| CELEX | 52021IP0250 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 20 mai 2021 |
| 12.1.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 15/151 |
P9_TA(2021)0250
Progresser plus vite et lutter contre les inégalités afin que le SIDA cesse d’être une menace pour la santé publique d’ici à 2030
Résolution du Parlement européen du 20 mai 2021 sur l’accélération des progrès et la lutte contre les inégalités en vue d’éliminer le sida en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030 (2021/2604(RSP))
(2022/C 15/13)
Le Parlement européen,
| — | vu la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies sur le VIH/sida, prévue à New York du 8 au 10 juin 2021, |
| — | vu la déclaration politique sur le VIH/sida: accélérer la riposte pour lutter contre le VIH et mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 8 juin 2016, |
| — | vu la déclaration politique issue de la réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 18 octobre 2019, |
| — | vu le rapport mondial actualisé sur le sida 2020 de l’ONUSIDA intitulé «Agissons maintenant pour combattre les profondes inégalités et mettre fin aux pandémies», |
| — | vu le rapport annuel 2019 de la haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme sur les droits de l’homme dans la lutte contre le VIH, |
| — | vu la déclaration d’Abuja du 27 avril 2001 sur le VIH/sida, la tuberculose et autres maladies infectieuses connexes, la position commune de l’Afrique présentée lors de la réunion de haut niveau de 2016 et le cadre catalytique de 2016 pour éliminer le sida, la tuberculose et le paludisme en Afrique à l’horizon 2030, |
| — | vu le programme de développement durable à l’horizon 2030 et ses objectifs de développement durable (ODD), adopté à New York en septembre 2015, |
| — | vu le programme d’action de Beijing et le programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement, ainsi que les résultats de leurs conférences d’examen, |
| — | vu les conclusions du Conseil du 26 mai 2015 sur l’égalité entre hommes et femmes dans le cadre du développement, |
| — | vu le troisième plan d’action de l’Union européenne sur l’égalité entre les hommes et les femmes pour la période 2021-2025, |
| — | vu le plan d’action de l’Union en faveur des droits de l’homme et de la démocratie pour la période 2020-2024, |
| — | vu le consensus européen pour le développement: «notre monde, notre dignité, notre avenir», |
| — | vu ses résolutions du 8 juillet 2010 sur une approche fondée sur les droits dans la réponse de l’UE face au problème du VIH/sida (1) et du 5 juillet 2017 sur la réponse de l’Union au VIH/sida, à la tuberculose et à l’hépatite C (2), |
| — | vu la question à la Commission sur l’accélération des progrès et la lutte contre les inégalités en vue d’éliminer le sida en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030 (O-000027/2021 — B9-0015/2021), |
| — | vu l’article 136, paragraphe 5, et l’article 132, paragraphe 2, de son règlement intérieur, |
| — | vu la proposition de résolution de la commission du développement, |
| A. | considérant que près de 76 millions de personnes ont été infectées par le VIH et que près de 33 millions de personnes ont perdu la vie en raison de causes liées au sida depuis le début de l’épidémie en 1981; que l’épidémie de VIH demeure une crise mondiale et que 38 millions de personnes au total sont séropositives; que 1,7 million de personnes ont contracté le VIH en 2019; |
| B. | considérant qu’en 2019, 12 millions de personnes séropositives n’avaient pas accès à des traitements antirétroviraux permettant de sauver des vies et que près de 700 000 personnes ont succombé en raison de causes liées au sida dans le monde; |
| C. | considérant que l’accès universel aux traitements antirétroviraux du VIH et aux soins réduit considérablement le risque de transmission et permet aux personnes séropositives de jouir d’une espérance de vie presque normale et d’une qualité de vie comparable à celle des personnes non séropositives; |
| D. | considérant que les inégalités qui sont à l’origine de l’épidémie de VIH, ainsi que les violations des droits humains et de la santé et des droits sexuels et génésiques, dans le cadre du programme d’action de Beijing et du programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement et des résultats de leurs conférences d’examen, ainsi que la stigmatisation et la discrimination, se sont aggravées et ont été exacerbées par la COVID-19; |
| E. | considérant que les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les personnes transgenres, les personnes qui prennent des drogues par injection, les travailleurs du sexe et leurs clients, ainsi que les détenus en prison (populations clés) courent un risque plus élevé d’exposition au VIH que les autres groupes; qu’il est essentiel d’associer ces populations clés à la lutte contre le VIH; |
| F. | considérant que 159 pays appliquent au moins une loi discriminatoire ou répressive qui entrave la lutte contre le VIH; que la criminalisation des personnes séropositives ou exposées au risque de contracter le VIH alimente la stigmatisation et la discrimination, réduit le recours aux services de prévention et de traitement et augmente l’incidence du VIH; |
| G. | considérant que les inégalités entre les hommes et les femmes, l’inégalité d’accès à l’éducation et aux services et à l’information en matière de santé sexuelle et génésique, ainsi que les violences sexuelles et sexistes renforcent la vulnérabilité des femmes et des filles au VIH, les maladies liées au sida étant parmi les principales causes de décès parmi les femmes en âge de procréer dans le monde; |
| H. | considérant que les méthodes de prévention existantes n’ont pas permis d’enrayer la propagation du VIH, en particulier chez les femmes, lesquelles supportent une charge disproportionnée de l’épidémie, en particulier en Afrique subsaharienne; qu’il faut investir dans la recherche et l’innovation afin de mettre au point de nouveaux outils améliorés pour prévenir, diagnostiquer et traiter le VIH et le sida, dont des outils tenant compte de la dimension de genre, ainsi que de nouvelles possibilités de traitement pour contrer l’émergence d’une résistance aux médicaments contre le VIH; |
| I. | considérant que plus d’un tiers des nouvelles infections chez les adultes touchent la tranche des 15-27 ans et que les décès liés au sida sont en hausse chez les adolescents; que nombre de jeunes ont un accès limité à la protection sociale, aux soins de santé sexuelle et génésique et aux programmes leur permettant de se protéger contre le VIH; |
| J. | considérant qu’une éducation sexuelle complète obligatoire dans les systèmes scolaires est essentielle pour prévenir la propagation du sida et d’autres infections sexuellement transmissibles; |
| K. | considérant que les personnes dans des situations humanitaires difficiles et dans des contextes informels et fragiles, les personnes handicapées, les populations autochtones, les personnes LGBTIQ+ et les populations migrantes et mobiles sont vulnérables à l’infection par le VIH et sont confrontées à des difficultés uniques pour accéder aux services liés au VIH; |
| L. | considérant que l’Afrique subsaharienne demeure la région la plus touchée, puisqu’elle représente 57 % de toutes les nouvelles infections par le VIH et 84 % des infections par le VIH chez les enfants (jusqu’à 14 ans), la prévalence du VIH étant beaucoup plus élevée chez les femmes que chez les hommes (4 500 filles et jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans sont infectées par le VIH chaque semaine), et que 25,6 millions de personnes dans cette région du monde sont séropositives; |
| M. | considérant que la pandémie de COVID-19 crée des problèmes supplémentaires dans le cadre de la lutte contre le sida et a effacé certains des progrès réalisés à ce jour, plusieurs pays n’ayant pas atteint leurs objectifs pour 2020; que cela met en péril la réalisation de l’ODD consistant à éradiquer le sida en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030; |
| N. | considérant qu’il faut renforcer la résilience et la viabilité des systèmes de santé dans le cadre de la couverture sanitaire universelle, en préservant les avancées réalisées dans la lutte contre le sida; |
| O. | considérant que, pour faire appliquer le droit à la santé pour tous, il est nécessaire de remédier aux inégalités dans l’accès aux services et d’améliorer la qualité de vie et le bien-être tout au long de la vie des personnes séropositives ou exposées au risque de contracter le VIH; |
| P. | considérant que les actions des communautés et des acteurs locaux, qui jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le VIH, sont toujours minées par de graves lacunes de financement, par le rétrécissement de l’espace dévolu à la société civile ainsi que par un manque de mobilisation et une intégration insuffisante de tous les acteurs dans les mesures prises au niveau national; |
| Q. | considérant que plusieurs pays en développement à revenu intermédiaire éprouvent des difficultés à importer ou à produire localement des versions génériques des médicaments antirétroviraux en raison de la protection par brevet; que les entreprises pharmaceutiques multinationales excluent de plus en plus les pays en développement à revenu intermédiaire des dons, des baisses de prix et des licences volontaires, ce qui entrave la capacité de ces derniers à accéder à des médicaments génériques abordables; |
| R. | considérant que le droit humain à la santé prévaut sur les règles relatives aux aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC); que la déclaration de Doha sur l’accord sur les ADPIC et la santé publique affirme le droit des pays en développement de mettre pleinement en application les flexibilités prévues par l’accord sur les ADPIC afin de protéger la santé publique et, en particulier, de permettre à tout le monde d’accéder aux médicaments; |
| S. | considérant que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, créé à la suite de la flambée mondiale du VIH/sida, joue un rôle majeur dans la lutte contre le VIH/sida; |
| 1. | souligne qu’il est essentiel que la réunion de haut niveau des Nations unies sur le VIH/sida, qui se tiendra du 8 au 10 juin 2021, débouche sur un résultat positif; demande au Conseil de contribuer à l’adoption d’un ensemble d’engagements ambitieux et axés sur l’avenir dans la déclaration politique; |
| 2. | réaffirme que toute personne a droit à jouir de la meilleure santé possible, ainsi qu’à l’égalité, propice à une vie digne; |
| 3. | salue le rôle joué par l’Union européenne dans la lutte multisectorielle contre le sida à l’échelle mondiale et invite la Commission à faire du sida une urgence mondiale de santé publique et à redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs fixés pour 2025, notamment en augmentant les investissements en faveur de l’ONUSIDA et du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme; |
| 4. | insiste sur la nécessité de doter le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme de moyens suffisants pour lui permettre de contribuer de manière décisive à la lutte contre le VIH/sida; |
| 5. | souligne que la lutte mondiale contre le sida requiert une démarche multisectorielle et une coopération à plusieurs niveaux qui soient opportunes, d’une ampleur adéquate, sans exclusive, de la nature d’un partenariat et innovantes; |
| 6. | invite la Commission à veiller à ce que la programmation de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI) soutienne les efforts déployés par les pays partenaires pour mettre en place des systèmes de santé solides et résilients, dont des systèmes de recherche et de réglementation dans le domaine de la santé et des systèmes de santé communautaires qui soient en mesure d’assurer une couverture sanitaire universelle intégrant le VIH; |
| 7. | demande que le Service européen pour l’action extérieure, la Commission et les États membres, dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de l’Union européenne en faveur des droits de l’homme et du troisième plan d’action de l’Union européenne sur l’égalité entre les hommes et les femmes, s’attaquent aux violations des droits de l’homme et aux inégalités entre les hommes et les femmes, qui sont des moteurs du VIH/sida, en luttant en priorité contre la stigmatisation et la discrimination, contre la violence sexuelle et de genre, contre la criminalisation des relations homosexuelles ainsi que contre d’autres lois et politiques répressives et discriminatoires, et ce afin de contribuer à l’accès universel à la santé et aux droits sexuels et génésiques, à une éducation de qualité, et notamment à une éducation sexuelle complète, à un accès équitable et abordable aux soins de santé, à un accès au marché du travail et à la participation des communautés concernées à toutes les sphères de la vie publique; |
| 8. | invite la Commission et les États membres à collaborer avec les pays partenaires pour instaurer une éducation sexuelle complète obligatoire dans leurs programmes nationaux d’éducation afin de prévenir la propagation du sida et d’autres maladies sexuellement transmissibles, en particulier dans les pays où les taux d’infection sont les plus élevés; |
| 9. | rappelle que la santé est une condition nécessaire au développement humain; engage la Commission à faire de la santé une priorité de la stratégie UE-Afrique, ce qui suppose de mobiliser des fonds publics supplémentaires pour garantir une couverture sanitaire universelle, y compris en ce qui concerne la santé et les droits sexuels et génésiques, le VIH, la tuberculose et le paludisme, ainsi que de mettre l’accent sur la recherche et le développement dans le domaine de la santé au niveau mondial, de renforcer la coopération entre l’Union et l’Afrique en matière de recherche et d’innovation dans le domaine de la santé, et de stimuler conjointement les capacités européennes et africaines de production de produits et d’équipements médicaux ainsi que de médicaments; souligne que l’aide au développement devrait principalement viser à assurer une couverture transversale du système de soins de santé universel dans une perspective globale et fondée sur les droits, ce qui implique de tenir pleinement compte de la multidimensionnalité de la santé (en lien étroit avec le genre, la sécurité alimentaire et la nutrition, l’eau et l’assainissement, l’éducation et la pauvreté), dans la droite ligne du concept «Une seule santé»; demande en particulier d’encourager les investissements dans les droits intégrés liés au VIH ainsi que dans la santé et les droits sexuels et génésiques, en mettant l’accent sur les femmes et les filles, les travailleurs du sexe, les personnes transgenres, les personnes prenant des drogues par injection, les détenus et les autres groupes vulnérables; |
| 10. | invite la Commission à remédier à la faiblesse déplorable de la couverture thérapeutique des enfants séropositifs et à garantir aux femmes enceintes et aux mères allaitantes l’accès aux services liés au VIH afin d’éviter la transmission du VIH de la mère à l’enfant; |
| 11. | invite les États membres et la Commission à prévoir les dépenses nécessaires et à mobiliser les ressources requises pour atteindre les objectifs fixés pour 2025 dans tous les États membres de l’Union; |
| 12. | invite la Commission à coopérer avec les États membres et les partenaires pour donner la priorité à une stratégie intégrée pour la sécurité sanitaire mondiale qui intègre la lutte tant contre les pandémies existantes, telles que le VIH, que contre les nouvelles pandémies, dans le cadre du programme de couverture sanitaire universelle; |
| 13. | engage la Commission et les États membres à jouer un rôle politique de premier plan dans le dialogue avec les pays en développement partenaires de l’Union, dont les pays du voisinage, pour veiller à la mise en place de programmes pour une transition durable vers des financements nationaux afin que les programmes de lutte contre le VIH demeurent efficaces et pérennes, et puissent même être renforcés après la cessation de l’aide fournie par les donateurs internationaux; invite la Commission et le Conseil à poursuivre leur étroite collaboration avec ces pays pour qu’ils prennent en charge et s’approprient leur combat contre le VIH; |
| 14. | demande à l’Union de mettre en place une stratégie claire et cohérente de vaccination contre la COVID-19 à l’échelle mondiale, qui s’articule autour d’un accès égal, abordable et rapide à la vaccination pour les populations des pays en développement, en particulier celles appartenant à des groupes vulnérables et à haut risque, y compris les personnes infectées par le VIH/sida; demande par conséquent à l’Union de soutenir l’initiative présentée par l’Inde et l’Afrique du Sud devant l’Organisation mondiale du commerce, qui prévoit une dérogation temporaire aux droits de propriété intellectuelle pour les vaccins, les équipements et les traitements contre la COVID-19, et demande instamment aux entreprises pharmaceutiques de partager leurs connaissances et leurs données par l’intermédiaire du groupement d’accès aux technologies contre la COVID-19 (C-TAP) de l’Organisation mondiale de la santé; |
| 15. | exhorte la Commission et les États membres à veiller à ce que la riposte mondiale à la COVID-19 intègre les enseignements tirés de la lutte contre le VIH, tels que la nécessité: de protéger les droits humains et de lutter contre la stigmatisation et la discrimination, en particulier parmi les populations clés et les autres groupes vulnérables; de combattre les entraves à la santé dues au genre; de soutenir les professionnels de la santé et les chercheurs, en particulier dans des environnements à faibles ressources; d’associer les communautés à l’élaboration de solutions; et de répartir équitablement les ressources limitées et les nouveaux outils afin que personne ne soit laissé pour compte; |
| 16. | invite instamment l’Union à concevoir une stratégie globale et une feuille de route pour la réalisation des ODD à l’échelle mondiale, y compris ceux qui concernent la santé et les objectifs de réduction du VIH/sida; souligne que cette stratégie devrait tenir particulièrement compte des répercussions de la COVID-19, étant donné que la réalisation des ODD est essentielle pour que nous soyons prêts à surmonter de futures pandémies et d’autres chocs, y compris ceux ébranlant les systèmes de santé; appelle de ses vœux une stratégie à long terme efficace de l’Union en matière de santé à l’échelle mondiale; insiste pour que la Commission redouble d’efforts et intensifie ses travaux en vue de l’élaboration de programmes de santé efficaces à l’échelle mondiale ciblant les systèmes de soins de santé dans les pays en développement; |
| 17. | invite la Commission à collaborer avec les États membres et les partenaires afin de soutenir les services répondant aux besoins des populations clés et des autres populations prioritaires confrontées à des difficultés uniques en matière d’accès aux services liés au VIH, notamment en fournissant aux jeunes des services de santé sexuelle et génésique adaptés à ce public; |
| 18. | invite la Commission à collaborer avec les États membres et les partenaires afin de faciliter et de promouvoir un engagement accru en faveur de la fourniture de traitements contre le VIH dans toutes les zones de conflit et de l’élimination des discriminations liées au VIH à l’encontre des réfugiés, notamment en ce qui concerne l’égalité d’accès aux traitements antirétroviraux et aux services de santé dans les pays d’accueil; |
| 19. | invite la Commission à collaborer avec les États membres et les partenaires afin d’accroître le soutien à la protection sociale, y compris en matière de sécurité alimentaire et de nutrition pour les populations vulnérables, en particulier les personnes handicapées, les personnes âgées séropositives et les enfants orphelins en raison du sida; |
| 20. | invite la Commission à collaborer avec les États membres et les partenaires afin de soutenir, notamment financièrement, la participation des communautés et les réponses menées par les acteurs locaux en tant qu’éléments clés d’une lutte efficace contre le VIH/sida et du combat contre la stigmatisation et la discrimination liées au VIH/sida, ainsi que d’intégrer la prévention et le traitement du VIH aux autres services de santé locaux en tant que point d’entrée pour l’information, l’éducation, la communication et la formation relatives au VIH; |
| 21. | engage la Commission et les États membres à promouvoir des investissements dans la collecte de données en temps réel et dans une solide réserve de diagnostics, soins thérapeutiques et candidats vaccins abordables et accessibles, tenant compte de la dimension de genre, pour le VIH et d’autres maladies infectieuses liées à la pauvreté et négligées, et à renforcer les capacités régionales et interrégionales ainsi que la coopération dans les domaines de la science, de la recherche et de l’innovation; prie instamment l’Union d’apporter un soutien particulier aux pays en développement, surtout aux pays les moins avancés, dans la mise en œuvre effective des flexibilités prévues dans l’accord sur les ADPIC pour la protection de la santé publique, notamment en ce qui concerne les licences obligatoires et les importations parallèles, et d’optimiser le recours aux mécanismes de licences volontaires et de partage technologique pour atteindre les objectifs de santé publique en insistant pour que les entreprises pharmaceutiques multinationales intègrent les pays en développement à revenu intermédiaire dans ces mécanismes et proposent dans ces pays des traitements abordables contre le VIH; préconise, de manière plus générale, de dissocier le financement de la recherche et développement du prix des médicaments, par exemple en recourant aux communautés de brevets, à la recherche ouverte, aux subventions et aux bourses, afin de garantir à long terme un prix raisonnable, la disponibilité et l’accessibilité des traitements pour tous ceux qui en ont besoin; |
| 22. | invite la Commission à s’opposer à l’inclusion de mesures ADPIC plus dans les accords de libre-échange avec les pays en développement à revenu intermédiaire afin que tous les traitements antirétroviraux du VIH soient abordables, dans le plein respect de la déclaration de Doha sur l’accord sur les ADPIC et la santé publique; |
| 23. | charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et aux parlements des États membres, ainsi qu’au président de l’Assemblée générale des Nations unies et à l’ONUSIDA. |
Initiative législative — 52021IP0508
16/12/2021
Initiative législative — 52021IP0509
16/12/2021
Initiative législative — 52021IP0511
16/12/2021
Initiative législative — 52021IP0512
16/12/2021