| CELEX | 52021BP1660 |
| Type | Acte préparatoire |
| Date | jeudi 29 avril 2021 |
| 24.9.2021 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | L 340/453 |
RÉSOLUTION (UE) 2021/1660 DU PARLEMENT EUROPÉEN
du 29 avril 2021
contenant les observations qui font partie intégrante de la décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion pour l’exercice 2019
LE PARLEMENT EUROPÉEN,
| — | vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion pour l’exercice 2019, |
| — | vu l’article 100 et l’annexe V de son règlement intérieur, |
| — | vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire (A9-0110/2021), |
| A. | considérant que l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion (ci-après «l’entreprise commune») a été créée en mars 2007 pour une période de 35 ans par la décision 2007/198/Euratom (1); |
| B. | considérant que les membres de l’entreprise commune sont Euratom, représentée par la Commission, les États membres d’Euratom et les pays tiers qui ont conclu un accord de coopération avec Euratom dans le domaine de la fusion nucléaire contrôlée; |
| C. | considérant que l’entreprise commune a pour objectifs d’apporter la contribution de l’Union au projet international ITER pour l’énergie de fusion, de mettre en œuvre l’accord relatif à l’approche élargie entre Euratom et le Japon, et de préparer la construction d’un réacteur à fusion de démonstration; |
| D. | considérant que l’entreprise commune est devenue autonome en mars 2008; |
Observations générales
| 1. | observe que la Cour des comptes (ci-après «la Cour») établit, dans son rapport sur les comptes annuels de l’entreprise commune pour l’exercice 2019 (ci-après «le rapport de la Cour»), que les comptes annuels présentent fidèlement, dans tous leurs aspects significatifs, la situation financière de l’entreprise commune au 31 décembre 2019, ainsi que les résultats de ses opérations, ses flux de trésorerie et les variations de ses actifs nets pour l’exercice clos à cette date, conformément aux dispositions de son règlement financier et aux règles comptables adoptées par le comptable de la Commission; constate en outre la légalité et la régularité, dans tous leurs aspects significatifs, des opérations sous-jacentes aux comptes relatifs à l’exercice 2019; |
| 2. | prend acte du paragraphe d’observations du rapport de la Cour qui attire l’attention sur la nouvelle base de référence pour le projet ITER approuvée par le conseil ITER en novembre 2016; relève que la date prévue pour la production du «premier plasma» et le démarrage de la phase d’exploitation est l’année 2025, avec l’achèvement de la phase de construction prévue pour 2035, alors que la base de référence de 2010 prévoyait l’achèvement de la phase de construction pour 2020 et que la nouvelle base de référence considère qu’il s’agit de la première date d’achèvement possible sur le plan technique; relève que le rapport de progrès adressé par l’entreprise commune au Conseil et au Parlement indique que le taux d’avancement d’ITER dans la réalisation de la phase de premier plasma est de 67,3 % et que le taux d’avancement de la phase de construction d’ITER est de 53,3 %; |
| 3. | constate avec préoccupation que l’entreprise commune a recalculé sa contribution à la phase de construction du projet à 12 000 000 000 EUR, un montant en hausse par rapport aux 6 600 000 000 EUR approuvés par le Conseil en 2010 (aux prix de 2008); constate que ce montant ne tient pas compte des imprévus, même si la Commission estime qu’une marge d’aléas allant jusqu’à 24 mois pour le calendrier et entre 10 % et 20 % pour le budget serait appropriée; invite l’entreprise commune à rendre compte à l’autorité de décharge de toute évolution de la situation en la matière; |
| 4. | relève qu’en avril 2018, la Commission a été chargée par le Conseil d’approuver la nouvelle base de référence d’ITER au nom d’Euratom et a réaffirmé l’engagement de mettre à disposition les ressources dans les limites du prochain cadre financier pluriannuel; relève que la base de référence actuelle, qui dure jusque 2035, est toujours en place et qu’elle fera l’objet d’une mise à jour en novembre 2021; |
| 5. | relève que les contributions financières de certains membres de l’organisation ITER n’ont toujours pas été reçues; note que les contributions à recevoir par l’organisation ITER en 2018 étaient de 119 363 000 EUR et, en 2019, de 166 240 000 EUR; invite l’entreprise commune à rendre compte à l’autorité de décharge de toute évolution de la situation et à lui faire part d’un plan d’action concret en la matière; |
| 6. | observe que, le 29 décembre 2020, le Royaume-Uni et Euratom ont signé un accord de coopération nucléaire en vertu duquel le Royaume-Uni sera membre de l’entreprise commune pour ITER et du développement de l’énergie de fusion (F4E) conformément à la décision du Conseil relative à F4E et à ses statuts; note que le Royaume-Uni adhérera à nouveau à Euratom en tant que membre associé et continuera de contribuer à F4E et à ITER; |
| 7. | est conscient qu’au terme de la phase de construction, l’entreprise commune devra également contribuer à la phase d’exploitation d’ITER après 2035, puis à ses phases de désactivation et de démantèlement dans le cadre de l’accord ITER (2); relève que les contributions aux phases de désactivation et de démantèlement ont été estimées à 95 540 000 EUR et 180 200 000 EUR respectivement (aux prix de 2001); |
| 8. | se dit préoccupé par le fait qu’il subsiste un risque de nouveaux dépassements de coûts et de nouveaux retards dans l’exécution du projet ITER; relève que jusque mars/avril 2020, l’entreprise commune était parvenue à maintenir à fin 2025 les diverses dates de livraison des composants prévues par le calendrier pour le premier plasma, malgré quelques retards, mais que la pandémie de COVID-19 a entraîné des risques supplémentaires, actuellement analysés, qui ne permettent pas de déterminer si le calendrier pour le premier plasma pourra être respecté; invite l’entreprise commune à informer l’autorité de décharge des résultats de la mise à jour du scénario de base, qui doit avoir lieu en novembre 2021; propose que, pour ne pas devoir réaliser des révisions à la hausse successives du coût prévu du projet, pour éviter des retards par rapport aux dates attendues pour les étapes opérationnelles et pour garantir le niveau le plus élevé possible de fiabilité du calendrier tout en tenant compte des conséquences de la situation sanitaire mondiale, l’organisation ITER prévoie des aléas raisonnables eu égard à tout calendrier révisé; propose dès lors une marge d’aléas allant jusqu’à 24 mois et entre 10 % et 20 % du budget proposé par la Commission; |
Gestion budgétaire et financière
| 9. | observe que le budget définitif disponible pour l’exercice 2019 comprenait des crédits d’engagement à hauteur de 729 708 445 EUR et des crédits de paiement à hauteur de 761 187 699 EUR; relève que les taux d’exécution des crédits d’engagement et des crédits de paiement se sont respectivement établis à 99,8 % et à 97,1 % (contre 98,4 % et 96,1 % en 2018); |
| 10. | constate que le rapport de la Cour indique qu’en 2019, le budget du chapitre 3.4 — Autres dépenses opérationnelles a été porté à 7 372 404 EUR, ce qui représente une hausse de 85 % par rapport à 2018, et que ce chapitre est utilisé pour différentes catégories de dépenses; relève que le rapport de la Cour souligne que pour garantir le respect des principes budgétaires de transparence et de spécialité, un chapitre distinct devrait être créé dans le budget pour chaque catégorie de dépenses; invite l’entreprise commune à revoir ses lignes budgétaires et ses méthodes de communication d’informations budgétaires et à rendre compte à l’autorité de décharge de toute évolution de la situation en la matière; |
| 11. | observe que, sur les 729 708 445 EUR de crédits d’engagement disponibles, 100 % ont été utilisés sous la forme d’engagements individuels directs (contre 98,4 % en 2018), soit une hausse de 1,6 %; |
| 12. | relève que, pour l’exercice 2019, le solde de l’exécution budgétaire s’est élevé à 824 174 EUR (contre 1 316 734 EUR en 2018); |
| 13. | relève avec une vive préoccupation que le rapport de la Cour indique que, dans le cas d’une procédure portant sur un marché de valeur élevée en 2019, les calendriers et dates limites publiés initialement par l’entreprise commune étaient irréalistes car ils ne tenaient pas pleinement compte de la complexité du processus lui-même (à savoir des visites sur place) ou de celle du contrat; relève que, dans sa réponse, l’entreprise commune indique que le calendrier prévu pour les marchés publics était, en effet, serré, mais conforme aux exigences réglementaires, et qu’elle a pris toutes les mesures possibles pour garantir une concurrence équitable et transparente; constate en outre que le rapport de la Cour conclut, pour ce qui est de l’évaluation, que dans un cas, la charge administrative à supporter pour apporter la preuve d’une équivalence avec la certification spécifique figurant parmi les critères de sélection peut avoir dissuadé d’éventuels contractants disposant d’une certification équivalente de soumettre une offre; note que, dans sa réponse, l’entreprise commune indique que la certification était exigée par le cadre réglementaire nucléaire applicable à l’installation ITER en vertu du droit français, que l’autorisation de recourir à des certificats équivalents a permis d’atténuer l’effet sur la concurrence et que l’entreprise commune n’était pas en mesure d’évaluer préalablement les certifications potentiellement équivalentes; invite l’entreprise commune à prendre les devants et à lancer sa procédure de marché de façon diligente et réaliste afin d’éviter les éventuels découverts bancaires et délais ainsi que la perte de crédits; invite l’entreprise commune à améliorer sa procédure de planification des marchés publics en publiant des calendriers réalistes dès le départ ainsi que sa procédure d’évaluation et de négociation en définissant précisément la portée des négociations dans les documents de marché; |
| 14. | relève que l’entreprise commune a mis en place les mesures correctives voulues pour améliorer le système financier et de contrôle dans le but d’augmenter la transparence et qu’au terme de l’évaluation du nouveau système par la Cour lors de son processus d’audit en 2019, celui-ci a confirmé que le nouvel outil informatique permettait désormais de s’assurer de la bonne gestion des missions et de l’imputation du coût des missions aux divers chapitres budgétaires; note en outre, dans la réponse de l’entreprise commune, que celle-ci créera une ligne budgétaire spécifique où sera consigné le coût de l’internalisation de ressources externes, mais pas les autres dépenses opérationnelles de nature administrative du chapitre 3.4 — Autres dépenses opérationnelles, étant donné qu’elles représentent un montant très faible par rapport à l’ampleur des dépenses opérationnelles; |
Performance
| 15. | relève qu’au terme de l’évaluation annuelle, le groupe d’évaluateurs a conclu que le niveau de culture de sûreté nucléaire au sein de l’entreprise commune n’était pas satisfaisant; relève et salue le fait qu’au cours de l’année 2019, l’entreprise commune a publié un nouveau plan d’action en réponse au rapport d’audit de la nouvelle structure d’audit interne sur la gestion de la sûreté nucléaire et que l’audit des marchés relatifs au faisceau neutre est désormais considéré comme pleinement mis en œuvre; |
| 16. | note que le rapport de la Cour indique qu’en 2019, le conseil de direction de l’entreprise commune a chargé un groupe ad hoc d’examiner son système d’information et que le groupe ad hoc a proposé d’introduire un nouveau système de gestion de la valeur acquise (EVM), proposition approuvée par le conseil de direction en avril 2019; constate toutefois avec préoccupation que le système proposé ne tient pas compte de toutes les recommandations des experts indépendants et qu’il ne fournit pas d’informations claires sur les progrès techniques réalisés par l’entreprise commune au regard des coûts supportés jusque-là, par rapport à l’ensemble des éléments qu’elle doit livrer dans le cadre du projet ITER; note que le rapport de la Cour indique que, compte tenu du rôle central que joue le nouveau système EVM dans le suivi de la performance, il est essentiel que son efficacité lors de la phase de mise en œuvre soit contrôlée par l’entreprise commune et que le conseil de direction soit informé lorsque des problèmes importants se posent; souligne que le système EVM est conforme aux exigences du conseil de direction de l’entreprise commune, lequel est composé de représentants des États membres et a chargé un groupe de travail spécifique de concevoir le système EVM en fonction des caractéristiques spécifiques de l’entreprise commune; prend acte de la réponse de l’entreprise commune, qui indique que le système EVM est désormais stable et qu’il est le résultat d’une interaction approfondie avec le groupe d’experts ad hoc sur la planification pluriannuelle; note la recommandation du groupe d’experts ad hoc, qui indique que les mesures EVM classiques ne sont pas recommandées du fait des caractéristiques particulières de l’entreprise commune et des efforts considérables qui seraient nécessaires pour les mettre en œuvre et que les mesures EVM devraient plutôt être utilisées pour le suivi des performances de l’entreprise commune; relève en outre que l’entreprise commune considère qu’aucune mesure supplémentaire n’est nécessaire à cet égard car elle a pleinement respecté les décisions du groupe d’experts ad hoc sur la planification pluriannuelle; salue le fait que l’entreprise commune ait adopté une politique plus systématique d’information sur les performances du projet par l’adoption d’un guide du projet; invite l’entreprise commune à élargir le système EVM aux critères utilisés pour analyser les recommandations des experts indépendants et à garantir l’accès du public au guide du projet; |
| 17. | observe que l’entreprise commune a recours à des indicateurs de performance clés pour divers projets et domaines de programmation ainsi qu’à des indicateurs techniques et non techniques et qu’elle veille au maintien de la base de référence au moyen de procédures de contrôle des changements avec l’organisation ITER; constate que des gains d’efficacité mesurables ont été réalisés grâce à des projets d’amélioration visant à optimiser les délais de recrutement, les délais de passation des marchés ainsi que la signature des contrats et leur paiement; note que l’entreprise commune a mené à bien quatre projets d’amélioration portant sur les processus d’estimation des coûts à l’achèvement, l’outil relatif aux écarts par rapport aux procédures de marché, la gestion des documents et la réduction des retards; invite l’entreprise commune à adopter de nouvelles mesures pour calibrer ses indicateurs de performance clés afin de mieux mesurer les résultats globaux et la réalisation des objectifs spécifiques à chaque projet; |
| 18. | demande que l’entreprise commune revoie sa stratégie de communication pour que les parties prenantes concernées soient au courant de ses missions, de ses activités et de ses réalisations; |
| 19. | note que les organes de gouvernance ont suivi de près l’état d’avancement et la performance des projets relatifs aux bâtiments et à la chambre à vide en maintenant le projet relatif aux bâtiments dans les limites du budget fixé et en adoptant un plan d’accélération de la performance pour le projet de chambre à vide; prend également acte de la nouvelle stratégie de passation de marchés pour les bobines de champ poloidal, qui devrait améliorer la performance du projet et en atténuer les risques; |
Prévention et gestion des conflits d’intérêts et transparence
| 20. | observe que la stratégie actualisée de lutte contre la fraude de l’entreprise commune a été adoptée par le conseil de direction fin 2019 en même temps qu’un plan d’action; note en outre qu’un nouveau cadre stratégique de gestion des processus métier a été mis en place et qu’il comporte une cartographie exhaustive des processus ainsi qu’un portefeuille complet des procédures de fonctionnement; invite l’entreprise commune à renforcer encore son cadre éthique en révisant et en améliorant les mesures de prévention du harcèlement, de la fraude et des conflits d’intérêts et de protection des lanceurs d’alerte; |
| 21. | note que l’Office européen de lutte antifraude et le responsable de la déontologie ont coordonné et rédigé la stratégie de lutte contre la fraude de l’entreprise commune ainsi que son plan d’action pour la période 2020-2023, lequel est destiné à l’application effective de la gestion des conflits d’intérêts, notamment pour la sélection du personnel et la phase d’exécution du marché, et des paiements, et qu’il a été adopté par le conseil de direction fin 2019; relève, en ce qui concerne les déclarations d’intérêts, que de nouvelles actions pour la période 2020-2023 ont été définies sur la base d’une évaluation globale du risque réalisée par le directeur des risques avec le responsable de la déontologie; |
| 22. | note que, conformément aux mesures adoptées en matière de lutte contre la fraude, l’entreprise commune a publié les CV et les déclarations d’intérêts des membres de son conseil de direction; salue la publication des déclarations d’intérêts des membres du conseil de direction de l’entreprise commune; note que certaines déclarations peuvent être modifiées en ligne, notamment le nom; demande que les déclarations soient mises à jour afin de corriger ce problème; |
Personnel et recrutement
| 23. | relève que, d’après le rapport de la Cour, l’évaluation du groupe d’experts externes en 2019 a notamment porté sur la gestion des ressources humaines et qu’elle a mis en évidence plusieurs problèmes et risques au niveau de l’encadrement supérieur et de la culture d’entreprise; note que le rapport de la Cour indique que si aucune solution n’est trouvée, cette situation pourrait nuire à la performance des agents de l’entreprise commune; note que, dans sa réponse, l’entreprise commune indique que sa direction prend des mesures en mettant en place un programme complet de perfectionnement des cadres, comprenant entre autres un accompagnement et un retour d’information à 360 degrés, comme le recommandent les évaluateurs; prie instamment l’entreprise commune d’adopter au plus vite la recommandation et de s’y conformer ainsi que de ne pas nuire à la performance de l’entreprise commune ou au bien-être de son personnel; |
| 24. | note que le rapport de la Cour indique qu’en raison des restrictions concernant le nombre d’agents statutaires figurant au tableau des effectifs, l’entreprise commune fait de plus en plus appel à des ressources externes et à l’internalisation, y compris pour des postes à haute responsabilité et exigeant des compétences clés pour l’entreprise commune (par exemple l’unité «sûreté nucléaire»), dont le niveau équivalait déjà, en 2019, à 62 % environ du personnel statutaire; note que le rapport de la Cour indique que les responsables des ressources humaines de l’entreprise commune ne disposent pas d’informations actualisées sur le volume de ces ressources, leur gestion étant décentralisée au niveau des unités ou des directions, et que cette situation engendre des risques importants: perte de compétences clés, responsabilités mal définies, litiges éventuels et diminution de l’efficience des agents; relève en outre que les coûts du personnel internalisé sont imputés au chapitre 3.4 — Autres dépenses opérationnelles, et s’y mêlent à d’autres frais de fonctionnement, ce qui est contraire aux principes budgétaires de spécialité et de transparence; relève que, dans sa réponse, l’entreprise commune indique qu’elle établira une ventilation du chapitre 3.4 en créant une ligne budgétaire spécifique où sera consigné, à compter du budget 2021, le coût de l’internalisation de ressources externes; invite l’entreprise commune à réviser et à adapter comme il se doit ses politiques en matière de ressources humaines, ses procédures de recrutement ainsi que ses estimations des ressources budgétaires et humaines; invite l’entreprise commune à signaler sans délai à la Commission et à l’Office européen de sélection du personnel toute difficulté éventuelle qu’elle aurait rencontrée afin de remédier à la situation et d’éviter toute situation de sous-effectif et tout retard; souligne que l’entreprise commune doit tenir compte des risques éventuels en termes de sûreté et de réputation que peuvent faire courir l’externalisation excessive et le recours excessif à des prestataires extérieurs; |
| 25. | observe que, fin 2019, 159 femmes et 279 hommes étaient inscrits au tableau des effectifs de l’entreprise commune F4E, les hommes occupant la majorité des postes dans deux catégories de personnel sur trois, tandis que plus de 50 % des agents contractuels de l’Union étaient des femmes; relève également que 22 États membres étaient représentés parmi le personnel de l’entreprise commune, que la plupart des membres du personnel provenaient de trois États membres et que quatre autres États membres comptaient chacun un membre du personnel; prie instamment l’entreprise commune de parvenir à un équilibre hommes-femmes et à une représentation géographique équilibrée, tout en admettant que celle-ci dépend des candidats qui se présentent aux postes vacants ou qui répondent aux appels à manifestation d’intérêt; |
| 26. | relève que, dans sa réponse, l’entreprise commune indique que les plafonds budgétaires pour le personnel statutaire prévus dans le tableau des effectifs sont bien inférieurs aux besoins du projet ITER et que les diverses mesures prévues dans le cadre de ce programme de gestion des risques lancé en avril 2020 tiennent compte des questions mentionnées par la Cour et apportent des garanties; relève en outre que l’analyse coûts-avantages et l’étude comparative demandées par le comité d’administration et de gestion pour novembre 2020 permettront également la tenue d’un débat sur la dépendance de l’entreprise commune à l’égard des ressources externes et les exigences statutaires; constate par ailleurs que l’entreprise commune a pris des mesures pour améliorer les procédures de sélection du personnel en améliorant le respect des règles et la qualité des recrutements et en réduisant les formalités administratives et le délai d’exécution et que ces mesures ont été intégrées à la version révisée des procédures opérationnelles standard de sélection interne et externe, adoptée en janvier 2020; |
| 27. | note qu’afin de protéger la santé sur le lieu de travail, l’entreprise commune a défini et adopté, en 2019, son propre système de gestion de la santé et de la sécurité sur la base de la directive 89/391/CEE du Conseil (3); |
Contrôles internes
| 28. | salue le fait qu’en 2019, le conseil de direction de l’entreprise commune ait adopté une mise à jour de sa stratégie de contrôle interne, qui vise à fournir une assurance raisonnable au directeur de l’entreprise commune et aux parties prenantes extérieures sur l’état du contrôle interne de l’entreprise commune, qu’elle soit organisée autour des trois grandes lignes de défense de l’Institut des auditeurs internes et qu’elle combine le système de qualité de l’ensemble d’ITER et le cadre de contrôle interne de la Commission; note que l’entreprise commune dispose d’un système de gestion des risques au niveau de l’entreprise et au niveau des projets qui se fonde sur son système de gestion intégrée et les normes de gestion et de contrôle interne; note que l’évaluation globale du système de gestion intégrée a conclu que le système était efficace dans son ensemble, quelques améliorations étant nécessaires; note que l’amélioration du cadre de contrôle interne dépend de la clarté des indicateurs de performance clés utilisés pour surveiller l’efficacité des activités de contrôle en place; fait observer que la plupart des entreprises communes ont adopté le nouveau cadre de contrôle interne de la Commission; |
| 29. | note qu’au cours de l’année 2019, l’entreprise commune a clôturé deux audits ex post sur les subventions et que deux autres audits sont toujours en cours; relève que les subventions ne représentent qu’une part minime du budget opérationnel et qu’en 2019, les engagements à réaliser par l’entreprise commune sur les subventions ne représentaient que 0,13 % du total des crédits d’engagement opérationnels; invite l’entreprise commune à organiser des audits ex post sur l’utilisation de moyens budgétaires plus importants; |
| 30. | note que, dans sa réponse, l’entreprise commune convient de l’importance de communications efficaces et qu’elle indique avoir défini une politique claire de communication externe qui en fixe les grandes priorités, les objectifs et les résultats escomptés; |
Marchés relatifs à des activités opérationnelles et subventions
| 31. | observe qu’en 2019, 43 procédures de marchés relatifs à des activités opérationnelles ont été lancées, que 74 marchés ont été attribués et que 75 marchés ont été conclus. |
(1) JO L 90 du 30.3.2007, p. 58.
(2) JO L 358 du 16.12.2006, p. 62.
(3) Directive 89/391/CEE du Conseil du 12 juin 1989 concernant la mise en œuvre de mesures visant à promouvoir l’amélioration de la sécurité et de la santé des travailleurs au travail ( JO L 183 du 29.6.1989, p. 1).