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AccueilDroit européen52022AP0216
Avis institutionnel52022AP0216

Avis institutionnel — 52022AP0216

CELEX52022AP0216
TypeAvis institutionnel
Datejeudi 19 mai 2022

Texte intégral

16.12.2022

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 479/89


P9_TA(2022)0216

Niveau minimum d'imposition pour les groupes multinationaux *

Résolution législative du Parlement européen du 19 mai 2022 sur la proposition de directive du Conseil relative à la mise en place d’un niveau minimum d’imposition mondial pour les groupes multinationaux dans l’Union (COM(2021)0823 — C9-0040/2022 — 2021/0433(CNS))

(Procédure législative spéciale — consultation)

(2022/C 479/12)

Le Parlement européen,

—

vu la proposition de la Commission au Conseil (COM(2021)0823),

—

vu l’article 115 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, conformément auquel il a été consulté par le Conseil (C9-0040/2022),

—

vu l’article 82 de son règlement intérieur,

—

vu le rapport de la commission des affaires économiques et monétaires (A9-0140/2022),

1.

approuve la proposition de la Commission telle qu’amendée;

2.

invite la Commission à modifier en conséquence sa proposition, conformément à l’article 293, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne;

3.

invite le Conseil, s’il entend s’écarter du texte approuvé par le Parlement, à en informer celui-ci;

4.

demande au Conseil de le consulter à nouveau, s’il entend modifier de manière substantielle la proposition de la Commission;

5.

charge sa Présidente de transmettre la position du Parlement au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux parlements nationaux.

Amendement 1

Proposition de directive

Considérant 6

Texte proposé par la Commission

Amendement

(6)

Il est nécessaire de mettre en œuvre le modèle de règles GloBE approuvé par les États membres de manière qu’il reste aussi proche que possible de l’accord global. La présente directive reprend fidèlement le contenu et la structure du modèle de règles GloBE. Pour assurer la compatibilité avec le droit primaire de l’Union, et plus précisément avec la liberté d’établissement, les règles de la présente directive devraient s’appliquer tant aux entités ayant leur résidence dans un État membre qu’aux entités non résidentes appartenant à une entité mère située dans cet État membre. La présente directive devrait également s’appliquer aux groupes purement nationaux, de très grande envergure. Ainsi, le cadre juridique serait conçu de façon à éviter tout risque de discrimination entre les situations transfrontières et les situations nationales. Toutes les entités, y compris l’entité mère appliquant la RDIR, qui sont situées dans un État membre à faible imposition seraient soumises à l’impôt complémentaire. De même, les entités constitutives de la même entité mère qui sont situées dans un autre État membre, où l’imposition est faible, seraient soumises à l’impôt complémentaire.

(6)

Il est nécessaire de mettre en œuvre le modèle de règles GloBE approuvé par les États membres de manière qu’il reste aussi proche que possible de l’accord global. Le succès de l’accord dépendra entièrement d’une mise en œuvre transparente et cohérente au sein de l’Union et à l’échelle mondiale. La présente directive reprend d’une manière générale le contenu et la structure du modèle de règles GloBE , mais diverge sur certains aspects, notamment en ce qui concerne l’application de certaines règles dans l’Union . Pour assurer la compatibilité avec le droit primaire de l’Union, et plus précisément avec la liberté d’établissement, les règles de la présente directive devraient s’appliquer tant aux entités ayant leur résidence dans un État membre qu’aux entités non résidentes appartenant à une entité mère située dans cet État membre. La présente directive devrait également s’appliquer aux groupes purement nationaux, de très grande envergure. Ainsi, le cadre juridique serait conçu de façon à éviter tout risque de discrimination entre les situations transfrontières et les situations nationales. Toutes les entités, y compris l’entité mère appliquant la RDIR, qui sont situées dans un État membre à faible imposition seraient soumises à l’impôt complémentaire. De même, les entités constitutives de la même entité mère qui sont situées dans un autre État membre, où l’imposition est faible, seraient soumises à l’impôt complémentaire.

Amendement 2

Proposition de directive

Considérant 7

Texte proposé par la Commission

Amendement

(7)

S’il est nécessaire de faire en sorte de décourager les pratiques d’évasion fiscale, il convient d’éviter les incidences négatives sur les petites EMN opérant sur le marché intérieur. À cette fin, la présente directive devrait s’appliquer uniquement aux entités situées dans l’Union qui sont membres de groupes d’EMN ou de groupes nationaux de grande envergure qui atteignent le seuil annuel d’au moins 750 000 000 EUR de chiffre d’affaires consolidé. Ce seuil serait compatible avec le seuil des règles fiscales internationales existantes, telles que les règles relatives à la déclaration par pays (9). Les entités relevant du champ d’application de la présente directive sont appelées «entités constitutives». Certaines entités devraient être exclues du champ d’application compte tenu de leur objet et de leur statut particuliers. Les entités exclues seraient celles qui ne poursuivent pas de but lucratif et exercent des activités d’intérêt général et qui, pour ces raisons, ne sont pas susceptibles d’être soumises à l’impôt dans l’État membre où elles sont situées. Pour protéger ces intérêts spécifiques, il est nécessaire d’exclure du champ d’application de la directive les entités publiques, les organisations internationales, les organisations à but non lucratif et les fonds de pension. Les fonds d’investissement et les véhicules d’investissement immobilier devraient également être exclus du champ d’application lorsqu’ils se trouvent au sommet de la chaîne de détention, étant donné que, pour ces «entités transparentes localement», les revenus perçus sont imposés au niveau des entités détentrices.

(7)

S’il est nécessaire de faire en sorte de décourager les pratiques d’évasion fiscale, il convient d’éviter les incidences négatives sur les petites EMN opérant sur le marché intérieur. À cette fin, la présente directive devrait s’appliquer uniquement aux entités situées dans l’Union qui sont membres de groupes d’EMN ou de groupes nationaux de grande envergure qui atteignent le seuil annuel de 750 000 000 EUR de chiffre d’affaires consolidé. Ce seuil serait compatible avec le seuil des règles fiscales internationales existantes, telles que les règles relatives à la déclaration par pays (9) , et devrait donc être respecté par tous les États membres. La Commission devrait vérifier comment les États membres appliquent le modèle de règles GloBE aux petites entités et la manière dont ils le font, et prendre les mesures appropriées s’ils les appliquent d’une manière contraire aux principes du droit de l’Union ou qui porte atteinte à l’intégrité du marché intérieur . Les entités relevant du champ d’application de la présente directive sont appelées «entités constitutives». Certaines entités devraient être exclues du champ d’application compte tenu de leur objet et de leur statut particuliers. Les entités exclues seraient celles qui ne poursuivent pas de but lucratif et exercent des activités d’intérêt général et qui, pour ces raisons, ne sont pas susceptibles d’être soumises à l’impôt dans l’État membre où elles sont situées. Pour protéger ces intérêts spécifiques, il est nécessaire d’exclure du champ d’application de la directive les entités publiques, les organisations internationales, les organisations à but non lucratif et les fonds de pension. Les fonds d’investissement et les véhicules d’investissement immobilier devraient également être exclus du champ d’application lorsqu’ils se trouvent au sommet de la chaîne de détention, étant donné que, pour ces «entités transparentes localement», les revenus perçus sont imposés au niveau des entités détentrices.

Amendement 3

Proposition de directive

Considérant 13

Texte proposé par la Commission

Amendement

(13)

Pour que les États membres puissent bénéficier des recettes provenant de l’impôt complémentaire prélevé auprès des entités constitutives faiblement imposées situées sur leur territoire, il faudrait qu’ils aient la possibilité de choisir de mettre en œuvre un régime d’impôt complémentaire national. Les entités constitutives d’un groupe d’EMN situées dans un État membre qui a choisi de mettre en œuvre des règles équivalentes à la RDIR et à la RPII dans son propre système fiscal national devraient verser l’impôt complémentaire à cet État membre. Bien que les États membres disposent d’une certaine latitude dans la mise en œuvre technique de leur régime d’impôt complémentaire national, ce régime devrait garantir l’imposition effective minimum du bénéfice ou de la perte admissibles des entités constitutives d’une manière identique ou équivalente à la RDIR et à la RPII de la présente directive .

(13)

Pour que les États membres puissent bénéficier des recettes provenant de l’impôt complémentaire prélevé auprès des entités constitutives faiblement imposées situées sur leur territoire, il faudrait qu’ils aient la possibilité de mettre en œuvre un régime d’impôt complémentaire national. Les entités constitutives d’un groupe d’EMN situées dans un État membre qui a choisi de mettre en œuvre des règles équivalentes à la RDIR et à la RPII dans son propre système fiscal national devraient verser l’impôt complémentaire à cet État membre. Bien que les États membres disposent d’une certaine latitude dans la mise en œuvre technique de l’impôt complémentaire national, le groupe «Code de conduite (fiscalité des entreprises)» du Conseil devrait surveiller attentivement l’application dudit impôt. La Commission devrait apporter son aide à cet égard .

Amendement 4

Proposition de directive

Considérant 14

Texte proposé par la Commission

Amendement

(14)

Pour garantir une approche proportionnée, cette mise en œuvre devrait prendre en considération certaines situations spécifiques dans lesquelles les risques de BEPS sont réduits. La directive devrait par conséquent comprendre une exception liée à la substance fondée sur les frais de personnel et sur la valeur des actifs corporels dans une juridiction donnée. Cela permettrait de traiter, dans une certaine mesure, les situations dans lesquelles un groupe d’EMN ou un groupe national de grande envergure exerce des activités économiques nécessitant une présence matérielle dans une juridiction à faible imposition, étant donné que, dans ce cas, il est peu probable que les pratiques de BEPS se développent. Le cas particulier des groupes d’EMN dont les activités internationales sont en phase de démarrage devrait également être pris en considération, afin de ne pas décourager le développement d’activités transfrontières de groupes d’EMN bénéficiant d’une faible imposition dans leur juridiction nationale, où ils exercent principalement leurs activités. Par conséquent, les activités nationales faiblement imposées de ces groupes devraient être exclues de l’application des règles pendant une période transitoire de cinq ans, et pour autant que le groupe d’EMN n’ait pas d’entités constitutives dans plus de six autres juridictions. Pour garantir l’égalité de traitement des groupes nationaux de grande envergure, le résultat provenant des activités de ces groupes devrait également être exclu pendant une période transitoire de cinq ans.

(14)

Pour garantir une approche proportionnée, cette mise en œuvre devrait prendre en considération certaines situations spécifiques dans lesquelles les risques de BEPS sont réduits. La directive devrait par conséquent comprendre une exception liée à la substance fondée sur les frais de personnel et sur la valeur des actifs corporels dans une juridiction donnée. Cela permettrait de traiter, dans une certaine mesure, les situations dans lesquelles un groupe d’EMN ou un groupe national de grande envergure exerce des activités économiques nécessitant une présence matérielle dans une juridiction à faible imposition, étant donné que, dans ce cas, il est peu probable que les pratiques de BEPS se développent. Le cas particulier des groupes d’EMN dont les activités internationales sont en phase de démarrage devrait également être pris en considération, afin de ne pas décourager le développement d’activités transfrontières de groupes d’EMN bénéficiant d’une faible imposition dans leur juridiction nationale, où ils exercent principalement leurs activités. Par conséquent, les activités nationales faiblement imposées de ces groupes devraient être exclues de l’application des règles pendant une période transitoire de trois ans, et pour autant que le groupe d’EMN n’ait pas d’entités constitutives dans plus de six autres juridictions. Pour garantir l’égalité de traitement des groupes nationaux de grande envergure, le résultat provenant des activités de ces groupes devrait également être exclu pendant une période transitoire de trois ans.

Amendement 5

Proposition de directive

Considérant 16

Texte proposé par la Commission

Amendement

(16)

Pour parvenir à un équilibre entre les objectifs de la réforme visant à mettre en place un niveau minimum d’imposition mondial, d’une part, et la charge administrative pour les administrations fiscales et les contribuables, d’autre part , la présente directive devrait prévoir une exclusion de minimis pour les groupes d’EMN ou les groupes nationaux de grande envergure dont le chiffre d’affaires moyen est inférieur à 10 000 000 EUR et dont le bénéfice ou la perte admissibles moyens sont inférieurs à 1 000 000 EUR dans une juridiction. Ces groupes d’EMN ou groupes nationaux de grande envergure ne devraient pas payer d’impôt complémentaire même si leur taux effectif d’imposition est inférieur au taux minimum d’imposition dans cette juridiction.

(16)

Conformément à l’accord conclu par le cadre inclusif de l’OCDE/G20 sur le BEPS , la présente directive prévoit une exclusion de minimis pour les groupes d’EMN ou les groupes nationaux de grande envergure dont le chiffre d’affaires moyen est inférieur à 10 000 000 EUR et dont le bénéfice ou la perte admissibles moyens sont inférieurs à 1 000 000 EUR dans une juridiction. Ces groupes d’EMN ou groupes nationaux de grande envergure ne devraient pas payer d’impôt complémentaire même si leur taux effectif d’imposition est inférieur au taux minimum d’imposition dans cette juridiction.

Amendement 6

Proposition de directive

Considérant 18

Texte proposé par la Commission

Amendement

(18)

Pour une application efficace du système, il est essentiel que les procédures soient coordonnées au niveau du groupe. Il sera nécessaire de mettre en place un système garantissant que les informations circulent sans entrave au sein du groupe d’EMN et vers les administrations fiscales où les entités constitutives sont situées. La responsabilité première du dépôt de la déclaration d’information devrait incomber à l’entité constitutive elle-même. Une dispense de cette responsabilité devrait toutefois s’appliquer lorsque le groupe d’EMN a désigné une autre entité pour déposer et transmettre la déclaration d’information. Il pourrait s’agir soit d’une entité locale, soit d’une entité d’une autre juridiction ayant conclu un accord entre autorités compétentes avec l’État membre de l’entité constitutive. Au cours des douze premiers mois suivant son entrée en vigueur, la Commission devrait réexaminer la présente directive au regard de l’accord relatif aux exigences en matière de déclaration conclu par le cadre inclusif au titre du cadre pour la mise en œuvre des règles GloBE. Compte tenu des ajustements de conformité requis par ce système, les groupes qui entrent pour la première fois dans le champ d’application de la présente directive devraient bénéficier d’un délai de 18 mois pour se conformer aux obligations d’information.

(18)

Pour une application efficace du système, il est essentiel que les procédures soient coordonnées au niveau du groupe. Il sera nécessaire de mettre en place un système garantissant que les informations circulent sans entrave au sein du groupe d’EMN et vers les administrations fiscales où les entités constitutives sont situées. La responsabilité première du dépôt de la déclaration d’information devrait incomber à l’entité constitutive elle-même. Une dispense de cette responsabilité devrait toutefois s’appliquer lorsque le groupe d’EMN a désigné une autre entité pour déposer et transmettre la déclaration d’information. Il pourrait s’agir soit d’une entité locale, soit d’une entité d’une autre juridiction ayant conclu un accord entre autorités compétentes avec l’État membre de l’entité constitutive. Au cours des douze premiers mois suivant son entrée en vigueur, la Commission devrait réexaminer la présente directive , par la voie d’actes délégués pertinents, au regard de l’accord relatif aux exigences en matière de déclaration conclu par le cadre inclusif au titre du cadre pour la mise en œuvre des règles GloBE. Compte tenu des ajustements de conformité requis par ce système, les groupes qui entrent pour la première fois dans le champ d’application de la présente directive devraient bénéficier d’un délai de 18 mois pour se conformer aux obligations d’information.

Amendement 7

Proposition de directive

Considérant 19

Texte proposé par la Commission

Amendement

(19)

Compte tenu des avantages de la transparence dans le domaine fiscal, le fait qu’un volume important d’informations sera déposé auprès des autorités fiscales de toutes les juridictions participantes est encourageant. Les groupes d’EMN relevant du champ d’application de la présente directive devraient être tenus de fournir des informations complètes et détaillées sur leurs bénéfices et leur taux effectif d’imposition dans chaque juridiction où ils ont des entités constitutives. On peut s’attendre à ce qu’une communication d’informations aussi étendue renforce la transparence.

(19)

Compte tenu des avantages de la transparence dans le domaine fiscal, le fait qu’un volume important d’informations sera déposé auprès des autorités fiscales de toutes les juridictions participantes est encourageant. Les groupes d’EMN relevant du champ d’application de la présente directive devraient être tenus de fournir des informations complètes et détaillées sur leurs bénéfices et leur taux effectif d’imposition dans chaque juridiction où ils ont des entités constitutives. On peut s’attendre à ce qu’une communication d’informations aussi étendue renforce la transparence. L’amélioration de la transparence dans la publication des données financières est profitable aux administrations fiscales et apporte une plus grande sécurité aux contribuables. Dans ce contexte, la directive 2011/16/UE (1 bis) du Conseil jouera un rôle en facilitant la mise en œuvre de la présente directive et la future révision de la directive 2011/16/UE fera l’objet d’une analyse d’impact à réaliser avant le 31 décembre 2022.

Amendement 8

Proposition de directive

Considérant 19 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(19 bis)

Les mesures potentiellement préjudiciables et susceptibles d’entraîner des distorsions qui visent à compenser l’augmentation potentielle de l’impôt sur les sociétés devraient faire l’objet d’un suivi; la communication de la Commission sur l’application des règles relatives aux aides d’État aux mesures relevant de la fiscalité directe des entreprises devrait être mise à jour si nécessaire.

Amendement 9

Proposition de directive

Considérant 19 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(19 ter)

Le groupe «Code de conduite (fiscalité des entreprises)» du Conseil devrait surveiller d’une manière régulière l’évolution des normes comptables et leur application dans le cadre d’un niveau minimum d’imposition. Si nécessaire, il devrait faire des propositions pour adapter les règles de détermination des bénéfices. La Commission devrait apporter son aide à cet égard.

Amendement 10

Proposition de directive

Considérant 20

Texte proposé par la Commission

Amendement

(20)

L’efficacité et l’équité de la réforme visant à mettre en place un niveau minimum d’imposition mondial dépendent en grande partie de sa mise en œuvre dans le monde entier. Il sera donc essentiel que tous les grands partenaires commerciaux de l’Union appliquent soit une RDIR qualifiée, soit un ensemble équivalent de règles prévoyant une imposition minimum. Dans ce contexte, et à l’appui de la sécurité juridique et de l’efficacité des règles relatives au niveau minimum d’imposition mondial, il importe de préciser davantage les conditions dans lesquelles les règles mises en œuvre dans une juridiction de pays tiers ne transposant pas les règles de l’accord global peuvent être reconnues comme équivalentes à une RDIR qualifiée. À cet effet, la présente directive devrait prévoir une évaluation, par la Commission, des critères d’équivalence sur la base de certains paramètres, ainsi qu’une liste des juridictions de pays tiers satisfaisant aux critères d’équivalence. Cette liste serait modifiée, par voie d’acte délégué, à la suite de toute évaluation ultérieure du cadre juridique mis en œuvre par une juridiction de pays tiers dans son droit interne.

(20)

L’efficacité et l’équité de la réforme visant à mettre en place un niveau minimum d’imposition mondial dépendent en grande partie de sa mise en œuvre rapide et uniforme dans le monde entier et par les États membres d’ici à la fin 2023 . Il sera donc essentiel que tous les grands partenaires commerciaux de l’Union appliquent soit une RDIR qualifiée, soit un ensemble équivalent de règles prévoyant une imposition minimum. Dans ce contexte, et à l’appui de la sécurité juridique et de l’efficacité des règles relatives au niveau minimum d’imposition mondial, il importe de préciser davantage les conditions dans lesquelles les règles mises en œuvre dans une juridiction de pays tiers ne transposant pas les règles de l’accord global peuvent être reconnues comme équivalentes à une RDIR qualifiée. À cet effet, la présente directive devrait prévoir une première évaluation, par la Commission, des critères d’équivalence sur la base de certains paramètres, ainsi qu’une liste des juridictions de pays tiers satisfaisant aux critères d’équivalence , en temps utile . Cette liste serait modifiée, par voie d’acte délégué, à la suite de toute évaluation ultérieure du cadre juridique mis en œuvre par une juridiction de pays tiers dans son droit interne. La mise en œuvre de la présente directive nécessitera l’intensification des échanges d’informations entre les juridictions des États membres et des pays tiers. À cet effet, la directive 2011/16/UE devrait être réexaminée conformément aux futurs travaux de l’OCDE relatifs à un accord entre autorités compétentes qui doit être élaboré d’ici à la fin 2022.

Amendement 11

Proposition de directive

Considérant 21 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(21 bis)

Le modèle de règles GloBE sera probablement modifié, en particulier les règles relatives aux régimes de protection qui visent à simplifier les exigences en matière de déclaration pour les entités constitutives. La présente directive devrait assurer la mise en place de garanties adéquates pour le contrôle de ces entités. Il convient donc de déléguer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes conformément à l’article 290 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne afin de veiller à ce que la présente directive reste conforme aux engagements internationaux des États membres.

Amendement 12

Proposition de directive

Considérant 23 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(23 bis)

La présente directive prévoit une clause de réexamen afin de garantir que l’application de la directive soit correctement évaluée cinq ans après son entrée en vigueur. Ce réexamen devrait évaluer et réexaminer les progrès réalisés dans la mise en œuvre au niveau mondial de l’accord de l’OCDE/du modèle de règles GloBE ainsi que certaines exonérations et dérogations, notamment en ce qui concerne les régimes d’imposition des distributions et l’exclusion de bénéfices liée à la substance, la pertinence du seuil pour les groupes d’EMN et les grandes entreprises nationales dans le champ d’application et l’incidence sur les recettes fiscales des pays en développement. Dans le cadre de ce réexamen, les modifications apportées au modèle de règles GloBE pourraient également être intégrées au droit de l’Union si nécessaire.

Amendement 13

Proposition de directive

Considérant 24 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

(24 bis)

Dans le contexte du cadre inclusif de l’OCDE/G20 sur le BEPS, le «pilier 2» comprend, outre deux règles destinées à être transposées dans les législations fiscales nationales, une règle conventionnelle, à savoir la règle d’assujettissement à l’impôt (RAI), qui permet aux juridictions de la source un droit d’imposition limité sur certains paiements entre parties liées imposés à un taux inférieur au taux minimum. La Commission devrait recommander aux États membres de modifier les conventions fiscales bilatérales qu’ils ont signées avec des pays à faible revenu afin d’inclure cette règle.

Amendement 14

Proposition de directive

Article 4 — paragraphe 1 — alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

Une entité constitutive autre qu’une entité transparente localement est réputée être située dans la juridiction où elle est considérée comme résidente fiscale en vertu de son siège de direction, de son lieu de création ou d’autres critères similaires.

Une entité constitutive autre qu’une entité transparente localement est réputée être située dans la juridiction où elle est considérée comme résidente fiscale en vertu de son siège de direction effective, c’est-à-dire du lieu où sont prises les principales décisions de gestion et décisions commerciales qui sont nécessaires à la conduite des activités , de son lieu de création ou d’autres critères similaires qui reflètent des activités économiques réelles conformément à la présente directive et au modèle de règles GloBE .

Amendement 15

Proposition de directive

Article 4 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

Article 4 bis

Règles de lutte contre l’évasion fiscale

1. Aux fins du calcul de l’impôt complémentaire, les États membres ne prennent pas en compte tout montage ou toute série de montages qui, ayant été mis(e) en place essentiellement dans le but d’obtenir un avantage fiscal qui va à l’encontre de l’objet ou de la finalité de la présente directive, n’est pas authentique compte tenu de l’ensemble des faits et circonstances pertinents. Un montage peut comporter plusieurs étapes ou parties.

2. Aux fins du paragraphe 1, un montage ou une série de montages est considéré(e) comme non authentique lorsqu’il ou elle n’est pas mis(e) en place pour des motifs commerciaux valables qui reflètent des activités économiques réelles.

3. Un montage ou une série de montages qui n’est pas pris(e) en compte au titre du paragraphe 1 est traité(e), aux fins du calcul de l’assiette imposable, en fonction de sa substance économique.

4. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 52 afin de fixer des règles plus détaillées visant à lutter contre l’évasion fiscale, en tenant compte en particulier des modifications futures du modèle de règles GloBE.

Amendement 16

Proposition de directive

Article 10 — paragraphe 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

3. Lorsque le montant de l’impôt complémentaire national qualifié pris en considération pour calculer l’impôt complémentaire pour la juridiction conformément à l’article 26 au titre d’une année fiscale n’a pas été acquitté intégralement dans les trois années fiscales suivantes , le montant de l’impôt complémentaire national impayé est ajouté à l’impôt complémentaire pour la juridiction calculé conformément à l’article 26, paragraphe 3.

3. Lorsque le montant de l’impôt complémentaire national qualifié pris en considération pour calculer l’impôt complémentaire pour la juridiction conformément à l’article 26 au titre d’une année fiscale n’a pas été acquitté intégralement dans l’année fiscale suivante , le montant de l’impôt complémentaire national impayé est ajouté à l’impôt complémentaire pour la juridiction calculé conformément à l’article 26, paragraphe 3.

Amendement 17

Proposition de directive

Article 13 — paragraphe 8 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

8 bis. La Commission peut, par voie d’actes d’exécution, préciser davantage le sens des termes utilisés aux paragraphes 5 et 6 du présent article. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 52 bis.

Amendement 18

Proposition de directive

Article 13 — paragraphe 8 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

8 ter. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 52 afin de modifier la formule prévue au paragraphe 5 du présent article, de manière à tenir compte des modifications correspondantes du modèle de règles GloBE.

Amendement 19

Proposition de directive

Article 15 — paragraphe 11 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

11 bis. La Commission peut adopter des actes délégués conformément à l’article 52 afin de modifier les définitions établies au paragraphe 1 du présent article ou de modifier l’un des éléments pour lesquels des ajustements sont prévus aux paragraphes 2, 3, 6, 7, 10 et 11 du présent article, notamment pour tenir compte des modifications futures du modèle de règles GloBE.

Amendement 20

Proposition de directive

Article 19 — paragraphe 3 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

3 bis. La Commission peut, par voie d’actes d’exécution, préciser davantage le sens des termes utilisés au paragraphe 1 du présent article. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 52 bis.

Amendement 21

Proposition de directive

Article 21 — paragraphe 7 — alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

Une charge d’impôts différés qui n’est pas payée ou annulée au cours des cinq années fiscales ultérieures est régularisée dans la mesure où elle a été prise en compte dans le montant total de l’ajustement pour impôt différé d’une entité constitutive.

Une charge d’impôts différés qui n’est pas payée ou annulée au cours des trois années fiscales ultérieures est régularisée dans la mesure où elle a été prise en compte dans le montant total de l’ajustement pour impôt différé d’une entité constitutive.

Amendement 22

Proposition de directive

Article 21 — paragraphe 7 — alinéa 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

Le montant de l’impôt différé passif régularisé, déterminé au titre de l’année fiscale, est réputé minorer l’impôt concerné de la cinquième année fiscale précédente et le taux effectif d’imposition et l’impôt complémentaire au titre cette année fiscale sont recalculés conformément à l’article 28, paragraphe 1.

Le montant de l’impôt différé passif régularisé, déterminé au titre de l’année fiscale, est réputé minorer l’impôt concerné de la troisième année fiscale précédente et le taux effectif d’imposition et l’impôt complémentaire au titre cette année fiscale sont recalculés conformément à l’article 28, paragraphe 1.

Amendement 23

Proposition de directive

Article 21 — paragraphe 8 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

8 bis. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 52 afin de modifier tout élément auquel se rapporte une charge d’impôt non soumise à régularisation au titre du paragraphe 8 du présent article, en tenant compte en particulier des modifications futures du modèle de règles GloBE.

Amendement 24

Proposition de directive

Article 27 — paragraphe 9 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

9 bis. La Commission peut, par voie d’actes d’exécution, préciser davantage le sens des termes utilisés dans les définitions énoncées au paragraphe 1 du présent article. Ces actes d’exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d’examen visée à l’article 52 bis.

Amendement 25

Proposition de directive

Article 29 — paragraphe 5 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

5 bis. La Commission peut adopter des actes délégués conformément à l’article 52 afin de modifier les montants visés au paragraphe 1 du présent article, en tenant compte en particulier des modifications futures du modèle de règles GloBE.

Amendement 26

Proposition de directive

Article 31 — paragraphe 4 — partie introductive

Texte proposé par la Commission

Amendement

4. Lorsqu’un groupe d’EMN unique se scinde en deux groupes ou plus (chacun constituant alors un «groupe résultant de la scission»), le seuil de chiffre d’affaires consolidé est présumé être atteint par chaque groupe résultant de la scission s’il déclare:

4. Lorsqu’un groupe d’EMN unique se scinde en deux groupes ou plus (chacun constituant alors un «groupe résultant de la scission»), le seuil de chiffre d’affaires consolidé est présumé être atteint par chaque groupe résultant de la scission pendant au moins six ans à compter de la scission, s’il déclare:

Amendement 27

Proposition de directive

Article 41 — paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

1. L’entité constitutive déclarante peut exercer une option selon laquelle une entité détentrice de titres d’une entité d’investissement peut appliquer une méthode de distribution imposable à l’égard de son titre de participation dans l’entité d’investissement, à condition que cette entité détentrice de titres ne soit pas une entité d’investissement et que l’on puisse raisonnablement s’attendre à ce qu’elle soit soumise à un impôt sur les distributions de l’entité d’investissement à un taux d’imposition égal ou supérieur au taux minimum d’imposition.

1. L’entité constitutive déclarante peut exercer une option selon laquelle une entité détentrice de titres d’une entité d’investissement ou d’une entité d’investissement d’assurance peut appliquer une méthode de distribution imposable à l’égard de son titre de participation dans l’entité d’investissement, à condition que cette entité détentrice de titres ne soit pas une entité d’investissement et que l’on puisse raisonnablement s’attendre à ce qu’elle soit soumise à un impôt sur les distributions de l’entité d’investissement à un taux d’imposition égal ou supérieur au taux minimum d’imposition.

Amendement 28

Proposition de directive

Article 42 — paragraphe 2 — alinéa 2 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

Lorsqu’aucune entité constitutive n’a été désignée par les autres entités constitutives du groupe d’EMN, l’entité locale désignée chargée de déposer la déclaration d’information pour l’impôt complémentaire est la plus grande entité du groupe d’EMN située dans le même État membre en termes de chiffre d’affaires annuel au cours des deux dernières années consécutives.

Amendement 29

Proposition de directive

Article 42 — paragraphe 7 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

7 bis. Le Conseil, statuant à l’unanimité sur proposition de la Commission et après avis du Parlement européen, arrête les mesures nécessaires pour mettre en œuvre les obligations de dépôt de déclaration prévues par la présente directive et assurer l’échange d’informations nécessaire.

Amendement 30

Proposition de directive

Article 47 — paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

1. L’impôt complémentaire dû par une entité mère ultime située dans un État membre conformément à l’article 5, paragraphe 2, est ramené à zéro au cours des cinq premières années de la phase de démarrage des activités internationales du groupe d’EMN, nonobstant les obligations énoncées au chapitre V.

1. L’impôt complémentaire dû par une entité mère ultime située dans un État membre conformément à l’article 5, paragraphe 2, est ramené à zéro au cours des trois premières années de la phase de démarrage des activités internationales du groupe d’EMN, nonobstant les obligations énoncées au chapitre V.

Amendement 31

Proposition de directive

Article 47 — paragraphe 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

2. Lorsque l’entité mère ultime d’un groupe d’EMN est située dans une juridiction de pays tiers, l’impôt complémentaire dû par une entité constitutive située dans un État membre conformément à l’article 13, paragraphe 2, est ramené à zéro au cours des cinq premières années de la phase de démarrage des activités internationales du groupe d’EMN, nonobstant les obligations énoncées au chapitre V.

2. Lorsque l’entité mère ultime d’un groupe d’EMN est située dans une juridiction de pays tiers, l’impôt complémentaire dû par une entité constitutive située dans un État membre conformément à l’article 13, paragraphe 2, est ramené à zéro au cours des trois premières années de la phase de démarrage des activités internationales du groupe d’EMN, nonobstant les obligations énoncées au chapitre V.

Amendement 32

Proposition de directive

Article 47 — paragraphe 4 — alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

La période de cinq années fiscales visée aux paragraphes 1 et 2 commence à compter du début de l’année fiscale durant laquelle le groupe d’EMN entre pour la première fois dans le champ d’application de la présente directive.

La période de trois années fiscales visée aux paragraphes 1 et 2 commence à compter du début de l’année fiscale durant laquelle le groupe d’EMN entre pour la première fois dans le champ d’application de la présente directive.

Amendement 33

Proposition de directive

Article 47 — paragraphe 4 — alinéa 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

Pour les groupes d’EMN qui relèvent du champ d’application de la présente directive lors de son entrée en vigueur, la période de cinq ans visée au paragraphe 1 commence le 1er janvier 2023.

Pour les groupes d’EMN qui relèvent du champ d’application de la présente directive lors de son entrée en vigueur, la période de trois ans visée au paragraphe 1 commence le 1er janvier 2023.

Amendement 34

Proposition de directive

Article 47 — paragraphe 4 — alinéa 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

Pour les groupes d’EMN qui relèvent du champ d’application de la présente directive lors de son entrée en vigueur, la période de cinq ans visée au paragraphe 2 commence le 1er janvier 2024.

Pour les groupes d’EMN qui relèvent du champ d’application de la présente directive lors de son entrée en vigueur, la période de trois ans visée au paragraphe 2 commence le 1er janvier 2024.

Amendement 35

Proposition de directive

Article 50 — paragraphe 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

1. L’impôt complémentaire dû par une entité mère ultime située dans un État membre conformément à l’article 49, est ramené à zéro au cours des cinq premières années fiscales, à compter du premier jour de l’année fiscale durant laquelle le groupe national de grande envergure entre pour la première fois dans le champ d’application de la présente directive.

1. L’impôt complémentaire dû par une entité mère ultime située dans un État membre conformément à l’article 49, est ramené à zéro au cours des trois premières années fiscales, à compter du premier jour de l’année fiscale durant laquelle le groupe national de grande envergure entre pour la première fois dans le champ d’application de la présente directive.

Amendement 36

Proposition de directive

Article 50 — paragraphe 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

2. Pour les groupes nationaux de grande envergure qui relèvent du champ d’application de la présente directive lors de son entrée en vigueur, la période de cinq ans susmentionnée commence le 1er janvier 2023.

supprimé

Amendement 37

Proposition de directive

Article 52 — paragraphe 2

Texte proposé par la Commission

Amendement

2. Le pouvoir d’adopter les actes délégués visés à l’article 51, paragraphe 3, est conféré à la Commission pour une durée indéterminée à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente directive.

2. Le pouvoir d’adopter les actes délégués visés à l’article 4 bis, paragraphe 4, à l’article 13, paragraphe 8 ter, à l’article 15, paragraphe 11 bis, à l’article 21, paragraphe 8 bis, à l’article 29, paragraphe 5 bis et à l’article 51, paragraphe 3, est conféré à la Commission pour une durée indéterminée à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente directive.

Amendement 38

Proposition de directive

Article 52 — paragraphe 3

Texte proposé par la Commission

Amendement

3. La délégation de pouvoir visée à l’article 51, paragraphe 3, peut être révoquée à tout moment par le Conseil. La décision de révocation met fin à la délégation de pouvoir qui y est précisée. La révocation prend effet le jour suivant celui de la publication de ladite décision au Journal officiel de l’Union européenne ou à une date ultérieure qui est précisée dans ladite décision. Elle ne porte pas atteinte à la validité des actes délégués déjà en vigueur.

3. La délégation de pouvoir visée à l’article 4 bis, paragraphe 4, à l’article 13, paragraphe 8 ter, à l’article 15, paragraphe 11 bis, à l’article 21, paragraphe 8 bis, à l’article 29, paragraphe 5 bis et à l’article 51, paragraphe 3, peut être révoquée à tout moment par le Conseil. La décision de révocation met fin à la délégation de pouvoir qui y est précisée. La révocation prend effet le jour suivant celui de la publication de ladite décision au Journal officiel de l’Union européenne ou à une date ultérieure qui est précisée dans ladite décision. Elle ne porte pas atteinte à la validité des actes délégués déjà en vigueur.

Amendement 39

Proposition de directive

Article 52 — paragraphe 5

Texte proposé par la Commission

Amendement

5. Un acte délégué adopté en vertu de l’article 51, paragraphe 3, n’entre en vigueur que si le Conseil n’a pas exprimé d’objections dans un délai de deux mois à compter de la notification de cet acte au Conseil ou si, avant l’expiration de ce délai, le Conseil a informé la Commission de son intention de ne pas exprimer d’objections. Ce délai est prolongé de deux mois à l’initiative du Conseil.

5. Un acte délégué adopté en vertu de l’article 4 bis, paragraphe 4, de l’article 13, paragraphe 8 ter, de l’article 15, paragraphe 11 bis, de l’article 21, paragraphe 8 bis, de l’article 29, paragraphe 5 bis et de l’article 51, paragraphe 3, n’entre en vigueur que si le Conseil n’a pas exprimé d’objections dans un délai de deux mois à compter de la notification de cet acte au Conseil ou si, avant l’expiration de ce délai, le Conseil a informé la Commission de son intention de ne pas exprimer d’objections Ce délai est prolongé de deux mois à l’initiative du Conseil.

Amendement 40

Proposition de directive

Article 52 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

Article 52 bis

Comité

1. La Commission est assistée par un comité. Ledit comité est un comité au sens du règlement (UE) no 182/2011.

2. Lorsqu’il est fait référence au présent paragraphe, l’article 5 du règlement (UE) no 182/2011 s’applique.

Amendement 41

Proposition de directive

Article 53 — alinéa 1

Texte proposé par la Commission

Amendement

Le Parlement européen est informé de l’adoption d’actes délégués par la Commission, de toute objection formulée à l’égard de ces actes et de la révocation d’une délégation de pouvoirs par le Conseil.

Le Parlement européen est informé de l’adoption d’actes délégués par la Commission, de toute objection formulée à l’égard de ces actes et de la révocation d’une délégation de pouvoirs par le Conseil , en temps utile .

Amendement 42

Proposition de directive

Article 53 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

Article 53 bis

Réexamen

Au plus tard le… [cinq ans après l’entrée en vigueur de la présente directive], la Commission réexamine l’application de la présente directive et fait rapport au Conseil sur son fonctionnement. Le rapport examine s’il est nécessaire de modifier la présente directive à la lumière des changements et de l’évolution du contexte fiscal international, en particulier en ce qui concerne la mise en œuvre du modèle de règles GloBE en dehors de l’Union et le développement d’autres approches unilatérales en vue d’une imposition minimale effective des groupes d’EMN. Il devrait en outre accorder une attention particulière à l’utilisation des exonérations et des dérogations et à leur incidence sur la cohérence au sein du marché intérieur.

Le rapport évalue l’incidence de la disposition relative à l’inclusion des bénéfices liée à la substance, de la mise en œuvre de l’impôt complémentaire national qualifié facultatif et du traitement des régimes d’imposition des distributions sur l’efficacité de la garantie d’un niveau d’imposition minimal effectif.

Le rapport examine les incidences de la directive sur les recettes des pays les moins avancés et sur les recettes fiscales des États membres, sur les décisions d’investissement des entreprises, ainsi que sur la compétitivité de l’Union dans l’économie mondiale. Il évalue l’incidence d’une réduction du seuil pour les groupes d’EMN et les grandes entreprises nationales. Le cas échéant, le rapport est accompagné d’une proposition législative.

Amendement 43

Proposition de directive

Article 53 ter (nouveau)

Texte proposé par la Commission

Amendement

Article 53 ter

Clause de délimitation

1. La présente directive n’affecte pas l’application par les États membres des dispositions nationales ou conventionnelles visant à préserver un niveau plus élevé de protection des bases d’imposition nationales pour l’impôt sur les sociétés en ce qui concerne la règle relative aux sociétés étrangères contrôlées au sens de l’article 7 de la directive (UE) 2016/1164 du Conseil (1 bis) , notamment lorsque la règle plus stricte relative aux sociétés étrangères contrôlées suit les recommandations du rapport final de 2015 sur l’action 3 du projet OCDE/G20 sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices.

2. La présente directive n’affecte pas l’application des dispositions nationales relatives à d’autres formes d’imposition minimale des groupes ou sociétés nationaux.


(9) Directive (UE) 2016/881 du Conseil du 25 mai 2016 modifiant la directive 2011/16/UE en ce qui concerne l’échange automatique et obligatoire d’informations dans le domaine fiscal (JO L 146 du 3.6.2016, p. 8) [DAC 4].

(9) Directive (UE) 2016/881 du Conseil du 25 mai 2016 modifiant la directive 2011/16/UE en ce qui concerne l’échange automatique et obligatoire d’informations dans le domaine fiscal (JO L 146 du 3.6.2016, p. 8) [DAC 4].

(1 bis) Directive 2011/16/UE du Conseil du 15 février 2011 relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal et abrogeant la directive 77/799/CEE (JO L 64 du 11.3.2011, p. 1).

(1 bis) Directive (UE) 2016/1164 du Conseil du 12 juillet 2016 établissant des règles pour lutter contre les pratiques d’évasion fiscale qui ont une incidence directe sur le fonctionnement du marché intérieur (JO L 193 du 19.7.2016, p. 1).


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