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AccueilDroit européen52022AE0745
Avis institutionnel52022AE0745

Avis institutionnel — 52022AE0745

CELEX52022AE0745
TypeAvis institutionnel
Datejeudi 19 mai 2022

Texte intégral

26.8.2022

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 323/54


Avis du Comité économique et social européen sur la communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions sur le 8e rapport sur la cohésion: la cohésion en Europe à l’horizon 2050

[COM(2022) 34 final]

(2022/C 323/10)

Rapporteur:

Krzysztof BALON

Corapporteur:

Gonçalo LOBO XAVIER

Consultation

Commission européenne, 2.5.2022

Base juridique

Article 304 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

Compétence

Section «Union économique et monétaire et cohésion économique et sociale»

Adoption en section

6.5.2022

Adoption en session plénière

19.5.2022

Session plénière no

569

Résultat du vote

(pour/contre/abstentions)

132/0/1

1. Conclusions et recommandations

1.1.

Le Comité économique et social européen (CESE) souligne que la cohésion sociale, économique et territoriale constitue un objectif qui est inscrit dans le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) et que, dans un horizon plus étendu, sa réalisation constitue un facteur essentiel pour que le continent européen atteigne la neutralité climatique à l’échéance de 2050. À court et moyen terme, en revanche, le défi le plus grave qui se pose à la politique de cohésion réside dans l’attaque lancée par la Russie contre l’Ukraine, qui, en pratique, représente également un acte d’agression à l’encontre de l’Union européenne.

1.2.

Dans le contexte ainsi décrit, et dès lors que le pays a déposé une demande d’adhésion à l’Union européenne et que la société civile ukrainienne est résolument favorable à ce qu’il intègre l’Europe dans les délais les plus courts, le CESE plaide pour qu’il adhère au plus vite à l’Union européenne et il demande que dans les prochaines années, la politique de cohésion et ses instruments financiers soient dûment appliqués en sa faveur, de manière à ce qu’il puisse relever les défis auxquels il sera confronté pour se reconstruire au sortir de la guerre. Dans cet objectif, il préconise de créer rapidement un fonds spécifique de l’Union européenne pour la reconstruction et le développement de l’Ukraine.

1.3.

En parallèle, le Comité presse les États membres, les régions de l’Union européenne et les organisations de la société civile de tirer parti, avec un maximum de rapidité et d’efficacité, des possibilités qui, en matière d’aide aux réfugiés venus d’Ukraine, seront offertes par le règlement du Parlement et du Conseil que la Commission européenne a proposé le 8 mars 2022 (1) en ce qui concerne l’action de cohésion pour les réfugiés en Europe (CARE), en articulation avec la proposition de modification du règlement REACT-EU qu’elle a présentée le 23 mars 2022 (2). La distribution de cette assistance devrait s’effectuer principalement par l’intermédiaire d’organisations de la société civile, notamment les ONG spécialisées.

1.4.

Un autre défi de taille consiste à surmonter les effets de la crise pandémique actuelle. Il conviendra en particulier que la politique de cohésion prenne en considération que les effets dommageables de la pandémie ont été plus prononcés dans les régions moins développées et dans les groupes défavorisés au sein de la société. Cet état de fait justifie l’application d’une «discrimination positive» lors de la prise de décisions concernant les investissements et l’allocation des ressources de l’Union européenne.

1.5.

Le CESE adhère aux conclusions formulées dans le cinquième chapitre de la communication de la Commission, s’agissant en particulier des questions qui ont trait à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale dans le cadre de la politique climatique, à l’augmentation des investissements dans l’éducation et dans la recherche et l’innovation, à une réaction efficace face aux changements démographiques, à l’intensification de la coopération transfrontière, notamment dans le domaine des infrastructures, à l’accès universel qui doit être assuré aux services d’intérêt général, y compris en milieu rural, aux simplifications et à la marge de souplesse qu’il y a lieu d’introduire dans le fonctionnement des fonds, ainsi qu’au respect constant du principe de partenariat notamment à l’égard de la société civile organisée.

1.6.

Le CESE préconise d’appliquer le principe d’additionnalité avec prudence et demande que les conditions ex ante soient mises en œuvre d’une manière qui n’aboutisse pas à discriminer, parmi les régions, celles qui ne disposent de sources de financement de substitution: le but de la convergence économique doit être qu’elles soient toutes amenées au niveau des meilleures d’entre elles.

1.7.

Le CESE juge qu’il s’impose d’adopter une nouvelle approche de la politique budgétaire, dont l’impulsion soit donnée depuis le niveau européen et qui vienne renforcer les objectifs fixés en matière de cohésion. Pour ce faire, il y a lieu d’en promouvoir une configuration qui s’attache à mettre fin à la concurrence à laquelle les pays européens se livrent actuellement sur ce terrain, car, à défaut d’emprunter cette voie, ils risquent, du fait des disparités actuelles entre leur action respective en matière de budget, de créer une «Europe à deux vitesses». En outre, les règles budgétaires doivent faire l’objet d’une réforme approfondie, dont les axes seront la viabilité des dettes publiques nationales, les mécanismes de la gouvernance économique européenne et une perception plus équitable et progressive de l’impôt en Europe.

1.8.

La crise de la pandémie a démontré de manière exemplaire que la cohésion politique doit aller de pair avec celle d’ordre territorial, économique et social. Dans ces situations critiques, il est indispensable d’accroître la mission de coordination qu’assument les institutions de l’Union européenne, y compris dans des domaines où les traités ne lui assignent pas de compétences. Il s’agit là d’un enjeu d’une importance capitale, tant pour assurer le fonctionnement du marché intérieur et pour restaurer et accroître la résilience que pour conforter la solidarité et l’identité européennes.

1.9.

Si la politique de cohésion doit être menée d’une manière qui garantisse la réalisation des buts que l’Union poursuit en matière de développement et de climat. il convient que dans la même mesure, elle s’attache à concrétiser, pleinement et en toute cohérence, la totalité des vingt principes du socle européen des droits sociaux (SEDS), la mise en œuvre de la politique climatique impliquant non seulement d’exploiter efficacement les ressources du mécanisme pour une transition juste mais aussi de mener, notamment par le truchement du dialogue social, des actions complémentaires au niveau des régions, visant à y préserver les emplois et assurer qu’ils soient de bonne qualité. Dans le même temps, il y a lieu de consolider les régimes de protection sociale dans leur rôle d’instruments de lutte contre la pauvreté et l’exclusion et de conforter par ailleurs la cohésion de la société.

1.10.

Un des facteurs conditionnant le succès de la politique de cohésion consiste à associer à sa mise en œuvre l’éventail le plus large possible d’acteurs de l’économie sociale, dont, en particulier, ceux qui fournissent des services d’intérêt général, notamment aux personnes handicapées et autres groupes socialement défavorisés, et qui assurent ainsi, par une coopération entre salariés et bénévoles, un haut niveau d’intégration et de justice au sein de la société et favorisent la transition numérique et la protection de l’environnement. Il convient d’assurer à ces intervenants des conditions favorables à leur développement, en leur octroyant un soutien financier spécifique en provenance de fonds européens et en leur réservant un traitement privilégié dans la réglementation des marchés publics, ainsi qu’en entreprenant de simplifier les dispositions qui leur sont applicables, de réduire largement les interventions de contrôle non justifiées et de supprimer les exigences de nature bureaucratique qui leur sont appliquées dans divers États membres.

1.11.

Dans la politique de cohésion, un élément important consiste à réaliser des progrès dans le domaine du numérique. La transition numérique doit non seulement contribuer à augmenter la productivité de l’économie mais également à élever le niveau d’éducation et accroître la participation de tous les habitants de l’Union européenne à la vie de la société, y compris dans le cas des groupes défavorisés. À cette fin, il y a lieu de garantir un accès universel à l’internet à haut débit, sous la forme d’un service public assuré gratuitement.

1.12.

Le CESE fait observer que d’autres éléments d’infrastructure sont également nécessaires pour que l’utilisation efficace des technologies se répande dans l’ensemble de la société et chez tous les entrepreneurs. Les États membres se doivent de tenir compte de cet impératif lorsqu’ils prennent leurs décisions d’investissement.

1.13.

Le CESE appelle les États membres et les régions de l’Union à associer véritablement les partenaires sociaux et les autres organisations de la société civile, de la manière la plus large possible, à la formulation de la politique de cohésion et au suivi de ses effets. Une telle participation sera utile pour déterminer à quel point les objectifs de cette politique ont été atteints, cette évaluation devant s’appuyer sur des indicateurs qui ne seront pas exclusivement d’ordre quantitatif mais revêtiront aussi une nature qualitative, de façon à ce qu’en plus de la croissance, ils mesurent aussi le développement. Il est extrêmement important que la Commission européenne effectue un suivi constant de la manière dont les États membres mettent en œuvre le principe de partenariat, car son application intégrale et transparente exerce un effet positif pour que le budget de l’Union européenne soit utilisé d’une manière plus efficace et rationnelle.

1.14.

En dehors des forums de la cohésion qui sont organisés à intervalles réguliers et auxquels des organisations de la société civile et lui-même prennent part, le CESE envisage de prendre l’initiative de mettre sur pied, sur une base annuelle, une manifestation qui accompagnerait la réunion du Conseil européen consacrée à la mise en œuvre de la politique de cohésion et bénéficierait de la participation de représentantes et représentants des partenaires sociaux et d’autres organisations de la société civile.

2. Observations générales

2.1.

Le CESE accueille favorablement la communication de la Commission relative au «huitième rapport sur la cohésion: la cohésion en Europe à l’horizon 2050», qui constitue une source d’information des plus nécessaire à propos des efforts déployés pour assurer la cohésion économique, sociale et territoriale, ainsi que des problèmes liés à sa réalisation. Ce nouveau rapport est d’autant plus important que plus de quatre années se sont déjà écoulées depuis la publication du précédent, qui était le septième. Étant donné la date à laquelle elle a été publiée, cette communication de la Commission ne prend pas en compte les effets de l’attaque russe menée sur l’Ukraine, laquelle, dans les faits, constitue un acte d’agression contre l’Union européenne, qui se double, pour la politique de cohésion envisagée à court et moyen terme, d’un défi extrêmement lourd, en rapport, d’une part, avec la crise des réfugiés et, d’autre part, la reconstruction du pays après le conflit et son intégration européenne.

2.2.

Considérant le souhait d’adhérer à l’Union européenne que l’Ukraine a exprimé à maintes reprises, l’orientation résolument pro-européenne de sa société civile et la demande officielle que le pays a adressée à l’Union en ce sens, le Comité se prononce fermement pour qu’il intègre le plus rapidement possible les rangs de ses États membres et, par voie de conséquence, il réclame que, dans les prochaines années, la politique de cohésion et ses instruments financiers soient dûment appliqués en sa faveur, y compris par la création, dans les meilleurs délais, d’un fonds spécifique pour sa reconstruction et son développement.

2.3.

Dans le même temps, le Comité presse les États membres, les régions de l’Union européenne et les organisations de la société civile de tirer parti, avec un maximum de rapidité et d’efficacité, des possibilités qui, en matière d’aide aux réfugiés venus d’Ukraine, seront offertes par le règlement du Parlement et du Conseil que la Commission européenne a proposé le 8 mars 2022 en ce qui concerne l’action de cohésion pour les réfugiés en Europe (CARE) (3). Il est également nécessaire de prendre des initiatives grâce auxquelles il sera possible de réaffecter promptement et en souplesse les économies réalisées dans les perspectives financières 2014-2021 et l’instrument REACT-EU, afin de porter un secours immédiat aux réfugiés, en particulier dans les pays limitrophes de l’Ukraine et d’établir par ailleurs un fonds spécifique consacré à cet objectif, pour le cas où les ressources disponibles actuellement s’avéreraient insuffisantes. Il conviendrait que l’instrument CARE mette des fonds à disposition pour renforcer la capacité opérationnelle des partenaires sociaux à représenter les réfugiés ukrainiens dans leur trajectoire d’intégration sur le marché du travail.

2.4.

À cet égard, le Comité accueille très favorablement la proposition de la Commission (4) visant à modifier le règlement REACT-EU afin d’allouer une part plus importante des ressources de préfinancement aux États membres qui, à titre de pays de transit ou de destination finale, doivent faire face aux arrivées les plus massives de personnes fuyant l’Ukraine.

2.5.

Considérant que pour ce qui est de dispenser l’aide aux réfugiés d’Ukraine, les organisations de la société civile des États membres de l’Union européenne qui se situent dans le voisinage de ce pays assument une part considérable de la tâche, dépassant largement celle des secours apportés par les pouvoirs publics, le CESE appelle les pays de l’Union à augmenter vigoureusement le soutien organisationnel et financier qu’ils octroient à ces groupements, y compris pour ce qui est des concours en provenance des fonds européens.

2.6.

Surmonter la crise actuelle représente également un défi très sérieux. Le rapport a souligné que la pandémie a provoqué la plus grande récession que nous ayons connue depuis 1945, notamment dans les secteurs qui dépendent des interactions personnelles, comme le tourisme, et qu’elle a produit des mutations radicales dans le travail et sa nature même, dans l’éducation et dans la vie sociale, mais aussi en ce qui concerne la situation qui prévaut dans les régions frontalières. D’une manière générale, les effets dommageables de la pandémie ont été plus marqués dans les régions moins développées, de sorte que le rythme de leur convergence s’en est trouvé ralenti.

2.7.

Le CESE est d’avis que la politique de cohésion devrait couvrir l’ensemble des grands domaines d’intervention, dont les actions qui sont menées en matière budgétaire. Sur ce point, il fait observer que les disparités qui existent actuellement entre les démarches des États membres en matière de budget constituent un facteur qui contribuent à l’émergence d’une Europe à deux vitesses. Une politique de fiscalité attentive à la cohésion devra mettre un terme à la concurrence entre les 27 régimes fiscaux différents des États membres, grâce à laquelle les multinationales peuvent se livrer à une maximisation de leurs profits qui constitue l’une des causes des inégalités chroniques. En outre, les règles budgétaires doivent faire l’objet d’une réforme approfondie, dont les axes seront la viabilité des dettes publiques nationales, les mécanismes de la gouvernance économique européenne et une perception plus équitable et progressive de l’impôt en Europe.

2.8.

En outre, le Comité craint qu’une fois remises en vigueur, comme il est prévu de le faire en 2023, les principales dispositions du pacte de stabilité et de croissance n’exercent un impact négatif sur la cohésion.

2.9.

Le tableau que la communication de la Commission dresse des défis qui se posent à la politique de cohésion est, de l’avis du CESE, exhaustif et précis. Il adhère aux conclusions que formule son cinquième chapitre et considère qu’il est particulièrement important:

2.9.1.

de faire face à la pression qui s’exerce sur la démocratie et ses valeurs, notamment en développant celle de type participatif et en mobilisant activement les acteurs locaux, dont ceux du secteur de l’économie sociale, les partenaires sociaux et les autres organisations de la société civile, pour planifier le développement économique et social, ainsi qu’en assurant avec constance le respect du principe de partenariat dans le domaine de la politique de cohésion;

2.9.2.

d’étendre le dispositif de la transition juste, en particulier en veillant à ce que le coût social induit par l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à ses effets soit pris en compte, notamment grâce à une lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale qui sera menée en coopération étroite avec les partenaires sociaux et les autres organisations de la société civile;

2.9.3.

d’investir davantage dans les compétences et de stimuler la créativité et l’esprit d’entreprise du citoyen tout au long de son existence, en axant tout particulièrement l’éducation, le perfectionnement professionnel et l’apprentissage sur des processus visant à assurer la transition technologique, écologique et numérique, mais aussi en améliorant fortement le niveau d’éducation formelle dans les régions où il n’est pas encore satisfaisant, dont les zones rurales et les aires marginalisées. Ce faisant, il y a lieu de veiller avec une attention toute particulière à améliorer la situation en matière de formation tout au long de la vie dans les petites et moyennes entreprises et en ce qui concerne les personnes qui travaillent dans des conditions irrégulières;

2.9.4.

d’accroître les investissements dans la recherche et le développement et, ainsi, d’apporter un soutien à l’esprit d’innovation qui peut contribuer à développer les régions moins développées, ainsi qu’à tout le dispositif de niveau régional destiné à les épauler, tout comme dans le cadre des stratégies de spécialisation intelligente (5);

2.9.5.

de réagir avec efficacité aux mutations démographiques, notamment en soutenant l’activité des personnes appartenant à des catégories dont les taux d’emploi sont plus faibles, comme les jeunes dépourvus d’une expérience suffisante en matière de travail, les plus âgés, les catégories qui présentent un moindre niveau de compétences professionnelles, ainsi que les migrants, hommes et femmes, en provenance de pays tiers;

2.9.6.

d’intensifier la coopération transfrontalière et interrégionale, en particulier pour ce qui est de développer dans les zones frontalières des infrastructures ferroviaires, respectueuses du climat, ainsi que de garantir d’une manière cohérente que même en période de crise, les frontières entre les États membres restent ouvertes;

2.9.7.

de renforcer les relations entre la ville et la campagne, y compris pour donner à chaque citoyen ou citoyenne de l’Union la garantie d’avoir accès aux services d’intérêt général, lesquels se concentrent souvent dans les zones urbaines;

2.9.8.

de donner l’assurance que l’exploitation des ressources octroyées au titre de la facilité pour la reprise et la résilience soit pleinement compatible avec la mise en œuvre de la politique de cohésion, grâce à un engagement de ces moyens qui soit adéquat, résultant notamment d’une coordination étroite dans l’utilisation des concours en provenance de différents fonds;

2.9.9.

de rationaliser la politique de cohésion du point de ses bénéficiaires, en procédant à des simplifications et en introduisant plus de souplesse dans la gestion des fonds, le but devant être de favoriser ainsi la réalisation de ses objectifs. À cet égard, il y a lieu de tirer parti de l’expérience acquise en ce qui concerne les simplifications opérées dans le cadre de la facilité pour la reprise et la résilience et de veiller tout particulièrement à ce qu’il devienne plus aisé, dans le cas des organisations de la société civile d’une taille modeste, d’être retenu pour des projets financés par la politique de cohésion, de les mettre en œuvre et de les mener à bonne fin.

2.10.

L’extension de l’espace Schengen à des pays qui n’y sont encore inclus et répondent à toutes les exigences juridiques pour en faire partie aura un impact direct pour renforcer la complémentarité, la compétitivité et la cohésion dans le développement de l’Union européenne, en particulier pour ce qui concerne sa partie orientale.

3. Observations particulières

3.1. Des progrès inégaux en matière de convergence: une «Europe à deux vitesses?»

3.1.1.

Il est d’une importance cruciale d’éviter que les retombées de la crise pandémique n’aient pour effet de créer un phénomène d’«Europe à deux vitesses» du point de vue de la convergence. Aussi convient-il d’appliquer le principe d’additionnalité avec circonspection. En outre, les conditions ex ante prévues pour la période de programmation 2021-2027, qui fixent un ensemble de paramètres à réunir avant qu’il ne soit possible de faire appel aux fonds, ne peuvent aboutir à priver de leur intervention des régions qui n’ont pas la possibilité d’obtenir d’autres financements pour assurer leur croissance économique, leur politique climatique ou leur développement social.

3.1.2.

Les transferts de ressources des régions les plus riches vers les plus pauvres restent nécessaires: les amener toutes au niveau des meilleures doit être le principe fondateur du processus de convergence économique et sociale.

3.2. Nouveaux risques pesant sur les politiques de cohésion

3.2.1.

Les Nations unies ont prévenu que les mouvements de réfugiés en rapport avec le changement climatique vont devenir plus fréquents. Il est nécessaire de se doter de nouveaux cadres réglementaires et de politiques supplémentaires qui permettent leur installation dans les pays d’accueil, en leur garantissant emploi et protection sociale. La proposition de règlement sur les situations de crise et les cas de force majeure (6) n’aborde pas ces occurrences de catastrophe environnementale, qui provoqueront l’exode de millions de personnes en direction de l’Union européenne, ou même à l’intérieur de ses frontières.

3.2.2.

Le rythme soutenu auquel augmentent les prix des denrées alimentaires exposera les personnes et les régions vulnérables de l’Union européenne à un risque supplémentaire, dont la politique de cohésion devrait donc se préoccuper.

3.3. Nécessité de renforcer le rôle de coordination joué par les institutions de l’Union européenne

3.3.1.

La crise de la pandémie a montré que pour approfondir la cohésion territoriale, économique et sociale, il est indispensable d’accroître la mission de coordination qu’assument les institutions de l’Union européenne, y compris dans des domaines où les traités ne lui assignent pas de compétences. Ce constat s’applique tout particulièrement dans les situations de crise. Alors que la Commission européenne a joué un rôle très positif pour leur fournir des vaccins contre la COVID-19, les États membres, pour leur part, ont instauré des restrictions à la libre circulation dans l’espace Schengen et sur tout le territoire de l’Union, de leur propre chef et généralement sans mener de consultations, que ce soit au niveau européen ou de manière bilatérale. C’est également à l’échelon national qu’ont été définis les critères qui s’appliquent à ces limitations. Le CESE a déjà émis un jugement critique sur ces pratiques (7), en soulignant que maintenir l’ouverture des frontières dans l’espace Schengen représente un enjeu d’une importance capitale, tant pour assurer le fonctionnement du marché intérieur et pour restaurer et accroître la résilience que pour conforter la solidarité et l’identité européennes. Il considère que la crise de la pandémie a démontré de manière exemplaire que la cohésion politique doit aller de pair avec celle d’ordre territorial, économique et social.

3.4. L’inclusion sociale comme facteur fondamental pour la réussite de la politique de cohésion

3.4.1.

En 2020, la crise pandémique a eu pour effet d’augmenter de cinq millions le nombre de personnes qui, dans l’Union européenne, sont menacées par la pauvreté et l’exclusion sociale. Cette situation met gravement en péril la cohésion sociale, ainsi que, par voie conséquence, la réalisation des buts que l’Union poursuit en matière de développement et de climat. S’il est évident que la politique de cohésion doit continuer à servir ces objectifs et s’employer à soutenir la croissance et la compétitivité de l’économie, il convient que dans la même mesure, elle s’attache à concrétiser, pleinement et en toute cohérence, la totalité des vingt principes du socle européen des droits sociaux (SEDS), dont la mise en œuvre doit aller de pair avec le développement du dialogue social et civil, ainsi que de la participation des employeurs et des salariés au niveau de la société. Il y a lieu de mettre tout particulièrement l’accent sur l’aide à l’enfance et à la jeunesse, en particulier dans le domaine éducatif.

3.4.2.

Le CESE souligne que les régimes de sécurité sociale produisent des effets d’une haute portée et qu’en dépit de leurs différences de structuration d’un État membre à l’autre, ils constituent un facteur essentiel pour parvenir à la cohésion sociale et intégrer les citoyens dans la société. En outre, leur renforcement fait partie intégrante de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion et se fonde sur les valeurs communes de l’Union européenne.

3.5. Rôle joué par la cohésion sociale, le volontariat et les services d’intérêt général dans la mise en œuvre de la politique de cohésion

3.5.1.

Comme le Comité l’a déjà souligné (8), les acteurs de l’économie sociale créent et préservent aussi des emplois de haute qualité, favorisent l’égalité des chances, notamment pour les personnes handicapées et d’autres groupes socialement défavorisés, assurent un niveau élevé de participation et de justice au sein de la société et soutiennent la transition numérique et écologique, ainsi que la défense de l’environnement.

3.5.2.

Durant la crise de la pandémie, il est apparu de manière particulièrement claire que la société civile constitue un allié stratégique pour mener le processus qui renforcera la dimension sociale en Europe et, donc, traduire dans la réalité les objectifs de la cohésion sociale. En conséquence, les actions en matière d’économie sociale devraient, dans le cadre de la politique de cohésion, bénéficier d’un soutien spécifique en provenance de fonds européens.

3.5.3.

Il convient d’encourager aussi les entreprises sociales à but non lucratif et les organisations similaires qui ne visent pas le profit en leur octroyant, dans la réglementation des marchés publics, un traitement spécifique par rapport aux soumissionnaires publics ou commerciaux. Ledit traitement devrait s’appliquer à ceux de ces marchés qui portent sur des services d’intérêt général, en particulier dans le domaine sanitaire, social et éducatif, d’autant que l’un des piliers sur lesquels repose l’activité des entreprises sociales et des organisations à but non lucratif est souvent formé par les volontaires, dont l’engagement à titre gracieux représente plus de 2 % du produit intérieur brut dans certains États membres.

3.5.4.

Il importe de souligner, du point de vue de la cohésion sociale, que «le bénévolat et le volontariat ont une valeur pour les individus, les communautés, l’environnement, l’économie et la société dans son ensemble. Il s’agit d’un des vecteurs les plus visibles de la solidarité. Il promeut et facilite l’inclusion sociale, accroît le capital social et a un effet transformateur sur la société» (9).

3.6. Politique de cohésion, transition climatique et emploi

3.6.1.

Après la crise pandémique de la COVID-19, l’Union européenne, tout comme le reste du monde, doit affronter l’urgence climatique et environnementale. Si cette crise de la pandémie ne s’était pas produite, le principal objectif de l’Union européenne, au titre des objectifs de développement durable des Nations unies (10), aurait été de lutter contre la situation d’urgence dans le domaine de l’environnement. Bien qu’axé avant tout sur la question de l’éducation, un récent avis d’initiative du CESE (11) a rappelé à la Commission européenne et aux États membres qu’ils se devaient de mieux articuler leurs politiques environnementales avec celles qu’ils suivent en matière d’emploi.

3.6.2.

Toutefois, le basculement vers une économie décarbonée requiert aussi de prendre des mesures qui facilitent une transition équitable pour les groupes et les zones géographiques qui sont les plus vulnérables, étant donné que l’urgence climatique représente un facteur de risque élevé du point de vue de la cohésion, en raison de l’inégalité de ses effets d’une région géographique à l’autre en Europe. Le passage à un modèle de production plus écologique qui soit bénéfique d’un point de vue social ne pourra s’effectuer qu’à la condition d’encourager la conversion des entreprises, des méthodes de travail, ainsi que du marché de l’emploi en général, dans une optique environnementale. Ces efforts créeront des possibilités d’emploi décent, favoriseront une utilisation efficace des ressources et aboutiront à l’édification de sociétés qui seront axées sur le long terme, émettront peu de carbone et s’inscriront dans la durabilité.

3.6.3.

Pour toutes ces raisons, il y a lieu de tenir compte des politiques, recommandations et orientations qui sont susceptibles de contribuer à améliorer la capacité des États membres, de leur législation et de leurs initiatives à gérer les perspectives et les défis de la transition écologique et de la décarbonation grâce à une stratégie pour une transition juste qui doit servir de balise pour maximiser les avantages et réduire autant que faire se peut les risques en ce qui concerne l’emploi, les conditions de travail et la protection sociale.

3.6.4.

Pour les jeunes et le développement durable de l’Union européenne de demain, il importe de donner accès à un logement abordable, de pouvoir fournir à ces jeunes générations et à leurs familles une vie décente, de garantir le juste équilibre entre vie professionnelle et privée, d’ouvrir des perspectives d’emploi, d’assurer des conditions de travail satisfaisantes et de veiller à l’inclusion financière et numérique.

3.6.5.

Il s’impose toutefois de mener des actions supplémentaires qui, au niveau régional en particulier, viennent compléter les interventions du Fonds pour une transition juste, afin d’y préserver les emplois et d’assurer qu’ils soient de haute qualité. Dans ce domaine, un enjeu important réside dans le dialogue social et la pleine association des partenaires sociaux à la démarche, incluant notamment la conclusion de conventions collectives. La politique de cohésion devrait s’intéresser à des instruments comme la négociation collective, afin de réduire les inégalités et d’encourager le développement durable.

3.7. La transition et l’éducation numériques

3.7.1.

La politique de cohésion va se trouver de plus en plus corrélée avec la transition numérique. Or, comme l’a souligné le rapport de la Commission, les connexions internet à très haut débit ne sont accessibles qu’à deux citadins sur trois et à un habitant des zones rurales sur six. Le CESE a déjà fait observer (12) que la transition numérique ne peut servir uniquement à améliorer la productivité, mais qu’elle doit aussi contribuer à améliorer la situation dans le domaine de l’éducation et de l’engagement dans la vie politique, sociale et culturelle qui est effectué par l’ensemble des citoyens de l’Union européenne, y compris les personnes âgées, celles qui présentent un handicap ou sont menacées d’être exclues de la société, ainsi que les autres groupes défavorisés. En conséquence, le Comité réitère l’appel qu’il a lancé pour que l’accès universel de tous les habitants de l’Union européenne à l’internet à haut débit constitue un service d’intérêt public, qui soit fourni gratuitement, car force est de constater que l’un des facteurs qui assureront la réussite de la transition numérique consiste en ce que l’internet et les perspectives qu’il offre en matière éducative soient accessibles à tout un chacun. L’accès gratuit à l’internet est particulièrement important pour assurer le bon fonctionnement de l’éducation dans les zones rurales, lesquelles, dans de nombreux États membres, ne sont pas sur un pied d’égalité avec les établissements d’enseignement dans les villes.

3.8. La politique de cohésion dans son rapport avec une gouvernance de qualité et l’état de droit

3.8.1.

Depuis des années, le Comité relève que, dans certains États membres, il est nécessaire d’améliorer la coordination à l’étage régional, voire d’instaurer à ce niveau une gouvernance effective, c’est-à-dire de créer un échelon intermédiaire entre les pouvoirs publics nationaux et locaux, pour qu’il soit à même de définir au niveau des régions les stratégies qui revêtent une haute importance pour assurer leur développement et leur convergence. Il arrive que l’État central n’octroie pas les pouvoirs requis aux collectivités régionales, qui en sont réduites au rôle de caisse de résonance du pouvoir politique national, sans aucune valeur ajoutée pour la région, alors que souvent il n’est pas capable d’interpréter les besoins et les priorités de ses territoires (13). Dans ce contexte, il s’impose de mieux exploiter les fonds de l’Union européenne afin de développer les capacités des pouvoirs publics locaux et régionaux.

3.8.2.

Dans bien des cas, par ailleurs, l’association des partenaires sociaux et des autres organisations de la société civile à la prise de décision revêt un caractère anecdotique, dès lors qu’il n’est pas tenu compte des positions qui, à l’occasion de ces consultations, sont exprimées par les acteurs qui sont les mieux informés des réalités du terrain et des problèmes.

3.8.3.

Un autre motif de préoccupation, soulevé également par des représentants de la société civile, concerne la dégradation affectant, dans certains États membres, la situation en matière d’état de droit, qui grève indirectement la qualité et l’efficacité des actions menées au titre de la politique de cohésion.

3.8.4.

Le CESE appelle les États membres et les régions de l’Union à associer véritablement les partenaires sociaux et les autres organisations de la société civile, de la manière la plus large possible, à la formulation de la politique de cohésion et au suivi de ses effets. Une telle participation s’avérera également utile pour déterminer à quel point les objectifs de cette politique ont été atteints, cette évaluation devant s’appuyer sur des indicateurs qui ne seront pas exclusivement d’ordre quantitatif mais revêtiront aussi une nature qualitative, de façon à mesurer non seulement la croissance mais également le développement.

3.9. Gestion des fonds et des projets de la politique de cohésion

3.9.1.

Les observations développées ci-dessus sont également applicables à la planification, à l’application et au suivi des programmes en rapport avec la mise en œuvre de la politique de cohésion, ainsi qu’au processus de sélection des projets qui seront choisis pour être réalisés. Dans ce contexte, il convient de porter attention au morcellement de plus en plus marqué qui affecte les politiques publiques et va à l’encontre de l’approche globale et ascendante qui devrait être adoptée pour résoudre les problèmes, grâce à des projets de nature «multisectorielle». En matière de planification et de coordination, il convient d’accorder un rôle important aux acteurs du dialogue social et citoyen de l’échelon régional et local, qui sont au fait des besoins réels et des possibilités qui existent pour les combler. Les projets doivent être planifiés de telle manière qu’ils ménagent la souplesse voulue pour atteindre les objectifs fixés, et il convient par ailleurs que leurs gestionnaires aient accès à des canaux de communication efficaces avec les administrateurs des fonds de l’Union européenne. Pour parvenir à un taux d’absorption satisfaisant, il y a lieu d’articuler clairement les projets engagés avec les nouvelles réalités économiques résultant de l’augmentation des prix de l’énergie et des matières premières.

3.9.2.

Les instruments tels que les investissements territoriaux intégrés devraient être encouragés, mieux financés et étendus au cours de la période de programmation 2021-2027.

3.9.3.

En outre, il s’impose d’engager des actions afin de limiter les lourdeurs administratives, notamment en faisant porter les contrôles sur les résultats obtenus et non sur la manière dont ils l’ont été, car cette dernière démarche induit des procédures administratives complexes pour les destinataires de fonds comme pour les administrations publiques. À cet égard, le CESE invite la Commission européenne à tirer les conséquences qu’impliquent, pour les États membres et les régions, les évaluations qu’elle mène régulièrement sur les coûts administratifs qui sont liés, dans chaque pays de l’Union européenne, à la gestion de ses fonds, ainsi que, dans le même contexte, sur la «surréglementation», c’est-à-dire la prolifération injustifiée des exigences que le niveau national ou régional pose pour ce qui est du recours auxdits fonds.

3.10. Mise en œuvre du principe de partenariat

3.10.1.

Il est extrêmement important que la Commission européenne effectue un suivi constant de la manière dont les États membres mettent en œuvre le principe de partenariat, Il est extrêmement important que la Commission européenne effectue un suivi constant de la manière dont les États membres mettent en œuvre le principe de partenariat, dont la base juridique réside dans l’article 8 du nouveau règlement-cadre (14) et la mise en œuvre est décrite dans le code de conduite en matière de partenariat, le règlement délégué (UE) no 240/2014 de la Commission (15), cette démarche reposant sur la collaboration étroite que les administrations publiques de chaque État membre mènent, lors de la planification et la mise en œuvre des programmes cofinancés par l’Union européenne, avec un large éventail d’acteurs, dont, en particulier, les partenaires sociaux et les autres organisations représentatives de la société civile. S’il est appliqué pleinement et en toute transparence, le principe du partenariat joue un rôle positif pour renforcer l’adhésion de l’opinion publique et mobiliser la société civile, ainsi que pour conférer aux actions programmées un caractère plus pertinent et mutuellement complémentaire, contribuant ainsi à ce que les ressources budgétaires de l’Union européenne soient utilisées d’une manière plus efficace et rationnelle. À cet égard, le CESE juge bienvenu que la Commission européenne ait élaboré un document sur l’application du principe de partenariat au cours de la période de programmation 2021-2027, qui doit servir à réaliser un réexamen du code de conduite européen sur le partenariat.

3.11. Le Forum sur la cohésion

3.11.1.

Le CESE accueille avec satisfaction les résultats du huitième Forum sur la cohésion, qui s’est tenu les 17 et 18 mars 2022, auquel il a lui-même participé, aux côtés d’organisations de la société civile.

3.11.2.

Le CESE a proposé à maintes reprises (16) que, chaque année, la politique de cohésion et les fonds européens assignés à sa mise en œuvre soient examinés dans le cadre d’un sommet européen dévolu à cette question. Dans ce contexte, il se dit prêt à mettre sur pied une manifestation qui, chaque année, accompagnerait la réunion du Conseil européen consacrée à la mise en œuvre de la politique de cohésion et bénéficierait de la participation de représentantes et représentants des partenaires sociaux et d’autres organisations de la société civile.

Bruxelles, le 18 mai 2022.

La présidente du Comité économique et social européen

Christa SCHWENG


(1) COM(2022) 109 final.

(2) COM(2022) 145 final.

(3) COM(2022) 109 final.

(4) COM(2022) 145 final.

(5) https://ec.europa.eu/regional_policy/sources/docgener/informat/2014/smart_specialisation_fr.pdf

(6) Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil visant à faire face aux situations de crise et aux cas de force majeure dans le domaine de la migration et de l’asile [COM(2020) 613 final].

(7) JO C 155 du 30.4.2021, p. 45.

(8) JO C 429 du 11.12.2020, p. 131.

(9) Avis du CESE sur le thème «Le bénévolat et le volontariat: les citoyens construisent l’avenir de l’Europe» (avis d’initiative) (JO C 152 du 6.4.2022, p. 19).

(10) https://www.un.org/sustainabledevelopment/sustainable-development-goals/

(11) Avis du CESE «Vers une stratégie de l’UE visant à renforcer les aptitudes et les compétences vertes pour tous» (avis d’initiative) (JO C 56 du 16.2.2021, p. 1).

(12) JO C 155 du 30.4.2021, p. 45.

(13) JO C 248 du 25.8.2011, p. 68.

(14) Règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen plus, au Fonds de cohésion, au Fonds pour une transition juste et au Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture, et établissant les règles financières applicables à ces Fonds et au Fonds «Asile, migration et intégration», au Fonds pour la sécurité intérieure et à l’instrument de soutien financier à la gestion des frontières et à la politique des visas (JO L 231 du 30.6.2021, p. 159).

(15) Règlement délégué (UE) no 240/2014 de la Commission du 7 janvier 2014 relatif au code de conduite européen sur le partenariat dans le cadre des Fonds structurels et d’investissement européens (JO L 74 du 14.3.2014, p. 1).

(16) JO C 248 du 25.8.2011, p. 68, JO C 242 du 23.7.2015, p. 43.


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