COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 20.7.2021
SWD(2021) 711 final
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION
Rapport 2021 sur l'état de droit
Chapitre consacré à la situation de l'état de droit en Finlande
accompagnant le document:
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS
Rapport 2021 sur l’état de droit
La situation de l'état de droit dans l'Union européenne
{COM(2021) 700 final} - {SWD(2021) 701 final} - {SWD(2021) 702 final} - {SWD(2021) 703 final} - {SWD(2021) 704 final} - {SWD(2021) 705 final} - {SWD(2021) 706 final} - {SWD(2021) 707 final} - {SWD(2021) 708 final} - {SWD(2021) 709 final} - {SWD(2021) 710 final} - {SWD(2021) 712 final} - {SWD(2021) 713 final} - {SWD(2021) 714 final} - {SWD(2021) 715 final} - {SWD(2021) 716 final} - {SWD(2021) 717 final} - {SWD(2021) 718 final} - {SWD(2021) 719 final} - {SWD(2021) 720 final} - {SWD(2021) 721 final} - {SWD(2021) 722 final} - {SWD(2021) 723 final} - {SWD(2021) 724 final} - {SWD(2021) 725 final} - {SWD(2021) 726 final} - {SWD(2021) 727 final}
Résumé
Le système de justice finlandais continue de jouir d’un niveau de perception de l’indépendance très élevé. L’Administration judiciaire nationale récemment créée est désormais pleinement opérationnelle et, en sus de l’exécution de ses tâches habituelles, elle a aidé les tribunaux à faire face à la pandémie de COVID-19. La réforme du parquet national a contribué à accroître son efficience, car elle a permis de centraliser les pratiques, d’établir des pratiques uniformes, d’améliorer la coopération et de parvenir à une répartition plus équitable des ressources. Les autorités mènent plusieurs projets en vue d’améliorer la numérisation du système de justice et l’accessibilité du système d’aide juridictionnelle.
La Finlande continue à être considérée comme l’un des pays les moins corrompus de l’Union européenne (UE) et du monde. Une stratégie gouvernementale globale dédiée à la lutte contre la corruption a été adoptée le 27 mai 2021. La stratégie vise à renforcer la lutte contre la corruption, notamment en précisant les responsabilités, en favorisant sa sensibilisation et sa prévention, en améliorant la transparence et l’efficacité de la législation en matière de lutte contre la corruption ainsi que de la recherche en la matière. Même si les autorités accordent une grande importance à la lutte contre la criminalité financière et si elles ont pris des mesures pour combattre la corruption transnationale, la détection et la poursuite des cas de corruption transnationale restent un défi. Aujourd’hui, le lobbying n’est toujours pas réglementé; toutefois, le gouvernement prépare un projet de loi prévoyant la création d’un registre de transparence. Des initiatives législatives sont également envisagées afin de répondre aux préoccupations liées au «(rétro-)pantouflage» entre les intérêts de l’administration publique et les intérêts privés. Un système révisé de déclaration du patrimoine destiné aux fonctionnaires est en cours d’examen et la proposition visant à réglementer la protection des lanceurs d’alerte au moyen d’une nouvelle loi autonome devrait entrer en vigueur d’ici à la fin de 2021.
Dans l’ensemble, la Finlande offre aux journalistes et aux professionnels des médias un environnement libre et protégé. La principale autorité de régulation des médias, l’Agence finlandaise des transports et des communications, est perçue comme équitable et transparente, mais sa situation économique reste difficile. Une nouvelle législation spécifique obligeant les fournisseurs de services de médias à mettre à la disposition du public des informations relatives à leur structure de propriété a été adoptée. Un groupe de travail préparatoire a été créé en vue d’étendre encore l’accès aux documents garanti par la Constitution en veillant au respect de cette obligation et en couvrant davantage d’informations. Le gouvernement prévoit également de modifier le code pénal afin de faciliter les poursuites en cas de menaces et de ciblage illégaux de victimes vulnérables, comme les journalistes indépendants. Afin de lutter contre les discours haineux à l’égard des femmes journalistes, le gouvernement prépare une autre modification du code pénal en vue d’inclure le genre parmi les motifs justifiant l’application d’une peine plus lourde pour la commission d’une infraction (de quelque nature que ce soit). De plus, le gouvernement réfléchit à l’introduction d’un mécanisme d’aide pérenne afin de soutenir le journalisme en Finlande, en complément du programme de soutien temporaire qui était spécifiquement lié à la pandémie de COVID-19.
Le gouvernement a adopté un plan d’action pour une meilleure réglementation, qui vise à améliorer la qualité, la planification et la transparence de la législation. La plupart des mesures prises dans le contexte de la pandémie de COVID-19 ont été adoptées en se fondant sur la législation ordinaire. Lorsque le gouvernement a eu recours à des pouvoirs d’urgence, leur exercice était subordonné à l’approbation du Parlement et à un contrôle de constitutionnalité ex ante. Le processus de réforme visant à clarifier les missions du chancelier de la justice et du médiateur, deux autorités indépendantes clés participant à la protection des droits fondamentaux, est soutenu par les deux autorités et devrait être présenté au Parlement à l’automne 2021. Un nouveau Conseil consultatif pour la politique de la société civile, une plateforme chargée de mettre en place une coopération fructueuse entre les autorités publiques et la société civile, sera élu à l’automne 2021.
I.Système de justice
Le système de justice finlandais est composé de la justice ordinaire, avec vingt tribunaux de district, cinq cours d’appel et la Cour suprême, et de la justice administrative, avec six tribunaux administratifs régionaux et la Cour administrative suprême. Il existe trois juridictions spécialisées . L’Administration judiciaire nationale indépendante est chargée de l’administration des tribunaux, y compris de la gestion des budgets, des immeubles et des systèmes TIC (technologies de l’information et de la communication) . Le Comité de nomination des juges , indépendant, prépare les propositions de nomination des juges qu’il adresse au gouvernement, tandis que les propositions concernant les juges de la Cour suprême et de la Cour administrative suprême sont effectuées par ces cours elles-mêmes . Les juges sont officiellement nommés par le président de la République . Le parquet national est une autorité publique indépendante , dirigée par un procureur général qui est nommé par le président sur proposition du ministère de la justice et peut être révoqué ou suspendu par le gouvernement . L’Association des barreaux finlandais est un organisme indépendant chargé de la supervision des activités professionnelles des avocats. Les procédures disciplinaires à l’encontre des avocats sont menées par le Conseil de discipline, un organisme de supervision indépendant qui exerce ses activités aux côtés de l’Association des barreaux finlandais . La Finlande participe au Parquet européen.
Indépendance
Le système de justice finlandais se caractérise par un niveau de perception de l’indépendance très élevé. La perception de l’indépendance des tribunaux et des juges affiche des niveaux très élevés, 83 % de l’opinion publique et 86 % des entreprises percevant celle-ci comme «plutôt ou très satisfaisante» . Ces chiffres se maintiennent à un niveau très élevé pour l’opinion publique et les entreprises depuis 2016. Pour l’opinion publique, ces chiffres ont régulièrement augmenté jusqu’en 2019 et pour les entreprises, ils ont augmenté au cours des deux dernières années.
L’Administration judiciaire nationale est devenue opérationnelle en janvier 2020 et s’est imposée comme une institution importante facilitant le travail des tribunaux. Après sa création en janvier 2020, mentionnée dans le rapport 2020 sur l’état de droit, l’Administration judiciaire nationale (AJN), une nouvelle agence indépendante chargée de l’administration des tribunaux , s’est établie, au cours de sa première année d’existence, en mettant en place ses propres structures et en consolidant ses procédures. Dans le même temps, elle s’est acquittée de ses tâches habituelles relatives à l’accomplissement des fonctions administratives centrales de l’ensemble des tribunaux et à l’organisation de formations destinées aux juges en collaboration avec le Conseil de formation judiciaire . Elle a communiqué activement avec les tribunaux, facilitant la tenue de réunions régulières avec les dirigeants de tous les tribunaux afin d’évaluer leurs besoins. Les parties prenantes ont indiqué que l’AJN avait contribué activement à soutenir les tribunaux . Sa création a permis aux tribunaux de consacrer leurs ressources à des tâches essentielles et a renforcé encore l’indépendance du pouvoir judiciaire .
Qualité
La réforme du parquet a commencé à produire des résultats en ce qui concerne l’accroissement de son efficience et de sa spécialisation. À compter de septembre 2019, le bureau du procureur général et onze parquets locaux ont été fusionnés pour former un parquet national unique . Cette restructuration a permis de centraliser les pratiques en matière de poursuites et d’établir des pratiques uniformes en la matière à l’échelle nationale, d’améliorer la coopération au sein du parquet et de parvenir à une répartition plus équitable des ressources . Elle a également permis une plus grande spécialisation des procureurs . Elle a entraîné une amélioration de l’efficience, comme l’atteste notamment la hausse du nombre d’affaires résolues par procureur . La réforme revêt également de l’importance dans le cadre de la lutte contre la corruption (voir section II). Le parquet a fait état de l’existence d’un arriéré judiciaire, causé en partie par la pandémie de COVID-19, et a reçu des fonds supplémentaires pour l’aider à résorber le retard accumulé .
Les autorités entreprennent plusieurs projets visant à améliorer la numérisation du système de justice. Un nouveau système de gestion des dossiers dédié aux tribunaux administratifs et aux juridictions spécialisées, établi en collaboration avec des juges, a été achevé en décembre 2020 et mis en place dans l’ensemble des tribunaux concernés, même si quelques problèmes techniques ont été signalés. Le système permet entre autres aux utilisateurs de déposer des plaintes, de se faire signifier des documents et de vérifier l’état d’avancement de la procédure en ligne. Il permet également de publier les décisions dans un format lisible par une machine. Un système de gestion des dossiers similaire est en cours de préparation pour les tribunaux ordinaires et il devrait être prêt d’ici à la fin de 2022. En outre, à la fin de 2020, le ministère de la justice a achevé la mise au point d’un système permettant d’anonymiser automatiquement et d’annoter les décisions des tribunaux et d’autres autorités, ce qui devrait avoir pour effet d’accroître la disponibilité des documents sous forme électronique . De plus, le ministère de la justice met au point un nouvel outil de communication qui sera utilisé par les tribunaux et certaines autres autorités et qui devrait accroître la facilité d’utilisation des informations recueillies .
Les autorités ont commandé des projets visant à rendre le système d’aide juridictionnelle plus accessible. Les coûts moyens des procédures judiciaires sont jugés élevés, ce qui pourrait entraver l’accès à la justice, en particulier pour les personnes percevant des revenus moyens . À la suite du programme du gouvernement visant à examiner la possibilité de relever les plafonds de revenus requis pour bénéficier de l’aide juridictionnelle en vue de rendre l’aide juridictionnelle plus accessible aux personnes percevant des revenus moyens , un projet de recherche a été lancé par le ministère de la justice en juin 2020 pour examiner l’accès à l’aide juridictionnelle . Le ministère de la justice a également lancé un projet afin d’étudier la possibilité de créer une autorité nationale centrale en matière d’aide juridictionnelle et de tutelle. La nouvelle autorité centraliserait l’administration de l’aide juridictionnelle afin de veiller à ce qu’elle soit fournie dans une mesure suffisante et de la même manière dans l’ensemble du pays . Les préparatifs en vue de la mise en place d’un service d’aide juridictionnelle de garde, qui ont débuté en 2019 , sont suspendus le temps que les autorités se renseignent sur les différentes possibilités de financement .
L’Administration judiciaire nationale a continué de soutenir activement les tribunaux au cours de la pandémie de COVID-19. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, l’AJN a consenti des efforts particuliers pour aider les tribunaux à faire face à la pandémie . L’agence a notamment fourni une assistance en matière de communication de crise, a publié un guide sur l’utilisation des connexions à distance lors des procès et a assuré la fourniture du matériel informatique . Les réunions régulières avec les dirigeants des tribunaux (voir ci-dessus) leur ont permis de discuter des méthodes visant à traiter des questions concrètes et de partager leurs expériences avec des collègues.
Efficience
Le système de justice fonctionne toujours de manière efficiente. Le système de justice enregistre des résultats moyens en ce qui concerne le temps nécessaire estimé pour trancher les affaires civiles et commerciales contentieuses et les affaires administratives. Pour la première catégorie, le taux de variation du stock d’affaires pendantes a quelque peu baissé depuis 2016, mais s’élève toujours à 100 % , tandis que pour les affaires administratives, ce taux a diminué, passant de 112 % en 2018 à 100 % en 2019 . Le nombre d’affaires pendantes est particulièrement faible pour les affaires civiles et commerciales contentieuses et moyen pour les affaires administratives, ce qui montre que, dans l’ensemble, le système de justice parvient à traiter son volume d’affaires de manière satisfaisante . Malgré le fait que les tribunaux ont, de manière générale, réussi à poursuivre leurs activités au cours de la pandémie de COVID-19, les parties prenantes ont fait état de retards dans les procédures et certains tribunaux subissent actuellement un arriéré judiciaire.
II.Cadre de lutte contre la corruption
La Finlande ne dispose pas d’une agence spécifique chargée de la lutte contre la corruption et plusieurs autorités et organismes se partagent la responsabilité de la lutte contre la corruption. Ces organes comprennent notamment le ministère de la justice, le ministère des finances, la police, l’administration fiscale, l’autorité de la concurrence et des consommateurs, le médiateur parlementaire et le chancelier de la justice. Le département des politiques et de la législation pénales du ministère de la justice continue de superviser les efforts de lutte contre la corruption et coordonne le réseau de lutte contre la corruption, composé de représentants des ministères compétents, de la police, du parquet, d’entreprises et de l’industrie ainsi que d’organisations non gouvernementales.
Les experts et les chefs d’entreprise considèrent que la Finlande est l’un des pays les moins corrompus au monde. Dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International, publié en 2020, la Finlande obtient un score de 85/100 et se classe au 2e rang dans l’Union européenne et au 3e rang dans le monde. Cependant, cette perception s’est détériorée au cours des cinq dernières années.
La première stratégie nationale de lutte contre la corruption a été adoptée le 27 mai 2021 . En novembre 2019, le groupe de travail ministériel sur la sécurité intérieure et le renforcement de l’état de droit a décidé de poursuivre l’élaboration d’une stratégie de lutte contre la corruption. Le 23 avril 2020, le ministère de la justice a constitué un groupe de préparation et de pilotage chargé d’établir une stratégie de lutte contre la corruption et un plan d’action visant à ce que la Finlande améliore l’efficacité des mesures de lutte contre la corruption et de prévention. La stratégie est complète, elle couvre des aspects de prévention et de réaction, et elle vise à renforcer la lutte contre la corruption, sa sensibilisation et sa prévention, afin de préciser encore les responsabilités des autorités et d’accroître la coopération entre ces dernières et afin d’améliorer l’efficience de la législation en matière de lutte contre la corruption ainsi que de la recherche en la matière . La stratégie est accompagnée d’un plan d’action détaillé pour la période 2021-2023, couvrant l’ensemble des domaines de la stratégie, qui établit des mesures précises et désigne les autorités responsables. Le processus de préparation a lui-même contribué à sensibiliser davantage le public et à élargir le consensus sur la nécessité de favoriser une meilleure accessibilité des informations sur la question.
Bien qu’aucune unité ne soit spécialisée dans les poursuites en matière de corruption , la réforme du parquet a permis une plus grande spécialisation des procureurs individuels. La restructuration du parquet en 2019 a amélioré la cohérence des pratiques en matière de poursuites et a permis une plus grande spécialisation des procureurs (voir section I) . Il y a actuellement six procureurs spécialisés dans le domaine de la corruption. En outre, 19 procureurs sont spécialisés dans la poursuite de délits commis par des personnes dans l’exercice de leurs fonctions. Tous les procureurs locaux sont habilités à engager des poursuites dans des affaires de corruption de moindre gravité . La coopération entre les autorités responsables de la lutte contre la corruption serait efficace sur tous les plans et cette coopération s’étend au niveau régional. La cellule de renseignement financier (CRF) est étroitement associée aux procédures d’enquêtes concernant les cas présumés de corruption.
Le nombre annuel moyen d’affaires de corruption et d’infractions relevant de la criminalité économique et faisant l’objet de poursuites est resté relativement stable au cours de la période de dix ans considérée, avec une moyenne de dix affaires par an . Ces dernières années, un pourcentage très important des affaires de corruption a, à terme, été classé sans suite par les tribunaux. La majorité des délits de corruption faisant l’objet de poursuites par les autorités relèvent de la criminalité économique.
Des mesures ont été prises pour remédier aux lacunes concernant la prévention, la détection et la poursuite des cas de corruption transnationale. L’OCDE signale qu’aucun cas de corruption transnationale n’a été détecté ou n’a fait l’objet d’une enquête ou de poursuites depuis 2017. Le gouvernement a indiqué qu’il procédait à une évaluation globale de la question et qu’il avait mis en œuvre des mesures de prévention. Des programmes de formation destinés aux juges, aux procureurs et aux agents des services répressifs sont en cours. La Finlande a également élaboré un document d’orientation détaillé à l’intention des petites et moyennes entreprises portant sur les risques de corruption, notamment la corruption transnationale. Les orientations visent à sensibiliser le public aux risques et aux conséquences de la corruption dans le secteur privé, lorsque les entreprises exercent leurs activités sur les marchés nationaux ou internationaux, et fournissent aux entreprises des outils pratiques de lutte contre la corruption.
Des préoccupations ont été exprimées quant au cadre des enquêtes portant sur les membres du gouvernement. Les ministres ne peuvent être tenus responsables d’une faute dans l’exercice d’une charge publique que par l’intermédiaire d’une procédure constitutionnelle spéciale, dans le cadre de laquelle les décisions d’engager ou non des poursuites sont prises par le Parlement après avoir pris connaissance de l’avis de la commission parlementaire du droit constitutionnel . Le Groupe d’États contre la corruption (GRECO) du Conseil de l’Europe a fait part de ses préoccupations quant aux pouvoirs limités de cette procédure en matière d’enquête et de poursuite, ce qui pourrait poser des problèmes dans le cadre des affaires de corruption à haut niveau.
Le code de conduite pour les fonctionnaires et les personnes occupant de hautes fonctions de l’exécutif, qui consolide les lignes directrices existantes, a été publié le 7 mai 2021. Jusqu’à présent, le cadre déontologique des fonctionnaires n’était pas consolidé et relevait de plusieurs actes législatifs . Le code de conduite unifie les règles concernant les valeurs, les obligations générales, les activités accessoires, les cadeaux et les avantages et est contraignant à l’égard de tous les fonctionnaires, y compris les personnes occupant de hautes fonctions de l’exécutif, à l’exclusion des ministres . Le ministère des finances a également mis à jour, le 1er mai 2021, le document d’orientation sur les invitations, les avantages et les cadeaux reçus par les fonctionnaires. En automne 2020, un document d’orientation sur les cadeaux et leur enregistrement a été fourni aux ministres.
Le lobbying n’est toujours pas réglementé en Finlande et une législation sur le registre de transparence est en cours d’élaboration. Le ministère de la justice a récemment publié un rapport examinant les pratiques de lobbying en Finlande . Le rapport définit le lobbying comme une pratique très répandue qui reste souvent dans l’ombre. Un groupe de travail parlementaire spécialisé poursuit ses travaux sur la législation relative à un registre de transparence, afin d’améliorer le processus décisionnel et de renforcer la confiance des citoyens. Dans un premier temps, il est envisagé d’imposer une obligation d’enregistrement aux lobbyistes qui influencent les décisions au niveau du gouvernement central, à l’exclusion des gouvernements locaux et régionaux, mais il est probable que son champ d’application soit étendu à l’avenir . La loi sur le registre de transparence devrait entrer en vigueur en 2023, dans l’objectif d’introduire simultanément un registre électronique .
Le gouvernement élabore des propositions législatives appelant à une réglementation plus stricte du «(rétro-)pantouflage». Une proposition gouvernementale visant à réduire la période d’attente de 6 à 12 mois pour les fonctionnaires devrait être soumise au Parlement à l’automne 2021. En ce qui concerne les ministres, le gouvernement élabore actuellement un projet législatif relatif à la limitation du «(rétro-)pantouflage» en vue de résoudre les conflits d’intérêts potentiels surgissant lorsqu’ils quittent leur poste au sein de la fonction publique. Cette proposition devait être soumise au Parlement au printemps 2021 . Le phénomène du «(rétro-)pantouflage» a fait l’objet de nombreuses discussions, car plusieurs cas ont été signalés par les médias nationaux. La notion de conflit d’intérêts n’est toujours pas définie dans la législation, bien que des recommandations aient été formulées précédemment en vue d’établir ou d’améliorer un système formel de contrôle des formulaires de déclaration et de divulgation des ministres et d’autres personnes occupant de hautes fonctions de l’exécutif.
Un groupe de travail parlementaire examine la législation sur le financement des partis politiques et des campagnes électorales. Le financement des partis politiques est contrôlé par le Bureau national d’audit. Toutefois, on craint que les règles actuelles présentent des lacunes qui permettraient de ne pas divulguer l’origine de toutes les contributions financières. Dans le cadre du programme national pour la démocratie, un groupe de travail parlementaire examine l’évolution de la législation sur les élections, les partis et le financement des partis et publiera son rapport en 2021 .
Le système de déclaration de la situation patrimoniale est en cours de révision. La déclaration de situation patrimoniale pour les hauts fonctionnaires est régie par la loi sur les fonctionnaires du gouvernement central . Une modification législative, qui étendrait l’obligation de déclaration de la situation patrimoniale aux conseillers spéciaux des ministres, devrait être soumise au Parlement au cours de l’année 2021. Des modifications sont également envisagées pour les fonctionnaires en vue de limiter leur pouvoir discrétionnaire en ce qui concerne les informations à inclure dans leur déclaration d’intérêts et la mesure dans laquelle les informations doivent être considérées comme pertinentes pour évaluer leur capacité à exercer leurs fonctions en toute indépendance .
Une législation sur la protection des lanceurs d’alerte est en cours de préparation. Il n’existe aucune législation générale relative à la protection des lanceurs d’alerte et les cas de violation du droit signalés ont été traités en ayant recours à des législations spécifiques, comme le droit du travail et le droit pénal. La Finlande prépare actuellement une nouvelle législation sur la protection des lanceurs d’alerte afin de mettre en œuvre au niveau national la directive de l’Union sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union. Elle devrait entrer en vigueur à la mi-décembre 2021. De son côté, le ministère des finances a mis sur pied un groupe de travail en mars 2021 chargé de mettre en place un canal technique de communication permettant de signaler les irrégularités aux organisations gouvernementales; cette mesure a trait à la mise en œuvre de la directive de l’Union sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union.
La législation en matière de lutte contre la corruption et d’autres mesures ont été appliquées comme d’ordinaire au cours de la pandémie de COVID-19. Le Bureau national d’enquête suit et analyse l’incidence de la pandémie de COVID-19 sur la corruption. Même si, en général, la corruption n’est pas perçue comme un défi majeur dans le secteur des soins de santé en Finlande, les autorités compétentes sont conscientes de l’augmentation des risques pendant la pandémie de COVID-19 et une stratégie est actuellement élaborée sous la direction du ministère des finances, en collaboration avec les municipalités, pour établir des pratiques plus efficaces et plus durables en matière de marchés publics afin de réduire ce risque .
III.Pluralisme et liberté des médias
En Finlande, la liberté d’expression est protégée par la Constitution, qui garantit également l’accès aux documents publics. La Finlande exige que les fournisseurs de services de médias mettent à la disposition du public des informations relatives à leur structure de propriété. Les missions et compétences de l’Agence finlandaise des transports et des communications (Traficom), l’autorité de régulation des médias, sont garanties par la loi. Une législation a été adoptée pour transposer la directive révisée sur les services de médias audiovisuels .
L’autorité de régulation des médias, l’Agence finlandaise des transports et des communications (Traficom), fonctionne de manière indépendante et efficace, mais sa situation économique reste difficile . La dernière édition de l’instrument de surveillance du pluralisme des médias (Media Pluralism Monitor, MPM 2021) indique que le régulateur des médias est équitable et transparent. D’après le MPM, si les risques sont élevés, c’est uniquement en raison du contrôle budgétaire partiel exercé par le gouvernement sur l’agence et de son budget insuffisant. L’autorité a signalé qu’elle pourrait potentiellement licencier jusqu’à 56 personnes sur environ 1 000 membres du personnel. Malgré ces défis, Traficom a récemment connu une légère augmentation de ses ressources humaines allouées aux tâches de surveillance des médias. De son côté, l’Institut national de l’audiovisuel, un autre organisme indépendant dans le domaine des médias exerçant des fonctions plus spécialisées , signale que ses ressources ont légèrement augmenté par rapport à l’année précédente et a été en mesure de recruter de nouveaux agents.
La nouvelle législation a amélioré la transparence de la propriété des médias . Dans le cadre de la transposition nationale de la directive SMA , de nouveaux règlements sont entrés en vigueur en Finlande en janvier 2021 , obligeant les fournisseurs de services de médias à mettre à la disposition du public des informations relatives à leur structure de propriété. Auparavant, il n’existait pas de règles spécifiques régissant la transparence de la propriété des médias, même si la divulgation volontaire était une pratique courante, et les règles générales en matière de publicité pour les sociétés à responsabilité limitée s’appliquaient aux entreprises de médias . Le MPM souligne que la concentration des médias d’information reste très élevée en Finlande.
Le gouvernement a accordé des subventions afin d’aider le secteur des médias à faire face à la crise de la COVID-19. En octobre 2020, le gouvernement a accordé une subvention de 7,5 millions d’EUR en vue de soutenir les médias produisant des contenus touchés par la pandémie de COVID-19, d’accroître l’offre de contenus journalistiques diversifiés et de promouvoir le journalisme aux niveaux local, régional et national . Cette subvention a été accordée à toutes les entreprises de médias qui remplissaient les critères d’éligibilité, qui étaient principalement d’ordre économique; par exemple, elles devaient apporter la preuve qu’elles avaient connu une baisse de leurs ventes publicitaires. Néanmoins, les parties prenantes soulignent que certaines entreprises de médias de taille moyenne ne pouvaient pas remplir tous les critères d’éligibilité . Un groupe de travail désigné par le ministère des transports et des communications examinera s’il y a lieu d’introduire un mécanisme d’aide plus pérenne afin de soutenir le journalisme en Finlande .
En réponse au programme du gouvernement, le ministère de la justice envisage de mettre à jour la loi sur la transparence des activités du gouvernement . Le gouvernement évaluera, entre autres, si la loi pourrait s’appliquer aux données et aux informations dans un sens plus général et s’il serait possible d’élargir son champ d’application pour qu’elle couvre les entités juridiques détenues ou contrôlées par le secteur public . L’application de la loi sera également renforcée. Ces dernières années, on observe toujours une tendance à une interprétation plus stricte des règles par certaines autorités, dont la police. Le ministère de la justice a chargé un groupe de travail d’évaluer et de préciser, de façon progressive, si le champ d’application est suffisant et s’il existe des lacunes dans la législation actuelle, et d’apporter des solutions à ces problèmes, et ce, jusqu’en juin 2023. L’évaluation portera sur les changements structurels ainsi que sur la numérisation. Plus tard en 2021, le groupe de travail présentera une proposition sur la question de savoir s’il est nécessaire d’apporter de toute urgence des modifications à la législation . Dans l’ensemble, cette initiative est accueillie favorablement par les organisations non gouvernementales. Il est également préconisé de parvenir à un meilleur équilibre entre la protection de la vie privée et l’accessibilité des informations d’intérêt public .
Plusieurs réformes législatives sont en cours de préparation en vue de lutter contre le harcèlement des journalistes en ligne . Le ministère de la justice a publié une proposition gouvernementale en vue de modifier le code pénal pour permettre aux procureurs, dans certains cas, d’engager des poursuites pour le compte de la victime en cas de menaces et de ciblage illégaux. La modification a pour objectif d’aborder la question de la vulnérabilité des journalistes indépendants et des personnes occupant un emploi public et devrait entrer en vigueur à l'automne 2021 . Afin de lutter contre les discours haineux à l’égard des femmes journalistes, le ministère de la justice a également commencé à préparer une autre modification du code pénal en vue d’inclure le genre parmi les motifs justifiant l’application d’une peine plus sévère pour la commission d’une infraction (de quelque nature que ce soit) . Ces mesures semblent avoir reçu un accueil largement favorable de la part de la communauté des journalistes, en particulier celles qui concernent la lutte contre les menaces en ligne . De plus, le gouvernement examine la nécessité de renforcer les mesures d’éloignement, qui permettent de protéger la vie, la santé, la liberté ou la tranquillité d’une personne en empêchant une autre personne de rentrer en contact avec elle, et ainsi de prévenir d’éventuels délits. Le gouvernement examine si le cadre législatif actuel aborde suffisamment les campagnes de haine en ligne et les possibilités d’améliorer l’efficacité des mesures d’éloignement et de réduire le nombre de violations . L’Union des journalistes, conjointement avec les régies publicitaires et les fédérations professionnelles, gère un fonds de soutien pour aider les journalistes qui ont été victimes de menaces ou d’autres formes de harcèlement . Aucune nouvelle alerte n’a été publiée pour la Finlande sur la plateforme du Conseil de l’Europe pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes depuis la publication du rapport 2020 sur l’état de droit . Toutefois, le MPM 2021 signale que les journalistes sont de plus en plus victimes de harcèlement en ligne, prenant le plus souvent la forme de menaces ou de campagnes de dénigrement, et que les femmes journalistes, en particulier, subissent des agressions verbales à caractère sexiste et des menaces de violence sexuelle.
IV.Autres questions institutionnelles en rapport avec l’équilibre des pouvoirs
La Finlande est une démocratie parlementaire monocamérale, dans laquelle les propositions législatives peuvent émaner du gouvernement ou du Parlement (bien que, dans la pratique, la plupart des lois reposent sur des propositions du gouvernement). En l’absence de cour constitutionnelle, le contrôle de constitutionnalité ex ante est assuré par le chancelier de la justice, qui est rattaché au gouvernement, et par la commission du droit constitutionnel, une commission parlementaire qui évalue la constitutionnalité des propositions soumises au Parlement. En outre, toutes les juridictions peuvent procéder à des contrôles de constitutionnalité ex post dans des cas concrets . Le chancelier de la justice, le Centre des droits de l’homme et le médiateur parlementaire jouent un rôle important dans le système d’équilibre des pouvoirs.
Le plan d’action 2020 pour une meilleure réglementation vise à améliorer la qualité, la planification et la transparence de la législation. En août 2020, le gouvernement a adopté un plan d’action pour une meilleure réglementation afin d’améliorer encore la qualité et la transparence du processus d’élaboration des actes législatifs . Le plan prévoit de mener des activités visant à améliorer la planification systématique de la législation, de renforcer la transparence et de poursuivre les consultations des parties prenantes, d’établir des analyses d’impact, d’adopter une approche systématique de l’évaluation ex post et de mieux tirer parti des avantages de la technologie et de la numérisation dans le processus législatif. Le plan d’action s’appuie sur un plan de mise en œuvre .
Le recours aux pouvoirs d’urgence et à d’autres mesures dans le contexte de la pandémie de COVID-19 a systématiquement été soumis à un contrôle de constitutionnalité ex ante. L’exercice des pouvoirs d’urgence n’est autorisé qu’en cas d’état d’urgence, qui peut être déclaré par le gouvernement, conjointement avec le président. L’adoption de mesures d’urgence se déroule en plusieurs étapes et elle est soumise à l’approbation du Parlement et à un contrôle de constitutionnalité mené par le chancelier de la justice et par la commission parlementaire du droit constitutionnel . Le recours aux pouvoirs d’urgence doit répondre à plusieurs exigences, telles que les principes de nécessité et de proportionnalité, et doit être limité dans le temps. Le gouvernement finlandais a eu recours aux pouvoirs d’urgence entre le 16 mars et le 16 juin 2020, puis l’état d’urgence a été une nouvelle fois proclamé entre le 1er mars 2021 et le 27 avril 2021. La majorité des mesures prises dans le cadre de la pandémie de COVID-19 étaient fondées sur la législation ordinaire . Le chancelier de la justice a constaté qu’en général les principes de l’état de droit avaient été bien respectés, bien que des problèmes aient été détectés, notamment l’application excessivement large de la législation ordinaire et, dans certains cas, la motivation insuffisante des mesures d’urgence. La commission parlementaire du droit constitutionnel a attiré l’attention sur la nécessité de procéder à un examen approfondi de la réglementation de l’état d’urgence une fois que la situation exceptionnelle que nous connaissons actuellement aura pris fin.
Une proposition de loi visant à préciser la répartition des compétences entre le chancelier de la justice et le médiateur parlementaire devrait être soumise au Parlement. Le chancelier de la justice et le médiateur parlementaire sont les deux gardiens indépendants de la légalité et des droits fondamentaux prévus par la Constitution finlandaise. Ils sont chargés de tâches similaires et concomitantes consistant à surveiller les activités des autorités publiques et à contrôler le respect des principes de légalité et d’état de droit dans l’exercice de l’autorité publique par le gouvernement, les institutions publiques et les tribunaux , bien qu’une certaine spécialisation existe dans la pratique . Une réforme a été lancée en 2018, afin de réduire les chevauchements entre les tâches de ces institutions et de faire en sorte qu’elles se spécialisent davantage. L’adoption de la réforme a été retardée par la pandémie de COVID-19; la réforme devrait être soumise au Parlement à l’automne 2021 . La réforme a été activement encouragée par le médiateur parlementaire et le chancelier de la justice, notamment parce qu’ils estiment qu’elle permettra d’accroître leur efficience dans l’exécution de leurs missions. Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, la charge de travail a considérablement augmenté, étant donné que la pandémie a donné lieu au dépôt d’un certain nombre de plaintes auprès des deux institutions contre les mesures adoptées par les autorités et que le chancelier de la justice était tenu d’assurer un contrôle préalable de la légalité des actes législatifs relatifs à la pandémie de COVID-19.
Le nouveau Conseil consultatif pour la politique de la société civile, qui joue un rôle important pour l’espace civil, sera élu en automne. L’espace dévolu à la société civile en Finlande est considéré comme ouvert . En plus de participer aux consultations formelles sur les nouvelles législations, les organisations de la société civile participent depuis longtemps à la préparation des politiques gouvernementales, bien que leur niveau d’implication varie selon les institutions gouvernementales . L’un des mécanismes visant à associer la société civile au processus décisionnel est le Conseil consultatif pour la politique de la société civile, une plateforme chargée d’encourager les interactions entre les autorités publiques et la société civile et d’améliorer le cadre applicable à la société civile. Le Conseil est composé de représentants d’organisations de la société civile et de plusieurs autorités gouvernementales. Le Conseil formule des recommandations concernant la politique de la société civile, qui, de son point de vue, sont dûment prises en considération par les autorités . Le mandat du précédent Conseil a pris fin en février 2021 et un nouveau Conseil devrait être élu à l’automne 2021. Le précédent Conseil s’était axé sur deux principaux domaines, à savoir le renforcement de l’autonomie des organisations de la société civile et l’incidence de la mondialisation sur les organisations de la société civile.
Annexe I: liste des sources par ordre alphabétique*
* La liste des contributions reçues dans le cadre de la consultation préalable à l’élaboration du rapport 2021 sur l’état de droit peut être consultée à l’adresse ( https://ec.europa.eu/info/policies/justice-and-fundamental-rights/upholding-rule-law/rule-law/rule-law-mechanism/2021-rule-law-report-targeted-stakeholder-consultation_fr ).
Bureau national d’audit (2021), Oversight of Election Campaign and Political Party Financing ( Oversight of Election Campaign and Political Party Financing (vaalirahoitusvalvonta.fi) .
Centre pour le pluralisme et la liberté des médias (2021), Media pluralism monitor 2021 ( https://cmpf.eui.eu/media-pluralism-monitor/mpm-2021/ ).
CEPEJ (2020), Study on the functioning of judicial systems in the EU Member States.
Chancelier de la justice (2021), Contribution au rapport 2021 sur l’état de droit.
CIVICUS, Monitor CIVICUS, outil de surveillance de l’espace civique – Finlande ( https://monitor.civicus.org/country/finland/ ).
Commission européenne (2020), Rapport sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Finlande.
Commission européenne (2021), Tableau de bord de la justice dans l’UE.
Conseil de l’Europe, Plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes – Finlande ( https://www.coe.int/fr/web/media-freedom/finland ).
Direction générale de la communication (2020), rapport Eurobaromètre spécial 502 sur la corruption.
Direction générale de la communication (2020), rapport Eurobaromètre Flash 482 sur les entreprises et la corruption dans l’UE.
Directive (UE) 2019/1937 sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union.
Directive 2010/13/UE visant à la coordination de certaines dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à la fourniture de services de médias audiovisuels (directive «Services de médias audiovisuels»).
Gouvernement finlandais (2019), Programme du gouvernement, Inclusive and competent Finland – a socially, economically and ecologically sustainable society.
Gouvernement finlandais (2020), Paremman sääntelyn kokonaisvaltaisen ohjelman toteuttamissuunnitelma ( https://api.hankeikkuna.fi/asiakirjat/6319b68b-eb2a-4cf2-a88d-fdcf6b6773dd/4674d456-c494-48b3-b693-0b419e224882/LIITE_20200818131744.pdf ).
Gouvernement finlandais (2020), Paremman sääntelyn toimintaohjelma ( https://valtioneuvosto.fi/-/1410853/paremman-saantelyn-toimintaohjelmalla-tehostetaan-lainvalmistelua ).
Gouvernement finlandais (2020), Rapport du rapporteur nommé par le gouvernement sur les campagnes de haine, Järjestelmällinen häirintä ja maalittaminen: Lainsäädännön arviointia ( https://julkaisut.valtioneuvosto.fi/handle/10024/162579 ).
Gouvernement finlandais (2020), Selvitys julkisen oikeusavun tulorajojen vaikutuksista ( https://tietokayttoon.fi/-/selvitys-julkisen-oikeusavun-tulorajojen-vaikutuksista ).
Gouvernement finlandais (2021), Contribution de la Finlande au rapport 2020 sur l’état de droit.
Gouvernement finlandais (2021), Virkamieseettinen toimintaohje ( https://julkaisut.valtioneuvosto.fi/handle/10024/163089 ).
GRECO (2017), Cinquième cycle d’évaluation – Rapport d’évaluation pour la Finlande concernant la prévention de la corruption et la promotion de l’intégrité au sein des gouvernements centraux (hautes fonctions de l’exécutif) et des services répressifs.
Hirvola, Aino, Mikkonen, Salla, Skippari, Mika et Tiensuu, Paul (2021), Kohti avoimempaa lobbausta: Lobbauksen nykytila Suomessa valtiollisella tasolla, (Oikeusministeriön julkaisuja, Selvityksiä ja ohjeita 2021) ( https://julkaisut.valtioneuvosto.fi/bitstream/handle/10024/162855/OM_2021_6_SO.pdf?sequence=1&isAllowed=y ).
Ministère de la justice (2019), communiqué de presse du 12 mars 2019, Preparation of transparency register begins ( https://oikeusministerio.fi/-/avoimuusrekisterin-valmistelu-alkaa?languageId=en_US ).
Ministère de la justice (2019), Portail d’information sur les projets gouvernementaux (registre de transparence) ( https://oikeusministerio.fi/en/project?tunnus=OM033:00/2019 ).
Ministère de la justice (2020), communiqué de presse du 24 avril 2020, Työryhmä valmistelemaan korruptionvastaista strategiaa, en finnois et en suédois ( https://valtioneuvosto.fi/-/1410853/tyoryhma-valmistelemaan-korruptionvastaista-strategiaa ).
Ministère de la justice (2020), Julkisuuslain soveltamisalan laajentaminen – lausuntotiivistelmä 2020:13 ( https://julkaisut.valtioneuvosto.fi/bitstream/handle/10024/162509/OM_2020_13_ML.pdf?sequence=1 ).
Ministère de la justice (2021), communiqué de presse, Comprehensive and long-term approach to combat corruption (Korruptiota torjutaan kokonaisvaltaisesti ja pitkäjänteisesti) ( https://oikeusministerio.fi/en/-/comprehensive-and-long-term-approach-to-combat-corruption ).
Ministère de la justice, Combatting corruption in Finland ( Combating corruption in Finland - Anti-corruption.fi (korruptiontorjunta.fi) .
Ministère des affaires économiques et de l’emploi (2020), Anti-corruption Guide for SMEs ( https://julkaisut.valtioneuvosto.fi/handle/10024/162227 ).
Ministère des finances (2021), Työryhma ilmoituskanavapalvelun valmistelemiseksi unionin oikeuden rikkomisesta ilmoittaville henkilöille ( https://api.hankeikkuna.fi/asiakirjat/3476e3a2-b415-4704-b68a-1a451c15bf6b/ad5d57c2-418f-4652-9daf-71fc01b821d0/ASETTAMISPAATOS_20210429060832.pdf ).
Ministère des finances (2021), Vieraanvaraisuudesta, eduista ja lahjoista ( Määräys tai Ohje (vm.fi) ).
OCDE (2017), Implementing the OECD anti-bribery convention. Phase 4 two-year follow-up report: Finland ( https://www.oecd.org/corruption/Finland-phase-4-follow-up-report-ENG.pdf ).
OCDE (2020), Implementing the OECD anti-bribery convention. Phase 4 written follow-up report by Finland ( https://www.oecd.org/officialdocuments/publicdisplaydocumentpdf/?cote=DAF/WGB(2019)3/FINAL&docLanguage=En ).
OCDE (2020), actualités sur la corruption du 20 octobre 2020, OECD recognises Finland’s commitment to combat corruption, but is concerned about lack of foreign bribery enforcement ( https://www.oecd.org/corruption/oecd-recognises-finland-s-commitment-to-combat-corruption-but-is-concerned-about-lack-of-foreign-bribery-enforcement.htm ).
Parquet national (2019), communiqué de presse du 30 septembre 2019, The National Prosecution Authority will start to operate as a single bureau on 1 October, ( https://syyttajalaitos.fi/en/-/syyttajalaitos-aloittaa-toimintansa-yhtena-virastona-1-lokakuuta ).
Parquet national (2021), Syyttäjälaitoksen tilinpäätös 2020.
Reporters sans frontières – Finlande ( https://rsf.org/fr/finlande ).
Réseau européen des conseils de la justice (2021), Contribution du RECJ au rapport 2021 sur l’état de droit de la Commission européenne.
Transparency International (2021), Indice 2020 de perception de la corruption.
Union des journalistes finlandais, Journalists’ Support Fund launched, 3 décembre 2019 ( https://journalistiliitto.fi/en/journalists-support-fund-launched/ ).
YLE, Traficom irtisanoo enintään 56 henkeä, 12 mai 2021 ( https://yle.fi/uutiset/3-11929800 )
Annexe II: visite en Finlande
Les services de la Commission ont tenu des réunions virtuelles en mars 2021 avec:
·le réseau de coopération dans la lutte contre la corruption
·le président du précédent Conseil consultatif pour la politique de la société civile
·le chancelier de la justice
·le Conseil des médias de la Finlande
·la cellule de renseignement financier
·l’Association finlandaise des juges
·l’Association des barreaux finlandais
·l’Association finlandaise des médias
·le Conseil de formation judiciaire
·le ministère des affaires économiques et de l’emploi
·le ministère des finances
·le ministère de la justice
·le ministère des transports et des communications
·le ministère des affaires sociales et de la santé
·l’Institut national de l’audiovisuel
·le Bureau national d’enquête
·l’Administration judiciaire nationale
·le Parquet national
·le médiateur parlementaire
·le cabinet du Premier ministre
·la Cour suprême
·Traficom
·Transparency International Finland
·l’Union des journalistes finlandais
* La Commission a également rencontré les organisations suivantes dans le cadre d’un certain nombre de réunions horizontales:
·Amnesty International
·le Centre pour les droits reproductifs
·CIVICUS
·Civil Liberties Union for Europe
·Société civile Europe
·la Conférence des églises européennes
·EuroCommerce
·European Center for Not-for-Profit Law
·le Centre européen pour la liberté de la presse et des médias
·le Forum civique européen
·la Fédération européenne des journalistes
·le Partenariat européen pour la démocratie
·le Forum européen de la jeunesse
·Front Line Defenders
·Human Rights House Foundation
·Human Rights Watch
·ILGA-Europe
·la Commission internationale de juristes
·la Fédération internationale pour les droits humains
·le réseau européen de la Fédération internationale pour le planning familial (RE FIPF)
·l’Institut international de la presse
·le Comité néerlandais d’Helsinki
·Open Society European Policy Institute
·Philanthropy Advocacy
·Protection International
·Reporters sans frontières
·Transparency International EU