LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52021SC0716
Acte préparatoire52021SC0716

Acte préparatoire — 52021SC0716

CELEX52021SC0716
TypeActe préparatoire
Datemardi 20 juillet 2021

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 20.7.2021

SWD(2021) 716 final

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION

Rapport 2021 sur l'état de droit







Chapitre consacré à la situation de l'état de droit en Italie



accompagnant le document:


COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ETAU COMITÉ DES RÉGIONS

Rapport 2021 sur l'état de droit



La situation de l’état de droit dans l’Union européenne

{COM(2021) 700 final} - {SWD(2021) 701 final} - {SWD(2021) 702 final} - {SWD(2021) 703 final} - {SWD(2021) 704 final} - {SWD(2021) 705 final} - {SWD(2021) 706 final} - {SWD(2021) 707 final} - {SWD(2021) 708 final} - {SWD(2021) 709 final} - {SWD(2021) 710 final} - {SWD(2021) 711 final} - {SWD(2021) 712 final} - {SWD(2021) 713 final} - {SWD(2021) 714 final} - {SWD(2021) 715 final} - {SWD(2021) 717 final} - {SWD(2021) 718 final} - {SWD(2021) 719 final} - {SWD(2021) 720 final} - {SWD(2021) 721 final} - {SWD(2021) 722 final} - {SWD(2021) 723 final} - {SWD(2021) 724 final} - {SWD(2021) 725 final} - {SWD(2021) 726 final} - {SWD(2021) 727 final}


Résumé

Le système de justice italien continue de faire l’objet d’une série de réformes visant à améliorer sa qualité et son efficience, qui reposent notamment sur des projets de loi ayant pour objectif de rationaliser les procédures civiles et pénales, dont l’examen est toujours en cours au Parlement. La numérisation du système de justice se poursuit, les ressources humaines ont été augmentées et devraient continuer de s’étoffer. Ces mesures s’avèrent particulièrement importantes pour remédier aux graves problèmes d’efficience du système de justice, notamment à l’arriéré judiciaire et à la durée des procédures. Le projet de loi concernant le Conseil supérieur de la magistrature et d’autres aspects du système de justice, qui vise à renforcer l’indépendance de la justice, fait encore l’objet de discussions au Parlement. Ce projet de loi a notamment pour but de modifier le mode d’élection des membres du Conseil. Il importe que ces réformes soient menées dans le respect des recommandations du Conseil de l’Europe.

L’Italie continue de renforcer son cadre législatif de lutte contre la corruption et les délits de corruption. La coopération entre les enquêteurs et les procureurs en charge des affaires de corruption et des délits de corruption, leur spécialisation et les ressources dont ils disposent sont généralement considérées comme suffisantes pour réprimer la corruption, y compris la corruption à haut niveau. Un manque de ressources ainsi qu’une expérience et une expertise juridique limitées affectent la capacité des autorités répressives à poursuivre et à traduire en justice les auteurs de corruption transnationale de manière efficace. Une durée excessive d’écoulement du stock d’affaires pendantes, notamment en ce qui concerne les recours, continue de constituer une entrave à la lutte contre la corruption, et des réformes de grande ampleur visant à rationaliser les procédures pénales sont encore en discussion au Parlement. Plusieurs propositions et amendements législatifs ayant pour but de renforcer les mesures de prévention contre la corruption sont pendants, notamment en ce qui concerne les conflits d’intérêts, le lobbying et le «(rétro-)pantouflage». La pandémie de COVID-19 a sensiblement accru le risque de corruption et de délits de corruption visant à infiltrer davantage l’économie légale italienne.

L’Italie dispose d’un cadre législatif solide pour régir le secteur des médias ainsi que d’une autorité de régulation des médias indépendante, efficace et dotées de ressources suffisantes. La réforme prévue des lois italiennes sur la diffamation est encore en cours d’examen au Parlement tandis que l’indépendance politique des médias italiens reste un sujet de préoccupation, en particulier dans le secteur audiovisuel. Les plans de sauvetage adoptés en 2020 par le gouvernement pour contrebalancer l’incidence financière de la pandémie de COVID-19 comportaient des mesures relatives aux médias. Les nombreuses agressions physiques, menaces de mort et autres formes d’intimidation à l’encontre des journalistes restent sources de préoccupation.

En ce qui concerne l’équilibre des pouvoirs, l’état d’urgence instauré pour faire face à la pandémie de COVID-19 est toujours en vigueur, mais le gouvernement adopte des mesures pour lever progressivement les restrictions. Une nouvelle proposition visant à renforcer le rôle du Parlement dans les situations d’urgence est en cours de discussion. Le recours aux consultations publiques et aux analyses d’impact ex post de la réglementation, quoiqu'un peu plus fréquent, n'est toujours pas systématique. Un projet de loi visant à mettre en place une institution indépendante des droits de l’homme est actuellement débattu au Parlement. Des progrès ont été enregistrés en ce qui concerne la législation relative aux organisations de la société civile qui s'occupent des migrants, notamment l'adoption de dispositions régissant les activités des organisations de la société civile qui mènent des opérations de recherche et de sauvetage en mer. Des préoccupations subsistent néanmoins dans un contexte général dans lequel la gestion des migrations dans l'UE est problématique.



I.Système de justice

La structure du système de justice 1 est définie dans la Constitution, laquelle consacre son indépendance et son autonomie 2 . La Cour constitutionnelle se prononce sur les différends concernant la constitutionnalité des lois 3 . Les juridictions ordinaires sont compétentes en matière civile et pénale et sont organisées en trois niveaux d’instance. Le premier niveau est constitué par les juges de paix, les juridictions ordinaires et les tribunaux pour mineurs. Les cours d’appel et la Cour suprême de cassation forment respectivement les deuxième et troisième niveaux. La justice administrative est rendue dans les juridictions de première instance et de deuxième instance. La compétence en matière comptable est exercée par la Cour des comptes bureaux centraux et régionaux). En matière fiscale, les tribunaux compétents sont les tribunaux fiscaux de première et de deuxième instance ainsi que, au plus haut niveau, la Cour suprême de cassation. La structure du ministère public 4 reflète celle des tribunaux. L’Italie participe au Parquet européen. Conformément au principe d’unité du pouvoir judiciaire, les juges ordinaires et les procureurs généraux sont tous des magistrats. Leur structure de carrière est identique et ils relèvent tous du Conseil supérieur de la magistrature (Consiglio Superiore della Magistratura – CSM). Les magistrats administratifs, financiers et fiscaux disposent de leurs propres organes autonomes. Le Conseil national des barreaux est un organe indépendant et autonome établi par la loi.

Indépendance

Le niveau de perception de l’indépendance du système de justice en Italie reste faible. En dépit d’une légère hausse par rapport à l’année dernière, seuls 34 % des membres du grand public considèrent que cette indépendance est «plutôt satisfaisante ou très satisfaisante». Le pourcentage enregistré auprès des entreprises a encore baissé, ce qui confirme la tendance à la baisse des deux dernières années. Désormais, 29 % seulement des entreprises considèrent que l’indépendance du système de justice est «plutôt satisfaisante ou très satisfaisante» 5 . Au cours des cinq dernières années, le niveau de perception de l’indépendance du système de justice est resté faible.

Le projet de loi visant à remédier aux problèmes que rencontre le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), notamment le mode d'élection des membres qui le composent, est encore en discussion au Parlement. Le Conseil supérieur de la magistrature a été confronté à des problèmes concernant la représentativité de ses membres et la transparence de sa procédure de nomination aux hautes fonctions judiciaires 6 . Le projet de loi proposé par le gouvernement en août 2020 vise à garantir l’indépendance des membres du CSM 7 vis-à-vis des associations professionnelles, notamment en modifiant les règles qui président à l’élection de ses membres et en renforçant la diversité des membres du Conseil du point de vue de l’origine territoriale et de l’égalité entre les femmes et les hommes. Il a également pour objectif d’établir une ligne de démarcation plus stricte entre les fonctions juridictionnelles et politiques 8 . En avril 2021, le CSM a rendu plusieurs avis 9 sur le projet de loi, dont il a relevé les éléments positifs (par exemple, l’organisation des bureaux judiciaires 10 , notamment du ministère public, et une transparence accrue de la procédure de nomination aux hautes fonctions 11 et de certaines règles relatives aux évaluations professionnelles des magistrats 12 ). Il a également exprimé des craintes, notamment en ce qui concerne le système d’élection, mettant en avant le risque de marginalisation des minorités, le pouvoir discrétionnaire du ministère de la justice en matière de constitution des collèges électoraux avant les élections, ainsi que la réduction potentielle du pluralisme de la magistrature 13 . En ce qui concerne le régime disciplinaire, le CSM a souligné le risque d’imprécision dans la définition des nouvelles infractions disciplinaires 14 . Le 26 mars 2021, le GRECO 15 a adopté son deuxième rapport de conformité lequel a abordé la question de la participation directe des magistrats à la vie politique. En dépit de l'avancée que constitue le projet de loi, il a été considéré que la recommandation n’a été que partiellement mise en œuvre puisque le projet de loi doit encore être adopté 16 . En mars 2021, de nouvelles orientations stratégiques pour la justice 17 ont été présentées au Parlement par le ministre de la justice 18 . Il importe que ces réformes soient menées dans le respect des recommandations du Conseil de l’Europe relatives au Conseil de la magistrature, notamment en ce qui concerne la sélection de ses membres 19 , ainsi qu'au statut, à la carrière, à la responsabilité et au régime disciplinaire des magistrats 20 . L’Italie coopère à cet égard avec le Conseil de l’Europe.

Des mesures supplémentaires ont été prises pour résoudre les problèmes d’intégrité 21 . Le CSM a continué d’instaurer des règles visant à promouvoir la transparence et la nomination fondée sur le mérite aux postes élevés 22 . Par ailleurs, pour renforcer davantage l’indépendance de la justice, le CSM a pris des mesures en vue d’arrêter des dispositions détaillées concernant la déclaration et le contrôle systématique du patrimoine des magistrats, qui ont été accueillies favorablement par le GRECO 23 . Le CSM a également ouvert un certain nombre de procédures disciplinaires 24 et tient compte, en vue des évaluations professionnelles et des nominations aux postes de direction à venir 25 , des problèmes d’intégrité révélés en 2020 par l’enquête pénale qui a entraîné la démission de cinq de ses membres 26 . En outre, l’Association nationale des magistrats a commencé à appliquer des sanctions disciplinaires à ses membres en cas de violation du code de déontologie des magistrats 27 .

Qualité

Les ressources humaines sont renforcées et il est prévu de recruter du personnel judiciaire et administratif supplémentaire. À la suite de l’avis rendu par le CSM 28 , en septembre 2020, le ministère de la justice 29 a réparti les 600 postes de magistrat supplémentaires entre les plus hautes juridictions et le ministère public (70 unités), les juridictions de première et de deuxième instance (422 unités) et la task force «Tableaux d'effectifs flexibles» 30 (176 unités). En mars 2021, de nouveaux effectifs (285 magistrats) ont commencé leur stage. Après une première suspension due à la pandémie de COVID-19, les concours ont désormais repris 31 . En 2020 et 2021, plus de 2 000 membres du personnel administratif ont été recrutés au moyen de procédures numérisées 32 . À la suite de la publication du rapport 2020 sur l’état de droit, qui a reconnu que la question des ressources humaines représentait un défi particulier pour l'Italie et avait une incidence sur l’efficience du système de justice, le gouvernement a prévu des mesures exceptionnelles 33 visant à renforcer le «bureau du procès» 34 , au sein duquel le personnel administratif et judiciaire coopérera en synergie dans le cadre de modules organisationnels révisés 35 . Ces mesures prévoient le recrutement 36 , sur la base de contrats à durée déterminée de trois ans, d’environ 16 500 titulaires de diplômes universitaires en droit, en économie et commerce et en sciences politiques, qui fourniront un appui technique aux magistrats 37 , et de 1 600 jeunes diplômés universitaires, 750 diplômés spécialisés et 3 000 diplômés de l’enseignement secondaire général, qui assisteront le personnel judiciaire et assureront le suivi des projets du ministère de la justice, tels que la numérisation des procédures et les réformes. Une partie de ce personnel nouvellement recruté sera affectée à la Cour suprême de cassation pour réorganiser les chambres civiles, y compris celles qui s’occupent des affaires fiscales. En ce qui concerne la justice administrative, le nombre d’emplois vacants reste élevé, notamment aux postes de juges de première instance. Cependant, en février 2021, une nouvelle procédure de recrutement de 40 juges (étendue, par la suite, à 60) a été publiée, et une augmentation de 130 postes administratifs est prévue 38 . De nouveaux recrutements dans le secteur de la justice administrative sont également prévus 39 , dans le but de renforcer les bureaux judiciaires, d’améliorer la numérisation et d’assurer le suivi des activités menées dans le cadre des projets. Les nouvelles mesures visant à résorber l’arriéré judiciaire et à réduire la durée des procédures 40 ont pour objectif de donner suite à une recommandation par pays adressée de longue date concernant l’efficience du système de justice 41 .

La numérisation du système de justice continue de s'améliorer dans les juridictions civiles et administratives, tandis qu'il reste des difficultés à surmonter dans les juridictions pénales 42 . La numérisation des procédures engagées devant les juridictions civiles de première et de deuxième instance est terminée 43 , et elle est désormais lancée au niveau de la Cour suprême de cassation (section civile) 44 et de la justice de paix 45 . Elle est toutefois moins avancée dans les procédures pénales 46 , où elle devrait débuter d’ici à la fin du mois de mai 2021. La numérisation du registre utilisé pour la mise sur écoute téléphonique pourrait constituer une première étape. Dans le cas de la justice administrative, pendant la pandémie de COVID-19, l’organisation d’audiences à distance a permis d’accomplir des progrès supplémentaires en matière de numérisation des procédures administratives 47 . En dehors des décisions civiles et pénales de la Cour suprême de cassation 48 , l’accès en ligne aux jugements rendus en première et deuxième instance progresse lentement et devrait être possible d’ici à 2023 uniquement pour les jugements civils 49 . De nouvelles améliorations numériques sont en cours. Elles ont pour but de renforcer les services en ligne des bureaux judiciaires, en actualisant le portail des services en ligne, les registres de courriers électroniques certifiés et les paiements électroniques, et d’améliorer l’accès à certains services grâce au SPID (système public d'identité numérique), à la carte de service nationale et à la carte d’identité électronique. Pendant la pandémie de COVID-19, le travail à distance a accéléré la mise en œuvre de l’accès à distance à certains registres (litiges civils, juridiction gracieuse et conflits du travail, en première et deuxième instance 50 ). Par ailleurs, il est prévu de consentir un important effort de formation afin de renforcer les compétences informatiques des responsables ainsi que des agents permanents et temporaires recrutés pour soutenir la numérisation et résorber l’arriéré 51 . En ce qui concerne le projet de loi relatif à la procédure civile, le gouvernement a élaboré des amendements au projet de texte pour remédier aux difficultés rencontrées en matière d’efficience, notamment en augmentant le niveau de numérisation des systèmes de justice 52 . Une fois finalisés, ces amendements seront transmis au Parlement.

La réforme des tribunaux fiscaux est toujours en cours. La commission d’experts établie par le ministère de la justice et le ministère de l’économie et des finances devrait achever, d’ici au 30 juin 2021, les travaux préparatoires relatifs à la réforme des tribunaux fiscaux de première et de deuxième instance 53 . Cette réforme aurait également pour objectif de réduire le nombre important de nouvelles affaires présentées à la Cour suprême de cassation 54 . Par ailleurs, pour donner suite à la recommandation du GRECO, le Conseil de la présidence de la justice fiscale a mené plusieurs actions de prévention, de contrôle et d’exécution afin de renforcer le professionnalisme et l’intégrité des membres des juridictions fiscales et a adopté des mesures de formation et de renforcement de la numérisation 55 .

Il est prévu d'inscrire dans la loi les normes existantes visant à améliorer la qualité des décisions de justice. Comme indiqué dans le rapport 2020 sur l’état de droit 56 , ces normes sont actuellement inscrites dans un protocole d’accord signé par le CSM et le Conseil national des barreaux et visent à améliorer la clarté et la concision des décisions de justice. Le gouvernement a élaboré les amendements nécessaires à l’inclusion de ces normes dans le projet de loi relatif à la procédure civile 57 .

L’augmentation prévue des services numériques dans les bureaux de proximité pourrait améliorer encore l’accès à la justice. Comme indiqué dans le rapport 2020 sur l’état de droit, un projet concernant la mise en place de bureaux de proximité est mené par le ministère de la justice pour améliorer l’accès aux tribunaux en rendant le service de justice plus proche des citoyens. Des bureaux de proximité 58 sont désormais établis dans quatorze des vingt régions et sont en mesure d’offrir des services homogènes destinés avant tout aux groupes vulnérables grâce à la participation renforcée des autorités locales et à l’utilisation d’instruments numériques 59 (par exemple, envoi de documents électroniques aux bureaux judiciaires et accès aux informations relatives aux affaires en cours au moyen d’une plateforme numérique).

Efficience

La durée des procédures reste un problème de taille 60 . Malgré un taux accru de variation du stock d’affaires pendantes déjà supérieur à 100 % 61 en matière civile, le temps nécessaire estimé pour résoudre les litiges civils et commerciaux reste très élevé 62 . En 2019, la durée d’écoulement du stock d’affaires pendantes a diminué en première et en deuxième instance 63 , tandis qu’elle a augmenté au niveau de la Cour suprême de cassation, principalement à cause des litiges fiscaux et des affaires de protection internationale 64 . En 2020, la Cour suprême de cassation a enregistré une diminution sensible du nombre de nouvelles affaires en matière de protection internationale, tandis que les nouvelles affaires ayant trait à des litiges fiscaux 65 ,pour lesquelles les taux d’annulation sont élevés 66 , restent un problème de taille. Les taux d’irrecevabilité demeurent élevés 67 . En 2020, les tribunaux administratifs ont continué de réduire la durée d’écoulement du stock d’affaires pendantes à tous les niveaux d’instance, en restant toutefois au-dessus de la moyenne 68 . Des résultats positifs continuent d'être observés dans le domaine des marchés publics 69 . L’Italie continue de faire l’objet d’une surveillance renforcée du Comité des ministres du Conseil de l’Europe en ce qui concerne la durée des procédures dans les affaires administratives 70 . Pour ce qui est des procédures pénales, la Cour suprême de cassation a fait état d’une augmentation globale du nombre d'affaires pendantes en 2020 71 , en particulier au niveau d’instance le plus élevé. Cela confirme qu'il est urgent de prendre des mesures afin de gagner en efficience, en particulier au niveau des recours 72 . Par ailleurs, il a été signalé que la moitié des procès en procédure ordinaire devant des juridictions de première instance se concluent par un acquittement 73 . L’Italie continue de faire l’objet d’une surveillance renforcée du Comité des ministres du Conseil de l’Europe en ce qui concerne la durée des procédures dans les affaires pénales 74 .

Les projets de loi visant à remédier aux problèmes d’efficience sont encore en cours d’examen au Parlement 75 . Le gouvernement a présenté des amendements au projet de loi visant à réaliser des gains d’efficience dans les procédures civiles 76 . Ces amendements prévoient, entre autres, de recourir davantage au règlement extrajudiciaire 77 , à l’arbitrage et à la négociation assistée, de mettre davantage l’accent sur les phases préparatoire et introductive des procédures, de poursuivre sur la voie de la numérisation grâce aux audiences à distance, de revoir les filtres de recevabilité au niveau des recours, de simplifier la procédure de recours et de réorganiser le bureau du procès. Dans le domaine de la justice pénale, les mesures envisagées 78 peuvent inclure, entre autres, une amélioration du système de notification, un accès élargi aux procédures spéciales (par exemple, à la transaction judiciaire), une intervention accrue du juge au cours de la phase d’enquête préliminaire, un accès sélectif aux procédures de recours, une réduction de la surpénalisation, et des innovations concernant les sanctions pénales et la justice réparatrice mettant l’accent sur les victimes 79 . Par ailleurs, des amendements spécifiques peuvent être déposés par le gouvernement afin que le bureau du procès gagne en efficience. Le projet de réforme concernant le CSM et d’autres aspects du système de justice inclura probablement des dispositions visant à soutenir et à faciliter les gains d’efficience (par exemple, l'obligation pour les magistrats occupant un poste d'encadrement de couvrir un certain horizon temporel pour garantir une planification adéquate du bureau) 80 .

II.Cadre de lutte contre la corruption

L’autorité nationale anticorruption est la principale autorité chargée de la prévention de la corruption au sein de l’administration publique; elle supervise l’adoption des plans locaux triennaux de lutte contre la corruption. L’unité anticorruption de la brigade financière est chargée des enquêtes et de la prévention en matière de corruption en tant qu’organe répressif spécialisé. La cellule de renseignement financier pour l’Italie, autorité indépendante de la Banque d’Italie, apporte son soutien au ministère public compétent et coopère avec la brigade financière en tant qu’autorité compétente pour la réception des signalements de transactions financières suspectes.

Les experts et les dirigeants d’entreprises estiment que le niveau de corruption reste relativement élevé dans le secteur public. Dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International, publié en 2020, l’Italie obtient un score de 53/100 et se classe au 15e rang dans l’Union européenne et au 52e rang dans le monde 81 . Cette perception a sensiblement augmenté 82 au cours des cinq dernières années 83 .

L’Italie s’est dotée d’un plan national de lutte contre la corruption pour la période 2019-2021. L’autorité nationale anticorruption est l’organe central chargé de coordonner le plan 84 . Ce plan, qui constitue la stratégie globale de prévention de la corruption dans l’administration publique, fixe les principaux objectifs stratégiques en matière de prévention de la corruption, qui sont actualisés chaque année. Les thèmes centraux de la mise à jour 2021 du plan sont les marchés publics ainsi que le rôle et la fonction des responsables anticorruption locaux, qui font office de points de contact au sein de chaque administration locale 85 . D’après l’autorité anticorruption, ces deux questions seront également les thèmes principaux du prochain plan triennal, qui couvrira la période post-2021 86 . Le plan national anticorruption aide les administrations publiques à élaborer et à mettre en œuvre leurs propres plans d’action triennaux 87 . À l’heure actuelle, une attention particulière est portée aux marchés publics et à l’atténuation du risque de corruption. Un système de contrôle existe et les principales parties prenantes estiment qu’il fonctionne bien 88 . En novembre 2020, l’autorité anticorruption a lancé une évaluation pour apprécier le degré de mise en œuvre de ces plans locaux adoptés par les administrations publiques 89 .

Des amendements législatifs visant à lutter de manière plus cohérente contre la corruption et les délits de corruption sont entrés en vigueur. Les amendements 90 apportés au code pénal prévoient notamment des sanctions plus sévères en matière de fraude 91 et ont élargi le champ d’application personnel de la corruption internationale 92 . Par ailleurs, la législation relative aux abus de fonctions a été modifiée par le décret de manière à couvrir exclusivement les violations des règles de conduite prévues par la loi (ou par des actes ayant force de loi) afin de réduire la marge d’appréciation qui existait précédemment 93 .

La coopération entre les institutions qui luttent contre la corruption fonctionne bien, en particulier en ce qui concerne la criminalité organisée. La coopération entre la brigade financière, la cellule de renseignement financier, le ministère public près la Cour des comptes, la direction nationale antimafia et l’autorité anticorruption concernant le signalement d’activités suspectes s’est avérée efficace, notamment pour ce qui est de la corruption dans les procédures de passation des marchés et de l’illégalité dans l’administration publique 94 . De même, la coopération avec l’Agence des douanes et des monopoles est jugée utile pour révéler au grand jour les faits de corruption dans le contexte plus large de l’infiltration de l’économie et de l’administration publique par la criminalité organisée 95 . D’après la brigade financière et les procureurs, les ressources et le niveau de spécialisation des enquêteurs et des procureurs ainsi que leur accès aux informations figurant dans les registres et les bases de données pertinents sont généralement suffisants pour leur permettre de s’acquitter de leurs tâches en matière de répression de la corruption. Malgré les avancées législatives récentes et importantes concernant le cadre juridique 96 , un manque de ressources ainsi qu’une expérience et une expertise juridique limitées affectent la capacité des autorités répressives à poursuivre et à traduire en justice les auteurs de corruption transnationale de manière efficace 97 . Grande exportatrice, l’Italie est récemment passée d’un niveau de lutte active contre la corruption d’agents publics étrangers à un niveau de lutte modérée 98 , bien que l’attention portée à cette forme de criminalité ait sensiblement augmenté au cours des dix dernières années 99 .

La durée excessive d’écoulement du stock d’affaires pendantes continue d’entraver les efforts déployés pour lutter contre la corruption, en particulier au niveau des recours. Un projet de loi de mars 2020 visant à renforcer l’efficience des procès pénaux et à accélérer les procédures en appel est encore en cours d’examen à la Chambre des députés 100 . Des résultats positifs avaient été enregistrés précédemment par les juridictions de première instance et la Cour suprême de cassation en ce qui concerne la réduction de la durée des procès 101 . Il n’existe pas de statistiques actualisées sur les enquêtes de corruption menées par la police ni sur les poursuites engagées et les condamnations prononcées par les juridictions pour l’année 2020. De telles statistiques devraient être publiées au cours de l’année 2021 102 .

Les amendements à la législation relative aux lanceurs d’alerte en sont au stade final du processus législatif. Jusqu’à l’adoption de ces amendements 103 , la protection des lanceurs d’alerte dans le secteur privé restera limitée en raison du caractère volontaire des programmes de conformité que les entreprises n’ont pas toutes mis en œuvre 104 . Dans la pratique, l’autorité anticorruption n’est pas habilitée à recevoir des signalements provenant d’employés du secteur privé ni à infliger des sanctions 105 . L’extension du champ d’application à toutes les entreprises de plus de 50 travailleurs constituera donc une nouvelle étape importante en matière de protection des lanceurs d’alerte dans le secteur privé. En juin 2021, l’autorité anticorruption a publié un nouvel ensemble d’orientations sur le lancement d'alertes 106 .

Une proposition législative sur les conflits d’intérêts pour les parlementaires est encore en cours d’examen au Parlement. Le projet de loi 107 présenté en mai 2019 modifierait et remplacerait presque entièrement les dispositions de la loi nº 215/2004 sur les conflits d’intérêts 108 . Il a été approuvé par la commission des affaires constitutionnelles de la Chambre des députés en octobre 2020 et devrait entrer en vigueur le 1er juillet 2021 109 . La proposition prévoit l’introduction de mesures plus strictes pour les membres des administrations publiques nationales, régionales et locales 110 . La procédure d’adoption d’un code formel de conduite et de déontologie n’est pas encore achevée 111 . Tant que la nouvelle loi ne sera pas entrée en vigueur, la législation applicable aux conflits d’intérêts restera morcelée 112 . De même, la publication des déclarations de patrimoine des membres de la Chambre des députés et du Sénat demeure fragmentée et non transparente 113 .

Les activités de lobbying menées auprès des membres du gouvernement ne sont régies par aucune loi, mais plusieurs projets de loi ont été présentés au Parlement. Ces projets de loi 114 présentent le cadre général des relations avec les représentants d’intérêts sur la base de l’expérience acquise avec les registres de transparence du ministère du développement économique et du ministère du travail 115 . Il n’est fait aucune référence spécifique à l’introduction d’une «empreinte législative», mais le gouvernement s’est engagé, dans le quatrième plan d’action national pour une administration transparente, à constituer un groupe de travail sur la création d’un registre de transparence national uniformisé incluant les agendas publics de tous les décideurs et leurs rencontres avec les lobbyistes 116 . Tant qu’il n’existera pas de registre opérationnel des lobbyistes, y compris une empreinte législative, la législation réglementant les activités de lobbying auprès du gouvernement restera morcelée 117 .

La proposition législative sur les conflits d’intérêts présentée en 2020 prévoit de nouvelles règles relatives à l’après-mandat [«(rétro-)pantouflage»]. Le champ d’application de la proposition 118 couvre les membres du Parlement ainsi que les hauts fonctionnaires, mais pas les fonctionnaires publics directement liés aux ministres, tels que les chefs de cabinets. La durée de la période d’attente proposée (un an) fait toujours l'objet de discussions 119 .

L’Italie interdit le financement public direct des partis politiques, y compris pour les campagnes électorales. En conséquence, les partis politiques doivent se financer eux-mêmes presque exclusivement grâce aux dons privés de personnes physiques ou morales 120 . Cette situation a contraint les parlementaires à s’appuyer fortement sur leurs propres ressources pour financer leurs campagnes électorales, ce qui rend les acteurs politiques plus dépendants des dons privés et plus vulnérables aux abus d'influence 121 . En ce qui concerne les dons privés, il existe un plafond, relativement élevé, de 100 000 EUR par an. Les règles relatives à la transparence du financement des organisations politiques, en vigueur depuis 2019, obligent toutefois les partis à publier les données relatives aux dons 122 . Les dons d’un montant supérieur à 500 EUR, reçus sous forme pécuniaire ou en nature, doivent faire l'objet d'une publication mentionnant l’identité du donateur dans un délai d’un mois à compter de la date de réception. Le non-respect de cette obligation de publication est passible d'une amende administrative d’un montant trois à cinq fois supérieur à la valeur du don non déclaré. Les dons étrangers sont interdits. Les capacités et les ressources des organes de contrôle et de surveillance suscitent des inquiétudes 123 . La pratique consistant à faire transiter les dons par des fondations et des associations politiques avant de les transférer aux partis politiques peut faire obstacle à l'obligation de rendre des comptes au public, étant donné que ces transactions sont difficilement traçables et contrôlables 124 .

La pandémie de COVID-19 a sensiblement accru le risque de corruption et de délits de corruption commis pour infiltrer davantage l’économie légale italienne. D’après la police, les criminels ont tiré profit, en particulier, de l’achat de petites entreprises privées, telles que des restaurants connaissant des difficultés économiques du fait de la pandémie de COVID-19, et de produits sanitaires, notamment de masques buccaux, d’équipement de protection et de gadgets médicaux, qui peuvent servir à faciliter d’autres délits de corruption, tels que le blanchiment d’argent 125 . Par ailleurs, le décret-loi portant mesures de simplification administrative et de numérisation, adopté en juillet 2020, a également introduit un régime spécial pour l’adjudication des marchés publics 126 . Ces mesures se concentrent sur les procédures rapides et les adjudications directes sans appels d’offres officiels 127 , sur les procédures d’adjudication simplifiées et sur les sanctions infligées aux personnes qui suspendent ou ralentissent l’adjudication et l’exécution des travaux publics, autant d'éléments risquant de faciliter la corruption 128 . L’autorité anticorruption a actualisé sa base de données des marchés publics en septembre 2020 et a élaboré de nouveaux indicateurs de risque de corruption dans le secteur des marchés publics en décembre 2020 129 .

III.Pluralisme et liberté des médias

La liberté d’expression et d’information, la liberté de la presse et le principe de transparence du financement des médias sont consacrés par la Constitution italienne 130 . Les textes d'application établissent un cadre solide visant à garantir le pluralisme des médias dans le pays tandis que l’autorité indépendante et convergente de régulation des médias, l’autorité de tutelle des communications (AGCOM), est établie par la loi. La sanction pénale pour diffamation, pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement, est actuellement examinée par le Parlement, tandis que la législation visant à transposer la directive «Services de médias audiovisuels» est en attente. Les journalistes doivent être inscrits à l’ordre des journalistes, ce qui permet une administration autonome de la part de la profession.

L’autorité de régulation des services de médias audiovisuels, l’AGCOM, continue de fonctionner de manière indépendante et efficace. En novembre 2020, l’observatoire du journalisme de l’AGCOM a publié un rapport analysant, entre autres, la profession de journaliste durant la pandémie de COVID-19 131 ainsi que les nombreuses difficultés auxquelles les journalistes ont été confrontés avant et pendant la pandémie. Ce rapport fait état de la détérioration des conditions de travail, de l’augmentation du travail indépendant et d’autres formes d’emploi précaire ainsi que du manque de connaissances spécialisées des journalistes, en particulier sur les sujets liés à la pandémie de COVID-19 132 .

Le gouvernement a soutenu financièrement le secteur des médias pour atténuer les effets de la pandémie de COVID-19. En 2021, le gouvernement italien a adopté une série de mesures économiques visant à atténuer les effets de la pandémie de COVID-19, dont certaines visaient spécifiquement les médias, à savoir un crédit d’impôt pour les dépenses publicitaires, un crédit d’impôt pour les buralistes, un crédit d’impôt pour les investissements technologiques dans les médias numériques et un crédit d’impôt pour les achats de papier 133 . Le Parlement a également approuvé le report des coupes budgétaires programmées pour le Fonds pour le pluralisme de l’information 134 . L’accès à ce fonds repose sur une série de critères objectifs: seuls les journaux publiés par des coopératives de journalistes, les publications sans but lucratif et les publications destinées aux minorités linguistiques peuvent bénéficier de ce soutien public. La Cour constitutionnelle a estimé que, dans un domaine aussi essentiel, un cadre réglementaire transparent est nécessaire et que l’allocation des ressources doit se fonder sur des critères clairs et objectifs 135 .

En l’absence d’une loi efficace réglementant les conflits d’intérêts, l’indépendance politique des médias italiens reste une source de préoccupation. Les projets de réforme sont encore en cours d’examen au Parlement, bien que cette question demeure un sujet politique clé dans le pays 136 . Même si les principaux journaux italiens ne sont pas directement ou indirectement détenus par des personnalités politiques ou des partis politiques, les lignes éditoriales reflètent la forte polarisation de la scène politique italienne. C’est pourquoi, selon le MPM 2021, un risque moyen pèse sur l’indépendance politique en général et sur l’autonomie éditoriale en particulier 137 . En Italie, les niveaux de concentration sont élevés dans tous les sous-secteurs des médias d’information 138 .

Des problèmes empêchant un accès effectif aux informations ont été signalés. La loi italienne sur la liberté d’information 139 réglemente l’«accès civique» aux données et aux documents détenus par l’administration publique. Le MPM 2021 fait référence à des rapports indépendants indiquant que les justifications fournies par les autorités pour refuser l’accès aux informations sont parfois imprécises et ne se fondent pas clairement sur les exceptions prévues par la loi. Pendant la pandémie de COVID-19, la suspension, entre le 28 février et le 15 avril 2020, du régime prévu par la loi sur la liberté d’information a été motivée par des considérations opérationnelles plutôt que par des raisons de protection de la santé publique 140 .

Les lois sur la diffamation n’ont pas été modifiées et continuent de faire l’objet d’un examen parlementaire. Cependant, compte tenu des jugements rendus par la Cour constitutionnelle sur la question 141 , décrits en détail dans le rapport 2020 sur l’état de droit 142 et accueillis favorablement par les organisations de défense de la liberté de la presse, le MPM 2021 a abaissé le niveau de risque pour cet indicateur particulier 143 . Le 22 juin 2021, la Cour constitutionnelle a déclaré que l’article 13 de la loi sur la presse (dans la mesure où il prévoit une peine d’emprisonnement en cas de diffamation par voie de presse) était inconstitutionnel et incompatible avec l’article 10 de la convention européenne sur les droits de l’homme 144 .

Les agressions physiques, menaces de mort et autres formes d’intimidation à l’encontre des journalistes restent sources de préoccupation. Depuis le dernier rapport sur l’état de droit, huit alertes concernant l’Italie ont été enregistrées par la plateforme du Conseil de l’Europe pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes 145 . Ces alertes concernaient notamment des incendies criminels, des agressions physiques, des actes graves d’intimidation et des menaces en ligne envoyées au président de la Fédération nationale de la presse italienne. D’après l’une des alertes, datée d’avril 2021, au moins 15 journalistes travaillant sur les questions de migration auraient été mis sur écoute téléphonique dans le cadre d’une enquête ouverte par le ministère public sur les liens entre ONG et trafiquants. Les associations européennes et italiennes représentant les journalistes ont qualifié cette affaire de très grave et ont estimé qu’il s’agissait d’une «violation massive de la confidentialité des sources journalistiques» 146 . En dépit des demandes répétées de la Fédération nationale de la presse italienne, la protection des sources journalistiques et la loi-cadre sur le secret professionnel des journalistes restent insuffisantes 147 . C’est pourquoi, une fois encore, le MPM estime que l’indicateur «Protection et normes pour la profession de journaliste» révèle encore un risque moyen. Tant le MPM 2021 que plusieurs parties prenantes 148 ont signalé que la détérioration des conditions de travail des journalistes, caractérisées par un fossé grandissant entre les journalistes salariés et les journalistes indépendants et une réduction généralisée du personnel des salles de rédaction, constitue une source de préoccupation majeure 149 . Le centre de coordination italien qui traite les actes perpétrés contre des journalistes, créé en 2017 et considéré comme un exemple de bonne pratique au niveau de l’Union européenne, a enregistré un nombre important d’actes d’intimidation, à savoir163 en 2020 150 et 63 entre janvier et mars 2021 151 .

IV.Autres questions institutionnelles en rapport avec l’équilibre des pouvoirs

L’Italie est une république parlementaire unitaire dont le président est élu par scrutin indirect 152 . Le Parlement est bicaméral: il est constitué de la Chambre des députés et du Sénat, tous deux dotés de pouvoirs identiques. Le droit d’initiative législative est dévolu au gouvernement, aux membres du Parlement, à 50 000 citoyens, au Conseil national de l’économie et du travail 153 , ainsi qu’au Conseil régional. Plusieurs médiateurs régionaux sont responsables de la protection des libertés et des droits des personnes 154 . Le comité interministériel pour les droits de l’homme (CIDU) interagit avec la société civile, les milieux universitaires et toutes les parties prenantes concernées afin de promouvoir et de protéger les droits de l’homme.

Bien que les analyses d’impact ex ante de la réglementation soient régulièrement utilisées, le recours aux consultations publiques et aux analyses d’impact ex post reste limité 155 . Le décret nº 169/2017 du président du Conseil des ministres dispose que, six mois avant toute initiative réglementaire, les administrations publiques sont tenues de publier les informations y afférentes. Cependant, aucune procédure normalisée n'a encore été mise en place pour l’analyse des parties prenantes 156 . L’utilisation accrue d’outils numériques dans le cadre des consultations publiques a légèrement amélioré l’efficacité du processus. Des outils innovants et interactifs permettant une plus grande participation 157 des utilisateurs ont notamment été expérimentés grâce à l’utilisation de plateformes 158 . Dans certains cas, les utilisateurs reçoivent également un retour d’informations de la part de l’administration publique 159 . Néanmoins, les consultations sont principalement menées au moyen de techniques traditionnelles 160 . Il est régulièrement procédé à des analyses d’impact ex ante et des évaluations ex post commencent à être effectuées. En 2020, des évaluations ex post ont notamment été réalisées pour les actes qui ont été recensés dans les plans biennaux de 2019 161 .

L’état d’urgence dû à la pandémie de COVID-19 est toujours en vigueur et une nouvelle commission parlementaire devrait être mise en place pour renforcer le rôle du Parlement dans les situations d’urgence. En avril 2021, le gouvernement a prolongé l’état d’urgence jusqu’au 31 juillet 2021, tout en adoptant des mesures visant à lever progressivement les restrictions 162 . Le gouvernement a continué d’adopter des mesures destinées à faire face à la pandémie au moyen de décrets-lois 163 , lesquels sont immédiatement applicables et sont ensuite convertis en loi par le Parlement 164 . Par ailleurs, le président du Conseil des ministres peut adopter directement des mesures d’urgence, qui prennent la forme d’un décret du président du Conseil des ministres. En pareils cas, le gouvernement est tenu de présenter le contenu et les principaux objectifs du décret au Parlement avant son adoption. Si cette présentation est impossible pour des raisons d’urgence, une communication de suivi est adressée au Parlement, en général tous les 15 jours 165 . En raison de la pandémie de COVID-19, au cours des premiers mois de l’état d’urgence, le Parlement a décidé de n'examiner que les actes urgents ainsi que les questions liées à la situation d’urgence sanitaire. Le Parlement a repris ses travaux ordinaires en mai 2020. Afin que le Parlement puisse jouer un rôle central pendant la pandémie de COVID-19 et, plus généralement, dans les situations d’urgence, le Sénat a proposé de créer une commission bicamérale spéciale 166 , qu’il conviendra de consulter sur chaque acte du gouvernement lié à la pandémie. Cette commission, qui n’a pas encore été mise en place, aurait une fonction consultative et assurerait la liaison avec les entités locales 167 . Certaines mesures adoptées par décret du président du Conseil des ministres ont été attaquées devant des juridictions administratives, qui ont dû se prononcer sur leur proportionnalité au regard de la limitation des droits fondamentaux 168 . La disposition relative à la suspension du délai de prescription a été contestée devant la Cour constitutionnelle 169 , qui a estimé qu’il n’existait pas de risque d’abus du pouvoir législatif 170 .

Aucun progrès n’a été enregistré concernant la création d’une institution indépendante des droits de l’homme 171 . La création d’une institution nationale indépendante des droits de l’homme (INDH)fait encore l'objet de discussions 172 . En octobre 2020, le Parlement a fusionné en une seule proposition les deux projets de loi initiaux pour la création d’une INDH, qui avaient été présentés en 2018 Le nouveau texte est actuellement examiné par la commission pour la promotion et la protection des droits fondamentaux de la Chambre des députés 173 . La proposition établirait une INDH, conformément aux principes de Paris et aux recommandations des Nations unies.

Des problèmes subsistent concernant l’espace civique , mais certains aspects de la législation concernant les organisations de la société civile qui s'occupent des migrants ont été améliorés. En octobre 2020, des améliorations ont été apportées à la législation concernant les organisations de la société civile qui s'occupent des migrants 174 , notamment sous la forme de dispositions 175 régissant les activités des organisations de la société civile qui mènent des opérations de recherche et de sauvetage en mer 176 . Malgré la pandémie, la coopération avec les organisations de la société civile a été renforcée 177 . Toutefois, des craintes demeurent quant à la complexité du processus d’enregistrement des ONG et aux retards dans la mise en œuvre de la loi harmonisant les règles relatives au secteur non marchand 178 . En dépit de récentes évolutions positives (classement sans suite de l’action engagée contre un défenseur des droits de l’homme 179 actif dans le domaine de la migration et de l’asile), des préoccupations subsistent dans ce secteur 180 . Par ailleurs, l’espace civique est toujours considéré comme rétréci 181 .

Annexe I: liste des sources par ordre alphabétique*

* La liste des contributions reçues dans le cadre de la consultation préalable à l’élaboration du rapport 2021 sur l’état de droit peut être consultée à l’adresse suivante: https://ec.europa.eu/info/policies/justice-and-fundamental-rights/upholding-rule-law/rule-law/rule-law-mechanism/2021-rule-law-report-targeted-stakeholder-consultation .

Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, Contribution de l’Agence des droits fondamentaux au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021

Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni (AGCOM), Osservatorio sul Giornalismo III edizione – La professione alla prova dell’emergenza Covid-19 – documento di consultazione pubblica, ( https://www.agcom.it/documents/10179/20594109/Comunicazione+23-11-2020/b6623771-dbaa-4ccb-baab-9520f87afbc8?version=1.0 )

Autorité anticorruption italienne, Analyse des articles du décret-loi du 16 juillet 2020, 2020 ( https://www.anticorruzione.it/portal/rest/jcr/repository/collaboration/Digital Assets/anacdocs/Attivita/Pubblicazioni/RapportiStudi/ContrattiPubblici/Anac.DL76.2020.pdf )

Autorité anticorruption italienne, Analyse des données et construction d’indicateurs de risque de corruption pour la base de données nationale des marchés publics, document de travail nº 5, 2020 ( http://www.anticorruzione.it/portal/rest/jcr/repository/collaboration/Digital%20Assets/anacdocs/Attivita/Pubblicazioni/Collana%20scientifica%20Autorita/Collana%20scientifica%20Anac%20-%20Matteo%20Tro%C3%83%C2%ACa%20WP%20n.5.pdf )

Autorité anticorruption italienne, base de données des marchés publics (https://dati.anticorruzione.it/superset/dashboard/appalti/) (pour les analyses de données), (https://dati.anticorruzione.it/opendata/) (pour la plateforme de données ouvertes)

Autorité anticorruption italienne, Prévention de la corruption et transparence, 2020 ( http://www.anticorruzione.it/portal/public/classic/Comunicazione/News/_news?id=8e7b24b70a77804261ad277e20798ed6 )

Centre pour le pluralisme et la liberté des médias, Media Pluralism Monitor 2021 – Rapport sur l’Italie (ajouter le lien lorsqu’il sera disponible), 2021

CEPEJ, Study on the functioning of the judicial systems in the EU Member States, 2020

Civicus, outil de surveillance de l’espace civique – Italie ( https://monitor.civicus.org/country/italy/ ).

Commission européenne, rapport 2020 sur l’état de droit – la situation de l’état de droit dans l’Union européenne, 2020

Commission européenne, recommandation de recommandation du Conseil concernant le programme national de réforme de l’Italie pour 2020 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de l’Italie pour 2020, 2020
(
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?qid=1591720698631&uri=CELEX:52020DC0512 )

Commission européenne, tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE, 2021

Conseil consultatif de juges européens, avis nº 23, Le rôle des associations de juges en faveur de l’indépendance de la justice, 2020

Conseil d’État, Contribution du Conseil d’État au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021

Conseil de l’Europe, plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes – Italie ( https://www.coe.int/fr/web/media-freedom/italy )

Conseil de l’Europe: Comité des ministres, Recommandation CM/Rec(2010)12 du Comité des ministres aux États membres sur les juges: indépendance, efficacité et responsabilités, 2010

Conseil de l’Europe: conférence des OING, Participation civile au processus décisionnel, mission d’information effectuée en Italie, 2019 ( https://rm.coe.int/report-visit-of-the-conference-of-ingos-to-italy-2019/1680981493 )

Conseil de l’Union européenne, recommandation du Conseil du 9 juillet 2019 concernant le programme national de réforme de l’Italie pour 2019 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de l’Italie pour 2019, 2019
(
https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32019H0905(12)&from=FR )

Département des affaires juridiques et législatives et département chargé des relations avec le Parlement, Contribution du département des affaires juridiques et législatives et du département chargé des relations avec le Parlement au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021

Direction générale de la communication, Eurobaromètre flash nº 482 L’attitude des entreprises face à la corruption dans l’UE, 2019

Direction générale de la communication, Eurobaromètre spécial nº 502: «Corruption», 2020

G20, Principes du G20 sur les données ouvertes aux fins de la lutte anticorruption, 2015 ( http://www.g20.utoronto.ca/2015/G20-Anti-Corruption-Open-Data-Principles.pdf )

Gouvernement italien, Contribution de l’Italie au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021

Gouvernement italien, plateforme «Consultazione» pour les consultations publiques ( http://www.consultazione.gov.it/it/ )

Gouvernement italien, plateforme «Partecipa» pour les consultations publiques ( https://partecipa.gov.it/?locale=en )

Gouvernement italien, quatrième plan d’action national pour une administration transparente, 2019-2021 ( https://www.opengovpartnership.org/wp-content/uploads/2019/07/Italy-Action-Plan-2019-2021-English.pdf )

GRECO, quatrième cycle d’évaluation - deuxième rapport de conformité sur l’Italie - Prévention de la corruption des parlementaires, des juges et des procureurs, 2021

GRECO, troisième cycle d’évaluation - deuxième addendum au deuxième rapport de conformité sur l’Italie - Incriminations et transparence du financement des partis politiques, 2019

La Repubblica, I soldi di Change al Governatore: indagine sulla Fondazione di Toti, 2020 ( https://genova.repubblica.it/cronaca/2020/01/22/news/i_soldi_di_change_al_governatore_indagine_sulla_fondazione_di_toti-246332702/ )

Ministère de l’intérieur: département de la sécurité publique, direction centrale de la police criminelle, Actes d’intimidation perpétrés à l’encontre des journalistes, 2020 ( https://www.interno.gov.it/sites/default/files/2021-03/report_intimidazioni_giornalisti_febbraio_2021.pdf)

Ministère de la justice, Contribution du ministère de la justice au rapport 2021 sur l’état de droit, 2021

OCDE, déclaration du groupe de travail de l’OCDE sur la corruption concernant la mise en œuvre par l’Italie de la convention sur la lutte contre la corruption, 2017 ( https://www.oecd.org/corruption/statement-of-the-oecd-working-group-on-bribery-on-italy-implementation-of-the-anti-bribery-convention.htm )

Présidence italienne du Conseil des ministres, département pour l’information et la publication, Fondo per il pluralismo e l’innovazione dell’informazione ( https://informazioneeditoria.gov.it/it/approfondimenti-e-normativa/fondo-per-il-pluralismo-e-linnovazione-dellinformazione/ )

Reporters sans frontières, classement mondial de la liberté de la presse, 2021

Site web du médiateur pour la Toscane ( http://www.difensorecivicotoscana.it )

Transparency International, Debugging Democracy, Open data for political integrity in Europe, 2020

Transparency International, indice de perception de la corruption 2020, 2021 ( https://www.transparency.org/en/cpi/2020/index/nzl )

Transparency International, Soldi e politica: cosa ci dicono i dati, 2020 ( https://www.transparency.it/informati/blog/soldi-e-politica-cosa-ci-dicono-i-dati )

Annexe II: visite en Italie

Les services de la Commission ont tenu des réunions virtuelles en avril 2021 avec:

* La Commission a également rencontré les organisations suivantes dans le cadre d’un certain nombre de réunions horizontales:

·Amnesty International

·Antigone

·Article 21

·Center for Reproductive Rights

·Civicus

·Civil Society Europe

·EuroCommerce

·Front Line Defenders

·Human Rights House Foundation

·Human Rights Watch

·ILGA-Europe

·Infonodes

·l’AGCOM (autorité de tutelle des communications)

·l’agence anticorruption (ANAC)

·l’Association des journalistes européens

·l’association nationale des magistrats (ANM)

·l’Institut international de la presse

·l’Union des libertés civiles pour l’Europe

·l’unité anticorruption de la brigade financière

·la Commission internationale de juristes

·la Conférence des Églises européennes

·la Cour des comptes et le ministère public près la Cour des comptes

·la Cour suprême de cassation

·la direction nationale de lutte contre la mafia et le terrorisme (DNAA)

·la Fédération européenne des journalistes

·la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme

·la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF EN)

·la Fédération nationale de la presse italienne

·la présidence du Conseil des ministres

·le Centre européen pour la liberté de la presse et des médias

·le Centre européen pour le droit des associations à but non lucratif

·le Comité Helsinki néerlandais

·le Conseil d’État

·le Conseil national des barreaux

·le Conseil supérieur de la magistrature

·le Forum civique européen

·le Forum européen de la jeunesse

·le ministère de la justice

·le ministère public près la Cour suprême de cassation

·le Parlement

·le Partenariat européen pour la démocratie

·Libera

·l'Open Society European Policy Institute

·Ossigeno per l’informazione

·Philanthropy Advocacy

·Protection International

·Reporters sans frontières

·The good lobby

·Transparency International EU

·Transparency International

(1) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 2.
(2) Articles 104 et 107 de la Constitution italienne. Les juges et les procureurs, en tant que membres du pouvoir judiciaire, sont indépendants des autres pouvoirs constitutionnels.
(3) La Cour constitutionnelle tranche également les conflits découlant de la répartition des pouvoirs de l’État et des compétences attribuées à l’État et aux Régions, et entre les Régions, et se prononce sur les accusations portées à l’encontre du président de la République.
(4) En ce qui concerne la criminalité organisée et les autres infractions pénales graves, les fonctions de poursuite sont exercées par les directions de district chargées de la lutte contre la mafia.
(5) Graphiques 48 et 50 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE. Le niveau de perception de l’indépendance du système de justice est défini comme suit: très faible (moins de 30 % des répondants perçoivent l’indépendance du système de justice comme plutôt bonne ou très bonne); faible (entre 30 % et 39 %), moyen (entre 40 % et 59 %), élevé (entre 60 % et 75 %) et très élevé (plus de 75 %).
(6) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à l’Italie, pp. 3 et 4. Projet de loi AC 2681 approuvé par le Conseil des ministres le 7 août 2020. De nouveaux problèmes d’intégrité ont récemment été signalés par les médias et font désormais l’objet d’une enquête par plusieurs ministères publics.
(7) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 3, où les problèmes d’intégrité sont expliqués. De nouveaux problèmes d’intégrité ont récemment été signalés par les médias et font désormais l’objet d’une enquête par plusieurs ministères publics.
(8) Le projet de loi vise à éviter les conflits d’intérêts et à renforcer l’indépendance de la justice en limitant la participation des magistrats aux activités politiques. Voir le quatrième cycle d’évaluation du GRECO – deuxième rapport de conformité, recommandation x.
(9) À la demande du ministère de la justice et en application de l’article 10 de la loi nº 195 du 24 mars 1958, le CSM a rendu six avis entre le 21 et le 29 avril 2021.
(10) Avis du CSM du 21 avril 2021 (sur les bureaux judiciaires).
(11) Avis du CSM du 29 avril 2021 (sur les fonctions d’encadrement intermédiaire et supérieur).
(12) Avis du CSM du 29 avril 2021 (sur le mode d'élection des membres du CSM).
(13) La marginalisation des minorités est notamment associée aux systèmes majoritaires. Trois mois avant la tenue de l’élection, le ministre de la justice déciderait de la manière de constituer les collèges électoraux, ce qui pourrait comporter un risque pour l’indépendance de la justice. En ce qui concerne le pluralisme, l’article 104 de la Constitution dispose que les membres du Conseil issus de la magistrature sont élus par tous les magistrats appartenant à l’ensemble des catégories, tandis que le projet de loi limiterait cette possibilité.
(14) Avis du CSM du 21 avril 2021 (sur les infractions disciplinaires et le fonctionnement du CSM).
(15) Quatrième cycle d’évaluation du GRECO – deuxième rapport de conformité, recommandation x. Voir également l'avis du CSM du 21 avril 2021.
(16) Le rapport susmentionné, tout en relevant qu’un projet de loi a été élaboré pour imposer une réglementation plus stricte en vue de limiter la participation des magistrats à la vie politique, souligne également que cette réforme attendue de longue date concerne une question particulièrement sensible en Italie et qu’il convient donc d’engager une action plus ferme.
(17) Formulées par le nouveau ministre de la justice et présentées au Parlement les 15 et 18 mars 2021.
(18) En ce qui concerne la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, outre la réforme du système électoral, un renouvellement biennal de la moitié des membres externes à la magistrature et des membres issus de celle-ci est envisagé. Le CSM a accueilli favorablement cette proposition dans l’avis qu’il a transmis au ministère de la justice. Par décret ministériel du 26 mars 2021, le ministre de la justice a instauré une «commission chargée d’élaborer des propositions d’action concernant la réforme de l’appareil judiciaire et des règles qui régissent la constitution et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature». Cette commission a achevé ses travaux le 31 mai 2021 et est en passe de remettre son rapport. Ce rapport sera pris en considération en vue d’une éventuelle modification du projet de loi examiné par le Parlement.
(19) Recommandation CM/Rec(2010)12 du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, points 25, 26 et 27. Voir également les points 31 et 32 de l’avis nº 23 (2020) du Conseil consultatif de juges européens sur le rôle des associations de juges: «dans plusieurs États membres, l’association des juges [peut] exercer une certaine influence sur la sélection des membres du Conseil de la Justice. Pour autant qu’elle ne porte pas atteinte à l’indépendance des travaux du Conseil de la Justice, cette participation à la sélection de ses membres peut être souhaitable. Il convient toutefois de veiller à ce qu’un tel système ne conduise pas à la politisation de l’élection et des travaux ultérieurs du Conseil. En tout état de cause, il ne doit y avoir aucune discrimination et les membres d’une association de juges doivent être libres de devenir membres d’un Conseil de la Justice en faveur de l’indépendance de la justice».
(20) Recommandation CM/Rec(2010)12 du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, points 50, 52, 58 et 69. En ce qui concerne les procédures disciplinaires engagées à l’encontre des juges, voir également l'arrêt de la Cour de justice du 19 novembre 2019, , C-216/18, LM, point 67; en ce qui concerne la responsabilité des juges, voir également l'arrêt de la Cour de justice du 18 mai 2021, affaires jointes C-83/19, C-127/19, C-195/19, C-291/19, C-355/19 et C-397/19, points 228 à 239.
(21) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, pp. 3 et 4.
(22) Décision du CSM du 9 septembre 2020 modifiant la décision nº 13778 du 24 juillet 2015.
(23) Quatrième cycle d’évaluation du GRECO – deuxième rapport de conformité, recommandation xi.
(24) Vingt-trois procédures disciplinaires sont en cours devant le CSM et une procédure a débouché sur l’application de la sanction disciplinaire la plus élevée, à savoir l’exclusion définitive de la magistrature (informations reçues au cours de la visite dans le pays). De plus, des réaffectations d'office sont également envisagées par le CSM dans les cas où les conditions permettant à un magistrat d'exercer une fonction donnée de façon indépendante et impartiale ne sont plus réunies.
(25) Les sanctions disciplinaires les plus sévères empêchent les nominations à certaines fonctions juridictionnelles élevées.
(26) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, pp. 3 et 4.
(27) Contribution de l’Association nationale des magistrats et informations reçues dans le cadre de la visite en Italie.
(28) Contribution de l’Italie au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 14.
(29) Contribution écrite reçue du ministère de la justice dans le cadre de la visite en Italie.
(30) Sur la base d’expériences similaires dans d’autres systèmes juridiques européens (par exemple, en France et en Espagne), un outil flexible a été mis en place pour faire face aux situations difficiles provisoires et pour uniformiser les performances des juridictions. En octobre 2020, le rapport technique explicatif sur les tableaux d'effectifs flexibles a été envoyé pour avis au Conseil supérieur de la magistrature.
(31) Article 11 du décret-loi nº 44 du 1er avril 2021.
(32) Contribution écrite reçue du ministère de la justice dans le cadre de la visite en Italie (1 187 unités en 2020 et 1 056 en 2021 jusqu’au 13 avril).
(33) Comme annoncé dans le plan national pour la reprise et la résilience (PNRR).
(34) Le «bureau du procès» a été créé en 2014 (article 50 du décret-loi nº 90 de 2014, converti en loi nº 114/2014) pour mettre en place une équipe d’appui aux juges composée de greffiers, de stagiaires et d’autres agents et chargée de préparer les audiences.
(35) Comme annoncé dans le PNRR.
(36) Ibid.; les recrutements devraient être achevés d’ici à la fin de 2022.
(37) Recherche, étude, contrôle, gestion de la fonction, élaboration de projets de mesures.
(38) Contribution du Conseil d’État au rapport 2021 sur l’état de droit. Contribution écrite reçue du Conseil d’État dans le cadre de la visite en Italie.
(39) Ibid., il est prévu d’engager 250 agents sur la base de contrats à durée déterminée et 90 assistants techniques.
(40) Comme annoncé dans le cadre du plan national pour la reprise et la résilience (PNRR), jalons et objectifs: diminuer de 90 % l’arriéré des juridictions civiles de première et de deuxième instance et de 70 % l’arriéré des juridictions administratives, d’ici au deuxième trimestre de 2026; réduire de 40 % la durée d’écoulement du stock d’affaires pendantes pour les litiges civils et commerciaux (toutes instances confondues) et de 25 % la durée d’écoulement du stock d’affaires pendantes pour les procédures pénales (toutes instances confondues).
(41) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 9, note de bas de page 71.
(42) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 5.
(43) Graphiques 40 et 44 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(44) Le 15 octobre 2020, le ministère de la justice, la Cour suprême de cassation, le procureur général, le Conseil national des barreaux et l’organisme de représentation politique des avocats (Organismo congressuale forense) ont signé un protocole concernant la mise en œuvre, à titre expérimental, à partir du 26 octobre 2021, de la transmission par voie électronique au moyen d’un nouveau module de gestion. De plus, pour les juges de la Cour de cassation, l'application «desk du conseiller de la Cour de cassation» permet de consulter le dossier de la procédure à distance, de rédiger les décisions et de transmettre les documents par voie électronique. Ce module devrait être étendu au ministère public près la Cour suprême de cassation en matière civile.
(45) Contribution de l’Italie au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 18: plus de 200 bureaux du juge de paix ont expérimenté la transmission de documents par voie électronique et ont entrepris de nouvelles étapes sur la voie de la numérisation intégrale; 145 bureaux du juge de paix ont achevé la procédure administrative correspondante et sont actuellement opérationnels.
(46) Contribution de l’Italie au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 18. Informations reçues du ministère de la justice dans le cadre de la visite en Italie.
(47) Graphique 2 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE. Voir également la contribution écrite reçue du Conseil d’État dans le cadre de la visite en Italie: bien que les procédures administratives aient été entièrement numérisées au cours de la phase d’urgence, il n’existe aucune disposition qui permettrait d’organiser des audiences à distance une fois l'urgence passée; contribution du Conseil d’État au rapport 2021 sur l’état de droit, laquelle évoque la possibilité, pour les juges administratifs, de consulter les dossiers à distance, de rendre des arrêts et d’utiliser la signature électronique.
(48) Graphique 46 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(49) Comme annoncé dans le PNRR.
(50) Contribution de l’Italie au rapport 2021 sur l’état de droit, pp. 17 et 18.
(51) Comme annoncé dans le PNRR.
(52) Informations reçues du ministère de la justice dans le cadre de la visite en Italie.
(53) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 6. Voir aussi le quatrième cycle d’évaluation du GRECO – deuxième rapport de conformité, recommandation vii, point 54.
(54) Comme annoncé dans le PNRR.
(55) Quatrième cycle d’évaluation du GRECO – deuxième rapport de conformité, recommandation vii.
(56) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 6.
(57) Informations reçues du ministère de la justice dans le cadre de la visite en Italie.
(58) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 6.
(59) Contribution écrite reçue du ministère de la justice dans le cadre de la visite en Italie.
(60) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, pp. 7 et 8.
(61) Graphique 12 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE. Cela signifie que, globalement, le système de justice est en mesure de traiter efficacement le nombre d'affaires entrantes. Voir également l’étude de 2021 de la CEPEJ sur le fonctionnement des systèmes de justice dans les États membres de l’UE: taux de variation du stock d’affaires pendantes pour les litiges civils et commerciaux: 104,5 % en 2019 (102,9 % en 2018).
(62) Graphiques 8 et 9 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(63) Contribution écrite reçue du ministère de la justice dans le cadre de la visite en Italie. Le ministère a insisté sur le fait que la durée d’écoulement du stock d’affaires pendantes en 2020 pouvait ne pas constituer un indicateur précis, en raison de discontinuités importantes dans les séries dues à la pandémie de COVID-19. C’est pourquoi il n’y a pas de données pour 2020. Étude de 2021 de la CEPEJ sur le fonctionnement des systèmes de justice dans les États membres de l’UE; les données les plus récentes (2019) sur la durée d’écoulement du stock d’affaires pendantes indiquent une légère hausse en première instance (en matière civile, 532 jours en première instance, 791 jours en deuxième instance et 1 302 jours au niveau de la Cour suprême de cassation).
(64) Conformément à une recommandation adressée de longue date par le Conseil en vue de réduire la durée des procédures. Voir le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 8.
(65) Rapport 2021 du premier président de la Cour suprême de cassation: à la fin de 2020, au total, 120 473 affaires civiles, dont 53 482 affaires fiscales, étaient pendantes devant la Cour suprême de cassation.
(66) Rapport 2021 du premier président de la Cour suprême de cassation: en 2020, 45,6 % des décisions des tribunaux fiscaux portées devant la Cour suprême de cassation ont été annulées, contre 17,2 % seulement de l’ensemble des décisions portées devant cette même juridiction.
(67) Rapport 2021 du premier président de la Cour suprême de cassation: en 2020, 24,7 % de l’ensemble des recours civils introduits devant la Cour suprême de cassation ont été déclarés irrecevables, contre 18,7 % en 2019 (Cour suprême de cassation, annuaire statistique 2020 et 2019).
(68) Graphiques 9 et 10 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE. Voir également l’étude de 2021 de la CEPEJ sur le fonctionnement des systèmes de justice dans les États membres de l’UE, selon laquelle, en 2019, la durée d’écoulement du stock d’affaires pendantes a diminué de 7,7 % en première instance et de 12,3 % au niveau d’instance le plus élevé. En ce qui concerne les données pour 2020: contribution du Conseil d’État au rapport 2021 sur l’état de droit (667 jours en première instance en 2020, contre 820 jours en 2019; 862 jours au niveau d’instance le plus élevé en 2020, contre 821 jours en 2019).
(69) Contribution du Conseil d’État au rapport 2021 sur l’état de droit et informations reçues du Conseil d’État dans le cadre de la visite en Italie (113 jours en première instance et 182 jours au niveau d’instance le plus élevé en 2020). Il en va de même pour les procédures électorales (de 3 à 211 jours en première instance, et de 3 à 201 jours en deuxième instance en 2020).
(70) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 8, note de bas de page 63. L’affaire concernant le groupe Abenavoli sera examinée par le Comité des ministres avant la fin de l’année.
(71) Rapport 2021 du premier président de la Cour suprême de cassation, p. 25.
(72) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 7.
(73) Rapport 2021 du premier président de la Cour suprême de cassation: 50,5 % des procès en procédure ordinaire devant des juridictions de première instance et 69,7 % des recours contre un décret pénal se sont conclus par des acquittements.
(74) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 8, note de bas de page 68. Voir également Conseil de l’Europe, «Surveillance de l’exécution des arrêts de la Cour européenne», décision CM/Del/Dec(2021)1406/H46-15 du Comité des ministres du 9 juin 2021 et CM/Notes/1406/H46-15.
(75) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 8.
(76) Amendements au projet de loi relatif à la procédure civile présentés le 16 juin 2021 au Parlement. Ces amendements ont été annoncés dans le plan national pour la reprise et la résilience (PNNR). Informations reçues du ministère de la justice dans le cadre de la visite en Italie.
(77) Un des amendements vise à introduire des obligations concernant le règlement extrajudiciaire. À cet égard, il convient de préciser que l’obligation de recourir au règlement extrajudiciaire des litiges avant d’entamer une action en justice peut susciter des inquiétudes quant à sa compatibilité avec le droit à un recours effectif devant un tribunal consacré par la Charte des droits fondamentaux de l’UE; arrêt de la Cour de justice du 18 mars 2010, C-317/08, Rosalba Alassini/Telecom Italie SpA, EU:C:2010:146.
(78) Comme annoncé dans le PNRR. Par ailleurs, la commission technique mise en place par le ministère de la justice le 16 mars 2021 pour évaluer le projet de loi relatif à la procédure pénale a remis son rapport le 24 mai 2021.
(79) Le 8 juillet 2021, le Conseil des ministres a approuvé le texte de la réforme à présenter au Parlement, y compris une nouvelle proposition concernant les délais de prescription.
(80) Décret ministériel du 26 mars 2021 instaurant une commission technique chargée de préparer des amendements concernant la réforme de l’appareil judiciaire et la constitution et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature.
(81) Transparency International, indice de perception de la corruption 2020 (2021), pp. 2 et 3. Le niveau de perception de la corruption est défini comme suit: faible (le score de perception de la corruption dans le secteur public parmi les experts et les dirigeants d’entreprise est supérieur à 79); relativement bas (score compris entre 79 et 60), relativement élevé (score compris entre 59 et 50), élevé (score inférieur à 50).
(82) En 2015, le score était de 44 alors qu’en 2020, il a atteint 53. Il y a augmentation/diminution sensible du score lorsque celui-ci gagne/perd plus de cinq points, amélioration/détérioration lorsque la variation est comprise entre 4 et 5 points, et stabilité relative lorsque la variation est comprise entre 1 et 3 points au cours des cinq dernières années.
(83) Les données de l’Eurobaromètre sur la perception et l’expérience de la corruption par les citoyens et les entreprises, telles qu’indiquées l’année dernière, sont mises à jour tous les deux ans. Les derniers ensembles de données proviennent de l’Eurobaromètre spécial 502 (2020) et de l’Eurobaromètre Flash 482 (2019).
(84) Conformément à la loi nº 190 du 6 novembre 2012 sur la prévention et la répression de la corruption dans les administrations publiques (Journal officiel de la République italienne, série générale nº 265 du 13 novembre 2012), le plan national anticorruption a été établi en tant que principal instrument de lutte contre la corruption en Italie. Le dernier plan en date couvre la période 2019-2021 (autorité italienne anticorruption, plan national anticorruption, résolution nº 1064, 13 novembre 2019).
(85) Les responsables anticorruption sont chargés de concevoir et de superviser les plans anticorruption locaux tout au long de la période triennale. Informations reçues dans le cadre de la visite en Italie.
(86) Informations reçues de l’autorité nationale anticorruption dans le cadre de la visite en Italie.
(87) Chaque ministère et chaque administration, municipalité ou entité locale élabore et met en œuvre son propre plan local. Ce plan aide notamment ces entités à établir des règles concernant la nomination de la personne chargée de la prévention de la corruption en leur sein et à préciser le rôle des entités publiques en matière d’évaluation et de gestion des risques de corruption, de renforcement de la transparence au sein des administrations, de soutien aux lanceurs d’alerte, et de suivi des procédures de privatisation. Il fixe également des règles concernant l’élaboration de plans anticorruption triennaux dans les domaines les plus exposés à la corruption, tels que les soins de santé.
(88) Informations reçues de Transparency International dans le cadre de la visite en Italie.
(89) L’autorité italienne anticorruption a conçu et mis en place une plateforme électronique pour les administrations, qui lui permet de recevoir les données et le rapport annuel du responsable de la prévention de la corruption et de la transparence de l’administration concernée. Dans le cadre de l’évaluation précédente, le niveau général de mise en œuvre des plans locaux triennaux d'un échantillon de 536 administrations publiques a été évalué, comme prévu par le plan national anticorruption 2016. Dans la plupart des administrations (environ 87 %), les analyses effectuées pour évaluer le risque de corruption au sein de l’entité étaient inappropriées. En particulier, 27,1 % des administrations avaient omis d’analyser le contexte socioéconomique. Néanmoins, par rapport aux évaluations précédentes, la capacité générale d’évaluation des risques s’est améliorée dans tout le pays.
(90) Le décret législatif nº 75 du 14 juillet 2000, qui est entré en vigueur le 30 juillet 2020, a modifié un large éventail de textes déjà existants, notamment le code pénal, le décret législatif nº 74/2000 (relatif aux infractions fiscales), le décret présidentiel nº 43/1973 et le décret législatif nº 8/2016 (sur les questions douanières), et le décret législatif nº 231/2001 (sur la responsabilité des entités pour les infractions administratives découlant d’une infraction pénale).
(91) Les amendements apportés au code pénal comprennent: un délit aggravé de soustraction de biens en tirant parti de l’erreur d’autrui (article 316); la réception injustifiée de fonds au détriment de l’État (article 316 ter); l’incitation injustifiée à donner ou à promettre des avantages (article 319 quarter), si l’acte porte atteinte aux intérêts financiers de l’Union européenne et si le montant du préjudice ou du profit est supérieur à 100 000 EUR. Pour les délits susmentionnés, une peine maximale de quatre années d’emprisonnement (au lieu de trois précédemment) a été introduite. Contribution de l’Italie au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 35.
(92) Des modifications ont été apportées à l’article 322 bis du code pénal pour inclure également, parmi les individus passibles de sanctions pour corruption internationale, les personnes exerçant des fonctions ou des activités correspondant à celles des fonctionnaires publics et les personnes chargées d'un service public dans des États non membres de l’UE, lorsque l’acte a porté atteinte aux intérêts financiers de l’Union européenne.
(93) Contribution de l’Italie au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 36.
(94) Informations reçues de la brigade financière/du ministère public près la Cour des comptes/de la direction nationale antimafia/de l’autorité anticorruption dans le cadre de la visite en Italie.
(95) Voir ci-dessus, informations reçues dans le cadre de la visite en Italie.
(96) En 2019, la nouvelle législation a prolongé les délais de prescription et a alourdi les sanctions pour corruption. Voir également OCDE, déclaration du groupe de travail de l’OCDE sur la corruption concernant la mise en œuvre par l’Italie de la convention sur la lutte contre la corruption, 2017.
(97) Informations reçues dans le cadre de la visite en Italie.
(98) Au cours de la période 2016-2019, l’Italie a ouvert 23 enquêtes, a engagé neuf procédures et a appliqué des sanctions dans quatre cas de corruption d’agents publics étrangers. Transparency International, «Exporting Corruption» (2020), p. 73.
(99) Contribution reçue du ministère public près la Cour suprême de cassation dans le cadre de la visite en Italie.
(100) Projet de loi nº 2435 «Délégation au gouvernement concernant l’efficience du procès pénal et dispositions visant à accélérer les procédures judiciaires pendantes en appel». La réforme de la justice fait partie du plan national pour la reprise et la résilience de l’Italie donnant suite aux recommandations formulées dans le cadre du cycle du Semestre européen; voir la recommandation du Conseil du 9 juillet 2019 concernant le programme national de réforme de l’Italie pour 2019 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de l’Italie pour 2019, recommandation par pays nº 4, p. 11, et la recommandation de recommandation du Conseil concernant le programme national de réforme de l’Italie pour 2020 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de l’Italie pour 2020, considérant 27; voir également la section I: système de justice.
(101) Informations reçues dans le cadre de la visite en Italie. Voir également le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 7. Il convient également de signaler, dans ce contexte, la réforme, entrée en vigueur en 2020, qui prévoit l’interruption des délais de prescription après qu’un arrêt a été rendu en première instance, conformément à une recommandation par pays adressée de longue date dans le cadre du Semestre européen. En ce qui concerne la durée d’écoulement du stock d’affaires pendantes, voir également la section I: système de justice, pp. 6 et 7.
(102) Informations reçues de la brigade financière dans le cadre de la visite en Italie.
(103) Les amendements ont été approuvés en deuxième lecture le 31 mars 2021 et ont été envoyés au Sénat pour approbation finale.
(104) Avec l’adoption de la loi nº 179/2017, la réglementation sur le lancement d'alertes, qui s’applique de manière générale au secteur privé, est entrée en vigueur en décembre 2018. Le régime de protection des lanceurs d’alerte prévu par la loi est volontaire et s’applique uniquement aux entreprises dont l’employeur a adopté un modèle organisationnel pour la prévention de la criminalité, conformément au décret nº 231/2001 relatif à la responsabilité pénale des entreprises. La loi impose aux entreprises qui ont adopté le modèle prévu par le décret nº 231/2001 de mettre en place un système de signalement des irrégularités pour protéger les lanceurs d’alerte.
(105) En revanche, comme indiqué l’an dernier dans le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 12, une augmentation sensible du nombre de signalements à l’autorité anticorruption a été observée dans le secteur public, à la suite de la révision, en 2017, du cadre juridique.
(106) Selon les autorités italiennes, cet ensemble d’orientations tient compte des principes de la directive (UE) 2019/1937.
(107) Voir la proposition législative nº 1461, Macina et autres, «Dispositions en matière de conflits d’intérêts», 2018.
(108) Contribution de l’Italie au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 30.
(109) Informations reçues dans le cadre de la visite en Italie.
(110) La proposition prévoit des cas supplémentaires d’inéligibilité aux fonctions de député, de sénateur et de conseiller régional. Elle introduit de nouvelles règles concernant l’inéligibilité des magistrats ainsi que des dispositions relatives au régime réglementaire à appliquer aux magistrats qui se portent candidats aux élections. Elle confie au gouvernement le soin d’élaborer une réglementation plus stricte en matière de prévention des conflits d’intérêts dans l’administration publique et attribue à l’autorité anticorruption des compétences spécifiques afin qu’elle puisse intervenir et infliger des sanctions, garantissant ainsi une plus grande transparence par rapport au cadre réglementaire actuel. La proposition élargit les dispositions sur la non-transférabilité des fonctions (actuellement régie par le décret législatif nº 39/2013) et limite la possibilité de cumuler les mandats au sein des organes d’administration et de contrôle des entreprises contrôlées par l’État et l’extension du champ d’application subjectif des règles sur les conflits d’intérêts. Voir le quatrième cycle d’évaluation du GRECO, deuxième rapport de conformité – Italie, points 15 à 19.
(111) Voir le quatrième cycle d’évaluation du GRECO, deuxième rapport de conformité – Italie, points 10 et 11, recommandant également d’élargir l’éventail des sanctions non pénales pour conduite moralement contestable.
(112) Comme indiqué l’an dernier dans le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 11.
(113) Cela concerne également les membres du gouvernement et les hauts fonctionnaires. Pour de plus amples informations, voir le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 11. Cela en dépit des engagements pris par l’Italie en matière de données ouvertes dans le cadre du G20. Voir également «Principes du G20 sur les données ouvertes aux fins de la lutte anticorruption», 2015.
(114) D’après les informations reçues du gouvernement, neuf projets de loi ont été présentés à la Chambre des députés et au Sénat. Trois d’entre eux ont été transmis à la commission des affaires constitutionnelles. En particulier, les projets de loi soumis à l’examen du Sénat ont été présentés en 2018 et 2019.
(115) Informations reçues du secrétariat du bureau de la présidence dans le cadre de la visite en Italie. Dans le cadre des engagements pris par le gouvernement italien au titre du troisième plan d’action pour une administration transparente, le ministère du développement économique et le ministère du travail ont adopté un registre de transparence et un code de conduite en septembre 2018.
(116) Gouvernement italien, quatrième plan d’action national pour une administration transparente (2019-2021), p. 19.
(117) La décision nº 208/2017 encadre uniquement les activités de la Chambre des députés, pas celles du Sénat. Sur le territoire national, la situation demeure fragmentée, en l’absence d’un registre national pour le gouvernement. Certaines régions et municipalités ont pris des mesures allant dans la bonne direction et ont adopté des dispositions en la matière (par exemple, Milan et Rome publient en ligne la liste des réunions entre les parties prenantes et les décideurs publics pour certains de leurs services), mais il manque une approche systématique ou normalisée. Voir le quatrième cycle d’évaluation du GRECO, deuxième rapport de conformité, points 30 à 37.
(118) Chambre des députés, 6 octobre 2020, Bulletin des commissions parlementaires constitutionnelles, des commissions du Premier ministre et des commissions des affaires intérieures, «Dispositions en matière de conflits d’intérêts. C. 702 Fiano, C. 1461 Macina et C. 1843 Boccia».
(119) Informations reçues dans le cadre de la visite en Italie. Voir le quatrième cycle d’évaluation du GRECO, deuxième rapport de conformité, point 28. En particulier, l’autorité nationale anticorruption, à laquelle ont été attribuées des compétences spécifiques afin qu’elle puisse évaluer les infractions et infliger des sanctions, avait exhorté le gouvernement à améliorer la législation relative au (rétro-)pantouflage. Voir autorité italienne anticorruption, 2020, acte de signalement nº 6 du 27 mai 2020 sur le (rétro-)pantouflage. Il n’existe, à l’heure actuelle, aucune donnée concernant des cas de (rétro-)pantouflage, les évaluations menées par l’autorité anticorruption étant encore à un stade précoce, d’après les informations reçues de cette autorité dans le cadre de la visite en Italie.
(120) À la suite d’un référendum organisé en 1993 et des mesures adoptées en conséquence entre 1993 et 2013, le financement public direct des partis politiques a été interdit.
(121) D’après les données publiées par la Chambre des députés, qui a cartographié les dons effectués entre février et novembre 2019, 72,7 % des fonds alloués aux partis italiens provenaient de membres du Parlement, 22,9 % de personnes physiques, et 4,9 % d’entreprises privées. Voir également Transparency International, «Soldi e politica: cosa ci dicono i dati»? (novembre 2020).
(122) Loi nº 3/2019. Il n’existe pas de registre centralisé lisible par machine. Voir le troisième cycle d’évaluation du GRECO, deuxième addendum au deuxième rapport de conformité, point 37, recommandant d'adopter une stratégie coordonnée pour la publication d’informations sur le financement des partis politiques et des campagnes électorales, et de veiller à ce que ces informations soient mises à disposition de façon cohérente et compréhensible et en temps opportun.
(123) Les organes de contrôle incluent la commission pour la transparence et le contrôle des états financiers des partis et des mouvements politiques, la Cour des comptes et le collège régional de garantie électorale.
(124) Cette pratique aurait attiré l’attention des enquêteurs et des procureurs au début de l’année 2020. Les dons versés à des associations tierces représentaient près de 10 millions d’EUR, soit 37 % du volume total du financement des partis politiques en 2019. Voir Transparency International, «Debugging Democracy, Open data for political integrity in Europe», 2020, pp. 4 et 19-20.
(125) Informations reçues de la brigade financière dans le cadre de la visite en Italie. Informations reçues dans le cadre de la visite en Italie.
(126) Décret-loi nº 76/2020.
(127) Les mesures relèvent le plafond pour les adjudications directes de 40 000 EUR à 150 000 EUR afin de simplifier les procédures relatives aux marchés de travaux, et de 40 000 EUR à 75 000 EUR pour les marchés de services et de fournitures.
(128) L’autorité anticorruption a souligné que le choix de déroger à «toute disposition législative autre qu’une disposition pénale» semble disproportionné par rapport à l’objectif consistant à encourager les investissements publics et à faire face aux répercussions économiques négatives résultant de la pandémie de COVID-19. Voir autorité anticorruption, «Analyse des articles du décret-loi du 16 juillet 2020» (Esame e commento degli articoli del decreto-legge 16 luglio 2020, nº 76 «Misure urgenti per la semplificazione e l’innovazione digitale» in tema di contratti pubblici, trasparenza e anticorruzione) (2020). En outre, pour faire face à la situation d’urgence liée à la pandémie de COVID-19, l’autorité nationale anticorruption italienne a publié, en avril 2020, un manuel donnant un aperçu systématique des dispositions législatives nationales pertinentes pour accélérer et simplifier les procédures d’adjudication.
(129) La base de données comprend des informations sur 51,9 millions de procédures d’adjudication, 38 500 pouvoirs adjudicateurs et 234 000 soumissionnaires. Voir les données publiées sur le site web de l’autorité anticorruption. Les données qui, auparavant, étaient moins accessibles ou nécessitaient des extractions ad hoc (par exemple, les données relatives aux contrats de sous-traitance, aux modifications apportées à l’exécution des travaux, ou aux listes d’entreprises habilitées à exécuter certaines catégories de travaux) sont systématiquement mises à disposition sur le site web de l’autorité, y compris, désormais, des statistiques descriptives. Un document de travail de l’autorité présente un nouvel indice de risque de corruption fondé sur des indicateurs élaborés à partir des données de la base de données nationale sur les marchés publics pour évaluer les risques de corruption au niveau local et pour promouvoir la transparence en matière de marchés publics. Voir autorité anticorruption, «Analyse des données et construction d’indicateurs de risque de corruption pour la base de données nationale des marchés publics», document de travail nº 5 (2020) http://www.anticorruzione.it/portal/rest/jcr/repository/collaboration/Digital%20Assets/anacdocs/Attivita/Pubblicazioni/Collana%20scientifica%20Autorita/Collana%20scientifica%20Anac%20-%20Matteo%20Tro%C3%83%C2%ACa%20WP%20n.5.pdf.
(130) Article 21 de la Constitution italienne. L’Italie reste relativement mal positionnée dans le classement mondial de la liberté de la presse 2021 de Reporters sans frontières (elle occupe la 41e place dans le monde, la 20e place dans l’UE) en raison du nombre important de journalistes vivant sous protection policière
(131) Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni (AGCOM), «Osservatorio sul Giornalismo III edizione – La professione alla prova dell’emergenza Covid-19 – documento di consultazione pubblica», novembre 2020.
(132) Les ONG consultées au cours de la visite en Italie ont confirmé que le travail précaire est devenu un véritable problème pour la profession et que les perspectives économiques du secteur se sont fortement dégradées avant la pandémie de COVID-19.
(133) Loi nº 27/2020 et loi budgétaire nº 178/2020.
(134) Département pour l’information et la publication, «Fondo per il pluralismo e l’innovazione dell’informazione».
(135) Décision nº 206/2019 de la Cour constitutionnelle (ECLI:IT:COST:2019:206).
(136) Amendements à la loi nº 215/2004, connue sous le nom de «legge Frattini».
(137) Instrument de surveillance du pluralisme des médias (Media Pluralism Monitor – MPM), 2021, pp. 15 et 16.
(138) Voir MPM 2021, p. 12, pour les parts de marché des principaux acteurs dans les différents sous-secteurs des médias d’information. La législation italienne impose des limites à la part de marché détenue sur chaque marché des médias (limite technique) et sur l’ensemble du marché des médias (limite économique). Jusqu’à présent, l’AGCOM n’a constaté aucun dépassement de la limite technique (MPM de 2021, p. 13). L’absence de données et d’indicateurs normalisés et comparables concernant l’audience des médias numériques constitue un problème (MPM de 2021, p. 21).
(139) Décret-loi nº 97/2016.
(140) Media Pluralism Monitor 2021, p. 10.
(141) Ordonnance nº 132/2020 de la Cour constitutionnelle.
(142) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à l’Italie, p. 16.
(143) Media Pluralism Monitor 2021, pp. 9 à 11.
(144) Communiqué de presse officiel de la Cour constitutionnelle italienne du 22 juin 2021, publié sur son site web.
(145) Conseil de l’Europe, plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes, Italie. L’Italie a répondu à six de ces alertes.
(146) Conseil de l’Europe, plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes.
(147) Contribution de la Fédération nationale de la presse italienne au rapport 2021 sur l’état de droit, et informations reçues dans le cadre de la visite en Italie.
(148) Contribution d’Ossigeno per l’informazione au rapport 2021 sur l’état de droit.
(149) Media Pluralism Monitor 2021, pp. 10 et 11 et contributions des parties prenantes mentionnées dans les notes de bas de page 145 et 146.
(150) Soit une augmentation de 87 % en 2019.
(151) Ministère de l’intérieur, département de la sécurité publique, direction centrale de la police criminelle, actes d’intimidation perpétrés contre des journalistes, 2020.
(152) Le président est élu par le Parlement, réuni en séance commune, ainsi que par 58 électeurs régionaux.
(153) Le Conseil national de l’économie et du travail est également investi du droit de proposer une législation dans le domaine économique et social.
(154) Pour de plus amples informations, voir le site web du médiateur pour la Toscane: http://www.difensorecivicotoscana.it .
(155) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 16.
(156) Contribution du département de l’administration publique et du département des réformes institutionnelles au rapport 2021 sur l’état de droit.
(157) Les utilisateurs peuvent formuler leurs commentaires sur un projet de document et visualiser les contributions des autres participants.
(158) Par rapport aux sites web spécifiques, les plateformes numériques permettent d’élargir considérablement la participation simultanée et interactive des utilisateurs en ce qui concerne la présentation de propositions et d’idées et les commentaires de texte.
(159) Par exemple, en ce qui concerne plus particulièrement les consultations menées sur la plateforme «Partecipa», des rapports finaux sur le processus de consultation ont été publiés dans cinq cas. Ces rapports finaux fournissent des informations sur les résultats des initiatives (par exemple, sur le nombre de participants, le contenu des réponses et, dans certains cas, le retour des administrations publiques concernant l’acceptation ou non des positions exprimées).
(160) Par exemple, avis et commentaires par courrier électronique ou à l’aide de formulaires (environ 60 %) ou de questionnaires en ligne (environ 20 %). Le recours à des techniques plus innovantes, telles que des forums en ligne (environ 15 %) et des outils en ligne de commentaire de texte (environ 5 %), est moins fréquent. Voir également Consultazione – plateforme de consultations publiques.
(161) À ce jour, quatre évaluations ex post ont été réalisées: une en 2020 et trois au cours du premier trimestre de 2021.
(162) Décret-loi nº 65 du 18 mai 2021.
(163) Entre le 25 février 2020 et le 31 mars 2021, 49 décrets-lois ont été adoptés.
(164) Entre le 25 février 2020 et le 31 mars 2021, 69 lois et 51 décrets législatifs ont été adoptés. Les décrets-lois sont des actes adoptés par le gouvernement, ayant la valeur de lois adoptées en cas d’urgence. Ils doivent être convertis en loi par le Parlement dans un délai de 60 jours sous peine de nullité.
(165) Chaque semaine, le ministère de la santé communique au Parlement les résultats du suivi des données épidémiologiques. Conformément à l’article 2 du décret-loi nº 19/2020, les décrets adoptés par le président du Conseil des ministres doivent être communiqués au Parlement dans un délai d’un jour suivant celui de leur publication.
(166) La commission parlementaire sur l’urgence épidémiologique due à la COVID-19 est composée de dix membres du Sénat et de dix membres de la Chambre des députés.
(167) Senato della Repubblica, XVIII Legislatura, «Il “Governo in Parlamento” in tempo di pandemia. Una proposta della Commissione Affari costituzionali del Senato», avril 2021.
(168) Bon nombre d’entre elles concernaient, par exemple, l’utilisation des masques à l’école et les données scientifiques relatives au niveau suffisant d’oxygène (Conseil d’État, décret nº 1804 du 2 avril 2021). D’autres avaient trait à l’enseignement à distance (Conseil d’État, 3e chambre, décret nº 1832 du 7 avril 2021, Pres. Est. Frattini).
(169) Voir également le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à l’Italie, p. 15.
(170) Dans son arrêt nº 278/2020, la Cour constitutionnelle a jugé que la brève durée était compatible avec la durée raisonnable du procès et que la mesure était justifiée par l’objectif consistant à protéger la santé publique.
(171) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 16.
(172) Par exemple, le 25 janvier 2021, l’université Bocconi a organisé un webinaire sur le sujet, conjointement avec l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne et le comité interministériel italien pour les droits de l’homme (CIDU).
(173) Chambre des députés, travaux préparatoires d’un projet de proposition concernant la création d’une INDH, https://www.camera.it/leg18/126?tab=4&leg=18&idDocumento=1323&sede=&tipo .
(174) À la suite de la conférence des OING du Conseil de l’Europe, participation civile au processus décisionnel, mission d’information effectuée en Italie, mai 2019.
(175) Décret-loi nº 130 du 21 octobre 2020.
(176) Désormais, seules des raisons valables de sécurité publique ou des violations de la législation relative à la lutte contre la traite d'êtres humains peuvent empêcher le débarquement dans les ports italiens. Par ailleurs, cette loi ne permet plus de confisquer un navire en cas de non-respect d’un refus officiel de débarquement. Informations reçues dans le cadre de la visite en Italie.
(177) Le comité interministériel pour les droits de l’homme (CIDU) a associé la société civile à l’élaboration du premier plan d’action national «Entreprises et droits de l’homme» ainsi qu’à celle du troisième et quatrième plan d’action national «Femmes, paix et sécurité», dans le cadre desquels un groupe de travail à composition non limitée se référant à la résolution nº 1325 des Nations unies a été créé; contribution de l’Italie au rapport 2021 sur l’état de droit; l’Open Government Forum a repris ses travaux en avril 2021 pour encourager le dialogue et promouvoir la responsabilité entre les membres du gouvernement et les citoyens. Informations reçues dans le cadre de la visite en Italie.
(178) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Italie, p. 16.
(179) Affaire classée sans suite le 19 mai 2021 par le juge des enquêtes préliminaires.
(180) Voir le pilier III, p. 16, en ce qui concerne l'alerte datée d’avril 2021 enregistrée sur la plateforme du Conseil de l’Europe pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes (Italie) et relative à l’enquête pénale menée par le parquet de Trapani en 2016 et divulguée en 2021, au cours de laquelle des journalistes et des organisations de la société civile ont été mis sur écoute téléphonique. Le ministère de la justice a entamé une procédure formelle de contrôle des activités du ministère public en avril 2021.
(181) Selon la classification Civicus, Italie.

Documents similaires

Acte préparatoire52021M10585

Acte préparatoire — COM(2021) 10585

28/12/2021

Acte préparatoire52021M10535

Acte préparatoire — COM(2021) 10535

27/12/2021

Acte préparatoire52021DC0566

Acte préparatoire — 52021DC0566

22/12/2021

Acte préparatoire52021M10542

Acte préparatoire — COM(2021) 10542

22/12/2021

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →