COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 20.7.2021
SWD(2021) 719 final
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION
Rapport 2021 sur l'état de droit
Chapitre consacré à la situation de l'état de droit en Lettonie
accompagnant le document:
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS
Rapport 2021 sur l'état de droit
La situation de l'état de droit dans l'Union européenne
{COM(2021) 700 final} - {SWD(2021) 701 final} - {SWD(2021) 702 final} - {SWD(2021) 703 final} - {SWD(2021) 704 final} - {SWD(2021) 705 final} - {SWD(2021) 706 final} - {SWD(2021) 707 final} - {SWD(2021) 708 final} - {SWD(2021) 709 final} - {SWD(2021) 710 final} - {SWD(2021) 711 final} - {SWD(2021) 712 final} - {SWD(2021) 713 final} - {SWD(2021) 714 final} - {SWD(2021) 715 final} - {SWD(2021) 716 final} - {SWD(2021) 717 final} - {SWD(2021) 718 final} - {SWD(2021) 720 final} - {SWD(2021) 721 final} - {SWD(2021) 722 final} - {SWD(2021) 723 final} - {SWD(2021) 724 final} - {SWD(2021) 725 final} - {SWD(2021) 726 final} - {SWD(2021) 727 final}
Résumé
Le système de justice letton a bénéficié de mesures afin d’améliorer encore davantage son indépendance, sa qualité et son efficience. La nouvelle procédure de sélection des candidats à la fonction de juge, mise en place pour renforcer l’indépendance judiciaire, a commencé à être appliquée. Le Conseil de la magistrature a approuvé une nouvelle stratégie pour 2021-2025 visant à renforcer l’indépendance judiciaire. Le Conseil continue cependant de fonctionner avec des ressources limitées, en particulier en ce qui concerne son personnel — un problème déjà soulevé dans le rapport 2020 sur l’état de droit. Un nouveau code d’éthique pour les juges a été adopté afin de moderniser les règles en matière d’éthique, qui n’avaient pas été modifiées depuis 1995. Le niveau de numérisation des tribunaux et du parquet est élevé, et des efforts sont en cours en vue de l’accroître davantage. Le gouvernement a l’intention de créer un nouveau centre de formation, qui centralisera toute la formation du système de justice. Il serait important que le système judiciaire soit dûment associé à sa gouvernance et à sa supervision. Le tribunal économique récemment créé commence à exercer ses activités et nécessitera des ressources suffisantes tant en personnel qu’en formation pour pouvoir traiter les affaires économiques et financières complexes de manière efficiente.
Les réformes législatives adoptées par la Lettonie en vue de renforcer l’efficacité du cadre de lutte contre la corruption n’ont pas encore été pleinement mises en œuvre. La législation criminalise les infractions d’abus de pouvoir, de corruption nationale et internationale et de trafic d’influence. Un nouveau plan d’action en vue de prévenir la corruption est en préparation. Les enquêtes et les poursuites relatives aux infractions liées à la corruption continuent de relever de différentes autorités. Des mesures ont été prises pour accroître la capacité du Bureau de la prévention et de la répression de la corruption (KNAB) d’enquêter sur les affaires de corruption. Le travail sur le cadre d’intégrité pour la prévention des conflits d’intérêts s’est poursuivi, mais les dispositions qui réglementent le «(rétro)-pantouflage» et les restrictions applicables après la cessation de service restent limitées. Le lobbying n’est toujours pas réglementé, et la proposition de législation est encore en cours de discussion au Parlement. La Cour des comptes a audité plus de 90 % des fonds consacrés aux mesures d’appui liées à la COVID-19 en 2020.
Concernant la liberté et le pluralisme des médias, une nouvelle législation a été adoptée afin de transposer la directive sur les services de médias audiovisuels, qui vise à renforcer l’indépendance de l’autorité de régulation des médias, le Conseil national des médias électroniques, alors que son domaine de compétence a été réduit par l’exclusion de la surveillance opérationnelle des médias de service public. Bien qu’un cadre complet pour la protection des journalistes et le droit d’accès à l’information soit en place, il semble que les journalistes continuent à subir des attaques personnelles en ligne, souvent de la part de responsables politiques. Des mesures ont été prises pour atténuer les effets économiques de la pandémie de COVID-19 sur les médias. En outre, des inquiétudes ont été soulevées au sujet de l’accès limité des journalistes à l’information au cours de la pandémie de COVID-19.
Des mesures de lutte contre la pandémie de COVID-19 ont été adoptées dans le cadre de l’état d’urgence, qui a pris fin en avril 2021. Le Parlement a continué à travailler à distance et a réexaminé les mesures liées à la pandémie. Cependant, le Parlement n’a pu approuver ou rejeter les mesures gouvernementales qu’a posteriori, étant donné que celles-ci étaient pour la plupart déjà entrées en vigueur en vertu de l’état d’urgence et ne pouvaient être modifiées. L’accréditation du Bureau du médiateur au statut A a été renouvelée, et ce dernier a poursuivi ses activités de suivi des mesures relatives à la pandémie. Le gouvernement a adopté de nouvelles lignes directrices pour une plus grande cohésion au sein de la société civile pour la période 2021-2027 et a par ailleurs accordé une aide financière aux ONG afin d’atténuer les effets de la pandémie de COVID-19.
I.Système de justice
Le système de justice letton comporte trois degrés. En première instance, il existe neuf tribunaux de district/ville chargés des affaires civiles et pénales et un tribunal administratif de district. Un nouveau tribunal économique spécialisé s’occupe de certaines infractions économiques et financières. En deuxième instance, cinq tribunaux régionaux traitent les affaires civiles et commerciales, et il existe un tribunal administratif régional. En troisième instance, la Cour suprême traite les affaires pénales, civiles et administratives. La Cour constitutionnelle effectue un contrôle constitutionnel. Un Conseil de la magistrature indépendant est chargé de participer à l’élaboration des politiques et des stratégies concernant le système de justice et à l’amélioration de l’organisation de celui-ci. En outre, le Conseil s’occupe de la sélection des candidats à la fonction de juge, de la nomination et de la révocation des présidents de juridictions, de la détermination de la carte judiciaire et de l’approbation du contenu de la formation. Les candidats à la fonction de juge sont sélectionnés dans le cadre d’un concours général organisé par le Conseil de la magistrature, classés et inscrits sur une liste, sur la base de laquelle le ministre de la justice propose au Parlement (Saeima), pour nomination, le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de points. Au bout de trois ans et à l’issue d’une évaluation réalisée par un organe judiciaire, les juges sont nommés par le Parlement pour une durée indéterminée, sur proposition du ministre de la justice. Le parquet est une institution judiciaire indépendante, placée sous l’autorité du procureur général. La Lettonie participe au Parquet européen. L’Ordre des avocats letton est une organisation professionnelle indépendante et autonome chargée des procédures disciplinaires concernant les avocats.
Indépendance
Le niveau de perception de l’indépendance a augmenté depuis 2016, tant parmi les entreprises que parmi le grand public, et reste moyen. Dans la population en général, 57 % des personnes interrogées estiment que l’indépendance des tribunaux est «plutôt satisfaisante ou très satisfaisante». C’est également le cas pour 53 % des entreprises. Le niveau de perception de l’indépendance s’est amélioré depuis 2016 tant parmi le grand public que parmi les entreprises, et il a augmenté de 12 % pour la population en général et de 6 % pour les entreprises en 2021.
La nouvelle procédure de sélection des candidats à la fonction de juge et de renforcement de l’indépendance judiciaire a commencé à être appliquée. Comme décrit dans le rapport 2020 sur l’état de droit, le Conseil de la magistrature a défini la nouvelle procédure de sélection des candidats à la fonction de juge, une compétence transférée du pouvoir exécutif au Conseil par une loi de 2018. La Commission de sélection des candidats à la fonction de juge pour les tribunaux de district et les tribunaux régionaux mise en place par le Conseil de la magistrature est entrée en fonction le 22 octobre 2020 et a exercé cette compétence pour la première fois pour sélectionner les juges du tribunal économique récemment créé. Sur la base de l’expérience acquise au cours de cette procédure de sélection, en avril 2021, le Conseil de la magistrature a légèrement modifié la procédure de sélection des candidats à la fonction de juge pour les tribunaux de district et les tribunaux régionaux, afin d’améliorer tant le contenu des examens et les critères d’évaluation que l’organisation de la procédure, en particulier en ce qui concerne l’épreuve écrite. Le Conseil a estimé que la mise en œuvre de la procédure avait globalement été un succès. Les règles modifiées régiront la procédure de sélection pour les postes vacants dans les juridictions civiles et pénales régionales à partir de mai 2021.
Le Conseil de la magistrature a adopté sa stratégie pour 2021-2025 visant à renforcer l’indépendance judiciaire. L’objectif général de la nouvelle stratégie, approuvée en mars 2021, est d’accroître le niveau d’indépendance, la qualité et la responsabilité de la justice en parvenant à l’égalité de représentation du pouvoir judiciaire dans le dialogue entre les branches du pouvoir de l’État. À cet effet, la stratégie propose de confier la formation judiciaire au Conseil de la magistrature plutôt qu’au pouvoir exécutif. Elle vise aussi, entre autres, à renforcer le fonctionnement et le rôle du Conseil de la magistrature ainsi que la capacité d’auto-organisation du système judiciaire. Il s’agit d’un point important pour renforcer l’autonomie opérationnelle des tribunaux, car le Conseil de la magistrature rend uniquement des avis concernant le financement du système judiciaire, et la Cour suprême est la seule juridiction nationale qui planifie et demande son budget de façon indépendante.
Un nouveau code d’éthique a été adopté pour les juges. En février 2021, un nouveau code d’éthique judiciaire a été adopté par la Commission d’éthique judiciaire. Il a remplacé celui qui était en place depuis 1995, devenu obsolète à plusieurs égards. En particulier, le nouveau code est conçu comme un ensemble de principes plutôt que comme des règles de conduite détaillées, et il ne traite plus des situations qui sont à présent couvertes par la loi ou les réglementations. En moyenne, la Commission traite entre 10 et 20 affaires de violation présumée des règles d’éthique par an. Si la Commission statue sur les affaires simples, les violations plus graves sont toutefois renvoyées au Conseil disciplinaire judiciaire pour décision et mesures disciplinaires. En 2020, un membre de l’appareil judiciaire a fait l’objet de mesures disciplinaires pour non-respect des restrictions liées à la pandémie de COVID-19.
Qualité
Le niveau de numérisation des tribunaux et du parquet est élevé, et des efforts sont en cours en vue de l’accroître encore davantage. Comme indiqué l’année dernière, le système de justice letton figure parmi les plus avancés de l’UE en matière de déploiement des TIC, en particulier pour la gestion des affaires, les statistiques sur l’activité des tribunaux, la communication avec les parties, et la publication en ligne des décisions judiciaires, qui sont pour la plupart lisibles par machine. Le projet d’introduction d’un système de gestion électronique des affaires visant à moderniser l’enregistrement des actes de procédure et la numérisation des archives est en cours. Dans un premier temps, le gouvernement prévoit de couvrir la procédure d’enquête et la procédure judiciaire, et la mise en œuvre complète est prévue pour 2023. En 2020, dans le cadre du projet pilote, 11 tribunaux ont été équipés d’écrans permettant d’examiner les affaires en ligne, et il est prévu d’équiper la plupart des tribunaux d’ici la fin de 2021. Cependant, à la suite d’un audit de performance, la Cour des comptes a conclu que la gestion de programme du projet de système électronique de gestion des affaires devait être améliorée. La disponibilité d’outils de communication électronique sûrs pour le parquet doit encore être améliorée, en particulier en ce qui concerne la communication avec les avocats de la défense, les centres de détention, les autorités chargées des enquêtes et les juridictions. Ces canaux de communication électronique sûrs contribueraient à accroître la rapidité et l’efficience de la préparation des procédures devant les tribunaux.
Le gouvernement a l’intention de créer, d’ici la fin de 2024, un nouveau centre de formation, qui centralisera toute la formation du système judiciaire. La formation des juges et du personnel judiciaire est actuellement assurée par le centre de formation judiciaire letton, fondé en 1995 sur la base d’un accord pluriannuel. Ce modèle institutionnel n’est pas suffisamment stable pour planifier la formation du système de justice à long terme, car le contrat est régulièrement soumis à une procédure de passation de marché. De plus, les fonds affectés à la formation judiciaire sont actuellement gérés par l’administration judiciaire, une institution subordonnée au ministère de la justice, et le système judiciaire ne dispose que d’un pouvoir d’intervention limité en la matière. Le Conseil de la magistrature approuve le contenu des programmes de formation des juges et du personnel judiciaire, tandis que le parquet est responsable de la formation initiale et de la formation continue en cours d’emploi des procureurs. Le nouveau centre de formation deviendrait un établissement unique de formation des juges et des procureurs, ainsi que des enquêteurs spécialisés, du personnel judiciaire et des assistants des procureurs. Dans sa stratégie pour 2021-2025, le Conseil de la magistrature a annoncé son objectif de «reprendre la formation des juges à la branche exécutive», et sa participation à la mise en place et à la gestion du centre de formation serait l’occasion d’atteindre cet objectif. La création du centre de formation apporterait plus de stabilité institutionnelle et financière en matière de formation et permettrait d’améliorer encore davantage la qualité du système de justice letton. Il est prévu que le nouveau centre de formation adopte une approche didactique interdisciplinaire, et couvre tous les professionnels actifs dans l’administration de la justice, ce qui constitue une approche conforme à la stratégie européenne de formation judiciaire pour la période 2021-2024 de la Commission européenne et aux conclusions du Conseil de l’UE sur la promotion de la formation des professionnels de la justice. Il serait important que le pouvoir judiciaire lui-même (les juges et les procureurs) participe à la gouvernance, à la supervision et à l’établissement des priorités du nouveau centre de formation, conformément aux normes européennes.
Le nouveau tribunal économique commence à exercer ses activités. Le tribunal est compétent dans certains types d’affaires civiles ainsi que dans les affaires de corruption et d’infractions économiques et financières. Il devrait comporter dix juges et 21 assistants administratifs. Le tribunal économique a commencé à exercer ses activités le 31 mars 2021 et, jusqu’à présent, neuf juges sur les dix, issus de divers horizons professionnels (y compris financiers), dont aucun n’avait exercé la fonction de juge auparavant, ont été nommés suivant la nouvelle procédure de sélection mentionnée ci-dessus. Afin d’apporter un soutien professionnel aux nouveaux juges du tribunal économique, le Conseil de la magistrature a assuré un service de mentorat. Chacun d’eux a pu bénéficier d’un mentor et d’une formation spécialisée sur la législation relative aux questions de blanchiment d’argent, ainsi que d’une formation en droit commercial, en droit de la concurrence et en droit financier. Une formation dans le domaine des assurances est prévue au second semestre de 2021. Le tribunal économique devrait traiter entre 250 et 500 affaires par an, ce qui nécessite des ressources suffisantes en matière de personnel et de formation, afin de pouvoir gérer de manière efficiente les affaires économiques et financières complexes. Le ministère de la justice suit de près l’évolution de la situation concernant les activités du tribunal et a l’intention de réexaminer la situation après la première année d’activité.
Les ressources opérationnelles du Conseil de la magistrature sont insuffisantes. Le rapport 2020 sur l’état de droit a conclu que, malgré l’acquisition de nouvelles compétences, le Conseil de la magistrature faisait face à une pénurie de ressources humaines susceptible d’entraver l’exercice de ses nouvelles compétences. Depuis lors, la situation n’a pas évolué eu égard aux ressources financières et humaines. L’une des priorités budgétaires de la Cour suprême pour 2022-2024 est de renforcer les capacités du Conseil de la magistrature en créant un poste de conseiller et un poste de consultant supplémentaires.
Efficience
Le système de justice est resté efficient malgré les difficultés liées à la pandémie de COVID-19. Dans l’ensemble, la longueur des procédures judiciaires dans les affaires civiles, commerciales et administratives, mesurée en durée estimée d’écoulement du stock d’affaires pendantes, reste égale ou inférieure à la moyenne comparée au reste de l’UE. Le nombre d’affaires pendantes, déjà parmi les plus bas de l’UE, affiche une légère tendance à la baisse. Le taux de variation du stock d’affaires pendantes reste supérieur à 100 %, ce qui signifie que les tribunaux sont en mesure de faire face aux affaires nouvelles. De nouveaux progrès ont pu être observés concernant la longueur moyenne des procédures dans les affaires de blanchiment d’argent, qui a encore diminué pour atteindre 212 jours en 2019 (contre 303 en 2018). La longueur moyenne des procédures est restée stable en 2020, avec une légère diminution dans les affaires civiles, pénales et administratives dans les tribunaux de première instance et une légère augmentation dans les affaires civiles et pénales en deuxième instance. En février 2020, le Conseil de la magistrature a appelé la Cour suprême à créer un groupe de travail afin d’analyser les causes de la lenteur des procédures dans les affaires civiles, pénales et administratives. Le groupe de travail a présenté trois rapports au Conseil de la magistrature sur les règles de procédure, concluant que, si chaque type de procédure présentait des défis distinctifs, les juges étaient les facilitateurs de toutes les procédures et qu’il convenait donc de mettre l’accent sur leur formation.
II.Cadre de lutte contre corruption
Le cadre législatif et institutionnel destiné à prévenir et à poursuivre la corruption est globalement en place. Le Bureau de la prévention et de la répression de la corruption (KNAB) est un organe spécialisé doté de la compétence d’enquêter sur les infractions liées à la corruption et de prévenir la corruption. Le parquet supervise les enquêtes préliminaires sur les infractions liées à la corruption menées par le KNAB. Les autres institutions disposant de compétences de lutte contre la corruption sont la police d’État, qui enquête sur la corruption dans les institutions privées et sur la fraude; le Bureau de la sécurité intérieure, qui enquête sur les infractions pénales liées à la corruption commises par les fonctionnaires des institutions subordonnées au ministère de l’intérieur; le Bureau de la sécurité intérieure du service national des impôts, qui enquête sur les infractions pénales commises par les fonctionnaires du service national des impôts; le corps national des garde-frontières, qui enquête sur la corruption impliquant ses propres fonctionnaires.
La perception parmi les experts et les dirigeants d’entreprise est que le niveau de corruption dans le secteur public reste relativement élevé. Dans l’édition 2020 de l’indice de perception de la corruption de Transparency International, la Lettonie obtient une note de 57/100 et se classe au 12e rang dans l’Union européenne et au 42e rang au niveau mondial. Cette perception est restée relativement stable ces cinq dernières années.
Un nouveau plan d’action en vue de prévenir la corruption est en préparation. Le Bureau de la prévention et de la répression de la corruption (KNAB) a commencé à préparer le plan d’action pour la prévention et la répression de la corruption pour 2021-2024, qui doit être adopté au cours de l’été 2021. La législation nationale en vigueur criminalise la corruption et les infractions qui y sont liées, y compris l’abus de pouvoir, la corruption nationale et internationale et le trafic d’influence.
Le Bureau de la prévention et de la répression de la corruption a élargi sa capacité d’enquête. Les compétences du Bureau de la prévention et de la répression de la corruption (KNAB) en matière de prévention de la corruption incluent le contrôle des conflits d’intérêts et du financement des partis politiques ainsi que les enquêtes sur les infractions liées à la corruption. Le KNAB dispose d’un budget annuel de 6,6 millions d’EUR environ, issus du budget de l’État. En outre, il reçoit chaque année un financement spécial du ministère de la justice (Fonds pour la confiscation des avoirs d’origine criminelle) d’une valeur de 200 000 EUR environ pour améliorer l’efficience de ses activités opérationnelles spéciales de renseignement en matière pénale. Depuis décembre 2020, le KNAB recrute du personnel supplémentaire, principalement des enquêteurs et des analystes financiers. Il a aussi amélioré les conditions salariales de son personnel afin de les aligner sur le niveau d’autres institutions publiques. En 2020, le KNAB a engagé 39 procédures pénales, tandis que 23 affaires ont été transférées au parquet.
Les enquêtes et les poursuites relatives aux infractions liées à la corruption continuent de relever de différentes autorités. Le parquet supervise les enquêtes préliminaires sur les infractions liées à la corruption menées par le KNAB. Depuis le début de 2021, le parquet a traité 204 affaires, et 7 millions d’EUR de fonds illicites ont été confisqués. Le manque de ressources humaines, par rapport à la charge de travail, constitue un défi pour le parquet. Le Bureau de la sécurité interne détecte, prévient et enquête sur les infractions commises par les fonctionnaires et les employés relevant du ministère de l’intérieur, comme ceux de la police d’État. Cette dernière a mis en place des règles en matière d’intégrité. En 2020, le corps national des garde-frontières a transféré au parquet 29 affaires pénales, accompagnées d’une proposition d’engager des poursuites pénales, dont une affaire impliquant un fonctionnaire du corps national des garde-frontières. Entre 2020 et 2021, 14 affaires pénales impliquant des fonctionnaires du service national des impôts ont été recensées, y compris des affaires de corruption et de crime organisé impliquant de hauts fonctionnaires.
Un plan d’action vise à répondre aux recommandations de la Cour des comptes en vue d’améliorer la qualité des enquêtes et des poursuites liées aux infractions économiques et financières. En décembre 2020, la Cour des comptes a publié les résultats de son examen des performances sur l’efficacité des enquêtes et des poursuites liées aux infractions pénales dans le domaine économique et financier, et a émis des recommandations en vue d’améliorer l’efficience opérationnelle du parquet. L’une des conclusions de l’examen des performances était que, si le parquet ne manque pas de ressources, il est néanmoins possible d’améliorer la gestion, la structure de gouvernance, la répartition des responsabilités entre les différents bureaux et la spécialisation des procureurs. En avril 2021, le Conseil de prévention de la criminalité, un organe consultatif gouvernemental, a approuvé, avec la participation du parquet, un plan d’action biennal en vue de répondre aux recommandations de la Cour des comptes.
La Lettonie continue d’élaborer son cadre d’intégrité pour la prévention des conflits d’intérêts, tandis que les restrictions applicables après la cessation de service demeurent quasiment inchangées. Une série de modifications de la loi sur la prévention des conflits d’intérêts dans le cadre des activités des fonctionnaires sont en attente d’approbation finale par le Parlement. En janvier 2021, les modifications de la définition des fonctionnaires publics couverts par la loi qui visaient à inclure les membres du Conseil des médias électroniques publics sont entrées en vigueur. En juillet 2020, l’interdiction pour les députés et les membres du gouvernement et pour les secrétaires parlementaires de percevoir une rémunération pour les postes qu’ils occupent au sein d’associations, de fondations et d’entreprises sociales ayant reçu un financement du gouvernement est aussi entrée en vigueur. Le Parlement débat actuellement de l’opportunité d’étendre cette interdiction aux présidents des conseils municipaux et à leurs adjoints. Les restrictions visant à prévenir les conflits d’intérêts sont limitées et la situation a peu évolué depuis 2018.
Le lobbying n’est toujours pas réglementé, et la proposition de législation est encore en cours de discussion au Parlement. Il n’existe à ce jour pas de règles en matière de transparence du lobbying et seuls quelques cas de publication volontaire de réunions entre des représentants publics et des lobbyistes ont été rapportés. En janvier 2021, la commission parlementaire de la défense, des affaires internes et de la prévention de la corruption a approuvé un ensemble de principes sur l’ouverture et la transparence, esquissant les futurs contenu et champ d’application de la loi sur le lobbying. Selon ces principes, la loi devrait inclure, entre autres, une définition plus large des représentants d’intérêts, un registre unique obligatoire des lobbies, et des sanctions. En outre, la loi devrait couvrir les activités qui influencent les décisions des députés, des membres des gouvernements locaux et national et des organes législatifs, ainsi que des hauts dirigeants. La proposition a fait l’objet d’une consultation publique au début de 2021, mais aucune date n’a été fixée pour son approbation par le Parlement. Néanmoins, chaque institution publique dispose à présent d’un code d’éthique, avec un chapitre expressément consacré au lobbying. La surveillance et l’application des codes d’éthique relèvent de la compétence de personnes de confiance en matière d’éthique, dans le cadre d’un mandat temporaire d’une durée d’un an confié à un fonctionnaire sélectionné au sein de chaque institution.
Des systèmes de lancement d’alertes sont en cours de mise en œuvre. Le Bureau de la prévention et de la répression de la corruption (KNAB) est l’autorité compétente pour l’admission et le traitement des signalements de lanceurs d’alertes concernant des cas présumés de corruption et de conflit d’intérêts reçus par la Chancellerie d’État et toute autre autorité compétente. En 2020, la Chancellerie d’État a reçu 517 plaintes générales, dont 122 qualifiées de signalements de lanceurs d’alertes (contre 119 en 2019). En 2020, le KNAB a reçu un total de 53 signalements de lanceurs d’alertes, dont 13 ont été reconnus comme tels, 17 ont été transférés à d’autres autorités compétentes, et 23 n’ont pas été reconnus comme tels. À ce jour, certaines entités n’ont encore reçu aucun signalement de lanceurs d’alertes. Dès lors, les activités de sensibilisation à ce canal de signalement se poursuivent.
Le gouvernement a publié des lignes directrices afin de faire face au risque accru de corruption dans les marchés publics lié à la pandémie de COVID-19. En mai 2020, le gouvernement a élaboré une série de lignes directrices en vue d’atténuer le risque de corruption grâce à la loi sur les marchés publics existante. La Cour des comptes a mené plusieurs audits concernant les dépenses d’urgence liées à la pandémie de COVID-19, couvrant plus de 90 % des fonds dépensés en 2020 à cet effet. En guise de nouvelle pratique, la Cour des comptes n’a pas attendu que les entités auditées présentent les rapports financiers, et a remis ses recommandations d’audit immédiatement après que les dépenses ont été effectuées, afin que ces recommandations puissent être mises en œuvre rapidement.
III.Pluralisme et liberté des médias
Le cadre juridique letton repose sur un ensemble de garanties constitutionnelles et de mesures législatives, telles que la loi sur les médias électroniques. Une loi a été adoptée afin de transposer la directive sur les services de médias audiovisuels. La loi sur la presse et les autres médias établit le droit pour la presse d’accéder aux informations détenues par les organes et organisations publics et interdit la censure. L’accès aux informations publiques est aussi garanti par la loi sur la liberté de l’information. L’autorité de régulation des médias, le Conseil national des médias électroniques, est mise en place en vertu de la loi sur les médias électroniques et fonctionne conformément à celle-ci.
L’indépendance de l’autorité de régulation des médias, le Conseil national des médias électroniques, a été renforcée, mais son domaine de compétence a été réduit. En décembre 2020, le Parlement a adopté la loi modifiant la loi sur les médias électroniques, transposant la directive sur les services de médias audiovisuels révisée, qui renforce l’indépendance du Conseil national des médias électroniques. En particulier, la loi comprend une nouvelle disposition qui prévoit que le Conseil national des médias électroniques «ne sollicite ni n’accepte d’instructions d’aucune autre autorité» . La loi prévoit aussi que le financement nécessaire pour exercer les fonctions du Conseil national des médias électroniques, y compris sa participation aux travaux du groupe des régulateurs européens des services de médias audiovisuels, provient du budget de l’État. Cependant, à la suite de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les médias électroniques publics et la gestion de ceux-ci en décembre 2020, le Conseil national des médias électroniques n’est plus responsable de la surveillance des activités des médias du service public. La nouvelle loi a établi deux nouvelles autorités indépendantes à cet effet – le Conseil des médias électroniques publics et le Médiateur des médias électroniques publics – dans le but de garantir l’indépendance et de favoriser la qualité des médias électroniques publics. En mai 2021, le premier des trois membres du Conseil des médias électroniques publics a été proposé, sous réserve de l’approbation finale du Parlement.
L’accès du public aux informations sur la propriété des médias soulève des inquiétudes. Comme décrit dans le rapport 2020 sur l’état de droit, de nouvelles dispositions sur la transparence de la propriété des médias ont été introduites dans la loi sur les médias électroniques modifiée. Elles obligent les prestataires de services potentiels à fournir des informations sur leurs propriétaires bénéficiaires au Conseil national des médias électroniques, et les prestataires de services existants à fournir des informations sur tout changement de propriétaire bénéficiaire. Cependant, l’indicateur de transparence de la propriété des médias MPM 2021 continue d’enregistrer un risque élevé, étant donné qu’il n’existe aucune obligation pour les sociétés de médias de divulguer leurs structures de propriété directement au grand public et sans frais. Étant donné que toutes les sociétés enregistrées en Lettonie, y compris les médias, sont obligées de fournir des informations sur leurs propriétaires bénéficiaires au registre des entreprises, le public conserve la possibilité d’obtenir ces informations auprès de ce registre. La concentration des médias d’actualité est considérée comme élevée, en particulier en raison de la forte concentration dans différents sous-secteurs des médias.
Les autorités ont pris des mesures pour faire face aux effets de la pandémie de COVID-19 sur les médias. Afin d’atténuer les effets économiques de la pandémie, le gouvernement letton a affecté 3,5 millions d’EUR environ au secteur des médias en 2020. Des fonds ont été alloués pour couvrir les frais fixes et pour des projets de création de contenu, y compris des projets de journalisme d’analyse et d’investigation.
L’accès des journalistes à l’information au cours de la pandémie de COVID-19 a soulevé certaines inquiétudes. Des garanties juridiques concernant le droit d’accès à l’information et la protection des journalistes sont en place. Des inquiétudes ont cependant été exprimées au sujet de la disponibilité des informations pendant la pandémie de COVID-19, en particulier parce que les reporters ne pouvaient pas participer aux réunions gouvernementales, alors que leur présence aux réunions ouvertes était auparavant la règle.
Les journalistes semblent continuer à faire face à des attaques personnelles en ligne. À la fin de 2020 et en 2021, la plateforme du Conseil de l’Europe pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes n’a pas enregistré d’alerte concernant la Lettonie. Il semble néanmoins que les journalistes continuent à faire face à des attaques en ligne, souvent de la part d’hommes politiques et de sociétés de communication politique.
IV.Autres questions institutionnelles en rapport avec l’équilibre des pouvoirs
La Lettonie est une démocratie parlementaire monocamérale dans laquelle la Cour constitutionnelle peut procéder à un contrôle constitutionnel ex post, y compris dans des cas concrets, sur la base d’une plainte en matière constitutionnelle. Les projets de loi peuvent être présentés au Parlement par le président, le gouvernement, les commissions parlementaires, au moins cinq parlementaires ou un dixième des électeurs. Outre le système de justice, le Bureau du médiateur, qui fait office d’institut national des droits de l’homme, et la société civile jouent également un rôle dans le système d’équilibre des pouvoirs.
Des mesures de lutte contre la pandémie de COVID-19 ont été adoptées dans le cadre de l’état d’urgence, qui a pris fin en avril 2021. Le 12 mars 2020, le gouvernement letton a adopté une déclaration d’état d’urgence, qui a pris fin le 7 avril 2021. Cette déclaration, qui contenait des mesures de lutte contre la pandémie de COVID-19, a été modifiée à plusieurs reprises . Les versions actualisées des règles applicables dans différents domaines de la vie sociale sont publiées sur le site web du gouvernement dans un format consolidé et aisément lisible, avec des détails disponibles lorsque des modifications sont apportées à un paragraphe particulier (plus particulièrement sur un type de mesures, comme l’enseignement ou les restaurants/bars). En juin 2020, la loi sur la gestion de la propagation de la COVID-19 est entrée en vigueur, énonçant les principes fondamentaux de l’action des autorités publiques.
Le Parlement a continué à travailler à distance et a réexaminé les mesures gouvernementales liées à la pandémie de COVID-19. À l’aide de la plateforme e-Saeima, le Parlement a travaillé tout au long de l’état d’urgence. Dans le cadre de ses compétences, il a régulièrement débattu, d’abord en commissions, puis en plénière, des mesures gouvernementales de lutte contre la pandémie de COVID-19. Cependant, le Parlement n’a pu approuver ou rejeter les mesures gouvernementales qu’a posteriori, étant donné que celles-ci étaient pour la plupart déjà entrées en vigueur en vertu de l’état d’urgence et ne pouvaient être modifiées. Néanmoins, au cours des débats préliminaires, auxquels le Médiateur a lui aussi régulièrement assisté, le Parlement a guidé le gouvernement dans la formulation et l’adoption des futures mesures et des modifications des mesures existantes.
L’accréditation du Bureau du médiateur au statut A été renouvelée et ce dernier a poursuivi ses activités de suivi des mesures relatives à la pandémie de COVID-19. En décembre 2020, l’accréditation au statut A du Bureau du médiateur a été renouvelée, conformément aux principes de Paris. En janvier 2021, tenant compte des recommandations du sous-comité sur les accréditations de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme (GANHRI), des modifications à la loi sur le Médiateur ont été adoptées, qui disposent que la nomination du médiateur est approuvée par le Parlement sur proposition de non moins de dix députés (contre cinq auparavant) et qu’une même personne peut occuper la fonction de Médiateur pendant un maximum de deux mandats (de cinq ans chacun). Le Médiateur a continué à exercer sa fonction de suivi des mesures du gouvernement et de leurs effets sur les droits de l’homme, rendant des avis et formulant des recommandations destinées aux responsables politiques de l’UE et nationaux, en particulier en ce qui concerne la nécessité de respecter et de promouvoir les droits économiques et sociaux, le droit aux soins de santé et l’importance d’une communication transparente avec le public. Le Médiateur a aussi effectué un suivi des décisions prises par le gouvernement dans le contexte de la pandémie de COVID-19 afin de garantir que les restrictions étaient adéquates, et que le public était correctement informé en temps opportun.
Le gouvernement a adopté des lignes directrices pour une plus grande cohésion au sein de la société civile et a accordé une aide financière aux ONG afin d’atténuer les effets de la pandémie de COVID-19. L’espace civique en Lettonie est encore considéré comme rétréci . Les lignes directrices pour la période 2021-2027 décrivent les lignes d’action qui nécessitent des investissements, ainsi que le financement prévu pour chaque action, afin de faire en sorte que les citoyens soient mieux informés, plus actifs et davantage disposés à participer au développement du pays. En décembre 2020, le conseil des ministres a examiné et approuvé un rapport d’information préparé par le ministère de la culture sur le soutien aux associations et aux fondations afin d’atténuer les conséquences négatives de la crise de la COVID-19, qui concluait que l’incidence financière de la pandémie de COVID-19 devrait affecter environ la moitié des ONG enregistrées en Lettonie, en particulier les organisations d’intérêt public. Le gouvernement a donc décidé d’affecter 600 000 EUR de fonds pour les événements imprévus au programme de soutien aux ONG afin d’atténuer les conséquences négatives de la pandémie de COVID-19 en 2021. Le programme est mis en œuvre par le Fonds d’intégration dans la société, qui octroie un financement au moyen d’un appel d’offres ouvert pour des projets d’ONG à mettre en œuvre avant le 30 juin 2021.
Annexe I: liste des sources par ordre alphabétique*
* La liste des contributions reçues dans le cadre de la consultation préalable à l’élaboration du rapport 2021 sur l’état de droit peut être consultée à l’adresse suivante: https://ec.europa.eu/info/policies/justice-and-fundamental-rights/upholding-rule-law/rule-law/rule-law-mechanism/2021-rule-law-report-targeted-stakeholder-consultation .
Centre pour le pluralisme et la liberté des médias (2021), Media pluralism monitor 2021.
CIVICUS, Monitor CIVICUS, outil de surveillance de l’espace civique – Lettonie ( https://monitor.civicus.org/country/latvia/ ).
Commission d’éthique judiciaire (2021), Code of Judicial Ethics ( https://www.at.gov.lv/files/uploads/files/9_Tieslietu_padome/Dokumenti/CODE%20OF%20JUDICIAL%20ETHICS_EN.pdf ).
Commission européenne (2020), Rapport sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Lettonie.
Commission européenne (2021), Tableau de bord de la justice dans l’UE.
Conseil consultatif de juges européens (2003), Avis nº 4 du Conseil consultatif de juges européens (CCJE) sur la formation initiale et continue appropriée des juges, aux niveaux national et européen, 27 novembre 2003, ( https://rm.coe.int/1680747443 ).
Conseil de la magistrature (2021), Strategy of the Judicial Council 2021-2025, 12 mars 2021, ( http://www.at.gov.lv/files/uploads/files/9_Tieslietu_padome/Dokumenti/Strategy%20of%20the%20Judicial%20Council_2021_2025_EN.docx ).
Conseil de la magistrature (2021), The Judicial Council sets a strategic overarching goal – equal representation in the dialogue between branches of state power, 16 mars 2021, ( https://www.at.gov.lv/en/jaunumi/par-tieslietu-padomi/the-judicial-council-sets-a-strategic-overarching-goal-equal-representation-in-the-dialogue-between-branches-of-state-power-10511?year=2021&month=03 ).
Conseil de la magistrature (2021), Call for the support of judges of the Economic Court and their mentors, 16 mars 2021, ( https://www.at.gov.lv/en/jaunumi/par-tieslietu-padomi/call-for-the-support-of-judges-of-the-economic-court-and-their-mentors-10517?year=2021&month=03 ).
Conseil de la magistrature (2021), communiqué de presse: The procedure for selecting candidates for the position of a judge has been improved, 16 avril 2021, ( https://www.at.gov.lv/en/jaunumi/par-tieslietu-padomi/the-procedure-for-selecting-candidates-for-the-position-of-a-judge-has-been-improved-10572?year=2021&month=04 ).
Conseil de l’Europe: Plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes, Lettonie ( https://www.coe.int/fr/web/media-freedom/latvia ).
Conseil de l’Union européenne (2021), Conclusions du Conseil: Renforcer la formation des professionnels de la justice, 10 mars 2021 ( https://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-6926-2021-INIT/fr/pdf ).
Cour des comptes (2020), Performance audit Effectiveness of investigations and trials of the criminal offences in the economic and financial area, 23 décembre 2020, ( https://www.lrvk.gov.lv/en/audit-summaries/audit-summaries/effectiveness-of-investigations-and-trials-of-the-criminal-offences-in-the-economic-and-financial-area ).
Cour des comptes (2021), Auditing COVID-19 emergency spending – Completed Audits ( https://www.lrvk.gov.lv/en/covid-19/auditing-covid-19-emergency-spending/completed-audits ).
Cour des comptes (2021), communiqué de presse: The e-case program management must be improved, 11 janvier 2021, ( https://www.lrvk.gov.lv/en/news/the-e-case-program-management-must-be-improved ).
Cour des comptes (2021), communiqué de presse: The State Audit Office calls on the investigating institutions and the Prosecutor’s Office to cooperate closely, 11 janvier 2021, ( https://www.lrvk.gov.lv/en/news/the-state-audit-office-calls-on-the-investigating-institutions-and-the-prosecutors-office-to-cooperate-closely ).
Cour des comptes (2021), communiqué de presse: The State Audit Office concludes that a better-organised work of the Prosecutor’s Office would improve the quality, 11 janvier 2021, ( https://www.lrvk.gov.lv/en/news/the-state-audit-office-concludes-that-a-better-organised-work-of-the-prosecutors-office-would-improve-the-quality ).
Cour des comptes (2021), Summary of Key Audit Findings and Recommendations – Does the operation of the Prosecutors’ Office require and improvements?, 11 janvier 2021, ( https://www.lrvk.gov.lv/en/getrevisionfile/29451-x7eOREdleVjooAPJNz2qy1gsIx0fOZSw.pdf ).
Cour des comptes (2021), communiqué de presse: Plan to implement the SAO’s recommendations for streamlining prosecution of economic and financial crimes, 15 avril 2021, ( https://www.lrvk.gov.lv/en/news/plan-to-implement-the-saos-recommendations-for-streamlining-prosecution-of-economic-and-financial-crimes ).
Direction générale de la communication (2019), Eurobaromètre Flash 482 sur les entreprises et la corruption dans l’UE.
Direction générale de la communication (2020), Eurobaromètre spécial 502 sur la corruption.
Gouvernement letton (2020), Consolidated text of the Declaration of Emergency Situation ( https://likumi.lv/ta/id/313191-par-arkartejas-situacijas-izsludinasanu ).
Gouvernement letton (2021), Guidelines for the Development of a Cohesive and Civically Active Society for 2021-2027 ( https://ec.europa.eu/migrant-integration/?action=media.download&uuid=B9FF61AF-D647-ED7F-40DF9BEB015B4B91 ).
GRECO (2017), Cinquième cycle d’évaluation – Rapport d’évaluation pour la Lettonie concernant la prévention de la corruption et la promotion de l’intégrité au sein des gouvernements centraux (hautes fonctions de l’exécutif) et des services répressifs, 12 avril 2017, ( https://rm.coe.int/cinquieme-cycle-d-evaluation-prevention-de-la-corruption-et-promotion-/16808cdc92 ).
Mairie de Riga (2021), Registre des lobbies (lobija reģistrs), 12-25 janvier 2021, ( https://www.riga.lv/lv/lobija-registrs ).
OCDE (2021), Performance of the Prosecution Services in Latvia - A Comparative Study, 11 janvier 2021 ( https://www.oecd.org/gov/performance-of-the-prosecution-services-in-latvia-c0113907-en.htm ).
Police d’État (2020), Code of Ethics of the State Police ( https://www.vp.gov.lv/en/ethics ).
Reporters sans frontières, Lettonie ( https://rsf.org/fr/lettonie ).
Réseau européen des institutions nationales des droits de l’homme – REINDH (2021), Contribution du REINDH au rapport 2021 sur l’état de droit.
Transparency International (2021), Corruption Perceptions Index 2020, Significant Changes ( https://www.transparency.org/en/cpi/2020/index/nzl ).
Annexe II: visite en Lettonie
Les services de la Commission ont organisé des réunions virtuelles en avril et mai 2021 avec:
·la commission de la défense, des affaires internes et de la prévention de la corruption du Parlement;
·le groupe de travail parlementaire pour l’élaboration d’une loi sur la transparence du lobbying;
·le ministère des affaires étrangères;
·le ministère de la justice;
·le ministère de l’intérieur;
·le ministère de la culture;
·la Cour suprême;
·le Conseil de la magistrature;
·le tribunal économique;
·le parquet;
·le Conseil national des médias électroniques;
·le Bureau du médiateur;
·la Cour des comptes;
·le Bureau de la prévention et de la répression de la corruption (KNAB);
·la police d’État;
·le corps national des garde-frontières;
·le Bureau de la sécurité intérieure du service des impôts;
·la Chancellerie d’État;
·l’Association des journalistes;
·l’Association des juges;
·l’Ordre des avocats;
·Delna – Transparency International Lettonie;
·Providus;
·l’Alliance civique de Lettonie.
* La Commission a également rencontré les organisations suivantes dans le cadre d’un certain nombre de réunions horizontales:
·Amnesty International;
·le Centre européen pour la liberté de la presse et des médias;
·le Centre européen pour le droit des associations à but non lucratif;
·le Centre pour les droits reproductifs;
·CIVICUS;
·Civil Society Europe;
·le Comité d’Helsinki néerlandais;
·la Commission internationale de juristes;
·la Conférence des Églises européennes;
·EuroCommerce;
·le European Partnership for Democracy;
·la Fédération européenne des journalistes;
·la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme;
·le Forum civique européen;
·le Forum européen de la jeunesse;
·Front Line Defenders;
·la Human Rights House Foundation;
·Human Rights Watch;
·ILGA-Europe;
·l’Institut international de la presse;
·l’International Planned Parenthood Federation European Network (IPPF EN);
·l’Open Society European Policy Institute;
·Philanthropy Advocacy;
·Protection International;
·Reporters sans frontières;
·Transparency International EU;
·l’Union des libertés civiles pour l’Europe.