Acte préparatoire52021SC0707

Acte préparatoire — 52021SC0707

CELEX52021SC0707
TypeActe préparatoire
Datemardi 20 juillet 2021

Texte intégral

Bruxelles, le 20.7.2021

SWD(2021) 707 final

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION

Rapport sur l'état de droit 2021




Chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark

accompagnant le document:

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS

Rapport 2021 sur l'état de droit




La situation de l’état de droit dans l’Union européenne

{COM(2021) 700 final} - {SWD(2021) 701 final} - {SWD(2021) 702 final} - {SWD(2021) 703 final} - {SWD(2021) 704 final} - {SWD(2021) 705 final} - {SWD(2021) 706 final} - {SWD(2021) 708 final} - {SWD(2021) 709 final} - {SWD(2021) 710 final} - {SWD(2021) 711 final} - {SWD(2021) 712 final} - {SWD(2021) 713 final} - {SWD(2021) 714 final} - {SWD(2021) 715 final} - {SWD(2021) 716 final} - {SWD(2021) 717 final} - {SWD(2021) 718 final} - {SWD(2021) 719 final} - {SWD(2021) 720 final} - {SWD(2021) 721 final} - {SWD(2021) 722 final} - {SWD(2021) 723 final} - {SWD(2021) 724 final} - {SWD(2021) 725 final} - {SWD(2021) 726 final} - {SWD(2021) 727 final}


Résumé

Le niveau de perception de l’indépendance de la justice au Danemark reste très élevé, un certain nombre d’initiatives étant en cours pour améliorer encore l’efficience et la qualité du système judiciaire. Plusieurs projets de l’administration judiciaire nationale visent à remédier aux lacunes concernant la numérisation du système judiciaire déjà recensées dans le rapport 2020 sur l’état de droit. Le gouvernement prend également des mesures législatives et financières pour réduire les délais de traitement des affaires pénales. Toutefois, les juridictions sont toujours confrontées à des difficultés en raison de ressources limitées et le taux de variation du stock d’affaires pendantes a diminué ces dernières années. Le processus décisionnel de fermeture des juridictions en mars 2020 dans le contexte de la pandémie de COVID-19 a suscité des interrogations quant au respect de l’indépendance de la justice. En réaction, le gouvernement et l’administration judiciaire nationale ont reconnu l’importance de communiquer avec les juridictions d’une manière qui reconnaisse pleinement leur indépendance.

Le Danemark continue d’être perçu comme l’un des pays les moins corrompus de l’Union européenne et du monde. Le système de lutte contre la corruption repose dans une large mesure sur des règles générales de déontologie et d’intégrité, ainsi que sur des normes sociales et le contrôle public. Les problèmes recensés au regard de la mise en œuvre des recommandations internationales concernant le cadre de lutte contre la corruption demeurent. Si les fonctionnaires sont soumis à des normes éthiques et à des règles en matière de conflits d’intérêts complètes, le cadre applicable aux ministres et aux hautes fonctions de l’exécutif reste de portée limitée. Le (rétro-)pantouflage et les activités de lobbying ne sont pas encore réglementés. Un nouveau mécanisme de protection des lanceurs d’alerte dans l’administration publique a été mis en place. Une nouvelle unité nationale d’enquête sur les délits graves sera mise en place au début de l’année 2022 et regroupera des procureurs et des enquêteurs afin de parvenir à une approche plus efficiente et coordonnée sur les délits graves.

De nouvelles tâches ont été confiées à l’autorité nationale de régulation des médias, le Conseil de la radio et de la télévision, dans le cadre de la transposition de la directive révisée «Services de médias audiovisuels» (directive SMA). Des préoccupations persistantes concernant les exceptions à la loi sur l’accès aux documents administratifs publics, qui limitent le droit d’accès à l’information dans certaines affaires, ont été soulevées par le Parlement, des chercheurs indépendants, le médiateur parlementaire et la communauté journalistique, y compris dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas annoncé de plans concrets de révision de la loi. Le cadre relatif à la protection des journalistes demeure solide. Le ministère de la justice travaille actuellement sur une proposition législative visant à introduire des peines plus strictes concernant les menaces pesant sur la liberté d’expression. Le gouvernement a accordé des aides d’État pour compenser la baisse des recettes publicitaires du secteur des médias pendant la pandémie de COVID-19.

Le rôle du Parlement dans le système de contre-pouvoirs a été mis en avant durant la pandémie de COVID-19. Il a traité un plus grand nombre de procédures législatives de manière accélérée en 2020 et 2021. Une nouvelle loi sur les épidémies a été adoptée en février 2021 en tant que cadre pour les mesures liées à la pandémie de COVID-19, qui octroie des pouvoirs de surveillance renforcés au Parlement. Cette loi remplace la précédente loi de mars 2020 sur les épidémies, en vertu de laquelle des pouvoirs importants avaient été délégués au ministre de la santé sans qu’il y ait de système équivalent de contrôle parlementaire. Un nouveau système de commissions de contrôle a été mis en place; une première commission examinera la légalité des actions du gouvernement liées à la décision d’abattre tous les visons à la fin de 2020 afin de lutter contre la pandémie de COVID-19. La société civile a reçu un soutien financier du gouvernement dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

I.Système de justice

Le système de justice danois se compose de 24 juridictions d’arrondissement, de deux hautes cours (cours d’appel) et d’une Cour suprême, ainsi que de deux juridictions spécialisées 1 . L’administration judiciaire nationale est un organe indépendant chargé de l’administration et du développement des juridictions, ce qui englobe l’allocation des budgets des juridictions ainsi que la gestion des bâtiments et des systèmes d’information et de communication. La commission danoise des nominations judiciaires 2 , qui est également indépendante, soumet des propositions non contraignantes pour la nomination des juges au ministère de la justice, qui les propose ensuite à l’exécutif (la Reine) 3 aux fins de nomination officielle. La commission des nominations ne propose qu’un seul juge par poste vacant. Aucun cas n’a été signalé dans lequel l’exécutif n’a pas suivi la proposition de cette commission 4 . Des mesures disciplinaires peuvent être prises par les présidents des juridictions ou par la Cour spéciale de mise en accusation et de révision 5 . Le ministère public est une institution autonome qui exerce ses activités sous le contrôle du ministère de la justice et est dirigée par un procureur général 6 . L’Ordre des avocats danois est l’organe indépendant qui régit la profession d’avocat et garantit son indépendance 7 .

Indépendance

Le niveau de perception de l’indépendance du système judiciaire est resté élevé pour le grand public et très élevé pour les entreprises. Au total, 74 % du grand public et 83 % des entreprises ont une perception «plutôt satisfaisante» ou «très satisfaisante» du degré d’indépendance des juridictions et des juges en 2021 8 . Ce niveau élevé de perception de l’indépendance du système judiciaire est resté globalement stable entre 2016 et 2020, mais le chiffre relatif au grand public a diminué par rapport à 2020 alors que celui qui concerne les entreprises a légèrement augmenté par rapport à l’année précédente.

Le processus décisionnel concernant la fermeture des juridictions en mars 2020 dans le contexte de la pandémie de COVID-19 a fait l’objet d’un contrôle quant au respect de l’indépendance de la justice. Le 12 mars 2020, dans le contexte de la pandémie de COVID-19, l’administration judiciaire nationale a annoncé que seules les fonctions les plus critiques des juridictions seraient maintenues et que les affaires urgentes et critiques seraient traitées en priorité 9 ; elle a également mis en place un groupe de gestion de crise. Par la suite, le processus de cette décision et, en particulier, la question de savoir si la manière dont elle a été communiquée aux juridictions respectait les principes constitutionnels de l’indépendance de la justice, ont été soumis au contrôle 10 d’un groupe d’experts indépendant nommé par le Parlement. Ce groupe d’experts, chargé d’examiner la gestion de la pandémie de COVID-19, a estimé, dans son rapport présenté en janvier 2021 11 , qu’il était possible de se demander si les instructions adressées aux différentes juridictions par l’administration judiciaire nationale, qui ont été faites à la demande du ministère de la justice, étaient compatibles avec l’indépendance constitutionnelle des juridictions 12 . Le gouvernement et l’administration judiciaire nationale considèrent que leurs communications aux juridictions à ce sujet ont pris la forme d’une recommandation, mais reconnaissent que les conclusions du groupe d’experts ont fait prendre conscience de la nécessité de faire particulièrement attention à la reconnaissance de l’indépendance des juridictions dans la communication avec elles 13 . Pour la réouverture des juridictions en avril 2020 et toutes les étapes ultérieures, un style de communication plus prudent a été adopté. En décembre 2020, à la suite d’un processus d’apprentissage interne concernant la préparation aux crises futures, un groupe de travail mis en place par l’administration judiciaire nationale a également souligné que le groupe de gestion de crise (composé de la direction de l’administration judiciaire nationale et de plusieurs juges) ne pouvait fournir que des instructions relevant de la compétence de l’administration judiciaire nationale et devait, à défaut, se limiter à des orientations et à des recommandations 14 .

Qualité

Les juridictions sont confrontées à des difficultés en matière de ressources, compte tenu notamment de l’augmentation prévue de leur volume de dossiers. Les dépenses consacrées au système judiciaire restent très faibles au Danemark (0,16 % du PIB) 15 , de même que le nombre de juges pour 100 000 habitants (6,5) 16 , ce qui confirme une tendance à plus long terme 17 . Des ressources supplémentaires ont été allouées aux juridictions en 2020, notamment pour répondre aux besoins liés à la pandémie de COVID-19 et aux défis relatifs à la numérisation 18 . Un financement supplémentaire de 1,75 million d’EUR (13 millions de DKK) par an a été alloué pour la période 2021-2023. En outre, le 24 juin 2021, le gouvernement a annoncé une nouvelle allocation d’environ 3,5 millions d’EUR (25 millions de DKK) en 2021 et d’environ 6,5 millions d’EUR (47,5 millions de DKK) en 2022 pour traiter les affaires portées devant les tribunaux. Toutefois, les parties prenantes ont réaffirmé que cela était insuffisant pour répondre à des défis plus structurels en matière de ressources, d’autant plus que la création de nouveaux postes de juges nécessiterait une allocation de ressources à plus long terme 19 . Les parties prenantes ont également exprimé leurs préoccupations quant au fait que la faible compétitivité des salaires du système judiciaire par rapport aux emplois du secteur privé et à d’autres professions de la justice pourrait avoir une incidence sur la capacité des juridictions à recruter de nouveaux juges 20 .

Des ressources supplémentaires pour la police et les procureurs, ainsi que des modifications législatives, visent à réduire les délais de traitement des affaires pénales. Le nouvel accord sur la police et le ministère public pour 2021-2023 a introduit des ressources supplémentaires pour créer 310 postes équivalents temps plein (pour les policiers, les procureurs et le personnel d’appui) spécifiquement destinés au traitement des affaires pénales 21 . Dans ce contexte, des objectifs concrets ont été fixés en ce qui concerne le temps de traitement au sein de la police et du ministère public pour toutes les affaires pénales et certaines catégories spécifiques (telles que la criminalité violente). Cela s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large visant à améliorer les délais de traitement des affaires pénales, qui comprend également un ensemble de modifications législatives contenant différentes mesures visant à rationaliser les procédures pénales et à supprimer certaines étapes procédurales superflues 22 . Ces modifications ont été adoptées par le Parlement en juin 2021 et sont entrées en vigueur le 1er juillet 2021. Bien que ces objectifs aient été de manière générale bien accueillis, les parties prenantes ont également souligné que ces efforts étaient principalement axés sur la police et le ministère public, mais pas sur les juridictions, où les délais de traitement des affaires pénales continuent de s’allonger 23 .

Des initiatives visant à remédier à un certain nombre de lacunes subsistantes en ce qui concerne la numérisation du système judiciaire sont en cours. Le rapport 2020 sur l’état de droit avait déjà mis en évidence certaines lacunes en ce qui concerne la numérisation 24 . Bien que des outils de communication numérique aient été mis en place pour les juridictions et les ministères publics 25 , un certain nombre de lacunes subsistent en ce qui concerne la numérisation du système judiciaire. Les règles de procédure applicables aux outils numériques ne sont que partiellement en place pour les procédures civiles, administratives et pénales 26 et l’accès numérique aux procédures administratives et pénales est très limité, par exemple en ce qui concerne la possibilité d’accéder aux dossiers des affaires en cours et clôturées en ligne 27 . Bien qu’un nouveau système électronique d’archivage des affaires civiles soit en place, les parties prenantes estiment que le système qui concerne les affaires pénales est obsolète et même si un nouveau système est en cours de préparation, son financement doit encore être assuré 28 . L’administration judiciaire nationale est également en train de mettre au point une nouvelle base de données en ligne pour les décisions de justice, qui comprendra des dispositions relatives à leur lisibilité par machine, et qui devrait être en place d’ici la fin de 2021 ou le début de 2022 et qui améliorerait la situation actuelle en ce qui concerne l’accès aux décisions de justice en ligne 29 . L’administration judiciaire nationale a poursuivi la mise en œuvre d’un nouveau système de gestion des données qui permet d’extraire des données plus complexes, par exemple pour déterminer l’âge moyen d’une affaire pendante et, par conséquent, mieux définir les raisons de la longue durée d’écoulement du stock d’affaires pendantes.

Le système d’aide juridictionnelle est en cours de révision. En avril 2020, en réponse à un certain nombre d’études réalisées par des parties prenantes et mettant en évidence quelques faiblesses dans le fonctionnement du système d’aide juridictionnelle 30 , le ministère de la justice a mis en place une commission prélégislative chargée de réviser le système d’aide juridictionnelle existant. Elle se compose de représentants de différents ministères et autorités compétents (tels que l’administration judiciaire nationale et l’Institut des droits de l’homme) ainsi que d’experts (dont un ancien juge et un universitaire) et est assistée par un groupe de suivi apportant l’expérience de professionnels 31 . Bien qu’il ait été initialement prévu que la commission présente ses résultats avant l’été 2022, cela devrait être reporté en raison du contexte de la pandémie de COVID-19 32 . Les critiques formulées à l’encontre du système actuel par le barreau 33 et le groupe de réflexion sur les questions judiciaires Justitia, qui ont publié en octobre 2020 une série de recommandations pour la réforme du système d’aide juridictionnelle 34 , portent notamment sur l’accès aux bureaux d’aide juridictionnelle (y compris les disparités régionales), l’aide juridictionnelle en matière administrative et la nécessité de clarifier le régime d’assurance juridique 35 . D’une manière générale, les parties prenantes ont accueilli favorablement le processus de révision mis en place par le gouvernement, mais regrettent qu’il ait été bloqué en raison de la pandémie de COVID-19 36 .

Efficience

Dans l’ensemble, le système judiciaire reste efficient, mais connaît des difficultés en ce qui concerne le taux de variation du stock d’affaires pendantes. Le temps estimé nécessaire pour trancher les affaires civiles et commerciales contentieuses a, en moyenne, légèrement augmenté à tous les degrés d’instances en 2019 par rapport à 2018 (passant de 207 à 222 jours pour les affaires de première instance) 37 . En outre, le taux de variation du stock d’affaires civiles et commerciales contentieuses a continué de baisser, passant de 95 % en 2018 à 91,8 % en 2019. De manière générale, le nombre d’affaires pendantes reste très faible, en particulier pour les affaires civiles et commerciales contentieuses 38 . L’administration judiciaire nationale a indiqué qu’en 2020, le nombre d’affaires nouvelles («entrantes») avait considérablement augmenté, les juridictions ayant reçu 20 % d’affaires en plus par rapport à 2017. Toutefois, les juridictions ont traité 97 % du nombre total d’affaires, soit un point de pourcentage de plus qu’en 2019 39 .

II.Cadre de la lutte contre la corruption

Le Danemark ne dispose ni d’une stratégie spécifique de lutte contre la corruption ni d’une agence spécialisée dans ces questions. Le système de lutte contre la corruption repose dans une large mesure sur des règles générales de déontologie et d’intégrité, ainsi que sur des normes sociales et le contrôle public. Plusieurs autorités sont associées à la prévention de la corruption, à la promotion des bonnes pratiques administratives et au respect du cadre juridique. Il s’agit notamment de l’autorité de surveillance financière, du médiateur parlementaire et du Bureau du Contrôleur général. L’agence des employés et des compétences et le cabinet du Premier ministre sont investis de responsabilités en ce qui concerne la promotion de l’intégrité parmi les fonctionnaires et les ministres. Le ministère de la justice veille à la coopération entre les autorités nationales pour élaborer des mesures de lutte contre la corruption 40 . De nombreuses règles visant à prévenir les conflits d’intérêts sont en place pour les fonctionnaires.

Selon la perception des experts et des dirigeants d’entreprises, le Danemark est l’un des pays les moins corrompus au monde. Dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International, publié en 2020, le Danemark obtient un score de 88/100 et se classe au 1er rang dans l’Union européenne et dans le monde 41 . Cette perception a été relativement stable 42 au cours des cinq dernières années 43 .

Une réforme visant à créer une nouvelle unité nationale d’enquête chargée des délits graves est en cours de mise en œuvre 44 . La nouvelle unité s’appuiera sur les missions désormais confiées au procureur chargé de la criminalité économique de grande ampleur et de la criminalité internationale grave (SØIK), tout en intégrant d’autres services de police associés à des affaires d’infractions graves. Elle rassemblera des enquêteurs et des procureurs, qui seront mieux à même de suivre les affaires de délits graves, du niveau des juridictions d’arrondissement à celui des cours d’appel, afin de parvenir à une approche plus efficiente et coordonnée sur les délits graves, y compris les affaires complexes de corruption. L’objectif est que l’organisation de la nouvelle unité soit établie d’ici le début de l’année 2022.

Selon les données des ministères publics, la majorité des affaires liées à la corruption sont traitées dans les bureaux d’enquête régionaux. Les affaires plus complexes, y compris les affaires de corruption transnationale, font l’objet d’enquêtes et de poursuites au niveau national par le procureur chargé de la criminalité économique de grande ampleur et de la criminalité internationale grave (SØIK) 45 . Les autorités ont indiqué que les ressources disponibles et la formation des fonctionnaires étaient suffisantes pour mener à bien les tâches attribuées au bureau. La coopération entre le ministère public et les entreprises est considérée comme efficace étant donné que les informations sur de possibles fautes sont souvent communiquées aux services répressifs peu après les enquêtes internes 46 .

Des règles de conduite et des normes éthiques complètes sont en place pour les fonctionnaires, tandis que les codes de déontologie pour les ministres, les parlementaires et les hautes fonctions de l’exécutif sont encore sous-développés. Les fonctionnaires danois 47 sont soumis à un code de bonne conduite dans le secteur public 48 . Les codes sont exécutoires et font directement référence aux dispositions du code pénal danois et de la loi sur l’administration publique. Le non-respect de ces codes peut donner lieu à des sanctions disciplinaires 49 . Comme l’a également souligné le Groupe d’États contre la corruption (GRECO) 50 , le Danemark n’a toujours pas élaboré de codes de déontologie pour les ministres 51 , les députés et les hautes fonctions de l’exécutif. Toutefois, les ministres ont à l’égard du Parlement une responsabilité juridique et politique, et en particulier des devoirs en matière de sincérité, de confidentialité, de déchéance et de conflits d’intérêts 52 . Le non-respect de ces règles peut être sanctionné dans certains cas, comme indiqué à l’article 5 de la loi sur la responsabilité ministérielle de 1964 53 .

Les règles en matière de conflits d’intérêts s’appliquent à tous les employés du secteur public; toutefois, pour les ministres, celles-ci restent de faible portée et il existe peu d’orientations. Les employés du secteur public et les autorités sont soumis aux règles en matière d’impartialité, d’incapacité juridique et de signalement des conflits d’intérêts, comme le prévoit la loi sur l’administration publique 54 . Comme décrit dans le «Code of conduct in the public sector», les dispositions de la loi sur l’administration publique sont complétées par un principe juridique général fondamental d’impartialité, qui couvre les domaines dans lesquels la loi sur l’administration publique ne s’applique pas 55 . Les dispositions relatives aux conflits d’intérêts prévues par cette loi s’appliquent également aux membres du gouvernement qui doivent faire rapport au Premier ministre, qui est chargé du transfert des responsabilités entre ministres 56 . Les lacunes mises en évidence dans le rapport sur l’état de droit de 2020 57 concernant la latitude laissée aux ministres pour ce qui est de décider s’ils doivent signaler un conflit d’intérêts demeurent, étant donné que peu d’orientations sont disponibles 58 et que le champ d’application n’a pas été étendu 59 . Les ministres ont pour pratique de déclarer d’eux-mêmes leur patrimoine; le système de déclaration de patrimoine n’est toujours pas réglementé, ne comporte pas de mesures de contrôle et n’est pas obligatoire, contrairement à la recommandation du GRECO 60 . En ce qui concerne les parlementaires, des lacunes persistent pour ce qui est de l’absence de définition claire des conflits d’intérêts et de la nécessité de mettre en place des mécanismes pour les signaler 61 .

Les contacts entre les responsables politiques et les lobbyistes visant à influencer l’élaboration des politiques restent non réglementés. Outre les règles générales relatives à la confidentialité et aux conflits d’intérêts, les ministres et les conseillers spéciaux ne sont soumis à aucune règle en matière de lobbying. De plus, les représentants d’intérêts n’ont pas l’obligation de rendre compte de leurs activités 62 . Comme l’a souligné le GRECO, l’influence croissante des activités de lobbying dans le processus décisionnel nécessite davantage d’orientations et de transparence 63 .

La question de l’absence de règles postérieures à l’emploi et de délai de viduité pour les ministres n’a pas encore été traitée, malgré le signalement de cas de pantouflage 64 . Selon le GRECO, réglementer le phénomène du pantouflage pourrait permettre de prévenir les risques éventuels de conflits d’intérêts et d’utilisation abusive des informations liée à cette pratique 65 . Les ministres peuvent directement occuper un nouveau poste après avoir quitté leurs fonctions publiques, sans aucune restriction autre que l’obligation de déclarer l’accord financier passé avec le nouvel employeur et le fait qu’ils restent liés par les règles générales de confidentialité 66 . Ces dernières années, les parties prenantes font état d’un certain nombre de cas de pantouflage susceptibles de susciter des inquiétudes quant aux conflits d’intérêts 67 .

Des lacunes subsistent en ce qui concerne les règles de transparence du financement des partis politiques 68 . Les règles relatives au financement des partis présentent des lacunes en matière de transparence, avec peu de restrictions à l’égard des sources étrangères et un seuil de déclaration des dons privés supérieur au montant de 20 000 DKK (2 700 EUR) 69 . Après avoir introduit en 2017 des modifications visant à accroître la transparence du financement des partis, le ministère de l’intérieur a élaboré, en juin 2020, un guide expliquant les cas dans lesquels les différentes formes de contributions aux partis politiques étaient soumises au règlement en vigueur 70 . Ces orientations traitent, entre autres, de la question des dons en nature 71 et précisent que les comptes des partis politiques sont vérifiés par un contrôleur qui n’est pas membre du parti contrôlé 72 . Néanmoins, les recommandations internationales visant à traiter d’autres questions spécifiques, telles que les dons anonymes aux partis politiques, l’obligation de déclarer le montant total des dons reçus et l’application de sanctions en cas de non-respect des règles, n’ont pas été entièrement prises en considération 73 et le gouvernement n’a pas encore annoncé de mesures supplémentaires 74 .

Le Danemark réexamine actuellement ses règles en matière de protection des lanceurs d’alerte et a mis au point de nouveaux mécanismes pour les protéger au niveau ministériel. Depuis le 1er novembre 2020, le gouvernement a mis en place des canaux internes pour les lanceurs d’alerte dans chaque ministère et dans toutes les autorités subordonnées comptant au moins 50 employés 75 . En juin 2020, le système de signalement relevant de l’autorité des entreprises a été élargi de manière à inclure les régimes d’indemnisation axés sur les entreprises dans le contexte de la COVID-19 ainsi qu’un devoir particulier de confidentialité 76 . Une nouvelle législation sur la protection des lanceurs d’alerte a été adoptée par le Parlement le 24 juin 2021 77 . Un nouveau système informatique de signalement devrait être mis au point d’ici la fin de l’année.

Bien qu’aucune mesure spécifique n’ait été prise pour prévenir la corruption dans le contexte de la COVID-19, les sanctions concernant les actes de corruption commis en lien avec la pandémie ont été durcies. En ce qui concerne les sanctions pénales, une nouvelle disposition a été ajoutée au code pénal en avril 2020 de sorte à doubler les peines pour un certain nombre d’infractions liées à la pandémie de COVID-19 78 . La corruption n’avait d’abord pas été incluse dans la liste, mais elle y a été ajoutée après que les parties prenantes ont attiré l’attention sur ce point 79 .

III.Pluralisme et liberté des médias

La Constitution fournit le cadre général régissant la protection de la liberté d’expression. Les tâches, la structure organisationnelle et le règlement intérieur de l’autorité nationale de régulation des médias, le Conseil danois de la radio et de la télévision, sont prescrits par la loi 80 . Aucune loi particulière ne régit la transparence de la propriété des médias ou l’attribution de la publicité d’État. L’accès aux documents est réglementé par la loi de 2014 sur l’accès aux documents administratifs publics 81 . Plusieurs lois ont été adoptées pour transposer la directive SMA 82 .

Le Conseil de la radio et de la télévision s’est vu confier de nouvelles tâches avec la mise en œuvre de la directive SMA révisée. Les nouvelles tâches portent sur les obligations relatives à la surveillance des plateformes de partage de vidéos et à la préservation de l’accessibilité des contenus médiatiques pour les personnes handicapées. Les autorités danoises ont précisé que le Conseil se composait désormais de neuf membres permanents, au lieu de huit auparavant, y compris le président et le vice-président, qui sont nommés par le ministre pour une durée de quatre ans 83 . Cette modification reflète le renforcement des compétences du Conseil et permet la nomination de deux membres possédant une expertise particulière en matière de collaboration avec les médias. L’un des membres est nommé par l’Association danoise des médias et l’autre par l’Union danoise des journalistes 84 . L’autorité de régulation des médias estime que leurs moyens sont généralement suffisants et le secrétariat s’est récemment agrandi avec un employé supplémentaire 85 . L’instrument de surveillance du pluralisme des médias (Media Pluralism Monitor – MPM 2021) fait état d’un risque très faible pour l’indépendance et l’effectivité des autorités des médias 86 .

Le gouvernement a pris des mesures pour compenser la baisse des recettes publicitaires du secteur des médias pendant la pandémie de COVID-19. Le calcul des compensations s’est fondé sur les pertes de recettes publicitaires, avec un montant maximal spécifié par entité. Les médias privés, quel que soit le support médiatique, ce qui témoigne d’une approche inclusive, ont jusqu’à présent bénéficié du programme d’aide d’environ 32 millions d’EUR (240 millions de DKK) 87 . Les entreprises de médias ont ainsi été en mesure de poursuivre leurs activités. Une aide spécifique a également été accordée aux indépendants et aux journalistes freelance dont les conditions de travail ont été particulièrement compromises, un quart d’entre eux ayant perdu au moins 80 % de leurs revenus 88 . Un nouveau programme d’aide d’environ 5,4 millions d’EUR (40 millions de DKK) a été préparé en 2021 pour les journaux locaux hebdomadaires, qui ont été durement touchés par la pandémie de COVID-19 89 . Des négociations devraient également être entamées en vue de la mise en place d’un nouveau cadre de soutien financier pour les médias danois, contenant un plan visant à soutenir davantage les médias d’information locaux et l’innovation en plus de trouver de nouveaux moyens de soutenir un journalisme de qualité et de renforcer la confiance dans les médias d’information 90 . La concentration des médias d’information serait élevée au Danemark 91 .

Les restrictions au droit d’accès aux informations publiques sont en cours de discussion. Comme mentionné dans le rapport 2020 sur l’état de droit 92 , la loi sur l’accès aux documents administratifs publics, qui définit les règles applicables à tous les ministères et organes de l’administration publique en matière d’accès du public aux informations et aux documents, fait l’objet de restrictions limitant l’accès du public et des journalistes à certains dossiers gouvernementaux. Bien que le gouvernement danois constate qu’il n’existe actuellement aucun projet de réouverture ni de révision de la loi, à la suite des débats sur la loi et ses exceptions au Parlement en avril 2021, le Parlement a adopté une résolution le 4 mai 2021 enjoignant au gouvernement d’entamer des négociations politiques sur la loi en 2021 93 . Sur cette base, les négociations devraient commencer pendant l’été 94 . L’une des forces motrices a été la publication d’un rapport indépendant sur la gestion par le gouvernement de la pandémie de COVID-19, qui abordait la question de la nécessité de renforcer le droit d’accès aux documents 95 . Le médiateur parlementaire indique qu’il a traité une affaire liée à la pandémie de sa propre initiative ainsi que deux enquêtes fondées sur des plaintes relatives à l’accès aux documents, qui ont toutes soulevé des préoccupations 96 . Le fait que le Danemark n’ait ni signé ni ratifié la convention du Conseil de l’Europe sur l’accès aux documents publics a également été critiqué par la communauté journalistique 97 . En ce qui concerne plus particulièrement la transparence des informations liées à la pandémie, des dispositions ont été incluses dans la nouvelle loi sur les épidémies adoptée en février 2021 afin de garantir un processus plus transparent en rendant accessibles au public les recommandations formulées par le comité sur les épidémies nouvellement créé (composé d’experts indépendants) pour les ministères concernés 98 .

Le cadre relatif à la protection des journalistes demeure robuste. Les parties prenantes n’ont fourni aucune indication concernant un éventuel affaiblissement du cadre de protection des journalistes. Aucune nouvelle alerte n’a été publiée pour le Danemark sur la plateforme du Conseil de l’Europe pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes 99 . Toutefois, un incident a été constaté concernant l’une des principales chaînes de télévision danoises. En effet, la chaîne a imposé des restrictions sur la couverture de questions spécifiques liées au sexisme par des professionnels des médias qui avaient exprimé publiquement leur avis à ce sujet 100 . Selon le MPM 2021, il existe au Danemark un risque faible en ce qui concerne la protection de la liberté d’expression. Les journalistes ne font pas l’objet de campagnes de dénigrement menées par le gouvernement ou d’autres acteurs, il n’y a pas d’attaques contre des médias indépendants et les actions en justice contre les médias sont rares dans le pays 101 .

Le gouvernement prévoit de présenter une législation visant à introduire des peines plus sévères pour les menaces pesant sur la liberté d’expression. Les parties prenantes rendent compte d’une reconnaissance croissante des défis auxquels sont confrontés les journalistes et d’autres personnalités publiques sur les plateformes de médias sociaux ainsi que de la nécessité d’introduire une législation pour traiter ces questions dans le débat public au Danemark 102 . Une enquête menée par l’Union des journalistes à la fin de 2020 révèle que le harcèlement numérique peut jouer un rôle critique dans l’environnement de travail des journalistes et conduire à des situations dans lesquelles ces derniers évitent d’écrire sur des sujets spécifiques 103 . Le ministère de la justice travaille actuellement sur une proposition législative visant à introduire des peines plus strictes dans ce type de cas. Elle devrait être présentée à l’automne 2021 104 .

IV.Autres questions institutionnelles en rapport avec l’équilibre des pouvoirs

Le Danemark est doté d’un système de gouvernement parlementaire monocaméral. Le gouvernement et les députés peuvent proposer des lois, mais les projets de loi sont généralement présentés par le gouvernement. En l’absence d’une cour constitutionnelle, un contrôle de constitutionnalité ex post peut être effectué par n’importe quelle juridiction dans des affaires précises 105 . Le médiateur parlementaire exerce un contrôle sur les décisions des autorités publiques et l’Institut danois des droits de l’homme veille au respect des droits fondamentaux.

Le recours du Parlement à des procédures accélérées est devenu plus fréquent et les délais de consultation ont été raccourcis, y compris pour des propositions sans rapport avec la pandémie de COVID-19. En cas d’urgence, à la demande du gouvernement, le Parlement peut décider de traiter les propositions législatives de manière accélérée, sur décision des trois quarts de ses membres 106 . En 2020 et 2021, cette possibilité a été régulièrement exploitée, 19 % des lois adoptées en 2020 et 31 % de celles adoptées jusqu’en février 2021 ayant été traitées selon une procédure accélérée, en particulier concernant les mesures liées à la pandémie de COVID-19 107 . Un rapport de la commission des règlements intérieurs adopté en mars 2021 108 propose un certain nombre d’orientations pour l’utilisation des procédures accélérées, suggérant notamment que les lois adoptées de cette manière devraient toujours inclure une clause de caducité et faire la distinction entre les différents degrés d’urgence 109 . Il souligne également l’importance de soumettre toutes les propositions, y compris celles qui sont urgentes, à une consultation publique. Si le cadre général de consultation des parties prenantes est considéré comme étant solide 110 , les parties prenantes ont constaté que les périodes de consultation avaient dans la pratique tendance à être raccourcies, et cela ne concerne pas seulement les propositions liées à la pandémie de COVID-19 111 .

Un nouveau cadre a été adopté pour renforcer le contrôle parlementaire des mesures liées à la pandémie de COVID-19. Les mesures prises dans le contexte de la pandémie de COVID-19 se fondent sur la loi sur les épidémies, qui a été modifiée en mars 2020 dans le cadre d’une procédure accélérée afin d’accorder au ministre de la santé des pouvoirs supplémentaires lui permettant de prendre des mesures restrictives par voie d’ordonnance. Une clause de caducité fixée au 1er mars 2021 a été introduite en même temps 112 . Pour remplacer ce cadre, la préparation d’une nouvelle loi sur les épidémies a débuté à l’automne 2020. À la suite des critiques formulées à l’encontre de la proposition initiale du gouvernement 113 , une proposition révisée prévoyant un contrôle parlementaire renforcé a été introduite en décembre 2020 sur le fondement d’un accord entre tous les principaux partis politiques, avant d’être adoptée en février 2021 114 . La nouvelle loi prévoit notamment qu’une commission parlementaire spéciale examine les décrets proposés par le gouvernement dans un certain nombre de domaines clés et peut les rejeter par vote de la majorité de ses membres 115 . En outre, une commission consultative nationale des épidémies a été mise en place et doit rendre un avis sur les propositions d’ordonnance du gouvernement. L’avis est rendu public et doit également être présenté à la commission parlementaire 116 . Un groupe d’experts indépendants constitué par le Parlement, qui a examiné la gestion de la pandémie de COVID-19 par le gouvernement au printemps 2020, a mis en évidence la très forte centralisation des pouvoirs de l’exécutif au début de la pandémie et souligné la nécessité d’un contrôle parlementaire adéquat 117 , que ce nouveau cadre vise également à traiter. Le médiateur parlementaire a reçu environ 200 plaintes relatives à des mesures prises dans le contexte de la pandémie de COVID-19 118 .

Un nouveau système de commissions de contrôle a été introduit pour enquêter sur des questions spécifiques d’importance générale. Le 19 avril 2021, le Parlement a adopté une législation introduisant un nouveau système de commissions de contrôle 119 . Ces nouvelles commissions pourront mener des enquêtes ciblées sur des questions spécifiques d’importance générale. Par comparaison avec les commissions d’enquête existantes, leur champ d’application sera défini plus précisément et elles devraient fournir des résultats dans un délai d’un an à compter de leur création 120 . En outre, les commissions sont constituées sous le contrôle du Parlement 121 , qui établit le mandat, nomme les membres et reçoit ses rapports. La mise en place de ce système a été décidée à la suite du débat sur les mesures prises par le gouvernement pour abattre tous les visons d’élevage du pays après avoir repéré une souche mutée du coronavirus 122 . Dans le cadre de cet accord, la première commission de contrôle de ce type a été mise en place le 23 avril 2021 afin d’examiner les actions du gouvernement relatives à l’abattage des visons et de déterminer s’il existait une base juridique suffisante pour cette décision 123 .

Le cadre général pour les organisations de la société civile reste solide et une aide leur a été attribuée pour leur permettre de faire face aux répercussions de la pandémie de COVID-19. Au Danemark, l’espace civique est jugé ouvert 124 et il existe des mécanismes solides pour faire participer la société civile 125 . En septembre 2020, un fonds d’indemnisation d’environ 6,7 millions d’EUR (50 millions de DKK) a été créé pour les organisations de la société civile touchées par la pandémie de COVID-19 et qui travaillent avec des groupes vulnérables 126 . Néanmoins, l’Institut national des droits de l’homme 127 et les parties prenantes 128 ont fait part de leurs inquiétudes quant à la tendance selon laquelle certaines propositions législatives relatives aux mesures de sécurité pourraient avoir une incidence négative sur l’espace civique en raison d’un risque de critères arbitraires dans leur champ d’application et ont demandé que ces propositions soient davantage ciblées 129 .

Annexe I: liste des sources par ordre alphabétique*

La liste des contributions reçues dans le cadre de la consultation préalable à l’élaboration du rapport 2021 sur l’état de droit peut être consultée sur https://ec.europa.eu/info/policies/justice-and-fundamental-rights/upholding-rule-law/rule-law/rule-law-mechanism/2021-rule-law-report-targeted-stakeholder-consultation .

Agence pour la modernisation, Code of conduct in the public sector, 2017 ( https://modst.dk/media/18742/code-of-conduct-in-the-public-sectorforside.pdf ).

Journal Altinget, 3 juillet 2019 ( https://www.altinget.dk/navnenyt/eks-minister-faar-bestyrelsespost ).

Altinget, rédacteur en chef, 27 décembre 2020 ( https://www.altinget.dk/navnenyt/fhv-forsvarschef-ny-lobbyist-hos-rud-pedersen ).

Centre pour le pluralisme et la liberté des médias, Media Pluralism Monitor 2021, 2021.

CEPEJ, Study on the functioning of the judicial systems in the EU Member States, 2021.

CIVICUS, Monitor CIVICUS, outil de surveillance de l’espace civique – Danemark ( https://monitor.civicus.org/country/denmark/ ).

Conseil de l’Europe: Comité des Ministres, Recommandation relative à la réglementation juridique des activités de lobbying dans le contexte de la prise de décision publique, 2017 ( https://search.coe.int/cm/Pages/result_details.aspx?ObjectId=0900001680700a42 ).

Association danoise des juges, Lettre à la commission des affaires juridiques du 22 mars 2021 ( https://www.dommerforeningen.dk/meddelelser/2021/dommerforeningens-brev-til-retsudvalget-i-anledning-af-offentliggoerelse-af-danmarks-domstoles-aarsrapport-2020/ ).

Association danoise des juges, Lettre du 10 décembre 2020 adressée à Nick Hækkerup au sujet de la situation actuelle des juridictions ( https://www.dommerforeningen.dk/meddelelser/2020/brev-til-nick-haekkerup-om-domstolenes-aktuelle-situation/ ).

Association danoise des juges, The judges’ working conditions, 2020 (Dommernes arbejdsforhold) ( https://www.dommerforeningen.dk/media/74794/rapport-om-dommernes-arbejdsforhold-juni-2020.pdf ).

Barreau danois, Report on legal aid prepared by a working group set up by Danish Lawyers and the Danish Bar Association, 2016 ( https://www.ft.dk/samling/20161/almdel/REU/bilag/124/1712324/index.htm ).

Gouvernement danois, Contribution au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021.

Gouvernement danois Reflection Paper for an Agreement on the finances of the Police and Prosecutor’s Office 2021-2024 Ministry of Justice, 2020 ( https://www.justitsministeriet.dk/wp-content/uploads/2020/08/trygheden_foerst_final-a.pdf ).

Parlement danois, Proposal for a law on the protection of whistleblowers ( https://www.ft.dk/samling/20201/lovforslag/l213/index.htm ), 2021.

Parlement danois, Resolution on the convening of negotiations on the Danish Public Access Act, 2021. ( https://www.ft.dk/samling/20201/beslutningsforslag/B169/som_vedtaget.htm ).

Parlement danois, Terms of reference for a Commission of Inquiry into the matter of killing of mink (Kommissorium for en granskningskommission om sagen om aflivning af mink), 2021 ( https://www.ft.dk/samling/20201/almdel/GRA/bilag/12/2380425.pdf ).

Commission du Règlement du Parlement danois, Tackling COVID-19 in spring 2020, Håndteringen af covid-19 i foråret 2020, 2021 ( https://www.ft.dk/-/media/sites/ft/pdf/publikationer/haandtering-af-covid19-foraar-2020.ashx ).

Parlement danois, Report about the establishment of a form of inquiry with special parliamentary anchoring, (Beretningometablering af en undersøgelsesform med særlig parlamentarisk forankring), 2020 ( https://www.ft.dk/ripdf/samling/20201/beretningalmenart/20201_BER_3.pdf ).

Direction générale de la communication, Eurobaromètre spécial 502 sur la corruption, 2020.

Direction générale de la communication, Eurobaromètre Flash 482 sur les entreprises et la corruption dans l’UE, 2019.

European Centre for Non-Profit Law, Security for all Danes – a serious threat to freedom of assembly, 2021 ( https://ecnl.org/news/security-all-danes-serious-threat-freedom-assembly ).

Forum civique européen, Contribution du Forum civique européen au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021.

REINDH, Contribution du REINDH au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021.

Commission européenne, Tableaux de bord 2021 de la justice dans l’UE, 2021.

Commission européenne, réaction face au coronavirus — aides d’État — Danemark, 2021 ( https://ec.europa.eu/info/live-work-travel-eu/coronavirus-response/jobs-and-economy-during-coronavirus-pandemic/state-aid-cases/denmark_en ).

Commission européenne, Rapport 2020 sur l’état de droit – Chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, 2020.

Commission européenne, Aides d’État: La Commission autorise un régime danois d’un montant de 5,4 milliards d’euros visant à indemniser les entreprises particulièrement affectées par la pandémie de coronavirus, 2020 ( https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_20_541 ).

GRECO, Cinquième cycle d’évaluation – Prévention de la corruption et promotion de l’intégrité au sein des gouvernements centraux (hautes fonctions de l’exécutif) et des services répressifs – Rapport d’évaluation – Danemark, 2019.

GRECO, Troisième cycle d’évaluation – Addendum au deuxième rapport de conformité sur le Danemark, 2021 ( https://rm.coe.int/third-evaluation-round-addendum-to-the-second-compliance-report-on-den/1680a29ae4 ).

Institut des droits de l’homme, DEBATE: The Epidemic Act must give the Folketing control over far-reaching measures (DEBAT: Epidemiloven skal give Folketinget kontrollen over vidtgående tiltag), 2020 ( DEBAT: Epidemiloven skal give Folketinget kontrollen over vidtgående tiltag | Institut for Menneskerettigheder ).

Journalisten Hvis du har underskrevet Sofie Linde-brevet, er du inhabil, 11 septembre 2020 ( https://journalisten.dk/tv-2-hvis-du-har-underskrevet-sofie-linde-brevet-er-du-inhabil/ ).

Journalistforbundet, Digital harrassment: Employers have a great responsibility (Digital chikane: «Arbejdsgiverne har et stort ansvar»), 2020 ( https://journalistforbundet.dk/nyhed/digital-chikane-arbejdsgiverne-har-et-stort-ansvar ).

Justitia, Justitia's recommendations for reform of the Danish legal aid model, (Justitias anbefalinger til reform af den danske retshjælpsmodel), 2020 ( https://justitia-int.org/justitias-anbefalinger-til-reform-af-den-danske-retshjaelpsmodel/ ).

Justitia, The Danish legal aid model, 2019. (Den danske retshjælpsmodel) ( http://justitia-int.org/wp-content/uploads/2019/01/Retshj%C3%A6lpsbog-_Endelig-udgave.pdf ).

Louise Brincker (Association danoise des médias), Tine Johansen (Association danoise des journalistes) et Oluf Jørgensen (École danoise des médias et du journalisme), If we include all the rules, the Danish Public Access to Information Act may soon be placed as one of the most closed in Europe (Tager vi alle regler med, kan den danske offentlighedslov snart være placeret som en af de mest lukkede i Europa), 26 janvier 2021 ( https://politiken.dk/debat/art8077777/%C2%BBTager-vi-alle-regler-med-kan-den-danske-offentlighedslov-snart-v%C3%A6re-placeret-som-en-af-de-mest-lukkede-i-Europa%C2%AB ).

Ministre de la justice, Proposition du ministre, 2020 ( https://www.justitsministeriet.dk/wp-content/uploads/2020/08/trygheden_foerst_final-a.pdf ).

Ministère des affaires sociales et de l’intérieur, The guidelines on political party funding, 2020 ( https://www.retsinformation.dk/eli/retsinfo/2020/9338 ).

Ministère des affaires sociales et de l’intérieur, loi nº 318, 24 septembre 2020 ( https://www.ft.dk/RIPdf/samling/20191/aktstykke/aktstk318/20191_aktstk_afgjort318.pdf ).

Administration judiciaire nationale, Key figures for the Danish Courts (Nøgletal for Danmarks Domstole) ( https://www.domstol.dk/om-os/tal-og-fakta/noegletal/ ).

Médiateur parlementaire, Rapport annuel 2020, 2021 ( https://www.ombudsmanden.dk/find/nyheder/alle/beretning_2020_offentliggjort/#cp-title ).

Reporters sans frontières — Danemark ( https://rsf.org/fr/danemark ).

Commission des règlements intérieurs, Report concerning urgent consideration of government draft laws (Betænkning og indstillingomændring af forretningsorden for Folketinget), 2021 ( https://www.ft.dk/ripdf/samling/20201/beretningalmenart/20201_BER_15.pdf ).

Transparency International, Indice de perception de la corruption 2020, 2021.

Annexe II: Visite au Danemark

Les services de la Commission ont tenu des réunions virtuelles en avril 2021 avec:

·le barreau

·l’Institut danois des droits de l’homme

·Danske Medier

·l’agence des employés et des compétences

·l’autorité de surveillance financière

·l’Union des journalistes

·l’association des juges

·Justitia

·le ministère des entreprises

·le ministère de la culture

·le ministère de la justice

·la Direction nationale du contrôle de la gestion publique

·l’administration judiciaire nationale

·le médiateur parlementaire

·Pressenævet

·le ministère public

·la commission des règlements intérieurs du Parlement

·la Cour suprême

·Transparency International Denmark

En outre, l’autorité chargée des médias a répondu par écrit aux questions.

* La Commission a également rencontré les organisations suivantes dans le cadre d’un certain nombre de réunions horizontales:

·Amnesty international

·Center for Reproductive Rights

·CIVICUS

·Union des libertés civiles pour l’Europe

·Société civile Europe

·Conférence des Églises européennes

·EuroCommerce

·Centre européen pour le droit des associations à but non lucratif

·Centre européen pour la liberté de la presse et des médias

·Forum civique européen

·Fédération européenne des journalistes

·Partenariat européen pour la démocratie

·Forum européen de la jeunesse

·Front Line Defenders

·Human Rights House Foundation

·Human Rights Watch

·ILGA-Europe

·Commission internationale de juristes

·Fédération internationale des ligues des droits de l’homme

·International Planned Parenthood Federation European Network (IPPF EN)

·Institut international de la presse

·Comité Helsinki Pays-Bas

·Open Society European Policy Institute

·Philanthropy Advocacy

·Protection International

·Reporters sans frontières

·Transparency International UE

(1) La Cour maritime et commerciale et la Cour du registre foncier. CEPEJ, Study on the functioning of the judicial systems in the EU Member States, 2021.
(2) Les membres sont nommés par le ministre de la justice et comptent dans leurs rangs un juge de la Cour suprême et un juge d’une haute Cour proposés par les juridictions respectives, un juge d’une juridiction d’arrondissement proposé par l’association des juges, un avocat proposé par l’Ordre des avocats et deux représentants du grand public proposés par l’association «Local Government Denmark» et l’association danoise pour l’éducation des adultes.
(3) À l’exception du président de la Cour suprême, qui est sélectionné et nommé directement par la Cour suprême dans le cadre d’une procédure interne. En outre, en ce qui concerne les membres de la Cour suprême, la loi prévoit une procédure spéciale selon laquelle le candidat choisi par le comité de nomination est soumis à l’approbation des juges de la Cour suprême avant que la nomination puisse être confirmée.
(4) Par souci de transparence, la commission des nominations publie un communiqué de presse lorsqu’elle propose une candidature.
(5) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 2.
(6) Le procureur général est nommé par l’exécutif (officiellement la Reine) sur recommandation du ministre de la justice après approbation du comité de recrutement du gouvernement et peut être révoqué sur recommandation motivée du ministre de la justice (dans ce dernier cas, la recommandation est soumise directement à la Reine). Le ministre de la justice peut donner des instructions aux procureurs dans des affaires particulières, avec un certain nombre de garanties applicables (rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 3).
(7) Loi sur l’administration de la justice, chapitre 15.
(8) Graphiques 48 et 50, Tableau de bord 2021 de la justice dans l’Union européenne. Le niveau de perception de l’indépendance du système judiciaire est classé comme suit: très faible (moins de 30 % des répondants perçoivent l’indépendance du système judiciaire comme plutôt satisfaisante ou très satisfaisante), faible (entre 30 et 39 %), moyen (entre 40 et 59 %), élevé (entre 60 et 75 %), très élevé (supérieur à 75 %).
(9) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 12.
(10) En particulier, conformément à la Constitution, seules les juridictions elles-mêmes devraient décider de l’arrêt ou de la réduction de leurs activités.
(11) Rapport de la commission du règlement du Parlement danois, «Tackling COVID-19 in spring 2020», 2021.
(12) Voir le chapitre 12 «Legal Aspects» du rapport «Tackling COVID-19 in spring 2020». Le groupe d’experts a analysé tous les courriels échangés entre le ministère de la justice, l’administration judiciaire nationale et les juridictions.
(13) Informations reçues dans le contexte de la visite au Danemark.
(14) Voir le chapitre 12 «Legal Aspects» du rapport «Tackling COVID-19 in spring 2020», p. 314.
(15) Graphique 30, Tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(16) Graphique 32, Tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(17) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 4.
(18) Environ 4,8 millions d’EUR (40 millions de DKK) et 9 postes supplémentaires de juges ont été alloués, principalement pour faire face à l’arriéré créé par la pandémie. Contribution du Danemark au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 10.
(19) Voir la lettre de l’Association danoise des juges à la commission des affaires juridiques du 22 mars 2021 et le rapport de l’Association danoise des juges, «The judges’ working conditions», p. 5, 2020.
(20) Informations reçues dans le contexte de la visite au Danemark.
(21) Contribution du Danemark au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 13 et 14, et informations reçues du ministère de la justice dans le cadre de la visite dans le pays.
(22) Proposition de loi modifiant la loi sur l’administration de la justice et diverses autres lois et abrogeant la loi sur les hypothèques et sur la saisie sans jugement ni transaction.
(23) Lettre de l’Association danoise des juges du 10 décembre 2020 au ministre de la justice Nick Hækkerup, concernant la situation actuelle des juridictions et informations reçues dans le cadre de la visite au Danemark.
(24) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 4.
(25) Graphiques 42 et 43, Tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(26) Graphique 40, Tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(27) Graphiques 44 et 45, Tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(28) Informations reçues dans le contexte de la visite au Danemark.
(29) Graphique 46, Tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(30) Voir par exemple Justitia, The Danish legal aid model, 2019.
(31) Composé de représentants de l’Ordre des avocats, du groupe de réflexion Justitia, du bureau d’aide juridictionnelle et de l’association professionnelle Insurance and Pension Denmark. Contribution écrite reçue du ministère de la justice dans le cadre de la visite au Danemark.
(32) Informations reçues du ministère de la justice dans le cadre de la visite au Danemark.
(33) Voir, par exemple, le rapport sur l’aide juridictionnelle élaboré par un groupe de travail créé par des avocats danois et le barreau danois en 2016.
(34) Justitia, Justitia's recommendations for reform of the Danish legal aid model, 2020.
(35) Dans ce contexte, il convient de noter que les parties prenantes n’ont généralement pas émis de préoccupations concernant les seuils d’accès à l’aide juridictionnelle; cela est également confirmé par le graphique 23, Tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(36) Informations reçues dans le contexte de la visite au Danemark.
(37) Aucune donnée distincte sur les affaires administratives n’est disponible.
(38) Graphiques 11, 12 et 15, Tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(39) Administration judiciaire nationale, Key figures for the Danish Courts.
(40) Bien que le ministère de la justice ait mis en place un forum de lutte contre la corruption pour la coordination interne, il ne s’est pas réuni depuis 2015 et la coordination est assurée par des consultations écrites ad hoc.
(41) Transparency International, Indice de perception de la corruption en 2020, 2021, p. 2-3. Le niveau de perception de la corruption est classé comme suit: faible (le score de perception de la corruption dans le secteur public parmi les experts et les dirigeants d’entreprise est supérieur à 79); relativement bas (score compris entre 79 et 60), relativement haut (score compris entre 59 et 50), élevé (score inférieur à 50).
(42) En 2015, le score était de 91 alors qu’en 2020, il atteint 88. Il y a augmentation/diminution sensible de l’indice lorsque celui-ci gagne/perd plus de cinq points, augmentation/diminution lorsque la variation est comprise entre 4 et 5 points, et stabilité relative lorsque la variation est comprise entre 1 et 3 points au cours des cinq dernières années.
(43) Les données de l’Eurobaromètre concernant la perception et l’expérience des citoyens et des entreprises en matière de corruption, telles qu’elles ont été communiquées l’année dernière, sont mises à jour tous les deux ans. Les derniers jeux de données proviennent de l’Eurobaromètre spécial 502 (2020) et de l’Eurobaromètre Flash 482 (2019).
(44) Ministère de la justice, Government Reflection Paper for an Agreement on the finances of the Police and Prosecutor’s Office 2021-2024 Ministry of Justice, p. 17-21. Contribution reçue du ministère public dans le cadre de la visite au Danemark.
(45) Une enquête en cours porte sur d’éventuels pots-de-vin dans le cadre d’un appel d’offres pour une centrale électrique à Maurice, tandis que des accusations relatives à une affaire concernant une utilisation abusive de fonds de l’UE par un homme politique de haut niveau ont été transmises à la Cour. Enfin, une affaire d’abus de pouvoir s’est terminée l’année dernière et le responsable a été condamné.
(46) Contribution reçue du ministère public dans le cadre de la visite au Danemark.
(47) Au Danemark, les conseillers spéciaux et les hauts fonctionnaires font partie des fonctionnaires.
(48) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 6. Agence pour la modernisation, Code of conduct in the public sector, 2017.
(49) GRECO, Cinquième cycle d’évaluation – Rapport d’évaluation, p. 15.
(50) GRECO, Cinquième cycle d’évaluation – Rapport d’évaluation, recommandation 44.
(51) Les nouveaux ministres reçoivent un manuel ministériel qui est régulièrement mis à jour et qui contient les principales règles et orientations applicables sur les questions d’intégrité concernant les fonctions gouvernementales, y compris les règles relatives à l’emploi secondaire, aux dons et autres avantages et conflits d’intérêts. Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 6.
(52) Ces responsabilités sont conformes à la loi sur la responsabilité ministérielle.
(53) L’application de cette disposition est très rare. Loi sur la responsabilité ministérielle.
(54) Loi sur l’administration publique ( Retsinformation ), chapitre 2, articles 3 à 6. Concernant les domaines non couverts par la loi sur l’administration publique, un principe juridique général fondamental d’impartialité s’applique; Agence pour la modernisation, Code of conduct in the public sector, 2017.
(55) Agence pour la modernisation, Code of conduct in the public sector, p. 25, 2017.
(56) GRECO, Cinquième cycle d’évaluation – rapport d’évaluation, paragraphe 66, p. 24.
(57) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 7.
(58) L’article 5, chapitre 2, de la loi sur l’administration publique ( Retsinformation ) dispose qu’«après consultation du ministre de la justice, le ministre concerné peut fixer, par voie d’ordonnance, des règles plus détaillées sur le champ d’application des articles 3 et 4 pour des secteurs spécifiques de l’administration».
(59) Comme indiqué dans le rapport 2020 sur l’état de droit, les conflits d’intérêts des ministres ne couvrent pas le travail indépendant, les intérêts financiers, les postes honorifiques ou ceux exercés au sein du parti politique d’un ministre, p. 7.
(60) GRECO, Cinquième cycle d’évaluation – Rapport d’évaluation, point 84, p. 30.
(61) Rapport 2020 sur l’état de droit – Chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 7.
(62) Rapport 2020 sur l’état de droit – Chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 7-8.
(63) Recommandation CM/Rec(2017)2 du Comité des Ministres relative à la réglementation juridique des activités de lobbying dans le contexte de la prise de décision publique.
(64) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 8.
(65) GRECO, Cinquième cycle d’évaluation – Rapport d’évaluation, point 81, p. 29.
(66) Les conseillers spéciaux sont employés en tant que fonctionnaires (non permanents), leur emploi coïncidant avec le mandat de leurs ministres. Lorsqu’un ministre quitte la fonction publique ou lorsqu’une élection est convoquée, les conseillers spéciaux sont révoqués, mais continuent d’être payés pendant les 6 mois suivants. GRECO, Cinquième cycle d’évaluation – Rapport d’évaluation, point 80, p. 29.
(67) Informations reçues dans le contexte de la visite au Danemark. Informations sur des affaires spécifiques: Journal Altinget, 3 juillet 2019, https://www.altinget.dk/navnenyt/eks-minister-faar-bestyrelsespost; Altinget, rédacteur en chef, 27 décembre 2020, https://www.altinget.dk/navnenyt/fhv-forsvarschef-ny-lobbyist-hos-rud-pedersen.
(68) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 8.
(69) GRECO, Troisième cycle d’évaluation – Addendum au deuxième rapport de conformité sur le Danemark, p. 5.
(70) Contribution du Danemark au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 15.
(71) Ministère des affaires sociales et de l’intérieur, The guidelines on political party funding, point 6, 2020.
(72) Ministère des affaires sociales et de l’intérieur, The guidelines on political party funding, point 9.3.1, 2020.
(73) GRECO, Troisième cycle d’évaluation – Addendum au deuxième rapport de conformité sur le Danemark.
(74) Contribution du Danemark au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 15.
(75) Contribution du Danemark au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 16.
(76) Les règles de protection des lanceurs d’alerte s’appliquent déjà dans le contexte d’éventuelles violations des réglementations financières et des abus de marché, ainsi que dans la législation en matière d’audit ou dans les domaines des fonds structurels. Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 8.
(77) Contribution du Danemark au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 16. Voir Parlement danois, Law on the protection of whistleblowers, 2021.
(78) Contribution du Danemark au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 18. Il convient de noter que des parties prenantes telles que l’association des juges ont critiqué ce choix, car elle ôte aux juges leur pouvoir discrétionnaire de tenir compte des circonstances particulières d’une affaire.
(79) Informations reçues dans le contexte de la visite au Danemark.
(80) La loi sur la radiodiffusion et la télévision, le décret sur le Conseil de la radio et de la télévision et la loi sur l’administration publique danoise.
(81) Dans le classement mondial annuel de la liberté de la presse de Reporters sans frontières, le Danemark se classe constamment parmi les pays les plus performants, occupant actuellement la quatrième place au niveau mondial et la troisième parmi les États membres de l’UE.
(82) La transposition complète de la directive SMA a été notifiée à la Commission le 18 septembre 2020.
(83) Modifications de la loi sur la radiodiffusion et la télévision, loi de consolidation nº 1350 du 4 septembre 2020.
(84) Contribution du Danemark au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 20.
(85) Contribution du Conseil de la radio et de la télévision au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 1-2.
(86) Media Pluralism Monitor 2021, rapport sur le Danemark, p. 10.
(87) Informations reçues dans le contexte de la visite au Danemark. Commission européenne, réaction face au coronavirus — aides d’État — Danemark, 2020.
(88) Media Pluralism Monitor 2021, rapport sur le Danemark, p. 7 et 10.
(89) Commission européenne (2020), aides d’État: la Commission autorise un régime danois d’un montant de 5,4 milliards d’EUR destiné à indemniser les entreprises particulièrement touchées par la pandémie de COVID-19; Informations reçues dans le cadre de la visite effectuée dans le pays.
(90) Informations reçues du ministère de la culture dans le cadre de la visite effectuée dans le pays.
(91) Les médias de service public dominent le marché des médias audiovisuels et se concentrent dans quelques entreprises de médias, dont les plus grandes sont détenues par l’État. Voir Media Pluralism Monitor 2021, rapport sur le Danemark, p. 8 et 11.
(92) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 11.
(93) Parlement danois, Resolution on the convening of negotiations on the Danish Public Access Act, 2021.
(94) Informations reçues dans le cadre de la visite effectuée dans le pays.
(95) Commission du règlement du Parlement danois, Tackling COVID-19 in spring 2020, p. 116-120, 2021.
(96) Médiateur parlementaire, Rapport annuel 2020, 2021. L’affaire d’initiative concernait les longs délais d’attente de réponses des autorités sanitaires. Les autres affaires portent sur l’accès aux informations relatives à la préparation du secteur de la santé et à celles fournies par le ministère de la santé.
(97) Louise Brincker (Association danoise des médias), Tine Johansen (Association danoise des journalistes) et Oluf Jørgensen (École danoise des médias et du journalisme) (26 janvier 2021), «If we include all the rules, the Danish Public Access to Information Act may soon be placed as one of the most closed in Europe».
(98) Loi nº 285 du 27 février 2021 sur les épidémies, article 11.
(99) Plateforme du Conseil de l’Europe pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes, Danemark.
(100) Journalisten (11 septembre 2020), Hvis du har underskrevet Sofie Linde-brevet, er du inhabil; une alerte a été enregistrée à cet égard sur la plateforme de réaction rapide pour la liberté des médias (Media Freedom Rapid Response); six employées de TV 2 ont rédigé une lettre ouverte visant à sensibiliser au sexisme dont elles ont été victimes et/ou dont elles ont connaissance dans le secteur danois des médias, lettre qui a été signée par plus de 700 femmes. En conséquence, TV 2 a interdit à toutes les professionnelles des médias qui avaient signé la lettre d’écrire un article ou de mener des entretiens en direct sur l’affaire.
(101) Media Pluralism Monitor 2021, Rapport sur le Danemark, p. 9-10.
(102) Informations reçues dans le contexte de la visite au Danemark.
(103) Journalistforbundet, Digital harassment survey, 2020.
(104) Contribution du Danemark au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 22, et informations reçues dans le cadre de la visite dans le pays.
(105) Cela arrive rarement et on ne relève qu’une seule affaire dans laquelle la Cour suprême a décidé de ne pas appliquer une loi parce qu’elle était incompatible avec la Constitution, dans l’affaire Tvind de 1999, U 1999.841 H.
(106) Normalement, la troisième et dernière lecture peut avoir lieu au plus tôt 30 jours après la présentation de la proposition au Parlement. Article 42 du règlement intérieur du Parlement.
(107) Contribution du Danemark au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 24.
(108) Commission des règlements intérieurs, Report concerning urgent consideration of government draft laws, 2021.
(109) La Commission suggère concrètement que, en fonction du degré d’urgence, un certain délai d’examen au Parlement devrait s’appliquer (inférieur au délai standard de 30 jours, mais supérieur à 15 jours pour les propositions «légèrement urgentes» et de 8 à 14 jours pour celles qui sont «moyennement urgentes»).
(110) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 11.
(111) Contribution du Forum civique européen au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 22, et informations reçues dans le cadre de la visite au Danemark.
(112) Loi nº 133 du 12 mars 2020 modifiant la loi danoise sur les mesures de lutte contre les maladies infectieuses et autres maladies transmissibles.
(113) Voir, par exemple, la position de l’Institut danois des droits de l’homme (2020), DEBATE: The Epidemic Act must give the Folketing control over far-reaching measures.
(114) Loi nº 285 du 27 février 2021 sur les épidémies.
(115) La commission, instituée en tant que sous-commission des règlements intérieurs, compte 21 membres. En cas d’urgence, le ministre peut adopter des ordonnances directement, mais il est ensuite tenu de les soumettre immédiatement à la commission, qui peut les abroger dans un délai d’une semaine. Articles 9 à 11 de la loi sur les épidémies.
(116) Articles 7 à 8 de la loi sur les épidémies.
(117) Résumé, Tackling COVID-19 in spring 2020.
(118) Informations reçues du médiateur parlementaire dans le cadre de la visite au Danemark.
(119) Loi modifiant la loi sur les commissions d’enquête et le code de procédure judiciaire.
(120) Il faut généralement 2 à 3 ans avant qu’une commission d’enquête produise ses résultats.
(121) Au lieu du ministère compétent, comme c’est le cas pour les commissions d’enquête. Contribution du Danemark au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 28.
(122) Parlement danois, Report about the establishment of a form of inquiry with special parliamentary anchoring, 2020.
(123) Parlement danois, Terms of reference for a Commission of Inquiry into the matter of killing of mink, 2021. Sur ce point, voir la contribution du REINDH au rapport 2021 sur l’état de droit 2020, p. 117.
(124) Le classement de CIVICUS se fait selon une échelle à cinq niveaux, à savoir: ouvert, rétréci, obstrué, réprimé et fermé.
(125) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Danemark, p. 11 et 12; voir aussi la contribution du Forum civique européen au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 22.
(126) Ministère des affaires sociales et de l’intérieur, loi nº 318 du 24 septembre 2020:
(127) Contribution du REINDH au rapport 2021 sur l’état de droit 2020, p. 114-115.
(128) Contribution du Forum civique européen au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 22; voir aussi European Centre for Non-Profit Law (2021), Security for all Danes – a serious threat to freedom of assembly.
(129) Voir les notes 122 et 123. Ces préoccupations ont été soulevées en réaction à la loi nº 414 du 13 mars 2021 relative à l’interdiction de recevoir des dons de la part de certaines personnes physiques et morales et au projet de loi introduisant la possibilité pour la police d’ordonner à des personnes de ne pas apparaître en public.