Avis institutionnel52022AP0014

Avis institutionnel — 52022AP0014

CELEX52022AP0014
TypeAvis institutionnel
Datejeudi 20 janvier 2022

Texte intégral

2.9.2022

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 336/48


P9_TA(2022)0014

Législation sur les services numériques ***I

Amendements du Parlement européen, adoptés le 20 janvier 2022, à la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à un marché intérieur des services numériques (Législation sur les services numériques) et modifiant la directive 2000/31/CE (COM(2020)0825 — C9-0418/2020 — 2020/0361(COD)) (1)

(Procédure législative ordinaire: première lecture)

(2022/C 336/15)

Amendement 1

Proposition de règlement

Considérant 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

(1)

Les services de la société de l’information et surtout les services intermédiaires sont devenus une composante importante de l’économie de l’Union et de la vie quotidienne des citoyens de l’Union. Vingt ans après l’adoption du cadre juridique existant applicable à ces services, établi par la directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil (25), des services et des modèles économiques nouveaux et innovants, tels que les réseaux sociaux et les places de marché en ligne, permettent aux utilisateurs professionnels et aux consommateurs de transmettre et d’accéder à l’information et d’effectuer des transactions de manière inédite. Une majorité de citoyens de l’Union utilise désormais ces services au quotidien. Toutefois, la transformation numérique et l’utilisation accrue de ces services ont également engendré de nouveaux risques et défis, tant pour les utilisateurs individuels que pour la société dans son ensemble.

(1)

Les services de la société de l’information et surtout les services intermédiaires sont devenus une composante importante de l’économie de l’Union et de la vie quotidienne des citoyens de l’Union. Vingt ans après l’adoption du cadre juridique existant applicable à ces services, établi par la directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil (25), des services et des modèles économiques nouveaux et innovants, tels que les réseaux sociaux et les places de marché en ligne, permettent aux utilisateurs professionnels et aux consommateurs de transmettre et d’accéder à l’information et d’effectuer des transactions de manière inédite et novatrice, transformant ainsi leurs habitudes en matière de communication, de consommation et d’affaires . Une majorité de citoyens de l’Union utilise désormais ces services au quotidien. Toutefois, la transformation numérique et l’utilisation accrue de ces services ont également engendré de nouveaux risques et défis, tant pour les utilisateurs individuels et les entreprises que pour la société dans son ensemble.

Amendement 2

Proposition de règlement

Considérant 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

(2)

De plus en plus, les États membres adoptent ou envisagent d’adopter des législations nationales sur les matières relevant du présent règlement, en imposant notamment des obligations de diligence aux fournisseurs de services intermédiaires. Étant donné le caractère intrinsèquement transfrontière de l’internet, qui est généralement utilisé pour fournir ces services, ces législations nationales divergentes ont une incidence négative sur le marché intérieur qui, conformément à l’article 26 du traité, comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises et des services et la liberté d’établissement sont assurées. Les conditions de la prestation de services intermédiaires dans l’ensemble du marché intérieur devraient être harmonisées, de manière à permettre aux entreprises d’accéder à de nouveaux marchés et à de nouvelles possibilités d’exploiter les avantages du marché intérieur, tout en offrant un choix plus étendu aux consommateurs et aux autres bénéficiaires des services.

(2)

De plus en plus, les États membres adoptent ou envisagent d’adopter des législations nationales sur les matières relevant du présent règlement, en imposant notamment des obligations de diligence aux fournisseurs de services intermédiaires , ce qui entraîne une fragmentation du marché intérieur . Étant donné le caractère intrinsèquement transfrontière de l’internet, qui est généralement utilisé pour fournir ces services, ces législations nationales divergentes ont une incidence négative sur le marché intérieur qui, conformément à l’article 26 du traité, comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises et des services et la liberté d’établissement sont assurées. Les conditions de la prestation de services intermédiaires dans l’ensemble du marché intérieur devraient être harmonisées, de manière à permettre aux entreprises d’accéder à de nouveaux marchés et à de nouvelles possibilités d’exploiter les avantages du marché intérieur, tout en offrant un choix plus étendu aux consommateurs et aux autres bénéficiaires des services , sans effets de verrouillage et en réduisant la charge administrative pour les services intermédiaires, en particulier pour les micro, petites et moyennes entreprises .

Amendement 3

Proposition de règlement

Considérant 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

(3)

Un comportement responsable et diligent des fournisseurs de services intermédiaires est indispensable pour assurer un environnement en ligne sûr, prévisible et de confiance et pour permettre aux citoyens de l’Union et aux autres personnes d’exercer leurs droits fondamentaux garantis par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (la «Charte»), en particulier la liberté d’expression et d’information et la liberté d’entreprise, ainsi que le droit à la non-discrimination.

(3)

Un comportement responsable et diligent des fournisseurs de services intermédiaires est indispensable pour assurer un environnement en ligne sûr, accessible, prévisible et de confiance et pour permettre aux citoyens de l’Union et aux autres personnes d’exercer leurs droits fondamentaux et libertés garantis par la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (la «charte»), en particulier le droit à la vie privée, à la protection des données à caractère personnel, au respect de la dignité humaine, au respect de la vie privée et familiale, la liberté d’expression et d’information , la liberté et au pluralisme des médias ainsi que la liberté d’entreprise, un niveau élevé de protection des consommateurs, l’égalité entre les femmes et les hommes ou encore le droit à la non-discrimination. Les enfants disposent de droits particuliers, consacrés à l’article 24 de la charte et par la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant. En tant que tel, l’intérêt supérieur de l’enfant devrait constituer une considération primordiale dans toutes les questions qui les touchent. L’observation générale no 25 sur les droits de l’enfant en relation avec l’environnement numérique, adoptée par le Comité des droits de l’enfant des Nations unies, définit formellement la façon dont ces droits s’appliquent au monde numérique.

Amendement 4

Proposition de règlement

Considérant 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

(4)

Par conséquent, afin de préserver et d’améliorer le fonctionnement du marché intérieur, il convient d’établir un ensemble spécifique de règles obligatoires uniformes, efficaces et proportionnées au niveau de l’Union. Le présent règlement crée les conditions nécessaires à l’émergence et au développement de services numériques innovants dans le marché intérieur. Le rapprochement des mesures réglementaires nationales au niveau de l’Union relatives aux exigences applicables aux fournisseurs de services intermédiaires est nécessaire pour éviter et éliminer la fragmentation du marché intérieur et pour assurer la sécurité juridique, en réduisant par là même l’incertitude pour les développeurs et en favorisant l’interopérabilité. Grâce à des exigences neutres sur le plan technologique, l’innovation ne devrait pas être entravée, mais au contraire stimulée.

(4)

Afin de préserver et d’améliorer le fonctionnement du marché intérieur, il convient d’établir un ensemble spécifique de règles obligatoires uniformes, efficaces et proportionnées au niveau de l’Union. Le présent règlement crée les conditions nécessaires à l’émergence et au développement de services numériques innovants dans le marché intérieur. Le rapprochement des mesures réglementaires nationales au niveau de l’Union relatives aux exigences applicables aux fournisseurs de services intermédiaires est nécessaire pour éviter et éliminer la fragmentation du marché intérieur et pour assurer la sécurité juridique, en réduisant par là même l’incertitude pour les développeurs , en protégeant les consommateurs et en favorisant l’interopérabilité. Grâce à des exigences neutres sur le plan technologique, l’innovation ne devrait pas être entravée, mais au contraire stimulée , dans le respect des droits des consommateurs .

Amendement 5

Proposition de règlement

Considérant 4 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(4 bis)

Compte tenu de l’importance des services numériques, il est essentiel que le présent règlement prévoie un cadre réglementaire garantissant un accès total, égal et sans restriction aux services intermédiaires pour tous les bénéficiaires des services, y compris les personnes handicapées. Par conséquent, il importe que les exigences en matière d’accessibilité pour les services intermédiaires, notamment leurs interfaces utilisateurs, soient cohérentes avec la législation de l’Union existante en matière d’accessibilité, telle que l’acte législatif européen sur l’accessibilité et la directive sur l’accessibilité du web, de manière ce que l’innovation numérique ne soit pas un facteur d’exclusion.

Amendement 6

Proposition de règlement

Considérant 6

Texte proposé par la Commission

Amendement

(6)

Dans la pratique, certains fournisseurs de services intermédiaires assurent une prestation d’intermédiaire pour des services qui peuvent ou non être fournis par voie électronique, tels que des services informatiques à distance ou des services de transport, d’hébergement ou de livraison. Le présent règlement ne devrait s’appliquer qu’aux services intermédiaires et ne devrait pas porter atteinte aux exigences énoncées dans le droit de l’Union ou le droit national concernant les produits ou services fournis par le biais de services intermédiaires, y compris dans les situations où le service intermédiaire fait partie intégrante d’un autre service qui n’est pas un service intermédiaire, comme le précise la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne.

(6)

Dans la pratique, certains fournisseurs de services intermédiaires assurent une prestation d’intermédiaire pour des services qui peuvent ou non être fournis par voie électronique, tels que des services informatiques à distance ou des services de transport de personnes et de marchandises , d’hébergement ou de livraison. Le présent règlement ne devrait s’appliquer qu’aux services intermédiaires et ne devrait pas porter atteinte aux exigences énoncées dans le droit de l’Union ou le droit national concernant les produits ou services fournis par le biais de services intermédiaires, y compris dans les situations où le service intermédiaire fait partie intégrante d’un autre service qui n’est pas un service intermédiaire, comme le précise la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne.

Amendement 7

Proposition de règlement

Considérant 8

Texte proposé par la Commission

Amendement

(8)

Il y a lieu de considérer qu’un tel lien étroit avec l’Union existe lorsque le fournisseur de services dispose d’un établissement dans l’Union ou, dans le cas contraire, sur la base de l’existence d’un nombre significatif d’utilisateurs dans un ou plusieurs États membres ou du ciblage des activités sur un ou plusieurs États membres. Le ciblage des activités vers un ou plusieurs États membres peut être déterminé sur la base de toutes les circonstances pertinentes, et notamment de facteurs comme l’utilisation d’une langue ou d’une monnaie généralement utilisées dans cet État membre ou ces États membres, ou la possibilité de commander des produits ou des services, ou l’utilisation d’un domaine national de premier niveau. Le ciblage des activités sur un État membre pourrait également se déduire de la disponibilité d’une application dans la boutique d’applications nationale concernée, de la diffusion de publicités à l’échelle locale ou dans la langue utilisée dans cet État membre, ou de la gestion des relations avec la clientèle, par exemple de la fourniture d’un service clientèle dans la langue utilisée généralement dans cet État membre. Un lien étroit devrait également être présumé lorsqu’un fournisseur de services dirige ses activités vers un ou plusieurs États membres comme le prévoit l’article 17, paragraphe 1, point c), du règlement (UE) no 1215/2012 du Parlement européen et du Conseil (27). En revanche, la simple accessibilité technique d’un site internet à partir de l’Union ne peut, pour ce seul motif, être considérée comme établissant un lien étroit avec l’Union.

(8)

Il y a lieu de considérer qu’un tel lien étroit avec l’Union existe lorsque le fournisseur de services dispose d’un établissement dans l’Union ou, dans le cas contraire, sur la base de l’orientation des activités vers un ou plusieurs États membres. L’orientation des activités vers un ou plusieurs États membres peut être déterminée sur la base de toutes les circonstances pertinentes, et notamment de facteurs comme l’utilisation d’une langue ou d’une monnaie généralement utilisées dans cet État membre ou ces États membres, ou la possibilité de commander des produits ou des services, ou l’utilisation d’un domaine national de premier niveau. L’orientation des activités vers un État membre pourrait également se déduire de la disponibilité d’une application dans la boutique d’applications nationale concernée, de la diffusion de publicités à l’échelle locale ou dans la langue utilisée dans cet État membre, ou de la gestion des relations avec la clientèle, par exemple de la fourniture d’un service clientèle dans la langue utilisée généralement dans cet État membre. Un lien étroit devrait également être présumé lorsqu’un fournisseur de services dirige ses activités vers un ou plusieurs États membres comme le prévoit l’article 17, paragraphe 1, point c), du règlement (UE) no 1215/2012 du Parlement européen et du Conseil (27). En revanche, la simple accessibilité technique d’un site internet à partir de l’Union ne peut, pour ce seul motif, être considérée comme établissant un lien étroit avec l’Union.

Amendement 8

Proposition de règlement

Considérant 9

Texte proposé par la Commission

Amendement

(9)

Le présent règlement devrait compléter, sans toutefois en affecter l’application, les règles résultant d’autres actes du droit de l’Union régissant certains aspects de la prestation de services intermédiaires, en particulier la directive 2000/31/CE, à l’exception des modifications introduites par le présent règlement, la directive 2010/13/UE du Parlement européen et du Conseil telle que modifiée (28) et le règlement (UE)…/… du Parlement européen et du Conseil (29) – proposition de règlement relatif aux contenus à caractère terroriste en ligne . Par conséquent, le présent règlement n’affecte pas ces autres actes, qui doivent être considérés comme lex specialis au regard du cadre généralement applicable défini dans le présent règlement. Toutefois, les dispositions du présent règlement s’appliquent aux aspects qui ne sont pas ou ne sont pas pleinement traités par ces autres actes ainsi qu’aux aspects pour lesquels ces autres actes laissent aux États membres la possibilité d’adopter certaines mesures au niveau national.

(9)

Le présent règlement devrait compléter, sans toutefois en affecter l’application, les règles résultant d’autres actes du droit de l’Union régissant certains aspects de la prestation de services intermédiaires, en particulier la directive 2000/31/CE, à l’exception des modifications introduites par le présent règlement, la directive 2010/13/UE du Parlement européen et du Conseil telle que modifiée (28) et le règlement (UE) 2021 / 784 du Parlement européen et du Conseil (29). Par conséquent, le présent règlement n’affecte pas ces autres actes, qui doivent être considérés comme lex specialis au regard du cadre généralement applicable défini dans le présent règlement. Toutefois, les dispositions du présent règlement devraient s’appliquer aux aspects qui ne sont pas ou ne sont pas pleinement traités par ces autres actes ainsi qu’aux aspects pour lesquels ces autres actes laissent aux États membres la possibilité d’adopter certaines mesures au niveau national. Pour aider les États membres et les fournisseurs de service, la Commission devrait fournir des orientations sur la manière, d’une part, d’interpréter l’interaction entre les différents actes de l’Union et le présent règlement ainsi que leur nature complémentaire et, d’autre part, de prévenir le dédoublement des exigences imposées aux fournisseurs ou d’éventuels conflits d’interprétation d’exigences similaires. En particulier, les lignes directrices devraient clarifier tout conflit potentiel entre les conditions et obligations énoncées dans les actes juridiques visés dans le présent règlement, en expliquant quel acte juridique devrait prévaloir.

Amendement 9

Proposition de règlement

Considérant 9 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(9 bis)

Conformément à l’article 167, paragraphe 4, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, les aspects culturels devraient être pris en compte, notamment afin de respecter et de promouvoir la diversité culturelle et linguistique. Il est essentiel que le présent règlement contribue à protéger la liberté d’expression et d’information et la liberté des médias, et à promouvoir le pluralisme des médias ainsi que la diversité culturelle et linguistique.

Amendement 10

Proposition de règlement

Considérant 10

Texte proposé par la Commission

Amendement

(10)

Par souci de clarté, il convient également de préciser que le présent règlement est sans préjudice du règlement (UE) 2019/1148 du Parlement européen et du Conseil (30) et du règlement (UE) 2019/1150 du Parlement européen et du Conseil (31), de la directive 2002/58/CE du Parlement européen et du Conseil (32) et du règlement […/…] concernant une dérogation temporaire à certaines dispositions de la directive 2002/58/CE (33), ainsi que du droit de l’Union en matière de protection des consommateurs, en particulier la directive 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil (34), la directive 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil (35) et la directive no 93/13/CEE du Parlement européen et du Conseil (36), telle que modifiée par la directive (UE) 2019/2161 du Parlement européen et du Conseil (37), et en matière de protection des données à caractère personnel, en particulier le règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil (38). La protection des personnes au regard du traitement des données à caractère personnel est régie exclusivement par les règles du droit de l’Union en la matière, en particulier le règlement (UE) 2016/679 et la directive 2002/58/CE. Le présent règlement est également sans préjudice des règles du droit de l’Union relatives aux conditions de travail.

(10)

Par souci de clarté, il convient également de préciser que le présent règlement est sans préjudice du règlement (UE) 2019/1148 du Parlement européen et du Conseil (30) et du règlement (UE) 2019/1150 du Parlement européen et du Conseil (31), de la directive 2002/58/CE du Parlement européen et du Conseil (32) et du règlement […/…] concernant une dérogation temporaire à certaines dispositions de la directive 2002/58/CE (33), de la directive (UE) 2018/1972 du Parlement européen et du Conseil (33 bis) ainsi que du droit de l’Union en matière de protection des consommateurs, en particulier la directive 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil (34), la directive 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil (35) et la directive no 93/13/CEE du Parlement européen et du Conseil (36), telle que modifiée par la directive (UE) 2019/2161 du Parlement européen et du Conseil (37) , la directive (UE) 2019/882 du Parlement européen et du Conseil, le règlement (UE) 2019/1020, la directive 2001/95/CE, la directive 2013/11/UE du Parlement européen et du Conseil, le règlement (UE) 2017/2394 (37 bis), et en matière de protection des données à caractère personnel, en particulier le règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil (38). La protection des personnes au regard du traitement des données à caractère personnel est régie exclusivement par les règles du droit de l’Union en la matière, en particulier le règlement (UE) 2016/679 et la directive 2002/58/CE. Le présent règlement est également sans préjudice des règles du droit de l’Union ou du droit national relatives aux conditions de travail.

Amendement 11

Proposition de règlement

Considérant 11

Texte proposé par la Commission

Amendement

(11)

Il convient de préciser que le présent règlement est sans préjudice des règles du droit de l’Union sur le droit d’auteur et les droits voisins, qui établissent des règles et procédures spécifiques qui ne devraient pas être affectées.

(11)

Il convient de préciser que le présent règlement est sans préjudice des règles du droit de l’Union sur le droit d’auteur et les droits voisins, en particulier la directive (UE) 2019/790 du Parlement européen et du Conseil, qui établissent des règles et procédures spécifiques qui ne devraient pas être affectées.

Amendement 12

Proposition de règlement

Considérant 12

Texte proposé par la Commission

Amendement

(12)

Afin d’atteindre l’objectif consistant à garantir un environnement en ligne sûr, prévisible et de confiance, il convient, aux fins du présent règlement, de donner une définition large de la notion de «contenu illicite» , recouvrant également les informations relatives aux contenus, produits, services et activités illicites. En particulier, ce concept doit être compris comme se référant à des informations, quelle que soit leur forme, qui, en vertu du droit applicable, sont soit elles-mêmes illicites, comme les discours de haine illégaux ou les contenus à caractère terroriste et les contenus discriminatoires illégaux, soit se rapportent à des activités illégales, comme le partage d’images représentant des abus sexuels commis sur des enfants, le partage illégal d’images privées sans consentement, le harcèlement en ligne, la vente de produits non conformes ou contrefaits, l’utilisation non autorisée de matériel protégé par le droit d’auteur ou les activités impliquant des infractions à la loi sur la protection des consommateurs. Il importe peu à cet égard que l’illégalité de l’information ou de l’activité procède du droit de l’Union ou d’une législation nationale conforme au droit de l’Union et que la nature ou l’objet précis du droit en question soit connu.

(12)

Afin d’atteindre l’objectif consistant à garantir un environnement en ligne sûr, facile d’accès, prévisible et de confiance, il convient, aux fins du présent règlement, d’associer la notion de «contenu illicite» à l’idée générale que ce qui est illicite hors ligne devrait également l’être en ligne. Il convient de donner une définition appropriée de la notion de «contenu illicite» qui recouvre aussi les informations relatives aux contenus, produits, services et activités illicites. En particulier, ce concept doit être compris comme se référant à des informations, quelle que soit leur forme, qui, en vertu du droit de l’Union ou national applicable, sont soit elles-mêmes illicites, comme les discours de haine illégaux ou les contenus à caractère terroriste et les contenus discriminatoires illégaux, soit ne sont pas conformes au droit de l’Union puisqu’elles se rapportent à des activités illégales, comme le partage d’images représentant des abus sexuels commis sur des enfants, le partage illégal d’images privées sans consentement, le harcèlement en ligne, la vente de produits non conformes ou contrefaits, le commerce illégal d’animaux, de plantes et de substances, l’utilisation non autorisée de matériel protégé par le droit d’auteur, les activités impliquant des infractions à la loi sur la protection des consommateurs ou la fourniture de services illégaux, en particulier dans le domaine des services d’hébergement sur des plateformes de location de courte durée qui ne respectent pas le droit de l’Union ou national . Il importe peu à cet égard que l’illégalité de l’information ou de l’activité procède du droit de l’Union ou d’une législation nationale conforme au droit de l’Union , en particulier la charte, et que la nature ou l’objet précis du droit en question soit connu.

Amendement 13

Proposition de règlement

Considérant 13

Texte proposé par la Commission

Amendement

(13)

Compte tenu des caractéristiques particulières des services concernés et de la nécessité qui en découle de soumettre leurs fournisseurs à certaines obligations spécifiques, il est nécessaire de distinguer, au sein de la catégorie plus large des fournisseurs de services d’hébergement telle que définie dans le présent règlement, la sous-catégorie des plateformes en ligne. Les plateformes en ligne, telles que les réseaux sociaux ou les places de marché en ligne, devraient être définies comme des fournisseurs de services d’hébergement qui non seulement stockent les informations fournies par les bénéficiaires du service à leur demande, mais qui diffusent également ces informations au public, toujours à leur demande. Toutefois, afin d’éviter d’imposer des obligations trop étendues, les fournisseurs de services d’hébergement ne devraient pas être considérés comme des plateformes en ligne lorsque la diffusion au public n’est qu’une caractéristique mineure et purement accessoire d’un autre service et que cette caractéristique ne peut, pour des raisons techniques objectives, être utilisée sans cet autre service principal, l’intégration de cette caractéristique n’étant pas un moyen de se soustraire à l’applicabilité des règles du présent règlement relatives aux plateformes en ligne. Par exemple, la section «commentaires» d’un journal en ligne pourrait constituer une telle caractéristique, lorsqu’il est clair qu’elle est accessoire au service principal représenté par la publication d’actualités sous la responsabilité éditoriale de l’éditeur.

(13)

Compte tenu des caractéristiques particulières des services concernés et de la nécessité qui en découle de soumettre leurs fournisseurs à certaines obligations spécifiques, il est nécessaire de distinguer, au sein de la catégorie plus large des fournisseurs de services d’hébergement telle que définie dans le présent règlement, la sous-catégorie des plateformes en ligne. Les plateformes en ligne, telles que les réseaux sociaux ou les places de marché en ligne, devraient être définies comme des fournisseurs de services d’hébergement qui non seulement stockent les informations fournies par les bénéficiaires du service à leur demande, mais qui diffusent également ces informations au public, toujours à leur demande. Toutefois, afin d’éviter d’imposer des obligations trop étendues, les fournisseurs de services d’hébergement ne devraient pas être considérés comme des plateformes en ligne lorsque la diffusion au public n’est qu’une caractéristique mineure ou purement accessoire d’un service ou d’une fonctionnalité autre , ou une fonctionnalité mineure ou purement accessoire du service principal et que cette caractéristique ou fonctionnalité ne peut, pour des raisons techniques objectives, être utilisée sans cet autre service principal, l’intégration de cette caractéristique ou fonctionnalité n’étant pas un moyen de se soustraire à l’applicabilité des règles du présent règlement relatives aux plateformes en ligne. Par exemple, la section «commentaires» d’un journal en ligne pourrait constituer une telle caractéristique, lorsqu’il est clair qu’elle est accessoire au service principal représenté par la publication d’actualités sous la responsabilité éditoriale de l’éditeur. Aux fins du présent règlement, un service d’informatique en nuage n’est pas considéré comme une plateforme en ligne lorsque l’autorisation de diffusion de contenus spécifiques est une caractéristique mineure et accessoire. Par ailleurs, un service informatique hébergé qui sert d’infrastructure, par exemple en tant que service de stockage d’infrastructure et de services informatiques sous-jacents d’une application internet ou d’une plateforme en ligne ne devrait pas, en soi, être réputé diffuser au public des informations stockées ou traitées à la demande d’un bénéficiaire d’une application ou d’une plateforme en ligne qu’il héberge.

Amendement 14

Proposition de règlement

Considérant 14

Texte proposé par la Commission

Amendement

(14)

Le concept de «diffusion au public», tel qu’il est utilisé dans le présent règlement, devrait impliquer la mise à disposition de l’information à un nombre potentiellement illimité de personnes, c’est-à-dire le fait de rendre l’information facilement accessible aux utilisateurs en général sans que le bénéficiaire du service ayant fourni l’information ait à intervenir, que ces personnes aient ou non effectivement accès à l’information en question. La simple possibilité de créer des groupes d’utilisateurs d’un service donné ne devrait pas, en soi , être interprétée comme signifiant que les informations diffusées de cette manière ne sont pas diffusées au public. Toutefois , ce concept devrait exclure la diffusion d’informations au sein de groupes fermés composés d’un nombre fini de personnes prédéterminées. Les services de communication interpersonnelle, tels que définis dans la directive (UE) 2018/1972 du Parlement européen et du Conseil (39), tels que les courriels ou les services de messagerie privée, ne relèvent pas du champ d’application du présent règlement . Une information ne devrait être considérée comme étant diffusée auprès du public au sens du présent règlement que lorsque cela se produit à la demande directe du bénéficiaire du service qui a fourni les informations.

(14)

Le concept de «diffusion au public», tel qu’il est utilisé dans le présent règlement, devrait impliquer la mise à disposition de l’information à un nombre potentiellement illimité de personnes, c’est-à-dire le fait de rendre l’information facilement accessible aux utilisateurs en général sans que le bénéficiaire du service ayant fourni l’information ait à intervenir, que ces personnes aient ou non effectivement accès à l’information en question. En conséquence, lorsque l’accès à des informations nécessite un enregistrement ou l’admission dans un groupe d’utilisateurs , ces informations ne devraient être considérées comme étant diffusées au public que lorsque les utilisateurs cherchant à accéder à ces informations sont enregistrés ou admis automatiquement , sans intervention humaine pour décider des utilisateurs auxquels l’accès est accordé. Les informations échangées au moyen de services de communication interpersonnelle, tels que définis dans la directive (UE) 2018/1972 du Parlement européen et du Conseil (39), tels que les courriels ou les services de messagerie privée, ne sont pas considérées comme étant diffusées au public . Une information ne devrait être considérée comme étant diffusée auprès du public au sens du présent règlement que lorsque cela se produit à la demande directe du bénéficiaire du service qui a fourni les informations.

Amendement 15

Proposition de règlement

Considérant 16

Texte proposé par la Commission

Amendement

(16)

La sécurité juridique offerte par le cadre horizontal d’exemptions conditionnelles de responsabilité pour les fournisseurs de services intermédiaires, établi par la directive 2000/31/CE, a permis l’émergence et le développement de nombreux services nouveaux dans l’ensemble du marché intérieur. Il convient, dès lors, de conserver ce cadre. Toutefois, compte tenu des divergences dans la transposition et l’application des règles pertinentes au niveau national, et pour des raisons de clarté et de cohérence, il y a lieu d’intégrer ce cadre dans le présent règlement. Il est également nécessaire de clarifier certains éléments dudit cadre, compte tenu de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne.

(16)

La sécurité juridique offerte par le cadre horizontal d’exemptions conditionnelles de responsabilité pour les fournisseurs de services intermédiaires, établi par la directive 2000/31/CE, a permis l’émergence et le développement de nombreux services nouveaux dans l’ensemble du marché intérieur. Il convient, dès lors, de conserver ce cadre. Toutefois, compte tenu des divergences dans la transposition et l’application des règles pertinentes au niveau national, et pour des raisons de clarté , d’homogénéité, de prévisibilité, d’accessibilité et de cohérence, il y a lieu d’intégrer ce cadre dans le présent règlement. Il est également nécessaire de clarifier certains éléments dudit cadre, compte tenu de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne , des avancées technologiques et des évolutions du marché .

Amendement 16

Proposition de règlement

Considérant 18

Texte proposé par la Commission

Amendement

(18)

Les exemptions de responsabilité établies dans le présent règlement ne devraient pas s’appliquer lorsque, au lieu de se limiter à fournir les services de manière neutre, dans le cadre d’un simple traitement technique et automatique des informations fournies par le bénéficiaire du service, le fournisseur de services intermédiaires joue un rôle actif de nature à lui permettre de connaître ou de contrôler ces informations. Ces exemptions ne devraient donc pas s’appliquer à la responsabilité relative aux informations fournies non pas par le bénéficiaire du service, mais par le fournisseur de services intermédiaires lui-même, y compris lorsque les informations ont été établies sous la responsabilité éditoriale de ce fournisseur.

(18)

Les exemptions de responsabilité établies dans le présent règlement ne devraient pas s’appliquer lorsque, au lieu de se limiter à fournir les services de manière neutre, dans le cadre d’un simple traitement technique et automatique des informations fournies par le bénéficiaire du service, le fournisseur de services intermédiaires joue un rôle actif de nature à lui permettre de connaître ou de contrôler ces informations. Il convient cependant de ne pas assimiler le simple classement ou affichage dans un ordre, ou l’utilisation d’un système de recommandation à un contrôle des informations. Ces exemptions ne devraient donc pas s’appliquer à la responsabilité relative aux informations fournies non pas par le bénéficiaire du service, mais par le fournisseur de services intermédiaires lui-même, y compris lorsque les informations ont été établies sous la responsabilité éditoriale de ce fournisseur.

Amendement 17

Proposition de règlement

Considérant 20

Texte proposé par la Commission

Amendement

(20)

Un fournisseur de services intermédiaires qui collabore délibérément avec un bénéficiaire desdits services afin d’entreprendre des activités illégales ne fournit pas son service de manière neutre et ne devrait donc pas pouvoir bénéficier des exemptions de responsabilité prévues dans le présent règlement.

(20)

Lorsqu’un fournisseur de services intermédiaires collabore délibérément avec un bénéficiaire desdits services afin d’entreprendre des activités illégales , le service devrait être réputé ne pas avoir été fourni de manière neutre et le fournisseur ne devrait donc pas pouvoir bénéficier des exemptions de responsabilité prévues dans le présent règlement.

Amendement 18

Proposition de règlement

Considérant 21

Texte proposé par la Commission

Amendement

(21)

Un fournisseur de services peut bénéficier des exemptions de responsabilité pour les services de «simple transport» et de «mise en cache» lorsqu’il n’est impliqué en aucune manière dans l’information transmise. Cela suppose, entre autres, qu’il n’apporte pas de modification à l’information qu’il transmet. Cependant, cette exigence ne couvre pas les manipulations à caractère technique qui ont lieu au cours de la transmission, car ces dernières n’altèrent pas l’intégrité de l’information contenue dans la transmission.

(21)

Un fournisseur de services peut bénéficier des exemptions de responsabilité pour les services de «simple transport» et de «mise en cache» lorsqu’il n’est impliqué en aucune manière dans le contenu de l’information transmise. Cela suppose, entre autres, qu’il n’apporte pas de modification à l’information qu’il transmet. Cependant, cette exigence ne couvre pas les manipulations à caractère technique qui ont lieu au cours de la transmission, car ces dernières n’altèrent pas l’intégrité de l’information contenue dans la transmission.

Amendement 19

Proposition de règlement

Considérant 22

Texte proposé par la Commission

Amendement

(22)

Afin de bénéficier de l’exemption de responsabilité relative aux services d’hébergement, le fournisseur devrait, dès qu’il a effectivement connaissance ou est informé d’un contenu illicite , agir rapidement pour retirer ce contenu ou en rendre l’accès impossible. Il convient de retirer des informations ou d’en rendre l’accès impossible dans le respect du principe de la liberté d’expression. Le fournisseur peut avoir effectivement connaissance ou être informé de tels contenus au moyen, notamment, d’enquêtes effectuées de sa propre initiative ou de notifications qui lui sont soumises par des particuliers ou des entités conformément au présent règlement, dans la mesure où ces notifications sont assez précises et suffisamment étayées pour permettre à un opérateur économique diligent d’identifier et d’évaluer raisonnablement le contenu présumé illicite et, le cas échéant, d’agir contre celui-ci.

(22)

Afin de bénéficier de l’exemption de responsabilité relative aux services d’hébergement, le fournisseur devrait, après avoir eu connaissance de la nature illégale du contenu et donc en avoir pris connaissance ou conscience , agir rapidement pour retirer ce contenu ou en rendre l’accès impossible. Il convient de retirer des informations ou d’en rendre l’accès impossible dans le respect d’un niveau élevé de protection du consommateur et de la charte des droits fondamentaux, y compris le principe de la liberté d’expression et le droit de recevoir et de communiquer des informations et des idées sans ingérence des autorités publiques . Le fournisseur peut avoir effectivement connaissance ou être informé de la nature illégale du contenu au moyen, notamment, d’enquêtes effectuées de sa propre initiative ou de notifications qui lui sont soumises par des particuliers ou des entités conformément au présent règlement, dans la mesure où ces notifications sont assez précises et suffisamment étayées pour permettre à un fournisseur de services d’hébergement diligent d’identifier et d’évaluer raisonnablement le contenu présumé illicite et, le cas échéant, d’agir contre celui-ci. Dans la mesure où les fournisseurs fondent leurs actions sur des connaissances réelles, ils devraient bénéficier des exemptions de responsabilité visées dans le présent règlement.

Amendement 20

Proposition de règlement

Considérant 23

Texte proposé par la Commission

Amendement

(23)

Afin d’assurer une protection efficace des consommateurs lorsqu’ils effectuent des transactions commerciales intermédiées en ligne, il convient que certains fournisseurs de services d’hébergement, à savoir les plateformes en ligne qui permettent aux consommateurs de conclure des contrats à distance avec des professionnels, ne bénéficient pas de l’exemption de responsabilité des fournisseurs de services d’hébergement établie dans le présent règlement, dans la mesure où ces plateformes en ligne présentent les informations pertinentes relatives aux transactions en cause de telle manière qu’elles conduisent le consommateur à présumer que les informations ont été fournies par ces plateformes en ligne elles-mêmes ou par des bénéficiaires du service agissant sous leur autorité ou leur contrôle, et que ces plateformes en ligne ont donc connaissance de ces informations ou les contrôlent, même si ce n’est pas le cas en réalité. À cet égard, il convient de déterminer objectivement, sur la base de toutes les circonstances pertinentes, si la présentation est susceptible de conduire un consommateur moyen et raisonnablement bien informé à une telle présomption.

(23)

Afin d’assurer une protection efficace des consommateurs lorsqu’ils effectuent des transactions commerciales intermédiées en ligne, il convient que certains fournisseurs de services d’hébergement, à savoir les plateformes en ligne qui permettent aux consommateurs de conclure des contrats à distance avec des professionnels, ne bénéficient pas de l’exemption de responsabilité des fournisseurs de services d’hébergement établie dans le présent règlement, dans la mesure où ces plateformes en ligne présentent les informations pertinentes relatives aux transactions en cause de telle manière qu’elles conduisent le consommateur à présumer que les informations ont été fournies par ces plateformes en ligne elles-mêmes ou par des bénéficiaires du service agissant sous leur autorité ou leur contrôle, et que ces plateformes en ligne ont donc connaissance de ces informations ou les contrôlent, même si ce n’est pas le cas en réalité. À cet égard, il convient de déterminer objectivement, sur la base de toutes les circonstances pertinentes, si la présentation est susceptible de conduire un consommateur à une telle présomption. Une telle présomption peut apparaître, par exemple, lorsque la plateforme en ligne autorisant les contrats à distance avec des professionnels ne fait pas apparaître clairement l’identité du professionnel conformément au présent règlement, ou commercialise le produit ou le service en son nom propre plutôt que d’utiliser le nom du professionnel qui le fournira, ou lorsque le fournisseur détermine le prix final des biens ou services proposés par le professionnel.

Amendement 21

Proposition de règlement

Considérant 25

Texte proposé par la Commission

Amendement

(25)

Afin de créer une sécurité juridique et de ne pas décourager les activités visant à détecter, recenser et combattre les contenus illicites entreprises volontairement par les fournisseurs de services intermédiaires, il convient de préciser que le simple fait que les fournisseurs entreprennent de telles activités n’entraîne pas la non-application des exemptions de responsabilité prévues par le présent règlement, pour autant que ces activités soient menées de bonne foi et avec diligence. En outre, il convient de préciser que le simple fait que ces fournisseurs prennent des mesures, de bonne foi, pour se conformer aux exigences du droit de l’Union, y compris celles énoncées dans le présent règlement en ce qui concerne la mise en œuvre de leurs conditions générales, ne devrait pas entraîner la non-application de ces exemptions de responsabilité. Par conséquent, de telles activités et mesures prises par un fournisseur donné ne devraient pas être prises en compte pour déterminer si ledit fournisseur peut se prévaloir d’une exemption de responsabilité, notamment en ce qui concerne la question de savoir s’il fournit son service de manière neutre et peut donc relever du champ d’application de la disposition concernée. Cependant, cette règle n’implique pas que ledit fournisseur peut nécessairement se prévaloir d’une exemption de responsabilité.

(25)

Afin de créer une sécurité juridique et de ne pas décourager les activités visant à détecter, recenser et combattre les contenus illicites entreprises volontairement par les fournisseurs de services intermédiaires, il convient de préciser que le simple fait que les fournisseurs entreprennent de telles activités n’entraîne pas la non-application des exemptions de responsabilité prévues par le présent règlement, uniquement en raison de ce qu’ils procèdent de leur propre initiative à des enquêtes volontaires, pour autant que ces activités soient menées de bonne foi et avec diligence et assorties de garanties supplémentaires contre la suppression excessive de contenu licite. Les prestataires de services intermédiaires devraient faire tout leur possible pour faire en sorte que, lorsque des outils automatisés sont utilisés pour modérer le contenu, la technologie soit suffisamment fiable pour limiter autant que possible le taux d’erreurs lorsque des informations sont considérées à tort comme des contenus illicites. En outre, il convient de préciser que le simple fait que ces fournisseurs prennent des mesures, de bonne foi, pour se conformer aux exigences du droit de l’Union, y compris celles énoncées dans le présent règlement en ce qui concerne la mise en œuvre de leurs conditions générales, ne devrait pas entraîner la non-application de ces exemptions de responsabilité. Par conséquent, de telles activités et mesures prises par un fournisseur donné ne devraient pas être prises en compte pour déterminer si ledit fournisseur peut se prévaloir d’une exemption de responsabilité, notamment en ce qui concerne la question de savoir s’il fournit son service de manière neutre et peut donc relever du champ d’application de la disposition concernée. Cependant, cette règle n’implique pas que ledit fournisseur peut nécessairement se prévaloir d’une exemption de responsabilité.

Amendement 22

Proposition de règlement

Considérant 26

Texte proposé par la Commission

Amendement

(26)

Alors que les règles du chapitre II du présent règlement se concentrent sur l’exemption de responsabilité des fournisseurs de services intermédiaires, il est important de rappeler que, malgré le rôle généralement important joué par ces fournisseurs, le problème des contenus et activités illicites en ligne ne devrait pas être traité sous le seul angle de leurs responsabilités. Dans la mesure du possible, les tiers affectés par des contenus illicites transmis ou stockés en ligne devraient tenter de résoudre les conflits relatifs à ces contenus sans impliquer les fournisseurs de services intermédiaires en question. Les bénéficiaires du service devraient être tenus responsables des contenus illicites qu’ils fournissent et qui peuvent être diffusés par des services intermédiaires, lorsque les règles applicables du droit de l’Union et du droit national déterminant cette responsabilité le prévoient. Le cas échéant, d’autres acteurs, tels que les modérateurs de groupe dans des environnements en ligne fermés, notamment dans le cas de grands groupes, devraient également contribuer à éviter la diffusion de contenus illicites en ligne, dans le respect de la législation applicable. En outre, lorsqu’il est nécessaire d’impliquer des fournisseurs de services de la société de l’information, y compris des fournisseurs de services intermédiaires, toute demande ou toute injonction concernant cette implication devrait, en règle générale, être adressée à l’acteur qui a la capacité technique et opérationnelle d’agir contre des éléments de contenus illicites spécifiques , de manière à prévenir et à réduire au minimum tout effet négatif éventuel sur la disponibilité et l’accessibilité d’informations qui ne constituent pas des contenus illicites.

(26)

Alors que les règles du chapitre II du présent règlement se concentrent sur l’exemption de responsabilité des fournisseurs de services intermédiaires, il est important de rappeler que, malgré le rôle généralement important joué par ces fournisseurs, le problème des contenus et activités illicites en ligne ne devrait pas être traité sous le seul angle de leurs responsabilités. Dans la mesure du possible, les tiers affectés par des contenus illicites transmis ou stockés en ligne devraient tenter de résoudre les conflits relatifs à ces contenus sans impliquer les fournisseurs de services intermédiaires en question. Les bénéficiaires du service devraient être tenus responsables des contenus illicites qu’ils fournissent et qui peuvent être diffusés par des services intermédiaires, lorsque les règles applicables du droit de l’Union et du droit national déterminant cette responsabilité le prévoient. Le cas échéant, d’autres acteurs, tels que les modérateurs de groupe dans des environnements en ligne fermés et ouverts , notamment dans le cas de grands groupes, devraient également contribuer à éviter la diffusion de contenus illicites en ligne, dans le respect de la législation applicable. En outre, lorsqu’il est nécessaire d’impliquer des fournisseurs de services de la société de l’information, y compris des fournisseurs de services intermédiaires, toute demande ou toute injonction concernant cette implication devrait, en règle générale, être adressée au fournisseur spécifique qui a la capacité technique et opérationnelle d’agir contre des éléments de contenus illicites particuliers , de manière à prévenir et à réduire au minimum tout effet négatif éventuel sur la disponibilité et l’accessibilité d’informations qui ne constituent pas des contenus illicites Par conséquent, les fournisseurs devraient agir là où ils sont les mieux placés pour ce faire.

Amendement 23

Proposition de règlement

Considérant 27

Texte proposé par la Commission

Amendement

(27)

Depuis l’an 2000, de nouvelles technologies sont apparues qui améliorent la disponibilité, l’efficacité, la rapidité, la fiabilité, la capacité et la sécurité des systèmes de transmission et de stockage des données en ligne, engendrant ainsi un écosystème en ligne de plus en plus complexe. À cet égard, il convient de rappeler que les fournisseurs de services établissant et facilitant l’architecture logique sous-jacente et le bon fonctionnement de l’internet, y compris les fonctions techniques accessoires, peuvent également bénéficier des exemptions de responsabilité prévues par le présent règlement, dans la mesure où leurs services peuvent être considérés comme des services de «simple transport», de «mise en cache» ou d’«hébergement». De tels services comprennent, selon le cas, les réseaux locaux sans fil, les services de système de noms de domaine (DNS), les registres de noms de domaine de premier niveau, les autorités de certification qui délivrent des certificats numériques ou les réseaux d’acheminement de contenus, qui permettent ou améliorent les fonctions d’autres fournisseurs de services intermédiaires. De même, les services utilisés à des fins de communication, et les moyens techniques de leur fourniture, ont également évolué de manière considérable, donnant naissance à des services en ligne tels que la «voix sur IP», les services de messagerie et les services de messagerie électronique sur l’internet, pour lesquels la communication est assurée via un service d’accès à l’internet. Ces services peuvent également bénéficier d’exemptions de responsabilité, dans la mesure où ils peuvent être considérés comme des services de «simple transport», de «mise en cache» ou d’«hébergement».

(27)

Depuis l’an 2000, de nouvelles technologies sont apparues qui améliorent la disponibilité, l’efficacité, la rapidité, la fiabilité, la capacité et la sécurité des systèmes de transmission et de stockage des données en ligne, engendrant ainsi un écosystème en ligne de plus en plus complexe. À cet égard, il convient de rappeler que les fournisseurs de services établissant et facilitant l’architecture logique sous-jacente et le bon fonctionnement de l’internet, y compris les fonctions techniques accessoires, peuvent également bénéficier des exemptions de responsabilité prévues par le présent règlement, dans la mesure où leurs services peuvent être considérés comme des services de «simple transport», de «mise en cache» ou d’«hébergement». De tels services comprennent, selon le cas et entre autres , les réseaux locaux sans fil, les services de système de noms de domaine (DNS), les registres de noms de domaine de premier niveau, les autorités de certification qui délivrent des certificats numériques , les réseaux privés virtuels, les services d’infrastructure en nuage ou les réseaux d’acheminement de contenus, qui permettent ou améliorent les fonctions d’autres fournisseurs de services intermédiaires. De même, les services utilisés à des fins de communication, et les moyens techniques de leur fourniture, ont également évolué de manière considérable, donnant naissance à des services en ligne tels que la «voix sur IP», les services de messagerie et les services de messagerie électronique sur l’internet, pour lesquels la communication est assurée via un service d’accès à l’internet. Ces services peuvent également bénéficier d’exemptions de responsabilité, dans la mesure où ils peuvent être considérés comme des services de «simple transport», de «mise en cache» ou d’«hébergement».

Amendement 24

Proposition de règlement

Considérant 27 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(27 bis)

Une page ou un site internet peut contenir des éléments pouvant être considérés comme des services de «simple transport», de «mise en cache» ou d’«hébergement», par conséquent les règles d’exemption de responsabilité devraient s’appliquer à chacun d’eux. Par exemple, un moteur de recherche pourrait agir uniquement en tant que service de «mise en cache» pour les informations incluses dans les résultats d’une recherche. Les éléments affichés avec les résultats, comme les annonces publicitaires en ligne, devraient, cependant, rester conformes aux exigences en matière de services d’hébergement.

Amendements 25 et 517/rev

Proposition de règlement

Considérant 28

Texte proposé par la Commission

Amendement

(28)

Les fournisseurs de services intermédiaires ne devraient pas être soumis à une obligation de surveillance en ce qui concerne les obligations de nature générale. Cela ne concerne pas les obligations de surveillance applicables à un cas spécifique et, notamment, cela ne fait pas obstacle aux injonctions des autorités nationales émises conformément à la législation nationale, dans les conditions établies par le présent règlement. Aucune disposition du présent règlement ne devrait être interprétée comme imposant une obligation générale de surveillance ou une obligation de recherche active des faits, ou comme une obligation générale, pour les fournisseurs, de prendre des mesures proactives à l’égard des contenus illicites.

(28)

Les fournisseurs de services intermédiaires ne devraient pas être soumis à une obligation de surveillance , ni de jure ni de facto, en ce qui concerne les obligations de nature générale. Cela ne concerne pas les obligations de surveillance particulières et dûment indiquées applicables à un cas spécifique , lorsque cela est prévu par les actes de l’Union et, notamment, cela ne fait pas obstacle aux injonctions des autorités nationales émises conformément à la législation nationale qui applique les actes de l’Union , dans les conditions établies par le présent règlement et par d’autres actes de l’Union considérés comme lex specialis . Aucune disposition du présent règlement ne devrait être interprétée comme imposant une obligation générale de surveillance ou une obligation de recherche active des faits, ou comme une obligation générale, pour les fournisseurs, de prendre des mesures proactives à l’égard des contenus illicites. De même, les États membres ne devraient pas empêcher les fournisseurs de proposer des services chiffrés de bout en bout. L’application d’un chiffrement effectif de bout en bout est essentielle pour instaurer la confiance et garantir la sécurité sur l’internet, et empêche effectivement tout accès non autorisé de tiers. En outre, de sorte à garantir une protection effective dans l’environnement numérique, les États membres n’imposent pas aux fournisseurs de services intermédiaires une obligation générale de limiter l’utilisation anonyme ou pseudonyme de leurs services. Conformément au principe de minimisation des données et afin d’empêcher leur divulgation non autorisée, l’usurpation d’identité et d’autres formes d’utilisation abusive de données à caractère personnel, les destinataires devraient être en droit d’utiliser et de payer des services de manière anonyme à chaque fois que cela est possible au prix d’efforts raisonnables. Cette mesure devrait s’appliquer sans préjudice des obligations établies par la législation de l’Union relative à la protection des données à caractère personnel. Les fournisseurs peuvent permettre l’utilisation anonyme de leurs services en s’abstenant de collecter des données à caractère personnel concernant les destinataires et leurs activités en ligne et en n’empêchant pas les destinataires d’utiliser des réseaux anonymisés pour accéder au service. Un paiement anonyme peut être effectué, par exemple, en espèces, au moyen de bons payés comptant ou d’instruments de paiement prépayés.

Amendement 26

Proposition de règlement

Considérant 29

Texte proposé par la Commission

Amendement

(29)

En fonction du système juridique de chaque État membre et du domaine juridique en cause, les autorités judiciaires ou administratives nationales peuvent enjoindre aux fournisseurs de services intermédiaires de prendre des mesures à l’encontre d’éléments de contenus illicites spécifiques ou de fournir des éléments d’information spécifiques. Les législations nationales sur la base desquelles ces injonctions sont émises diffèrent considérablement et, de plus en plus souvent, les injonctions sont émises dans des contextes transfrontières. Afin de permettre une exécution efficace et efficiente de ces injonctions, de sorte que les autorités publiques concernées puissent accomplir leurs missions et que les fournisseurs ne soient pas soumis à des charges disproportionnées, sans porter indûment atteinte aux droits et intérêts légitimes de tiers, il est nécessaire de fixer certaines conditions auxquelles ces injonctions doivent répondre et certaines exigences complémentaires relatives au traitement de ces injonctions.

(29)

En fonction du système juridique de chaque État membre et du domaine juridique en cause, les autorités judiciaires ou administratives nationales peuvent enjoindre aux fournisseurs de services intermédiaires de prendre des mesures à l’encontre d’éléments de contenus illicites spécifiques ou de fournir des éléments d’information spécifiques. Les législations nationales , conformément au droit de l’Union, y compris la charte, sur la base desquelles ces injonctions sont émises diffèrent considérablement et, de plus en plus souvent, les injonctions sont émises dans des contextes transfrontières. Afin de permettre une exécution efficace et efficiente de ces injonctions, de sorte que les autorités publiques concernées puissent accomplir leurs missions et que les fournisseurs ne soient pas soumis à des charges disproportionnées, sans porter indûment atteinte aux droits et intérêts légitimes de tiers, il est nécessaire de fixer certaines conditions auxquelles ces injonctions doivent répondre et certaines exigences complémentaires relatives au traitement effectif de ces injonctions.

Amendement 27

Proposition de règlement

Considérant 30

Texte proposé par la Commission

Amendement

(30)

Les injonctions d’agir contre un contenu illicite ou de fournir des informations devraient être émises dans le respect du droit de l’Union, en particulier du règlement (UE) 2016/679 et de l’interdiction des obligations générales de surveiller les informations ou de rechercher activement les faits ou circonstances indiquant une activité illicite prévue par le présent règlement. Les conditions et exigences énoncées dans le présent règlement qui s’appliquent aux injonctions d’agir contre des contenus illicites sont sans préjudice d’autres actes de l’Union prévoyant des systèmes similaires de lutte contre des types spécifiques de contenus illicites, tels que le règlement (UE)…/ … [proposition de règlement relatif à la prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne] , ou le règlement (UE) 2017/2394 qui confère aux autorités des États membres chargées de faire respecter la législation en matière de protection des consommateurs des pouvoirs spécifiques pour ordonner la fourniture d’informations. De même, les conditions et exigences qui s’appliquent aux injonctions de fournir des informations sont sans préjudice d’autres actes de l’Union prévoyant des règles pertinentes similaires pour des secteurs spécifiques. Ces conditions et exigences devraient être sans préjudice des règles de conservation et de préservation prévues par le droit national applicable, conformément au droit de l’Union, et des demandes de traitement confidentiel concernant la non-divulgation d’informations, émanant des autorités chargées de l’application de la législation.

(30)

Les injonctions d’agir contre un contenu illicite ou de fournir des informations devraient être émises dans le respect du droit de l’Union, y compris de la charte et en particulier du règlement (UE) 2016/679 et de l’interdiction des obligations générales de surveiller les informations ou de rechercher activement les faits ou circonstances indiquant une activité illicite prévue par le présent règlement. Les conditions et exigences énoncées dans le présent règlement qui s’appliquent aux injonctions d’agir contre des contenus illicites sont sans préjudice d’autres actes de l’Union prévoyant des systèmes similaires de lutte contre des types spécifiques de contenus illicites, tels que le règlement (UE) 2021 / 784 relatif à la prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne , ou le règlement (UE) 2017/2394 qui confère aux autorités des États membres chargées de faire respecter la législation en matière de protection des consommateurs des pouvoirs spécifiques pour ordonner la fourniture d’informations . De même, les conditions et exigences qui s’appliquent aux injonctions de fournir des informations sont sans préjudice d’autres actes de l’Union prévoyant des règles pertinentes similaires pour des secteurs spécifiques . De même, les conditions et exigences qui s’appliquent aux injonctions de fournir des informations sont sans préjudice d’autres actes de l’Union prévoyant des règles pertinentes similaires pour des secteurs spécifiques. Ces conditions et exigences devraient être sans préjudice des règles de conservation et de préservation prévues par le droit national applicable, conformément au droit de l’Union, et des demandes de traitement confidentiel concernant la non-divulgation d’informations, émanant des autorités chargées de l’application de la législation.

Amendement 28

Proposition de règlement

Considérant 31

Texte proposé par la Commission

Amendement

(31)

La portée territoriale de ces injonctions d’agir contre un contenu illicite devrait être clairement définie sur la base du droit de l’Union ou du droit national applicable en vertu duquel l’injonction est émise et ne devrait pas excéder ce qui est strictement nécessaire pour atteindre les objectifs de cette dernière. À cet égard, l’autorité judiciaire ou administrative nationale qui émet l’injonction devrait mettre en balance l’objectif poursuivi par l’injonction, conformément à la base juridique en vertu de laquelle elle est émise, et les droits et intérêts légitimes de l’ensemble des tiers susceptibles d’être affectés par celle-ci, en particulier leurs droits fondamentaux au titre de la Charte. En outre , lorsque l’injonction se rapportant à une information donnée est susceptible d’avoir des effets au-delà du territoire de l’État membre de l’autorité concernée, cette dernière devrait évaluer si l’information en question est susceptible de constituer un contenu illicite dans d’autres États membres concernés et, le cas échéant, tenir compte des règles pertinentes du droit de l’Union ou du droit international et des impératifs de la courtoisie internationale.

(31)

La portée territoriale de ces injonctions d’agir contre un contenu illicite devrait être clairement définie sur la base du droit de l’Union ou du droit national applicable , conformément au droit de l’Union, y compris la directive 2000/31/CE et la charte, en vertu duquel l’injonction est émise et ne devrait pas excéder ce qui est strictement nécessaire pour atteindre les objectifs de cette dernière. À cet égard, l’autorité judiciaire ou administrative nationale qui émet l’injonction devrait mettre en balance l’objectif poursuivi par l’injonction, conformément à la base juridique en vertu de laquelle elle est émise, et les droits et intérêts légitimes de l’ensemble des tiers susceptibles d’être affectés par celle-ci, en particulier leurs droits fondamentaux au titre de la charte. À titre exceptionnel , lorsque l’injonction se rapportant à une information donnée est susceptible d’avoir des effets au-delà du territoire de l’État membre de l’autorité concernée, cette dernière devrait évaluer si l’information en question est susceptible de constituer un contenu illicite dans d’autres États membres concernés et, le cas échéant, tenir compte des règles pertinentes du droit de l’Union ou du droit international et des impératifs de la courtoisie internationale.

Amendement 29

Proposition de règlement

Considérant 32

Texte proposé par la Commission

Amendement

(32)

Les injonctions de fournir des informations régies par le présent règlement concernent la production d’informations spécifiques portant sur des bénéficiaires particuliers du service intermédiaire concerné qui sont identifiés dans ces injonctions aux fins de déterminer si les bénéficiaires des services respectent les règles de l’Union ou les règles nationales applicables. Par conséquent, les injonctions relatives à des informations sur un groupe de bénéficiaires du service qui ne sont pas précisément identifiés, y compris les injonctions de fournir des informations agrégées requises à des fins statistiques ou en vue de l’élaboration de politiques fondées sur des éléments factuels, ne devraient pas être affectées par les règles du présent règlement concernant la fourniture d’informations.

(32)

Les injonctions de fournir des informations régies par le présent règlement concernent la production d’informations spécifiques portant sur des bénéficiaires particuliers du service intermédiaire concerné qui sont identifiés dans ces injonctions aux fins de déterminer si les bénéficiaires des services respectent les règles de l’Union ou les règles nationales applicables. Par conséquent, les injonctions relatives à des informations sur un groupe de bénéficiaires du service qui ne sont pas précisément identifiés, y compris les injonctions de fournir des informations agrégées requises à des fins statistiques ou en vue de l’élaboration de politiques fondées sur des éléments factuels, ne devraient pas être affectées par les règles du présent règlement concernant la fourniture d’informations. Les États membres devraient veiller à la pleine mise en œuvre du cadre juridique de l’Union relatif à la confidentialité des communications et à la vie privée en ligne, ainsi qu’à la protection des personnes physiques dans le cadre du traitement des données à caractère personnel consacré par la directive (UE) 2016/680. En particulier, les États membres devraient respecter les droits des individus et des journalistes et s’abstenir de rechercher des informations susceptibles de porter atteinte à la liberté des médias ou à la liberté d’expression.

Amendement 30

Proposition de règlement

Considérant 33

Texte proposé par la Commission

Amendement

(33)

Les injonctions d’agir contre un contenu illicite et de fournir des informations ne sont soumises aux règles garantissant la compétence de l’État membre dans lequel le fournisseur de services visé est établi et prévoyant d’éventuelles dérogations à cette compétence dans certains cas, énoncées à l’article 3 de la directive 2000/31/CE, que si les conditions dudit article sont remplies. Dans la mesure où les injonctions en question portent, selon le cas, sur des contenus et sur des éléments d’information illicites spécifiques, lorsqu’elles sont adressées à des fournisseurs de services intermédiaires établis dans un autre État membre, elles ne restreignent pas en principe la liberté de ces fournisseurs de fournir leurs services par-delà les frontières. Par conséquent, les règles énoncées à l’article 3 de la directive 2000/31/CE , y compris celles qui concernent la nécessité de justifier les mesures dérogeant à la compétence de l’État membre dans lequel le fournisseur de services est établi pour certains motifs précis et la notification de ces mesures , ne s’appliquent pas à ces injonctions .

(33)

Les injonctions d’agir contre un contenu illicite et de fournir des informations ne sont soumises aux règles garantissant la compétence de l’État membre dans lequel le fournisseur de services visé est établi et prévoyant d’éventuelles dérogations à cette compétence dans certains cas, énoncées à l’article 3 de la directive 2000/31/CE, que si les conditions dudit article sont remplies. Dans la mesure où les injonctions en question portent, selon le cas, sur des contenus et sur des éléments d’information illicites spécifiques prévus par le droit de l’Union ou le droit national conforme au droit de l’Union , lorsqu’elles sont adressées à des fournisseurs de services intermédiaires établis dans un autre État membre, elles ne devraient pas en principe restreindre la liberté de ces fournisseurs de fournir leurs services par-delà les frontières. L’autorité compétente devrait transmettre l’injonction d’agir contre des contenus illicites et de fournir des informations directement au bénéficiaire pertinent par tout moyen électronique permettant de laisser une trace écrite dans des conditions qui permettent au fournisseur de service d’en établir l’authenticité , y compris l’exactitude de la date et de l’heure d’envoi et de réception de l’injonction, tel qu’un courrier recommandé, un courrier électronique ou des plateformes sécurisés ou d’autres canaux sécurisés, notamment ceux mis à disposition par le fournisseur de services , conformément aux règles protégeant les données à caractère personnel. Cette exigence devrait notamment être remplie par l’utilisation de services d’envoi recommandé électronique qualifiés tel que prévu par le règlement (UE) no 910/2014 du Parlement européen et du Conseil. Le présent règlement devrait être sans préjudice des règles relatives à la reconnaissance mutuelle et à l’exécution des décisions, notamment en ce qui concerne le droit de refuser la reconnaissance et l’exécution d’une injonction à agir contre des contenus illicites , en particulier lorsqu’une telle décision est contraire à l’ordre public de l’État membre où la reconnaissance ou l’exécution est demandée .

Amendement 31

Proposition de règlement

Considérant 33 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(33bis)

Le présent règlement ne devrait pas empêcher les autorités judiciaires ou administratives nationales compétentes, sur la base du droit de l’Union ou du droit national applicable, conformément au droit de l’Union, d’émettre une injonction de rétablir des contenus, lorsque ces contenus ont été conformes aux conditions du fournisseur de services intermédiaires, mais ont été considérés par erreur comme illicites par le fournisseur de services et ont été supprimés.

Amendement 32

Proposition de règlement

Considérant 33 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(33 ter)

Afin de garantir la mise en œuvre effective du présent règlement, les injonctions à agir contre des contenus illicites et à fournir des informations devraient être conformes au droit de l’Union, y compris à la charte. La Commission devrait apporter une réponse efficace aux violations du droit de l’Union au moyen de procédures d’infraction.

Amendement 33

Proposition de règlement

Considérant 34

Texte proposé par la Commission

Amendement

(34)

Afin d’atteindre les objectifs du présent règlement, et notamment d’améliorer le fonctionnement du marché intérieur et de garantir un environnement en ligne sûr et transparent, il est nécessaire d’établir un ensemble clair et équilibré d’obligations harmonisées de diligence pour les fournisseurs de services intermédiaires. Ces obligations devraient notamment viser à garantir différents objectifs de politique publique, comme celui d’assurer la sécurité et la confiance des bénéficiaires du service, y compris les mineurs et les utilisateurs vulnérables, protéger les droits fondamentaux pertinents inscrits dans la Charte, assurer une véritable responsabilisation de ces fournisseurs et donner les moyens d’agir aux bénéficiaires et autres parties concernées, tout en facilitant la nécessaire surveillance par les autorités compétentes.

(34)

Afin d’atteindre les objectifs du présent règlement, et notamment d’améliorer le fonctionnement du marché intérieur et de garantir un environnement en ligne sûr et transparent, il est nécessaire d’établir un ensemble clair , efficace, prévisible et équilibré d’obligations harmonisées de diligence pour les fournisseurs de services intermédiaires. Ces obligations devraient notamment viser à garantir différents objectifs de politique publique, comme celui d’assurer un haut niveau de protection du consommateur, la sécurité et la confiance des bénéficiaires du service, y compris les mineurs et les utilisateurs vulnérables, la protection des droits fondamentaux pertinents inscrits dans la charte, la véritable responsabilisation de ces fournisseurs et l’autonomisation des bénéficiaires et autres parties concernées, tout en facilitant la nécessaire surveillance par les autorités compétentes.

Amendement 34

Proposition de règlement

Considérant 35

Texte proposé par la Commission

Amendement

(35)

À cet égard, il est important que les obligations de diligence soient adaptées au type et à la nature du service intermédiaire concerné. Le présent règlement définit donc des obligations de base applicables à tous les fournisseurs de services intermédiaires, ainsi que des obligations supplémentaires pour les fournisseurs de services d’hébergement et, plus particulièrement, les plateformes en ligne et les très grandes plateformes en ligne. Dans la mesure où les fournisseurs de services intermédiaires sont susceptibles d’entrer dans ces différentes catégories en raison de la nature de leurs services et de leur taille, ils doivent se conformer à toutes les obligations correspondantes du présent règlement. Ces obligations harmonisées de diligence, qui doivent être raisonnables et non arbitraires, sont indispensables pour atteindre les objectifs de politique publique définis, tels que la sauvegarde des intérêts légitimes des bénéficiaires du service, la lutte contre les pratiques illégales et la protection des droits fondamentaux en ligne.

(35)

À cet égard, il est important que les obligations de diligence soient adaptées au type , à la nature et à la taille du service intermédiaire concerné. Le présent règlement définit donc des obligations de base applicables à tous les fournisseurs de services intermédiaires, ainsi que des obligations supplémentaires pour les fournisseurs de services d’hébergement et, plus particulièrement, les plateformes en ligne et les très grandes plateformes en ligne. Dans la mesure où les fournisseurs de services intermédiaires sont susceptibles d’entrer dans ces différentes catégories en raison de la nature de leurs services et de leur taille, ils doivent se conformer à toutes les obligations correspondantes du présent règlement se rapportant à ces services . Ces obligations harmonisées de diligence, qui doivent être raisonnables et non arbitraires, sont indispensables pour atteindre les objectifs de politique publique définis, tels que la sauvegarde des intérêts légitimes des bénéficiaires du service, la lutte contre les pratiques illégales et la protection des droits fondamentaux en ligne.

Amendement 35

Proposition de règlement

Considérant 36

Texte proposé par la Commission

Amendement

(36)

Afin de faciliter une communication fluide et efficace sur les matières relevant du présent règlement, les fournisseurs de services intermédiaires devraient être tenus de mettre en place un point de contact unique et de publier les informations utiles concernant leur point de contact, y compris les langues à utiliser dans cette communication. Le point de contact peut également être utilisé par des signaleurs de confiance et par des professionnels qui ont un lien particulier avec le fournisseur de services intermédiaires. Contrairement au représentant légal, le point de contact a une fonction opérationnelle et ne devrait pas nécessairement être assorti d’une localisation physique.

(36)

Afin de faciliter une communication fluide et efficace sur les matières relevant du présent règlement, les fournisseurs de services intermédiaires devraient être tenus de désigner un point de contact unique et de publier les informations utiles et mises à jour concernant leur point de contact, y compris les langues à utiliser dans cette communication. Ces informations devraient être communiquées au coordinateur pour les services numériques de l’État membre d’établissement. Le point de contact peut également être utilisé par des signaleurs de confiance et par des professionnels qui ont un lien particulier avec le fournisseur de services intermédiaires . Il devrait être possible que ce point de contact soit le même que celui exigé par d’autres actes de l’Union . Contrairement au représentant légal, le point de contact a une fonction opérationnelle et ne devrait pas nécessairement être assorti d’une localisation physique.

Amendement 36

Proposition de règlement

Considérant 36 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(36 bis)

Les fournisseurs de services intermédiaires devraient également être tenus de désigner un point de contact unique pour les bénéficiaires des services, ce qui permet d’établir une communication rapide, directe et efficace, en particulier par des moyens aisément accessibles, tels que téléphone, adresse de courrier électronique, formulaires de contact électroniques, dialogueurs ou messagerie instantanée. Il convient de l’indiquer explicitement lorsqu’un utilisateur communique avec des dialogueurs. Pour faciliter une communication rapide, directe et efficace, les bénéficiaires des services ne devraient pas faire face à des menus téléphoniques d’accueil aux options pléthoriques ou à des coordonnées de contact dissimulées. En particulier, les menus téléphoniques d’accueil devraient toujours proposer une option qui permet de parler à un être humain. Les fournisseurs de services intermédiaires devraient permettre aux bénéficiaires des services de choisir des moyens de communication directe et efficace qui ne reposent pas uniquement sur outils automatisés. Cette exigence ne devrait pas affecter l’organisation interne des fournisseurs de services intermédiaires, y compris la possibilité d’utiliser des services tiers pour fournir ce système de communication, tels que les prestataires de services externes et les centres d’appel.

Amendement 37

Proposition de règlement

Considérant 37

Texte proposé par la Commission

Amendement

(37)

Il convient que les fournisseurs de services intermédiaires établis dans un pays tiers qui offrent des services dans l’Union désignent un représentant légal doté d’un mandat suffisant dans l’Union et fournissent des informations relatives à leurs représentants légaux, de manière à permettre une surveillance efficace et, le cas échéant, l’application du présent règlement à l’égard de ces fournisseurs. Le représentant légal devrait pouvoir également faire office de point de contact, pour autant que les exigences pertinentes du présent règlement soient respectées.

(37)

Il convient que les fournisseurs de services intermédiaires établis dans un pays tiers qui offrent des services dans l’Union désignent un représentant légal doté d’un mandat suffisant dans l’Union et fournissent des informations relatives à leurs représentants légaux, de manière à permettre une surveillance efficace et, le cas échéant, l’application du présent règlement à l’égard de ces fournisseurs. Le représentant légal devrait pouvoir également faire office de point de contact, pour autant que les exigences pertinentes du présent règlement soient respectées. Il devrait être possible qu’un représentant légal soit mandaté par plusieurs fournisseurs de services intermédiaires, conformément au droit national, à condition que ces fournisseurs soient considérés comme des micro, petites ou moyennes entreprises au sens de la recommandation 2003/361/CE.

Amendement 38

Proposition de règlement

Considérant 38

Texte proposé par la Commission

Amendement

(38)

Tout en respectant en principe la liberté contractuelle des fournisseurs de services intermédiaires, il convient de fixer des règles concernant le contenu, l’application et le contrôle de l’application des conditions générales de ces fournisseurs, dans un souci de transparence, de protection des bénéficiaires du service et de prévention de conséquences inéquitables ou arbitraires.

(38)

Tout en respectant en principe la liberté contractuelle des fournisseurs de services intermédiaires, il convient de fixer des règles concernant le contenu, l’application et le contrôle de l’application des conditions générales de ces fournisseurs, dans un souci de protection des droits fondamentaux, en particulier ceux liés à la liberté d’expression et d’information, de transparence, de protection des bénéficiaires du service et de prévention de conséquences discriminatoires, inéquitables ou arbitraires. En particulier, il importe de veiller à ce que les conditions générales soient rédigées dans un langage clair et sans ambiguïté, conformément au droit de l’Union applicable. Les conditions générales devraient inclure des informations sur les politiques, procédures, mesures et outils utilisés pour les besoins de la modération des contenus, y compris la prise de décision fondée sur des algorithmes, le réexamen par un être humain, ainsi que sur le droit de résilier le service. Les fournisseurs de services intermédiaires devraient également fournir aux bénéficiaires des services un résumé concis et facile à lire reprenant les principaux éléments des conditions générales, notamment les recours existants, en utilisant, le cas échéant, des éléments graphiques, tels que des icônes.

Amendement 39

Proposition de règlement

Considérant 39

Texte proposé par la Commission

Amendement

(39)

En vue de garantir un niveau adéquat de transparence et de responsabilité, les fournisseurs de services intermédiaires devraient faire rapport chaque année, conformément aux exigences harmonisées contenues dans le présent règlement, sur la modération des contenus à laquelle ils procèdent, y compris les mesures prises dans le cadre de l’application et du contrôle de l’application de leurs conditions générales. Toutefois, afin de ne pas imposer de charges disproportionnées, les obligations relatives à ces rapports de transparence ne devraient pas s’appliquer aux fournisseurs qui sont des microentreprises ou des petites entreprises telles que définies dans la recommandation 2003/361/CE de la Commission (40).

(39)

En vue de garantir un niveau adéquat de transparence et de responsabilité, les fournisseurs de services intermédiaires devraient faire rapport chaque année dans une forme normalisée et lisible par machine , conformément aux exigences harmonisées contenues dans le présent règlement, sur la modération des contenus à laquelle ils procèdent, y compris les mesures prises dans le cadre de l’application et du contrôle de l’application de leurs conditions générales. Toutefois, afin de ne pas imposer de charges disproportionnées, les obligations relatives à ces rapports de transparence ne devraient pas s’appliquer aux fournisseurs qui sont des microentreprises ou des petites entreprises telles que définies dans la recommandation 2003/361/CE de la Commission (40) et qui ne sont pas considérés comme de très grandes plateformes en ligne .

Amendement 40

Proposition de règlement

Considérant 39 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(39 bis)

Les bénéficiaires d’un service devraient être en mesure de prendre des décisions ou des choix libres, autonomes et éclairés lorsqu’ils utilisent un service, et les fournisseurs de services intermédiaires n’utilisent aucun moyen, y compris par l’intermédiaire de son interface, pour fausser ou entraver cette prise de décision. En particulier, dans leurs interactions avec les services intermédiaires, les bénéficiaires des services devraient avoir les moyens de prendre des décisions autonomes concernant, entre autres, l’acceptation et la modification des conditions générales, des pratiques publicitaires, des paramètres de confidentialité et autres, des systèmes de recommandation. Cependant, certaines pratiques tirent généralement parti des biais cognitifs pour inciter les consommateurs en ligne à acheter des biens et services dont ils ne veulent pas ou à divulguer des informations à caractère personnel qu’ils préféreraient ne pas dévoiler. Par conséquent, il devrait être interdit pour les fournisseurs de services intermédiaires de tromper ou d’encourager dans ce sens les bénéficiaires de services et d’entraver l’autonomie, la décision ou le choix des bénéficiaires, ou d’y nuire, par la structure, la conception ou la fonction d’une interface en ligne ou d’une partie de celle-ci («interfaces truquées»). Cela devrait comprendre, sans s’y limiter, les choix de procédés abusifs destinés à amener les bénéficiaires à exécuter des actions qui profitent aux fournisseurs de services intermédiaires mais qui ne sont pas nécessairement dans l’intérêt des bénéficiaires, en leur présentant des choix de manière biaisée, par exemple en donnant une plus grande visibilité à l’option d’accepter, ou encore en leur demandant fréquemment ou avec insistance de prendre une décision ou en rendant la procédure de résiliation d’un service sensiblement plus pénible que celle d’inscription à ce même service. Toutefois, les règles qui empêchent les interfaces truquées ne devraient pas être interprétées comme empêchant les fournisseurs d’interagir directement avec les utilisateurs et de leur offrir des services nouveaux ou supplémentaires. En particulier, il devrait être possible de s’adresser à nouveau à un utilisateur dans un délai raisonnable, même s’il a refusé son consentement à des fins spécifiques de traitement des données, conformément au règlement (UE) 2016/679. La Commission devrait être habilitée à adopter un acte délégué pour définir les pratiques qui pourraient être considérées comme des interfaces truquées.

Amendement 512

Proposition de règlement

Considérant 39 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(39 ter)

Pour que l’obligation en matière de traçabilité des entreprises utilisatrices soit appliquée de manière efficace et adéquate, sans imposer de contraintes disproportionnées, les fournisseurs de services intermédiaires concernés devraient, avant l’utilisation de leur service, contrôler avec toute la diligence requise la fiabilité des informations fournies par l’entreprise utilisatrice concernée, notamment en utilisant des bases de données en ligne ou des interfaces en ligne officielles librement accessibles, telles que les registres nationaux du commerce, ou en demandant à l’entreprise utilisatrice concernée de fournir des pièces justificatives dignes de confiance, telles que des copies de documents d’identité, des relevés bancaires certifiés, des certificats d’entreprise et des certificats d’immatriculation au registre du commerce. Elles peuvent également utiliser d’autres sources d’informations, disponibles pour une utilisation à distance, qui présentent un degré équivalent de fiabilité aux fins du respect de cette obligation.

Amendement 41

Proposition de règlement

Considérant 40

Texte proposé par la Commission

Amendement

(40)

Les fournisseurs de services d’hébergement jouent un rôle particulièrement important dans la lutte contre les contenus illicites en ligne, car ils stockent les informations fournies par les bénéficiaires du service et à la demande de ceux-ci, et permettent généralement à d’autres bénéficiaires d’accéder à ces informations, parfois à grande échelle. Il est important que tous les fournisseurs de services d’hébergement, quelle que soit leur taille, mettent en place des mécanismes de notification et d’action faciles à utiliser, qui permettent de notifier aisément au fournisseur de services d’hébergement concerné les éléments d’information spécifiques que la partie notifiante considère comme un contenu illicite («notification»), notification à la suite de laquelle ce fournisseur peut décider s’il est d’accord ou non avec cette évaluation et s’il souhaite ou non retirer ce contenu ou en rendre l’accès impossible («action»). Pour autant que les exigences relatives aux notifications soient respectées, il devrait être possible à des particuliers ou à des entités de notifier plusieurs éléments spécifiques de contenus présumés illicites par le biais d’une seule notification. L’obligation de mettre en place des mécanismes de notification et d’action devrait s’appliquer, par exemple, aux services de stockage et de partage de fichiers, aux services d’hébergement de sites internet, aux serveurs de publicité et aux «pastebins», dans la mesure où ils remplissent les conditions requises pour être considérés comme des fournisseurs de services d’hébergement couverts par le présent règlement.

(40)

Les fournisseurs de services d’hébergement jouent un rôle particulièrement important dans la lutte contre les contenus illicites en ligne, car ils stockent les informations fournies par les bénéficiaires du service et à la demande de ceux-ci, et permettent généralement à d’autres bénéficiaires d’accéder à ces informations, parfois à grande échelle. Il est important que tous les fournisseurs de services d’hébergement, quelle que soit leur taille, mettent en place des mécanismes de notification et d’action faciles d’accès, complets et faciles à utiliser, qui permettent de notifier aisément au fournisseur de services d’hébergement concerné les éléments d’information spécifiques que la partie notifiante considère comme un contenu illicite («notification»), notification à la suite de laquelle ce fournisseur peut déterminer que le contenu en question est manifestement illégal sans examen juridique ou factuel supplémentaire des informations renseignées dans la notification, et retirer ce contenu ou en rendre l’accès impossible («action»). Ce mécanisme devrait comprendre un mécanisme de signalement clairement identifiable, situé à proximité du contenu en question, permettant de notifier rapidement et facilement des informations considérées comme illicites en vertu du droit de l’Union ou du droit national. Pour autant que les exigences relatives aux notifications soient respectées, il devrait être possible à des particuliers ou à des entités de notifier plusieurs éléments spécifiques de contenus présumés illicites par le biais d’une seule notification afin de permettre la mise en œuvre effective des mécanismes de notification et d’action. Si les particuliers devraient toujours être en mesure de soumettre des notifications de manière anonyme, celles-ci ne devraient pas donner lieu à une connaissance effective, sauf dans le cas d’informations considérées comme relevant de l’une des infractions visées dans la directive 2011/93/UE . L’obligation de mettre en place des mécanismes de notification et d’action devrait s’appliquer, par exemple, aux services de stockage et de partage de fichiers, aux services d’hébergement de sites internet, aux serveurs de publicité et aux «pastebins», dans la mesure où ils remplissent les conditions requises pour être considérés comme des fournisseurs de services d’hébergement couverts par le présent règlement.

Amendement 42

Proposition de règlement

Considérant 40 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(40 bis)

Néanmoins, il convient d’adresser les notifications à l’acteur ayant la capacité technique et opérationnelle d’agir ainsi que la relation la plus étroite avec le bénéficiaire du service qui a fourni l’information ou le contenu. Ces fournisseurs de services d’hébergement devraient rediriger ces notifications vers la plateforme en ligne concernée et en informer le coordinateur pour les services numériques.

Amendement 43

Proposition de règlement

Considérant 40 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(40 ter)

En outre, les fournisseurs d’hébergement devraient chercher à agir uniquement contre les éléments d’information notifiés, Lorsque la suppression ou la désactivation de l’accès à des éléments d’information individuels est techniquement ou opérationnellement irréalisable pour des raisons juridiques ou technologiques, comme dans le cas des services de stockage et de partage de fichiers et de données chiffrés, les fournisseurs de services d’hébergement devraient informer le bénéficiaire du service de la notification et chercher à prendre des mesures en ce sens.

Amendement 44

Proposition de règlement

Considérant 41

Texte proposé par la Commission

Amendement

(41)

Il convient que les règles relatives à ces mécanismes de notification et d’action soient harmonisées au niveau de l’Union, de manière à permettre un traitement en temps utile, diligent et objectif des notifications sur la base de règles uniformes, transparentes et claires et qui comportent des garanties solides protégeant les droits et intérêts légitimes de toutes les parties concernées, en particulier leurs droits fondamentaux garantis par la Charte, indépendamment de l’État membre dans lequel ces parties sont établies ou résident et du domaine juridique en cause. Les droits fondamentaux comprennent, selon le cas, le droit à la liberté d’expression et d’information, le droit au respect de la vie privée et familiale, le droit à la protection des données à caractère personnel, le droit à la non-discrimination et le droit à un recours effectif des bénéficiaires du service; la liberté d’entreprise, y compris la liberté contractuelle, des fournisseurs de services; ainsi que le droit à la dignité humaine, les droits de l’enfant, le droit à la protection de la propriété, y compris la propriété intellectuelle, et le droit à la non-discrimination des parties concernées par un contenu illicite.

(41)

Il convient que les règles relatives à ces mécanismes de notification et d’action soient harmonisées au niveau de l’Union, de manière à permettre un traitement en temps utile, diligent , objectif, non arbitraire et non discriminatoire des notifications sur la base de règles uniformes, transparentes et claires et qui comportent des garanties solides protégeant les droits et intérêts légitimes de toutes les parties concernées, en particulier leurs droits fondamentaux garantis par la Charte, indépendamment de l’État membre dans lequel ces parties sont établies ou résident et du domaine juridique en cause. Les droits fondamentaux comprennent, selon le cas, le droit à la liberté d’expression et d’information, le droit au respect de la vie privée et familiale, le droit à la protection des données à caractère personnel, le droit à la non-discrimination et le droit à un recours effectif des bénéficiaires du service; la liberté d’entreprise, y compris la liberté contractuelle, des fournisseurs de services; ainsi que le droit à la dignité humaine, les droits de l’enfant, le droit à la protection de la propriété, y compris la propriété intellectuelle, et le droit à la non-discrimination des parties concernées par un contenu illicite.

Amendement 45

Proposition de règlement

Considérant 41 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(41 bis)

Les fournisseurs de services d’hébergement devraient donner suite aux notifications sans retard excessif, en tenant compte du type de contenu illégal notifié et de l’urgence d’agir. Le fournisseur de services d’hébergement devrait informer la personne ou l’entité notifiant le contenu spécifique de sa décision dans les meilleurs délais après avoir pris la décision de donner suite ou non à la notification.

Amendement 46

Proposition de règlement

Considérant 42

Texte proposé par la Commission

Amendement

(42)

Lorsqu’un fournisseur de services d’hébergement décide de retirer ou rendre impossible l’accès à des informations fournies par un bénéficiaire du service, par exemple suite à la réception d’une notification ou de sa propre initiative, y compris par l’utilisation de moyens automatisés, il convient que ce fournisseur informe le bénéficiaire de sa décision, des raisons de celle-ci et des possibilités de recours disponibles pour la contester, compte tenu des conséquences négatives que de telles décisions peuvent avoir pour le bénéficiaire, y compris en ce qui concerne l’exercice de son droit fondamental à la liberté d’expression. Cette obligation devrait s’appliquer quelles que soient les raisons de la décision, en particulier si l’action a été engagée parce que les informations notifiées sont considérées comme un contenu illicite ou incompatible avec les conditions générales applicables au service. Les recours disponibles pour contester la décision du fournisseur de services d’hébergement devraient toujours comprendre une voie de recours juridictionnel.

(42)

Lorsqu’un fournisseur de services d’hébergement décide de retirer , de rendre inaccessibles, de rétrograder des informations fournies par un bénéficiaire du service ou d’adopter d’autres mesures liées à ces informations , par exemple suite à la réception d’une notification ou de sa propre initiative, y compris par l’utilisation de moyens automatisés qui se sont avérés efficaces, proportionnés et précis , il convient que ce fournisseur informe le bénéficiaire , de manière claire et conviviale, de sa décision, des raisons de celle-ci et des possibilités de recours disponibles pour la contester, compte tenu des conséquences négatives que de telles décisions peuvent avoir pour le bénéficiaire, y compris en ce qui concerne l’exercice de son droit fondamental à la liberté d’expression. Cette obligation devrait s’appliquer quelles que soient les raisons de la décision, en particulier si l’action a été engagée parce que les informations notifiées sont considérées comme un contenu illicite ou incompatible avec les conditions générales applicables au service. Les recours disponibles pour contester la décision du fournisseur de services d’hébergement devraient toujours comprendre une voie de recours juridictionnel. Cette obligation ne devrait toutefois pas s’appliquer dans un certain nombre de situations, à savoir lorsque le contenu est trompeur ou fait partie d’un contenu commercial important, ou lorsqu’il a été demandé par une autorité judiciaire ou répressive de ne pas informer le destinataire en raison d’une enquête pénale en cours jusqu’à la clôture de l’enquête pénale. Lorsqu’un fournisseur de services d’hébergement ne dispose pas des informations nécessaires pour informer le bénéficiaire par un support durable, il ne devrait pas être tenu de le faire.

Amendement 47

Proposition de règlement

Considérant 42 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(42 bis)

Un fournisseur de service d’hébergement est susceptible, dans certains cas, d’avoir connaissance, à la suite de la notification d’une partie notifiante ou des mesures qu’elle a elle-même volontairement adoptées, d’informations relatives à certaines activités d’un bénéficiaire du service, telles que la fourniture de certains types de contenus illicites, qui donnent lieu à des motifs raisonnables de soupçonner, compte tenu de toutes les circonstances pertinentes dont la plateforme en ligne a connaissance, que le bénéficiaire a pu commettre, peut être en train de commettre ou est susceptible de commettre une infraction pénale grave impliquant une menace imminente pour la vie ou la sécurité des personnes, telles que celles qui sont définies dans la directive 2011/93/UE du Parlement européen et du Conseil (1) . Dans de tels cas, le fournisseur de services d’hébergement devrait informer sans délai les autorités répressives compétentes de ces soupçons, en fournissant sur demande toutes les informations pertinentes dont elle dispose, y compris, le cas échéant, le contenu en question et les motifs donnant naissance à ses soupçons et elle devrait, sauf indication contraire, retirer ou rendre impossible l’accès à ce contenu. Les informations notifiées par le fournisseur de services d’hébergement ne devraient pas être utilisées à d’autres fins que celles directement liées à l’infraction pénale grave individuelle notifiée. Le présent règlement n’offre pas de base juridique pour le profilage des bénéficiaires des services aux fins de la détection éventuelle d’infractions pénales commises par les plateformes en ligne fournissant des services d’hébergement. Les fournisseurs de services d’hébergement devraient également respecter les autres dispositions applicables du droit de l’Union ou du droit national relatives à la protection des droits et libertés des personnes lorsqu’elles informent les services répressifs. Afin de faciliter la notification des suspicions d’infractions pénales, les États membres communiquent à la Commission la liste de ses autorités répressives ou judiciaires compétentes.

Amendement 48

Proposition de règlement

Considérant 43 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(43 bis)

De la même façon, afin de s’assurer que les obligations ne trouvent à s’appliquer aux fournisseurs de services intermédiaires que lorsque les bénéfices l’emportent sur les charges qui leur incombent, la Commission devrait pouvoir dispenser les fournisseurs de services intermédiaires qui exercent leurs activités dans un but non lucratif, ou qui sont des PME, qui ne présentent pas de risque systémique lié à des contenus illicites et dont l’exposition aux contenus illicites est limitée, de respecter, totalement ou partiellement, les exigences du chapitre III, section 3. Les fournisseurs devraient exposer les raisons dûment motivées qui devraient leur valoir une dispense et envoyer leur demande en premier lieu à leurs coordinateurs de l’établissement des services numériques en vue d’une évaluation préliminaire. La Commission devrait examiner ces demandes en tenant compte d’une évaluation préliminaire réalisée par les coordonnateurs des services numériques. L’évaluation préliminaire devrait être envoyée à la Commission en même temps que la demande. La Commission devrait suivre l’application de la dispense et être habilitée à accorder ou à révoquer une dispense à tout moment. La Commission devrait établir une liste publique de toutes les dispenses accordées et de leurs conditions.

Amendement 49

Proposition de règlement

Considérant 44

Texte proposé par la Commission

Amendement

(44)

Les bénéficiaires du service devraient pouvoir contester facilement et efficacement certaines décisions des plateformes en ligne qui ont une incidence négative pour eux. Il convient donc que les plateformes en ligne soient tenues de prévoir des systèmes internes de traitement des réclamations, qui remplissent certaines conditions visant à garantir la facilité d’accès à ces systèmes ainsi que leur capacité d’aboutir à des résultats rapides et équitables. En outre, il convient de prévoir la possibilité d’un règlement extrajudiciaire des litiges, y compris de ceux qui n’ont pas pu être résolus de manière satisfaisante par les systèmes internes de traitement des réclamations, par des organismes certifiés qui disposent de l’indépendance, des moyens et de l’expertise nécessaires pour s’acquitter de leur mission d’une manière équitable, rapide et économiquement avantageuse . Les possibilités ainsi créées de contestation des décisions des plateformes en ligne devraient compléter, sans toutefois l’altérer d’aucune manière, la possibilité de recours juridictionnel en vertu de la législation de l’État membre concerné.

(44)

Les bénéficiaires du service devraient pouvoir contester facilement et efficacement certaines décisions des plateformes en ligne qui ont une incidence négative pour eux. Cela devrait inclure les décisions des plateformes en ligne qui autorisent les consommateurs à conclure des contrats à distance avec des professionnels afin de suspendre la fourniture de leurs services aux professionnels. Il convient donc que les plateformes en ligne soient tenues de prévoir des systèmes internes de traitement des réclamations, qui remplissent certaines conditions visant à garantir la facilité d’accès à ces systèmes ainsi que leur capacité d’aboutir à des résultats rapides , non discriminatoires, non arbitraires et équitables dans un délai de dix jours à compter de la date à laquelle la plateforme en ligne a reçu la plainte . En outre, il convient de prévoir la possibilité de procéder, de bonne foi, à un règlement extrajudiciaire des litiges, y compris de ceux qui n’ont pas pu être résolus de manière satisfaisante par les systèmes internes de traitement des réclamations, par des organismes certifiés qui disposent de l’indépendance, des moyens et de l’expertise nécessaires pour s’acquitter de leur mission d’une manière équitable, rapide , économiquement avantageuse et dans un délai raisonnable . Les possibilités ainsi créées de contestation des décisions des plateformes en ligne devraient compléter, sans toutefois l’altérer d’aucune manière, la possibilité de recours juridictionnel en vertu de la législation de l’État membre concerné.

Amendement 50

Proposition de règlement

Considérant 46

Texte proposé par la Commission

Amendement

(46)

Il est possible d’agir plus rapidement et de manière plus fiable contre les contenus illicites lorsque les plateformes en ligne prennent les mesures nécessaires pour faire en sorte que les notifications soumises par des signaleurs de confiance par l’intermédiaire des mécanismes de notification et d’action requis par le présent règlement soient traitées en priorité, sans préjudice de l’obligation de traiter et de statuer sur toutes les notifications soumises dans le cadre de ces mécanismes , en temps utile, avec diligence et objectivité. Ce statut de signaleur de confiance ne devrait être accordé qu’aux entités, et non aux personnes physiques, qui ont démontré, entre autres, qu’elles ont une expertise et une compétence particulières dans la lutte contre les contenus illicites, qu’elles représentent des intérêts collectifs et qu’elles travaillent de manière diligente et objective. Il peut s’agir d’entités publiques, comme, en ce qui concerne les contenus terroristes, les unités de signalement des contenus sur l’internet des autorités répressives nationales ou de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs («Europol»); il peut s’agir également d’organisations non gouvernementales et d’organismes semi-publics, tels que les organisations faisant partie du réseau INHOPE de permanences téléphoniques pour le signalement de matériel pédopornographique et les organisations ayant pour objectif de signaler les expressions racistes et xénophobes illégales en ligne. En ce qui concerne les droits de propriété intellectuelle, il est possible d’octroyer le statut de signaleur de confiance aux organisations d’opérateurs industriels et de titulaires de droits ayant démontré qu’elles remplissent les conditions requises . Les règles du présent règlement relatives aux signaleurs de confiance ne devraient pas être interprétées comme empêchant les plateformes en ligne de traiter de la même manière les notifications soumises par des entités ou des particuliers qui ne bénéficient pas du statut de signaleur de confiance prévu par le présent règlement, ou de coopérer d’une autre manière avec d’autres entités, conformément au droit applicable, notamment au présent règlement et au règlement (UE) 2016/794 du Parlement européen et du Conseil (43) .

(46)

Il est possible d’agir plus rapidement et de manière plus fiable contre les contenus illicites lorsque les plateformes en ligne prennent les mesures nécessaires pour faire en sorte que les notifications soumises par des signaleurs de confiance qui agissent dans leur domaine d’expertise désigné par l’intermédiaire des mécanismes de notification et d’action requis par le présent règlement soient traitées en priorité et avec diligence, dans le respect du droit , sans préjudice de l’obligation de traiter et de statuer sur toutes les notifications soumises dans le cadre de ces mécanismes avec objectivité. Ce statut de signaleur de confiance ne devrait être accordé , pour une durée de deux ans, qu’aux entités, et non aux personnes physiques, qui ont démontré, entre autres, qu’elles ont une expertise et une compétence particulières dans la lutte contre les contenus illicites, qu’elles représentent des intérêts collectifs et qu’elles travaillent de manière diligente et objective et disposent d’une structure de financement transparente. Le coordonnateur des services numériques devrait être autorisé à renouveler le statut lorsque le signaleur de confiance concerné continue de satisfaire aux exigences du présent règlement . Il peut s’agir d’entités publiques, comme, en ce qui concerne les contenus terroristes, les unités de signalement des contenus sur l’internet des autorités répressives nationales ou de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs («Europol»); il peut s’agir également d’organisations non gouvernementales , d’organisation de consommateurs et d’organismes semi-publics, tels que les organisations faisant partie du réseau INHOPE de permanences téléphoniques pour le signalement de matériel pédopornographique et les organisations ayant pour objectif de signaler les expressions racistes et xénophobes illégales en ligne. Les signaleurs de confiance devraient publier des rapports facilement compréhensibles et détaillés sur les avis soumis conformément à l’article 14. Ces rapports devraient indiquer des informations telles que des notifications classées par l’entité du fournisseur de services d’hébergement, le type de contenu notifié, les dispositions légales prétendument enfreintes par le contenu en question et les mesures prises par le fournisseur. Les rapports devraient également contenir des informations sur tout conflit d’intérêts potentiel et sur les sources de financement, ainsi que sur la procédure mise en place par le signaleur de confiance pour préserver son indépendance. En ce qui concerne les droits de propriété intellectuelle, il est possible d’octroyer le statut de signaleur de confiance aux organisations d’opérateurs industriels et de titulaires de droits ayant démontré qu’elles remplissent les conditions requises et qu’elles respectent les exceptions et limitations aux droits de propriété intellectuelle. Les règles du présent règlement relatives aux signaleurs de confiance ne devraient pas être interprétées comme empêchant les plateformes en ligne de traiter de la même manière les notifications soumises par des entités ou des particuliers qui ne bénéficient pas du statut de signaleur de confiance prévu par le présent règlement, ou de coopérer d’une autre manière avec d’autres entités, conformément au droit applicable, notamment au présent règlement et au règlement (UE) 2016/794 du Parlement européen et du Conseil (43). Afin d’éviter les abus du statut de signaleur de confiance, il devrait être possible de suspendre ce statut lorsqu’une coordinateur pour les services numériques de l’État membre d’établissement a ouvert une enquête en se fondant sur des motifs légitimes. La suspension ne devrait pas dépasser le temps nécessaire pour mener l’enquête et devrait être maintenue si le coordinateur pour les services numériques de l’établissement conclut que l’entité en question peut toujours être considérée comme un signaleur de confiance.

Amendement 51

Proposition de règlement

Considérant 46 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(46 bis)

L’application stricte de la conception universelle à l’ensemble des nouvelles technologies et nouveaux services devrait assurer un accès total, égal et sans entraves à tous les consommateurs potentiels, y compris les personnes handicapées, d’une manière tenant pleinement compte de leur dignité inhérente et de leur diversité. Il est essentiel de veiller à ce que les fournisseurs de plateformes en ligne qui proposent des services dans l’Union conçoivent et fournissent ces services conformément aux exigences en matière d’accessibilité énoncées dans la directive (UE) 2019/882. En particulier, les fournisseurs de plateformes en ligne devraient veiller à ce que les informations, les mesures et les formulaires fournis, ainsi que les mesures prises, soient mis à disposition de manière à être faciles à trouver, faciles à comprendre, et accessibles aux personnes handicapées.

Amendement 52

Proposition de règlement

Considérant 47

Texte proposé par la Commission

Amendement

(47)

Utiliser de manière abusive les services des plateformes en ligne en fournissant fréquemment des contenus manifestement illicites ou en introduisant souvent des notifications ou des réclamations manifestement infondées dans le cadre des mécanismes et systèmes mis en place en vertu du présent règlement nuit à la confiance et porte atteinte aux droits et intérêts légitimes des parties concernées. Il est donc nécessaire de mettre en place des garanties appropriées et proportionnées contre de tels abus. Il convient de considérer des informations comme des contenus manifestement illicites et des notifications ou réclamations comme manifestement infondées lorsqu’il est évident pour un profane, sans aucune analyse de fond, que le contenu est illicite ou que les notifications ou réclamations sont infondées. Sous certaines conditions, les plateformes en ligne devraient suspendre temporairement leurs activités pertinentes concernant la personne ayant un comportement abusif. Cela est sans préjudice de la liberté des plateformes en ligne de déterminer leurs conditions générales et d’établir des mesures plus strictes dans le cas de contenus manifestement illicites liés à des infractions graves. Pour des raisons de transparence, il convient que les conditions générales des plateformes en ligne fassent clairement état, et de manière suffisamment détaillée, de cette possibilité. Les décisions prises à cet égard par les plateformes en ligne devraient toujours être susceptibles de recours et elles devraient être soumises au contrôle du coordinateur pour les services numériques compétent. Les règles du présent règlement relatives à l’utilisation abusive ne devraient pas empêcher les plateformes en ligne de prendre d’autres mesures pour lutter contre la fourniture de contenus illicites par les bénéficiaires de leurs services ou contre tout autre usage abusif de leurs services, conformément au droit de l’Union et au droit national applicables. Ces règles ne portent pas atteinte à la possibilité de tenir les personnes se livrant à une utilisation abusive pour responsables, notamment des dommages, conformément au droit de l’Union ou au droit national.

(47)

Utiliser de manière abusive les services des plateformes en ligne en fournissant fréquemment des contenus manifestement illicites ou en introduisant souvent des notifications ou des réclamations manifestement infondées dans le cadre des mécanismes et systèmes mis en place en vertu du présent règlement nuit à la confiance et porte atteinte aux droits et intérêts légitimes des parties concernées. Il est donc nécessaire de mettre en place des garanties appropriées , proportionnées et efficaces contre de tels abus. L’utilisation abusive de services de plateformes en ligne pourrait être établie en ce qui concerne les contenus illicites fréquemment fournis lorsqu’il est évident que ces contenus sont illicites sans procéder à une analyse juridique ou factuelle détaillée. Il convient de considérer des notifications ou réclamations comme manifestement infondées lorsqu’il est évident pour un profane, sans aucune analyse de fond, que le contenu est illicite ou que les notifications ou réclamations sont infondées. Sous certaines conditions, les plateformes en ligne devraient être en droit de suspendre temporairement ou, dans un nombre restreint de situations, de manière permanente, leurs activités pertinentes concernant la personne ayant un comportement abusif. Cela est sans préjudice de la liberté des plateformes en ligne de déterminer leurs conditions générales et d’établir des mesures plus strictes dans le cas de contenus illicites liés à des infractions graves. Pour des raisons de transparence, il convient que les conditions générales des plateformes en ligne fassent clairement état, et de manière suffisamment détaillée, de cette possibilité. Les décisions prises à cet égard par les plateformes en ligne devraient toujours être susceptibles de recours et elles devraient être soumises au contrôle du coordinateur pour les services numériques compétent. Les règles du présent règlement relatives à l’utilisation abusive ne devraient pas empêcher les plateformes en ligne de prendre d’autres mesures pour lutter contre la fourniture de contenus illicites par les bénéficiaires de leurs services ou contre tout autre usage abusif de leurs services, conformément au droit de l’Union et au droit national applicables. Ces règles ne portent pas atteinte à la possibilité de tenir les personnes se livrant à une utilisation abusive pour responsables, notamment des dommages, conformément au droit de l’Union ou au droit national.

Amendement 53

Proposition de règlement

Considérant 48

Texte proposé par la Commission

Amendement

(48)

Une plateforme en ligne est susceptible, dans certains cas, d’avoir connaissance, à la suite de la notification d’une partie notifiante ou des mesures qu’elle a elle-même volontairement adoptées, d’informations relatives à certaines activités d’un bénéficiaire du service, telles que la fourniture de certains types de contenus illicites, qui donnent lieu à des motifs raisonnables de soupçonner, compte tenu de toutes les circonstances pertinentes dont la plateforme en ligne a connaissance, que le bénéficiaire a pu commettre, peut être en train de commettre ou est susceptible de commettre une infraction pénale grave impliquant une menace pour la vie ou la sécurité des personnes, telles que celles qui sont définies dans la directive 2011/93/UE du Parlement européen et du Conseil. Dans de tels cas, la plateforme en ligne devrait informer sans délai les autorités répressives compétentes de ces soupçons, en fournissant toutes les informations pertinentes dont elle dispose, y compris, le cas échéant, le contenu en question et les motifs donnant naissance à ses soupçons. Le présent règlement ne fournit pas de base juridique pour le profilage des bénéficiaires des services en vue de l’identification éventuelle d’infractions pénales par les plateformes en ligne. Il convient que les plateformes en ligne respectent également les autres règles applicables du droit de l’Union ou du droit national relatives à la protection des droits et libertés des personnes lorsqu’elles informent les services répressifs (1) .

supprimé

Amendement 54

Proposition de règlement

Considérant 49

Texte proposé par la Commission

Amendement

(49)

Afin de contribuer à un environnement en ligne sûr, fiable et transparent pour les consommateurs, ainsi que pour les autres parties intéressées telles que les professionnels concurrents et les titulaires de droits de propriété intellectuelle, et de dissuader les professionnels de vendre des produits ou des services en violation des règles applicables, il convient que les plateformes en ligne permettant aux consommateurs de conclure des contrats à distance avec des professionnels garantissent la traçabilité de ces derniers. Le professionnel devrait donc être tenu de fournir certaines informations essentielles à la plateforme en ligne, notamment en vue de la promotion de messages concernant des produits ou proposant des produits . Cette exigence devrait également être applicable aux professionnels qui font la promotion de messages concernant des produits ou des services pour le compte de marques, sur la base d’accords sous-jacents. Il convient que lesdites plateformes en ligne conservent toutes les informations de manière sécurisée pendant une période raisonnable n’excédant pas ce qui est nécessaire, afin que les autorités publiques et les parties privées ayant un intérêt légitime puissent y avoir accès, dans le respect du droit applicable, y compris en matière de protection des données à caractère personnel, notamment au moyen des injonctions de fournir des informations prévues par le présent règlement.

(49)

Afin de contribuer à un environnement en ligne sûr, fiable et transparent pour les consommateurs, ainsi que pour les autres parties intéressées telles que les professionnels concurrents et les titulaires de droits de propriété intellectuelle, et de dissuader les professionnels de vendre des produits ou des services en violation des règles applicables, il convient que les plateformes en ligne qui permettent aux consommateurs de conclure des contrats à distance avec des professionnels obtiennent des informations supplémentaires sur ces derniers ainsi que sur les produits et services qu’ils entendent proposer sur la plateforme . La plateforme en ligne devrait donc être tenue d’obtenir des informations sur le nom, le numéro de téléphone et l’adresse électronique de l’opérateur économique ainsi que sur le type de produit ou de service que le professionnel entend proposer sur la plateforme en ligne . Avant d’offrir ses services au professionnel, l’exploitant de la plateforme en ligne devrait tout mettre en œuvre pour vérifier que les informations fournies par le professionnel sont fiables. En outre, la plateforme devrait prendre des mesures appropriées, telles que, le cas échéant, des contrôles aléatoires pour détecter les contenus illicites et les empêcher d’apparaître sur son interface. La satisfaction des obligations en matière de traçabilité des professionnels, des produits et des services devrait faciliter le respect par les plateformes en ligne permettant aux consommateurs de conclure des contrats à distance avec des professionnels de l’obligation d’informer les consommateurs de l’identité de leur partie contractante, créée par la directive 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil, ainsi que les obligations créées par le règlement (UE) no 1215/2012 pour ce qui est de l’État membre dans lequel un consommateur peut faire valoir ses droits de consommateur. L’exigence de fournir des informations essentielles devrait également être applicable aux professionnels qui font la promotion de messages concernant des produits ou des services pour le compte de marques, sur la base d’accords sous-jacents. Il convient que lesdites plateformes en ligne conservent toutes les informations de manière sécurisée pendant une période raisonnable n’excédant pas ce qui est nécessaire et au plus tard six mois après la fin de la relation avec le professionnel , afin que les autorités publiques et les parties privées ayant un intérêt direct légitime puissent y avoir accès, dans le respect du droit applicable, y compris en matière de protection des données à caractère personnel, notamment au moyen des injonctions de fournir des informations prévues par le présent règlement.

Amendement 55

Proposition de règlement

Considérant 50

Texte proposé par la Commission

Amendement

(50)

Pour que cette obligation soit appliquée de manière efficace et adéquate, sans imposer de contraintes disproportionnées, les plateformes en ligne concernées devraient s’efforcer , dans une mesure raisonnable , de vérifier la fiabilité des informations fournies par les professionnels concernés, notamment en utilisant des bases de données en ligne et des interfaces en ligne officielles librement accessibles, telles que les registres nationaux du commerce et le système d’échange d’informations sur la TVA (45), ou en demandant aux professionnels concernés de fournir des pièces justificatives dignes de confiance, telles que des copies de documents d’identité, des relevés bancaires certifiés, des certificats d’entreprise et des certificats d’immatriculation au registre du commerce. Elles peuvent également utiliser d’autres sources d’informations, disponibles pour une utilisation à distance, qui présentent un degré équivalent de fiabilité aux fins du respect de cette obligation. Toutefois, les plateformes en ligne concernées ne devraient pas être tenues de se livrer à des recherches de faits en ligne excessives ou coûteuses ou de procéder à des vérifications sur place. Ces plateformes en ligne, qui ont fait les efforts raisonnables requis par le présent règlement, ne devraient pas non plus être réputées garantir la fiabilité des informations à l’égard du consommateur ou d’autres parties intéressées. Il convient également que ces plateformes en ligne conçoivent et organisent leur interface en ligne de manière à permettre aux professionnels de se conformer aux obligations qui leur incombent en vertu du droit de l’Union, en particulier aux exigences énoncées aux articles 6 et 8 de la directive 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil (46), à l’article 7 de la directive 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil (47) et à l’article 3 de la directive 98/6/CE du Parlement européen et du Conseil (48).

(50)

Pour que cette obligation soit appliquée de manière efficace et adéquate, sans imposer de contraintes disproportionnées, les plateformes en ligne concernées devraient , avant d’autoriser l’affichage des produits ou des services dans leur interface en ligne , s’efforcer dans une mesure raisonnable d’évaluer la fiabilité des informations fournies par les professionnels concernés, notamment en utilisant des bases de données en ligne et des interfaces en ligne officielles librement accessibles, telles que les registres nationaux du commerce et le système d’échange d’informations sur la TVA (45), ou en demandant aux professionnels concernés de fournir des pièces justificatives dignes de confiance, telles que des copies de documents d’identité, des relevés bancaires certifiés, des certificats d’entreprise et des certificats d’immatriculation au registre du commerce. Elles peuvent également utiliser d’autres sources d’informations, disponibles pour une utilisation à distance, qui présentent un degré équivalent de fiabilité aux fins du respect de cette obligation. Toutefois, les plateformes en ligne concernées ne devraient pas être tenues de se livrer à des recherches de faits en ligne excessives ou coûteuses ou de procéder à des vérifications sur place. Ces plateformes en ligne, qui ont déployé tous les efforts requis par le présent règlement, ne devraient pas non plus être réputées garantir la fiabilité des informations à l’égard du consommateur ou d’autres parties intéressées. Il convient également que ces plateformes en ligne conçoivent et organisent leur interface en ligne d’une manière conviviale et qui permette aux professionnels de se conformer aux obligations qui leur incombent en vertu du droit de l’Union, en particulier aux exigences énoncées aux articles 6 et 8 de la directive 2011/83/UE du Parlement européen et du Conseil (46), à l’article 7 de la directive 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil (47) et à l’article 3 de la directive 98/6/CE du Parlement européen et du Conseil (48).

Amendement 56

Proposition de règlement

Considérant 50 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(50 bis)

Les plateformes en ligne qui permettent aux consommateurs de conclure des contrats à distance avec des professionnels devraient démontrer qu’elles font tout leur possible pour empêcher la diffusion par les professionnels de produits et de services illicites, dans le respect du principe interdisant la surveillance générale. Les plateformes en ligne devraient informer les bénéficiaires lorsque le service ou le produit que ceux-ci ont acquis par leur intermédiaire est illégal.

Amendements 57 et 498

Proposition de règlement

Considérant 52

Texte proposé par la Commission

Amendement

(52)

La publicité en ligne joue un rôle important dans l’environnement en ligne, notamment en ce qui concerne la fourniture des services des plateformes en ligne. Cependant, la publicité en ligne peut présenter des risques importants, qu’il s’agisse de messages publicitaires constituant eux-mêmes un contenu illicite, de la contribution à des incitations financières à la publication ou l’amplification de contenus et d’activités illicites ou autrement préjudiciables en ligne, ou encore de l’affichage discriminatoire de publicités ayant une incidence sur l’égalité de traitement et des chances des citoyens. Outre les exigences découlant de l’article 6 de la directive 2000/31/CE, il convient donc que les plateformes en ligne soient tenues de veiller à ce que les bénéficiaires du service disposent de certaines informations individualisées nécessaires pour leur permettre de comprendre quand et pour le compte de qui la publicité est affichée. De plus, les bénéficiaires du service devraient disposer d’informations relatives aux principaux paramètres utilisés pour déterminer qu’une publicité donnée a vocation à leur être présentée, accompagnées d’explications judicieuses sur la logique utilisée à cette fin, notamment lorsque celle-ci est fondée sur le profilage. Les exigences du présent règlement concernant la fourniture d’informations relatives à la publicité sont sans préjudice de l’application des dispositions pertinentes du règlement (UE) 2016/679, en particulier des dispositions relatives au droit d’opposition à la prise de décision individuelle automatisée, y compris le profilage, et en particulier à la nécessité d’obtenir le consentement de la personne concernée avant de traiter des données à caractère personnel à des fins de publicité ciblée. De même, elles sont sans préjudice des dispositions prévues par la directive 2002/58/CE, notamment des dispositions qui concernent le stockage d’informations dans les équipements terminaux et l’accès aux informations qui y sont stockées.

(52)

La publicité en ligne joue un rôle important dans l’environnement en ligne, notamment en ce qui concerne la fourniture des services des plateformes en ligne. Cependant, la publicité en ligne peut présenter des risques importants, qu’il s’agisse de messages publicitaires constituant eux-mêmes un contenu illicite, de la contribution à des incitations financières à la publication ou l’amplification de contenus et d’activités illicites ou autrement préjudiciables en ligne, ou encore de l’affichage discriminatoire de publicités ayant une incidence sur l’égalité de traitement et des chances des citoyens. Les nouveaux modèles de publicité ont modifié la présentation de l’information et ont créé de nouveaux modèles de collecte de données à caractère personnel ainsi que de nouveaux modèles économiques qui pourraient avoir une incidence sur la vie privée, l’autonomie personnelle, la démocratie et la qualité des informations transmises et faciliter la manipulation et la discrimination. Par conséquent, une plus grande transparence sur les marchés de la publicité en ligne s’impose et des travaux de recherche indépendants doivent être menés pour évaluer l’efficacité des publicités comportementales. Outre les exigences découlant de l’article 6 de la directive 2000/31/CE, il convient donc que les plateformes en ligne soient tenues de veiller à ce que les bénéficiaires du service disposent de certaines informations individualisées nécessaires pour leur permettre de comprendre quand et pour le compte de qui la publicité est affichée , ainsi que de déterminer la personne physique ou juridique qui finance la publicité . De plus, les bénéficiaires du service devraient pouvoir accéder facilement aux informations relatives aux principaux paramètres utilisés pour déterminer qu’une publicité donnée a vocation à leur être présentée, accompagnées d’explications judicieuses sur la logique utilisée à cette fin, notamment lorsque celle-ci est fondée sur le profilage. Les exigences du présent règlement concernant la fourniture d’informations relatives à la publicité sont sans préjudice de l’application des dispositions pertinentes du règlement (UE) 2016/679, en particulier des dispositions relatives au droit d’opposition à la prise de décision individuelle automatisée, y compris le profilage, et en particulier à la nécessité d’obtenir le consentement de la personne concernée avant de traiter des données à caractère personnel à des fins de publicité ciblée. De même, elles sont sans préjudice des dispositions prévues par la directive 2002/58/CE, notamment des dispositions qui concernent le stockage d’informations dans les équipements terminaux et l’accès aux informations qui y sont stockées. Outre ces obligations d’information, les plateformes en ligne devraient veiller à ce que les bénéficiaires du service puissent refuser ou retirer leur consentement en vue d’une utilisation à des fins publicitaires ciblées, conformément au règlement (UE) 2016/679, et ce d’une manière qui n’est ni plus difficile ni plus longue que de donner son consentement. Les plateformes en ligne ne devraient pas non plus utiliser de données à caractère personnel à des fins commerciales liées au marketing direct, au profilage et à la publicité ciblée sur les mineurs. La plateforme en ligne ne devrait pas être tenue de conserver, d’acquérir ou de traiter des informations supplémentaires afin d’évaluer l’âge du destinataire du service. Le refus de consentement au traitement de données à caractère personnel aux fins de la publicité ne devrait pas entraîner de désactivation de l’accès aux fonctionnalités de la plateforme. Les autres options d’accès devraient être équitables et raisonnables, tant pour les utilisateurs réguliers que pour les utilisateurs ponctuels, telles que les options fondées sur la publicité sans suivi. Le fait de cibler des personnes sur la base de catégories particulières de données permettant de cibler des groupes vulnérables ne devrait pas être autorisé.

Amendement 58

Proposition de règlement

Considérant 52 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(52 bis)

La manière dont les informations sont hiérarchisées et présentées sur l’interface en ligne d’une plateforme afin de faciliter et d’optimiser l’accès aux informations pour les bénéficiaires du service revêt une importance capitale pour les activités de la plateforme. Cela consiste, par exemple, à suggérer, classer et hiérarchiser les informations de manière algorithmique, en les distinguant par le texte ou par d’autres représentations visuelles, ou en organisant de toute autre manière les informations fournies par les bénéficiaires. Ces systèmes de recommandation peuvent avoir une incidence significative sur la capacité des bénéficiaires à récupérer les informations en ligne et à interagir avec elles. Ils jouent également un rôle important dans l’amplification de certains messages, la diffusion virale de l’information et la stimulation du comportement en ligne. Par conséquent, les plateformes en ligne devraient garantir que les bénéficiaires peuvent comprendre la manière dont le système de recommandation a un effet sur l’affichage de l’information et peuvent influencer les informations qui leur sont présentées. Elles devraient présenter clairement les paramètres de ces systèmes de recommandation d’une manière facilement compréhensible afin que les bénéficiaires comprennent comment l’information est hiérarchisée à leur intention.

Amendement 59

Proposition de règlement

Considérant 53

Texte proposé par la Commission

Amendement

(53)

Étant donné le rôle important que jouent les très grandes plateformes en ligne, en raison de leur audience, exprimée notamment en nombre de bénéficiaires du service, dans la facilitation du débat public, des transactions économiques, et de la diffusion d’informations, d’opinions et d’idées, et compte tenu de l’influence qu’elles exercent sur la manière dont les bénéficiaires obtiennent et communiquent des informations en ligne, il est nécessaire d’imposer à ces plateformes des obligations spécifiques qui viennent s’ajouter aux obligations applicables à toutes les plateformes en ligne. Ces obligations supplémentaires imposées aux très grandes plateformes en ligne sont nécessaires pour répondre aux considérations de politique publique, dans la mesure où il n’existe pas d’autres mesures moins restrictives qui permettraient d’atteindre effectivement le même résultat.

(53)

Étant donné le rôle important que jouent les très grandes plateformes en ligne, en raison de leur audience, exprimée notamment en nombre de bénéficiaires du service, dans la facilitation du débat public, des transactions économiques, et de la diffusion d’informations, d’opinions et d’idées, et compte tenu de l’influence qu’elles exercent sur la manière dont les bénéficiaires obtiennent et communiquent des informations en ligne, il est nécessaire d’imposer à ces plateformes des obligations spécifiques qui viennent s’ajouter aux obligations applicables à toutes les plateformes en ligne. Ces obligations supplémentaires imposées aux très grandes plateformes en ligne sont nécessaires pour répondre aux considérations de politique publique, dans la mesure où il n’existe pas d’autres mesures proportionnées moins restrictives qui permettraient d’atteindre effectivement le même résultat.

Amendement 60

Proposition de règlement

Considérant 54

Texte proposé par la Commission

Amendement

(54)

Les très grandes plateformes en ligne peuvent engendrer des risques sociétaux, qui diffèrent, par leur ampleur et leur incidence, de ceux qui sont imputables aux plateformes de plus petite taille. Lorsque le nombre de bénéficiaires d’une plateforme représente une part significative de la population de l’Union, les risques systémiques présentés par la plateforme produisent des effets négatifs disproportionnés dans l’Union. On peut considérer qu’une audience significative est atteinte lorsque le nombre des bénéficiaires dépasse un seuil opérationnel fixé à 45 millions, c’est-à-dire un nombre équivalent à 10 % de la population de l’Union. Le seuil opérationnel devrait être maintenu à jour par des modifications adoptées, le cas échéant, par voie d’actes délégués. Ces très grandes plateformes en ligne devraient donc être soumises aux normes les plus strictes en matière de diligence raisonnable, proportionnellement à leur effet sociétal et à leurs moyens.

(54)

Les très grandes plateformes en ligne peuvent engendrer des risques sociétaux, qui diffèrent, par leur ampleur et leur incidence, de ceux qui sont imputables aux plateformes de plus petite taille. Lorsque le nombre de bénéficiaires d’une plateforme représente une part significative de la population de l’Union, les risques systémiques présentés par la plateforme produisent des effets négatifs disproportionnés dans l’Union. On peut considérer qu’une audience significative est atteinte lorsque le nombre des bénéficiaires dépasse un seuil opérationnel fixé à 45 millions, c’est-à-dire un nombre équivalent à 10 % de la population de l’Union. Le seuil opérationnel devrait être maintenu à jour par des modifications adoptées, le cas échéant, par voie d’actes délégués. Ces très grandes plateformes en ligne devraient donc être soumises aux normes les plus strictes en matière de diligence raisonnable, proportionnellement à leur effet sociétal et à leurs moyens. Par conséquent, le nombre de bénéficiaires mensuels moyen du service devrait tenir compte des bénéficiaires effectivement atteints par le service, soit en étant exposés à un contenu, soit en publiant un contenu diffusé sur l’interface des plateformes pendant cette période.

Amendement 61

Proposition de règlement

Considérant 56

Texte proposé par la Commission

Amendement

(56)

Les très grandes plateformes en ligne sont utilisées d’une manière qui a une influence considérable sur la sécurité en ligne, sur la formation de l’opinion publique et du discours, ainsi que sur le commerce en ligne. La façon dont elles conçoivent leurs services est généralement optimisée au bénéfice de leurs modèles économiques souvent axés sur la publicité et peut susciter des préoccupations sociétales. En l’absence d’une réglementation et de mesures d’application efficaces, elles peuvent fixer les règles du jeu, sans identifier ni atténuer efficacement les risques et le préjudice sociétal et économique qu’elles sont susceptibles de causer. En vertu du présent règlement, les très grandes plateformes en ligne devraient donc évaluer les risques systémiques découlant du fonctionnement et de l’utilisation de leur service, ainsi que des abus potentiels par les bénéficiaires du service, et prendre des mesures d’atténuation appropriées.

(56)

Les très grandes plateformes en ligne sont utilisées d’une manière qui a une influence considérable sur la sécurité en ligne, sur la formation de l’opinion publique et du discours, ainsi que sur le commerce en ligne. La façon dont elles conçoivent leurs services est généralement optimisée au bénéfice de leurs modèles économiques souvent axés sur la publicité et peut susciter des préoccupations sociétales. En l’absence d’une réglementation et de mesures d’application efficaces, elles peuvent fixer les règles du jeu, sans identifier ni atténuer efficacement les risques et le préjudice sociétal et économique qu’elles sont susceptibles de causer. En vertu du présent règlement, les très grandes plateformes en ligne devraient donc évaluer les risques systémiques découlant du fonctionnement et de l’utilisation de leur service, ainsi que des abus potentiels par les bénéficiaires du service, et prendre des mesures d’atténuation appropriées lorsque cette atténuation est possible sans porter atteinte aux droits fondamentaux .

Amendement 62

Proposition de règlement

Considérant 57

Texte proposé par la Commission

Amendement

(57)

Trois catégories de risques systémiques devraient être évaluées de manière approfondie. Dans la première catégorie figurent les risques associés à l’usage abusif de leur service par la diffusion de contenus illicites, tels que la diffusion de matériel pédopornographique ou de discours de haine illégaux, et la poursuite d’activités illégales, telles que la vente de produits ou de services interdits par le droit de l’Union ou le droit national, y compris des produits de contrefaçon. Par exemple, et sans préjudice de la responsabilité personnelle du bénéficiaire du service de très grandes plateformes en ligne du fait de l’éventuelle illégalité de son activité au regard du droit applicable, cette diffusion ou ces activités peuvent constituer un risque systémique important lorsque l’accès à ce contenu peut être amplifié par l’intermédiaire de comptes ayant une audience particulièrement étendue. La deuxième catégorie concerne l’incidence du service sur l’exercice des droits fondamentaux, tels que protégés par la Charte des droits fondamentaux, y compris la liberté d’expression et d’information, le droit à la vie privée, le droit à la non-discrimination et les droits de l’enfant. De tels risques peuvent découler, par exemple, de la conception des systèmes algorithmiques utilisés par la très grande plateforme en ligne ou de l’usage abusif de ses services par la soumission de notifications abusives ou d’autres méthodes visant à empêcher la liberté d’expression ou à entraver la concurrence. La troisième catégorie de risques concerne la manipulation intentionnelle et, souvent, coordonnée du service de la plateforme, avec un effet prévisible sur la santé, le discours civique, les processus électoraux, la sécurité publique et la protection des mineurs, eu égard à la nécessité de préserver l’ordre public, de protéger la vie privée et de lutter contre les pratiques commerciales frauduleuses et trompeuses. Ces risques peuvent résulter, par exemple, de la création de faux comptes, de l’utilisation de robots et d’autres comportements automatisés ou partiellement automatisés, susceptibles de conduire à la diffusion rapide et généralisée d’informations qui constituent un contenu illicite ou sont incompatibles avec les conditions générales d’une plateforme en ligne.

(57)

Quatre catégories de risques systémiques devraient être évaluées de manière approfondie. Dans la première catégorie figurent les risques associés à l’usage abusif de leur service par la diffusion et l’amplification de contenus illicites, tels que la diffusion de matériel pédopornographique ou de discours de haine illégaux, et la poursuite d’activités illégales, telles que la vente de produits ou de services interdits par le droit de l’Union ou le droit national, y compris des produits dangereux et de contrefaçon et des animaux commercialisés illégalement . Par exemple, et sans préjudice de la responsabilité personnelle du bénéficiaire du service de très grandes plateformes en ligne du fait de l’éventuelle illégalité de son activité au regard du droit applicable, cette diffusion ou ces activités peuvent constituer un risque systémique important lorsque l’accès à ce contenu peut être amplifié par l’intermédiaire de comptes ayant une audience particulièrement étendue. La deuxième catégorie concerne l’incidence réelle et prévisible du service sur l’exercice des droits fondamentaux, tels que protégés par la Charte des droits fondamentaux, y compris la liberté d’expression et d’information, le droit à la vie privée, le droit à la protection des données à caractère personnel, le droit à la non-discrimination et les droits de l’enfant. De tels risques peuvent découler, par exemple, de la conception des systèmes algorithmiques utilisés par la très grande plateforme en ligne ou de l’usage abusif de ses services par la soumission de notifications abusives ou d’autres méthodes visant à empêcher la liberté d’expression ou à entraver la concurrence. La troisième catégorie de risques concerne la manipulation intentionnelle et, souvent, coordonnée du service de la plateforme, avec un effet prévisible sur le discours civique, les processus électoraux, la sécurité publique et la protection des mineurs, eu égard à la nécessité de préserver l’ordre public, de protéger la vie privée et de lutter contre les pratiques commerciales frauduleuses et trompeuses. Ces risques peuvent résulter, par exemple, de la création de faux comptes, de l’utilisation de robots et d’autres comportements automatisés ou partiellement automatisés, susceptibles de conduire à la diffusion rapide et généralisée d’informations qui constituent un contenu illicite ou sont incompatibles avec les conditions générales d’une plateforme en ligne. Une quatrième catégorie de risques concerne tous les effets négatifs réels et prévisibles sur la protection de la santé publique, y compris les dépendances comportementales dues à une utilisation excessive d’un service ou d’autres effets négatifs graves sur le bien-être physique, mental, social et financier de la personne.

Amendement 63

Proposition de règlement

Considérant 58

Texte proposé par la Commission

Amendement

(58)

Les très grandes plateformes en ligne devraient déployer les moyens nécessaires pour atténuer avec diligence les risques systémiques identifiés dans l’évaluation des risques. Dans le cadre de ces mesures d’atténuation, elles devraient envisager, par exemple, d’améliorer ou d’adapter la conception et le fonctionnement de leurs systèmes de modération de contenu, de recommandation algorithmique et de leurs interfaces en ligne de manière à décourager et à limiter la diffusion de contenus illicites; ou encore de modifier leurs processus décisionnels ou d’adapter leurs conditions générales. Elles peuvent également prendre des mesures correctives consistant par exemple à mettre fin aux revenus publicitaires pour un contenu déterminé, ou à accroître la visibilité des sources d’information faisant autorité. Les très grandes plateformes en ligne peuvent renforcer leurs processus internes ou la surveillance d’une ou plusieurs de leurs activités, notamment en ce qui concerne la détection des risques systémiques. Elles peuvent également mettre en place ou renforcer la coopération avec des signaleurs de confiance, organiser des sessions de formation et des échanges avec des organisations de signaleurs de confiance, et coopérer avec d’autres fournisseurs de services, notamment en mettant en chantier des codes de conduite ou en adhérant à des codes de conduite existants ou à d’autres mesures d’autorégulation. Toute mesure adoptée devrait respecter les exigences de diligence du présent règlement et être efficace et appropriée pour atténuer les risques spécifiques identifiés, dans l’intérêt de la sauvegarde de l’ordre public, de la protection de la vie privée et de la lutte contre les pratiques commerciales frauduleuses et trompeuses, et devrait être proportionnée à la capacité économique de la très grande plateforme en ligne et à la nécessité d’éviter des restrictions superflues à l’utilisation de ses services, en tenant dûment compte des effets négatifs potentiels sur les droits fondamentaux des bénéficiaires du service.

(58)

Les très grandes plateformes en ligne devraient déployer les moyens nécessaires pour atténuer avec diligence les risques systémiques identifiés dans l’évaluation des risques , lorsque cette atténuation est possible sans porter atteinte aux droits fondamentaux . Dans le cadre de ces mesures d’atténuation, elles devraient envisager, par exemple, d’améliorer ou d’adapter la conception et le fonctionnement de leurs systèmes de modération de contenu, de recommandation algorithmique et de leurs interfaces en ligne de manière à décourager et à limiter la diffusion de contenus illégaux et de contenus incompatibles avec leurs conditions générales. Elles devraient également envisager des mesures d’atténuation en cas de dysfonctionnement ou de manipulation et d’exploitation intentionnelles du service, ou en cas de risques inhérents à l’exploitation prévue du service, y compris l’amplification de contenus illicites , de contenus qui qui contreviennent à leurs conditions générales ou de tout autre contenu ayant des effets négatifs, en modifiant leurs processus décisionnels, ou en adaptant leurs conditions générales et politiques de modération du contenu ainsi que la manière dont ces politiques sont appliquées, tout en étant pleinement transparentes à l’égard des destinataires du service . Elles peuvent également prendre des mesures correctives consistant par exemple à mettre fin aux revenus publicitaires pour un contenu déterminé, ou à accroître la visibilité des sources d’information faisant autorité. Les très grandes plateformes en ligne peuvent renforcer leurs processus internes ou la surveillance d’une ou plusieurs de leurs activités, notamment en ce qui concerne la détection des risques systémiques. Elles peuvent également mettre en place ou renforcer la coopération avec des signaleurs de confiance, organiser des sessions de formation et des échanges avec des organisations de signaleurs de confiance, et coopérer avec d’autres fournisseurs de services, notamment en mettant en chantier des codes de conduite ou en adhérant à des codes de conduite existants ou à d’autres mesures d’autorégulation. La décision relative au choix des mesures devrait appartenir à la très grande plateforme en ligne. Toute mesure adoptée devrait respecter les exigences de diligence du présent règlement et être efficace et appropriée pour atténuer les risques spécifiques identifiés, dans l’intérêt de la sauvegarde de l’ordre public, de la protection de la vie privée et de la lutte contre les pratiques commerciales frauduleuses et trompeuses, et devrait être proportionnée à la capacité économique de la très grande plateforme en ligne et à la nécessité d’éviter des restrictions superflues à l’utilisation de ses services, en tenant dûment compte des effets négatifs potentiels sur les droits fondamentaux des bénéficiaires du service. La Commission devrait évaluer la mise en œuvre et l’efficacité des mesures d’atténuation et émettre des recommandations lorsque les mesures mises en œuvre sont jugées inappropriées ou inefficaces pour faire face au risque systémique en l’espèce.

Amendement 64

Proposition de règlement

Considérant 59

Texte proposé par la Commission

Amendement

(59)

Il convient que les très grandes plateformes en ligne procèdent, le cas échéant, à leurs évaluations des risques et conçoivent leurs mesures d’atténuation des risques avec la participation de représentants des bénéficiaires du service, de représentants de groupes potentiellement affectés par leurs services, d’experts indépendants et d’organisations de la société civile.

(59)

Il convient que les très grandes plateformes en ligne procèdent, le cas échéant, à leurs évaluations des risques et conçoivent leurs mesures d’atténuation des risques avec la participation de représentants des bénéficiaires du service, d’experts indépendants et d’organisations de la société civile.

Amendement 65

Proposition de règlement

Considérant 60

Texte proposé par la Commission

Amendement

(60)

Considérant la nécessité de garantir une évaluation par des experts indépendants, les très grandes plateformes en ligne devraient être tenues de rendre des comptes, dans le cadre d’un audit indépendant, en ce qui concerne leur respect des obligations prévues dans le présent règlement et, le cas échéant, de tout engagement complémentaire pris en vertu de codes de conduite et de protocoles de crise. Elles devraient donner à l’auditeur l’accès à toutes les données pertinentes nécessaires pour effectuer correctement l’audit. Les auditeurs devraient également pouvoir utiliser d’autres sources d’informations objectives, y compris des études réalisées par des chercheurs agréés. Les auditeurs devraient garantir la confidentialité, la sécurité et l’intégrité des informations, telles que les secrets commerciaux, qu’ils obtiennent dans l’exercice de leurs fonctions et disposer de l’expertise nécessaire dans le domaine de la gestion des risques et des compétences techniques pour vérifier les algorithmes. Les auditeurs devraient être indépendants, afin de pouvoir accomplir leurs tâches de manière adéquate et fiable. Si leur indépendance n’est pas incontestable, ils devraient démissionner ou s’abstenir d’effectuer la mission d’audit.

(60)

Considérant la nécessité de garantir une évaluation par des experts indépendants, les très grandes plateformes en ligne devraient être tenues de rendre des comptes, dans le cadre d’un audit indépendant externe , en ce qui concerne leur respect des obligations prévues dans le présent règlement . En particulier, les audits devraient porter sur la clarté, la cohérence et l’application prévisible des conditions de service, l’exhaustivité, la méthodologie et la cohérence des obligations de déclaration en matière de transparence, l’exactitude, la prévisibilité et la clarté du suivi effectué par le fournisseur pour les bénéficiaires du service et les fournisseurs de notification en ce qui concerne les notifications de contenus illicites et les infractions aux conditions d’utilisation, l’exactitude de la classification des informations supprimées, le mécanisme interne de traitement des plaintes, l’interaction avec les signaleurs de confiance et l’évaluation de leur exactitude, la diligence en ce qui concerne la vérification de la traçabilité des professionnels, l’adéquation et l’exactitude de l’évaluation des risques, l’adéquation et l’exactitude de l’évaluation des mesures prises pour atténuer les risques et, le cas échéant, tout engagement complémentaire pris conformément aux codes de conduites et aux protocoles de crise. Elles devraient donner à l’auditeur agréé l’accès à toutes les données pertinentes nécessaires pour effectuer correctement l’audit. Les auditeurs devraient également pouvoir utiliser d’autres sources d’informations objectives, y compris des études réalisées par des chercheurs agréés. Les auditeurs agréés devraient garantir la confidentialité, la sécurité et l’intégrité des informations, telles que les secrets commerciaux, qu’ils obtiennent dans l’exercice de leurs fonctions et disposer de l’expertise nécessaire dans le domaine de la gestion des risques et des compétences techniques pour vérifier les algorithmes. Cette garantie ne devrait pas être un moyen de contourner l’applicabilité des obligations en matière d’audit prévues par le présent règlement et applicables aux très grandes plateformes en ligne. Les auditeurs devraient être indépendants sur le plan juridique et financier, et ne devraient pas avoir de conflit d’intérêts impliquant la très grande plateforme en ligne concernée et d’autres très grandes plateformes en ligne , afin de pouvoir accomplir leurs tâches de manière adéquate et fiable. En outre, les auditeurs agréés et leurs employés ne devraient pas avoir fournir de service à la très grande plateforme en ligne contrôlée pendant les 12 mois précédant l’audit. Ils devraient aussi s’engager à ne pas travailler pour la très grande plateforme en ligne contrôlée ou pour une organisation ou une fédération professionnelle dont la plateforme est membre pendant 12 mois à compter de la cessation de la fonction qu’elles ont occupée au sein de l’organisme d’audit; Si leur indépendance n’est pas incontestable, ils devraient démissionner ou s’abstenir d’effectuer la mission d’audit.

Amendement 66

Proposition de règlement

Considérant 61

Texte proposé par la Commission

Amendement

(61)

Le rapport d’audit devrait être étayé, de manière à rendre compte de manière judicieuse des activités entreprises et des conclusions auxquelles elles ont abouti. Il devrait contribuer à nourrir la réflexion sur les mesures prises par la très grande plateforme en ligne pour se conformer à ses obligations au titre du présent règlement et, le cas échéant, suggérer des améliorations de ces mesures. Le rapport devrait être transmis sans délai au coordinateur pour les services numériques du pays d’établissement et au comité européen des services numériques, avec l’évaluation des risques et les mesures d’atténuation, ainsi que les actions prévues par la plateforme pour donner suite aux recommandations de l’audit. Le rapport devrait comprendre un avis d’audit fondé sur les conclusions tirées des éléments probants recueillis dans le cadre de l’audit. Un avis positif devrait être émis lorsque tous les éléments probants montrent que la très grande plateforme en ligne respecte les obligations prévues par le présent règlement ou, le cas échéant, les éventuels engagements qu’elle a pris en vertu d’un code de conduite ou d’un protocole de crise, notamment en identifiant, en évaluant et en atténuant les risques systémiques présentés par son système et ses services. Il convient d’assortir l’avis positif de commentaires lorsque l’auditeur souhaite inclure des observations qui n’ont pas d’incidence importante sur le résultat de l’audit. Un avis négatif devrait être émis lorsque l’auditeur estime que la très grande plateforme en ligne ne respecte pas le présent règlement ou les engagements pris.

(61)

Le rapport d’audit devrait être étayé, de manière à rendre compte de manière judicieuse des activités entreprises et des conclusions auxquelles elles ont abouti. Il devrait contribuer à nourrir la réflexion sur les mesures prises par la très grande plateforme en ligne pour se conformer à ses obligations au titre du présent règlement et, le cas échéant, suggérer des améliorations de ces mesures. Le rapport devrait être transmis sans délai au coordinateur pour les services numériques du pays d’établissement et au comité européen des services numériques, avec l’évaluation des risques et les mesures d’atténuation, ainsi que les actions prévues par la plateforme pour donner suite aux recommandations de l’audit. Le cas échéant, le rapport devrait inclure une description des éléments spécifiques qui n’ont pas pu être vérifiés, et une explication de la raison pour laquelle ils n’ont pas pu l’être. Le rapport devrait comprendre un avis d’audit fondé sur les conclusions tirées des éléments probants recueillis dans le cadre de l’audit. Un avis positif devrait être émis lorsque tous les éléments probants montrent que la très grande plateforme en ligne respecte les obligations prévues par le présent règlement ou, le cas échéant, les éventuels engagements qu’elle a pris en vertu d’un code de conduite ou d’un protocole de crise, notamment en identifiant, en évaluant et en atténuant les risques systémiques présentés par son système et ses services. Il convient d’assortir l’avis positif de commentaires lorsque l’auditeur souhaite inclure des observations qui n’ont pas d’incidence importante sur le résultat de l’audit. Un avis négatif devrait être émis lorsque l’auditeur estime que la très grande plateforme en ligne ne respecte pas le présent règlement ou les engagements pris. Lorsqu’un avis d’audit n’a pu aboutir à aucune conclusion sur des éléments spécifiques relevant du champ de l’audit, un exposé des raisons du défaut de conclusions devrait être intégré dans l’avis d’audit.

Amendement 67

Proposition de règlement

Considérant 62

Texte proposé par la Commission

Amendement

(62)

La manière dont les informations sont hiérarchisées et présentées sur l’interface en ligne d’une très grande plateforme afin de faciliter et d’optimiser l’accès aux informations pour les bénéficiaires du service revêt une importance capitale pour les activités de la plateforme. Cela consiste, par exemple, à suggérer, classer et hiérarchiser les informations de manière algorithmique, en les distinguant par le texte ou par d’autres représentations visuelles, ou en organisant de toute autre manière les informations fournies par les bénéficiaires. Ces systèmes de recommandation peuvent avoir une incidence significative sur la capacité des bénéficiaires à récupérer les informations en ligne et à interagir avec elles. Ils jouent également un rôle important dans l’amplification de certains messages, la diffusion virale de l’information et la stimulation du comportement en ligne. Par conséquent, les très grandes plateformes en ligne devraient garantir que les bénéficiaires sont informés de manière appropriée et peuvent influencer les informations qui leur sont présentées. Elles devraient présenter clairement les principaux paramètres de ces systèmes de recommandation d’une manière facilement compréhensible afin que les bénéficiaires comprennent comment l’information est hiérarchisée à leur intention. Elles devraient également veiller à ce que les bénéficiaires puissent avoir d’autres options concernant les principaux paramètres, notamment des options qui ne relèvent pas du profilage du bénéficiaire .

(62)

La manière dont les informations sont hiérarchisées et présentées sur l’interface en ligne d’une très grande plateforme afin de faciliter et d’optimiser l’accès aux informations pour les bénéficiaires du service revêt une importance capitale pour les activités de la plateforme. Cela consiste, par exemple, à suggérer, classer et hiérarchiser les informations de manière algorithmique, en les distinguant par le texte ou par d’autres représentations visuelles, ou en organisant de toute autre manière les informations fournies par les bénéficiaires. Ces systèmes de recommandation peuvent avoir une incidence significative sur la capacité des bénéficiaires à récupérer les informations en ligne et à interagir avec elles. Souvent, ils facilitent la recherche de contenus pertinents pour les bénéficiaires du service et contribuent à améliorer l’expérience utilisateur. Ils jouent également un rôle important dans l’amplification de certains messages, la diffusion virale de l’information et la stimulation du comportement en ligne. Par conséquent, les très grandes plateformes en ligne devraient laisser les bénéficiaires décider s’ils veulent être soumis à des systèmes de recommandation qui reposent sur le profilage, et veiller à l’existence d’une option qui ne relève pas du profilage. En outre, les plateformes en ligne devraient garantir que les bénéficiaires sont informés de manière appropriée sur l’utilisation des systèmes de recommandation et qu’ils peuvent influencer les informations qui leur sont présentées en effectuant des choix actifs . Elles devraient présenter clairement les principaux paramètres de ces systèmes de recommandation d’une manière facilement compréhensible et conviviale afin que les bénéficiaires comprennent comment l’information est hiérarchisée à leur intention , pourquoi elle l’est et comment modifier les paramètres utilisés pour organiser le contenu qui leur est présenté . Les très grandes plateformes en ligne devraient mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles appropriées, pour garantir que les systèmes de recommandation sont conçus d’une manière qui se soucie des consommateurs, et qu’ils n’influencent pas le comportement des utilisateurs finaux au moyen d’interfaces truquées .

Amendement 68

Proposition de règlement

Considérant 63

Texte proposé par la Commission

Amendement

(63)

Les systèmes publicitaires utilisés par les très grandes plateformes en ligne présentent des risques particuliers et nécessitent un contrôle public et réglementaire plus poussé en raison de leur envergure et de leur capacité à cibler et à atteindre les bénéficiaires du service en fonction de leur comportement à l’intérieur et à l’extérieur de l’interface en ligne de cette plateforme. Les très grandes plateformes en ligne devraient rendre accessibles au public un registre des publicités affichées sur leurs interfaces en ligne afin de faciliter la surveillance et les travaux de recherche relatifs aux risques émergents engendrés par la diffusion de publicités en ligne, par exemple en ce qui concerne les publicités illégales ou les techniques de manipulation et de désinformation ayant un effet négatif réel et prévisible sur la santé publique, la sécurité publique, le discours civique, la participation politique et l’égalité. Les registres devraient inclure le contenu des publicités et les données connexes concernant l’annonceur et la diffusion de la publicité, en particulier lorsqu’il s’agit de publicité ciblée.

(63)

Les systèmes publicitaires utilisés par les très grandes plateformes en ligne présentent des risques particuliers et nécessitent un contrôle public et réglementaire plus poussé en raison de leur envergure et de leur capacité à cibler et à atteindre les bénéficiaires du service en fonction de leur comportement à l’intérieur et à l’extérieur de l’interface en ligne de cette plateforme. Les très grandes plateformes en ligne devraient rendre accessibles au public un registre des publicités affichées sur leurs interfaces en ligne afin de faciliter la surveillance et les travaux de recherche relatifs aux risques émergents engendrés par la diffusion de publicités en ligne, par exemple en ce qui concerne les publicités illégales ou les techniques de manipulation et de désinformation ayant un effet négatif réel et prévisible sur la santé publique, la sécurité publique, le discours civique, la participation politique et l’égalité. Les registres devraient inclure le contenu des publicités , y compris le nom du produit, du service ou de la marque et l’objet de la publicité, et les données connexes concernant l’annonceur et, si elle est différente, la personne physique ou morale qui a financé la publicité, et la diffusion de la publicité, en particulier lorsqu’il s’agit de publicité ciblée. En outre, les très grandes plateformes en ligne devraient signaler tout contenu vidéo, audio ou autre type de contenu reconnu comme constituant un hypertrucage.

Amendement 69

Proposition de règlement

Considérant 64

Texte proposé par la Commission

Amendement

(64)

Afin de contrôler de manière appropriée le respect par les très grandes plateformes en ligne des obligations prévues par le présent règlement, le coordinateur pour les services numériques du pays d’établissement ou la Commission peut exiger l’accès à des données spécifiques ou la communication de celles-ci . Une telle exigence peut porter, par exemple, sur les données nécessaires pour évaluer les risques et les éventuels préjudices causés par les systèmes de la plateforme, les données concernant l’exactitude, le fonctionnement et les tests des systèmes algorithmiques de modération de contenu, des systèmes de recommandation ou des systèmes de publicité, ou encore les données concernant les processus et les résultats de la modération de contenu ou des systèmes internes de traitement des réclamations au sens du présent règlement. Les études réalisées par des chercheurs sur l’évolution et la gravité des risques systémiques en ligne sont particulièrement importantes pour corriger les asymétries d’information et établir un système résilient d’atténuation des risques, informer les plateformes en ligne, les coordinateurs pour les services numériques, les autres autorités compétentes, la Commission et le public. Le présent règlement fournit donc un cadre permettant de garantir aux chercheurs agréés la possibilité d’accéder aux données provenant des très grandes plateformes en ligne. Il convient que l’ensemble des exigences relatives à l’accès aux données en vertu de ce cadre soient proportionnées et protègent de manière appropriée les droits et les intérêts légitimes, y compris les secrets commerciaux et autres informations confidentielles, de la plateforme et de toute autre partie concernée, y compris les bénéficiaires du service.

(64)

Afin de contrôler de manière appropriée le respect par les très grandes plateformes en ligne des obligations prévues par le présent règlement, le coordinateur pour les services numériques du pays d’établissement ou la Commission peut exiger l’accès à des données et des algorithmes spécifiques ou la communication de ceux-ci . Une telle exigence peut porter, par exemple, sur les données nécessaires pour évaluer les risques et les éventuels préjudices causés par les systèmes de la plateforme, les données concernant l’exactitude, le fonctionnement et les tests des systèmes algorithmiques de modération de contenu, des systèmes de recommandation ou des systèmes de publicité, ou encore les données concernant les processus et les résultats de la modération de contenu ou des systèmes internes de traitement des réclamations au sens du présent règlement. Les études réalisées par des chercheurs agréés, des organes, organisations ou associations à but non lucratif agréés, sur l’évolution et la gravité des risques systémiques en ligne sont particulièrement importantes pour corriger les asymétries d’information et établir un système résilient d’atténuation des risques, informer les plateformes en ligne, les coordinateurs pour les services numériques, les autres autorités compétentes, la Commission et le public. Le présent règlement fournit donc un cadre permettant de garantir aux chercheurs agréés , à des organes, à des organisations ou à des associations à but non lucratif la possibilité d’accéder aux données provenant des très grandes plateformes en ligne. Il convient que l’ensemble des exigences relatives à l’accès aux données en vertu de ce cadre soient proportionnées et protègent de manière appropriée les droits et les intérêts légitimes, y compris les données à caractère personnel, les secrets commerciaux et autres informations confidentielles, de la plateforme et de toute autre partie concernée, y compris les bénéficiaires du service. Les chercheurs agréés, les organes, organisations ou associations à but non lucratif agréés devraient garantir la confidentialité, la sécurité et l’intégrité des informations, telles que les secrets d’affaires, qu’ils obtiennent dans l’exécution de leurs missions.

Amendement 70

Proposition de règlement

Considérant 66

Texte proposé par la Commission

Amendement

(66)

Pour faciliter l’application efficace et cohérente des obligations prévues par le présent règlement qui peuvent nécessiter une mise en œuvre par des moyens technologiques, il importe de promouvoir des normes sectorielles volontaires portant sur certaines procédures techniques, lorsque le secteur industriel peut contribuer à la mise au point de moyens normalisés pour se conformer au présent règlement, par exemple en autorisant la soumission de notifications, y compris par des interfaces de programmation d’application, ou sur l’interopérabilité des registres de publicités. Ces normes pourraient, en particulier, être utiles pour les fournisseurs de services intermédiaires de relativement petite taille. En fonction des cas, ces normes pourraient faire la distinction entre différents types de contenus illicites ou différents types de services intermédiaires.

(66)

Pour faciliter l’application efficace et cohérente des obligations prévues par le présent règlement qui peuvent nécessiter une mise en œuvre par des moyens technologiques, il importe de promouvoir des normes volontaires portant sur certaines procédures techniques, lorsque le secteur industriel peut contribuer à la mise au point de moyens normalisés pour se conformer au présent règlement, par exemple en autorisant la soumission de notifications, y compris par des interfaces de programmation d’application, sur l’interopérabilité des registres de publicités ou sur les conditions générales . Ces normes pourraient, en particulier, être utiles pour les fournisseurs de services intermédiaires de relativement petite taille. En fonction des cas, ces normes pourraient faire la distinction entre différents types de contenus illicites ou différents types de services intermédiaires. En l’absence de normes pertinentes adoptées dans un délai de [24 mois après l’entrée en vigueur du présent règlement], la Commission devra être en mesure d’établir des spécifications techniques par voie d’actes d’exécution jusqu’à ce qu’une norme volontaire soit adoptée.

Amendement 71

Proposition de règlement

Considérant 67

Texte proposé par la Commission

Amendement

(67)

Il convient que la Commission et le comité encouragent l’élaboration de codes de conduite pour contribuer à l’application du présent règlement. La mise en œuvre des codes de conduite devrait être mesurable et soumise à un contrôle public; cela ne devrait cependant pas porter atteinte au caractère volontaire de ces codes, ni à la liberté des parties intéressées de décider d’y participer ou non. Dans certaines circonstances, il est important que les très grandes plateformes en ligne coopèrent à l’élaboration de codes de conduite spécifiques et y adhèrent. Aucune disposition du présent règlement n’empêche d’autres fournisseurs de services d’adhérer aux mêmes normes de diligence raisonnable, d’adopter les meilleures pratiques et de bénéficier des orientations fournies par la Commission et le comité, en souscrivant aux mêmes codes de conduite.

(67)

Il convient que la Commission et le comité encouragent l’élaboration de codes de conduite ainsi que le respect des dispositions énoncées dans ces codes pour contribuer à l’application du présent règlement . La Commission et le comité devraient se fixer comme objectif que les codes de conduite définissent clairement la nature des objectifs d’intérêt général visés, qu’ils contiennent des mécanismes d’évaluation indépendante de la réalisation de ces objectifs et que le rôle des autorités compétentes soit clairement défini . La mise en œuvre des codes de conduite devrait être mesurable et soumise à un contrôle public; cela ne devrait cependant pas porter atteinte au caractère volontaire de ces codes, ni à la liberté des parties intéressées de décider d’y participer ou non. Dans certaines circonstances, il est important que les très grandes plateformes en ligne coopèrent à l’élaboration de codes de conduite spécifiques et y adhèrent. Aucune disposition du présent règlement n’empêche d’autres fournisseurs de services d’adhérer aux mêmes normes de diligence raisonnable, d’adopter les meilleures pratiques et de bénéficier des orientations fournies par la Commission et le comité, en souscrivant aux mêmes codes de conduite.

Amendement 72

Proposition de règlement

Considérant 68

Texte proposé par la Commission

Amendement

(68)

Il convient que le présent règlement détermine certains domaines à prendre en considération pour ces codes de conduite. En particulier, des mesures d’atténuation des risques concernant des types spécifiques de contenu illicite devraient être explorées par le biais d’accords d’autorégulation et de corégulation. Un autre domaine à prendre en considération est celui des éventuelles répercussions négatives des risques systémiques sur la société et la démocratie, tels que la désinformation ou les manipulations et les abus. Cela concerne notamment les opérations coordonnées visant à amplifier l’information, y compris la désinformation, comme l’utilisation de robots ou de faux comptes pour la création d’informations fausses ou trompeuses, parfois dans le but d’obtenir un gain économique, opérations qui sont particulièrement préjudiciables aux bénéficiaires vulnérables du service, tels que les enfants. Dans ces domaines, l’adhésion à un code de conduite donné et son respect par une très grande plateforme en ligne peuvent être considérés comme constituant une mesure appropriée d’atténuation des risques. Le refus, sans explications valables, par une plateforme en ligne de l’invitation de la Commission à participer à l’application d’un tel code de conduite pourrait être pris en compte, le cas échéant, pour déterminer si la plateforme en ligne a enfreint les obligations prévues dans le présent règlement.

(68)

Il convient que le présent règlement détermine certains domaines à prendre en considération pour ces codes de conduite. En particulier, des mesures d’atténuation des risques concernant des types spécifiques de contenu illicite devraient être explorées par le biais d’accords d’autorégulation et de corégulation. Un autre domaine à prendre en considération est celui des éventuelles répercussions négatives des risques systémiques sur la société et la démocratie, tels que la désinformation, ou les manipulations et les abus. Cela concerne notamment les opérations coordonnées visant à amplifier l’information, y compris la désinformation, comme l’utilisation de robots ou de faux comptes pour la création d’informations intentionnellement inexactes ou trompeuses, parfois dans le but d’obtenir un gain économique, opérations qui sont particulièrement préjudiciables aux bénéficiaires vulnérables du service, tels que les enfants. Dans ces domaines, l’adhésion à un code de conduite donné et son respect par une très grande plateforme en ligne peuvent être considérés comme constituant une mesure appropriée d’atténuation des risques.

Amendement 73

Proposition de règlement

Considérant 69

Texte proposé par la Commission

Amendement

(69)

Les règles relatives aux codes de conduite prévues par le présent règlement pourraient servir de base aux efforts d’autorégulation déjà déployés au niveau de l’Union, notamment l’engagement en matière de sécurité des produits, le protocole d’accord sur la vente de contrefaçons, le code de conduite contre les discours haineux illégaux ainsi que le code de bonnes pratiques contre la désinformation. En ce qui concerne ce dernier en particulier, la Commission publiera des orientations pour le renforcement du code de bonnes pratiques contre la désinformation , comme annoncé dans le plan d’action pour la démocratie européenne .

(69)

Les règles relatives aux codes de conduite prévues par le présent règlement pourraient servir de base aux efforts d’autorégulation déjà déployés au niveau de l’Union, notamment l’engagement en matière de sécurité des produits, le protocole d’accord sur la vente de contrefaçons, le code de conduite contre les discours haineux illégaux ainsi que le code de bonnes pratiques contre la désinformation. La Commission devrait également encourager l’élaboration de codes de conduite visant à faciliter le respect des obligations dans des domaines tels que la protection des mineurs ou la location de courte durée. D’autres domaines à prendre en considération pourraient être la promotion de la diversité des informations par le soutien d’un journalisme de qualité et la promotion de la crédibilité des informations, tout en respectant la confidentialité des sources journalistiques. En outre, il importe de veiller à la cohérence avec les mécanismes d’application déjà existants , comme ceux qui existent dans le domaine des communications ou des médias électroniques, et avec les structures réglementaires indépendantes dans ces domaines, telles que définies par le droit de l’Union et le droit national .

Amendement 74

Proposition de règlement

Considérant 70

Texte proposé par la Commission

Amendement

(70)

La fourniture de publicité en ligne implique généralement plusieurs acteurs, notamment des services intermédiaires qui mettent en relation les éditeurs de publicité et les annonceurs. Les codes de conduite devraient soutenir et compléter les obligations en matière de transparence relatives à la publicité pesant sur les plateformes en ligne et les très grandes plateformes en ligne énoncées dans le présent règlement afin de prévoir des mécanismes souples et efficaces visant à faciliter et à renforcer le respect de ces obligations, notamment en ce qui concerne les modalités de transmission des informations pertinentes. La participation d’un large éventail de parties prenantes devrait garantir que ces codes de conduite bénéficient d’un large soutien, sont techniquement solides, efficaces et d’une utilisation aussi simple que possible afin que les obligations en matière de transparence atteignent leurs objectifs.

(70)

La fourniture de publicité en ligne implique généralement plusieurs acteurs, notamment des services intermédiaires qui mettent en relation les éditeurs de publicité et les annonceurs. Les codes de conduite devraient soutenir et compléter les obligations en matière de transparence relatives à la publicité pesant sur les plateformes en ligne et les très grandes plateformes en ligne énoncées dans le présent règlement afin de prévoir des mécanismes souples et efficaces visant à faciliter et à renforcer le respect de ces obligations, notamment en ce qui concerne les modalités de transmission des informations pertinentes. La participation d’un large éventail de parties prenantes devrait garantir que ces codes de conduite bénéficient d’un large soutien, sont techniquement solides, efficaces et d’une utilisation aussi simple que possible afin que les obligations en matière de transparence atteignent leurs objectifs. L’efficacité des codes de conduite devrait être régulièrement évaluée. Contrairement à la législation, les codes de conduite ne sont pas soumis à un contrôle démocratique et leur conformité avec les droits fondamentaux n’est pas soumise à un contrôle juridictionnel. Afin de renforcer la responsabilité, la participation et la transparence, il faut mettre en place des garanties procédurales applicables à l’élaboration des codes de conduite. Avant d’entamer ou de faciliter l’élaboration ou la révision de codes de conduite, la Commission peut inviter, le cas échéant, l’Agence des droits fondamentaux ou le Contrôleur européen de la protection des données à exprimer leur avis.

Amendement 75

Proposition de règlement

Considérant 71

Texte proposé par la Commission

Amendement

(71)

En cas de circonstances extraordinaires affectant la sécurité ou la santé publique, la Commission peut entreprendre l’élaboration de protocoles de crise pour coordonner une réponse rapide, collective et transfrontière dans l’environnement en ligne. Les circonstances extraordinaires peuvent impliquer tout événement imprévisible, tel que des tremblements de terre, des ouragans, des pandémies et d’autres menaces transfrontalières graves pesant sur la santé publique, des guerres et des actes de terrorisme, lorsque les plateformes en ligne sont susceptibles d’être utilisées de manière abusive, par exemple, pour la diffusion rapide de contenus illicites ou de désinformation ou lorsqu’il est nécessaire de diffuser rapidement des informations fiables. Compte tenu du rôle important des très grandes plateformes en ligne dans la diffusion de l’information dans nos sociétés et au-delà des frontières, il convient d’encourager ces plateformes à élaborer et à appliquer des protocoles de crise spécifiques. Ces protocoles de crise ne devraient être activés que pour une période limitée et les mesures adoptées devraient également être limitées à ce qui est strictement nécessaire pour faire face à la circonstance extraordinaire considérée. Ces mesures devraient être cohérentes avec le présent règlement et ne devraient pas constituer, pour les très grandes plateformes en ligne participantes, une obligation générale de surveiller les informations qu’elles transmettent ou stockent, ni de rechercher activement des faits ou des circonstances indiquant un contenu illicite.

(71)

En cas de circonstances extraordinaires affectant la sécurité ou la santé publique, la Commission peut entreprendre l’élaboration de protocoles de crise volontaires pour coordonner une réponse rapide, collective et transfrontière dans l’environnement en ligne. Les circonstances extraordinaires peuvent impliquer tout événement imprévisible, tel que des tremblements de terre, des ouragans, des pandémies et d’autres menaces transfrontalières graves pesant sur la santé publique, des guerres et des actes de terrorisme, lorsque les plateformes en ligne sont susceptibles d’être utilisées de manière abusive, par exemple, pour la diffusion rapide de contenus illicites ou de désinformation ou lorsqu’il est nécessaire de diffuser rapidement des informations fiables. Compte tenu du rôle important des très grandes plateformes en ligne dans la diffusion de l’information dans nos sociétés et au-delà des frontières, il convient d’encourager ces plateformes à élaborer et à appliquer des protocoles de crise spécifiques. Ces protocoles de crise ne devraient être activés que pour une période limitée et les mesures adoptées devraient également être limitées à ce qui est strictement nécessaire pour faire face à la circonstance extraordinaire considérée. Ces mesures devraient être cohérentes avec le présent règlement et ne devraient pas constituer, pour les très grandes plateformes en ligne participantes, une obligation générale de surveiller les informations qu’elles transmettent ou stockent, ni de rechercher activement des faits ou des circonstances indiquant un contenu illicite.

Amendement 76

Proposition de règlement

Considérant 72

Texte proposé par la Commission

Amendement

(72)

Il incombe, en principe, aux États membres de contrôler et de faire respecter de manière adéquate les obligations prévues par le présent règlement. À cette fin, il convient qu’ils désignent au moins une autorité chargée d’appliquer et de faire respecter le présent règlement. En fonction de leur structure constitutionnelle, organisationnelle et administrative nationale, les États membres devraient toutefois pouvoir confier des missions et des compétences spécifiques en matière de surveillance ou de contrôle de l’application du présent règlement à plusieurs autorités compétentes, par exemple dans des secteurs spécifiques, telles que les régulateurs des communications électroniques, les régulateurs des médias ou les autorités de protection des consommateurs.

(Ne concerne pas la version française.)

Amendement 77

Proposition de règlement

Considérant 73

Texte proposé par la Commission

Amendement

(73)

Compte tenu de la nature transfrontalière des services en cause et de la portée horizontale des obligations introduites par le présent règlement, l’autorité désignée pour contrôler l’application et, le cas échéant, faire respecter le présent règlement devrait être désignée comme le coordinateur pour les services numériques dans chaque État membre. Lorsque plusieurs autorités compétentes sont désignées pour appliquer et faire respecter le présent règlement, seule une seule autorité dans cet État membre devrait être désignée comme coordinateur pour les services numériques. Il convient que le coordinateur pour les services numériques fasse office de point de contact unique concernant toutes les questions liées à l’application du présent règlement pour la Commission, le comité européen des services numériques, les coordinateurs pour les services numériques des autres États membres, ainsi que pour les autres autorités compétentes de l’État membre en question. En particulier, lorsque, dans un État membre donné, plusieurs autorités compétentes sont chargées de missions au titre du présent règlement, le coordinateur pour les services numériques devrait assurer la coordination et la coopération avec ces autorités conformément aux dispositions du droit national fixant leurs missions respectives, et devrait veiller à ce que toutes les autorités compétentes participent effectivement à la surveillance et à l’exécution au niveau de l’Union.

(Ne concerne pas la version française.)

Amendement 78

Proposition de règlement

Considérant 74

Texte proposé par la Commission

Amendement

(74)

Le coordinateur pour les services numériques, de même que les autorités compétentes désignées en vertu du présent règlement, jouent un rôle crucial pour assurer l’effectivité des droits et obligations prévus par le présent règlement et la réalisation de ses objectifs. En conséquence, il est nécessaire de veiller à ce qu’ils agissent en toute indépendance par rapport aux organismes privés et publics, sans obligation ni possibilité de solliciter ou de recevoir des instructions, y compris du gouvernement, et sans préjudice des obligations spécifiques de coopérer avec d’autres autorités compétentes, les coordinateurs pour les services numériques, le comité européen des services numériques et la Commission. Toutefois, l’indépendance desdites autorités ne devrait pas signifier qu’elles ne peuvent pas être soumises, dans le respect des constitutions nationales et sans que cela mette en péril la réalisation des objectifs du présent règlement, à des mécanismes nationaux de contrôle ou de surveillance portant sur leurs dépenses financières ou à un contrôle juridictionnel, ou qu’elles ne devraient pas avoir la possibilité de consulter d’autres autorités nationales, y compris les services répressifs ou les autorités de gestion des crises, le cas échéant.

(74)

Le coordinateur pour les services numériques, de même que les autorités compétentes désignées en vertu du présent règlement, jouent un rôle crucial pour assurer l’effectivité des droits et obligations prévus par le présent règlement et la réalisation de ses objectifs. En conséquence, il est nécessaire de veiller à ce que ces autorités disposent des ressources financières et humaines nécessaires pour mener à bien les missions qui leur incombent en vertu du présent règlement. Il est également nécessaire de veiller à ce qu’elles agissent en toute indépendance par rapport aux organismes privés et publics, sans obligation ni possibilité de solliciter ou de recevoir des instructions, y compris du gouvernement, et sans préjudice des obligations spécifiques de coopérer avec d’autres autorités compétentes, les coordinateurs pour les services numériques, le comité européen des services numériques et la Commission. Toutefois, l’indépendance desdites autorités ne devrait pas signifier qu’elles ne peuvent pas être soumises, dans le respect des constitutions nationales et sans que cela mette en péril la réalisation des objectifs du présent règlement, à des mécanismes nationaux de contrôle ou de surveillance portant sur leurs dépenses financières ou à un contrôle juridictionnel, ou qu’elles ne devraient pas avoir la possibilité de consulter d’autres autorités nationales, y compris les services répressifs ou les autorités de gestion des crises, le cas échéant.

Amendement 79

Proposition de règlement

Considérant 75

Texte proposé par la Commission

Amendement

(75)

Les États membres peuvent désigner une autorité nationale existante pour assumer la fonction de coordinateur pour les services numériques ou lui confier la mission spécifique d’appliquer et de faire respecter le présent règlement, à condition que cette autorité désignée respecte les exigences fixées dans le présent règlement, notamment en ce qui concerne son indépendance. En outre, il n’est en principe pas exclu que les États membres puissent procéder à un regroupement de fonctions au sein d’une autorité existante, dans le respect du droit de l’Union. Les dispositions à cet effet peuvent comprendre, entre autres, l’interdiction de révoquer le président ou un membre du conseil d’administration d’un organe collégial d’une autorité existante avant l’expiration de leur mandat, au seul motif qu’une réforme institutionnelle a eu lieu impliquant le regroupement de différentes fonctions au sein d’une autorité, en l’absence de règles garantissant que ces révocations ne compromettent pas l’indépendance et l’impartialité de ces membres.

(75)

Les États membres peuvent désigner une autorité nationale existante pour assumer la fonction de coordinateur pour les services numériques ou lui confier la mission spécifique de superviser l’application du présent règlement et de le faire respecter , à condition que cette autorité désignée respecte les exigences fixées dans le présent règlement, notamment en ce qui concerne son indépendance. En outre, il n’est en principe pas exclu que les États membres puissent procéder à un regroupement de fonctions au sein d’une autorité existante, dans le respect du droit de l’Union. Les dispositions à cet effet peuvent comprendre, entre autres, l’interdiction de révoquer le président ou un membre du conseil d’administration d’un organe collégial d’une autorité existante avant l’expiration de leur mandat, au seul motif qu’une réforme institutionnelle a eu lieu impliquant le regroupement de différentes fonctions au sein d’une autorité, en l’absence de règles garantissant que ces révocations ne compromettent pas l’indépendance et l’impartialité de ces membres.

Amendement 80

Proposition de règlement

Considérant 76

Texte proposé par la Commission

Amendement

(76)

Les fournisseurs de services intermédiaires n’étant pas soumis à l’obligation générale de garantir une présence physique sur le territoire de l’Union, il est nécessaire, aux fins du contrôle, par les autorités nationales compétentes, de l’application des règles prévues aux chapitres III et IV , de déterminer clairement l’État membre de la compétence duquel relèvent ces fournisseurs. Un fournisseur devrait relever de la compétence de l’État membre dans lequel se trouve son établissement principal, c’est-à-dire dans lequel le fournisseur a son administration centrale ou son siège statutaire, au sein duquel sont exercés les principales fonctions financières ainsi que le contrôle opérationnel. En ce qui concerne les fournisseurs qui ne disposent pas d’un établissement dans l’Union, mais qui offrent des services dans l’Union et relèvent donc du champ d’application du présent règlement, l’État membre dans lequel ces fournisseurs ont désigné leur représentant légal devrait être compétent, compte tenu de la fonction de représentant légal prévue par le présent règlement. Toutefois, dans l’intérêt d’une application effective du présent règlement, lorsqu’un fournisseur n’a pas désigné de représentant légal, tous les États membres devraient être compétents à condition que le principe non bis in idem soit respecté. À cette fin, chaque État membre qui exerce sa compétence à l’égard de ces fournisseurs devrait, sans délai excessif, informer les autres États membres des mesures qu’il a prises dans l’exercice de cette compétence.

(76)

Les fournisseurs de services intermédiaires n’étant pas soumis à l’obligation générale de garantir une présence physique sur le territoire de l’Union, il est nécessaire, aux fins du contrôle, par les autorités nationales compétentes, de l’application des règles prévues dans le présent règlement , de déterminer clairement l’État membre de la compétence duquel relèvent ces fournisseurs. Un fournisseur devrait relever de la compétence de l’État membre dans lequel se trouve son établissement principal, c’est-à-dire dans lequel le fournisseur a son administration centrale ou son siège statutaire, au sein duquel sont exercés les principales fonctions financières ainsi que le contrôle opérationnel. En ce qui concerne les fournisseurs qui ne disposent pas d’un établissement dans l’Union, mais qui offrent des services dans l’Union et relèvent donc du champ d’application du présent règlement, l’État membre dans lequel ces fournisseurs ont désigné leur représentant légal devrait être compétent, compte tenu de la fonction de représentant légal prévue par le présent règlement. Toutefois, dans l’intérêt d’une application effective du présent règlement, lorsqu’un fournisseur n’a pas désigné de représentant légal, tous les États membres devraient être compétents à condition que le principe non bis in idem soit respecté. À cette fin, chaque État membre qui exerce sa compétence à l’égard de ces fournisseurs devrait, sans délai excessif, informer les autres États membres des mesures qu’il a prises dans l’exercice de cette compétence.

Amendement 81

Proposition de règlement

Considérant 77

Texte proposé par la Commission

Amendement

(77)

Les États membres devraient doter le coordinateur pour les services numériques, et toute autre autorité compétente désignée en vertu du présent règlement, de pouvoirs et de moyens suffisants pour rendre effectives leurs activités en matière d’enquête et de coercition. Il convient notamment que le coordinateur pour les services numériques puisse rechercher et obtenir des informations qui se trouvent sur le territoire de l’État membre dans lequel le fournisseur est établi, y compris dans le cadre d’enquêtes conjointes, en tenant dûment compte du fait que les mesures de surveillance et de coercition concernant un fournisseur relevant de la compétence d’un autre État membre devraient être adoptées par le coordinateur pour les services numériques de cet autre État membre, le cas échéant conformément aux procédures relatives à la coopération transfrontière.

(77)

Les États membres devraient doter le coordinateur pour les services numériques, et toute autre autorité compétente désignée en vertu du présent règlement, de pouvoirs et de moyens suffisants pour rendre effectives leurs activités en matière d’enquête et de coercition. Il convient notamment que le coordinateur pour les services numériques puisse adopter des mesures provisoires proportionnées en cas de risque de préjudice grave et puisse rechercher et obtenir des informations qui se trouvent sur le territoire de l’État membre dans lequel le fournisseur est établi, y compris dans le cadre d’enquêtes conjointes, en tenant dûment compte du fait que les mesures de surveillance et de coercition concernant un fournisseur relevant de la compétence d’un autre État membre devraient être adoptées par le coordinateur pour les services numériques de cet autre État membre, le cas échéant conformément aux procédures relatives à la coopération transfrontière.

Amendement 82

Proposition de règlement

Considérant 78

Texte proposé par la Commission

Amendement

(78)

Conformément au droit de l’Union et en particulier au présent règlement et à la Charte, les États membres devraient définir en détail dans leur droit national les conditions et limites de l’exercice des pouvoirs d’enquête et de coercition de leurs coordinateurs pour les services numériques, et, le cas échéant, d’autres autorités compétentes au titre du présent règlement.

(78)

Conformément au droit de l’Union et en particulier au présent règlement et à la Charte, les États membres devraient définir en détail dans leur droit national les conditions et limites de l’exercice des pouvoirs d’enquête et de coercition de leurs coordinateurs pour les services numériques, et, le cas échéant, d’autres autorités compétentes au titre du présent règlement. Afin d’assurer une application cohérente et uniforme du présent règlement, la Commission devrait adopter des orientations concernant les règles et les procédures relatives aux pouvoirs des coordinateurs pour les services numériques.

Amendement 83

Proposition de règlement

Considérant 79

Texte proposé par la Commission

Amendement

(79)

Dans l’exercice de ces pouvoirs, il convient que les autorités compétentes respectent les règles nationales applicables concernant les procédures et les aspects tels que la nécessité d’une autorisation judiciaire préalable pour pénétrer dans certains locaux ainsi que le secret professionnel. Ces dispositions devraient en particulier garantir le respect des droits fondamentaux à un recours effectif et à un procès équitable, y compris les droits de la défense, ainsi que du droit au respect de la vie privée. À cet égard, les garanties prévues en ce qui concerne les procédures de la Commission en vertu du présent règlement pourraient constituer une référence appropriée. Avant qu’une décision définitive soit prise, il convient de garantir une procédure préalable, équitable et impartiale, y compris le droit des personnes concernées d’être entendues et d’avoir accès au dossier, dans le respect de la confidentialité et du secret professionnel et d’affaires, ainsi que de l’obligation de dûment motiver les décisions. Toutefois, cela ne devrait pas empêcher que des mesures soient prises, dans des cas d’urgence dûment justifiés et sous réserve de conditions et de modalités procédurales appropriées. Il convient que l’exercice de ces pouvoirs soit également proportionné, notamment, à la nature de l’infraction ou de l’infraction présumée et au préjudice global, réel ou potentiel, qui en découle. Les autorités compétentes devraient en principe tenir compte de tous les faits et circonstances pertinents de l’affaire, y compris des informations recueillies par les autorités compétentes d’autres États membres.

(79)

Dans l’exercice de ces pouvoirs, il convient que les autorités compétentes respectent les règles nationales applicables concernant les procédures et les aspects tels que la nécessité d’une autorisation judiciaire préalable pour pénétrer dans certains locaux ainsi que le secret professionnel. Ces dispositions devraient en particulier garantir le respect des droits fondamentaux à un recours effectif et à un procès équitable, y compris les droits de la défense, ainsi que du droit au respect de la vie privée. À cet égard, les garanties prévues en ce qui concerne les procédures de la Commission en vertu du présent règlement pourraient constituer une référence appropriée. Avant qu’une décision définitive soit prise, il convient de garantir une procédure préalable, équitable et impartiale, y compris le droit des personnes concernées d’être entendues et d’avoir accès au dossier, dans le respect de la confidentialité et du secret professionnel et d’affaires, ainsi que de l’obligation de dûment motiver les décisions. Toutefois, cela ne devrait pas empêcher que des mesures soient prises, dans des cas d’urgence dûment justifiés et sous réserve de conditions et de modalités procédurales appropriées. Il convient que l’exercice de ces pouvoirs soit également proportionné, notamment, à la nature de l’infraction ou de l’infraction présumée et au préjudice global, réel ou potentiel, qui en découle. Les autorités compétentes devraient tenir compte de tous les faits et circonstances pertinents de l’affaire, y compris des informations recueillies par les autorités compétentes d’autres États membres.

Amendement 84

Proposition de règlement

Considérant 80

Texte proposé par la Commission

Amendement

(80)

Les États membres devraient veiller à ce que le manquement aux obligations prévues par le présent règlement puisse être sanctionné d’une manière efficace, proportionnée et dissuasive, en fonction de la nature, de la gravité, de la récurrence et de la durée du manquement, compte tenu de l’objectif d’intérêt général poursuivi, de l’ampleur et de la nature des activités menées, ainsi que de la capacité économique du contrevenant. En particulier, les sanctions devraient tenir compte du fait que le fournisseur de services intermédiaires concerné manque systématiquement ou de manière récurrente aux obligations qui lui incombent en vertu du présent règlement, ainsi que, le cas échéant, du fait qu’il exerce ses activités dans plusieurs États membres.

(80)

Les États membres devraient veiller à ce que le manquement aux obligations prévues par le présent règlement puisse être sanctionné d’une manière efficace, proportionnée et dissuasive, en fonction de la nature, de la gravité, de la récurrence et de la durée du manquement, compte tenu de l’objectif d’intérêt général poursuivi, de l’ampleur et de la nature des activités menées, ainsi que de la capacité économique du contrevenant. En particulier, les sanctions devraient tenir compte du fait que le fournisseur de services intermédiaires concerné manque systématiquement ou de manière récurrente aux obligations qui lui incombent en vertu du présent règlement, ainsi que, le cas échéant, du nombre de bénéficiaires affectés, du caractère intentionnel ou négligent de l’infraction et du fait que le fournisseur exerce ses activités dans plusieurs États membres. La Commission devrait publier des orientations aux États membres en ce qui concerne les critères et les conditions pour imposer des sanctions proportionnées.

Amendement 85

Proposition de règlement

Considérant 81

Texte proposé par la Commission

Amendement

(81)

Afin de garantir un contrôle d’application effectif du présent règlement, il convient que les particuliers ou les organisations représentatives puissent introduire toute plainte relative au respect du présent règlement auprès du coordinateur pour les services numériques du territoire où ils ont été destinataires du service, sans préjudice des règles du présent règlement en matière de compétence. Les plaintes pourraient donner un aperçu fidèle des préoccupations suscitées par un fournisseur de services intermédiaire déterminé quant au respect du présent règlement et pourraient également informer le coordinateur pour les services numériques de toute autre problème de nature transversale. Le coordinateur pour les services numériques devrait impliquer d’autres autorités nationales compétentes ainsi que le coordinateur pour les services numériques d’un autre État membre, et en particulier celui de l’État membre où le fournisseur de services intermédiaires concerné est établi, si la question nécessite une coopération transfrontière.

(81)

Afin de garantir un contrôle d’application effectif des obligations énoncées dans le présent règlement, il convient que les particuliers ou les organisations représentatives puissent introduire toute plainte relative au respect du présent règlement auprès du coordinateur pour les services numériques du territoire où ils ont été destinataires du service, sans préjudice des règles du présent règlement en matière de compétence. Les plaintes pourraient donner un aperçu fidèle des préoccupations suscitées par un fournisseur de services intermédiaire déterminé quant au respect du présent règlement et pourraient également informer le coordinateur pour les services numériques de toute autre problème de nature transversale. Le coordinateur pour les services numériques devrait impliquer d’autres autorités nationales compétentes ainsi que le coordinateur pour les services numériques d’un autre État membre, et en particulier celui de l’État membre où le fournisseur de services intermédiaires concerné est établi, si la question nécessite une coopération transfrontière. Le coordinateur de l’État membre d’établissement pour les services numériques devrait évaluer cette plainte en temps utile et informer le coordinateur pour les services numériques de l’État membre dans lequel le bénéficiaire réside ou est établi de la manière dont la plainte a été traitée.

Amendement 86

Proposition de règlement

Considérant 82

Texte proposé par la Commission

Amendement

(82)

Les États membres devraient veiller à ce que les coordinateurs pour les services numériques puissent prendre des mesures qui permettent de lutter effectivement contre certaines infractions particulièrement graves et persistantes et leur soient proportionnées. Il convient d’exiger, en particulier lorsque ces mesures sont susceptibles de porter atteinte aux droits et intérêts de tiers, comme cela peut être le cas notamment lorsque l’accès à des interfaces en ligne est restreint, que lesdites mesures soient adoptées par une autorité judiciaire compétente à la demande des coordinateurs pour les services numériques et qu’elles soient assorties de garanties supplémentaires. En particulier, les tiers potentiellement concernés devraient avoir la possibilité d’être entendus et ces décisions ne devraient être rendues que lorsqu’il n’est pas raisonnablement possible de recourir aux pouvoirs d’adopter de telles mesures conférés en vertu d’autres actes du droit de l’Union ou du droit national, par exemple pour protéger les intérêts collectifs des consommateurs, pour assurer le retrait rapide des pages internet contenant ou diffusant de la pédopornographie ou pour rendre impossible l’accès à des services qui sont utilisés par un tiers pour porter atteinte à un droit de propriété intellectuelle.

(82)

Les États membres devraient veiller à ce que les coordinateurs pour les services numériques puissent prendre des mesures qui permettent de lutter effectivement contre certaines infractions particulièrement graves et persistantes du présent règlement et leur soient proportionnées. Il convient d’exiger, en particulier lorsque ces mesures sont susceptibles de porter atteinte aux droits et intérêts de tiers, comme cela peut être le cas notamment lorsque l’accès à des interfaces en ligne est restreint, que lesdites mesures soient adoptées par une autorité judiciaire compétente à la demande des coordinateurs pour les services numériques et qu’elles soient assorties de garanties supplémentaires. En particulier, les tiers potentiellement concernés devraient avoir la possibilité d’être entendus et ces décisions ne devraient être rendues que lorsqu’il n’est pas raisonnablement possible de recourir aux pouvoirs d’adopter de telles mesures conférés en vertu d’autres actes du droit de l’Union ou du droit national, par exemple pour protéger les intérêts collectifs des consommateurs, pour assurer le retrait rapide des pages internet contenant ou diffusant de la pédopornographie ou pour rendre impossible l’accès à des services qui sont utilisés par un tiers pour porter atteinte à un droit de propriété intellectuelle.

Amendement 87

Proposition de règlement

Considérant 83 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(83 bis)

Sans préjudice des dispositions relatives à l’exemption de responsabilité, prévue dans le présent règlement en ce qui concerne les informations transmises ou stockées à la demande d’un bénéficiaire du service, les fournisseurs de services intermédiaires devraient être tenus responsables des manquements aux obligations qui leur incombent en vertu du présent règlement. Les bénéficiaires du service et les organisations qui les représentent devraient avoir le droit de disposer de recours proportionnés et effectifs. Ils devraient en particulier avoir le droit de demander, conformément au droit national ou au droit de l’Union, une indemnisation à ces fournisseurs de services intermédiaires pour tout dommage ou perte directement subi en raison de leurs manquements aux obligations établies au titre du présent règlement.

Amendement 88

Proposition de règlement

Considérant 84

Texte proposé par la Commission

Amendement

(84)

Il convient que le coordinateur pour les services numériques publie régulièrement un rapport sur les activités exécutées au titre du présent règlement. Dans la mesure où le coordinateur pour les services numériques est également informé des injonctions d’agir contre les contenus illicites ou de fournir, par l’intermédiaire du système commun d’échange d’informations, des informations régies par le présent règlement, il devrait inclure dans son rapport annuel le nombre et les catégories des injonctions émises à l’encontre des fournisseurs de services intermédiaires par les autorités judiciaires et administratives de son État membre.

(84)

Il convient que le coordinateur pour les services numériques publie régulièrement , dans un format standardisé et lisible par machine, un rapport sur les activités exécutées au titre du présent règlement. Dans la mesure où le coordinateur pour les services numériques est également informé des injonctions d’agir contre les contenus illicites ou de fournir, par l’intermédiaire du système commun d’échange d’informations , fondé sur le système d’information du marché intérieur , des informations régies par le présent règlement, il devrait inclure dans son rapport annuel le nombre et les catégories des injonctions émises à l’encontre des fournisseurs de services intermédiaires par les autorités judiciaires et administratives de son État membre.

Amendement 89

Proposition de règlement

Considérant 86

Texte proposé par la Commission

Amendement

(86)

Afin de faciliter la surveillance et les enquêtes transfrontières impliquant plusieurs États membres, les coordinateurs pour les services numériques devraient pouvoir participer, à titre permanent ou temporaire, à des activités communes de surveillance et d’enquête concernant des aspects relevant du présent règlement. Ces activités peuvent faire appel à d’autres autorités compétentes et peuvent porter sur diverses questions, telles que des exercices coordonnés de collecte de données, à des demandes de renseignements ou des inspections sur place, en fonction de l’étendue et des limites des pouvoirs dont dispose chaque autorité participante. Le comité peut être invité à fournir des conseils sur ces activités, par exemple en proposant des feuilles de route et des calendriers pour les activités ou la mise en place de groupes de travail ad hoc avec la participation des autorités concernées.

(86)

Afin de faciliter la surveillance et les enquêtes transfrontières impliquant plusieurs États membres, les coordinateurs pour les services numériques devraient pouvoir participer, à titre permanent ou temporaire, à des activités communes de surveillance et d’enquête concernant des aspects relevant du présent règlement sur la base d’un accord entre les États membres concernés, et à défaut d’accord, sous l’autorité du coordinateur de l’État membre d’établissement pour les services numériques . Ces activités peuvent faire appel à d’autres autorités compétentes et peuvent porter sur diverses questions, telles que des exercices coordonnés de collecte de données, à des demandes de renseignements ou des inspections sur place, en fonction de l’étendue et des limites des pouvoirs dont dispose chaque autorité participante. Le comité peut être invité à fournir des conseils sur ces activités, par exemple en proposant des feuilles de route et des calendriers pour les activités ou la mise en place de groupes de travail ad hoc avec la participation des autorités concernées.

Amendement 90

Proposition de règlement

Considérant 88

Texte proposé par la Commission

Amendement

(88)

Afin d’assurer une application cohérente du présent règlement, il est nécessaire de créer un groupe consultatif indépendant au niveau de l’Union, qui devrait soutenir la Commission et aider à coordonner les actions des coordinateurs pour les services numériques. Ce comité européen pour les services numériques devrait être composé des coordinateurs pour les services numériques, sans préjudice de la possibilité pour ces derniers d’inviter à ses réunions ou de nommer des délégués ad hoc d’autres autorités compétentes chargées de tâches spécifiques au titre du présent règlement, lorsque cela est nécessaire en vertu de la répartition nationale des tâches et des compétences. Si plusieurs participants d’un État membre sont présents, le droit de vote devrait rester limité à une voix par État membre.

(88)

Afin d’assurer une application cohérente du présent règlement, il est nécessaire de créer un groupe consultatif indépendant au niveau de l’Union, qui devrait soutenir la Commission et aider à coordonner les actions des coordinateurs pour les services numériques. Ce comité européen pour les services numériques devrait être composé des coordinateurs pour les services numériques, sans préjudice de la possibilité pour ces derniers d’inviter à ses réunions ou de nommer des délégués ad hoc d’autres autorités compétentes chargées de tâches spécifiques au titre du présent règlement, lorsque cela est nécessaire en vertu de la répartition nationale des tâches et des compétences. Si plusieurs participants d’un État membre sont présents, le droit de vote devrait rester limité à une voix par État membre. Le règlement intérieur du comité devrait garantir le respect de la confidentialité des informations.

Amendement 91

Proposition de règlement

Considérant 90

Texte proposé par la Commission

Amendement

(90)

À cette fin, le comité devrait pouvoir adopter des avis, des demandes et des recommandations adressés aux coordinateurs pour les services numériques ou à d’autres autorités nationales compétentes. Bien que ces actes ne soient pas juridiquement contraignants, toute décision de s’en écarter devrait être dûment motivée et pourrait être prise en compte par la Commission lors de l’évaluation du respect du présent règlement par l’État membre concerné.

(90)

À cette fin, le comité devrait pouvoir adopter des avis, des demandes et des recommandations adressés aux coordinateurs pour les services numériques ou à d’autres autorités nationales compétentes. Bien que ces actes ne soient pas juridiquement contraignants, toute décision de s’en écarter devrait être dûment motivée et pourrait être prise en compte par la Commission lors de l’évaluation du respect du présent règlement par l’État membre concerné. Le comité devrait établir un rapport annuel relatif à ses activités.

Amendement 92

Proposition de règlement

Considérant 91

Texte proposé par la Commission

Amendement

(91)

Le comité devrait réunir les représentants des coordinateurs pour les services numériques et éventuellement d’autres autorités compétentes sous la présidence de la Commission, en vue de garantir, pour l’évaluation des questions qui lui sont soumises, une dimension pleinement européenne. Eu égard à d’éventuels éléments de nature transversale susceptibles de présenter un intérêt pour d’autres cadres réglementaires au niveau de l’Union, le comité devrait être autorisé à coopérer avec d’autres organes, organismes, agences et groupes consultatifs de l’Union ayant des responsabilités dans des domaines tels que l’égalité, y compris l’égalité entre les femmes et les hommes, la non-discrimination, la protection des données, les communications électroniques, les services audiovisuels, la détection et la recherche de fraudes au détriment du budget de l’Union en matière de droits de douane ou la protection des consommateurs, dans la mesure où cela est nécessaire à l’accomplissement de ses tâches.

(91)

Le comité devrait réunir les représentants des coordinateurs pour les services numériques et éventuellement d’autres autorités compétentes sous la présidence de la Commission, en vue de garantir, pour l’évaluation des questions qui lui sont soumises, une dimension pleinement européenne. Eu égard à d’éventuels éléments de nature transversale susceptibles de présenter un intérêt pour d’autres cadres réglementaires au niveau de l’Union, le comité devrait être autorisé à coopérer avec d’autres organes, organismes, agences et groupes consultatifs de l’Union ayant des responsabilités dans des domaines tels que l’égalité, y compris l’égalité entre les femmes et les hommes, la non-discrimination, l’égalité des genres et la non-discrimination, l’éradication de toutes les formes de violence à l’encontre des femmes et des filles et d’autres formes de violence fondée sur le genre, la protection des données, le respect de la propriété intellectuelle, la concurrence, les communications électroniques, les services audiovisuels , la surveillance du marché , la détection et la recherche de fraudes au détriment du budget de l’Union en matière de droits de douane ou la protection des consommateurs, dans la mesure où cela est nécessaire à l’accomplissement de ses tâches.

Amendement 93

Proposition de règlement

Considérant 96

Texte proposé par la Commission

Amendement

(96)

Lorsqu’une très grande plateforme en ligne ne remédie pas efficacement à une infraction concernant une disposition qui s’applique uniquement aux très grandes plateformes en ligne, conformément au plan d’action, seule la Commission peut , de sa propre initiative ou sur avis du comité, décider de poursuivre l’enquête sur l’infraction concernée et sur les mesures que la plateforme a prises par la suite, à l’exclusion du coordinateur pour les services numériques du pays d’établissement. Après avoir mené les enquêtes nécessaires, la Commission devrait pouvoir prononcer des décisions constatant une infraction et imposant des sanctions à l’égard de très grandes plateformes en ligne lorsque cela est justifié. Elle devrait également avoir la possibilité d’intervenir dans des situations transfrontières où le coordinateur pour les services numériques du pays d’établissement n’a pris aucune mesure malgré la demande de la Commission, ou dans des situations où le coordinateur pour les services numériques du pays d’établissement a lui-même demandé à la Commission d’intervenir, à propos d’une infraction à toute autre disposition du présent règlement commise par une très grande plateforme en ligne.

(96)

Lorsqu’une très grande plateforme en ligne ne remédie pas efficacement à une infraction concernant une disposition qui s’applique uniquement aux très grandes plateformes en ligne, conformément au plan d’action, seule la Commission devrait , de sa propre initiative ou sur avis du comité, poursuivre l’enquête sur l’infraction concernée et sur les mesures que la plateforme a prises par la suite, à l’exclusion du coordinateur pour les services numériques du pays d’établissement. Après avoir mené les enquêtes nécessaires, la Commission devrait pouvoir prononcer des décisions constatant une infraction et imposant des sanctions à l’égard de très grandes plateformes en ligne lorsque cela est justifié. Elle devrait également intervenir dans des situations transfrontières où le coordinateur pour les services numériques du pays d’établissement n’a pris aucune mesure malgré la demande de la Commission, ou dans des situations où le coordinateur pour les services numériques du pays d’établissement a lui-même demandé à la Commission d’intervenir, à propos d’une infraction à toute autre disposition du présent règlement commise par une très grande plateforme en ligne. La Commission devrait engager des procédures en vue de l’adoption éventuelle de décisions concernant la conduite pertinente de la très grande plateforme en ligne, par exemple lorsque cette plateforme est soupçonnée d’avoir enfreint le présent règlement, y compris lorsqu’il a été constaté que la plateforme n’a pas mis en œuvre les recommandations opérationnelles de l’audit indépendant qui a été approuvé par le coordinateur de l’État membre d’établissement pour les services numériques et lorsque le coordinateur de l’État membre d’établissement pour les services numériques n’a pris aucune mesure d’enquête ou d’exécution.

Amendement 94

Proposition de règlement

Considérant 97

Texte proposé par la Commission

Amendement

(97)

La Commission devrait avoir toute latitude pour décider si elle souhaite ou non intervenir dans l’une des situations où elle est habilitée à le faire en vertu du présent règlement. Dès lors que la Commission a engagé la procédure, les coordinateurs pour les services numériques des établissements concernés ne devraient plus être habilités à exercer leurs pouvoirs d’enquête et de coercition eu égard au comportement en cause de la très grande plateforme en ligne concernée, afin d’éviter les doubles emplois, les incohérences et les risques du point de vue du principe non bis in idem. Toutefois, dans un souci d’efficacité, ces coordinateurs pour les services numériques ne devraient pas être empêchés d’exercer leurs pouvoirs, soit pour assister la Commission, à la demande de celle-ci, dans l’exercice de ses tâches de surveillance, soit en ce qui concerne d’autres comportements, y compris un comportement de la même très grande plateforme en ligne suspecté de constituer une nouvelle infraction. Ces coordinateurs pour les services numériques, ainsi que le comité et les autres coordinateurs de services numériques le cas échéant, devraient fournir à la Commission toutes les informations et l’assistance nécessaires pour lui permettre de s’acquitter efficacement de ses tâches, et réciproquement, la Commission devrait les tenir informés de l’exercice de ses pouvoirs le cas échéant. À cet égard, la Commission devrait, le cas échéant, tenir compte de toute évaluation pertinente effectuée par le comité ou par les coordinateurs pour les services numériques concernés et de tout élément de preuve et information pertinents recueillis par ceux-ci, sans préjudice des pouvoirs et de la responsabilité de la Commission de mener des enquêtes supplémentaires si nécessaire.

(97)

Dès lors que la Commission a engagé la procédure, les coordinateurs pour les services numériques des établissements concernés ne devraient plus être habilités à exercer leurs pouvoirs d’enquête et de coercition eu égard au comportement en cause de la très grande plateforme en ligne concernée, afin d’éviter les doubles emplois, les incohérences et les risques du point de vue du principe non bis in idem. Toutefois, dans un souci d’efficacité, ces coordinateurs pour les services numériques ne devraient pas être empêchés d’exercer leurs pouvoirs, soit pour assister la Commission, à la demande de celle-ci, dans l’exercice de ses tâches de surveillance, soit en ce qui concerne d’autres comportements, y compris un comportement de la même très grande plateforme en ligne suspecté de constituer une nouvelle infraction. Ces coordinateurs pour les services numériques, ainsi que le comité et les autres coordinateurs de services numériques le cas échéant, devraient fournir à la Commission toutes les informations et l’assistance nécessaires pour lui permettre de s’acquitter efficacement de ses tâches, et réciproquement, la Commission devrait les tenir informés de l’exercice de ses pouvoirs le cas échéant. À cet égard, la Commission devrait, le cas échéant, tenir compte de toute évaluation pertinente effectuée par le comité ou par les coordinateurs pour les services numériques concernés et de tout élément de preuve et information pertinents recueillis par ceux-ci, sans préjudice des pouvoirs et de la responsabilité de la Commission de mener des enquêtes supplémentaires si nécessaire.

Amendement 95

Proposition de règlement

Considérant 97 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(97 bis)

La Commission devrait s’assurer qu’elle est indépendante et impartiale lorsqu’elle prend des décisions à l’égard des coordinateurs pour les services numériques et des fournisseurs de services en vertu du présent règlement.

Amendement 96

Proposition de règlement

Considérant 99

Texte proposé par la Commission

Amendement

(99)

En particulier, la Commission devrait avoir accès à tous les documents, données et informations pertinents nécessaires pour ouvrir et mener des enquêtes et pour contrôler le respect des obligations pertinentes prévues par le présent règlement, quelle que soit la personne qui détient les documents, données ou informations en question, et quels que soient la forme ou le format de ceux-ci, leur support de stockage ou le lieu précis où ils sont stockés. La Commission devrait pouvoir exiger directement que la très grande plateforme en ligne concernée ou les tiers concernés, ou encore que les particuliers, fournissent tout élément de preuve, toute donnée et toute information pertinents. En outre, la Commission devrait pouvoir demander toute information pertinente à toute autorité publique, tout organisme ou toute agence au sein de l’État membre, ou à toute personne physique ou morale aux fins du présent règlement. La Commission devrait être habilitée à exiger l’accès aux bases de données et aux algorithmes des personnes concernées ainsi que des explications y afférentes, à interroger, avec son consentement, toute personne susceptible d’être en possession d’informations utiles et à enregistrer les déclarations correspondantes. La Commission devrait également être habilitée à effectuer les inspections nécessaires pour faire respecter les dispositions pertinentes du présent règlement. Ces pouvoirs d’enquête visent à compléter la possibilité pour la Commission de demander l’assistance des coordinateurs pour les services numériques et des autorités d’autres États membres dans l’exercice de ces pouvoirs, par exemple par la fourniture d’informations.

(Ne concerne pas la version française.)

Amendement 97

Proposition de règlement

Considérant 100

Texte proposé par la Commission

Amendement

(100)

Le non-respect des obligations pertinentes imposées en vertu du présent règlement devrait pouvoir être sanctionné au moyen d’amendes et d’astreintes. À cette fin, il convient également de fixer des niveaux appropriés d’amendes et d’astreintes en cas de non-respect des obligations et d’infraction aux règles de procédure, sous réserve de délais de prescription appropriés.

(100)

Le non-respect des obligations pertinentes imposées en vertu du présent règlement devrait pouvoir être sanctionné au moyen d’amendes et d’astreintes. À cette fin, il convient également de fixer des niveaux appropriés d’amendes et d’astreintes en cas de non-respect des obligations et d’infraction aux règles de procédure, sous réserve de délais de prescription appropriés. La Commission devrait en particulier veiller à ce que les sanctions soient efficaces, proportionnées et dissuasives, en fonction de la nature, de la gravité, de la récurrence et de la durée du manquement, compte tenu de l’objet d’intérêt général poursuivi, de l’ampleur et de la nature des activités menées, du nombre de bénéficiaires affectés, du caractère intentionnel ou négligent de l’infraction, ainsi que de la capacité économique du contrevenant.

Amendement 98

Proposition de règlement

Considérant 102

Texte proposé par la Commission

Amendement

(102)

Dans un souci d’efficacité et d’efficience, outre l’évaluation générale du règlement, qui doit être effectuée dans les cinq ans suivant son entrée en vigueur, après la phase initiale de démarrage et sur la base des trois premières années d’application du présent règlement, la Commission devrait également procéder à une évaluation des activités du comité et de sa structure.

(102)

La Commission devrait procéder à une évaluation générale du présent règlement et soumettre un rapport au Parlement européen, au Conseil et au Comité économique et social européen. Ce rapport devrait porter en particulier sur la définition des très grandes plateformes en ligne et le nombre mensuel moyen de bénéficiaires actifs du service. Il devrait également porter sur la mise en œuvre des codes de conduite, ainsi que sur l’obligation de désigner un représentant établi dans l’Union et d’évaluer les effets d’obligations similaires imposées par des pays tiers sur les fournisseurs de services européens qui exercent leurs activités à l’étranger. En particulier, la Commission devrait évaluer les conséquences, pour les fournisseurs de services européens, des coûts engendrés par des exigences similaires, notamment celle de désigner un représentant légal, introduites par des pays tiers, ainsi que par toute nouvelle entrave à l’accès à des marchés non européens après l’adoption du présent règlement. La Commission devrait également évaluer les conséquences sur la capacité des entreprises et des consommateurs européens à accéder à des produits et à des services issus de pays tiers, et à acheter de tels produits et services. Dans un souci d’efficacité et d’efficience, outre l’évaluation générale du règlement, qui doit être effectuée dans les trois ans suivant son entrée en vigueur, après la phase initiale de démarrage et sur la base des trois premières années d’application du présent règlement, la Commission devrait également procéder à une évaluation des activités du comité et de sa structure.

Amendement 99

Proposition de règlement

Article 1 — titre

Texte proposé par la Commission

Amendement

Objet et champ d’application

Objet

Amendement 100

Proposition de règlement

Article 1 — paragraphe 1 — point c

Texte proposé par la Commission

Amendement

(c)

les règles relatives à la mise en œuvre et au contrôle de l’application du présent règlement, y compris en ce qui concerne la coopération et la coordination entre les autorités compétentes.

c)

les règles relatives à la mise en œuvre et au contrôle de l’application des exigences énoncées dans le présent règlement, y compris en ce qui concerne la coopération et la coordination entre les autorités compétentes.

Amendement 101

Proposition de règlement

Article 1 — paragraphe 2 — point b

Texte proposé par la Commission

Amendement

(b)

établir des règles uniformes pour un environnement en ligne sûr, prévisible et digne de confiance, dans lequel les droits fondamentaux consacrés par la Charte sont efficacement protégés.

b)

établir des règles harmonisées pour un environnement en ligne sûr , accessible , prévisible et digne de confiance, dans lequel les droits fondamentaux consacrés par la Charte sont efficacement protégés.

Amendement 102

Proposition de règlement

Article 1 — paragraphe 2 — point b bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

b bis)

promouvoir un niveau élevé de protection des consommateurs et contribuer à élargir le choix des consommateurs tout en facilitant l’innovation, soutenir la transition numérique et encourager la croissance économique au sein du marché intérieur.

Amendement 103

Proposition de règlement

Article 1 — paragraphe 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

3. Le présent règlement s’applique aux services intermédiaires fournis aux bénéficiaires du service dont le lieu d’établissement ou de résidence se situe dans l’Union, quel que soit le lieu d’établissement des fournisseurs de ces services.

supprimé

Amendement 104

Proposition de règlement

Article 1 — paragraphe 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

4. Le présent règlement ne s’applique pas aux services qui ne sont pas des services intermédiaires ou aux exigences imposées au titre de tels services, que ces services soient ou non fournis par le biais d’un service intermédiaire.

supprimé

Amendement 105

Proposition de règlement

Article 1 — paragraphe 5

Texte proposé par la Commission

Amendement

5. Le présent règlement s’entend sans préjudice des règles établies par les actes suivants:

supprimé

(a)

la directive 2000/31/CE;

(b)

la directive 2010/13/CE;

(c)

le droit de l’Union sur le droit d’auteur et les droits voisins;

(d)

le règlement (UE) …/… relatif à la prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne [une fois adopté];

(e)

le règlement (UE) …/… relatif aux injonctions européennes de production et de conservation de preuves électroniques en matière pénale, et la directive (UE) …/… établissant des règles harmonisées concernant la désignation de représentants légaux aux fins de la collecte de preuves en matière pénale [une fois adoptés];

(f)

le règlement (UE) 2019/1148;

(g)

le règlement (UE) 2019/1150;

(h)

le droit de l’Union en matière de protection des consommateurs et de sécurité des produits, notamment le règlement (UE) 2017/2394;

(i)

le droit de l’Union en matière de protection des données à caractère personnel, en particulier le règlement (UE) 2016/679 et la directive 2002/58/CE.

Amendement 106

Proposition de règlement

Article 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

Article premier bis

Champ d’application

1. Le présent règlement s’applique aux services intermédiaires fournis aux bénéficiaires du service dont le lieu d’établissement ou de résidence se situe dans l’Union, quel que soit le lieu d’établissement des fournisseurs de ces services.

2. Le présent règlement ne s’applique pas aux services qui ne sont pas des services intermédiaires ou aux exigences imposées au titre de tels services, que ces services soient ou non fournis par le biais d’un service intermédiaire.

3. Le présent règlement s’entend sans préjudice des règles établies par les actes suivants:

a)

la directive 2000/31/CE;

b)

la directive 2010/13/UE;

c)

le droit de l’Union sur le droit d’auteur et les droits voisins, en particulier la directive (UE) 2019/790 sur le droit d’auteur et les droits voisins dans le marché unique numérique;

d)

le règlement (UE) 2021/784 relatif à la lutte contre la diffusion des contenus à caractère terroriste en ligne;

e)

le règlement (UE) …/… relatif aux injonctions européennes de production et de conservation de preuves électroniques en matière pénale, et la directive (UE) …/… établissant des règles harmonisées concernant la désignation de représentants légaux aux fins de la collecte de preuves en matière pénale [directive «preuves électroniques» une fois adoptée];

f)

le règlement (UE) 2019/1148;

g)

le règlement (UE) 2019/1150;

h)

le droit de l’Union en matière de protection des consommateurs et de sécurité des produits, notamment le règlement (UE) 2017/2394, le règlement (UE) 2019/1020 et la directive 2001/95/CE sur la sécurité générale des produits;

i)

le droit de l’Union en matière de protection des données à caractère personnel, en particulier le règlement (UE) 2016/679 et la directive 2002/58/CE.

j)

la directive (UE) 2019/882;

k)

la directive (UE) 2018/1972;

l)

la directive 2013/11/UE.

4. Au plus tard le [12 mois après l’entrée en vigueur du présent règlement], la Commission publie des orientations concernant la relation entre le présent règlement et les actes juridiques énumérés à l’article 1 bis, paragraphe 3.

Amendement 107

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point a

Texte proposé par la Commission

Amendement

(a)

«services de la société de l’information», des services au sens de l’article 1er, paragraphe 1, point b), de la directive (UE) 2015/1535;

a)

«services de la société de l’information», des services définis à l’article 1er, paragraphe 1, point b), de la directive (UE) 2015/1535;

Amendement 108

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point b

Texte proposé par la Commission

Amendement

b)

«bénéficiaire du service», toute personne morale ou physique utilisant le service intermédiaire concerné;

b)

«bénéficiaire du service», toute personne morale ou physique utilisant le service intermédiaire concerné afin de demander des informations ou de les rendre accessibles ;

Amendement 109

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point c

Texte proposé par la Commission

Amendement

(c)

«consommateur», toute personne physique agissant à des fins qui n’entrent pas dans le cadre de son activité commerciale, industrielle ou libérale;

c)

«consommateur», toute personne physique agissant à des fins qui n’entrent pas dans le cadre de son activité commerciale, industrielle , artisanale ou libérale;

Amendement 110

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point d — partie introductive

Texte proposé par la Commission

Amendement

(d)

«fournir des services à l’intérieur de l’Union», permettre aux personnes physiques ou morales dans un ou plusieurs États membres d’utiliser les services du fournisseur de services de la société de l’information qui a un lien substantiel avec l’Union; un tel lien substantiel avec l’Union est réputé exister lorsque le fournisseur de services dispose d’un établissement dans l’Union; dans le cas contraire, l’appréciation d’un lien substantiel se fonde sur des critères factuels spécifiques, tels que:

d)

«fournir des services à l’intérieur de l’Union», permettre aux personnes physiques ou morales dans un ou plusieurs États membres d’utiliser les services d’un fournisseur de services de la société de l’information qui a un lien substantiel avec l’Union;

Amendement 111

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point d — tiret 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

un nombre significatif d’utilisateurs dans un ou plusieurs États membres; ou

supprimé

Amendement 112

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point d — tiret 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

le ciblage des activités sur un ou plusieurs États membres.

supprimé

Amendement 113

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point d bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

d bis)

«lien substantiel avec l’Union», le lien entre un fournisseur et un ou plusieurs États membres, résultant soit de son établissement dans l’Union, soit, à défaut d’un tel établissement, du fait que le fournisseur dirige ses activités vers un ou plusieurs États membres;

Amendement 114

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point e

Texte proposé par la Commission

Amendement

(e)

«professionnel», toute personne physique, ou toute personne morale, qu’elle soit publique ou privée, qui agit, y compris par l’intermédiaire d’une personne agissant en son nom ou pour son compte, aux fins qui entrent dans le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale;

e)

«professionnel», toute personne physique, ou toute personne morale, qu’elle soit publique ou privée, qui agit, y compris par l’intermédiaire d’une personne agissant en son nom ou pour son compte, aux fins qui entrent directement dans le cadre de son activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale;

Amendement 115

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point f — tiret 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

un service de «simple transport» consistant à transmettre, sur un réseau de communication, des informations fournies par un bénéficiaire du service ou à fournir un accès au réseau de communication;

un service de «simple transport» consistant à transmettre, sur un réseau de communication, des informations fournies par un bénéficiaire du service ou à fournir un accès au réseau de communication , notamment aux services fonctionnels auxiliaires techniques ;

Amendement 116

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point f — tiret 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

un service de «mise en cache» consistant à transmettre, sur un réseau de communication, des informations fournies par un bénéficiaire du service, impliquant le stockage automatique, intermédiaire et temporaire de cette information dans le seul but de rendre plus efficace la transmission ultérieure de l’information à la demande d’autres bénéficiaires;

un service de «mise en cache» consistant à transmettre, sur un réseau de communication, des informations fournies par un bénéficiaire du service, impliquant le stockage automatique, intermédiaire et temporaire de cette information , effectué dans le seul but de rendre plus efficace la transmission ultérieure de l’information à la demande d’autres bénéficiaires;

Amendement 117

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point g

Texte proposé par la Commission

Amendement

(g)

«contenu illicite», toute information qui en soi ou de par sa référence à une activité, y compris la vente de produits ou la prestation de services, n’est pas conforme au droit de l’Union ou au droit d’un État membre, quel qu’en soit l’objet précis ou la nature précise;

g)

«contenu illicite», toute information ou activité, y compris la vente de produits ou la prestation de services, qui n’est pas conforme au droit de l’Union ou au droit d’un État membre, quel qu’en soit l’objet précis ou la nature précise;

Amendement 118

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point h

Texte proposé par la Commission

Amendement

(h)

«plateforme en ligne», tout fournisseur de service d’hébergement qui, à la demande d’un bénéficiaire du service, stocke et diffuse au public des informations, à moins que cette activité ne soit une caractéristique mineure et purement accessoire d’un autre service qui, pour des raisons objectives et techniques, ne peut être utilisée sans cet autre service, et pour autant que l’intégration de cette caractéristique à l’autre service ne soit pas un moyen de contourner l’applicabilité du présent règlement.

h)

«plateforme en ligne», tout fournisseur de service d’hébergement qui, à la demande d’un bénéficiaire du service, stocke et diffuse au public des informations, à moins que cette activité ne soit une caractéristique mineure ou purement accessoire d’un autre service ou d’une autre fonctionnalité du service principal qui, pour des raisons objectives et techniques, ne peut être utilisée sans cet autre service, et pour autant que l’intégration de cette caractéristique ou de cette fonctionnalité à l’autre service ne soit pas un moyen de contourner l’applicabilité du présent règlement;

Amendement 119

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point k

Texte proposé par la Commission

Amendement

(k)

«interface en ligne», tout logiciel, y compris un site internet ou une section de site internet, et des applications, notamment des applications mobiles;

k)

«interface en ligne», tout logiciel, y compris un site internet ou une section de site internet, et des applications, notamment des applications mobiles , qui permet aux bénéficiaires du service d’accéder et d’interagir avec le service intermédiaire pertinent ;

Amendement 120

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point k bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

k bis)

«signaleur de confiance», une entité qui s’est vu attribuer ce statut par un coordinateur pour les services numériques;

Amendement 121

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point n

Texte proposé par la Commission

Amendement

(n)

«publicité», les informations destinées à promouvoir le message d’une personne morale ou physique, qu’elles aient des visées commerciales ou non commerciales, et affichées par une plateforme en ligne sur son interface en ligne, moyennant rémunération, dans le but spécifique de promouvoir ces informations ;

n)

«publicité», les informations destinées à promouvoir le message d’une personne morale ou physique et diffusées à cette fin , qu’elles aient des visées commerciales ou non commerciales, et affichées par une plateforme en ligne sur son interface en ligne, moyennant rémunération, précisément en échange de la promotion de ce message ;

Amendement 122

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point n bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

n bis)

«rémunération», une compensation économique consistant en un paiement direct ou indirect pour le service fourni, y compris lorsque le fournisseur de services intermédiaires ne reçoit pas de compensation directe du bénéficiaire du service ou lorsque ce dernier fournit des données au fournisseur de services, hormis lorsque ces données sont recueillies à la seule fin de satisfaire aux exigences légales;

Amendement 123

Proposition de règlement

Article 2 — paragraphe 1 — point o

Texte proposé par la Commission

Amendement

(o)

«système de recommandation», un système entièrement ou partiellement automatisé utilisé par une plateforme en ligne pour suggérer dans son interface en ligne des informations spécifiques aux bénéficiaires du service, notamment à la suite d’une recherche lancée par le bénéficiaire ou en déterminant de toute autre manière l’ordre relatif d’importance des informations affichées;

o)

«système de recommandation», un système entièrement ou partiellement automatisé utilisé par une plateforme en ligne pour suggérer , hiérarchiser ou organiser dans son interface en ligne des informations spécifiques aux bénéficiaires du service, notamment à la suite d’une recherche lancée par le bénéficiaire ou en déterminant de toute autre manière l’ordre relatif d’importance des informations affichées;

Amendement 124

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point p

Texte proposé par la Commission

Amendement

(p)

«modération des contenus», les activités entreprises par les fournisseurs de services intermédiaires destinées à détecter et à repérer les contenus illicites ou les informations incompatibles avec leurs conditions générales, fournis par les bénéficiaires du service, et à lutter contre ces contenus ou informations, y compris les mesures prises qui ont une incidence sur la disponibilité, la visibilité et l’accessibilité de ces contenus illicites ou informations, telles que leur rétrogradation, leur retrait ou le fait de les rendre inaccessibles, ou sur la capacité du bénéficiaire à fournir ces informations, telles que la suppression ou la suspension du compte d’un utilisateur;

p)

«modération des contenus», les activités entreprises par les fournisseurs de services intermédiaires , par des moyens automatisés ou non, destinées à détecter et à repérer les contenus illicites ou les informations incompatibles avec leurs conditions générales, fournis par les bénéficiaires du service, et à lutter contre ces contenus ou informations, y compris les mesures prises qui ont une incidence sur la disponibilité, la visibilité et l’accessibilité de ces contenus illicites ou informations, telles que leur rétrogradation, leur retrait , leur déréférencement, leur démonétisation ou le fait de les rendre inaccessibles, ou sur la capacité du bénéficiaire à fournir ces informations, telles que la suppression ou la suspension du compte d’un utilisateur;

Amendement 125

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point q

Texte proposé par la Commission

Amendement

(q)

«conditions générales», toutes les conditions générales ou spécifications, quelle que soit leur dénomination ou leur forme, qui régissent la relation contractuelle entre le fournisseur de services intermédiaires et les bénéficiaires des services.

q)

«conditions générales», toutes les conditions générales ou spécifications du fournisseur du service , quelle que soit leur dénomination ou leur forme, qui régissent la relation contractuelle entre le fournisseur de services intermédiaires et les bénéficiaires des services.

Amendement 126

Proposition de règlement

Article 2 — alinéa 1 — point q bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

q bis)

«personnes handicapées», les personnes handicapées au sens de l’article 3, point 1, de la directive (UE) 2019/882.

Amendement 127

Proposition de règlement

Article 3 — paragraphe 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

3. Le présent article n’affecte pas la possibilité, pour une juridiction ou une autorité administrative, conformément aux systèmes juridiques des États membres, d’exiger du fournisseur qu’il mette un terme à une infraction ou qu’il prévienne une infraction.

3. Le présent article n’affecte pas la possibilité, pour une autorité judiciaire ou administrative, conformément aux systèmes juridiques des États membres, d’exiger du fournisseur qu’il mette un terme à une infraction ou qu’il prévienne une infraction.

Amendement 128

Proposition de règlement

Article 4 — paragraphe 1 — partie introductive

Texte proposé par la Commission

Amendement

1. En cas de fourniture d’un service de la société de l’information consistant à transmettre, sur un réseau de communication, des informations fournies par un bénéficiaire du service, le fournisseur n’est pas responsable du stockage automatique, intermédiaire et temporaire de cette information fait dans le seul but de rendre plus efficace la transmission ultérieure de l’information à la demande d’autres bénéficiaires du service, à condition que:

1. En cas de fourniture d’un service de la société de l’information consistant à transmettre, sur un réseau de communication, des informations fournies par un bénéficiaire du service, le fournisseur n’est pas responsable du stockage automatique, intermédiaire et temporaire de cette information fait dans le seul but de rendre plus efficace ou sûre la transmission ultérieure de l’information à la demande d’autres bénéficiaires du service, à condition que le fournisseur :

Amendement 129

Proposition de règlement

Article 4 — paragraphe 1 — point a

Texte proposé par la Commission

Amendement

(a)

le fournisseur ne modifie pas l’information;

a)

ne modifie pas l’information;

Amendement 130

Proposition de règlement

Article 4 — paragraphe 1 — point b

Texte proposé par la Commission

Amendement

(b)

le fournisseur se conforme aux conditions d’accès à l’information;

b)

se conforme aux conditions d’accès aux informations;

Amendement 131

Proposition de règlement

Article 4 — paragraphe 1 — point c

Texte proposé par la Commission

Amendement

(c)

le fournisseur se conforme aux règles concernant la mise à jour de l’information, indiquées d’une manière largement reconnue et utilisées par les entreprises;

c)

se conforme aux règles concernant la mise à jour de l’information, indiquées d’une manière largement reconnue et utilisées par les entreprises;

Amendement 132

Proposition de règlement

Article 4 — paragraphe 1 — point d

Texte proposé par la Commission

Amendement

(d)

le fournisseur n’entrave pas l’utilisation licite de la technologie, largement reconnue et utilisée par les entreprises, dans le but d’obtenir des données sur l’utilisation de l’information; et

d)

n’entrave pas l’utilisation licite de la technologie, largement reconnue et utilisée par les entreprises, dans le but d’obtenir des données sur l’utilisation de l’information; et

Amendement 133

Proposition de règlement

Article 4 — paragraphe 1 — point e

Texte proposé par la Commission

Amendement

(e)

le fournisseur agisse promptement pour retirer l’information qu’il a stockée ou pour en rendre l’accès impossible dès qu’il a effectivement connaissance du fait que l’information à l’origine de la transmission a été retirée du réseau ou que l’accès à l’information a été rendu impossible, ou du fait qu’une juridiction ou une autorité administrative a ordonné de retirer l’information ou d’en rendre l’accès impossible.

e)

agisse promptement pour retirer l’information qu’il a stockée ou pour en rendre l’accès impossible dès qu’il a effectivement connaissance du fait que l’information à l’origine de la transmission a été retirée du réseau ou du fait que l’accès à l’information a été rendu impossible, ou du fait qu’une juridiction ou une autorité administrative a ordonné de retirer l’information ou d’en rendre l’accès impossible.

Amendement 134

Proposition de règlement

Article 4 — paragraphe 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

2. Le présent article n’affecte pas la possibilité, pour une juridiction ou une autorité administrative, conformément aux systèmes juridiques des États membres, d’exiger du fournisseur qu’il mette un terme à une infraction ou qu’il prévienne une infraction.

2. Le présent article n’affecte pas la possibilité, pour une autorité judiciaire ou administrative, conformément aux systèmes juridiques des États membres, d’exiger du fournisseur qu’il mette un terme à une infraction ou qu’il prévienne une infraction.

Amendement 135

Proposition de règlement

Article 5 — paragraphe 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

3. Le paragraphe 1 ne s’applique pas en ce qui concerne la responsabilité au titre de la législation relative à la protection des consommateurs applicable aux plateformes en ligne permettant aux consommateurs de conclure des contrats à distance avec des professionnels lorsqu’une plateforme en ligne présente l’information spécifique ou permet de toute autre manière la transaction spécifique en question de telle sorte qu’un consommateur moyen et normalement informé peut être amené à croire que les informations, le produit ou service faisant l’objet de la transaction sont fournis soit directement par la plateforme en ligne, soit par un bénéficiaire du service agissant sous son autorité ou son contrôle.

3. Le paragraphe 1 ne s’applique pas en ce qui concerne la responsabilité au titre de la législation relative à la protection des consommateurs applicable aux plateformes en ligne permettant aux consommateurs de conclure des contrats à distance avec des professionnels lorsqu’une plateforme en ligne présente l’information spécifique ou permet de toute autre manière la transaction spécifique en question de telle sorte qu’un consommateur peut être amené à croire que les informations, le produit ou service faisant l’objet de la transaction sont fournis soit directement par la plateforme en ligne, soit par un bénéficiaire du service agissant sous son autorité ou son contrôle.

Amendement 136

Proposition de règlement

Article 5 — paragraphe 4

Texte proposé par la Commission

Amendement

4. Le présent article n’affecte pas la possibilité, pour une juridiction ou une autorité administrative, conformément aux systèmes juridiques des États membres, d’exiger du fournisseur qu’il mette un terme à une infraction ou qu’il prévienne une infraction.

4. Le présent article n’affecte pas la possibilité, pour une autorité judiciaire ou administrative, conformément aux systèmes juridiques des États membres, d’exiger du fournisseur qu’il mette un terme à une infraction ou qu’il prévienne une infraction.

Amendement 137

Proposition de règlement

Article 6 — paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les fournisseurs de services intermédiaires ne sont pas réputés inéligibles aux exemptions de responsabilité prévues aux articles 3, 4 et 5 du simple fait qu’ils procèdent de leur propre initiative à des enquêtes volontaires ou exécutent d’autres activités destinées à détecter, repérer et supprimer des contenus illicites, ou à en rendre l’accès impossible, ou qu’ils prennent les mesures nécessaires pour se conformer aux exigences du droit de l’Union, y compris celles établies dans le présent règlement.

1. Les fournisseurs de services intermédiaires ne sont pas réputés inéligibles aux exemptions de responsabilité prévues aux articles 3, 4 et 5 du simple fait qu’ils procèdent de leur propre initiative à des enquêtes volontaires ou prennent des mesures destinées à détecter, repérer et supprimer des contenus illicites, ou à en rendre l’accès impossible, ou qu’ils prennent les mesures nécessaires pour se conformer aux exigences du droit national et du droit de l’Union, y compris la Charte et les exigences établies dans le présent règlement.

Amendement 138

Proposition de règlement

Article 6 — paragraphe 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

1 bis. Les fournisseurs de services intermédiaires veillent à ce que les enquêtes volontaires d’initiative propre et les mesures prises conformément au paragraphe 1 soient effectives et spécifiques. Ces enquêtes d’initiative propre et ces mesures sont accompagnées de garanties appropriées, telles qu’une supervision humaine, une documentation, ou toutes mesures supplémentaires visant à garantir et à démontrer que ces enquêtes et mesures sont précises, non discriminatoires, proportionnées et transparentes et qu’elles n’entraînent pas une suppression excessive de contenu. Les fournisseurs de services intermédiaires font tout leur possible pour faire en sorte que, lorsque des moyens automatisés sont utilisés, la technologie soit suffisamment fiable pour limiter autant que possible le taux d’erreur lorsque des informations sont considérées à tort comme des contenus illicites.

Amendement 139

Proposition de règlement

Article 7 — paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

Les fournisseurs de services intermédiaires ne sont soumis à aucune obligation générale de surveiller les informations qu’ils transmettent ou stockent, ou de rechercher activement des faits ou des circonstances révélant des activités illicites.

1. Les fournisseurs de services intermédiaires ne sont soumis à aucune obligation générale , de jure ou de facto, par des moyens automatisés ou non, de surveiller les informations qu’ils transmettent ou stockent, ou de rechercher activement des faits ou des circonstances révélant des activités illicites ou de surveiller le comportement de personnes physiques .

Amendement 140

Proposition de règlement

Article 7 — paragraphe 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

1 bis. Les fournisseurs de services intermédiaires ne sont pas tenus d’utiliser des outils automatisés de modération de contenu ou de surveillance du comportement de personnes physiques.

Amendement 141

Proposition de règlement

Article 7 — paragraphe 1 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

1 ter. Les États membres n’empêchent pas les fournisseurs de services intermédiaires de proposer des services chiffrés de bout en bout.

Amendement 142

Proposition de règlement

Article 7 — paragraphe 1 quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

1 quater. Les États membres n’imposent pas aux fournisseurs de services intermédiaires une obligation générale de limiter l’utilisation anonyme de leurs services. Les États membres n’obligent pas les fournisseurs de services intermédiaires à conserver de manière générale et indifférenciée les données à caractère personnel des bénéficiaires de leurs services. La conservation ciblée des données d’un bénéficiaire précis est ordonnée par une autorité judiciaire conformément au droit de l’Union ou au droit national.

Amendement 520/rev

Proposition de règlement

Article 7 — paragraphe 1 quinquies (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

1 quinquies. Sans préjudice du règlement (UE) 2016/679 et de la directive 2002/58/CE, les fournisseurs de services font des efforts raisonnables pour permettre l’utilisation et le paiement de ces services sans collecter les données à caractère personnel des destinataires.

Amendement 143

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

1. Lorsqu’un fournisseur de services intermédiaires reçoit une injonction d’agir contre un élément de contenu illicite spécifique , émise par les autorités judiciaires ou administratives nationales pertinentes, sur la base du droit national ou de l’Union applicable, conformément au droit de l’Union, il informe dans les meilleurs délais l’autorité émettrice de l’effet donné à l’injonction, en précisant la nature de l’action qui a été entreprise et à quel moment elle l’a été.

1. Lorsqu’un fournisseur de services intermédiaires reçoit au moyen de canaux de communication sécurisés une injonction d’agir contre un ou plusieurs éléments de contenu illicite spécifiques , émise par les autorités judiciaires ou administratives nationales pertinentes, sur la base du droit national ou de l’Union applicable, conformément au droit de l’Union, il informe dans les meilleurs délais l’autorité émettrice de l’effet donné à l’injonction, en précisant la nature des actions qui ont été entreprises et à quel moment elles l’ont été.

Amendement 144

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 — point a — tiret - 1 (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

une référence à la base juridique justifiant l’injonction;

Amendement 145

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 — point a — tiret 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

un exposé des motifs expliquant pourquoi les informations constituent du contenu illicite, en référence à la disposition spécifique de l’Union ou du droit national enfreinte ;

un exposé des motifs suffisamment détaillé expliquant pourquoi les informations constituent du contenu illicite, en référence à la disposition spécifique de l’Union ou du droit national , conformément au droit de l’Union ;

Amendement 146

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 — point a — tiret 1 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

l’identification de l’autorité émettrice, y compris la date, l’horodatage et la signature électronique de l’autorité, qui permet au bénéficiaire d’authentifier l’injonction, et les coordonnées d’une personne de contact au sein de ladite autorité;

Amendement 147

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 — point a — tiret 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

une ou plusieurs adresses URL exactes et, le cas échéant, des informations complémentaires permettant de repérer le contenu illicite concerné;

une indication claire de l’adresse électronique exacte de ces informations, telle que le(s) URL exact(s), le cas échéant, ou lorsque l’adresse électronique exacte ne peut pas être précisément déterminée, une ou plusieurs adresses URL exactes et, le cas échéant, des informations complémentaires permettant de repérer le contenu illicite concerné;

Amendement 148

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 — point a — tiret 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

des informations relatives aux voies de recours dont disposent le fournisseur du service et le bénéficiaire du service ayant fourni le contenu;

des informations facilement compréhensibles relatives aux mécanismes de recours dont disposent le fournisseur du service et le bénéficiaire du service ayant fourni le contenu , notamment les délais de recours ;

Amendement 149

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 — point a — tiret 3 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

lorsque cela est nécessaire et proportionné, la décision de ne pas divulguer d’informations relatives au retrait du contenu ou au blocage de l’accès à celui-ci pour des raisons de sécurité publique, comme la prévention, la recherche, la détection et la poursuite d’infractions graves pour une durée qui n’excède pas six semaines à compter de ladite décision;

Amendement 150

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 — point b

Texte proposé par la Commission

Amendement

(b)

le champ d’application territorial de l’injonction, sur la base des règles applicables de l’Union et du droit national, y compris de la Charte, et, le cas échéant, des principes généraux du droit international, est limité à ce qui est strictement nécessaire pour que l’objectif de l’injonction soit atteint;

b)

le champ d’application territorial de l’injonction, sur la base des règles applicables de l’Union et du droit national conformément au droit de l’Union , y compris de la Charte, et, le cas échéant, des principes généraux du droit international, est limité à ce qui est strictement nécessaire pour que l’objectif de l’injonction soit atteint; le champ d’application territorial de l’injonction est limité au territoire de État membre qui l’a émise, à moins que le caractère illicite du contenu découle directement du droit de l’Union ou que les droits en jeu nécessitent un champ d’application territorial plus large, conformément au droit de l’Union et au droit international;

Amendement 151

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 — point c

Texte proposé par la Commission

Amendement

(c)

l’injonction est rédigée dans la langue déclarée par le fournisseur et est envoyée au point de contact, désigné par le fournisseur, conformément à l’article 10.

c)

l’injonction est rédigée dans la langue déclarée par le fournisseur et est envoyée au point de contact, désigné par le fournisseur, conformément à l’article 10 , ou dans une des langues officielles de l’État membre qui émet l’injonction contre l’élément de contenu illicite spécifique; dans ce cas, le point de contact du fournisseur du service peut demander à l’autorité compétente de fournir une traduction dans la langue déclarée par le fournisseur;

Amendement 152

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 — point c bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

c bis)

l’injonction est conforme à l’article 3 de la directive 2000/31/CE;

Amendement 153

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 — point c ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

c ter)

lorsque plusieurs fournisseurs de services intermédiaires sont responsables de l’hébergement des éléments de contenu illicite spécifiques, l’injonction est adressée au fournisseur le plus approprié qui dispose de la capacité technique et opérationnelle d’agir contre les éléments spécifiques.

Amendement 154

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

2 bis. La Commission adopte des actes d’exécution conformément à l’article 70, après consultation du comité, visant à élaborer un modèle et un formulaire spécifiques pour les injonctions visées au paragraphe 1.

Amendement 155

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

2 ter. Les fournisseurs de services intermédiaires qui ont reçu une injonction ont droit à un recours effectif. Le coordinateur de l’État membre d’établissement pour les services numériques peut choisir d’intervenir au nom du fournisseur dans toute procédure de recours, d’appel ou autre procédure juridique en rapport avec l’injonction.

Le coordinateur de l’État membre d’établissement pour les services numériques peut demander à l’autorité qui a émis l’injonction de retirer ou d’abroger l’injonction ou d’adapter le champ d’application territorial de l’injonction à ce qui est strictement nécessaire. Lorsqu’une telle demande est rejetée, le coordinateur de l’État membre d’établissement pour les services numériques a le droit de demander l’annulation, la cessation ou l’adaptation de l’effet de l’injonction auprès des autorités judiciaires des États membres qui ont émis l’injonction. Ces procédures sont menées à bien dans les meilleurs délais.

Amendement 156

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 quater (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

2 quater. Si le fournisseur est dans l’impossibilité de se conformer à l’injonction de retrait, car cette dernière contient des erreurs manifestes ou ne contient pas les informations suffisantes pour son exécution, il en informe dans les meilleurs délais l’autorité judiciaire ou administrative qui a émis l’injonction, en demandant les clarifications nécessaires.

Amendement 157

Proposition de règlement

Article 8 — paragraphe 2 quinquies (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement