COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 20.7.2021
SWD(2021) 707 final
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION
Rapport sur l'état de droit 2021
Chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark
accompagnant le document:
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS
Rapport 2021 sur l'état de droit
La situation de l’état de droit dans l’Union européenne
{COM(2021) 700 final} - {SWD(2021) 701 final} - {SWD(2021) 702 final} - {SWD(2021) 703 final} - {SWD(2021) 704 final} - {SWD(2021) 705 final} - {SWD(2021) 706 final} - {SWD(2021) 708 final} - {SWD(2021) 709 final} - {SWD(2021) 710 final} - {SWD(2021) 711 final} - {SWD(2021) 712 final} - {SWD(2021) 713 final} - {SWD(2021) 714 final} - {SWD(2021) 715 final} - {SWD(2021) 716 final} - {SWD(2021) 717 final} - {SWD(2021) 718 final} - {SWD(2021) 719 final} - {SWD(2021) 720 final} - {SWD(2021) 721 final} - {SWD(2021) 722 final} - {SWD(2021) 723 final} - {SWD(2021) 724 final} - {SWD(2021) 725 final} - {SWD(2021) 726 final} - {SWD(2021) 727 final}
Résumé
Le niveau de perception de l’indépendance de la justice au Danemark reste très élevé, un certain nombre d’initiatives étant en cours pour améliorer encore l’efficience et la qualité du système judiciaire. Plusieurs projets de l’administration judiciaire nationale visent à remédier aux lacunes concernant la numérisation du système judiciaire déjà recensées dans le rapport 2020 sur l’état de droit. Le gouvernement prend également des mesures législatives et financières pour réduire les délais de traitement des affaires pénales. Toutefois, les juridictions sont toujours confrontées à des difficultés en raison de ressources limitées et le taux de variation du stock d’affaires pendantes a diminué ces dernières années. Le processus décisionnel de fermeture des juridictions en mars 2020 dans le contexte de la pandémie de COVID-19 a suscité des interrogations quant au respect de l’indépendance de la justice. En réaction, le gouvernement et l’administration judiciaire nationale ont reconnu l’importance de communiquer avec les juridictions d’une manière qui reconnaisse pleinement leur indépendance.
Le Danemark continue d’être perçu comme l’un des pays les moins corrompus de l’Union européenne et du monde. Le système de lutte contre la corruption repose dans une large mesure sur des règles générales de déontologie et d’intégrité, ainsi que sur des normes sociales et le contrôle public. Les problèmes recensés au regard de la mise en œuvre des recommandations internationales concernant le cadre de lutte contre la corruption demeurent. Si les fonctionnaires sont soumis à des normes éthiques et à des règles en matière de conflits d’intérêts complètes, le cadre applicable aux ministres et aux hautes fonctions de l’exécutif reste de portée limitée. Le (rétro-)pantouflage et les activités de lobbying ne sont pas encore réglementés. Un nouveau mécanisme de protection des lanceurs d’alerte dans l’administration publique a été mis en place. Une nouvelle unité nationale d’enquête sur les délits graves sera mise en place au début de l’année 2022 et regroupera des procureurs et des enquêteurs afin de parvenir à une approche plus efficiente et coordonnée sur les délits graves.
De nouvelles tâches ont été confiées à l’autorité nationale de régulation des médias, le Conseil de la radio et de la télévision, dans le cadre de la transposition de la directive révisée «Services de médias audiovisuels» (directive SMA). Des préoccupations persistantes concernant les exceptions à la loi sur l’accès aux documents administratifs publics, qui limitent le droit d’accès à l’information dans certaines affaires, ont été soulevées par le Parlement, des chercheurs indépendants, le médiateur parlementaire et la communauté journalistique, y compris dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas annoncé de plans concrets de révision de la loi. Le cadre relatif à la protection des journalistes demeure solide. Le ministère de la justice travaille actuellement sur une proposition législative visant à introduire des peines plus strictes concernant les menaces pesant sur la liberté d’expression. Le gouvernement a accordé des aides d’État pour compenser la baisse des recettes publicitaires du secteur des médias pendant la pandémie de COVID-19.
Le rôle du Parlement dans le système de contre-pouvoirs a été mis en avant durant la pandémie de COVID-19. Il a traité un plus grand nombre de procédures législatives de manière accélérée en 2020 et 2021. Une nouvelle loi sur les épidémies a été adoptée en février 2021 en tant que cadre pour les mesures liées à la pandémie de COVID-19, qui octroie des pouvoirs de surveillance renforcés au Parlement. Cette loi remplace la précédente loi de mars 2020 sur les épidémies, en vertu de laquelle des pouvoirs importants avaient été délégués au ministre de la santé sans qu’il y ait de système équivalent de contrôle parlementaire. Un nouveau système de commissions de contrôle a été mis en place; une première commission examinera la légalité des actions du gouvernement liées à la décision d’abattre tous les visons à la fin de 2020 afin de lutter contre la pandémie de COVID-19. La société civile a reçu un soutien financier du gouvernement dans le contexte de la pandémie de COVID-19.
I.Système de justice
Le système de justice danois se compose de 24 juridictions d’arrondissement, de deux hautes cours (cours d’appel) et d’une Cour suprême, ainsi que de deux juridictions spécialisées. L’administration judiciaire nationale est un organe indépendant chargé de l’administration et du développement des juridictions, ce qui englobe l’allocation des budgets des juridictions ainsi que la gestion des bâtiments et des systèmes d’information et de communication. La commission danoise des nominations judiciaires, qui est également indépendante, soumet des propositions non contraignantes pour la nomination des juges au ministère de la justice, qui les propose ensuite à l’exécutif (la Reine) aux fins de nomination officielle. La commission des nominations ne propose qu’un seul juge par poste vacant. Aucun cas n’a été signalé dans lequel l’exécutif n’a pas suivi la proposition de cette commission. Des mesures disciplinaires peuvent être prises par les présidents des juridictions ou par la Cour spéciale de mise en accusation et de révision. Le ministère public est une institution autonome qui exerce ses activités sous le contrôle du ministère de la justice et est dirigée par un procureur général. L’Ordre des avocats danois est l’organe indépendant qui régit la profession d’avocat et garantit son indépendance.
Indépendance
Le niveau de perception de l’indépendance du système judiciaire est resté élevé pour le grand public et très élevé pour les entreprises. Au total, 74 % du grand public et 83 % des entreprises ont une perception «plutôt satisfaisante» ou «très satisfaisante» du degré d’indépendance des juridictions et des juges en 2021. Ce niveau élevé de perception de l’indépendance du système judiciaire est resté globalement stable entre 2016 et 2020, mais le chiffre relatif au grand public a diminué par rapport à 2020 alors que celui qui concerne les entreprises a légèrement augmenté par rapport à l’année précédente.
Le processus décisionnel concernant la fermeture des juridictions en mars 2020 dans le contexte de la pandémie de COVID-19 a fait l’objet d’un contrôle quant au respect de l’indépendance de la justice. Le 12 mars 2020, dans le contexte de la pandémie de COVID-19, l’administration judiciaire nationale a annoncé que seules les fonctions les plus critiques des juridictions seraient maintenues et que les affaires urgentes et critiques seraient traitées en priorité; elle a également mis en place un groupe de gestion de crise. Par la suite, le processus de cette décision et, en particulier, la question de savoir si la manière dont elle a été communiquée aux juridictions respectait les principes constitutionnels de l’indépendance de la justice, ont été soumis au contrôle d’un groupe d’experts indépendant nommé par le Parlement. Ce groupe d’experts, chargé d’examiner la gestion de la pandémie de COVID-19, a estimé, dans son rapport présenté en janvier 2021, qu’il était possible de se demander si les instructions adressées aux différentes juridictions par l’administration judiciaire nationale, qui ont été faites à la demande du ministère de la justice, étaient compatibles avec l’indépendance constitutionnelle des juridictions. Le gouvernement et l’administration judiciaire nationale considèrent que leurs communications aux juridictions à ce sujet ont pris la forme d’une recommandation, mais reconnaissent que les conclusions du groupe d’experts ont fait prendre conscience de la nécessité de faire particulièrement attention à la reconnaissance de l’indépendance des juridictions dans la communication avec elles. Pour la réouverture des juridictions en avril 2020 et toutes les étapes ultérieures, un style de communication plus prudent a été adopté. En décembre 2020, à la suite d’un processus d’apprentissage interne concernant la préparation aux crises futures, un groupe de travail mis en place par l’administration judiciaire nationale a également souligné que le groupe de gestion de crise (composé de la direction de l’administration judiciaire nationale et de plusieurs juges) ne pouvait fournir que des instructions relevant de la compétence de l’administration judiciaire nationale et devait, à défaut, se limiter à des orientations et à des recommandations.
Qualité
Les juridictions sont confrontées à des difficultés en matière de ressources, compte tenu notamment de l’augmentation prévue de leur volume de dossiers. Les dépenses consacrées au système judiciaire restent très faibles au Danemark (0,16 % du PIB), de même que le nombre de juges pour 100 000 habitants (6,5), ce qui confirme une tendance à plus long terme. Des ressources supplémentaires ont été allouées aux juridictions en 2020, notamment pour répondre aux besoins liés à la pandémie de COVID-19 et aux défis relatifs à la numérisation. Un financement supplémentaire de 1,75 million d’EUR (13 millions de DKK) par an a été alloué pour la période 2021-2023. En outre, le 24 juin 2021, le gouvernement a annoncé une nouvelle allocation d’environ 3,5 millions d’EUR (25 millions de DKK) en 2021 et d’environ 6,5 millions d’EUR (47,5 millions de DKK) en 2022 pour traiter les affaires portées devant les tribunaux. Toutefois, les parties prenantes ont réaffirmé que cela était insuffisant pour répondre à des défis plus structurels en matière de ressources, d’autant plus que la création de nouveaux postes de juges nécessiterait une allocation de ressources à plus long terme. Les parties prenantes ont également exprimé leurs préoccupations quant au fait que la faible compétitivité des salaires du système judiciaire par rapport aux emplois du secteur privé et à d’autres professions de la justice pourrait avoir une incidence sur la capacité des juridictions à recruter de nouveaux juges.
Des ressources supplémentaires pour la police et les procureurs, ainsi que des modifications législatives, visent à réduire les délais de traitement des affaires pénales. Le nouvel accord sur la police et le ministère public pour 2021-2023 a introduit des ressources supplémentaires pour créer 310 postes équivalents temps plein (pour les policiers, les procureurs et le personnel d’appui) spécifiquement destinés au traitement des affaires pénales. Dans ce contexte, des objectifs concrets ont été fixés en ce qui concerne le temps de traitement au sein de la police et du ministère public pour toutes les affaires pénales et certaines catégories spécifiques (telles que la criminalité violente). Cela s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large visant à améliorer les délais de traitement des affaires pénales, qui comprend également un ensemble de modifications législatives contenant différentes mesures visant à rationaliser les procédures pénales et à supprimer certaines étapes procédurales superflues. Ces modifications ont été adoptées par le Parlement en juin 2021 et sont entrées en vigueur le 1er juillet 2021. Bien que ces objectifs aient été de manière générale bien accueillis, les parties prenantes ont également souligné que ces efforts étaient principalement axés sur la police et le ministère public, mais pas sur les juridictions, où les délais de traitement des affaires pénales continuent de s’allonger.
Des initiatives visant à remédier à un certain nombre de lacunes subsistantes en ce qui concerne la numérisation du système judiciaire sont en cours. Le rapport 2020 sur l’état de droit avait déjà mis en évidence certaines lacunes en ce qui concerne la numérisation. Bien que des outils de communication numérique aient été mis en place pour les juridictions et les ministères publics, un certain nombre de lacunes subsistent en ce qui concerne la numérisation du système judiciaire. Les règles de procédure applicables aux outils numériques ne sont que partiellement en place pour les procédures civiles, administratives et pénales et l’accès numérique aux procédures administratives et pénales est très limité, par exemple en ce qui concerne la possibilité d’accéder aux dossiers des affaires en cours et clôturées en ligne. Bien qu’un nouveau système électronique d’archivage des affaires civiles soit en place, les parties prenantes estiment que le système qui concerne les affaires pénales est obsolète et même si un nouveau système est en cours de préparation, son financement doit encore être assuré. L’administration judiciaire nationale est également en train de mettre au point une nouvelle base de données en ligne pour les décisions de justice, qui comprendra des dispositions relatives à leur lisibilité par machine, et qui devrait être en place d’ici la fin de 2021 ou le début de 2022 et qui améliorerait la situation actuelle en ce qui concerne l’accès aux décisions de justice en ligne. L’administration judiciaire nationale a poursuivi la mise en œuvre d’un nouveau système de gestion des données qui permet d’extraire des données plus complexes, par exemple pour déterminer l’âge moyen d’une affaire pendante et, par conséquent, mieux définir les raisons de la longue durée d’écoulement du stock d’affaires pendantes.
Le système d’aide juridictionnelle est en cours de révision. En avril 2020, en réponse à un certain nombre d’études réalisées par des parties prenantes et mettant en évidence quelques faiblesses dans le fonctionnement du système d’aide juridictionnelle, le ministère de la justice a mis en place une commission prélégislative chargée de réviser le système d’aide juridictionnelle existant. Elle se compose de représentants de différents ministères et autorités compétents (tels que l’administration judiciaire nationale et l’Institut des droits de l’homme) ainsi que d’experts (dont un ancien juge et un universitaire) et est assistée par un groupe de suivi apportant l’expérience de professionnels. Bien qu’il ait été initialement prévu que la commission présente ses résultats avant l’été 2022, cela devrait être reporté en raison du contexte de la pandémie de COVID-19. Les critiques formulées à l’encontre du système actuel par le barreau et le groupe de réflexion sur les questions judiciaires Justitia, qui ont publié en octobre 2020 une série de recommandations pour la réforme du système d’aide juridictionnelle, portent notamment sur l’accès aux bureaux d’aide juridictionnelle (y compris les disparités régionales), l’aide juridictionnelle en matière administrative et la nécessité de clarifier le régime d’assurance juridique. D’une manière générale, les parties prenantes ont accueilli favorablement le processus de révision mis en place par le gouvernement, mais regrettent qu’il ait été bloqué en raison de la pandémie de COVID-19.
Efficience
Dans l’ensemble, le système judiciaire reste efficient, mais connaît des difficultés en ce qui concerne le taux de variation du stock d’affaires pendantes. Le temps estimé nécessaire pour trancher les affaires civiles et commerciales contentieuses a, en moyenne, légèrement augmenté à tous les degrés d’instances en 2019 par rapport à 2018 (passant de 207 à 222 jours pour les affaires de première instance). En outre, le taux de variation du stock d’affaires civiles et commerciales contentieuses a continué de baisser, passant de 95 % en 2018 à 91,8 % en 2019. De manière générale, le nombre d’affaires pendantes reste très faible, en particulier pour les affaires civiles et commerciales contentieuses. L’administration judiciaire nationale a indiqué qu’en 2020, le nombre d’affaires nouvelles («entrantes») avait considérablement augmenté, les juridictions ayant reçu 20 % d’affaires en plus par rapport à 2017. Toutefois, les juridictions ont traité 97 % du nombre total d’affaires, soit un point de pourcentage de plus qu’en 2019.
II.Cadre de la lutte contre la corruption
Le Danemark ne dispose ni d’une stratégie spécifique de lutte contre la corruption ni d’une agence spécialisée dans ces questions. Le système de lutte contre la corruption repose dans une large mesure sur des règles générales de déontologie et d’intégrité, ainsi que sur des normes sociales et le contrôle public. Plusieurs autorités sont associées à la prévention de la corruption, à la promotion des bonnes pratiques administratives et au respect du cadre juridique. Il s’agit notamment de l’autorité de surveillance financière, du médiateur parlementaire et du Bureau du Contrôleur général. L’agence des employés et des compétences et le cabinet du Premier ministre sont investis de responsabilités en ce qui concerne la promotion de l’intégrité parmi les fonctionnaires et les ministres. Le ministère de la justice veille à la coopération entre les autorités nationales pour élaborer des mesures de lutte contre la corruption. De nombreuses règles visant à prévenir les conflits d’intérêts sont en place pour les fonctionnaires.
Selon la perception des experts et des dirigeants d’entreprises, le Danemark est l’un des pays les moins corrompus au monde. Dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International, publié en 2020, le Danemark obtient un score de 88/100 et se classe au 1er rang dans l’Union européenne et dans le monde. Cette perception a été relativement stable au cours des cinq dernières années.
Une réforme visant à créer une nouvelle unité nationale d’enquête chargée des délits graves est en cours de mise en œuvre. La nouvelle unité s’appuiera sur les missions désormais confiées au procureur chargé de la criminalité économique de grande ampleur et de la criminalité internationale grave (SØIK), tout en intégrant d’autres services de police associés à des affaires d’infractions graves. Elle rassemblera des enquêteurs et des procureurs, qui seront mieux à même de suivre les affaires de délits graves, du niveau des juridictions d’arrondissement à celui des cours d’appel, afin de parvenir à une approche plus efficiente et coordonnée sur les délits graves, y compris les affaires complexes de corruption. L’objectif est que l’organisation de la nouvelle unité soit établie d’ici le début de l’année 2022.
Selon les données des ministères publics, la majorité des affaires liées à la corruption sont traitées dans les bureaux d’enquête régionaux. Les affaires plus complexes, y compris les affaires de corruption transnationale, font l’objet d’enquêtes et de poursuites au niveau national par le procureur chargé de la criminalité économique de grande ampleur et de la criminalité internationale grave (SØIK). Les autorités ont indiqué que les ressources disponibles et la formation des fonctionnaires étaient suffisantes pour mener à bien les tâches attribuées au bureau. La coopération entre le ministère public et les entreprises est considérée comme efficace étant donné que les informations sur de possibles fautes sont souvent communiquées aux services répressifs peu après les enquêtes internes.
Des règles de conduite et des normes éthiques complètes sont en place pour les fonctionnaires, tandis que les codes de déontologie pour les ministres, les parlementaires et les hautes fonctions de l’exécutif sont encore sous-développés. Les fonctionnaires danois sont soumis à un code de bonne conduite dans le secteur public . Les codes sont exécutoires et font directement référence aux dispositions du code pénal danois et de la loi sur l’administration publique. Le non-respect de ces codes peut donner lieu à des sanctions disciplinaires. Comme l’a également souligné le Groupe d’États contre la corruption (GRECO), le Danemark n’a toujours pas élaboré de codes de déontologie pour les ministres , les députés et les hautes fonctions de l’exécutif. Toutefois, les ministres ont à l’égard du Parlement une responsabilité juridique et politique, et en particulier des devoirs en matière de sincérité, de confidentialité, de déchéance et de conflits d’intérêts . Le non-respect de ces règles peut être sanctionné dans certains cas, comme indiqué à l’article 5 de la loi sur la responsabilité ministérielle de 1964.
Les règles en matière de conflits d’intérêts s’appliquent à tous les employés du secteur public; toutefois, pour les ministres, celles-ci restent de faible portée et il existe peu d’orientations. Les employés du secteur public et les autorités sont soumis aux règles en matière d’impartialité, d’incapacité juridique et de signalement des conflits d’intérêts, comme le prévoit la loi sur l’administration publique . Comme décrit dans le «Code of conduct in the public sector», les dispositions de la loi sur l’administration publique sont complétées par un principe juridique général fondamental d’impartialité, qui couvre les domaines dans lesquels la loi sur l’administration publique ne s’applique pas . Les dispositions relatives aux conflits d’intérêts prévues par cette loi s’appliquent également aux membres du gouvernement qui doivent faire rapport au Premier ministre, qui est chargé du transfert des responsabilités entre ministres. Les lacunes mises en évidence dans le rapport sur l’état de droit de 2020 concernant la latitude laissée aux ministres pour ce qui est de décider s’ils doivent signaler un conflit d’intérêts demeurent, étant donné que peu d’orientations sont disponibles et que le champ d’application n’a pas été étendu . Les ministres ont pour pratique de déclarer d’eux-mêmes leur patrimoine; le système de déclaration de patrimoine n’est toujours pas réglementé, ne comporte pas de mesures de contrôle et n’est pas obligatoire, contrairement à la recommandation du GRECO . En ce qui concerne les parlementaires, des lacunes persistent pour ce qui est de l’absence de définition claire des conflits d’intérêts et de la nécessité de mettre en place des mécanismes pour les signaler.
Les contacts entre les responsables politiques et les lobbyistes visant à influencer l’élaboration des politiques restent non réglementés. Outre les règles générales relatives à la confidentialité et aux conflits d’intérêts, les ministres et les conseillers spéciaux ne sont soumis à aucune règle en matière de lobbying. De plus, les représentants d’intérêts n’ont pas l’obligation de rendre compte de leurs activités. Comme l’a souligné le GRECO, l’influence croissante des activités de lobbying dans le processus décisionnel nécessite davantage d’orientations et de transparence.
La question de l’absence de règles postérieures à l’emploi et de délai de viduité pour les ministres n’a pas encore été traitée, malgré le signalement de cas de pantouflage. Selon le GRECO, réglementer le phénomène du pantouflage pourrait permettre de prévenir les risques éventuels de conflits d’intérêts et d’utilisation abusive des informations liée à cette pratique . Les ministres peuvent directement occuper un nouveau poste après avoir quitté leurs fonctions publiques, sans aucune restriction autre que l’obligation de déclarer l’accord financier passé avec le nouvel employeur et le fait qu’ils restent liés par les règles générales de confidentialité. Ces dernières années, les parties prenantes font état d’un certain nombre de cas de pantouflage susceptibles de susciter des inquiétudes quant aux conflits d’intérêts.
Des lacunes subsistent en ce qui concerne les règles de transparence du financement des partis politiques. Les règles relatives au financement des partis présentent des lacunes en matière de transparence, avec peu de restrictions à l’égard des sources étrangères et un seuil de déclaration des dons privés supérieur au montant de 20 000 DKK (2 700 EUR). Après avoir introduit en 2017 des modifications visant à accroître la transparence du financement des partis, le ministère de l’intérieur a élaboré, en juin 2020, un guide expliquant les cas dans lesquels les différentes formes de contributions aux partis politiques étaient soumises au règlement en vigueur. Ces orientations traitent, entre autres, de la question des dons en nature et précisent que les comptes des partis politiques sont vérifiés par un contrôleur qui n’est pas membre du parti contrôlé. Néanmoins, les recommandations internationales visant à traiter d’autres questions spécifiques, telles que les dons anonymes aux partis politiques, l’obligation de déclarer le montant total des dons reçus et l’application de sanctions en cas de non-respect des règles, n’ont pas été entièrement prises en considération et le gouvernement n’a pas encore annoncé de mesures supplémentaires.
Le Danemark réexamine actuellement ses règles en matière de protection des lanceurs d’alerte et a mis au point de nouveaux mécanismes pour les protéger au niveau ministériel. Depuis le 1er novembre 2020, le gouvernement a mis en place des canaux internes pour les lanceurs d’alerte dans chaque ministère et dans toutes les autorités subordonnées comptant au moins 50 employés. En juin 2020, le système de signalement relevant de l’autorité des entreprises a été élargi de manière à inclure les régimes d’indemnisation axés sur les entreprises dans le contexte de la COVID-19 ainsi qu’un devoir particulier de confidentialité. Une nouvelle législation sur la protection des lanceurs d’alerte a été adoptée par le Parlement le 24 juin 2021. Un nouveau système informatique de signalement devrait être mis au point d’ici la fin de l’année.
Bien qu’aucune mesure spécifique n’ait été prise pour prévenir la corruption dans le contexte de la COVID-19, les sanctions concernant les actes de corruption commis en lien avec la pandémie ont été durcies. En ce qui concerne les sanctions pénales, une nouvelle disposition a été ajoutée au code pénal en avril 2020 de sorte à doubler les peines pour un certain nombre d’infractions liées à la pandémie de COVID-19. La corruption n’avait d’abord pas été incluse dans la liste, mais elle y a été ajoutée après que les parties prenantes ont attiré l’attention sur ce point.
III.Pluralisme et liberté des médias
La Constitution fournit le cadre général régissant la protection de la liberté d’expression. Les tâches, la structure organisationnelle et le règlement intérieur de l’autorité nationale de régulation des médias, le Conseil danois de la radio et de la télévision, sont prescrits par la loi. Aucune loi particulière ne régit la transparence de la propriété des médias ou l’attribution de la publicité d’État. L’accès aux documents est réglementé par la loi de 2014 sur l’accès aux documents administratifs publics. Plusieurs lois ont été adoptées pour transposer la directive SMA.
Le Conseil de la radio et de la télévision s’est vu confier de nouvelles tâches avec la mise en œuvre de la directive SMA révisée. Les nouvelles tâches portent sur les obligations relatives à la surveillance des plateformes de partage de vidéos et à la préservation de l’accessibilité des contenus médiatiques pour les personnes handicapées. Les autorités danoises ont précisé que le Conseil se composait désormais de neuf membres permanents, au lieu de huit auparavant, y compris le président et le vice-président, qui sont nommés par le ministre pour une durée de quatre ans. Cette modification reflète le renforcement des compétences du Conseil et permet la nomination de deux membres possédant une expertise particulière en matière de collaboration avec les médias. L’un des membres est nommé par l’Association danoise des médias et l’autre par l’Union danoise des journalistes. L’autorité de régulation des médias estime que leurs moyens sont généralement suffisants et le secrétariat s’est récemment agrandi avec un employé supplémentaire. L’instrument de surveillance du pluralisme des médias (Media Pluralism Monitor – MPM 2021) fait état d’un risque très faible pour l’indépendance et l’effectivité des autorités des médias.
Le gouvernement a pris des mesures pour compenser la baisse des recettes publicitaires du secteur des médias pendant la pandémie de COVID-19. Le calcul des compensations s’est fondé sur les pertes de recettes publicitaires, avec un montant maximal spécifié par entité. Les médias privés, quel que soit le support médiatique, ce qui témoigne d’une approche inclusive, ont jusqu’à présent bénéficié du programme d’aide d’environ 32 millions d’EUR (240 millions de DKK). Les entreprises de médias ont ainsi été en mesure de poursuivre leurs activités. Une aide spécifique a également été accordée aux indépendants et aux journalistes freelance dont les conditions de travail ont été particulièrement compromises, un quart d’entre eux ayant perdu au moins 80 % de leurs revenus. Un nouveau programme d’aide d’environ 5,4 millions d’EUR (40 millions de DKK) a été préparé en 2021 pour les journaux locaux hebdomadaires, qui ont été durement touchés par la pandémie de COVID-19. Des négociations devraient également être entamées en vue de la mise en place d’un nouveau cadre de soutien financier pour les médias danois, contenant un plan visant à soutenir davantage les médias d’information locaux et l’innovation en plus de trouver de nouveaux moyens de soutenir un journalisme de qualité et de renforcer la confiance dans les médias d’information. La concentration des médias d’information serait élevée au Danemark.
Les restrictions au droit d’accès aux informations publiques sont en cours de discussion. Comme mentionné dans le rapport 2020 sur l’état de droit, la loi sur l’accès aux documents administratifs publics, qui définit les règles applicables à tous les ministères et organes de l’administration publique en matière d’accès du public aux informations et aux documents, fait l’objet de restrictions limitant l’accès du public et des journalistes à certains dossiers gouvernementaux. Bien que le gouvernement danois constate qu’il n’existe actuellement aucun projet de réouverture ni de révision de la loi, à la suite des débats sur la loi et ses exceptions au Parlement en avril 2021, le Parlement a adopté une résolution le 4 mai 2021 enjoignant au gouvernement d’entamer des négociations politiques sur la loi en 2021. Sur cette base, les négociations devraient commencer pendant l’été. L’une des forces motrices a été la publication d’un rapport indépendant sur la gestion par le gouvernement de la pandémie de COVID-19, qui abordait la question de la nécessité de renforcer le droit d’accès aux documents. Le médiateur parlementaire indique qu’il a traité une affaire liée à la pandémie de sa propre initiative ainsi que deux enquêtes fondées sur des plaintes relatives à l’accès aux documents, qui ont toutes soulevé des préoccupations. Le fait que le Danemark n’ait ni signé ni ratifié la convention du Conseil de l’Europe sur l’accès aux documents publics a également été critiqué par la communauté journalistique. En ce qui concerne plus particulièrement la transparence des informations liées à la pandémie, des dispositions ont été incluses dans la nouvelle loi sur les épidémies adoptée en février 2021 afin de garantir un processus plus transparent en rendant accessibles au public les recommandations formulées par le comité sur les épidémies nouvellement créé (composé d’experts indépendants) pour les ministères concernés.
Le cadre relatif à la protection des journalistes demeure robuste. Les parties prenantes n’ont fourni aucune indication concernant un éventuel affaiblissement du cadre de protection des journalistes. Aucune nouvelle alerte n’a été publiée pour le Danemark sur la plateforme du Conseil de l’Europe pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes . Toutefois, un incident a été constaté concernant l’une des principales chaînes de télévision danoises. En effet, la chaîne a imposé des restrictions sur la couverture de questions spécifiques liées au sexisme par des professionnels des médias qui avaient exprimé publiquement leur avis à ce sujet. Selon le MPM 2021, il existe au Danemark un risque faible en ce qui concerne la protection de la liberté d’expression. Les journalistes ne font pas l’objet de campagnes de dénigrement menées par le gouvernement ou d’autres acteurs, il n’y a pas d’attaques contre des médias indépendants et les actions en justice contre les médias sont rares dans le pays.
Le gouvernement prévoit de présenter une législation visant à introduire des peines plus sévères pour les menaces pesant sur la liberté d’expression. Les parties prenantes rendent compte d’une reconnaissance croissante des défis auxquels sont confrontés les journalistes et d’autres personnalités publiques sur les plateformes de médias sociaux ainsi que de la nécessité d’introduire une législation pour traiter ces questions dans le débat public au Danemark. Une enquête menée par l’Union des journalistes à la fin de 2020 révèle que le harcèlement numérique peut jouer un rôle critique dans l’environnement de travail des journalistes et conduire à des situations dans lesquelles ces derniers évitent d’écrire sur des sujets spécifiques. Le ministère de la justice travaille actuellement sur une proposition législative visant à introduire des peines plus strictes dans ce type de cas. Elle devrait être présentée à l’automne 2021.
IV.Autres questions institutionnelles en rapport avec l’équilibre des pouvoirs
Le Danemark est doté d’un système de gouvernement parlementaire monocaméral. Le gouvernement et les députés peuvent proposer des lois, mais les projets de loi sont généralement présentés par le gouvernement. En l’absence d’une cour constitutionnelle, un contrôle de constitutionnalité ex post peut être effectué par n’importe quelle juridiction dans des affaires précises. Le médiateur parlementaire exerce un contrôle sur les décisions des autorités publiques et l’Institut danois des droits de l’homme veille au respect des droits fondamentaux.
Le recours du Parlement à des procédures accélérées est devenu plus fréquent et les délais de consultation ont été raccourcis, y compris pour des propositions sans rapport avec la pandémie de COVID-19. En cas d’urgence, à la demande du gouvernement, le Parlement peut décider de traiter les propositions législatives de manière accélérée, sur décision des trois quarts de ses membres. En 2020 et 2021, cette possibilité a été régulièrement exploitée, 19 % des lois adoptées en 2020 et 31 % de celles adoptées jusqu’en février 2021 ayant été traitées selon une procédure accélérée, en particulier concernant les mesures liées à la pandémie de COVID-19. Un rapport de la commission des règlements intérieurs adopté en mars 2021 propose un certain nombre d’orientations pour l’utilisation des procédures accélérées, suggérant notamment que les lois adoptées de cette manière devraient toujours inclure une clause de caducité et faire la distinction entre les différents degrés d’urgence. Il souligne également l’importance de soumettre toutes les propositions, y compris celles qui sont urgentes, à une consultation publique. Si le cadre général de consultation des parties prenantes est considéré comme étant solide, les parties prenantes ont constaté que les périodes de consultation avaient dans la pratique tendance à être raccourcies, et cela ne concerne pas seulement les propositions liées à la pandémie de COVID-19.
Un nouveau cadre a été adopté pour renforcer le contrôle parlementaire des mesures liées à la pandémie de COVID-19. Les mesures prises dans le contexte de la pandémie de COVID-19 se fondent sur la loi sur les épidémies, qui a été modifiée en mars 2020 dans le cadre d’une procédure accélérée afin d’accorder au ministre de la santé des pouvoirs supplémentaires lui permettant de prendre des mesures restrictives par voie d’ordonnance. Une clause de caducité fixée au 1er mars 2021 a été introduite en même temps. Pour remplacer ce cadre, la préparation d’une nouvelle loi sur les épidémies a débuté à l’automne 2020. À la suite des critiques formulées à l’encontre de la proposition initiale du gouvernement, une proposition révisée prévoyant un contrôle parlementaire renforcé a été introduite en décembre 2020 sur le fondement d’un accord entre tous les principaux partis politiques, avant d’être adoptée en février 2021. La nouvelle loi prévoit notamment qu’une commission parlementaire spéciale examine les décrets proposés par le gouvernement dans un certain nombre de domaines clés et peut les rejeter par vote de la majorité de ses membres. En outre, une commission consultative nationale des épidémies a été mise en place et doit rendre un avis sur les propositions d’ordonnance du gouvernement. L’avis est rendu public et doit également être présenté à la commission parlementaire. Un groupe d’experts indépendants constitué par le Parlement, qui a examiné la gestion de la pandémie de COVID-19 par le gouvernement au printemps 2020, a mis en évidence la très forte centralisation des pouvoirs de l’exécutif au début de la pandémie et souligné la nécessité d’un contrôle parlementaire adéquat, que ce nouveau cadre vise également à traiter. Le médiateur parlementaire a reçu environ 200 plaintes relatives à des mesures prises dans le contexte de la pandémie de COVID-19.
Un nouveau système de commissions de contrôle a été introduit pour enquêter sur des questions spécifiques d’importance générale. Le 19 avril 2021, le Parlement a adopté une législation introduisant un nouveau système de commissions de contrôle. Ces nouvelles commissions pourront mener des enquêtes ciblées sur des questions spécifiques d’importance générale. Par comparaison avec les commissions d’enquête existantes, leur champ d’application sera défini plus précisément et elles devraient fournir des résultats dans un délai d’un an à compter de leur création. En outre, les commissions sont constituées sous le contrôle du Parlement, qui établit le mandat, nomme les membres et reçoit ses rapports. La mise en place de ce système a été décidée à la suite du débat sur les mesures prises par le gouvernement pour abattre tous les visons d’élevage du pays après avoir repéré une souche mutée du coronavirus. Dans le cadre de cet accord, la première commission de contrôle de ce type a été mise en place le 23 avril 2021 afin d’examiner les actions du gouvernement relatives à l’abattage des visons et de déterminer s’il existait une base juridique suffisante pour cette décision.
Le cadre général pour les organisations de la société civile reste solide et une aide leur a été attribuée pour leur permettre de faire face aux répercussions de la pandémie de COVID-19. Au Danemark, l’espace civique est jugé ouvert et il existe des mécanismes solides pour faire participer la société civile. En septembre 2020, un fonds d’indemnisation d’environ 6,7 millions d’EUR (50 millions de DKK) a été créé pour les organisations de la société civile touchées par la pandémie de COVID-19 et qui travaillent avec des groupes vulnérables. Néanmoins, l’Institut national des droits de l’homme et les parties prenantes ont fait part de leurs inquiétudes quant à la tendance selon laquelle certaines propositions législatives relatives aux mesures de sécurité pourraient avoir une incidence négative sur l’espace civique en raison d’un risque de critères arbitraires dans leur champ d’application et ont demandé que ces propositions soient davantage ciblées.
Annexe I: liste des sources par ordre alphabétique*
La liste des contributions reçues dans le cadre de la consultation préalable à l’élaboration du rapport 2021 sur l’état de droit peut être consultée sur https://ec.europa.eu/info/policies/justice-and-fundamental-rights/upholding-rule-law/rule-law/rule-law-mechanism/2021-rule-law-report-targeted-stakeholder-consultation .
Agence pour la modernisation, Code of conduct in the public sector, 2017 ( https://modst.dk/media/18742/code-of-conduct-in-the-public-sectorforside.pdf ).
Journal Altinget, 3 juillet 2019 ( https://www.altinget.dk/navnenyt/eks-minister-faar-bestyrelsespost ).
Altinget, rédacteur en chef, 27 décembre 2020 ( https://www.altinget.dk/navnenyt/fhv-forsvarschef-ny-lobbyist-hos-rud-pedersen ).
Centre pour le pluralisme et la liberté des médias, Media Pluralism Monitor 2021, 2021.
CEPEJ, Study on the functioning of the judicial systems in the EU Member States, 2021.
CIVICUS, Monitor CIVICUS, outil de surveillance de l’espace civique – Danemark ( https://monitor.civicus.org/country/denmark/ ).
Conseil de l’Europe: Comité des Ministres, Recommandation relative à la réglementation juridique des activités de lobbying dans le contexte de la prise de décision publique, 2017 ( https://search.coe.int/cm/Pages/result_details.aspx?ObjectId=0900001680700a42 ).
Association danoise des juges, Lettre à la commission des affaires juridiques du 22 mars 2021 ( https://www.dommerforeningen.dk/meddelelser/2021/dommerforeningens-brev-til-retsudvalget-i-anledning-af-offentliggoerelse-af-danmarks-domstoles-aarsrapport-2020/ ).
Association danoise des juges, Lettre du 10 décembre 2020 adressée à Nick Hækkerup au sujet de la situation actuelle des juridictions ( https://www.dommerforeningen.dk/meddelelser/2020/brev-til-nick-haekkerup-om-domstolenes-aktuelle-situation/ ).
Association danoise des juges, The judges’ working conditions, 2020 (Dommernes arbejdsforhold) ( https://www.dommerforeningen.dk/media/74794/rapport-om-dommernes-arbejdsforhold-juni-2020.pdf ).
Barreau danois, Report on legal aid prepared by a working group set up by Danish Lawyers and the Danish Bar Association, 2016 ( https://www.ft.dk/samling/20161/almdel/REU/bilag/124/1712324/index.htm ).
Gouvernement danois, Contribution au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021.
Gouvernement danois Reflection Paper for an Agreement on the finances of the Police and Prosecutor’s Office 2021-2024 Ministry of Justice, 2020 ( https://www.justitsministeriet.dk/wp-content/uploads/2020/08/trygheden_foerst_final-a.pdf ).
Parlement danois, Proposal for a law on the protection of whistleblowers ( https://www.ft.dk/samling/20201/lovforslag/l213/index.htm ), 2021.
Parlement danois, Resolution on the convening of negotiations on the Danish Public Access Act, 2021. ( https://www.ft.dk/samling/20201/beslutningsforslag/B169/som_vedtaget.htm ).
Parlement danois, Terms of reference for a Commission of Inquiry into the matter of killing of mink (Kommissorium for en granskningskommission om sagen om aflivning af mink), 2021 ( https://www.ft.dk/samling/20201/almdel/GRA/bilag/12/2380425.pdf ).
Commission du Règlement du Parlement danois, Tackling COVID-19 in spring 2020, Håndteringen af covid-19 i foråret 2020, 2021 ( https://www.ft.dk/-/media/sites/ft/pdf/publikationer/haandtering-af-covid19-foraar-2020.ashx ).
Parlement danois, Report about the establishment of a form of inquiry with special parliamentary anchoring, (Beretningometablering af en undersøgelsesform med særlig parlamentarisk forankring), 2020 ( https://www.ft.dk/ripdf/samling/20201/beretningalmenart/20201_BER_3.pdf ).
Direction générale de la communication, Eurobaromètre spécial 502 sur la corruption, 2020.
Direction générale de la communication, Eurobaromètre Flash 482 sur les entreprises et la corruption dans l’UE, 2019.
European Centre for Non-Profit Law, Security for all Danes – a serious threat to freedom of assembly, 2021 ( https://ecnl.org/news/security-all-danes-serious-threat-freedom-assembly ).
Forum civique européen, Contribution du Forum civique européen au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021.
REINDH, Contribution du REINDH au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021.
Commission européenne, Tableaux de bord 2021 de la justice dans l’UE, 2021.
Commission européenne, réaction face au coronavirus — aides d’État — Danemark, 2021 ( https://ec.europa.eu/info/live-work-travel-eu/coronavirus-response/jobs-and-economy-during-coronavirus-pandemic/state-aid-cases/denmark_en ).
Commission européenne, Rapport 2020 sur l’état de droit – Chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, 2020.
Commission européenne, Aides d’État: La Commission autorise un régime danois d’un montant de 5,4 milliards d’euros visant à indemniser les entreprises particulièrement affectées par la pandémie de coronavirus, 2020 ( https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_20_541 ).
GRECO, Cinquième cycle d’évaluation – Prévention de la corruption et promotion de l’intégrité au sein des gouvernements centraux (hautes fonctions de l’exécutif) et des services répressifs – Rapport d’évaluation – Danemark, 2019.
GRECO, Troisième cycle d’évaluation – Addendum au deuxième rapport de conformité sur le Danemark, 2021 ( https://rm.coe.int/third-evaluation-round-addendum-to-the-second-compliance-report-on-den/1680a29ae4 ).
Institut des droits de l’homme, DEBATE: The Epidemic Act must give the Folketing control over far-reaching measures (DEBAT: Epidemiloven skal give Folketinget kontrollen over vidtgående tiltag), 2020 ( DEBAT: Epidemiloven skal give Folketinget kontrollen over vidtgående tiltag | Institut for Menneskerettigheder ).
Journalisten Hvis du har underskrevet Sofie Linde-brevet, er du inhabil, 11 septembre 2020 ( https://journalisten.dk/tv-2-hvis-du-har-underskrevet-sofie-linde-brevet-er-du-inhabil/ ).
Journalistforbundet, Digital harrassment: Employers have a great responsibility (Digital chikane: «Arbejdsgiverne har et stort ansvar»), 2020 ( https://journalistforbundet.dk/nyhed/digital-chikane-arbejdsgiverne-har-et-stort-ansvar ).
Justitia, Justitia's recommendations for reform of the Danish legal aid model, (Justitias anbefalinger til reform af den danske retshjælpsmodel), 2020 ( https://justitia-int.org/justitias-anbefalinger-til-reform-af-den-danske-retshjaelpsmodel/ ).
Justitia, The Danish legal aid model, 2019. (Den danske retshjælpsmodel) ( http://justitia-int.org/wp-content/uploads/2019/01/Retshj%C3%A6lpsbog-_Endelig-udgave.pdf ).
Louise Brincker (Association danoise des médias), Tine Johansen (Association danoise des journalistes) et Oluf Jørgensen (École danoise des médias et du journalisme), If we include all the rules, the Danish Public Access to Information Act may soon be placed as one of the most closed in Europe (Tager vi alle regler med, kan den danske offentlighedslov snart være placeret som en af de mest lukkede i Europa), 26 janvier 2021 ( https://politiken.dk/debat/art8077777/%C2%BBTager-vi-alle-regler-med-kan-den-danske-offentlighedslov-snart-v%C3%A6re-placeret-som-en-af-de-mest-lukkede-i-Europa%C2%AB ).
Ministre de la justice, Proposition du ministre, 2020 ( https://www.justitsministeriet.dk/wp-content/uploads/2020/08/trygheden_foerst_final-a.pdf ).
Ministère des affaires sociales et de l’intérieur, The guidelines on political party funding, 2020 ( https://www.retsinformation.dk/eli/retsinfo/2020/9338 ).
Ministère des affaires sociales et de l’intérieur, loi nº 318, 24 septembre 2020 ( https://www.ft.dk/RIPdf/samling/20191/aktstykke/aktstk318/20191_aktstk_afgjort318.pdf ).
Administration judiciaire nationale, Key figures for the Danish Courts (Nøgletal for Danmarks Domstole) ( https://www.domstol.dk/om-os/tal-og-fakta/noegletal/ ).
Médiateur parlementaire, Rapport annuel 2020, 2021 ( https://www.ombudsmanden.dk/find/nyheder/alle/beretning_2020_offentliggjort/#cp-title ).
Reporters sans frontières — Danemark ( https://rsf.org/fr/danemark ).
Commission des règlements intérieurs, Report concerning urgent consideration of government draft laws (Betænkning og indstillingomændring af forretningsorden for Folketinget), 2021 ( https://www.ft.dk/ripdf/samling/20201/beretningalmenart/20201_BER_15.pdf ).
Transparency International, Indice de perception de la corruption 2020, 2021.
Annexe II: Visite au Danemark
Les services de la Commission ont tenu des réunions virtuelles en avril 2021 avec:
·le barreau
·l’Institut danois des droits de l’homme
·Danske Medier
·l’agence des employés et des compétences
·l’autorité de surveillance financière
·l’Union des journalistes
·l’association des juges
·Justitia
·le ministère des entreprises
·le ministère de la culture
·le ministère de la justice
·la Direction nationale du contrôle de la gestion publique
·l’administration judiciaire nationale
·le médiateur parlementaire
·Pressenævet
·le ministère public
·la commission des règlements intérieurs du Parlement
·la Cour suprême
·Transparency International Denmark
En outre, l’autorité chargée des médias a répondu par écrit aux questions.
* La Commission a également rencontré les organisations suivantes dans le cadre d’un certain nombre de réunions horizontales:
·Amnesty international
·Center for Reproductive Rights
·CIVICUS
·Union des libertés civiles pour l’Europe
·Société civile Europe
·Conférence des Églises européennes
·EuroCommerce
·Centre européen pour le droit des associations à but non lucratif
·Centre européen pour la liberté de la presse et des médias
·Forum civique européen
·Fédération européenne des journalistes
·Partenariat européen pour la démocratie
·Forum européen de la jeunesse
·Front Line Defenders
·Human Rights House Foundation
·Human Rights Watch
·ILGA-Europe
·Commission internationale de juristes
·Fédération internationale des ligues des droits de l’homme
·International Planned Parenthood Federation European Network (IPPF EN)
·Institut international de la presse
·Comité Helsinki Pays-Bas
·Open Society European Policy Institute
·Philanthropy Advocacy
·Protection International
·Reporters sans frontières
·Transparency International UE