LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52021AR0722
Avis institutionnel52021AR0722

Avis institutionnel — 52021AR0722

CELEX52021AR0722
TypeAvis institutionnel
Datejeudi 1 juillet 2021

Texte intégral

29.10.2021

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 440/105


Avis du Comité européen des région sur les infrastructures énergétiques transeuropéennes: un règlement révisé, adapté à la transition verte et numérique

(2021/C 440/15)

Rapporteur:

Robert Sorin NEGOIȚĂ (RO/PSE), maire du secteur 3 de la municipalité de Bucarest

Texte de référence:

Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil concernant des orientations pour les infrastructures énergétiques transeuropéennes, et abrogeant le règlement (UE) no 347/2013

COM(2020) 824 final

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT

Amendement 1

Considérant 1

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(1)

Dans sa communication du 11 décembre 2019 intitulée «Le pacte vert pour l’Europe», la Commission a défini une nouvelle stratégie de croissance qui vise à transformer l’Union en une société juste et prospère, dotée d’une économie moderne, efficace dans l’utilisation des ressources et compétitive, caractérisée par l’absence d’émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050 et dans laquelle la croissance économique sera dissociée de l’utilisation des ressources. La communication de la Commission sur le plan cible en matière de climat, qui propose de porter le niveau de réduction des émissions de gaz à effet de serre à au moins 55 % d’ici à 2030 — un niveau d’ambition approuvé par le Conseil européen le 11 décembre 2020 —, et son analyse d’impact sous-jacente confirment que le bouquet énergétique du futur sera très différent de celui d’aujourd’hui et justifient la nécessité de réexaminer et, le cas échéant, de réviser la législation dans le domaine de l’énergie. Les investissements actuels dans les infrastructures énergétiques sont clairement insuffisants pour transformer et construire les infrastructures énergétiques de demain. Cela implique également que des infrastructures doivent être en place pour soutenir la transition énergétique européenne, notamment une électrification rapide, l’intensification de la production d’électricité renouvelable, l’utilisation accrue des gaz renouvelables et à faibles émissions de carbone, l’intégration du système énergétique et l’adoption accrue de solutions innovantes.

(1)

Dans sa communication du 11 décembre 2019 intitulée «Le pacte vert pour l’Europe», la Commission a défini une nouvelle stratégie de croissance qui vise à transformer l’Union en une société juste et prospère, dotée d’une économie moderne, efficace dans l’utilisation des ressources et compétitive, caractérisée par l’absence d’émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050 et dans laquelle la croissance économique sera dissociée de l’utilisation des ressources. La communication de la Commission sur le plan cible en matière de climat, qui propose de porter le niveau de réduction des émissions de gaz à effet de serre à au moins 55 % d’ici à 2030 — un niveau d’ambition approuvé par le Conseil européen le 11 décembre 2020 —, et son analyse d’impact sous-jacente confirment que le bouquet énergétique du futur sera très différent de celui d’aujourd’hui et justifient la nécessité de réexaminer et, le cas échéant, de réviser la législation primaire et secondaire dans le domaine de l’énergie aux niveaux européen, national et régional . Les investissements actuels dans les infrastructures énergétiques sont clairement insuffisants pour transformer et construire les infrastructures énergétiques de demain tout en garantissant un approvisionnement énergétique qui réponde aux besoins spécifiques et au potentiel des différentes régions . Cela implique également que des infrastructures doivent être en place pour soutenir la transition énergétique européenne, notamment une électrification rapide, l’intensification de la production d’électricité renouvelable, l’utilisation accrue des gaz renouvelables et à faibles émissions de carbone, le développement de systèmes de chauffage et de refroidissement urbains, l’intégration du système énergétique et l’adoption accrue de solutions innovantes , pour assurer la transformation verte, durable et abordable de notre société et améliorer les conditions de vie .

Exposé des motifs

Ressort du texte.

Amendement 2

Considérant 5

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(5)

L’évaluation du règlement (UE) no 347/2013 a clairement montré que le cadre a effectivement amélioré l’intégration des réseaux des États membres, stimulé le commerce de l’énergie et, partant, contribué à la compétitivité de l’Union. Les projets d’intérêt commun dans les secteurs de l’électricité et du gaz ont fortement contribué à la sécurité de l’approvisionnement. En ce qui concerne le gaz, les infrastructures sont désormais bien connectées et la résilience de l’approvisionnement s’est considérablement améliorée depuis 2013. La coopération régionale au sein des groupes régionaux et par l’intermédiaire de la répartition transfrontière des coûts est un catalyseur important pour la mise en œuvre des projets. Toutefois, dans de nombreux cas, la répartition transfrontière des coûts n’a pas permis de réduire le déficit de financement du projet, comme initialement prévu. Si la majorité des procédures d’autorisation ont été raccourcies, dans certains cas le processus est encore long. L’aide financière au titre du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) a été un facteur important dans la mesure où les subventions pour des études ont aidé des projets à réduire les risques aux premiers stades du développement, tandis que les subventions pour les travaux ont soutenu des projets visant à remédier aux principaux goulets d’étranglement que le financement du marché ne pouvait résoudre de manière satisfaisante.

(5)

L’évaluation du règlement (UE) no 347/2013 a clairement montré que le cadre a effectivement amélioré l’intégration de la plupart des réseaux des États membres, stimulé le commerce de l’énergie et, partant, contribué à la compétitivité de l’Union. Les projets d’intérêt commun dans les secteurs de l’électricité et du gaz ont fortement contribué à la sécurité de l’approvisionnement. En ce qui concerne le gaz, les infrastructures sont désormais bien connectées dans la plupart des régions et la résilience de l’approvisionnement s’est considérablement améliorée depuis 2013. Toutefois, certaines régions n’ont à ce jour pas encore pu améliorer suffisamment les réseaux gaziers, la sécurité énergétique et la capacité de résilience sur l’ensemble de leur territoire. Il reste des projets de distribution de gaz, à différents stades de mise en œuvre, qui doivent encore être achevés. La coopération régionale au sein des groupes régionaux et par l’intermédiaire de la répartition transfrontière des coûts est un catalyseur important pour la mise en œuvre des projets. Toutefois, dans de nombreux cas, la répartition transfrontière des coûts n’a pas permis de réduire le déficit de financement du projet, comme initialement prévu. Si la majorité des procédures d’autorisation ont été raccourcies, dans certains cas le processus est encore long. L’aide financière au titre du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) a été un facteur important dans la mesure où les subventions pour des études ont aidé des projets à réduire les risques aux premiers stades du développement, tandis que les subventions pour les travaux ont soutenu des projets visant à remédier aux principaux goulets d’étranglement que le financement du marché ne pouvait résoudre de manière satisfaisante , et qui sont extrêmement importants pour garantir une transition énergétique sûre et juste .

Exposé des motifs

Ressort du texte.

Amendement 3

Considérant 11

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(11)

La sécurité de l’approvisionnement, qui constitue l’une des principales motivations du règlement (UE) no 347/2013, a été considérablement améliorée grâce à des projets d’intérêt commun. De plus, l’analyse d’impact des objectifs climatiques de la Commission prévoit une réduction significative de la consommation de gaz naturel, car son utilisation prolongée n’est pas compatible avec la neutralité carbone. D’autre part, la consommation de biogaz, d’hydrogène renouvelable et à faibles émissions de carbone et de carburants gazeux de synthèse augmentera de manière significative vers 2050. C’est pourquoi les infrastructures de gaz naturel n’ont plus besoin de soutien dans le cadre de la politique RTE-E. La planification des infrastructures énergétiques devrait refléter cette évolution du paysage gazier.

(11)

La sécurité de l’approvisionnement, qui constitue l’une des principales motivations du règlement (UE) no 347/2013, a été considérablement améliorée grâce à des projets d’intérêt commun. De plus, l’analyse d’impact des objectifs climatiques de la Commission prévoit une réduction significative de la consommation de gaz naturel, car son utilisation prolongée n’est pas compatible avec la neutralité carbone. D’autre part, la consommation de biogaz, d’hydrogène renouvelable et à faibles émissions de carbone et de carburants gazeux de synthèse augmentera de manière significative vers 2050. C’est pourquoi les nouvelles infrastructures de gaz naturel n’ont plus besoin de soutien dans le cadre de la politique RTE-E. La planification des infrastructures énergétiques devrait refléter cette évolution du paysage gazier . Dans le même temps, dans de nombreux pays de l’Union, les projets relatifs au gaz naturel aident à réduire les émissions de CO2 en facilitant l’abandon des combustibles fossiles solides. La révision du règlement concerné ne devrait pas avoir d’incidence négative sur les projets encore inachevés.

Exposé des motifs

Ressort du texte.

Amendement 4

Considérant 15

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(15)

Par ailleurs, une nouvelle catégorie d’infrastructures devrait être créée pour les réseaux gaziers intelligents afin de soutenir les investissements intégrant dans le réseau les gaz renouvelables et à faibles émissions de carbone, tels que le biogaz, le biométhane et l’hydrogène, et à contribuer à la gestion d’un système plus complexe qui en résulte, en s’appuyant sur des technologies numériques innovantes.

(15)

Par ailleurs, une nouvelle catégorie d’infrastructures devrait être créée pour les réseaux gaziers intelligents afin de soutenir les investissements intégrant dans le réseau les gaz renouvelables et à faibles émissions de carbone, tels que le biogaz, le biométhane et l’hydrogène propre , et à contribuer à la gestion d’un système plus complexe qui en résulte, en s’appuyant sur des technologies numériques innovantes ainsi que sur des solutions technologiques et d’ingénierie pour la qualité du gaz ou encore une gestion des réseaux basée sur des systèmes de surveillance et d’acquisition de données (SCADA) .

Exposé des motifs

Ressort du texte.

Amendement 5

Considérant 25

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(25)

Il convient d’établir des groupes régionaux chargés de proposer et de réexaminer les projets d’intérêt commun afin de dresser des listes régionales de projets d’intérêt commun. Afin d’assurer un large consensus, ces groupes régionaux devraient assurer une coopération étroite entre les États membres, les autorités de régulation nationales, les promoteurs de projets et les parties prenantes pertinentes. Dans le cadre de cette coopération, les autorités de régulation nationales devraient, au besoin, conseiller les groupes régionaux, notamment sur le réalisme des aspects réglementaires des projets proposés et du calendrier proposé pour la décision réglementaire d’approbation.

(25)

Il convient d’établir des groupes régionaux chargés de proposer et de réexaminer les projets d’intérêt commun afin de dresser des listes régionales de projets d’intérêt commun. Afin d’assurer un large consensus, ces groupes régionaux devraient assurer une coopération étroite entre les États membres, les autorités de régulation nationales, les collectivités locales et régionales, les promoteurs de projets et les parties prenantes pertinentes. Dans le cadre de cette coopération, les autorités de régulation nationales devraient, au besoin, conseiller les groupes régionaux, notamment sur le réalisme des aspects réglementaires des projets proposés et du calendrier proposé pour la décision réglementaire d’approbation.

Exposé des motifs

Ressort du texte.

Amendement 6

Article premier, paragraphe 1

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Article 1

Objet

1. Le présent règlement établit des orientations pour le développement et l’interopérabilité en temps utile des corridors et domaines prioritaires en matière d’infrastructures énergétiques transeuropéennes énoncés à l’annexe I (ci-après les «corridors et domaines prioritaires en matière d’infrastructures énergétiques») qui contribuent aux objectifs climatiques et énergétiques de l’Union à l’horizon 2030 et à l’objectif de neutralité climatique à l’horizon 2050.

Article 1

Objet

1. Le présent règlement établit des orientations pour le développement et l’interopérabilité en temps utile des corridors et domaines prioritaires en matière d’infrastructures énergétiques transeuropéennes énoncés à l’annexe I (ci-après les «corridors et domaines prioritaires en matière d’infrastructures énergétiques») qui contribuent aux objectifs climatiques et énergétiques de l’Union à l’horizon 2030, à l’objectif de neutralité climatique à l’horizon 2050 et aux objectifs en matière de biodiversité à l’horizon 2030, et ce pour garantir et augmenter la sécurité énergétique, l’intégration des marchés, la concurrence équitable, la diversification de l’approvisionnement énergétique, ainsi qu’une énergie abordable pour tous .

Exposé des motifs

La révision des RTE-E (y compris la planification des infrastructures) devrait être compatible avec les objectifs du pacte vert pour l’Europe, la neutralité climatique à l’horizon 2050 et l’objectif consistant à «ne laisser personne de côté», ce qui suppose une énergie qui soit abordable pour tous.

Amendement 7

Article 2

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

(4) «projet d’intérêt commun», un projet nécessaire pour mettre en œuvre les corridors et les domaines prioritaires en matière d’infrastructures énergétiques énoncés à l’annexe I et inscrit sur la liste de projets d’intérêt commun de l’Union visée à l’article 3;

(4) «projet d’intérêt commun», un projet nécessaire pour mettre en œuvre les corridors et les domaines prioritaires en matière d’infrastructures énergétiques énoncés à l’annexe I et inscrit sur la liste de projets d’intérêt commun de l’Union visée à l’article 3 . Lors de l’évaluation des projets, les stratégies nationales de développement et le potentiel local et régional du site de mise en œuvre du projet sont pris en compte de manière à garantir un effet bénéfique optimal ;

[…]

[…]

(16) «adaptation au changement climatique», un processus visant à garantir la résilience des infrastructures énergétiques face aux effets négatifs potentiels du changement climatique au moyen d’une évaluation des risques et de la vulnérabilité climatique, notamment dans le cadre de mesures d’adaptation appropriées.

(16) «adaptation au changement climatique», un processus visant à garantir la résilience des infrastructures énergétiques face aux effets négatifs potentiels du changement climatique au moyen d’une évaluation des risques et de la vulnérabilité climatique, notamment dans le cadre de mesures d’adaptation appropriées.

(17) «durabilité», la possibilité, pour tout type de projet, de contribuer à la réalisation de l’objectif de neutralité climatique. Elle est évaluée sous l’angle de l’intégration des sources d’énergie renouvelables dans le réseau ou de la réduction des émissions de gaz à effet de serre que le projet émettra au cours de sa durée de vie prévue;

Exposé des motifs

Il manque dans les définitions celle de la notion de «durabilité». Compte tenu de sa longue durée de vie, la possibilité qu’un projet devienne un actif irrécupérable devrait être soigneusement évaluée au fur et à mesure que le système progresse vers la neutralité carbone.

Amendement 8

Article 3, paragraphe 3, point a)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

a)

chaque proposition individuelle de projet d’intérêt commun requiert l’approbation des États dont le territoire est concerné par le projet; si un État refuse de donner son approbation, il présente les motifs de ce refus au groupe concerné;

a)

chaque proposition individuelle de projet d’intérêt commun requiert l’approbation des États dont le territoire est concerné par le projet; si un État refuse de donner son approbation, il présente les motifs de ce refus au groupe concerné . Pour éviter les conflits au niveau des régions et des États membres, l’Union européenne institue une autorité unique assumant une fonction d’intermédiaire et veillant à la transposition correcte et au respect des dispositions du présent règlement ;

Exposé des motifs

Ressort du texte.

Amendement 9

Article 4, paragraphe 2, point a)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

a)

le projet contribue de manière significative aux objectifs de décarbonation de l’Union et du pays tiers, ainsi qu’à la durabilité, y compris au moyen de l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau et du transport d’électricité produite à partir de sources renouvelables vers de grands centres de consommation et sites de stockage;

a)

le projet contribue de manière significative aux objectifs de décarbonation de l’Union et du pays tiers, ainsi qu’à la durabilité, y compris au moyen de l’intégration des énergies renouvelables et à faibles émissions de carbone dans le réseau et du transport d’électricité produite à partir de sources renouvelables et à faibles émissions de carbone vers de grands centres de consommation et sites de stockage;

Exposé des motifs

Ressort du texte.

Amendement 10

Article 5, paragraphe 5

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

5. Au 31 janvier de chaque année, les autorités compétentes visées à l’article 8 soumettent à l’Agence et au groupe concerné le rapport visé au paragraphe 4 du présent article et des informations sur l’état d’avancement et, le cas échéant, sur les retards dans la mise en œuvre des projets d’intérêt commun situés sur leur territoire en ce qui concerne les procédures d’octroi des autorisations, ainsi que sur les raisons de ces retards. La contribution des autorités compétentes au rapport est clairement indiquée comme telle et rédigée sans modifier le texte introduit par les promoteurs de projets.

5. Au 31 janvier de chaque année, les autorités compétentes établies au niveau européen et au sein de chaque État membre conformément à l’article 8 du présent règlement soumettent à l’Agence et au groupe concerné le rapport visé au paragraphe 4 du présent article et des informations sur l’état d’avancement et, le cas échéant, sur les retards dans la mise en œuvre des projets d’intérêt commun situés sur leur territoire en ce qui concerne les procédures d’octroi des autorisations, ainsi que sur les raisons de ces retards. La contribution des autorités compétentes au rapport est clairement indiquée comme telle et rédigée sans modifier le texte introduit par les promoteurs de projets.

Exposé des motifs

Ressort du texte.

Amendement 11

Article 8

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Article 8

Organisation de la procédure d’octroi des autorisations

3. Sans préjudice des exigences applicables au titre du droit international et du droit de l’Union , l’autorité compétente facilite la prise de décision globale. La décision globale constitue la preuve définitive que le projet d’intérêt commun est prêt à être construit et aucune autre exigence concernant d’éventuelles autorisations supplémentaires n’est formulée à cet égard. La décision globale est rendue dans le délai visé à l’article 10, paragraphes 1 et 2 et conformément à l’un des schémas suivants:

Article 1

Organisation de la procédure d’octroi des autorisations

3. Sans préjudice des exigences applicables au titre du droit régional, national, européen et international, l’autorité compétente facilite la prise de décision globale. La décision globale constitue la preuve définitive que le projet d’intérêt commun est prêt à être construit et aucune autre exigence concernant d’éventuelles autorisations supplémentaires n’est formulée à cet égard. La décision globale est rendue dans le délai visé à l’article 10, paragraphes 1 et 2 et conformément à l’un des schémas suivants:

Exposé des motifs

Ressort du texte.

Amendement 12

Article 9

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Transparence et participation du public

Transparence et participation du public

1. Au plus tard le [1er mai 2023], l’État membre ou l’autorité compétente publie, le cas échéant en collaboration avec d’autres autorités concernées, un manuel de procédures actualisé pour l’octroi des autorisations applicables aux projets d’intérêt commun, incluant au minimum les informations mentionnées à l’annexe VI, point 1). Ce manuel n’est pas juridiquement contraignant, mais il peut faire référence à des dispositions juridiques pertinentes ou en citer. Les autorités nationales compétentes se coordonnent et trouvent des synergies avec les pays voisins dans l’élaboration de leur manuel de procédures .

1. Au plus tard le [1er mai 2023], l’État membre ou l’autorité compétente publie, le cas échéant en collaboration avec d’autres autorités concernées, un manuel de procédures actualisé pour l’octroi des autorisations applicables aux projets d’intérêt commun, incluant au minimum les informations mentionnées à l’annexe VI, point 1). Ce manuel n’est pas juridiquement contraignant, mais il fait référence à des dispositions juridiques pertinentes ou en citer. Les autorités nationales et régionales compétentes coopèrent avec celles des pays voisins pour échanger des bonnes pratiques et faciliter la procédure d’octroi des autorisations .

[…]

[…]

4. Si le droit national ne l’exige pas déjà selon des normes égales ou supérieures, au moins une consultation publique est réalisée par le promoteur du projet ou, si le droit national l’exige, par l’autorité compétente, avant que ne soit soumis à cette dernière le dossier de demande final et complet en vertu de l’article 10, paragraphe 1, point a). Cette consultation publique s’entend sans préjudice de toute consultation publique devant être réalisée après la soumission de la demande d’autorisation, conformément à l’article 6, paragraphe 2, de la directive 2011/92/UE. La consultation publique fournit des informations sur le projet aux parties concernées visées à l’annexe VI, point 3) a), à un stade précoce, et contribue à déterminer l’emplacement ou la voie les plus adaptés, eu égard notamment à des considérations relatives à l’adaptation adéquate au changement climatique concernant le projet, et les points utiles à aborder dans le dossier de demande. […]

4. Si le droit national ne l’exige pas déjà selon des normes égales ou supérieures, au moins une consultation publique est réalisée par le promoteur du projet ou, si le droit national l’exige, par l’autorité compétente, avant que ne soit soumis à cette dernière le dossier de demande final et complet en vertu de l’article 10, paragraphe 1, point a). Cette consultation publique s’entend sans préjudice de toute consultation publique devant être réalisée après la soumission de la demande d’autorisation, conformément à l’article 6, paragraphe 2, de la directive 2011/92/UE. La consultation publique fournit des informations sur le projet aux parties concernées visées à l’annexe VI, point 3) a), à un stade précoce, et contribue à déterminer l’emplacement ou la voie les plus adaptés, y compris, le cas échéant, en avançant une autre solution, eu égard notamment à des considérations relatives à l’adaptation adéquate au changement climatique concernant le projet, et les points utiles à aborder dans le dossier de demande. […]

Exposé des motifs

Ressort du texte.

Amendement 13

Article 16

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Réalisation d’investissements ayant des incidences transfrontalières

Réalisation d’investissements ayant des incidences transfrontalières

1. Les coûts d’investissement engagés efficacement, ce qui exclut les coûts d’entretien, liés à un projet d’intérêt commun relevant des catégories prévues à l’annexe II, point 1) a), b), c) et e), et à des projets d’intérêt commun relevant de la catégorie prévue à l’annexe II, point 3), lorsqu’ils relèvent de la compétence des autorités de régulation nationales, sont supportés par les GRT concernés ou par les promoteurs de projets d’infrastructure de transport des États membres sur lesquels le projet a une incidence nette positive et, dans la mesure où ils ne sont pas couverts par les recettes provenant de la gestion de la congestion ou d’autres frais, sont payés par les utilisateurs des réseaux moyennant les tarifs d’accès aux réseaux dans ces États membres.

1. Les coûts d’investissement engagés efficacement, ce qui exclut les coûts d’entretien, liés à un projet d’intérêt commun relevant des catégories prévues à l’annexe II, point 1) a), b), c) , d) et e) et point 2) a) , et à des projets d’intérêt commun relevant de la catégorie prévue à l’annexe II, point 3), ainsi qu’à l’annexe IV, point 1) c), lorsqu’ils relèvent de la compétence des autorités de régulation nationales, sont supportés par le gestionnaire de réseau concerné ou par les promoteurs de projets d’infrastructure de transport ou de distribution des États membres sur lesquels le projet a une incidence nette positive et, dans la mesure où ils ne sont pas couverts par les recettes provenant de la gestion de la congestion ou d’autres frais, sont payés par les utilisateurs des réseaux moyennant les tarifs d’accès aux réseaux dans ces États membres.

2. Les dispositions du présent article s’appliquent à un projet d’intérêt commun relevant des catégories prévues à l’annexe II, point 1) a), b), c) et e), lorsqu’au moins un promoteur de projets demande aux autorités nationales compétentes qu’elles soient appliquées en ce qui concerne les coûts du projet. Elles s’appliquent à un projet d’intérêt commun relevant de la catégorie prévue à l’annexe II, point 3), le cas échéant, uniquement lorsqu’une évaluation de la demande du marché a déjà été réalisée et a indiqué que l’on ne pouvait pas s’attendre à ce que les coûts d’investissement engagés efficacement soient couverts par les tarifs.

2. Les dispositions du présent article s’appliquent à un projet d’intérêt commun relevant des catégories prévues à l’annexe II, point 1) a), b), c) , d) et e) et point 2) a), ainsi qu’à l’annexe IV, point 1) c) lorsqu’au moins un promoteur de projets demande aux autorités nationales compétentes qu’elles soient appliquées en ce qui concerne les coûts du projet. Elles s’appliquent à un projet d’intérêt commun relevant de la catégorie prévue à l’annexe II, point 3), le cas échéant, uniquement lorsqu’une évaluation de la demande du marché a déjà été réalisée et a indiqué que l’on ne pouvait pas s’attendre à ce que les coûts d’investissement engagés efficacement soient couverts par les tarifs.

4. […] Dans le cadre de la répartition transfrontalière des coûts, les autorités de régulation nationales compétentes, en concertation avec les GRT concernés , s’efforcent d’obtenir un commun accord sur la base, entre autres, des informations précisées au paragraphe 3, points a) et b). Leur évaluation est fondée sur le même scénario que celui utilisé dans le cadre de la procédure de sélection pour l’établissement de la liste de l’Union où figure le projet d’intérêt commun.

Lorsqu’un projet d’intérêt commun atténue des externalités négatives, telles que les flux de bouclage, et que ce projet d’intérêt commun est mis en œuvre dans l’État membre à l’origine de l’externalité négative, cette atténuation n’est pas considérée comme un avantage transfrontalier et ne constitue donc pas un fondement pour l’attribution de coûts au GRT des États membres concernés par ces externalités négatives.

4. […] Dans le cadre de la répartition transfrontalière des coûts, les autorités de régulation nationales compétentes, en concertation avec le gestionnaire de réseau concerné , s’efforcent d’obtenir un commun accord sur la base, entre autres, des informations précisées au paragraphe 3, points a) et b). Leur évaluation est fondée sur le même scénario que celui utilisé dans le cadre de la procédure de sélection pour l’établissement de la liste de l’Union où figure le projet d’intérêt commun. Lorsqu’un projet d’intérêt commun atténue des externalités négatives, telles que les flux de bouclage, et que ce projet d’intérêt commun est mis en œuvre dans l’État membre à l’origine de l’externalité négative, cette atténuation n’est pas considérée comme un avantage transfrontalier et ne constitue donc pas un fondement pour l’attribution de coûts au le gestionnaire de réseau des États membres concernés par ces externalités négatives.

Exposé des motifs

Les réseaux intelligents à basse tension et les réseaux de gaz intelligents donnent aux citoyens les moyens de devenir des prosommateurs et d’apporter leur pierre à l’édifice de la transition énergétique. En raison de la définition restrictive qui en est donnée dans l’actuel règlement RTE-E, les projets de réseaux intelligents sont actuellement sous-représentés dans la liste des projets d’intérêt commun (PIC). L’amendement vise donc à élargir cette définition.

Amendement 14

Article 18, paragraphe 4

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

4. Les projets d’intérêt commun relevant des catégories prévues à l’annexe II, point 1) d), point 2) et point 5) sont également éligibles à une aide financière de l’Union sous la forme de subventions pour des travaux, lorsque les promoteurs de projets concernés peuvent démontrer clairement l’existence d’externalités positives significatives générées par les projets, telles que la sécurité de l’approvisionnement, la flexibilité du système, la solidarité ou l’innovation, et fournir des preuves manifestes de leur manque de viabilité commerciale sur la base de l’analyse coûts-avantages, du plan d’affaires et des évaluations réalisées, en particulier par des investisseurs ou créanciers potentiels ou, le cas échéant, par une autorité de régulation nationale.

4. Les projets d’intérêt commun relevant des catégories prévues à l’annexe II, point 1) d), point 2) , point 4) et point 5) sont également éligibles à une aide financière de l’Union sous la forme de subventions pour des travaux, lorsque les promoteurs de projets concernés peuvent démontrer clairement l’existence d’externalités positives significatives générées par les projets, telles que la sécurité de l’approvisionnement, la flexibilité du système, la solidarité ou l’innovation, et fournir des preuves manifestes de leur manque de viabilité commerciale sur la base de l’analyse coûts-avantages, du plan d’affaires et des évaluations réalisées, en particulier par des investisseurs ou créanciers potentiels ou, le cas échéant, par une autorité de régulation nationale.

Exposé des motifs

Les électrolyseurs devraient pouvoir bénéficier d’un financement au titre du MIE. Dans les premières phases, tout particulièrement, les investissements dans les réseaux dépendent de la capacité de production, et ils doivent par conséquent être abordés ensemble. Les électrolyseurs ont une incidence transfrontière, en particulier s’ils relient la production d’hydrogène à la demande dans les régions transfrontalières.

Amendement 15

Annexe II

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

3)

en ce qui concerne l’hydrogène:

3)

en ce qui concerne l’hydrogène:

a)

les canalisations de transport de l’hydrogène, donnant accès à plusieurs utilisateurs du réseau sur une base transparente et non discriminatoire, comprenant principalement des canalisations d’hydrogène à haute pression, à l’exclusion des canalisations destinées à la distribution locale d’hydrogène;

a)

les canalisations de transport de l’hydrogène, donnant accès à plusieurs utilisateurs du réseau sur une base transparente et non discriminatoire, comprenant principalement des canalisations d’hydrogène à haute pression, à l’exclusion des canalisations destinées à la distribution locale d’hydrogène;

b)

les installations souterraines de stockage raccordées aux canalisations d’hydrogène à haute pression visées au point a);

b)

les installations souterraines de stockage raccordées aux canalisations d’hydrogène à haute pression visées au point a);

c)

les installations de réception, de stockage et de regazéification ou de décompression de l’hydrogène liquéfié ou de l’hydrogène incorporé dans d’autres substances chimiques dans le but d’injecter l’hydrogène dans le réseau;

c)

les installations de réception, de stockage et de regazéification ou de décompression de l’hydrogène liquéfié ou de l’hydrogène incorporé dans d’autres substances chimiques dans le but d’injecter l’hydrogène dans le réseau;

d)

les équipements ou installations indispensables pour assurer la sécurité, la sûreté et l’efficacité du fonctionnement du système d’hydrogène ou pour mettre en place une capacité bidirectionnelle, y compris les stations de compression.

d)

les équipements ou installations indispensables pour assurer la sécurité, la sûreté et l’efficacité du fonctionnement du système d’hydrogène ou pour mettre en place une capacité bidirectionnelle, y compris les stations de compression;

e)

les équipements ou installations permettant l’utilisation d’hydrogène propre dans le secteur des transports à l’intérieur du réseau central et global du RTE-T.

Tous les actifs énumérés aux points a), b), c) et d) peuvent être des actifs nouvellement construits ou des actifs convertis à partir du réseau de gaz naturel pour être consacrés à l’hydrogène, ou une combinaison des deux.

Tous les actifs énumérés aux points a), b), c) et d) peuvent être des actifs nouvellement construits ou des actifs convertis à partir du réseau de gaz naturel pour être consacrés à l’hydrogène, ou une combinaison des deux.

Exposé des motifs

L’intégration conduira à une meilleure interconnexion des politiques en faveur des transports et de l’énergie. Il est important d’inclure à la fois le réseau central RTE-T et le réseau global RTE-T, pour permettre une meilleure adéquation avec les régions actuelles de la vallée de l’hydrogène, où des investissements à grande échelle dans ce domaine sont prévus.

Amendement 16

Annexe IV

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Règles et indicateurs concernant les critères applicables aux projets d’intérêt commun et aux projets d’intérêt mutuel

Règles et indicateurs concernant les critères applicables aux projets d’intérêt commun et aux projets d’intérêt mutuel

c)

pour les réseaux d’électricité intelligents, le projet est établi pour des équipements et installations à haute et moyenne tension. Il réunit des gestionnaires de réseau de transport, des gestionnaires de réseau de transport et de distribution , ou des gestionnaires de réseau de distribution d’au moins deux États membres. Les gestionnaires de réseau de distribution ne peuvent intervenir qu’avec le soutien des gestionnaires de réseau de transport, d’au moins deux États membres, qui sont étroitement associés au projet et garantissent l’interopérabilité. Un projet couvre au moins 50 000 utilisateurs, producteurs, consommateurs ou prosommateurs d’électricité, dans une zone de consommation d’au moins 300 GWh/an, dont au moins 20 % proviennent de ressources renouvelables variables ;

c)

pour les réseaux d’électricité intelligents, le projet est établi pour des équipements et installations principalement à haute ou moyenne tension. Il réunit des gestionnaires de réseau de transport ou de distribution d’au moins deux États membres, couvrant au moins 50 000 utilisateurs qui sont producteurs ou consommateurs d’électricité, dans une zone de consommation d’au moins 300 GWh/an, dont au moins 20 % proviennent de ressources renouvelables qui sont fluctuantes par nature . Le projet peut également prévoir une connexion transfrontalière virtuelle ;

Exposé des motifs

Les réseaux intelligents à basse tension donnent aux citoyens les moyens de devenir des prosommateurs et d’apporter leur pierre à l’édifice de la transition énergétique. En raison de la définition restrictive qui en est donnée dans l’actuel règlement RTE-E, les projets de réseaux intelligents sont actuellement sous-représentés dans la liste des projets d’intérêt commun (PIC). L’amendement vise donc à élargir cette définition.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS

1.

accueille favorablement la proposition de règlement concernant la révision des orientations pour les infrastructures énergétiques transeuropéennes (RTE-E); reconnaît que même si les objectifs du règlement existant restent largement valables, le cadre RTE-E actuel ne reflète pas encore pleinement les changements attendus dans le système énergétique qui résulteront du nouveau contexte politique et de l’évolution technologique rapide visant à revoir les objectifs pour 2030, ainsi que de l’objectif de neutralité climatique à l’horizon 2050 prévu dans le pacte vert pour l’Europe; souligne que le changement climatique désormais inévitable aura une incidence non négligeable en Europe malgré les mesures d’atténuation et d’adaptation, et invite par conséquent la Commission et les États membres à redoubler d’efforts pour moderniser les infrastructures énergétiques en tant que facteur essentiel de la transition énergétique; estime qu’il convient de veiller à la protection du climat et de la nature ainsi que de respecter les critères de durabilité définis dans les ODD

2.

se réjouit de constater que le futur cadre préservera le rôle clé des groupes régionaux dans la procédure de recensement et de sélection des projets d’intérêt commun (PIC), au cours de laquelle il est capital de garantir une représentation régionale et locale pertinente;

3.

approuve la proposition de mise à jour de la liste des PIC afin que ceux-ci reflètent suffisamment les dernières avancées technologiques et couvrent toutes les catégories d’infrastructures pertinentes, en vue de la réalisation des objectifs de neutralité climatique et de sécurité de l’approvisionnement. Le Comité se félicite en particulier de l’inclusion, dans le champ d’application du règlement, des solutions fondées sur des réseaux intelligents, de l’intégration intelligente des systèmes (production de gaz à partir d’électricité et autres secteurs), de la production d’hydrogène et de gaz de synthèse à partir de sources d’énergie renouvelables, des électrolyseurs, des réseaux en mer et des systèmes de distribution. Il souligne qu’il existe un immense potentiel pour le chauffage et le refroidissement urbains produits à partir des sources d’énergie renouvelables et de la chaleur résiduelle, parfois même à l’échelle régionale et hors des frontières des États membres. Il se réjouit de l’exclusion des infrastructures gazières pour le méthane et des oléoducs, lorsque cela n’a pas d’effet néfaste ou d’effets secondaires indésirables en raison de la situation locale ou régionale particulière;

4.

se félicite de l’obligation pour tous les projets de satisfaire à des critères de durabilité et de respecter le principe de «ne pas nuire» tel qu’énoncé dans le pacte vert pour l’Europe (conformément à l’article 17 du règlement sur la taxinomie de l’UE (1)), qui constitue une avancée majeure vers la réalisation des objectifs écologiques collectifs de l’Union;

5.

fait observer que l’évaluation des projets dans le cadre des RTE-E suppose de prendre en compte de nombreux éléments, notamment les problèmes locaux et régionaux spécifiques liés à la transition énergétique et aux objectifs climatiques, l’importance de la stabilité, de la sécurité et de l’approvisionnement en énergie, l’accès à l’énergie pour tous les Européens tout en maintenant celle-ci à un prix abordable, la lutte contre la précarité énergétique, la relation avec les stratégies énergétiques nationales, régionales et locales, ou encore la cohérence avec les programmes et projets existants;

6.

souligne que les infrastructures énergétiques ont un rôle crucial à jouer dans la transition énergétique et peuvent avoir des incidences environnementales et économiques considérables; invite par conséquent la Commission à mettre en place un mécanisme permanent de dialogue entre les groupes régionaux et les collectivités locales et régionales concernées, qui soit cohérent avec le système des dialogues multiniveaux sur le climat et l’énergie établi par le règlement sur la gouvernance de l’union de l’énergie;

7.

insiste sur la nécessité d’un cadre solide pour l’octroi des autorisations. À l’heure actuelle, les procédures d’octroi des autorisations, même pour les PIC, sont encore très longues. Il peut être compliqué de progresser dans certains États membres en raison de procédures préexistantes contradictoires, parfois combinées à un contexte institutionnel spécifique. En outre, l’opposition du public peut également se manifester si l’adhésion des parties prenantes n’est pas suffisamment prise en considération;

8.

demande que l’attribution du statut prioritaire aux PIC soit soigneusement examinée, et qu’en soient exclus les projets susceptibles d’avoir une incidence négative sur le climat ou encore sur les habitats et les espèces protégés;

9.

souligne que les procédures d’octroi des autorisations doivent être menées à bien avec toute la diligence requise; soutient toutefois les mesures proposées à l’article 10 de la proposition de règlement visant à garantir un délai raisonnable pour l’accomplissement des procédures d’autorisation par les différentes instances concernées. La mise sur pied de guichets uniques dotés de compétences et de pouvoirs de décision suffisants et soumis à des délais clairs est essentielle à cet égard. Il en résultera une sécurité accrue pour les participants aux projets ainsi qu’une meilleure estimation de leur exposition au risque lors de leur participation à ce processus;

10.

se félicite de l’attention croissante accordée dans l’Union au rôle de l’hydrogène propre, préférablement issu de sources d’énergie renouvelables, et accueille favorablement la proposition de la Commission à l’examen, qui répond à une demande du CdR relative à la mise en place d’un cadre juridique européen plus favorable au développement du marché et aux infrastructures, grâce à la révision de la législation européenne sur les réseaux transeuropéens d’énergie et, en particulier, à l’adaptation adéquate des prescriptions relatives aux PIC en fonction des RTE-E (2), ainsi que des plans décennaux de développement du réseau (TYNDP); soutient aussi l’introduction dans le règlement RTE-E de catégories spécifiques pour les infrastructures dédiées à l’hydrogène telles que les réseaux de transport d’hydrogène (y compris les gazoducs de gaz naturel réaffectés), la distribution et le stockage, ainsi que les électrolyseurs, lesquels doivent pouvoir bénéficier d’un financement au titre du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE);

11.

souligne la nécessité de l’électrification et le rôle de l’hydrogène propre dans le processus d’abandon des combustibles fossiles et la réduction des émissions persistantes provenant de secteurs polluants tels que l’industrie et les transports lourds, où l’électrification directe peut être limitée; rappelle que l’hydrogène renouvelable devrait être la priorité, et que l’hydrogène à faibles émissions de carbone devrait être utilisé à des fins de décarbonation jusqu’à ce que l’hydrogène renouvelable puisse y suffire seul; invite dès lors les institutions de l’Union, les États membres et l’industrie à accroître les capacités d’électricité renouvelable et d’hydrogène afin d’éviter une concurrence contre-productive entre les électrolyseurs pour la production d’hydrogène et d’autres utilisations directes de l’électricité produite à partir de sources renouvelables (3); invite par ailleurs la Commission à établir une taxonomie claire des gaz «renouvelables»;

12.

souligne qu’il est indispensable de développer rapidement et substantiellement, dans l’Union européenne, les capacités de production d’énergies renouvelables et les technologies qui en dépendent, afin de garantir des transports et une mobilité neutres pour le climat et une production d’hydrogène propre;

13.

souligne qu’il importe que les activités relevant du règlement RTE-E soient pleinement conformes aux instruments de programmation pertinents, en particulier les plans nationaux en matière d’énergie et de climat (PNEC); rappelle à cet égard que les collectivités locales et régionales doivent pouvoir contribuer pleinement aux PNEC de leur État membre, et demande une représentation optimale des collectivités locales et régionales tout au long de ce processus;

14.

rappelle que le secteur des transports est responsable d’un quart des émissions de CO2 dans l’Union, et qu’il s’agit du seul secteur où les émissions n’ont pas été réduites par rapport au niveau de référence de 1990; souligne le potentiel de l’hydrogène comme l’un des instruments utilisés pour réduire les émissions de CO2 de certains modes de transport, en particulier lorsque l’électrification complète est plus compliquée ou n’est pas encore possible; fait observer que le déploiement d’infrastructures de recharge est nécessaire pour stimuler l’utilisation de l’hydrogène dans le secteur des transports;

15.

est d’avis que la révision du règlement sur le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) (4) devrait accorder une importance bien plus grande aux technologies de propulsion à faible intensité de carbone destinées aux camions, aux autocars et aux bateaux de navigation intérieure, telles que les moteurs électriques alimentés par des piles à hydrogène ou via des lignes aériennes de contact, parallèlement à d’autres formes d’énergie répondant aux exigences de durabilité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La mise en place des infrastructures correspondantes, dans un premier temps le long des corridors du réseau central et global, est une condition préalable au déploiement de ces technologies. Le MIE devrait prévoir des moyens financiers suffisants à cet effet;

16.

souligne qu’il convient de créer des synergies entre les stratégies relatives au RTE-T, au RTE-E et aux carburants alternatifs; se félicite, à cet égard, de l’intention de la Commission de développer des infrastructures de ravitaillement en hydrogène dans le cadre de la stratégie de mobilité durable et intelligente et de réexaminer la révision de la directive sur l’infrastructure pour carburants alternatifs, qui offre l’occasion de fixer des exigences spécifiques et des normes harmonisées pour un déploiement progressif des stations de ravitaillement en hydrogène dans les États membres, les régions et les villes;

17.

estime qu’une approche plus ouverte de la définition des projets transfrontières devrait être adoptée, de manière à tenir compte non seulement des grands projets de transport, mais aussi des projets locaux, décentralisés et souvent participatifs de réseaux intelligents dépourvus de frontières physiques. Des projets régionaux et locaux décentralisés enjambant les frontières nationales pourraient effectivement produire des effets positifs non seulement sur les systèmes régionaux et nationaux, mais aussi dans différents États membres, par exemple en intégrant les énergies renouvelables, en apportant des solutions aux problèmes de congestion, ou en évitant les externalités négatives;

18.

fait observer que pour servir au mieux la réalisation des objectifs européens en matière d’énergie et de climat ainsi que pour donner des moyens d’action aux consommateurs, le cadre RTE-E doit être révisé de manière à pleinement englober les contributions des prosommateurs, des communautés énergétiques locales et des nouvelles technologies (5); insiste sur l’importance du réseau électrique à basse et moyenne tension où doivent être créées les infrastructures nécessaires à une multitude de nouveaux producteurs décentralisés qui alimentent le réseau en électricité; souligne qu’il est aussi nécessaire de relier de nouveaux petits producteurs aux réseaux à faible et moyenne tension; invite la Commission à fournir un cadre pour l’agrégation de plusieurs petits projets de manière à ce qu’ils puissent satisfaire aux critères prévus par la législation actuelle. La flexibilité à cet égard revêt une grande importance pour que les collectivités locales et régionales soient en mesure de mettre en place certains projets agrégés et obtiennent éventuellement un financement à cette fin;

19.

fait observer que le règlement RTE-E, en tant que pilier central du développement des infrastructures énergétiques de l’Union européenne, qui apporte à ce titre une contribution essentielle à la réalisation de la neutralité climatique, respecte largement les principes de subsidiarité active et de proportionnalité; souligne la valeur ajoutée de la coopération régionale dans la mise en œuvre de projets transfrontaliers, la transparence, la sécurité réglementaire et l’accès au financement; demande la pleine participation des collectivités locales et régionales en tant que partenaires, et pas seulement comme parties prenantes, conformément à ces principes de subsidiarité active et de proportionnalité.

Bruxelles, le 1er juillet 2021.

Le président du Comité européen des régions

Apostolos TZITZIKOSTAS


(1) Règlement (UE) 2020/852 du Parlement européen et du Conseil du 18 juin 2020 sur l’établissement d’un cadre visant à favoriser les investissements durables et modifiant le règlement (UE) 2019/2088 (JO L 198 du 22.6.2020, p. 13).

(2) Avis sur le thème «Vers une feuille de route pour un hydrogène propre — La contribution des collectivités locales et régionales à une Europe neutre pour le climat», rapporteure: Birgit Honé (DE/PSE), COR-2020-549.

(3) Le principe d’additionnalité a été présenté par le Parlement européen dans son rapport intitulé «Une stratégie européenne pour l’hydrogène» (A9-0116/2021 ITRE, rapporteur: Jens Geier).

(4) https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/A-9-2021-0116_FR.html#_ftn20

(5) Tels que le stockage de l’énergie, la participation active de la demande, les microréseaux (éventuellement transfrontières) et la mobilité électrique.


Documents similaires

Avis institutionnel52021AB0040

Avis institutionnel — 52021AB0040

29/12/2021

Avis institutionnel52021AB0039

Avis institutionnel — 52021AB0039

28/12/2021

Avis institutionnel52021AB0038

Avis institutionnel — 52021AB0038

22/12/2021

Avis institutionnel52022AG0001(01)

Avis institutionnel — 52022AG0001(01)

20/12/2021

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →