreuses lacunes concernant le principe du pays d’origine, et demande que l’on se penche attentivement sur l’emploi d’autres méthodes, par exemple le principe du pays de destination, en particulier pour les questions liées à la fiscalité, au travail et aux consommateurs, sauf s’il existe une réglementation plus stricte au niveau de l’Union, afin de garantir une concurrence loyale et le niveau le plus élevé possible de protection des consommateurs. |
| 4.6.6. | Le CESE demande qu’un cadre adéquat soit élaboré pour permettre aux entreprises d’affirmer l’équité, la fiabilité et la sécurité de leurs systèmes d’IA, tout en gardant à l’esprit le niveau le plus élevé possible de protection des consommateurs et des travailleurs. |
| 4.6.7. | L’exemption de responsabilité pour l’hébergement ne devrait cesser de s’appliquer que lorsque sont concernés des contenus manifestement illicites ou qui ont été reconnus comme illégaux par une décision de justice. Le CESE recommande de mettre en place un régime de responsabilité positif pour les places de marché en ligne, applicable dans certaines circonstances. |
| 4.6.8. | Le CESE attire l’attention sur l’immense tâche qui consiste à assurer une bonne coordination entre tous les instruments et initiatives pertinents dans le cadre d’une approche réglementaire plus vaste ayant trait à l’économie des plateformes. Il importe d’avoir une bonne vision globale de la manière dont peuvent être intégrées ces différentes perspectives ayant une incidence sur la législation sur les services numériques. |
| 4.6.9. | Le CESE estime qu’il convient d’accorder une attention particulière à la fiscalité (10), à la gouvernance des données, au statut professionnel, aux conditions de travail ou encore à la protection des consommateurs, car ce sont là des facteurs importants de la concurrence parfois déloyale qui sévit dans les économies numériques. |
Bruxelles, le 7 juillet 2021.
La présidente du Comité économique et social européen
Christa SCHWENG
(1) Étude intitulée «Stimuler l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les micro-entreprises ainsi que les petites et moyennes entreprises européennes».
(2) Acte sur la gouvernance des données (JO C 286 du 16.7.2021, p. 38); législation sur les services numériques (JO C 286 du 16.7.2021, p. 70); législation sur l’intelligence artificielle.
(3) Législation sur les services numériques.
(4) JO C 288 du 31.8.2017, p. 1.
(5) JO C 440 du 6.12.2018, p. 1; JO C 440 du 6.12.2018, p. 51; JO C 240 du 16.7.2019, p. 51; JO C 47 du 11.2.2020, p. 64; JO C 364 du 28.10.2020, p. 87.
(6) Législation sur l’intelligence artificielle.
(7) Acte sur la gouvernance des données.
(8) Acte sur la gouvernance des données.
(9) Législation sur les services numériques.
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