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AccueilDroit européen52021DC0529
Acte préparatoire52021DC0529

Acte préparatoire — 52021DC0529

CELEX52021DC0529
TypeActe préparatoire
Datemercredi 2 juin 2021

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 2.6.2021

COM(2021) 529 final

RAPPORT DE LA COMMISSION

Belgique, Bulgarie, Tchéquie, Danemark, Allemagne, Estonie, Irlande, Grèce, Espagne, France, Croatie, Italie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Hongrie, Malte, Pays-Bas, Autriche, Pologne, Portugal, Slovénie, Slovaquie, Finlande et Suède

Rapport établi conformément à l’article 126, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne


RAPPORT DE LA COMMISSION

Belgique, Bulgarie, Tchéquie, Danemark, Allemagne, Estonie, Irlande, Grèce, Espagne, France, Croatie, Italie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Hongrie, Malte, Pays-Bas, Autriche, Pologne, Portugal, Slovénie, Slovaquie, Finlande et Suède

Rapport établi conformément à l’article 126, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

1.Introduction

L’article 126 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (ci-après le «traité») définit la procédure concernant les déficits excessifs. Cette procédure est précisée dans le règlement (CE) nº 1467/97 visant à accélérer et à clarifier la mise en œuvre de la procédure concernant les déficits excessifs, qui fait partie du pacte de stabilité et de croissance.

1 2 Le 20 mars 2020, la Commission a adopté une communication relative à l’activation de la clause dérogatoire générale du pacte de stabilité et de croissance. Cette clause, instaurée par l’article 5, paragraphe 1, l’article 6, paragraphe 3, l’article 9, paragraphe 1, et l’article 10, paragraphe 3, du règlement (CE) nº 1466/97, et par l’article 3, paragraphe 5, et l’article 5, paragraphe 2, du règlement (CE) nº 1467/97, facilite la coordination des politiques budgétaires en période de grave récession économique dans la zone euro ou dans l’ensemble de l’Union. Dans sa communication, la Commission a exposé sa position selon laquelle, compte tenu de la grave récession économique découlant de la pandémie de COVID-19, les conditions permettant l’activation de la clause dérogatoire générale étaient remplies. Le 23 mars 2020, les ministres des finances des États membres ont marqué leur accord avec l’évaluation de la Commission.

La clause dérogatoire générale ne suspend pas les procédures du pacte de stabilité et de croissance. Cependant, son activation a offert aux États membres une certaine flexibilité budgétaire pour faire face à la crise actuelle, en les autorisant à s’écarter temporairement de la trajectoire d’ajustement conduisant à la réalisation de l’objectif budgétaire à moyen terme de chaque État membre, à condition de ne pas mettre en péril la viabilité budgétaire à moyen terme. S’agissant du volet correctif du pacte, le Conseil peut décider, sur recommandation de la Commission, d’adopter des trajectoires budgétaires révisées. La clause dérogatoire générale permet aux États membres de s’écarter des obligations budgétaires qui s’appliqueraient normalement tout en permettant à la Commission et au Conseil de prendre les mesures nécessaires de coordination des politiques dans le respect du pacte.

3 4 Le 20 juillet 2020, dans le cadre des recommandations par pays adressées au titre du Semestre européen, le Conseil a recommandé aux États membres de prendre toutes les mesures nécessaires pour lutter efficacement contre la pandémie de COVID-19, stimuler l’économie et soutenir la reprise qui s’en suivra. Il a également été recommandé aux États membres, lorsque les conditions économiques le permettront, de mener des politiques budgétaires visant à parvenir à des positions budgétaires à moyen terme prudentes et à garantir la soutenabilité de la dette, tout en renforçant les investissements. De même, dans sa recommandation concernant la politique économique de la zone euro, le Conseil indique que les politiques budgétaires devraient rester favorables dans tous les États membres de la zone euro tout au long de 2021.

5 Le 17 septembre 2020, dans sa communication sur la stratégie annuelle pour une croissance durable, la Commission a invité les États membres à continuer à fournir un soutien budgétaire ciblé et temporaire en 2021, dans un contexte d’activation de la clause dérogatoire générale, tout en préservant la viabilité budgétaire à moyen terme.

6 7 Le 19 février 2021, le règlement (UE) 2021/241 établissant la facilité pour la reprise et la résilience est entré en vigueur. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de la facilité contribuera à la reprise économique et fournira un soutien financier apte à renforcer la résilience économique et le potentiel de croissance économique. Elle aidera également les États membres à améliorer la situation de leurs finances publiques à court terme, et contribuera à en consolider la viabilité à moyen et long terme. Le 3 mars 2021, la Commission a adopté une communication fournissant d’autres orientations stratégiques visant à faciliter la coordination des politiques budgétaires et l’élaboration des programmes de stabilité et de convergence des États membres.

8 La communication de la Commission du 2 juin 2021 sur la coordination des politiques économiques indique que la clause dérogatoire générale du pacte de stabilité et de croissance restera en vigueur en 2022 et devrait être désactivée en 2023. Les politiques budgétaires des États membres devraient devenir plus différenciées en 2022, l’activité économique devant se normaliser progressivement au second semestre de 2021. Les politiques budgétaires devraient tenir compte de l’état de la reprise, des risques pesant sur la viabilité budgétaire et de la nécessité de réduire les disparités économiques, sociales et territoriales. Lorsque la reprise sera bien engagée, la politique budgétaire devrait privilégier une intensification des investissements publics et privés, en soutenant la transition vers une économie verte et numérique.

En 2020, d’après les données validées par Eurostat le 22 avril 2021 9 , le déficit public dépassait la valeur de référence de 3 % du PIB fixée par le traité dans 25 États membres: Belgique, Bulgarie, Tchéquie, Allemagne, Estonie, Irlande, Grèce, Espagne, France, Croatie, Italie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Hongrie, Malte, Pays-Bas, Autriche, Pologne, Portugal, Slovénie, Slovaquie, Finlande et Suède 10 . De plus, selon les prévisions du printemps 2021 11 de la Commission (ci-après les «prévisions de la Commission»), en 2021, les déficits publics resteront supérieurs à la valeur de référence dans tous ces États membres, à l’exception du Luxembourg. Le déficit observé en 2020 indique à première vue l’existence, dans ces États membres, d’un déficit excessif au sens de l’article 126 du traité. La Commission tient compte, le cas échéant, de tous les facteurs pertinents.

D’après les données validées par Eurostat, le déficit public du Danemark était inférieur à 3 % du PIB en 2020 et, selon les prévisions de la Commission, il devrait se maintenir en deçà de cette valeur de référence. Cependant, d’après son programme de convergence pour 2021, le Danemark s’attend à un déficit public de 3,3 % du PIB en 2021, dépassant ainsi la valeur de référence pour le déficit fixée par le traité. Le déficit prévu pour 2021 indique à première vue l’existence, au Danemark, d’un déficit excessif au sens de l’article 126 du traité. La Commission tient compte, le cas échéant, de tous les facteurs pertinents.

À la fin de l’année 2020, la dette publique brute dépassait la valeur de référence de 60 % du PIB dans les États membres suivants: Belgique, Allemagne, Grèce, Espagne, France, Croatie, Italie, Chypre, Hongrie, Autriche, Portugal, Slovénie, Slovaquie et Finlande. Par ailleurs, il ressort des données pour 2020 que la Belgique, la Grèce, la Croatie, l’Italie, Chypre, la Hongrie, l’Autriche, le Portugal et la Slovénie n’ont pas respecté la référence d’ajustement du ratio de la dette ou, dans le cas de l’Espagne et de la France, les dispositions transitoires en matière de dette 12 . En 2020, l’Allemagne, la Slovaquie et la Finlande ont dépassé la valeur de référence de 60 % du PIB fixée par le traité, après avoir enregistré un ratio d’endettement inférieur à 60 % du PIB en 2019. Le niveau de dette publique observé en 2020 indique à première vue l’existence, dans ces 14 États membres, d’un déficit excessif au sens de l’article 126 du traité. La Commission tient compte de tous les facteurs pertinents.

Dans ce contexte, et conformément à l’article 126, paragraphe 3, du traité, la Commission a établi le présent rapport, qui analyse le respect par les États membres des critères du déficit et de la dette fixés par le traité. Il tient compte de tous les facteurs pertinents, y compris de la grave récession économique découlant de la pandémie de COVID-19 et des recommandations du Conseil du 20 juillet 2020.

Tableau 1: Position des États membres vis-à-vis des valeurs de références fixées par le traité en matière de déficit et de dette

Déficit effectif ne dépassant pas 3 % du PIB en 2020

Déficits projetés et prévus ne dépassant pas 3 % du PIB en 2021

Ratio d’endettement ne dépassant pas 60 % du PIB en 2020

Belgique







Bulgarie







Tchéquie







Danemark







Allemagne







Estonie







Irlande







Grèce







Espagne







France







Croatie







Italie







Chypre







Lettonie







Lituanie







Luxembourg







Hongrie







Malte







Pays-Bas







Autriche







Pologne







Portugal







Slovénie







Slovaquie







Finlande







Suède







Source: prévisions du printemps 2021 de la Commission et programmes de stabilité ou de convergence pour 2021.

2.Critère du déficit

Ce dépassement de la valeur de référence prévue par le traité en 2020 était exceptionnel pour tous les États membres, car il résultait d’une récession économique grave ayant frappé l’UE dans son ensemble. En 2020, le PIB réel a reculé dans tous les États membres de l’Union européenne, sauf en Irlande. Dans l’ensemble de l’Union européenne, l’activité économique s’est contractée de 6,1 % (6,6 % dans la zone euro). L’accroissement des déficits s’explique par le coût budgétaire des mesures prises par ces États membres pour lutter contre la pandémie de COVID-19, et par le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Sur la base des dernières données validées par Eurostat, le soutien budgétaire, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et les stabilisateurs automatiques, mesuré par l’évolution du solde primaire, est estimé, en 2020, à 6,6 % du PIB pour l’ensemble de l’Union européenne (6,8 % pour la zone euro).

En 2020, d’après les données validées par Eurostat, le déficit public était supérieur à la valeur de référence de 3 % du PIB prévue par le traité, sans en être proche, dans 23 États membres (tableau 2) – c’est-à-dire, la Belgique, la Tchéquie, l’Allemagne, l’Estonie, l’Irlande, la Grèce, l’Espagne, la France, la Croatie, l’Italie, Chypre, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Hongrie, Malte, les Pays-Bas, l’Autriche, la Pologne, le Portugal, la Slovénie, la Slovaquie et la Finlande. À la même période, en Bulgarie et en Suède, le déficit public était supérieur à 3 % du PIB, mais proche de cette valeur.

Selon les prévisions de la Commission, le déficit public du Danemark devrait atteindre 2,1 % du PIB en 2021. Cependant, d’après son programme de convergence pour 2021, le Danemark s’attend à un déficit public de 3,3 % du PIB en 2021, ce qui est supérieur à 3 % du PIB, mais proche de cette valeur 13 .

Le dépassement de la valeur de référence prévue par le traité devrait être temporaire dans le cas de la Bulgarie, du Danemark, de l’Allemagne, de l’Irlande, de Chypre, de la Lettonie, du Luxembourg, des Pays-Bas, de l’Autriche, de la Pologne, de la Finlande et de la Suède, tandis que le déficit public de ces États devrait passer sous la barre des 3 % du PIB en 2022 (dès 2021 dans le cas du Luxembourg), d’après les prévisions de la Commission. Ces projections sont entourées d’un degré d’incertitude exceptionnellement élevé.

En résumé, l’analyse indique que le critère du déficit fixé par le traité et le règlement (CE) nº 1467/97 est rempli par la Bulgarie, le Danemark et la Suède, tandis que, avant la prise en considération, le cas échéant, des facteurs pertinents, les 23 États membres suivants ne le respectent pas: la Belgique, la Tchéquie, l’Allemagne, l’Estonie, l’Irlande, la Grèce, l’Espagne, la France, la Croatie, l’Italie, Chypre, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Hongrie, Malte, les Pays-Bas, l’Autriche, la Pologne, le Portugal, la Slovénie, la Slovaquie et la Finlande.

Tableau 2: Solde des finances publiques
en pourcentage du PIB

2017

2018

2019

2020

2021

2022

Belgique

-0,7

-0,8

-1,9

-9,4

-7,6

-4,9

Bulgarie

1,2

2,0

2,1

-3,4

-3,2

-1,9

Tchéquie

1,5

0,9

0,3

-6,2

-8,5

-5,4

Danemark

1,8

0,7

3,8

-1,1

-2,1

-1,4

Allemagne

1,4

1,8

1,5

-4,2

-7,5

-2,5

Estonie

-0,7

-0,6

0,1

-4,9

-5,6

-3,3

Irlande

-0,3

0,1

0,5

-5,0

-5,0

-2,9

Grèce

0,6

0,9

1,1

-9,7

-10,0

-3,2

Espagne

-3,0

-2,5

-2,9

-11,0

-7,6

-5,2

France

-3,0

-2,3

-3,1

-9,2

-8,5

-4,7

Croatie

0,8

0,2

0,3

-7,4

-4,6

-3,2

Italie

-2,4

-2,2

-1,6

-9,5

-11,7

-5,8

Chypre

1,9

-3,5

1,5

-5,7

-5,1

-2,0

Lettonie

-0,8

-0,8

-0,6

-4,5

-7,3

-2,0

Lituanie

0,5

0,6

0,5

-7,4

-8,2

-6,0

Luxembourg

1,3

3,0

2,4

-4,1

-0,3

-0,1

Hongrie

-2,4

-2,1

-2,1

-8,1

-6,8

-4,5

Malte

3,2

1,9

0,4

-10,1

-11,8

-5,5

Pays-Bas

1,3

1,4

1,8

-4,3

-5,0

-1,8

Autriche

-0,8

0,2

0,6

-8,9

-7,6

-3,0

Pologne

-1,5

-0,2

-0,7

-7,0

-4,3

-2,3

Portugal

-3,0

-0,3

0,1

-5,7

-4,7

-3,4

Slovénie

-0,1

0,7

0,4

-8,4

-8,5

-4,7

Slovaquie

-1,0

-1,0

-1,3

-6,2

-6,5

-4,1

Finlande

-0,7

-0,9

-0,9

-5,4

-4,6

-2,1

Suède

1,4

0,8

0,6

-3,1

-3,3

-0,5

Source: prévisions du printemps 2021 de la Commission.

3.Critère de la dette

En 2020, le ratio d’endettement brut a augmenté dans tous les États membres, et a dépassé la valeur de référence de 60 % du PIB fixée par le traité dans 14 d’entre eux, à savoir: Belgique, Allemagne, Grèce, Espagne, France, Croatie, Italie, Chypre, Hongrie, Autriche, Portugal, Slovénie, Slovaquie et Finlande (tableau 3). Cette augmentation résulte de la contraction notable du PIB nominal et de l’émission d’une dette d’un montant considérable pour financer des déficits exceptionnellement élevés. En 2019, la Belgique, la Grèce, l’Espagne, la France, la Croatie, l’Italie, Chypre, la Hongrie, l’Autriche, le Portugal et la Slovénie affichaient déjà une dette publique brute supérieure à 60 % du PIB.

Les données indiquent que, en 2020, la référence d’ajustement du ratio de la dette n’était pas respectée en Belgique, en Grèce, en Croatie, en Italie, à Chypre, en Hongrie, en Autriche, au Portugal et en Slovénie (tableau 4). La référence d’ajustement du ratio de la dette est calculée sur une période de trois ans qui peut être prospective (de t-1 à t+1), rétrospective (de t-3 à t-1) et corrigée des variations conjoncturelles. Si, au cours de l’une de ces années, le ratio d’endettement est inférieur à 60 % du PIB, la référence d’ajustement ne peut être calculée de manière pertinente. Tel est le cas lorsqu’un État membre passe d’un niveau de dette inférieur à la valeur de référence de 60 % du PIB à un niveau de dette supérieur, comme notamment l’Allemagne, la Slovaquie et la Finlande. Puisque, en 2021, son ratio d’endettement devrait tomber en deçà de la valeur seuil de référence fixée par le traité, la Slovaquie est réputée respecter le critère de la dette. S’agissant de l’Allemagne et de la Finlande, le ratio d’endettement devrait rester supérieur à 60 % du PIB au cours de la période de prévision; il n’est donc pas considéré que ces deux États membres respectent le critère de la dette. Par ailleurs, l’Espagne et la France, qui sont soumises aux dispositions transitoires en matière de dette, ne se sont pas suffisamment rapprochées de la référence d’ajustement du ratio de la dette en 2020, étant donné que la variation de leur solde structurel était inférieure à l’ajustement structurel linéaire minimal requis (tableau 5).

L’analyse donne donc à penser que, parmi les États membres dont la dette publique dépasse 60 % du PIB à la fin de l’année 2020, la Slovaquie remplit le critère de la dette, tandis que, avant la prise en considération des facteurs pertinents, la Belgique, l’Allemagne, la Grèce, l’Espagne, la France, la Croatie, l’Italie, Chypre, la Hongrie, l’Autriche, le Portugal, la Slovénie et la Finlande ne le respectent pas.

Tableau 3: Dette publique
en pourcentage du PIB

2017

2018

2019

2020

2021

2022

Belgique

102,0

99,8

98,1

114,1

115,3

115,5

Bulgarie

25,3

22,3

20,2

25,0

24,5

24,0

Tchéquie

34,2

32,1

30,3

38,1

44,3

47,1

Danemark

35,9

34,0

33,3

42,2

40,2

38,8

Allemagne

65,1

61,8

59,7

69,8

73,1

72,2

Estonie

9,1

8,2

8,4

18,2

21,3

24,0

Irlande

67,0

63,0

57,4

59,5

61,4

59,7

Grèce

179,2

186,2

180,5

205,6

208,8

201,5

Espagne

98,6

97,4

95,5

120,0

119,6

116,9

France

98,3

98,0

97,6

115,7

117,4

116,4

Croatie

77,6

74,3

72,8

88,7

85,6

82,9

Italie

134,1

134,4

134,6

155,8

159,8

156,6

Chypre

93,5

99,2

94,0

118,2

112,2

106,6

Lettonie

39,0

37,1

37,0

43,5

47,3

46,4

Lituanie

39,1

33,7

35,9

47,3

51,9

54,1

Luxembourg

22,3

21,0

22,0

24,9

27,0

26,8

Hongrie

72,2

69,1

65,5

80,4

78,6

77,1

Malte

48,5

44,8

42,0

54,3

64,7

65,5

Pays-Bas

56,9

52,4

48,7

54,5

58,0

56,8

Autriche

78,5

74,0

70,5

83,9

87,2

85,0

Pologne

50,6

48,8

45,6

57,5

57,1

55,1

Portugal

126,1

121,5

116,8

133,6

127,2

122,3

Slovénie

74,1

70,3

65,6

80,8

79,0

76,7

Slovaquie

51,5

49,6

48,2

60,6

59,5

59,0

Finlande

61,2

59,7

59,5

69,2

71,0

70,1

Suède

40,7

38,9

35,0

39,9

40,8

39,4

Source: prévisions du printemps 2021 de la Commission.

Tableau 4: Écart par rapport à la référence d’ajustement du ratio de la dette1

2017

2018

2019

2020

2021

2022

Belgique

0,0

0,0

0,0

8,0

6,2

2,9

Allemagne

-6,0

-6,1

Dette < 60 %

n.a.2

2,0

1,5

Grèce

Dispositions transitoires en matière de dette

16,1

7,4

5,6

Croatie

-3,4

-4,5

-3,0

2,5

0,2

-3,7

Italie

6,3

6,9

7,3

12,2

9,6

4,3

Chypre

Dispositions transitoires en matière de dette

-0,8

2,8

-1,6

-2,1

Hongrie

-5,3

-3,7

-5,3

3,6

-0,1

-2,5

Autriche

-6,0

-5,8

-6,0

5,4

2,6

-0,2

Portugal

Dispositions transitoires en matière de dette

2,6

-0,6

-6,1

Slovénie

Dispositions transitoires en matière de dette

-7,2

2,8

0,9

-2,6

Slovaquie

Dette < 60 %

n.a.2

Dette < 60 %

Finlande

-0,9

Dette < 60 %

n.a.2

0,6

-0,1

Source: prévisions du printemps 2021 de la Commission.

1 La référence d’ajustement du ratio de la dette, pour les États membres dont la dette dépasse 60 % du PIB, est calculée sur une période de trois ans qui peut être prospective (de t-1 à t+1), rétrospective (de t-3 à t-1) et corrigée des variations conjoncturelles. Le tableau montre la différence entre le ratio de la dette au PIB et la référence d’ajustement du ratio de la dette. Si elle est négative, le ratio de la dette au PIB projeté respecte la référence d’ajustement du ratio de la dette. Dans ce cas, l’écart par rapport à la valeur de référence s’est réduit sur une période de trois ans (prospective ou rétrospective) au moins à un taux moyen de 1/20e.

2 La référence d’ajustement du ratio de la dette n’est pas pertinente lorsque la dette d’un État membre était inférieure à 60 % du PIB en 2019 et supérieure à ce niveau de référence en 2020, étant donné que ni la référence rétrospective, ni la référence prospective ne peuvent être calculées de manière effective.

Tableau 5: Respect des dispositions transitoires en matière de dette

Ajustement structurel linéaire minimal requis
(ASLM)3

Variation du solde structurel

Écart par rapport à la référence d’ajustement du ratio de la dette4

2017

2018

2019

2020

2021

2018

2019

2020

2021

2021

2022

Espagne

PDE1

PDE1

0,1

0,7

1,8

PDE1

-0,9

-0,5

-0,7

n.c. 2

0,3

France

PDE1

1,0

1,6

3,6

n.c.2

-0,1

-0,3

-1,3

n.c.2

7,3

3,4

Source: prévisions du printemps 2021 de la Commission.

1 Fait l’objet d’une procédure concernant les déficits excessifs.

2 L’Espagne a corrigé son déficit excessif en 2018 et se trouve donc encore dans la période de transition jusqu’en 2021, c’est-à-dire qu’elle n’est pas évaluée sur la base du critère de réduction de la dette, mais sur la base de l’ajustement structurel linéaire minimal. La France, quant à elle, a corrigé son déficit excessif en 2017 et est donc soumise au critère de réduction de la dette à partir de 2021.

3 Applicable au cours de la période de transition de trois ans après correction du déficit excessif, pour les procédures concernant les déficits excessifs qui étaient en cours en novembre 2011. L’ASLM définit l’ajustement structurel annuel restant au cours de la période de transition, qui garantirait que les États membres respectent la référence d’ajustement du ratio de la dette au terme de ces trois ans. Si la variation du solde structurel est supérieure à l’ASLM requis, alors l’État membre respecte les dispositions transitoires en matière de dette.

4 La référence d’ajustement du ratio de la dette, pour les États membres dont la dette dépasse 60 % du PIB, est calculée sur une période de trois ans qui peut être prospective (de t-1 à t+1), rétrospective (de t-3 à t-1) et corrigée des variations conjoncturelles. Le tableau montre la différence entre le ratio de la dette au PIB et la référence d’ajustement du ratio de la dette. Si elle est négative, le ratio de la dette au PIB projeté respecte la référence d’ajustement du ratio de la dette. Dans ce cas, l’écart par rapport à la valeur de référence se réduit sur une période de trois ans (prospective ou rétrospective) au moins à un taux moyen de 1/20e.

4.Facteurs pertinents

L’article 126, paragraphe 3, du traité dispose que le rapport de la Commission doit «examine[r] également si le déficit public excède les dépenses publiques d’investissement et tient compte de tous les autres facteurs pertinents, y compris la position économique et budgétaire à moyen terme de l’État membre».

Ces facteurs sont précisés à l’article 2, paragraphe 3, du règlement (CE) nº 1467/97, qui dispose aussi que «tout autre facteur qui, de l’avis de l’État membre concerné, est pertinent pour pouvoir évaluer globalement le respect des critères du déficit et de la dette, et qu’il a présenté au Conseil et à la Commission» doit être dûment pris en compte. En particulier, l’article 2, paragraphe 3, du règlement (CE) nº 1467/97, indique que la position de la dette à moyen terme peut également être considérée comme un facteur pertinent.

Par conséquent, les facteurs pertinents propres à chaque pays sont pris en considération en sus de l’incidence budgétaire de la pandémie de COVID-19. Parmi ces facteurs figurent notamment la position économique à moyen terme, la position budgétaire à moyen terme (investissements publics compris), la position de la dette à moyen terme et tout autre facteur pertinent mis en avant par les États membres.

Comme indiqué à l’article 2, paragraphe 4, du règlement (CE) nº 1467/97, en ce qui concerne le respect du critère du déficit, si le ratio de la dette publique au PIB ne dépasse pas la valeur de référence de 60 %, ou s’il la dépasse, mais qu’une double condition est remplie (c’est-à-dire, que le déficit reste proche de la valeur de référence et que le dépassement de cette valeur est temporaire), ces facteurs pertinents peuvent être pris en considération au cours des étapes conduisant à la décision sur l’existence d’un déficit excessif selon le critère du déficit.

Parmi les 26 États membres auxquels le présent rapport se réfère, qui en 2020 dépassent, ou prévoient de dépasser en 2021, la valeur de référence de 3 % prévue par le traité pour le déficit, le ratio d’endettement à la fin de l’année 2020 ne dépassait pas la valeur de référence de 60 % dans les douze États membres suivants: Bulgarie, Tchéquie, Danemark, Estonie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne et Suède.

Dans les 14 autres États membres qui dépassent la valeur de référence de 3 % du PIB pour le déficit, c’est-à-dire la Belgique, l’Allemagne, la Grèce, l’Espagne, la France, la Croatie, l’Italie, Chypre, la Hongrie, l’Autriche, le Portugal, la Slovénie, la Slovaquie et la Finlande, le ratio d’endettement dépassait la valeur de référence de 60 % fixée par le traité et la double condition nécessaire pour tenir compte des facteurs pertinents n’était pas remplie. Le déficit n’est resté proche de la valeur de référence dans aucun de ces États membres, les dépassements de la valeur de référence de 3 % du PIB oscillant entre 1,2 % et 8 % du PIB. À l’exception de l’Allemagne, de Chypre, de l’Autriche et de la Finlande, les dépassements de la valeur de référence ne devraient être temporaires dans aucun de ces États membres non plus. Par conséquent, pour ces 14 États membres, les facteurs pertinents ne peuvent être pris en considération au cours des étapes conduisant à la décision sur l’existence d’un déficit excessif selon le critère du déficit.

Concernant la violation manifeste du critère de la dette dans ces 14 États membres, l’article 2, paragraphe 4, du règlement (CE) nº 1467/97 dispose que les facteurs pertinents doivent toujours être pris en considération lors de l’évaluation du respect du critère de la dette, quelle que soit l’importance de la violation.

Par ailleurs, l’article 2, paragraphe 6, du règlement (CE) nº 1467/97 dispose que, si le Conseil décide qu’un déficit excessif existe dans un État membre, les facteurs pertinents visés à l’article 126, paragraphe 3, du traité doivent être pris en considération au cours des étapes suivantes au titre de la procédure concernant les déficits excessifs.

Les facteurs pertinents sont exposés dans le présent rapport, même s’ils ne peuvent être pris en considération au cours des étapes conduisant à la décision sur l’existence d’un déficit excessif selon le critère du déficit.

4.1.Incidence budgétaire de la pandémie de COVID-19

Dans la situation actuelle, un facteur clé à prendre en considération pour tous les États membres auxquels le présent rapport se réfère est l’incidence économique et budgétaire de la pandémie de COVID-19, qui a fait naître un degré d’incertitude extraordinaire en ce qui concerne les perspectives macroéconomiques et budgétaires. La pandémie et la grave récession économique qui en découle ont entraîné l’activation de la clause dérogatoire générale du pacte de stabilité et de croissance et ont conduit le Conseil, le 20 juillet 2020, à recommander à l’ensemble des États membres de prendre toutes les mesures nécessaires pour lutter efficacement contre la pandémie de COVID-19, stimuler l’économie et soutenir la reprise qui s’en suivra.

L’apparition de la pandémie de COVID-19 a notamment provoqué une crise sanitaire mondiale sans précédent, qui a entraîné une forte baisse de l’activité économique, amortie seulement en partie par l’effet des stabilisateurs économiques. Les États membres ont été confrontés à l’impératif de répondre à la situation d’urgence en matière de santé publique, de soutenir les ménages et les entreprises, et de fournir un soutien plus général à leurs économies. D’importantes mesures de soutien à la liquidité et des garanties publiques ont également été adoptées par les États membres. Ces mesures de soutien à la liquidité, notamment les garanties publiques accordées à l’appui des flux de crédit, n’ont pas d’incidence budgétaire directe tant qu’elles ne sont pas appliquées.

La réaction énergique au niveau national comme au niveau de l’UE a amorti le choc de la crise sur le tissu économique et social européen. En réponse à la crise, les États membres ont adopté des mesures budgétaires discrétionnaires estimées à près de 4 % du PIB en 2020, en sus des stabilisateurs automatiques déjà considérables, estimés à près de 3 % du PIB. D’après les données les plus récentes, le soutien budgétaire (mesuré par l’évolution annuelle du solde primaire) est estimé, en 2020, dans l’Union, à 6,6 % du PIB (et à 6,8 % du PIB dans la zone euro). D’après les estimations, le soutien budgétaire et les mesures de soutien à la liquidité mis en œuvre par les États membres ont permis, ensemble, d’amortir la contraction de l’activité économique en 2020 14 .

La forte hausse des déficits publics et de la dette publique décrite aux sections 2 et 3 traduisait la nécessité de soutenir l’économie dans des circonstances exceptionnellement difficiles, dans le respect des recommandations formulées par le Conseil le 20 juillet 2020. Cet élément a été pris en compte dans l’évaluation de la Commission.

4.2Facteurs pertinents propres à chaque pays

La présente section évalue les facteurs pertinents propres à chaque pays, qui comprennent, entre autres, les perspectives macroéconomiques à moyen terme, la position budgétaire à moyen terme (investissements publics compris, tableau 6), la position de la dette à moyen terme et tout autre facteur pertinent mis en avant par les États membres conformément à l’article 2, paragraphe 3, du règlement (CE) nº 1467/97.

Bien que les sections propres à chaque pays contiennent des informations clés sur la position macroéconomique à moyen terme, par exemple sur les contributions à la croissance (consommation privée, consommation publique, investissements et exportations nettes) en 2021, les prévisions du printemps 2021 de la Commission contiennent de plus amples informations sur les évolutions macroéconomiques. Des informations complémentaires sur les mesures budgétaires et l’analyse de la soutenabilité de la dette présentée pour chacun des États membres ci-dessous sont contenues dans la recommandation de recommandation du Conseil sur les programmes de stabilité ou de convergence pour 2021 présentée par la Commission et dans l’annexe statistique qui l’accompagne. Il a été procédé à une mise à jour de l’analyse de la soutenabilité de la dette 15 , par rapport à l’édition 2020 du Debt Sustainability Monitor 16 (publié en février 2021), afin de prendre en compte les prévisions de la Commission et les dernières estimations des coûts du vieillissement du rapport 2021 sur le vieillissement 17 .

En 2021, le déficit public dans l’Union européenne et dans l’ensemble de la zone euro devrait encore augmenter pour atteindre, respectivement, 7,5 % et 8 % du PIB (soit une augmentation d’environ ½ et ¾ de point de pourcentage du PIB, respectivement). L’augmentation du déficit est principalement due à l’adoption de mesures d’urgence nouvelles ou étendues pour soutenir l’activité économique au moment des nouvelles restrictions nécessaires au premier semestre de l’année.

D’après les prévisions de la Commission, en 2021, le ratio de déficit public devrait baisser (dans certains cas, uniquement de manière marginale) dans la moitié des 26 États membres couverts par le présent rapport, c’est-à-dire la Belgique, la Bulgarie, l’Irlande, l’Espagne, la France, la Croatie, Chypre, le Luxembourg, la Hongrie, l’Autriche, la Pologne, le Portugal et la Finlande, en raison du rebond de l’activité économique et de l’abandon progressif des mesures d’urgence temporaires. Pour autant, seuls le Danemark et le Luxembourg devraient afficher un déficit inférieur à 3 % du PIB.

En 2022, les déficits budgétaires moyens devraient être ramenés à environ 3¾ % du PIB dans l’Union européenne et dans la zone euro. La reprise économique et la suppression d’une grande partie du soutien discrétionnaire activé pour lutter contre les effets de la crise devraient toutes deux contribuer à réduire le déficit budgétaire en 2022.

Bien que l’on s’attende à ce que le ratio d’endettement diminue en 2021 en Bulgarie, au Danemark, en Espagne, en Croatie, à Chypre, en Hongrie, en Pologne, au Portugal, en Slovénie et en Slovaquie, le ratio global de la dette au PIB devrait continuer d’augmenter pour atteindre un nouveau pic dans l’Union européenne et dans la zone euro (environ 95 % et 103 %, respectivement), avant de baisser légèrement en 2022. En 2021, la plupart des États membres devraient encore afficher des ratios d’endettement record supérieurs à 60 % du PIB.

À la suite de l’entrée en vigueur de la facilité pour la reprise et la résilience le 19 février 2021, les États membres ont soumis ou se préparent à soumettre leurs plans pour la reprise et la résilience à la Commission. Les prévisions de la Commission tiennent donc compte de l’incidence de ces plans dans leurs projections budgétaires et macroéconomiques. Cependant, à la date butoir pour les prévisions (30 avril 2021), les détails de certains plans étaient encore à l’étude dans certains États membres. Des hypothèses ont été utilisées aux fins de la préparation des prévisions de la Commission, comme suit:

̶Profil temporel des dépenses: par défaut, les prévisions supposent que le montant de la subvention sera entièrement absorbé de manière linéaire sur l’ensemble de la durée de vie de la facilité, soit du second semestre de 2021 à la fin de 2026. Il en résulte une absorption de 1/11 du montant total des subventions de la facilité pour la reprise et la résilience en 2021, et de 2/11 en 2022.

̶Composition des dépenses: par défaut, les prévisions supposent que les dépenses devant être financées par la facilité sont réparties entre la formation brute de capital fixe (c’est-à-dire, les investissements publics) et les transferts en capital (qui soutiendraient principalement les investissements privés).

̶Les hypothèses ci-dessus couvrent uniquement l’absorption du montant de la subvention octroyée au titre de la facilité pour la reprise et la résilience.

En ce qui concerne les États membres pour lesquels les informations disponibles sur les (projets de) plans pour la reprise et la résilience à la date butoir des prévisions étaient suffisamment détaillées et crédibles, les prévisions s’écartent des suppositions par défaut 18 .

Tableau 6: Investissements publics
en pourcentage du PIB

2017

2018

2019

2020

2021

2022

Belgique

2,4

2,6

2,7

2,8

3,0

2,9

Bulgarie

2,3

3,1

3,4

4,5

4,2

4,2

Tchéquie

3,3

4,1

4,4

4,9

5,2

5,3

Danemark

3,4

3,4

3,2

3,6

3,7

3,7

Allemagne

2,2

2,4

2,5

2,7

2,8

2,8

Estonie

5,7

5,3

5,0

5,7

6,3

6,2

Irlande

1,8

2,1

2,4

2,7

2,9

3,0

Grèce

4,5

3,2

2,5

3,0

4,9

5,8

Espagne

2,0

2,2

2,1

2,5

2,5

2,4

France

3,3

3,4

3,7

3,8

3,9

3,9

Croatie

2,8

3,5

4,3

5,6

6,3

7,4

Italie

2,2

2,1

2,3

2,7

2,9

3,2

Chypre

2,7

4,9

2,6

2,9

3,5

3,5

Lettonie

4,6

5,6

5,0

5,7

6,2

6,1

Lituanie

3,2

3,2

3,1

4,1

3,9

3,9

Luxembourg

4,1

3,9

4,0

5,0

4,3

4,2

Hongrie

4,5

5,8

6,2

6,4

6,4

6,6

Malte

2,4

3,3

3,9

4,5

5,6

5,3

Pays-Bas

3,4

3,4

3,4

3,4

3,9

3,7

Autriche

3,1

3,1

3,1

3,4

3,6

3,5

Pologne

3,8

4,7

4,3

4,4

4,7

4,9

Portugal

1,8

1,8

1,9

2,2

2,5

3,2

Slovénie

3,1

3,7

3,8

4,2

5,8

5,8

Slovaquie

3,4

3,7

3,6

3,5

3,8

3,7

Finlande

4,1

4,3

4,4

4,6

4,6

4,3

Suède

4,6

4,9

4,9

5,1

5,0

5,0

Source: prévisions du printemps 2021 de la Commission.

4.2.1Belgique

Situation macroéconomique à moyen terme: après une contraction de 6,3 % en 2020, l’économie devrait progresser de 4,5 % en 2021 et de 3,7 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à la consommation privée et à l’investissement. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: le déficit public devrait reculer de 9,4 % du PIB en 2020 à 7,6 % du PIB en 2021, puis à 4,9 % du PIB en 2022. L’investissement public devrait augmenter pour passer de 2,8 % du PIB en 2020 à 3 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019), est estimé respectivement à 7,5 % et 6 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le jeu des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 sont pour l’essentiel temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation.

Situation de la dette à moyen terme: la dette publique a atteint 99,8 % à la fin de 2018 et 98,1 % à la fin de 2019, avant de remonter à 114,1 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite passer de 115,3 % du PIB à la fin de 2021 à 115,5 % du PIB à la fin de 2022. L’analyse de la soutenabilité de la dette confirme les risques élevés à moyen terme. D’après la projection de référence sur dix ans, le ratio d’endettement se stabilisera, et commencera à régresser au cours de la seconde moitié de la période, tout en se maintenant à un niveau élevé. La trajectoire de la dette est sensible aux chocs macroéconomiques. Si l’on tient compte d’un large éventail de chocs temporaires possibles sur les variables macroéconomiques (au moyen de projections stochastiques), il est probable que le ratio d’endettement sera plus élevé en 2025 qu’en 2020. En ce qui concerne les autres facteurs pertinents pour une évaluation globale de la soutenabilité de la dette, l’allongement de l’échéance de la dette ces dernières années, la stabilité relative des sources de financement (avec une base d’investisseurs large et diversifiée), et le niveau historiquement bas des coûts d’emprunt soutenu par les interventions de l’Eurosystème, contribuent à atténuer les risques. En outre, la mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette. En outre, les besoins bruts de financement devraient diminuer. Les facteurs d’accroissement des risques sont liés aux risques de passifs éventuels découlant du secteur privé, y compris par la matérialisation possible des garanties accordées par l’État aux entreprises et aux travailleurs indépendants durant la crise de la COVID-19, même si ce risque est actuellement limité en raison d’un recours à ces garanties jusqu’à présent relativement faible.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: le 30 avril 2021, la Belgique a fourni des facteurs pertinents supplémentaires, à savoir le fait qu’elle a eu, au niveau fédéral, plusieurs gouvernements en affaires courantes du 21 décembre 2018 au 1er octobre 2020 et l’engagement pris par le nouveau gouvernement de mener d’importantes réformes structurelles pour renforcer la composition des dépenses publiques et la viabilité des finances publiques. Les plans de réforme mentionnés dans la lettre concernent le système fiscal et le système de retraite, la mise en œuvre des réexamens des dépenses, et le relèvement du niveau des investissements publics.

4.2.2Bulgarie

Situation macroéconomique à moyen terme: après une contraction de 4,2 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 3,5 % en 2021 et de 4,7 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à l’investissement et à la consommation privée. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: le déficit public devrait reculer de 3,4 % du PIB en 2020 à 3,2 % du PIB en 2021, puis à 1,9 % du PIB en 2022. Le taux d’investissement public devrait baisser de 4,5 % du PIB en 2020 à 4,2 % en 2021, dépassant le déficit public en 2020 et 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019), est estimé respectivement à 5,6 % et 5,1 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le jeu des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 sont temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation.

Situation de la dette à moyen terme: la dette publique a atteint 22,3 % à la fin de 2018 et 20,2 % à la fin de 2019, avant de remonter à 25 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 24,5 % du PIB à la fin de 2021 à 24 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques faibles à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: l’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par la Bulgarie le 29 avril 2021.

4.2.3Tchéquie

Situation macroéconomique à moyen terme: après une contraction de 5,6 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 3,4 % en 2021 et de 4,4 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à l’investissement et aux exportations nettes. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: le déficit public devrait augmenter, passant de 6,2 % du PIB en 2020 à 8,5 % du PIB en 2021, puis redescendre à 5,4 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait augmenter pour passer de 4,9 % du PIB en 2020 à 5,2 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019), est estimé respectivement à 6,4 % et 8,7 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le jeu des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Une partie des mesures discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 ne semblent ni temporaires ni contrebalancées par des mesures de compensation. Au-delà de l’horizon temporel des prévisions de la Commission, en 2023, l’incidence résiduelle de ces mesures non temporaires est provisoirement estimée à environ 2 % du PIB.

Situation de la dette à moyen terme: la dette publique a atteint 32,1 % à la fin de 2018 et 30,3 % à la fin de 2019, avant de remonter à 38,1 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite passer de 44,3 % du PIB à la fin de 2021 à 47,1 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques moyens à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: le 30 avril 2021, la Tchéquie a fourni des facteurs pertinents supplémentaires. Les autorités considèrent que l’état des finances publiques tchèques avant la pandémie, notamment les réserves budgétaires et le faible volume de la dette publique, constitue des facteurs d’atténuation pertinents. Conformément aux modifications apportées à la loi sur les règles en matière de responsabilité budgétaire, l’assainissement des finances publiques débutera en 2022, avec un effort budgétaire minimal de 0,5 point de pourcentage par an.

4.2.4Danemark

Situation macroéconomique à moyen terme: après une contraction de 2,7 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 2,9 % en 2021 et de 3,5 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à la consommation privée et à l’investissement. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2021.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: le déficit public devrait augmenter, passant de 1,1 % du PIB en 2020 à 2,1 % du PIB en 2021, puis redescendre à 1,4 % du PIB en 2022. Selon les estimations, le taux d’investissement public devrait augmenter pour passer de 3,6 % du PIB en 2020 à 3,7 % en 2021, et être supérieur au déficit public en 2020 et 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019), est estimé respectivement à 5,2 % et 5,8 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le jeu des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 sont temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation.

Situation de la dette à moyen terme: la dette publique a atteint 34 % à la fin de 2018 et 33,3 % à la fin de 2019, avant de remonter à 42,2 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 40,2 % du PIB à la fin de 2021 à 38,8 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques faibles à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: l’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par le Danemark le 12 mai 2021.

4.2.5Allemagne

Situation macroéconomique à moyen terme: après une contraction de 4,9 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 3,4 % en 2021 et de 4,1 % en 2022. En 2021, la croissance a pour principaux moteurs les exportations nettes et les investissements. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: le déficit public devrait augmenter, passant de 4,2 % du PIB en 2020 à 7,5 % du PIB en 2021, puis redescendre à 2,5 % du PIB en 2022. L’investissement public devrait augmenter pour passer de 2,7 % du PIB en 2020 à 2,8 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019), est estimé respectivement à 5,9 % et 9,2 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le jeu des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Une partie des mesures discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 ne semblent ni temporaires ni contrebalancées par des mesures de compensation. Au-delà de l’horizon temporel des prévisions de la Commission, en 2023, l’incidence résiduelle de ces mesures non temporaires est provisoirement estimée à environ 1 % du PIB.

L’Allemagne connaît des déséquilibres au sens de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. L’excédent de la balance courante se maintient à des niveaux élevés, ce qui témoigne d’un faible niveau d’investissement par rapport à l’épargne, et a des répercussions transfrontières. Le plan pour la reprise et la résilience constituera une occasion de remédier aux déséquilibres et de répondre aux besoins d’investissement et de réforme.

Situation de la dette à moyen terme: la dette publique a atteint 61,8 % à la fin de 2018 et 59,7 % à la fin de 2019, avant de remonter à 69,8 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 73,1 % du PIB à la fin de 2021 à 72,2 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques faibles à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: le 3 mai 2021, l’Allemagne a fourni des facteurs pertinents supplémentaires, à savoir que le budget prévu repose sur l’hypothèse d’une exécution complète de toutes les mesures de soutien.

4.2.6Estonie

Situation macroéconomique à moyen terme: après une contraction de 2,9 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 2,8 % en 2021 et de 5 % en 2022. La consommation privée et les exportations nettes sont les principaux moteurs de la croissance en 2021. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: le déficit public devrait augmenter, passant de 4,9 % du PIB en 2020 à 5,6 % du PIB en 2021, puis redescendre à 3,3 % du PIB en 2022. Le taux d’investissement public devrait augmenter, passant de 5,7 % du PIB en 2020 à 6,3 % en 2021, et être supérieur au déficit public en 2020 et 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019), est estimé respectivement à 5 % et 5,6 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le jeu des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Une partie des mesures discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 ne semblent ni temporaires ni contrebalancées par des mesures de compensation. Au-delà de l’horizon temporel des prévisions de la Commission, en 2023, l’incidence résiduelle de ces mesures non temporaires est provisoirement estimée à environ 1 % du PIB.

Situation de la dette à moyen terme: la dette publique a atteint 8,2 % à la fin de 2018 et 8,4 % à la fin de 2019, avant de remonter à 18,2 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite passer de 21,3 % du PIB à la fin de 2021 à 24 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques faibles à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: l’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par l’Estonie le 29 avril 2021.

4.2.7Irlande

Situation macroéconomique à moyen terme: l’Irlande est le seul État membre de l’Union européenne où l’économie ne s’est pas contractée en 2020. Seul le taux de croissance de son PIB a ralenti, passant à 3,4 %. L’économie devrait encore enregistrer une croissance de 4,6 % en 2021 et de 5 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à l’investissement et à la consommation privée. Toutefois, la «demande intérieure modifiée» annuelle 19 , qui reflète mieux l’économie nationale sous-jacente, indique une contraction de 5,4 % en 2020. Selon cette mesure, l’économie devrait croître de 4,3 % en 2021 et de 7 % en 2022, et l’activité économique devrait retrouver son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: le déficit public devrait rester stable à 5 % du PIB en 2021, puis redescendre à 2,9 % du PIB en 2022. L’investissement public devrait augmenter pour passer de 2,7 % du PIB en 2020 à 2,9 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021, mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019), est estimé à 5,7 % du PIB pour les deux années, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le jeu des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 sont pour l’essentiel temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation.

L’Irlande connaît des déséquilibres au sens de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. Les vulnérabilités ont trait à l’importance des dettes privée et publique, et des engagements extérieurs nets subsistent. Le plan pour la reprise et la résilience constituera une occasion de remédier aux déséquilibres et de répondre aux besoins d’investissement et de réforme.

Situation de la dette à moyen terme: la dette publique a atteint 63 % à la fin de 2018 et 57,4 % à la fin de 2019, avant de remonter à 59,5 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 61,4 % du PIB à la fin de 2021 à 59,7 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques faibles à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: l’analyse présentée aux points précédents couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par l’Irlande le 30 avril 2021.

4.2.8Grèce

Situation macroéconomique à moyen terme: après une contraction de 8,2 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 4,1 % en 2021 et de 6 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à la consommation privée et à l’investissement. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: le déficit public devrait augmenter, passant de 9,7 % du PIB en 2020 à 10 % du PIB en 2021, puis redescendre à 3,2 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait augmenter pour passer de 3 % du PIB en 2020 à 4,9 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019), est estimé respectivement à 11,3 % et 11,7 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le jeu des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021, et annoncées pour 2022, sont temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation.

La Grèce connaît des déséquilibres excessifs au sens de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. Les vulnérabilités ont trait au niveau élevé de la dette publique, à l’incomplétude du rééquilibrage extérieur et à la forte proportion de prêts non performants, dans un contexte de chômage élevé et de faible croissance potentielle. Le plan pour la reprise et la résilience constituera une occasion de remédier aux déséquilibres et de répondre aux besoins d’investissement et de réforme.

Situation de la dette à moyen terme: la dette publique a atteint 186,2 % à la fin de 2018 et 180,5 % à la fin de 2019, avant de remonter pour atteindre 205,6 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 208,8 % du PIB à la fin de 2021 à 201,5 % du PIB à la fin de 2022. La Grèce fait l’objet d’une surveillance renforcée. 20 L’analyse de la soutenabilité de la dette confirme les risques élevés à moyen terme. D’après la projection de référence sur dix ans, le ratio d’endettement régressera au cours de la période, tout en se maintenant à un niveau élevé. En particulier, la trajectoire de la dette est sensible aux chocs macroéconomiques à moyen terme. Si l’on tient compte d’un large éventail de chocs temporaires possibles sur les variables macroéconomiques (au moyen de projections stochastiques), il est probable que le ratio d’endettement sera plus élevé en 2025 qu’en 2020. Par ailleurs, l’analyse de la soutenabilité de la dette présentée dans le 10e rapport au titre de la surveillance renforcée indique l’existence de risques accrus en matière de soutenabilité selon plusieurs scénarios 21 . En ce qui concerne d’autres facteurs pertinents pour une évaluation globale de la soutenabilité de la dette, la composition et le profil des échéances de la dette atténuent les vulnérabilités de la dette, tandis que des risques supplémentaires pourraient découler de passifs éventuels. Une part importante de la dette est financée à des taux bas et assortie de longues échéances, ce qui, avec les importantes réserves en espèces de l’administration publique grecque, amortit effectivement l’incidence des fluctuations à court terme des coûts de financement. L’analyse de la soutenabilité de la dette présentée dans le 10e rapport au titre de la surveillance renforcée ne tient pas compte des effets à long terme sur la croissance des réformes et des investissements présentés dans le plan pour la reprise et la résilience, qui pourraient atténuer davantage les risques en matière de soutenabilité. En revanche, il existe des risques provenant de l’incertitude liée aux passifs éventuels vis-à-vis du secteur privé, y compris aux garanties accordées par l’État aux entreprises et aux travailleurs indépendants durant la pandémie ou dans le cadre du programme Hercules.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: l’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par la Grèce le 29 avril 2021.

4.2.9Espagne

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 10,8 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 5,9 % en 2021 et de 6,8 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à la consommation privée et à l’investissement. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait reculer pour passer de 11 % du PIB en 2020 à 7,6 % du PIB en 2021, puis à 5,2 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait rester stable à 2,5 % du PIB en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 8,1 % et 4,8 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 sont généralement temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation.

L’Espagne connaît des déséquilibres au sens de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. Les vulnérabilités ont trait à la dette extérieure et intérieure élevée, tant publique que privée, qui persiste dans un contexte de chômage élevé et dont les incidences dépassent les frontières nationales. Le plan pour la reprise et la résilience constituera une occasion de remédier aux déséquilibres et de répondre aux besoins d'investissement et de réforme.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 97,4 % à la fin de 2018 et 95,5 % à la fin de 2019, avant de remonter à 120 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 119,6 % du PIB à la fin de 2021 à 116,9 % du PIB à la fin de 2022. L’analyse de la soutenabilité de la dette confirme les risques élevés à moyen terme. D’après la projection de référence sur dix ans, le ratio d’endettement se stabilisera, et régressera légèrement au cours de la seconde moitié de la période, tout en se maintenant à un niveau élevé. La trajectoire de la dette est sensible aux chocs macroéconomiques. Si l’on tient compte d’un large éventail de chocs temporaires possibles sur les variables macroéconomiques (au moyen de projections stochastiques), il est probable que le ratio d’endettement sera plus élevé en 2025 qu’en 2020. En ce qui concerne les autres facteurs pertinents pour une évaluation globale de la soutenabilité de la dette, l’allongement de l’échéance de la dette ces dernières années, la stabilité relative des sources de financement (avec une base d’investisseurs large et diversifiée), et le niveau historiquement bas des coûts d’emprunt soutenu par les interventions de l’Eurosystème contribuent à atténuer les risques. En outre, la mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette. En outre, les besoins bruts de financement devraient diminuer. Les facteurs d’accroissement des risques sont liés aux risques de passifs éventuels provenant du secteur privé, y compris par la matérialisation possible des garanties accordées par l’État aux entreprises et aux travailleurs indépendants durant la crise de la COVID-19.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: Le 30 avril 2021, l’Espagne a mis en avant des facteurs pertinents supplémentaires, à savoir i) que, depuis l’année statistique 2020, SAREB, la société de gestion d’actifs, est intégrée à la dette publique, ce qui ajoute environ un point de pourcentage au ratio de déficit et trois points de pourcentage au ratio d’endettement en 2020; et ii) que l’Espagne a également mis en œuvre des mesures concernant les recettes, notamment, de nouveaux impôts sur les transactions financières, certains services numériques et les plastiques à usage unique, qui devraient consolider les finances publiques à moyen terme.

4.2.10France

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 8,1 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 5,7 % en 2021 et de 4,2 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à l’investissement et à la consommation privée. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait reculer pour passer de 9,2 % du PIB en 2020 à 8,5 % du PIB en 2021, puis à 4,7 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait augmenter, passant de 3,8 % du PIB en 2020 à 3,9 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 6,2 % et 5,7 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Une partie des mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 et annoncées pour 2022 ne semblent ni temporaires ni contrebalancées par des mesures de compensation. Au-delà de l'horizon temporel des prévisions de la Commission, en 2023, l’incidence résiduelle de ces mesures non temporaires est provisoirement estimée à environ 1 % du PIB.

La France connaît des déséquilibres au sens de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. Les vulnérabilités ont trait à la dette publique élevée, à la faible compétitivité et à la faible croissance de la productivité, dont les incidences dépassent les frontières nationales. Le plan pour la reprise et la résilience constituera une occasion de remédier aux déséquilibres et de répondre aux besoins d'investissement et de réforme.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 98 % à la fin de 2018 et 97,6 % à la fin de 2019, avant de remonter à 115,7 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 117,4 % du PIB à la fin de 2021 à 116,4 % du PIB à la fin de 2022. L’analyse de la soutenabilité de la dette confirme les risques élevés à moyen terme. D’après la projection de référence sur dix ans, le ratio d’endettement se stabilisera, et régressera légèrement au cours de la seconde moitié de la période, tout en se maintenant à un niveau élevé. La trajectoire de la dette est sensible aux chocs macroéconomiques. Si l’on tient compte d’un large éventail de chocs temporaires possibles sur les variables macroéconomiques (au moyen de projections stochastiques), il est probable que le ratio d’endettement sera plus élevé en 2025 qu’en 2020. En ce qui concerne les autres facteurs pertinents pour une évaluation globale de la soutenabilité de la dette, l’allongement de l’échéance de la dette ces dernières années, la stabilité relative des sources de financement (avec une base d’investisseurs large et diversifiée), et le niveau historiquement bas des coûts d’emprunt soutenu par les interventions de l’Eurosystème contribuent à atténuer les risques. En outre, la mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette. En outre, les besoins bruts de financement devraient diminuer. Les facteurs d’accroissement des risques sont liés aux risques de passifs éventuels provenant du secteur privé, y compris par la matérialisation possible des garanties accordées par l’État aux entreprises et aux travailleurs indépendants durant la crise de la COVID-19.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: Le 30 avril 2021, la France a mis en avant des facteurs pertinents supplémentaires, à savoir la maîtrise de l’accroissement des dépenses publiques ces dernières années, dont le taux de progression moyen en termes réels est estimé à 0,7 % entre 2017 et 2019.

4.2.11Croatie

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 8 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 5 % en 2021 et de 6,1 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à la consommation privée et à l’investissement. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait reculer pour passer de 7,4 % du PIB en 2020 à 4,6 % du PIB en 2021, puis à 3,2 % du PIB en 2022. Selon les estimations, le taux d’investissement public devrait augmenter, passant de 5,6 % du PIB en 2020 à 6,3 % en 2021, et être supérieur au déficit public en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 8,1 % et 5,3 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 sont généralement temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation.

La Croatie connaît des déséquilibres au sens de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. Les vulnérabilités ont trait aux dettes publique, privée et extérieure, dans un contexte de croissance potentielle faible. Le plan pour la reprise et la résilience constituera une occasion de remédier aux déséquilibres et de répondre aux besoins d'investissement et de réforme.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 74,3 % à la fin de 2018 et 72,8 % à la fin de 2019, avant de remonter à 88,7 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 85,6 % du PIB à la fin de 2021 à 82,9 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques moyens à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: L’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par la Croatie le 30 avril 2021.

4.2.12Italie

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 8,9 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 4,2 % en 2021 et de 4,4 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à la consommation privée et à l’investissement. L’activité économique ne devrait pas revenir à son niveau annuel d’avant la crise en 2022, tandis que le niveau du PIB en 2022 devrait enregistrer une diminution de 0,9 % par rapport à 2019.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait augmenter, passant de 9,5 % du PIB en 2020 à 11,7 % du PIB en 2021, puis redescendre à 5,8 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait augmenter, passant de 2,7 % du PIB en 2020 à 2,9 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 8 % et 10,2 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Une partie des mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 ne semblent ni temporaires ni contrebalancées par des mesures de compensation. Au-delà de l'horizon temporel des prévisions de la Commission, en 2023, l’incidence résiduelle de ces mesures non temporaires est provisoirement estimée à environ 1 % du PIB.

L’Italie connaît des déséquilibres excessifs au sens de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. Les vulnérabilités ont trait à la dette publique élevée et à la dynamique de faible productivité prolongée, dont les incidences dépassent les frontières nationales dans un contexte de fragilités du marché du travail et du secteur bancaire. Le plan pour la reprise et la résilience constituera une occasion de remédier aux déséquilibres et de répondre aux besoins d'investissement et de réforme.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 134,4 % à la fin de 2018 et 134,6 % à la fin de 2019, avant de remonter à 155,8 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 159,8 % du PIB à la fin de 2021 à 156,6 % du PIB à la fin de 2022. L’analyse de la soutenabilité de la dette confirme les risques élevés à moyen terme. D’après la projection de référence sur dix ans, le ratio d’endettement se stabilisera au cours des cinq prochaines années, et régressera au cours de la seconde moitié de la période, tout en se maintenant à un niveau élevé. La trajectoire de la dette est sensible aux chocs macroéconomiques. Si l’on tient compte d’un large éventail de chocs temporaires possibles sur les variables macroéconomiques (au moyen de projections stochastiques), il est probable que le ratio d’endettement sera plus élevé en 2025 qu’en 2020. En ce qui concerne les autres facteurs pertinents pour une évaluation globale de la soutenabilité de la dette, l’allongement de l’échéance de la dette ces dernières années, la stabilité relative des sources de financement (avec une base d’investisseurs large et diversifiée), et le niveau historiquement bas des coûts d’emprunt soutenu par les interventions de l’Eurosystème contribuent à atténuer les risques. En outre, la mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette. En outre, les besoins bruts de financement devraient diminuer. Les facteurs d’accroissement des risques sont liés aux risques de passifs éventuels découlant du secteur privé, y compris par la matérialisation possible des garanties accordées par l’État aux entreprises durant la crise de la COVID-19.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: Le 30 avril 2021, l’Italie a mis en avant des facteurs pertinents supplémentaires, à savoir les actifs importants détenus par les administrations publiques et leur rôle pour sa solvabilité globale, l’encours relativement faible des passifs éventuels même après l’augmentation provoquée par la crise de la COVID-19, et le fait que l’encours de la dette du marché sera probablement nettement inférieur au niveau général de la dette dans les prochaines années.

4.2.13Chypre

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 5,1 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 3,1 % en 2021 et de 3,8 % en 2022. La consommation privée et les exportations nettes sont les principaux moteurs de la croissance en 2021. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait reculer pour passer de 5,7 % du PIB en 2020 à 5,1 % du PIB en 2021, puis à 2 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait augmenter, passant de 2,9 % du PIB en 2020 à 3,5 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 7,6 % et 6,8 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 sont généralement temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation.

Chypre connaît des déséquilibres excessifs au sens de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. Les vulnérabilités ont trait aux encours élevés des dettes extérieure, publique et privée, ainsi qu’au niveau toujours élevé des prêts non performants, auxquels s'ajoute un important déficit de la balance courante. Le plan pour la reprise et la résilience constituera une occasion de remédier aux déséquilibres et de répondre aux besoins d'investissement et de réforme.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 99,2 % à la fin de 2018 et 94 % à la fin de 2019, avant de remonter à 118,2 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 112,2 % du PIB à la fin de 2021 à 106,6 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques moyens à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: L’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par Chypre le 29 avril 2021.

4.2.14Lettonie

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 3,6 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 3,5 % en 2021 et de 6 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à la consommation privée et à l’investissement. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait augmenter, passant de 4,5 % du PIB en 2020 à 7,3 % du PIB en 2021, puis redescendre à 2 % du PIB en 2022. Selon les estimations, le taux d’investissement public devrait augmenter, passant de 5,7 % du PIB en 2020 à 6,2 % en 2021, et être supérieur au déficit public en 2020. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 4 % et 6,8 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Une partie des mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 ne semblent ni temporaires ni contrebalancées par des mesures de compensation. Au-delà de l'horizon temporel des prévisions de la Commission, en 2023, l’incidence résiduelle de ces mesures non temporaires est provisoirement estimée à environ 1 % du PIB.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 37,1 % à la fin de 2018 et 37 % à la fin de 2019, avant de remonter à 43,5 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 47,3 % du PIB à la fin de 2021 à 46,4 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques faibles à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: L’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par la Lettonie le 30 avril 2021.

4.2.15Lituanie

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 0,9 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 2,9 % en 2021 et de 3,9 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à la consommation privée et à l’investissement. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2021.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait augmenter, passant de 7,4 % du PIB en 2020 à 8,2 % du PIB en 2021, puis redescendre à 6 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait diminuer, passant de 4,1 % du PIB en 2020 à 3,9 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 8 % et 9 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Une partie des mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 ne semblent ni temporaires ni contrebalancées par des mesures de compensation. Au-delà de l'horizon temporel des prévisions de la Commission, en 2023, l’incidence résiduelle de ces mesures non temporaires est provisoirement estimée à environ 1 % du PIB.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 33,7 % à la fin de 2018 et 35,9 % à la fin de 2019, avant de remonter à 47,3 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite passer de 51,9 % du PIB à la fin de 2021 à 54,1 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques moyens à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: L’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par la Lituanie le 30 avril 2021.

4.2.16Luxembourg

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 1,3 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 4,5 % en 2021 et de 3,3 % en 2022. La consommation privée et les exportations nettes sont les principaux moteurs de la croissance en 2021. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2021.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait reculer pour passer de 4,1 % du PIB en 2020 à 0,3 % du PIB en 2021, puis à 0,1 % du PIB en 2022. Selon les estimations, le taux d’investissement public devrait baisser de 5 % du PIB en 2020 à 4,3 % en 2021, dépassant le déficit public en 2020 et 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 6,5 % et 2,7 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 sont généralement temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 21 % à la fin de 2018 et 22 % à la fin de 2019, avant de remonter à 24,9 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 27 % du PIB à la fin de 2021 à 26,8 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques faibles à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: L’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par le Luxembourg le 30 avril 2021.

4.2.17Hongrie

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 5 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 5 % en 2021 et de 5,5 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à l’investissement et à la consommation privée. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait reculer pour passer de 8,1 % du PIB en 2020 à 6,8 % du PIB en 2021, puis à 4,5 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait rester stable à 6,4 % du PIB en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 5,9 % et 4,5 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Une partie des mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 ne semblent ni temporaires ni contrebalancées par des mesures de compensation. Au-delà de l'horizon temporel des prévisions de la Commission, en 2023, l’incidence résiduelle de ces mesures non temporaires est provisoirement estimée à environ 2 % du PIB.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 69,1 % à la fin de 2018 et 65,5 % à la fin de 2019, avant de remonter à 80,4 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 78,6 % du PIB à la fin de 2021 à 77,1 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques moyens à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: L’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par la Hongrie le 30 avril 2021.

4.2.18Malte

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 7 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 4,6 % en 2021 et de 6,1 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à la consommation privée et à l’investissement. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait augmenter, passant de 10,1 % du PIB en 2020 à 11,8 % du PIB en 2021, puis redescendre à 5,5 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait augmenter, passant de 4,5 % du PIB en 2020 à 5,6 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 10,6 % et 12,1 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 sont généralement temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 44,8 % à la fin de 2018 et 42 % à la fin de 2019, avant de remonter à 54,3 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite passer de 64,7 % du PIB à la fin de 2021 à 65,5 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques moyens à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: L’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par Malte le 10 mai 2021.

4.2.19Pays-Bas

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 3,7 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 2,3 % en 2021 et de 3,6 % en 2022. La consommation publique et les exportations nettes sont les principaux moteurs de la croissance en 2021. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait augmenter, passant de 4,3 % du PIB en 2020 à 5 % du PIB en 2021, puis redescendre à 1,8 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait augmenter, passant de 3,4 % du PIB en 2020 à 3,9 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 6,1 % et 6,9 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Une partie des mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 ne semblent ni temporaires ni contrebalancées par des mesures de compensation. Au-delà de l'horizon temporel des prévisions de la Commission, en 2023, l’incidence résiduelle de ces mesures non temporaires est provisoirement estimée à environ 1 % du PIB.

Les Pays-Bas connaissent des déséquilibres au sens de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. La dette privée et l’excédent de la balance courante restent élevés, et leurs incidences dépassent les frontières nationales. Le plan pour la reprise et la résilience constituera une occasion de remédier aux déséquilibres et de répondre aux besoins d'investissement et de réforme.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 52,4 % à la fin de 2018 et 48,7 % à la fin de 2019, avant de remonter à 54,5 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 58 % du PIB à la fin de 2021 à 56,8 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques faibles à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: L’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par les Pays-Bas le 4 mai 2021.

4.2.20Autriche

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 6,6 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 3,4 % en 2021 et de 4,3 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à la consommation privée et à l’investissement. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait reculer pour passer de 8,9 % du PIB en 2020 à 7,6 % du PIB en 2021, puis à 3 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait augmenter, passant de 3,4 % du PIB en 2020 à 3,6 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 9,6 % et 8,4 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Une partie des mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 ne semblent ni temporaires ni contrebalancées par des mesures de compensation. Au-delà de l'horizon temporel des prévisions de la Commission, en 2023, l’incidence résiduelle de ces mesures non temporaires est provisoirement estimée à environ 1 % du PIB.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 74 % à la fin de 2018 et 70,5 % à la fin de 2019, avant de remonter à 83,9 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 87,2 % du PIB à la fin de 2021 à 85 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques moyens à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: L’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par l’Autriche le 28 avril 2021.

4.2.21Pologne

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 2,7 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 4 % en 2021 et de 5,4 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à la consommation privée et à l’investissement. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2021.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait reculer pour passer de 7 % du PIB en 2020 à 4,3 % du PIB en 2021, puis à 2,3 % du PIB en 2022. Selon les estimations, le taux d’investissement public devrait augmenter, passant de 4,4 % du PIB en 2020 à 4,7 % en 2021, et être supérieur au déficit public en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 6,4 % et 3,7 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 sont temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 48,8 % à la fin de 2018 et 45,6 % à la fin de 2019, avant de remonter à 57,5 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 57,1 % du PIB à la fin de 2021 à 55,1 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques faibles à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: le 30 avril 2021, la Pologne a mis en avant des facteurs pertinents supplémentaires, à savoir que la hausse du ratio de la dette au PIB était imputable non seulement au déficit, mais aussi à une émission d’obligations par le Fonds de développement polonais dans le cadre de l’intervention politique.

4.2.22Portugal

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 7,6 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 3,9 % en 2021 et de 5,1 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à la consommation privée et à l’investissement. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait reculer pour passer de 5,7 % du PIB en 2020 à 4,7 % du PIB en 2021, puis à 3,4 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait augmenter, passant de 2,2 % du PIB en 2020 à 2,5 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 6 % et 5,1 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Une partie des mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 ne semblent ni temporaires ni contrebalancées par des mesures de compensation. Au-delà de l'horizon temporel des prévisions de la Commission, en 2023, l’incidence résiduelle de ces mesures non temporaires est provisoirement estimée à environ 1 % du PIB.

Le Portugal connaît des déséquilibres au sens de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. Les vulnérabilités ont trait aux passifs extérieurs nets élevés et aux encours élevés des dettes privée et publique, ainsi qu’aux prêts non performants dont le niveau reste élevé, dans un contexte de faible croissance de la productivité. Le plan pour la reprise et la résilience constituera une occasion de remédier aux déséquilibres et de répondre aux besoins d'investissement et de réforme.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 121,5 % à la fin de 2018 et 116,8 % à la fin de 2019, avant de remonter à 133,6 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 127,2 % du PIB à la fin de 2021 à 122,3 % du PIB à la fin de 2022. L’analyse de la soutenabilité de la dette confirme les risques élevés à moyen terme. D’après la projection de référence sur dix ans, le ratio d’endettement régressera au cours de la période de projection, tout en se maintenant à un niveau élevé. La trajectoire de la dette est sensible aux chocs macroéconomiques. Si l’on tient compte d’un large éventail de chocs temporaires possibles sur les variables macroéconomiques (au moyen de projections stochastiques), il est probable que le ratio d’endettement sera plus élevé en 2025 qu’en 2020. En ce qui concerne les autres facteurs pertinents pour une évaluation globale de la soutenabilité de la dette, l’allongement de l’échéance de la dette ces dernières années, la stabilité relative des sources de financement (avec une base d’investisseurs large et diversifiée), le lissage progressif du profil d’amortissement de la dette, et le niveau historiquement bas des coûts d’emprunt soutenu par les interventions de l’Eurosystème, contribuent à atténuer les risques. En outre, la mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette. Par ailleurs, le trésor public a fait état d’une accumulation de devises et de dépôts se chiffrant à 4,7 % du PIB en 2020, tandis que les besoins bruts de financement devraient diminuer. Les facteurs d’accroissement des risques sont liés aux risques de passifs éventuels découlant de certaines entreprises publiques et du secteur privé, y compris par la matérialisation possible des garanties accordées par l’État aux entreprises durant la crise de la COVID-19.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: Le 30 avril 2021, le Portugal a mis en avant des facteurs pertinents supplémentaires. Dans leur lettre, les autorités portugaises ont souligné l’évolution favorable de la position budgétaire du Portugal au cours des années précédant l’apparition de la pandémie de COVID-19: le solde des administrations publiques a affiché un excédent en 2019 et le ratio de la dette publique au PIB est resté sur une trajectoire descendante constante sur la période 2016-2019. Les autorités portugaises ont, entre autres choses, évoqué la nature asymétrique des effets de la crise au regard des particularités propres au pays. En ce qui concerne le Portugal, ces effets se font sentir en particulier au niveau du secteur hôtelier, qui est très grand et qui a été durement touché par les perturbations ayant affecté le tourisme en provenance de l’étranger.

4.2.23Slovénie

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 5,5 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 4,9 % en 2021 et de 5,1 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à la consommation privée et à l’investissement. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait augmenter, passant de 8,4 % du PIB en 2020 à 8,5 % du PIB en 2021, puis redescendre à 4,7 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait augmenter, passant de 4,2 % du PIB en 2020 à 5,8 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 9 % et 9,1 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 sont généralement temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 70,3 % à la fin de 2018 et 65,6 % à la fin de 2019, avant de remonter à 80,8 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 79 % du PIB à la fin de 2021 à 76,7 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques moyens à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: L’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par la Croatie le 30 avril 2021.

4.2.24Slovaquie

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 4,8 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 4,8 % en 2021 et de 5,2 % en 2022. La croissance en 2021 est principalement due à l’investissement et aux exportations nettes. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait augmenter, passant de 6,2 % du PIB en 2020 à 6,5 % du PIB en 2021, puis redescendre à 4,1 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait augmenter, passant de 3,5 % du PIB en 2020 à 3,8 % en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 4,8 % et 5,2 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Une partie des mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 ne semblent ni temporaires ni contrebalancées par des mesures de compensation. Au-delà de l'horizon temporel des prévisions de la Commission, en 2023, l’incidence résiduelle de ces mesures non temporaires est provisoirement estimée à environ 1 % du PIB.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 49,6 % à la fin de 2018 et 48,2 % à la fin de 2019, avant de remonter à 60,6 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 59,5 % du PIB à la fin de 2021 à 59 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques moyens à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: L’analyse présentée dans les sections précédentes couvre déjà les principaux facteurs mis en avant par la Slovaquie le 28 avril 2021.

4.2.25Finlande

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 2,8 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 2,7 % en 2021 et de 2,8 % en 2022. La demande intérieure, et en particulier la consommation publique et privée, est le principal moteur de la croissance en 2021. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2022.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait reculer pour passer de 5,4 % du PIB en 2020 à 4,6 % du PIB en 2021, puis à 2,1 % du PIB en 2022. Selon les estimations, l’investissement public devrait rester stable à 4,6 % du PIB en 2021, étant presque égal au déficit public en 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 4,6 % et 4 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Les mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 sont temporaires ou contrebalancées par des mesures de compensation.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 59,7 % à la fin de 2018 et 59,5 % à la fin de 2019, avant de remonter à 69,2 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 71 % du PIB à la fin de 2021 à 70,1 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques faibles à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: Le 30 avril 2021, la Finlande a mis en avant des facteurs pertinents supplémentaires, à savoir son engagement à décider des mesures structurelles nécessaires à la gestion des enjeux à long terme en matière de soutenabilité de la dette, soulignés entre autres dans la feuille de route pour la durabilité à l’horizon 2030, adoptée récemment. Le gouvernement a, en outre, rappelé qu’il est en mesure d’utiliser sa forte position créditrice nette pour promouvoir la croissance et, par conséquent, la viabilité à long terme de l’économie.

4.2.26Suède

Situation macroéconomique à moyen terme: Après une contraction de 2,8 % en 2020, l’économie devrait connaître une croissance de 4,4 % en 2021 et de 3,3 % en 2022. La demande intérieure, et en particulier la consommation publique et privée, est le principal moteur de la croissance en 2021. L’activité économique devrait revenir à son niveau annuel de 2019 en 2021.

Position budgétaire à moyen terme, investissements inclus: Le déficit public devrait augmenter, passant de 3,1 % du PIB en 2020 à 3,3 % du PIB en 2021, puis redescendre à 0,5 % du PIB en 2022. Selon les estimations, le taux d’investissement public devrait baisser de 5,1 % du PIB en 2020 à 5,0 % en 2021, dépassant le déficit public en 2020 et 2021. Le soutien budgétaire financé au niveau national en 2020 et 2021 – mesuré par l’évolution du solde primaire par rapport au niveau d’avant la crise (2019) – est estimé respectivement à 3,8 % et 4 % du PIB, y compris les mesures budgétaires discrétionnaires et le fonctionnement des stabilisateurs automatiques. Les mesures prises en 2020 et 2021 sont conformes à la recommandation du Conseil du 20 juillet 2020. Une partie des mesures budgétaires discrétionnaires adoptées par le gouvernement en 2020 et 2021 et annoncées pour 2022 ne semblent ni temporaires ni contrebalancées par des mesures de compensation. Au-delà de l'horizon temporel des prévisions de la Commission, en 2023, l’incidence résiduelle de ces mesures non temporaires est provisoirement estimée à environ 1 % du PIB.

La Suède connaît des déséquilibres au sens de la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques. Les vulnérabilités ont trait à la dette élevée et croissante des ménages, ainsi qu’aux risques de surévaluation sur le marché du logement, qui persistent. Le plan pour la reprise et la résilience constituera une occasion de remédier aux déséquilibres et de répondre aux besoins d'investissement et de réforme.

Situation de la dette à moyen terme: La dette publique a atteint 38,9 % à la fin de 2018 et 35 % à la fin de 2019, avant de remonter à 39,9 % du PIB à la fin de 2020. Elle devrait ensuite reculer, passant de 40,8 % du PIB à la fin de 2021 à 39,4 % du PIB à la fin de 2022. Dans l’ensemble, l’analyse de la soutenabilité de la dette indique des risques faibles à moyen terme. La mise en œuvre de réformes et d’investissements dans le cadre de Next Generation EU, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, devrait avoir des effets positifs et durables considérables sur la croissance du PIB dans les années à venir, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, devrait contribuer à renforcer la soutenabilité de la dette.

Autres facteurs mis en avant par l’État membre: Le 29 avril 2021, la Suède a informé la Commission qu’elle ne mettrait pas d'autres facteurs pertinents en avant.

5.Conclusions

La grave récession économique découlant de la pandémie de COVID-19 a entraîné une forte augmentation du déficit et de la dette des administrations publiques dans l’ensemble des États membres en 2020. Dans ce contexte, la clause dérogatoire générale du pacte de stabilité et de croissance a été activée et les États membres ont été encouragés à adopter une orientation budgétaire favorable pour lutter contre la pandémie, tout en préservant la viabilité budgétaire à moyen terme.

Dans 23 des 26 États membres, le déficit public en 2020 était supérieur à la valeur de référence de 3 % du PIB fixée par le traité, sans en être proche: en Belgique, en Tchéquie, en Allemagne, en Estonie, en Irlande, en Grèce, en Espagne, en France, en Croatie, en Italie, à Chypre, en Lettonie, en Lituanie, au Luxembourg, en Hongrie, à Malte, aux Pays-Bas, en Autriche, en Pologne, au Portugal, en Slovénie, en Slovaquie et en Finlande.

À la même période, en Bulgarie et en Suède, le déficit public était supérieur à 3 % du PIB, mais proche de cette valeur.

D’après son programme de convergence pour 2021, le Danemark s’attend pour cette année à un déficit public de 3,3 % du PIB, ce qui est supérieur à 3 % du PIB mais proche de cette valeur.

Le dépassement de la valeur de référence prévue par le traité pour les 26 États membres de l’UE est considéré comme exceptionnel au sens du traité. Cependant, à l’exception de la Bulgarie, du Danemark, de l’Allemagne, de l’Irlande, de Chypre, de la Lettonie, du Luxembourg, des Pays-Bas, de l’Autriche, de la Pologne, de la Finlande et de la Suède, le dépassement de la valeur de référence fixée par le traité ne devrait pas être temporaire.

Dans l’ensemble, en tenant compte de l’ensemble des facteurs pertinents le cas échéant 22 , l’analyse indique que le critère du déficit tel qu’il est défini dans le traité et le règlement (CE) nº 1467/1997 est respecté par la Bulgarie, le Danemark et la Suède. Le critère du déficit n’est pas rempli par 23 États membres: la Belgique, la Tchéquie, l’Allemagne, l’Estonie, l’Irlande, la Grèce, l’Espagne, la France, la Croatie, l’Italie, Chypre, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Hongrie, Malte, les Pays-Bas, l’Autriche, la Pologne, le Portugal, la Slovénie, la Slovaquie et la Finlande 23 .

La dette publique brute dépassait la valeur de référence de 60 % du PIB à la fin de l’année 2020 en Belgique, en Allemagne, en Grèce, en Espagne, en France, en Croatie, en Italie, à Chypre, en Hongrie, en Autriche, au Portugal, en Slovénie, en Slovaquie et en Finlande. Les données indiquent que, en 2020, la référence d’ajustement du ratio de la dette n’était pas respectée en Belgique, en Grèce, en Croatie, en Italie, à Chypre, en Hongrie, en Autriche, au Portugal et en Slovénie. La référence d'ajustement du ratio de la dette ne peut pas être calculée de manière effective dans le cas de l’Allemagne, de la Slovaquie et de la Finlande. Étant donné que, en 2021, le ratio de la dette au PIB de la Slovaquie devrait tomber en deçà de la valeur seuil de référence fixée par le traité, ce pays est réputé respecter le critère de la dette. Par ailleurs, l’Espagne et la France, qui sont soumises aux dispositions transitoires en matière de dette, ne se sont pas suffisamment rapprochées de la référence d’ajustement du ratio de la dette en 2020.

Dans l’ensemble, en tenant compte de tous les facteurs pertinents, l’analyse indique que le critère de la dette, tel qu’il est défini dans le traité et dans le règlement (CE) nº 1467/1997, est respecté par la Slovaquie. Il n’est pas rempli par la Belgique, l’Allemagne, la Grèce, l’Espagne, la France, la Croatie, l’Italie, Chypre, la Hongrie, l’Autriche, le Portugal, la Slovénie et la Finlande.

(1) La clause, instaurée par l’article 5, paragraphe 1, l’article 6, paragraphe 3, l’article 9, paragraphe 1, et l’article 10, paragraphe 3, du règlement (CE) nº 1466/97, et par l’article 3, paragraphe 5, et l’article 5, paragraphe 2, du règlement (CE) nº 1467/97, facilite la coordination des politiques budgétaires en période de grave récession économique.
(2) Communication de la Commission au Conseil sur l’activation de la clause dérogatoire générale du pacte de stabilité et de croissance, Bruxelles, 20 mars 2020, COM(2020) 123 final.
(3) Recommandations du Conseil du 20 juillet 2020 (2020/C 282/01 à 2020/C 282/27), JO C 282 du 26.8.2020, p. 1.
(4) En attendant l’adoption définitive par le Conseil, après approbation du Conseil européen. Le texte approuvé par l’Eurogroupe le 16 décembre 2020 est disponible à l’adresse suivante: https://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-14356-2020-INIT/fr/pdf .
(5) Communication de la Commission «Stratégie annuelle 2021 pour une croissance durable», Bruxelles, 17 septembre 2020, COM(2020) 575 final.
(6) JO L 57 du 18.2.2021, p. 17.
(7) Communication de la Commission au Conseil – Un an après le début de la pandémie de COVID-19: la réponse apportée en matière de politique budgétaire, Bruxelles, 3 mars 2021, COM(2021) 105 final.
(8) Communication de la Commission – Coordination des politiques économiques en 2021: surmonter la COVID-19, soutenir la reprise et moderniser notre économie, Bruxelles, 2 juin 2021, COM(2021) 500 final.
(9) Euro-indicateurs 48/2021 d’Eurostat du 22 avril 2021.
(10) Le déficit public de la Roumanie dépassait aussi 3 % du PIB en 2020 et fait l’objet d’une procédure concernant les déficits excessifs. Il n’est donc pas examiné dans le présent rapport. Le 26 mai 2021, la Commission a recommandé au Conseil d’adopter une recommandation concernant la Roumaine au titre de l’article 126, paragraphe 7, du traité, dans le but de mettre fin à la situation de déficit excessif.
(11) Sauf indication contraire, les chiffres qui figurent dans le présent rapport sont tirés des prévisions du printemps 2021 de la Commission.
(12) Applicables au cours de la période de transition de trois ans après correction du déficit excessif, pour les procédures concernant les déficits excessifs qui étaient en cours en novembre 2011.
(13) La différence entre le déficit public prévu par le Danemark dans son programme de stabilité (-3,3 % du PIB) et celui anticipé par la Commission dans ses prévisions du printemps 2021 (-2,1 % du PIB) tient principalement au fait que la Commission table sur des perspectives macroéconomiques plus favorables, alimentées par une demande intérieure plus soutenue, qui contribue à une augmentation des recettes fiscales, et par des hypothèses plus optimistes en ce qui concerne la taxe sur le rendement des fonds de pension (c’est-à-dire, plus proche du rendement observé en 2019 et 2020).
(14) Les estimations actualisées de la Commission font état de 4,5 points de pourcentage sur la base de l’analyse par simulation exposée dans Pfeiffer, P., Roeger W. et ’t Veld, J. (2020), «The COVID-19 pandemic in the EU: Macroeconomic transmission and economic policy response», European Economy-Discussion Paper 127, juillet 2020.
(15) L’analyse de la soutenabilité de la dette ne tient pas compte de l’incidence à plus long terme sur la croissance des réformes et des investissements financés par la facilité pour la reprise et la résilience, qui peut atténuer les risques en matière de soutenabilité.
(16) Debt Sustainability Monitor 2020 (février 2021), European Economy-Institutional Papers 143.
(17) Rapport de 2021 sur le vieillissement: projections économiques et budgétaires pour les États membres de l’UE (2019-2070) (mai 2021 (mai 2021), European Economy-Institutional Papers 148.
(18) Pour de plus amples informations, voir les prévisions économiques du printemps 2021: https://ec.europa.eu/info/sites/default/files/economy-finance/ip149_en.pdf
(19) La demande intérieure modifiée, qui mesure l’activité intérieure, hors effets de la mondialisation tels que le commerce de la propriété intellectuelle et les échanges d’aéronefs par des sociétés de crédit-bail, constitue un indicateur important de la demande sous-jacente.
(20) Décision d’exécution (UE) 2021/271 de la Commission du 17 février 2021 relative à la prolongation de la surveillance renforcée pour la Grèce (JO L61 du 22.02.2021, p. 3).
(21) Communication de la Commission – Rapport actualisé au titre de la surveillance renforcée – Grèce, Bruxelles, 2 juin 2021, COM(2021) 528 final.
(22) La section 4 détaille les conditions devant être remplies pour que les facteurs pertinents soient pris en considération au cours des étapes conduisant à la décision sur l’existence d’un déficit excessif sur la base du critère du déficit. Les facteurs pertinents sont toujours pris en considération pour l’évaluation du respect du critère de la dette.
(23) La Roumanie fait l’objet d’une procédure concernant les déficits excessifs et ne fait donc pas l’objet du présent rapport.

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