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Initiative législative — 52021IP0082

CELEX52021IP0082
TypeInitiative législative
Datejeudi 11 mars 2021

Texte intégral

24.11.2021

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 474/82


P9_TA(2021)0082

Activités du Médiateur européen — rapport annuel 2019

Résolution du Parlement européen du 11 mars 2021 sur les activités du Médiateur européen — rapport annuel 2019 (2020/2125(INI))

(2021/C 474/08)

Le Parlement européen,

—

vu le rapport annuel relatif aux activités du Médiateur européen en 2019,

—

vu l’article 15, l’article 24, troisième alinéa, l’article 228 et l’article 298, premier paragraphe, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE),

—

vu l’article 10, paragraphe 3, du traité sur l’Union européenne (traité UE),

—

vu la décision 94/262/CECA, CE, Euratom du Parlement européen du 9 mars 1994 concernant le statut et les conditions générales d’exercice des fonctions du médiateur (1),

—

vu les articles 11, 41, 42 et 43 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne («la charte»),

—

vu la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées,

—

vu ses résolutions précédentes sur les activités du Médiateur européen,

—

vu l’article 54, l’article 142, paragraphe 2, et l’article 232, paragraphe 1, de son règlement intérieur,

—

vu sa résolution du 17 janvier 2019 sur l’enquête stratégique OI/2/2017 de la Médiatrice sur la transparence des débats législatifs dans les instances préparatoires du Conseil de l’UE (2),

—

vu le code européen de bonne conduite administrative, adopté par le Parlement européen le 6 septembre 2001,

—

vu le rapport de la commission des pétitions (A9-0013/2021),

A.

considérant que le rapport annuel relatif aux activités du Médiateur européen en 2019 a été officiellement présenté au Président du Parlement le 5 mai 2020 et que la Médiatrice européenne, Emily O’Reilly, a présenté le rapport à la commission des pétitions le 3 septembre 2020 à Bruxelles;

B.

considérant qu’Emily O’Reilly a été réélue Médiatrice européenne par le Parlement réuni en séance plénière à Strasbourg le 18 décembre 2019;

C.

considérant que l’article 41, paragraphe 1, de la charte dispose que «toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l’Union»;

D.

considérant que l’article 43 de la charte dispose que «tout citoyen de l’Union ainsi que toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre a le droit de saisir le médiateur européen de cas de mauvaise administration dans l’action des institutions, organes ou organismes de l’Union, à l’exclusion de la Cour de justice de l’Union européenne dans l’exercice de ses fonctions juridictionnelles»;

E.

considérant qu’il est essentiel que les citoyens de l’Union disposent de suffisamment d’informations pour être en mesure de suivre l’élaboration des politiques et de la législation de l’Union et de participer utilement aux processus démocratiques européens; que les citoyens font davantage confiance aux administrations publiques lorsqu’ils peuvent constater que les institutions œuvrent pour le bien public et appliquent des normes éthiques élevées;

F.

considérant que la mission prioritaire de la Médiatrice consiste à veiller au plein respect des droits des citoyens, conformément aux traités et à la charte, et à faire en sorte que le droit à la bonne administration reflète les normes les plus élevées attendues des institutions, organes et organismes de l’Union, à l’exclusion des activités menées par la Cour de justice de l’Union européenne dans l’exercice de ses fonctions juridictionnelles; que la Médiatrice joue un rôle fondamental en aidant les institutions de l’Union à améliorer l’ouverture, l’efficacité et la proximité vis-à-vis des citoyens en vue de renforcer la confiance de ces derniers à l’égard de l’Union;

G.

considérant que la Médiatrice a lancé une initiative stratégique sur les droits à congé de certains membres du personnel de l’Union et l’intérêt supérieur de l’enfant (SI/1/2019/AMF) (3), ce qui a conduit à l’harmonisation des règles de la Commission et du Conseil en ce qui concerne les droits à congé des membres du personnel qui deviennent parents grâce à la gestation pour autrui; qu’aucun résultat comparable n’a été obtenu au Parlement en raison de sa réticence à adapter ses règles en matière de congés;

H.

considérant que l’année 2020 marque le 25e anniversaire de la création du Médiateur européen; que, depuis sa création, le bureau du Médiateur a traité 57 000 plaintes, qui ont mené à plus de 7 300 enquêtes; que les efforts continus du bureau et de son personnel en faveur du respect et du maintien de la transparence, de l’éthique et de l’obligation de rendre des comptes au sein de l’administration de l’Union devraient être dûment reconnus et salués;

I.

considérant que, selon l’Eurobaromètre de juin 2019, 44 % des citoyens ont confiance dans l’Union européenne, tandis que 46 % qui ne lui font pas confiance; qu’il est essentiel que les institutions doivent rendre des comptes afin de renforcer le niveau de satisfaction des citoyens de l’Union;

J.

considérant que l’article 10, paragraphe 3, du traité UE dispose que «tout citoyen a le droit de participer à la vie démocratique de l’Union» et que «les décisions sont prises aussi ouvertement et aussi près que possible des citoyens»;

K.

considérant que l’article 24 du traité FUE dispose que «tout citoyen de l’Union peut s’adresser au médiateur institué conformément aux dispositions de l’article 228»;

L.

considérant que l’article 228 du traité FUE habilite la Médiatrice à conduire des enquêtes relatives aux cas de mauvaise administration dans l’action des institutions, organes ou organismes de l’Union, à l’exclusion de la Cour de justice de l’Union européenne dans l’exercice de ses fonctions juridictionnelles;

M.

considérant que 19 619 citoyens ont sollicité les services de la Médiatrice pour obtenir de l’aide en 2019, et que 16 045 d’entre eux ont été conseillés via le guide interactif du site internet de la Médiatrice; qu’en 2019, la Médiatrice a enregistré 2 201 plaintes et reçu 1 373 demandes d’informations;

N.

considérant que, sur les 2 201 plaintes traitées par la Médiatrice, 879 relevaient de son mandat et 1 330 en dépassaient le cadre;

O.

considérant que, sur 2 201 plaintes, la Médiatrice a fourni des conseils au plaignant ou transmis l’affaire dans 862 cas, que, dans 883 dossiers, le plaignant s’est vu répondre qu’aucun conseil supplémentaire ne pouvait lui être prodigué, et que 456 plaintes ont donné lieu à l’ouverture d’une enquête;

P.

considérant que, parmi les enquêtes clôturées par la Médiatrice, 26,9 % concernaient des demandes d’informations et d’accès aux documents, 22 % la culture de service, par exemple la bienveillance à l’égard des citoyens, les questions de langues et le respect des délais, 19,8 % l’usage approprié du pouvoir discrétionnaire, y compris dans les procédures d’infraction, 13,2 % le respect des droits de procédure, notamment le droit d’être entendu, 13 % la bonne gestion des questions relatives à l’administration et au personnel, 12,3 % le recrutement et 8,4 % le respect des droits fondamentaux;

Q.

considérant que la plupart des enquêtes clôturées par la Médiatrice en 2019 ont duré de trois (43,4 %) à 18 mois (10,2 %); que la durée moyenne nécessaire pour clôturer une enquête était de moins de sept mois;

R.

considérant que, dans le cadre de ses enquêtes, la Médiatrice est habilitée à soumettre des propositions aux institutions et organes de l’Union sur la manière d’aborder un problème ou d’améliorer leurs pratiques administratives; que ces propositions prennent la forme de solutions, de recommandations et de suggestions;

S.

considérant que, selon le rapport annuel «Putting it Right?», publié en décembre 2019, qui analyse les réponses des institutions aux propositions de la Médiatrice dans le cadre des enquêtes clôturées en 2018, le taux de mise en œuvre par les institutions de l’Union des propositions de la Médiatrice est de 77 %; que 11 institutions ont atteint un taux de mise en œuvre de 100 %, tandis qu’un taux de 70,9 % a été enregistré pour la Commission européenne, concernée par la majorité des plaintes;

T.

considérant que, dans le cadre de ses travaux stratégiques en 2019, la Médiatrice a ouvert quatre nouvelles enquêtes stratégiques: sur la transparence au sein des instances préparatoires de l’Eurogroupe, sur les «portes tournantes» à la Commission, sur le traitement des personnes handicapées dans le cadre du régime commun d’assurance maladie de l’Union, ainsi que sur l’Agence européenne des médicaments (EMA) et les activités préalables à la soumission des médicaments en vue de leur autorisation;

U.

considérant qu’en 2019, la Médiatrice a lancé neuf initiatives stratégiques, notamment sur l’efficacité des mécanismes mis en place par les États membres pour le traitement des plaintes relatives aux Fonds structurels, sur la transparence des négociations sur le Brexit, sur la transparence du lobbying et le registre de transparence de l’Union, sur la procédure de l’Union pour l’évaluation des risques alimentaires, sur la transparence des réunions entre le président du Conseil européen et les représentants d’intérêts, sur l’amélioration de l’initiative citoyenne européenne, sur l’intégration des enfants handicapés au sein des écoles européennes, ainsi que sur les droits à congé des membres du personnel de l’Union qui deviennent parents grâce à la gestation pour autrui;

V.

considérant que le rôle du Médiateur en tant que membre du cadre de l’Union de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées (CNUDPH) est de protéger, promouvoir et surveiller sa mise en œuvre au niveau des institutions de l’Union; que la Médiatrice a présidé le cadre en 2019;

W.

considérant que l’article 19 de la CNUDPH dispose que les parties à la convention «reconnaissent à toutes les personnes handicapées le droit de vivre dans la société, avec la même liberté de choix que les autres personnes, et prennent des mesures efficaces et appropriées pour faciliter aux personnes handicapées la pleine jouissance de ce droit ainsi que leur pleine intégration et participation à la société»;

X.

considérant que, le 12 février 2019, le Parlement a approuvé son projet de règlement établissant le statut et les conditions générales d’exercice des fonctions du Médiateur (statut du Médiateur européen) (4), et que ce nouveau règlement est en attente d’approbation au Conseil;

Y.

considérant qu’en 2019, la Médiatrice a ouvert 458 enquêtes, dont deux de sa propre initiative, et clôturé 560 enquêtes (dont 552 sur la base de plaintes et 8 enquêtes d’initiative); que la majeure partie des enquêtes concernaient une nouvelle fois la Commission (274 enquêtes, soit 59,7 %), puis l’Office européen de sélection du personnel (EPSO) (44 enquêtes, soit 9,6 %) et les agences de l’Union (33 enquêtes, soit 7,2 %), et que le reste des enquêtes était réparti comme suit: Parlement (21 enquêtes, soit 4,6 %), Service européen pour l’action extérieure (SEAE) (17 enquêtes, soit 3,7 %), Banque européenne d’investissement (7 enquêtes, soit 1,5 %) et autres institutions (54 enquêtes, soit 11,8 %);

Z.

considérant que la bonne application du droit de l’Union et le respect des obligations qui en découlent relèvent de la responsabilité des institutions et des organes de l’Union, conformément aux obligations définies dans les traités et la charte;

AA.

considérant que la Médiatrice a ouvert une enquête sur la décision de l’Autorité bancaire européenne (ABE), annoncée publiquement le 17 septembre 2019, d’autoriser son directeur exécutif à prendre les fonctions de président-directeur général de l’Association pour les marchés financiers en Europe (AFME), un groupe de lobbying financier; que la Médiatrice a conclu à des cas de mauvaise administration du fait que l’ABE n’ait pas atténué les risques de conflits d’intérêts lorsqu’elle a approuvé ce transfert et qu’elle ait continué à accorder à son directeur exécutif sortant l’accès à des informations confidentielles;

AB.

considérant que la Médiatrice a ouvert une enquête à la suite d’une plainte concernant le parrainage commercial des présidences du Conseil de l’Union; que la Médiatrice a noté que le recours au parrainage par la présidence entraîne des risques pour la réputation de l’Union dans son ensemble et a recommandé au Conseil de fournir des orientations aux États membres sur la question du parrainage des présidences afin d’atténuer ces risques pour la réputation de l’Union;

AC.

considérant que, le 30 juillet 2019, la Commission a lancé un appel d’offres pour la réalisation d’une étude visant à développer des outils et des mécanismes relatifs à l’intégration d’objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les règles bancaires de l’UE; que la Commission a décidé d’attribuer un contrat à BlackRock Investment Management, une entreprise de gestion d’investissements dans de grandes entreprises d’énergies fossiles et des banques d’importance systémique, c’est-à-dire des secteurs concernés par les nouvelles règles relatives aux questions environnementales, sociales et de gouvernance au niveau de l’Union; que la Médiatrice a conclu dans le cadre de son enquête sur cette affaire que la Commission aurait dû faire preuve d’une plus grande vigilance et que sa décision d’attribuer le contrat à BlackRock n’offrait pas les garanties suffisantes pour exclure le risque de conflits d’intérêts pouvant influer négativement sur l’exécution du marché, car l’entreprise avait manifestement un intérêt dans l’élaboration d’une future réglementation européenne qui aura une incidence sur l’entreprise elle-même et sur ses clients;

1.

salue le rapport annuel pour l’année 2019 présenté par la Médiatrice européenne;

2.

félicite Emily O’Reilly pour sa réélection au poste de Médiatrice européenne et pour son excellent travail; soutient son engagement à poursuivre ses efforts pour «[faire] en sorte que l’UE maintienne les normes les plus élevées en matière d’administration, de transparence et d’éthique», et à assurer l’accessibilité et la qualité des services que l’Union rend à ses citoyens; rappelle que la transparence constitue un principe complémentaire à l’état de droit et à la démocratie, et que son application devrait avoir pour objectif de permettre aux citoyens de participer au processus décisionnel;

Transparence et éthique

3.

se félicite de sa relation fructueuse avec la Médiatrice, partenaire majeur et indispensable du Parlement européen, lequel a réélu la Médiatrice sortante, Emily O’Reilly, pour un deuxième mandat et soutenu sa proposition de rapport spécial sur la transparence au sein du Conseil en adoptant une résolution à la majorité en plénière en janvier 2019;

4.

se félicite de la coopération étroite entre la Médiatrice et son équipe et la commission des pétitions, qui permet d’améliorer la qualité de l’administration européenne ainsi que l’accessibilité et la qualité des services qu’elle offre aux citoyens de l’Union;

5.

insiste sur la nécessité pour les institutions de l’Union d’observer un niveau maximal de transparence et d’objectivité, afin que les citoyens puissent suivre le processus décisionnel et y participer activement, ce qui est de nature à renforcer leur confiance et leur sentiment de proximité avec les institutions, tout en assurant l’accès à toutes les informations utiles afin que les citoyens puissent exercer pleinement leurs droits démocratiques et en garantissant une véritable capacité à demander des comptes aux institutions; souligne que la Médiatrice a ouvert une enquête à propos du refus de la Commission d’accorder au public l’accès à des documents concernant l’achat de vaccins contre la COVID-19; demande la publication intégrale des contrats et d’autres accords signés avec des entreprises pharmaceutiques, y compris les documents ayant trait aux négociations engagées avec ces dernières, aux fins de la mise au point, de la fabrication, de l'achat et du déploiement des vaccins contre la COVID-19, ainsi que la transparence totale en ce qui concerne tous les résultats des essais cliniques liés à ces vaccins;

6.

souligne que le manque de transparence du processus législatif de l’Union accentue la méfiance des citoyens et entame la légitimité du processus décisionnel dans son ensemble;

7.

accueille favorablement l’ambition de la Médiatrice de maintenir en toutes circonstances un haut niveau de vigilance quant au respect de normes les plus élevées possible de transparence et d’éthique, y compris en situation de crise sanitaire;

8.

prie instamment la Médiatrice de continuer à promouvoir une transparence accrue des débats législatifs dans les instances préparatoires du Conseil de l’Union européenne, tant du point de vue de l’accès public à ses documents législatifs que de son processus décisionnel, afin de permettre une meilleure lisibilité des délibérations;

9.

prie instamment le Conseil de mettre en œuvre les recommandations de la Médiatrice et de revoir sa politique de confidentialité afin de faire montre du plus haut niveau de transparence dans ses travaux afin que le public puisse accéder facilement et en temps utile aux documents législatifs; demande de répertorier de manière transparente et systématique les positions des gouvernements des États membres, étant donné que le Conseil, en tant que colégislateur, doit être tenu de rendre des comptes au public au sujet de ses actions; rappelle les suggestions formulées dans sa résolution sur l’enquête stratégique OI/2/2017 de la Médiatrice sur la transparence des débats législatifs dans les instances préparatoires du Conseil de l’Union européenne;

10.

déplore le fait que des États membres assurant la présidence du Conseil acceptent le parrainage d’entreprises; estime qu’il faut empêcher cette pratique afin de préserver la réputation et l’intégrité du Conseil et de l’Union dans son ensemble;

11.

exhorte les États membres à faire preuve de davantage de diligence en ce qui concerne leur obligation de collaboration avec la Médiatrice;

12.

fait observer qu’à la suite des recommandations de la Médiatrice, la Commission et le Conseil ont maintenu un niveau élevé de transparence du processus législatif pendant toutes les négociations concernant les relations entre l’Union et le Royaume-Uni, en publiant plus de 100 documents de négociation, ou encore en mettant à disposition des citoyens le calendrier du négociateur en chef, et invite ces institutions à faire de même lors de l’élaboration du futur accord de libre-échange; demande plus largement à la Commission de remplir ses obligations concernant les évaluations de l’impact sur le développement durable de tous les accords commerciaux de l’Union;

13.

souligne que, depuis des années, la transparence, et en particulier l’accès aux documents, reste le sujet principal des plaintes, et se félicite que, dans le cadre de diverses enquêtes, la Médiatrice ait préconisé d’octroyer un accès public; déplore cependant que les recommandations de la Médiatrice ne soient pas toujours suivies d’effet et que le rapport de l’OLAF sur l’utilisation d’un prêt accordé au constructeur automobile allemand Volkswagen ne soit toujours pas publié; réclame une mise à jour de la législation de l’Union sur l’accès aux documents (règlement (CE) no 1049/2001 (5)) afin de faciliter le travail de la Médiatrice; demande instamment au Conseil de rouvrir ses discussions sur la base de la résolution du Parlement européen du 12 juin 2013 sur la révision du règlement (CE) no 1049/2001 dans l’impasse (6);

14.

salue la démarche plus ambitieuse adoptée quant à la transparence des instances qui préparent les réunions de l’Eurogroupe, qui ont accepté, sur demande de la Médiatrice, de publier les dates et les projets d’ordre du jour des réunions de l’Eurogroupe plus tôt qu’auparavant, de fournir plus de détails dans les lettres résumant les réunions, ainsi que de faire figurer plus d’informations sur les activités de l’Eurogroupe sur le site internet de ce dernier;

15.

salue les efforts répétés déployés par la Médiatrice pour lutter contre les conflits d’intérêts; insiste sur la nécessité d’une plus grande transparence au Conseil; soutient résolument les recommandations adressées par la Médiatrice au secrétariat général du Conseil en lien avec l’affaire 1946/2018/KR; se félicite de la publication, à la suite de cette enquête, des procès-verbaux des réunions tenues entre les représentants d’intérêts, le président du Conseil européen et les membres de son cabinet, et insiste sur la nécessité d’adopter un acte juridique juste et ambitieux sur le registre de transparence afin de rendre celui-ci pleinement obligatoire et juridiquement contraignant pour toutes les institutions et agences de l’Union et de créer des obligations pour les tiers et les représentants d’intérêts, en vue ainsi de rendre les activités de lobbying pleinement transparentes; regrette la décision de la Commission de ne pas donner suite aux recommandations de la Médiatrice dans l’affaire 1302/2017/MH et de ne pas accorder l’accès aux documents relatifs aux avis de son service juridique concernant le registre de transparence;

16.

soutient le travail accompli par la Médiatrice dans son enquête 853/2020/KR concernant l’affaire BlackRock et est fermement convaincu que la Commission doit se conformer aux recommandations formulées par la Médiatrice européenne à cet égard; invite donc la Commission à actualiser et à renforcer toutes les règles applicables aux procédures de passation de marchés publics, y compris ses lignes directrices, pour éviter tout conflit d’intérêts; invite la Commission à adopter toutes les mesures qui s’imposent pour préserver l’intégrité et la crédibilité de l’élaboration des politiques liées à l’adoption des nouvelles règles relatives aux questions environnementales, sociales et de gouvernance au niveau de l’Union;

17.

salue le fait qu’à la suite d’une plainte introduite en 2019 relative au recours au parrainage durant la présidence roumaine, la Médiatrice ait adopté une position claire sur la question du parrainage des présidences (7), étant donné que la perception d’une influence extérieure peut porter atteinte à l’intégrité de l’Union dans son ensemble; prend acte des mesures adoptées par le Conseil en réponse à la recommandation de la Médiatrice selon laquelle des orientations devraient être adressées aux États membres sur la question du parrainage des présidences; encourage le Conseil à donner suite à cette question sans tarder; salue la décision de la présidence allemande de refuser tout parrainage et encourage les autres États membres à faire de même;

18.

observe que la Commission s’est engagée, à la suite d’une enquête de la Médiatrice, à publier les ordres du jour et les procès-verbaux des réunions des «organes consultatifs» qui influencent l’élaboration des politiques de l’Union ainsi que les observations formulées par les participants aux groupes précédents, et, pour tout futur groupe de ce type, à appliquer les mêmes normes de transparence que celles adoptées par les groupes d’experts;

19.

souligne l’importance de l’accès du public aux documents dans lesquels figurent les positions adoptées par les États membres dans les processus décisionnels; soutient les conclusions de la Médiatrice en lien avec l’affaire 2142/2018/EWM et déplore le refus constant de la Commission d’accorder l’accès aux documents demandés relatifs à l’évaluation des risques liés aux pesticides pour les abeilles;

20.

relève que la Commission s’est engagée à mettre en œuvre nombre des propositions de la Médiatrice, notamment celle consistant à demander aux personnes qui se réorientent vers le secteur privé de fournir des informations supplémentaires au sujet de l’organisation qu’elles rejoignent et du type d’activité professionnelle qu’elles entament; souligne que ces transferts ne peuvent pas être pris à la légère, étant donné qu’ils pourraient entraîner des conflits d’intérêts dans le cas où d’anciens agents publics accèdent à un poste au sein d’une entreprise dans le but de faire pression sur des politiques qu’ils ont précédemment dictées ou sur lesquelles ils ont travaillé; relève que, selon un rapport récent (8), 99 % des demandes de transfert vers le secteur privé ont été approuvées par la Commission, le taux de rejet s’élevant à 0,62 % seulement, ce qui démontre qu’il faut renforcer la surveillance; rappelle que les règles éthiques ne sont pas qu’une simple formalité et qu’elles doivent être respectées par l’ensemble des institutions; invite instamment la Commission à mettre en œuvre toutes les recommandations formulées par la Médiatrice, à adopter une approche plus rigoureuse de la question du pantouflage et à donner suite aux mesures proposées, y compris en interdisant toute nouvelle activité lorsqu’il est prouvé que cette activité entrerait en conflit avec l'intérêt public et en publiant, directement sur son site web consacré à l’éthique et en temps utile, toutes les informations connexes sur chaque cas d’anciens membres du personnel d’encadrement évalué en vue de mettre en application l’interdiction de lobbying et de défense d’intérêts d’un an;

21.

souligne que l’administration publique de l’Union doit améliorer ses règles et normes visant à prévenir les conflits d’intérêts et veiller au respect du devoir de discrétion et d’intégrité; invite la Médiatrice à promouvoir les règles et normes éthiques les plus élevées dans l’ensemble des institutions, agences et organes de l’Union en veillant à leur mise en œuvre intégrale et uniforme; demande que l’évaluation des déclarations d’intérêts des commissaires désignés soit réalisée de manière indépendante avec les moyens appropriés; insiste sur la nécessité de réviser les règles et pratiques actuelles afin de renforcer les exigences en matière d’intégrité pour les commissaires, tant pendant qu’après leur mandat, ainsi que d’augmenter les délais de notification suivant la fin de leur mandat;

22.

souligne l’impérieuse nécessité d’améliorer et de mettre à jour le code de bonne conduite administrative existant en adoptant un règlement contraignant en la matière;

23.

salue les activités de la Médiatrice dans les affaires de pantouflage qui ont conduit, entre autres, l’ABE à réviser sa politique d’évaluation des restrictions et des interdictions imposées au personnel qui change d’emploi et à améliorer ses procédures pour suspendre immédiatement l’accès aux informations confidentielles à toute personne dont le changement d’emploi est connu; invite la Médiatrice à poursuivre ses efforts afin de veiller à ce que l’ensemble des institutions et des agences de l’Union adoptent des règles efficaces visant à prévenir les cas de pantouflage et tout conflit d’intérêts potentiel;

24.

soutient sans réserve la confirmation par la Médiatrice de sa conclusion selon laquelle quatre cas de mauvaise administration ont entaché le processus de nomination du plus haut fonctionnaire de la Commission, et salue la mise en place par la nouvelle Commission en 2019 d’une procédure de nomination spécifique pour son secrétaire général, qui comprend la publication d’un avis de vacance et l’inscription de la nomination à l’ordre du jour de la réunion hebdomadaire des commissaires, et ce dans un délai préalable suffisant pour qu’elle soit dûment étudiée;

25.

fait observer qu’à la suite de l’enquête d’initiative entreprise par la Médiatrice, l’EMA a introduit des mesures visant à améliorer l’indépendance et l’objectivité du processus de demande d’autorisation de mise sur le marché de médicaments et à accroître la transparence dans des domaines tels que les essais cliniques; invite l’EMA à mettre en œuvre les nouvelles recommandations de la Médiatrice afin de garantir son indépendance et son impartialité et d’éviter ainsi tout conflit d’intérêts;

26.

salue l’importance accrue et nécessaire qu’accorde la Médiatrice aux problèmes liés aux procédures de passation de marchés;

27.

se félicite de l’inscription dans la durée du prix d’excellence de la bonne administration, qui a pour objectif de récompenser les initiatives et les projets de l’administration de l’Union qui ont un effet positif sur la vie des citoyens de l’Union; félicite la Commission, qui a été récompensée pour sa stratégie visant à réduire la pollution par les plastiques; estime qu’une plus grande médiatisation de ce prix permettrait de montrer aux citoyens que les institutions de l’Union agissent pour apporter des solutions concrètes;

28.

salue l’attention accrue qu’accorde la Médiatrice aux dossiers concernant la manière dont la Commission gère les projets financés par l’Union; prie instamment la Commission de veiller à une distribution et à une gestion transparentes des fonds; insiste pour que la Commission améliore la transparence de son processus de préparation des programmes de travail annuels pour les fonds qu’elle gère; invite notamment la Commission à veiller à ce que les Fonds structurels et d’investissement européens soient dépensés par les États membres conformément aux obligations découlant de la CNUDPH pour ce qui est de la vie autonome des personnes handicapées;

29.

invite la commission des pétitions à examiner les cas dans lesquels il n’a pas été donné suite aux propositions présentées par la Médiatrice aux institutions de l’Union;

Handicap

30.

se félicite du rôle joué par la Médiatrice dans la protection, la promotion et le suivi de la mise en œuvre de la CNUDPH par l’administration de l’Union, et dans le renforcement du programme de l’Union pour les droits des personnes handicapées; invite la Médiatrice à surveiller de près les propositions de la Commission relatives à la nouvelle stratégie européenne en matière de handicap pour l’après-2020; considère qu’il est urgent de remédier à l’absence de base juridique appropriée permettant de garantir la pleine conformité des dépenses de l’Union avec la CNUDPH;

31.

félicite la Médiatrice pour son enquête stratégique sur l’accessibilité des sites internet de la Commission aux personnes handicapées et salue les efforts déployés par la Commission pour se conformer à ses recommandations en mettant à disposition plus d’informations dans des formats faciles à lire; observe toutefois qu’une démarche complexe est nécessaire pour rendre les pages d’accueil des institutions de l’Union accessibles à toutes les personnes souffrant d’un quelconque type de handicap, notamment par leur diffusion dans les langues des signes nationales; suggère la participation des organisations de personnes handicapées à ce processus;

32.

félicite la Médiatrice pour l’ouverture d’une enquête nécessaire sur l’accessibilité des outils en ligne utilisés par l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) à la suite d’une plainte déposée par une personne souffrant d’une déficience visuelle;

33.

invite la Commission à proposer une stratégie européenne globale, ambitieuse et à long terme en matière de handicap pour l’après-2020, afin de permettre, entre autres, une mise en œuvre complète et cohérente de la CNUDPH;

34.

constate l’augmentation du nombre de personnes aidées par le bureau de la Médiatrice en 2019 par rapport à 2018 (19 619 contre 17 996), ainsi que les efforts déployés pour trouver des solutions concrètes aux problèmes des citoyens, que ce soit par des conseils prodigués par l’intermédiaire du guide interactif sur le site web, par la réponse à des demandes d’informations ou par le traitement de nouvelles plaintes (2 201 en 2019); insiste sur la nécessité de veiller à ce que le bureau dispose du budget et du personnel nécessaires pour continuer à aider les citoyens de l’Union de manière adéquate et efficace;

Plaintes

35.

observe qu’en 2019, la Médiatrice a reçu de nombreuses plaintes de la part de citoyens de l’Union résidant dans un autre État membre que le leur qui se sont heurtés à des difficultés en essayant de s’inscrire et/ou de voter aux élections du Parlement européen de 2019, et rappelle que le droit de vote aux élections est un droit fondamental reconnu dans les traités de l’Union;

36.

félicite la Médiatrice pour les enquêtes ouvertes en 2019, portant sur les principaux thèmes suivants: la transparence au sein des institutions de l’Union, la transparence des activités de lobbying, la culture de service, les droits fondamentaux, les questions d’éthique, la participation des citoyens au processus décisionnel de l’Union, la bonne gestion des questions relatives au personnel et au recrutement, et la bonne gestion financière;

37.

observe qu’en 2019, la Médiatrice a traité 1 300 plaintes qui ne relevaient pas de son mandat, essentiellement parce qu’elles ne concernaient pas les activités d’une institution ou d’un organe de l’Union; approuve la démarche de la Médiatrice consistant à répondre à toutes les personnes qui la sollicitent en leur expliquant son mandat et en leur apportant des conseils, ainsi qu’en les réorientant, autant que possible, vers d’autres organes susceptibles de les aider, et l’encourage à continuer ainsi;

38.

recommande à la Médiatrice de rester vigilante et déterminée dans le traitement des plaintes concernant les droits fondamentaux, notamment l’égalité, la non-discrimination et le droit d’être entendu; salue son enquête sur le Bureau européen d’appui en matière d’asile et ses entretiens avec des demandeurs d’asile, ainsi que celle sur le traitement par la Commission d’une plainte concernant la discrimination des Roms en Italie;

39.

relève que le nombre d’enquêtes concernant l’EPSO est passé de 23 en 2018 à 44 en 2019; demande instamment à la Médiatrice de suivre avec attention la bonne mise en œuvre des mesures générales de lutte contre les discriminations dans le cadre des procédures de recrutement; suggère une enquête stratégique sur les méthodes employées par l’EPSO et les autres agences afin de vérifier que les principes d’équité et d’ouverture sont pleinement appliqués dans l’ensemble des procédures de recrutement;

40.

observe que le nombre de plaintes ne relevant pas du mandat de la Médiatrice est resté relativement stable (1 330 affaires en 2019, contre 1 300 en 2018); estime qu’une meilleure communication coordonnée au niveau de toutes les institutions de l’Union en ce qui concerne les compétences de la Médiatrice pourrait contribuer à réduire le nombre de plaintes ne relevant pas de son mandat et à rationaliser la réponse aux problèmes des citoyens;

41.

salue l’engagement de la Médiatrice en faveur du droit des citoyens à être associés au processus démocratique de l’Union, illustré par l’organisation par ses soins de la conférence annuelle du Réseau européen des médiateurs en avril 2019 sur la nécessité de renforcer la participation des citoyens au processus démocratique; approuve sa décision de répondre à toutes les personnes sollicitant une aide dans la langue de leur plainte, et demande à l’administration publique de l’Union de tout mettre en œuvre pour que les citoyens puissent communiquer efficacement avec elle dans les 24 langues officielles de l’Union et dans les langues des signes nationales; salue le projet élaboré par la Médiatrice de lignes directrices relatives à l’utilisation des langues sur les sites internet des institutions de l’Union; souligne que de telles lignes directrices sont de la plus haute importance pour protéger la riche diversité linguistique de l’Europe; souligne que les sites internet des institutions de l’ Union devraient mieux mettre en exergue l’égalité entre l’ensemble des 24 langues officielles de l’Union; regrette que de nombreuses parties des sites internet des institutions de l’Union et les publications qui s’y trouvent ne soient toujours disponibles que dans certaines langues populaires et jamais dans les 24 langues officielles de l’Union comme le requièrent les principes de l’Union;

42.

soutient les efforts des institutions de l’Union qui s’appliquent à suivre les recommandations de la Médiatrice (77 %) et les encourage à continuer dans cette voie; reste préoccupé par le taux persistant de 23 % de recommandations qui n’ont pas été mises en œuvre; est conscient du fait que les suggestions de la Médiatrice ne sont pas juridiquement contraignantes; demande instamment aux institutions, organes et agences de réagir rapidement, efficacement et de manière responsable aux recommandations et aux commentaires critiques de la Médiatrice;

43.

salue le fait qu’en moyenne, la durée des enquêtes dans les affaires clôturées par la Médiatrice en 2019 était de moins de sept mois; relève toutefois que la clôture de certaines affaires peut prendre jusqu’à 18 mois; invite l’ensemble des institutions de l’Union à améliorer leur coopération avec le bureau de la Médiatrice dans l’intérêt des citoyens de l’Union, qui attendent une réponse rapide à leurs problèmes;

44.

se félicite de la refonte du site internet de la Médiatrice, qui est désormais un outil plus accessible et plus fonctionnel pour les citoyens de l’Union; encourage la Médiatrice à faire traduire davantage ses publications dans les différentes langues de l’Union;

45.

souligne la contribution importante du Réseau européen des médiateurs à l’échange de bonnes pratiques et à l’apport d’informations sur la mission et les compétences de ses membres ainsi qu’à la bonne mise en œuvre du droit européen; suggère que ce réseau pourrait participer davantage à la surveillance du bon usage des fonds de l’Union; suggère qu’il pourrait également soutenir les médiateurs nationaux ou régionaux confrontés à de fortes pressions de leurs gouvernements, en particulier en ce qui concerne les violations des droits consacrés par la charte; invite ce réseau à réfléchir au rôle que les médiateurs nationaux et régionaux pourraient jouer pour associer davantage les citoyens au processus décisionnel de l’Union; souligne que le réseau pourrait également contribuer à la mise en avant d’une culture de bonne administration à l’échelon des États membres grâce au renforcement de la coopération et à la sensibilisation des médiateurs nationaux à l’importance de la protection des droits des citoyens; souligne que les ressources affectées au réseau devraient être revues à la hausse; invite la Médiatrice à organiser, au siège du Médiateur européen, une réunion régulière du Réseau européen des médiateurs, dont la mission centrale est d’assurer le respect des droits fondamentaux;

46.

salue vivement l’initiative stratégique de la Médiatrice sur les droits à congé de certains membres du personnel de l’Union et l’intérêt supérieur de l’enfant; estime que l’incohérence des règles du Parlement européen avec celles des autres institutions (9) en ce qui concerne les droits à congé des membres du personnel qui deviennent parents grâce à la gestation pour autrui, tels que les parents infertiles, les parents de même sexe et les parents isolés, constitue un déni de la primauté de l’intérêt supérieur de l’enfant et expose ces membres du personnel à un risque important de discrimination; rappelle les conclusions de la Médiatrice relatives à l’importance de la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant; invite le Parlement à engager un dialogue interinstitutionnel et à adopter une décision afin d’harmoniser ces règles avec celles du Conseil et de la Commission;

Statut et attributions

47.

invite le Conseil à engager un dialogue avec le Parlement européen sur la révision du statut du Médiateur européen afin que son bureau soit plus à même de promouvoir les normes les plus élevées de comportement éthique au sein des institutions et qu’il soit dûment mandaté pour accomplir efficacement ses missions;

48.

invite le Parlement à réviser le processus de nomination pour l’élection du Médiateur européen afin que l’élection au début de la législature puisse se dérouler de manière plus informée, uniforme, transparente et ordonnée; réclame en particulier une description plus détaillée des délais pour la collecte de signatures et la campagne des candidats;

49.

félicite la Médiatrice pour sa stratégie quinquennale passée «Cap sur 2019», qui a introduit une démarche plus stratégique en vue de promouvoir une bonne administration; salue la publication, le 7 décembre 2020, de la nouvelle stratégie «Cap sur 2024», qui devra tenir compte de la situation inédite à laquelle l’Europe est confrontée dans le contexte de la pandémie de COVID-19;

50.

rappelle que le siège du Médiateur européen est celui du Parlement européen; encourage par conséquent la Médiatrice à utiliser en priorité les locaux disponibles à Strasbourg;

51.

invite la Médiatrice, dans un souci de transparence, à continuer de publier la liste des manifestations qu’elle prévoit d’accueillir et à indiquer où chacune des manifestations se déroule;

o

o o

52.

charge son Président de transmettre la présente résolution et le rapport de la commission des pétitions au Conseil, à la Commission, au Médiateur européen, aux gouvernements et aux parlements des États membres ainsi qu’à leurs médiateurs ou aux organes compétents similaires.

(1) JO L 113 du 4.5.1994, p. 15.

(2) JO C 411 du 27.11.2020, p. 149.

(3) https://www.ombudsman.europa.eu/fr/opening-summary/fr/113554

(4) JO C 449 du 23.12.2020, p. 182.

(5) Règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2001 relatif à l’accès du public aux documents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission (JO L 145 du 31.5.2001, p. 43).

(6) JO C 65 du 19.2.2016, p. 102.

(7) https://www.ombudsman.europa.eu/fr/decision/fr/129649

(8) Corporate Europe Observatory, «From Facebook friends to lobby consultants — EU revolving door rules not fit for purpose», 22 octobre 2020 (https://corporateeurope.org/en/2020/10/facebook-friends-lobby-consultants).

(9) La Commission accorde 20 semaines de congé spécial aux membres du personnel qui deviennent parents grâce à la gestation pour autrui en plus des 10 jours prévus pour la naissance de chaque enfant, comme énoncé dans sa décision de mars 2020 (https://egalite-online.eu/wp-content/uploads/2020/03/C_2020_1559_F1_COMMISSION_DECISION_EN_V3_P1_1043892.pdf). Le Conseil applique la même règle sur une base ad hoc. Le Parlement a indiqué qu’il n’accorderait aux membres du personnel se trouvant dans une situation similaire que les 10 jours de congé par nouveau-né, étant donné que le congé de maternité nécessite la production d’un certificat médical de grossesse. Le Parlement ne prévoit pas le recours à un congé spécial dans ce cas.


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