| CELEX | 52022AE0850 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | mercredi 15 juin 2022 |
| 23.9.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 365/18 |
Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil fixant des règles harmonisées pour l’équité de l’accès aux données et de l’utilisation des données (règlement sur les données)
[COM(2022) 68 final — 2022/0047 (COD)]
(2022/C 365/04)
| Rapporteur: | Marinel Dănuț MUREŞAN |
| Corapporteur: | Maurizio MENSI |
| Consultation | Parlement européen, 23.3.2022 |
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| Conseil, 29.3.2022 |
| Base juridique | Article 114 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne |
| Compétence | Section «Marché unique, production et consommation» |
| Adoption en section | 1.6.2022 |
| Adoption en session plénière | 15.6.2022 |
| Session plénière no | 570 |
| Résultat du vote (pour/contre/abstentions) | 184/0/2 |
1. Conclusions et recommandations
| 1.1. | Le Comité économique et social européen (CESE) accueille favorablement le règlement sur les données et souligne la nécessité de le mettre en œuvre en évitant toute discrimination à l’égard des personnes qui rencontrent des difficultés pour accéder à l’internet ou aux données. |
| 1.2. | Le CESE considère que la protection des données à caractère personnel, de l’identité numérique et de la vie privée devrait être vue comme un aspect fondamental de la gouvernance des données, en lien direct avec la question du respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux. Ainsi, la traçabilité, l’interopérabilité et la multimodalité des différentes activités au sein des chaînes d’approvisionnement sont nécessaires pour assurer une synergie claire avec les indicateurs du pacte vert et les objectifs de développement durable (ODD). |
| 1.3. | Le CESE estime qu’il importe de veiller au respect des normes de sécurité et d’éthique, de prévoir des conditions multiples et suffisantes en matière de fonctionnalité des données, de définir des procédures de cybersécurité et d’assurer un stockage approprié des données sur le territoire de l’Union, en partant du principe que les personnes devraient rester maîtres des données qu’elles produisent, conformément aux objectifs européens d’autonomie stratégique et d’indépendance technologique. Réglementer l’accès aux données et l’utilisation de ces dernières est une condition préalable essentielle si nous voulons concrétiser les possibilités offertes par l’ère numérique dans laquelle nous vivons. |
| 1.4. | De l’avis du CESE, il est notamment utile et nécessaire d’assurer une concurrence équitable et une juste répartition des coûts et de la valeur ajoutée au sein de la chaîne d’approvisionnement de données, en incluant tous les acteurs. |
| 1.5. | Le CESE rappelle que la protection des droits des citoyens est un élément fondamental du système social européen, et que la compétitivité économique doit être garantie grâce à un niveau élevé de sécurité et de protection de la vie privée, au respect des normes de sécurité et d’éthique, à des conditions multiples et suffisantes en matière de fonctionnalité des données, à des procédures de cybersécurité et à un stockage approprié des données dans des espaces et des lieux certifiés au sein de l’Union. |
| 1.6. | Le CESE suggère d’élargir le champ d’application de la proposition de règlement, de manière à couvrir tous les produits physiques qui obtiennent, génèrent ou recueillent des données concernant leur performance, leur utilisation ou leur environnement et qui sont en mesure de communiquer ces données par l’intermédiaire d’un service de communications électroniques accessible au public. |
| 1.7. | Le CESE estime que les utilisateurs et les destinataires des données devraient jouir d’un accès sans entraves aux données qui sont indispensables au fonctionnement, à la réparation ou à l’entretien des produits connectés et des services connexes. Cela comprend toutes les données brutes et les métadonnées, mais aussi les autres ensembles pertinents de données traitées, affinées ou agrégées. |
2. Éléments de contexte
| 2.1. | La Commission européenne propose de présenter le règlement sur les données, qui vise à garantir une répartition équitable de la valeur tirée des données ainsi qu’à améliorer et à rendre plus efficaces l’accès aux données et leur utilisation. Réglementer l’accès aux données et l’utilisation de ces dernières est une condition préalable essentielle à la concrétisation des possibilités offertes par l’ère numérique dans laquelle nous vivons. En outre, la proposition décrit la manière dont les droits pertinents sont appliqués, facilite l’accès aux données et l’utilisation de ces dernières par les consommateurs et les entreprises, et garantit l’accessibilité des données aux organismes publics en cas de nécessité. Elle a pour objectif de valoriser les données produites par des objets connectés en Europe, en supprimant les obstacles à l’accès aux données tant pour les entités privées que publiques, tout en préservant les incitations à investir dans la production de données en assurant à leurs créateurs un contrôle équilibré de ces données. |
| 2.2. | Cette proposition représente la dernière composante transversale de la stratégie de la Commission pour les données et intègre l’acquis global de l’Union en matière de politique numérique, y compris le règlement général sur la protection des données (RGPD), la directive sur les informations du secteur public (directive ISP), le règlement sur la libre circulation des données et les négociations en cours relatives à la législation sur l’intelligence artificielle, au règlement sur la vie privée et les communications électroniques et à la législation sur les services numériques. Enfin, son objectif est de parvenir à une répartition plus équitable de la valeur en remédiant aux situations où les données sont exclusivement utilisées par quelques acteurs. Le CESE recommande de définir plus clairement les utilisateurs et les catégories de données, tout en garantissant les droits des utilisateurs. |
| 2.3. | La proposition entend, d’une part, assurer l’équité dans l’environnement numérique en permettant aux consommateurs et aux entreprises de mieux contrôler leurs données, en précisant qui peut y accéder et à quelles conditions; d’autre part, stimuler le développement d’un marché des données concurrentiel en «[ouvrant] l’accès à une profusion de données industrielles»; et, enfin, ouvrir des perspectives pour l’innovation fondée sur les données et rendre les données plus accessibles à tous. |
| 2.4. | La proposition prévoit par ailleurs de faciliter une synergie claire et efficace entre les services d’informatique en nuage et les services de traitement des données à la périphérie, de mettre en place des garanties contre le transfert illicite de données, sans notification, par les fournisseurs de services informatiques en nuage, et d’élaborer des normes d’interopérabilité pour les données destinées à être réutilisées entre les secteurs. Un autre objectif central consiste à accroître la valeur ajoutée des bases de données, issues de données et de leur traitement, et à encourager les différents acteurs à soutenir l’essor de l’économie fondée sur les données. |
| 2.5. | La proposition aura d’amples répercussions à la fois sur les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics, tant au sein de l’Union qu’en dehors, et pourrait transformer profondément le cadre réglementaire européen en matière de données. Elle vise à renforcer la transparence et la sécurité juridique en matière de partage des données générées par l’utilisation de certains produits ou services, ainsi qu’à mettre en œuvre des règles visant à garantir l’équité des contrats de partage de données. Elle crée un cadre fiable et adéquat pour le partage de données entre les entreprises et les consommateurs comme entre les entreprises, et définit les obligations légales qui incombent aux détenteurs de données en matière de mise à disposition des données. En outre, elle encadre les clauses abusives relatives à l’accès aux données et à leur utilisation entre acteurs du marché. |
| 2.6. | Le règlement sur les données aborde de manière cohérente les garanties en matière de données à caractère non personnel dans un contexte international, ainsi que l’interopérabilité, tout en atténuant divers obstacles à l’utilisation et à la réutilisation des données. |
3. Observations générales
| 3.1. | Le CESE accueille favorablement et soutient le règlement sur les données, puisqu’il précise qui peut créer de la valeur à partir de ces données et dans quelles conditions, et qu’il garantit l’équité dans la répartition de la valeur des données entre les acteurs de l’économie fondée sur les données et dans leurs contrats, tout en respectant les intérêts légitimes des entreprises et des particuliers qui investissent dans des produits et services de données. En outre, ces nouvelles règles donnent aux consommateurs et aux entreprises les moyens d’agir en leur donnant leur mot à dire sur ce qui peut être fait avec les données générées par leurs produits connectés. Ces dernières années, le développement des technologies fondées sur les données s’est accéléré. Ces technologies sont employées dans de nombreux secteurs économiques, ce qui permet de garantir et de proposer un accès adéquat et suffisant aux données. Outre la valeur ajoutée liée aux bases de données, le règlement sur les données joue un rôle important pour garantir une croissance économique innovante et éthique, à même d’ouvrir à tout à chacun des perspectives. |
| 3.2. | À l’heure actuelle, beaucoup de PME n’ont pas accès aux données qu’elles ont contribué à générer par l’utilisation d’un équipement de l’internet des objets ou de services connexes qu’elles possèdent, louent ou donnent en location. En outre, les PME et start-up innovantes ne parviennent pas à créer de valeur ajoutée sous la forme de nouveaux produits et services complémentaires destinés aux utilisateurs d’équipements de l’internet des objets, car elles ne peuvent pas récupérer les données générées par ces appareils. Cette situation sape la performance du marché unique numérique. |
| 3.3. | La proposition législative vise à optimiser la valeur des données dans l’économie en veillant à ce qu’un plus grand nombre de parties prenantes obtiennent le contrôle de leurs données et à ce que davantage de données soient accessibles pour des usages innovants. Elle envisage ainsi divers outils innovants pour relocaliser les services de traitement des données au niveau européen, et bouleverse les rapports de force existants, qui favorisent les grands opérateurs de données bien établis au détriment des petits acteurs européens. La proposition entend inverser les récentes tendances du marché qui ont mené au renforcement de l’«économie de l’internet» et créé des monopoles de données dans différents secteurs, dont les soins de santé et l’industrie automobile. Face à cette prolifération constante de données, il convient de se montrer attentif et de réglementer le degré d’iniquité de leurs conditions d’utilisation. |
| 3.4. | La proposition améliore les conditions dans lesquelles les entreprises et les consommateurs peuvent utiliser les services en nuage et les services à la périphérie dans l’Union, en facilitant le transfert, sans frais, de données et d’applications entre fournisseurs. |
| 3.5. | Le CESE estime qu’il y a lieu d’intensifier les efforts consentis pour consolider l’économie fondée sur les données ainsi que la gouvernance des données. Il est notamment indispensable de renforcer et de soutenir l’éducation aux données en vue de consolider et de développer l’économie fondée sur les données, afin que les citoyens et les entreprises soient bien informés et disposés à mettre leurs données à disposition et à y donner accès, dans le respect des règles juridiques applicables. Cet impératif forme l’un des piliers d’une société des données qui soit durable et conforme aux droits fondamentaux, aux droits des travailleurs, aux règles de la démocratie et au caractère ouvert et inclusif des droits. |
| 3.6. | Le CESE se félicite de la disposition qui prévoit que les PME soient désormais protégées contre les clauses contractuelles abusives, au moyen de la liste des clauses contractuelles imposées unilatéralement jugées ou présumées abusives. Les clauses dont le caractère abusif est apprécié ne seront pas contraignantes pour les PME. À cet égard, la Commission élaborera et recommandera des clauses contractuelles types non contraignantes, afin d’aider les PME à négocier des contrats de partage de données plus équitables et équilibrés avec des entreprises jouissant d’un pouvoir de négociation nettement supérieur. L’Union et les États membres devraient se soucier davantage de renforcer la capacité des entreprises européennes, en particulier des PME et des start-up, à participer et à contribuer à l’économie fondée sur les données en Europe et dans le monde. Il faut pour cela intensifier les investissements dans l’éducation et la formation, la recherche et le développement, et les espaces communs de données qui sous-tendent la création de valeur fondée sur les données. Il est essentiel de veiller à ce que les PME aient les moyens de recourir à l’appréciation du caractère abusif et de se prémunir contre les pratiques contractuelles déloyales. À cet effet, les clauses contractuelles types fournies par la Commission offrent un outil utile, qui doit cependant être complété par d’autres formes de soutien de la part des autorités nationales compétentes. |
| 3.7. | Le CESE considère qu’une approche plus sectorielle s’impose dans les processus liés à la valeur ajoutée, et dans l’utilisation et la réutilisation des données, afin d’améliorer la synergie avec les indicateurs du pacte vert et les objectifs de développement durable (ODD). Il convient de dynamiser et de soutenir les secteurs qui accusent un retard en matière d’intégration des technologies numériques. Il importe que le règlement soit appliqué de manière transparente et efficace afin de garantir la traçabilité, l’interopérabilité et la multimodalité des différentes activités au sein des chaînes d’approvisionnement, par exemple dans le secteur des transports. Dans cette perspective, il serait bon d’adopter des lignes directrices spécifiques pour favoriser une interprétation uniforme du règlement parmi les États membres. |
| 3.8. | Le CESE est favorable à ce que les organismes publics aient le droit d’accéder aux données en cas d’urgence, lorsque la loi les y autorise. Toutefois, cette pratique devrait faire l’objet d’un suivi attentif afin de prévenir tout abus et toute menace pour les valeurs démocratiques et l’état de droit. Dans les situations d’urgence, le renforcement de la résilience et la garantie d’une concurrence loyale sont des facteurs à prendre en compte, parallèlement au respect des droits de l’homme. D’une manière générale, les organismes du secteur public sont autorisés à accéder aux données lorsque cela s’impose pour protéger l’intérêt général, selon des modalités proportionnées qui minimisent la charge pesant sur les personnes physiques ou morales concernées. Il serait utile de soutenir la mise en place d’organismes de confiance indépendants, chargés de promouvoir le partage volontaire ou obligatoire de données entre les entreprises et les pouvoirs publics, tant sur le plan technique que contractuel, opérationnel et financier. Ces organisations pourraient aussi jouer le rôle d’organes de règlement des litiges. |
| 3.9. | Le CESE estime que la proposition de règlement sur les données devrait tenir compte des répercussions sur le marché du travail. Il faut tenir compte du manque de nouvelles aptitudes et compétences, qui se fait particulièrement sentir parmi le personnel des micro, petites et moyennes entreprises. L’amélioration des conditions de travail, la stabilité de l’emploi et la prévisibilité des carrières sont autant d’éléments qui peuvent permettre à l’avenir de consolider l’économie fondée sur les données et qui méritent d’être systématiquement pris en considération. |
| 3.10. | Le CESE salue l’objectif principal de cette proposition, lequel consiste à garantir un accès non discriminatoire à l’économie des données et au marché des données, ainsi qu’à offrir des possibilités d’accès à tous, particuliers comme entreprises, indépendamment de leur localisation. Il convient donc de tenir pleinement compte de la nécessité de garantir le déploiement de réseaux à haut débit et à grande capacité au sein de l’Union, et de mettre en place des infrastructures internet multirégionales destinées à la collecte, à l’utilisation et à la réutilisation des données. |
| 3.11. | Au vu des perturbations engendrées par la progression et la multiplication des risques numériques ainsi que des infrastructures privées et publiques exploitant des technologies numériques, le CESE estime qu’il importe de contrôler davantage la bonne mise en œuvre du règlement sur les données, notamment en matière de gestion des données. |
| 3.12. | Il estime que la protection des données à caractère personnel, la protection de l’identité numérique et la protection de la vie privée sont des aspects essentiels de la gouvernance des données et sont directement liées à la question du respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux. Il conviendrait dès lors de reconnaître et de garantir les droits de propriété des données à caractère personnel afin de permettre aux citoyens européens de contrôler l’utilisation de leurs données (1). Le suivi des activités en ligne ne devrait avoir lieu que lorsque les intéressés ont connaissance de l’utilisation ultérieure des données concernées et qu’ils y consentent expressément, conformément aux règles juridiques applicables. |
4. Observations particulières
| 4.1. | Le CESE accueille favorablement la proposition de règlement, qui répond aux besoins de l’économie numérique et à la nécessité de supprimer les obstacles au bon fonctionnement du marché intérieur des données et de promouvoir des échanges équitables en établissant un cadre harmonisé. À cet égard, il y a lieu de respecter les règles de l’Union en matière de sécurité et de cybersécurité, conformément aux objectifs d’autonomie stratégique et d’indépendance technologique de l’Union. |
| 4.2. | Il conviendrait par ailleurs de soutenir et d’aider, sur le plan économique, les groupes défavorisés ainsi que les régions isolées dans lesquelles l’accès à l’internet est limité, pour leur permettre de tirer parti des possibilités offertes par l’économie fondée sur les données. |
| 4.3. | Le CESE souligne la nécessité pour les États membres d’intensifier encore les efforts visant à aider les entreprises, en particulier les PME, à faire émerger, renforcer et mettre à profit les infrastructures de données, les compétences des employés et les connaissances spécialisées, en recourant aux Fonds structurels de l’Union et à l’instrument NextGenerationEU. Il serait bon que les PME soient mieux formées en vue de la numérisation de leurs activités, grâce, notamment, à des subventions et à des incitations fiscales qui pourraient être accordées à cet effet par les États membres. |
| 4.4. | L’économie fondée sur les données peut non seulement créer des emplois de qualité, en particulier pour les jeunes, les groupes vulnérables ou les personnes «ne travaillant pas, ne suivant pas d’études ou de formation» (NEET), mais aussi améliorer leurs conditions de travail. Cette dynamique contribuera à résorber la fracture numérique et à accroître la compétitivité de l’économie fondée sur les données à l’échelle européenne. |
| 4.5. | Le CESE estime qu’il est primordial de garantir un accès aux données et une concurrence loyale entre acteurs sur le marché européen. Il est notamment pertinent et nécessaire d’assurer une répartition équitable des coûts et de la valeur ajoutée au sein de la chaîne d’approvisionnement de données, en incluant tous les acteurs. Les grandes entreprises, et surtout les fournisseurs de services en nuage qui concentrent un fort pouvoir de marché, devraient être contrôlées pour mettre fin aux divers abus. |
| 4.6. | Le CESE considère qu’il faut absolument investir dans les capacités de gestion et de fonctionnement des pouvoirs publics compétents pour assurer la bonne mise en œuvre du règlement sur les données. Les autorités compétentes devraient se voir allouer des ressources financières suffisantes afin de garantir une adéquation des ressources humaines, techniques et financières. |
| 4.7. | Le CESE reconnaît l’importance d’un modèle de «coopératives de gestion et d’échange de données», un instrument qui favorisera les micro, petites et moyennes entreprises, les indépendants et les professions libérales (2). |
| 4.8. | Le CESE insiste sur l’importance de maintenir la pleine protection des droits des citoyens lorsque l’on s’attache à garantir la compétitivité économique de l’Union. Il importe en particulier de garantir un niveau élevé de sécurité et de protection de la vie privée, de veiller au respect des normes de sécurité et d’éthique, de prévoir des conditions multiples et suffisantes en matière de fonctionnalité des données, de définir des procédures de cybersécurité, et d’assurer un stockage approprié des données hébergées sur le territoire de l’Union (et détenues par elle) dans des espaces et des lieux certifiés. |
| 4.9. | Le CESE suggère d’évaluer la possibilité d’élargir le champ d’application du règlement, de manière à couvrir tous les produits physiques qui obtiennent, génèrent ou recueillent des données concernant leur performance, leur utilisation ou leur environnement et qui sont en mesure de communiquer des données par l’intermédiaire d’un service de communications électroniques accessible au public. Outre un large éventail d’équipements de l’internet des objets, cette définition devrait aussi inclure les ordinateurs, les tablettes, les smartphones et autres dispositifs connectés analogues. |
| 4.10. | Le CESE estime que les utilisateurs et les destinataires des données devraient jouir d’un accès sans entraves aux données qui sont indispensables au fonctionnement, à la réparation ou à l’entretien des produits connectés et des services connexes, dans le plein respect des droits de propriété intellectuelle et/ou des secrets commerciaux. |
Bruxelles, le 15 juin 2022.
La présidente du Comité économique et social européen
Christa SCHWENG
(1) Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil sur la gouvernance européenne des données (acte sur la gouvernance des données) [COM(2020) 767 final] (JO C 286 du 16.7.2021, p. 38).
(2) Avis du Comité économique et social européen sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil sur la gouvernance européenne des données (acte sur la gouvernance des données) [COM(2020) 767 final] (JO C 286 du 16.7.2021, p. 38).
Avis institutionnel — 52022AB0046
30/12/2022
Avis institutionnel — 52022AB0045
21/12/2022
Avis institutionnel — 52022AE1932R(01)
21/12/2022
Avis institutionnel — 52023AT40462(01)
20/12/2022