| CELEX | 52022AR0417 |
| Type | Avis institutionnel |
| Date | jeudi 30 juin 2022 |
| 30.9.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 375/64 |
Avis du Comité européen des régions sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil sur la performance énergétique des bâtiments
(2022/C 375/09)
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I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENTS
Amendement 1
Considérant 6
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les bâtiments représentent 40 % de la consommation énergétique finale de l’Union et 36 % des émissions de gaz à effet de serre liées à l’énergie. Par conséquent, la réduction de la consommation d’énergie, conformément au principe de primauté de l’efficacité énergétique énoncé à l’article 3 [DEE révisée] et défini à l’article 2, paragraphe 18, du règlement (UE) 2018/1999 du Parlement européen et du Conseil et l’utilisation d’énergie produite à partir de sources renouvelables dans le secteur du bâtiment constituent des mesures importantes qui sont nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La réduction de la consommation d’énergie et l’utilisation accrue d’énergie produite à partir de sources renouvelables ont également un rôle non négligeable à jouer dans la réduction de la dépendance énergétique de l’Union, dans la promotion de la sécurité des approvisionnements en énergie, dans les développements technologiques et dans la création d’emplois et le développement régional, en particulier dans les îles et les zones rurales. | Les bâtiments représentent 39 % de la consommation énergétique finales de l’Union , répartis en 28 % de consommation opérationnelle et 11 % de consommation liée aux matériaux et à la construction (carbone intrinsèque), et 36 % des émissions de gaz à effet de serre liées à l’énergie. Par conséquent, la réduction de la demande d’énergie, de matériaux et de terres ainsi que de la consommation d’énergie, conformément au principe de primauté de l’efficacité énergétique énoncé à l’article 3 [DEE révisée] et défini à l’article 2, paragraphe 18, du règlement (UE) 2018/1999 du Parlement européen et du Conseil et l’utilisation d’énergie produite à partir de sources renouvelables dans le secteur du bâtiment constituent des mesures importantes qui sont nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La réduction de la demande d’énergie, de matériaux et de terres ainsi que de la consommation d’énergie et l’utilisation accrue d’énergie produite à partir de sources renouvelables ont également un rôle non négligeable à jouer dans la réduction de la dépendance de l’Union en matière d’énergie et de matériaux , dans la promotion de la sécurité des approvisionnements en énergie et en matériaux , dans les développements technologiques et dans la création d’emplois et le développement régional, en particulier dans les îles et les zones rurales. |
Exposé des motifs
L’amendement proposé vise à ajouter une référence plus explicite à la circularité.
Amendement 2
Considérant 7
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les bâtiments sont à l’origine d’émissions de gaz à effet de serre avant, pendant et après leur vie utile. La vision d’un parc de bâtiments décarboné à l’horizon 2050 va au-delà de l’accent actuel sur les émissions de gaz à effet de serre liées à l’exploitation. Il convient donc de prendre progressivement en compte les émissions des bâtiments sur l’ensemble de leur cycle de vie, en commençant par les bâtiments neufs. Les bâtiments constituent des banques de matériaux importantes, un réservoir de ressources pour de nombreuses décennies, et les choix de conception influent fortement sur les émissions tout au long du cycle de vie des bâtiments neufs et rénovés. La performance des bâtiments tout au long de leur vie devrait être prise en compte non seulement pour les nouvelles constructions, mais aussi pour les rénovations, par l’inclusion de politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur tout le cycle de vie dans les plans nationaux de rénovation des bâtiments. | Les bâtiments sont à l’origine d’émissions de gaz à effet de serre avant, pendant et après leur vie utile. La vision d’un parc de bâtiments décarboné à l’horizon 2050 va au-delà de l’accent actuel sur les émissions de gaz à effet de serre liées à l’exploitation. À partir de maintenant, il convient donc de prendre en compte tant les émissions des bâtiments neufs que celles des bâtiments existants qui ont été rénovés . Les bâtiments constituent des banques de matériaux importantes, un réservoir de ressources pour de nombreuses décennies, et les choix de conception influent fortement sur les émissions tout au long du cycle de vie des bâtiments neufs et rénovés. La performance des bâtiments tout au long de leur vie devrait être prise en compte non seulement pour les nouvelles constructions, mais aussi pour les rénovations, par l’inclusion de politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur tout le cycle de vie dans les plans nationaux de rénovation des bâtiments. Il est essentiel que les collectivités locales et régionales soient associées au processus d’élaboration de ces politiques pour garantir que la transition s’opère à tous les niveaux. |
Exposé des motifs
Si l’on n’inclut pas les bâtiments existants, l’objectif de neutralité climatique sera hors de portée.
Amendement 3
Considérant 8
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La réduction au minimum des émissions de gaz à effet de serre sur tout le cycle de vie des bâtiments nécessitent une utilisation efficace des ressources et la circularité. Elle peut être combinée à la conversion d’une partie du parc immobilier en puits de carbone temporaire. | La réduction au minimum des émissions de gaz à effet de serre sur tout le cycle de vie des bâtiments nécessite des politiques de suffisance qui éliminent dès le départ la demande d’énergie, de matériaux, de terres et d’eau, une utilisation efficace des ressources et la circularité. Elle peut être combinée à la conversion d’une partie du parc immobilier en puits de carbone temporaire. Pour parvenir à des émissions intrinsèques nulles, il faudrait réduire, réutiliser et optimiser les matériaux, concevoir des sites de séquestration du carbone et avoir recours à des matériaux qui séquestrent du carbone. |
Exposé des motifs
La suffisance énergétique constitue une stratégie très efficace pour atteindre les objectifs climatiques. Il y a également lieu de tenir compte des émissions intrinsèques.
Amendement 4
Considérant 9
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le potentiel de réchauffement mondial sur tout le cycle de vie indique la contribution globale des bâtiments aux émissions responsables du changement climatique. Il regroupe les émissions de gaz à effet de serre incluses dans les produits de construction avec les émissions directes et indirectes pendant la phase d’utilisation. L’obligation de calculer le potentiel de réchauffement mondial sur tout le cycle de vie des bâtiments neufs constitue donc une première étape vers la prise en considération de la performance des bâtiments sur tout leur cycle de vie et vers une économie circulaire. | Le potentiel de réchauffement mondial sur tout le cycle de vie indique la contribution globale des bâtiments aux émissions responsables du changement climatique. Il regroupe les émissions de gaz à effet de serre incluses dans les produits de construction avec les émissions directes et indirectes pendant la phase d’utilisation. L’obligation de calculer le potentiel de réchauffement mondial sur tout le cycle de vie des bâtiments neufs et des bâtiments existants lorsque ces derniers font l’objet d’une rénovation constitue donc une première étape vers la prise en considération de la performance des bâtiments sur tout leur cycle de vie et vers une économie circulaire. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 5
Considérant 10
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les bâtiments sont à l’origine d’environ la moitié des émissions primaires de particules fines (PM 2,5 ) dans l’UE, responsables de décès et de maladies. L’ amélioration de la performance énergétique des bâtiments peut et devrait réduire en parallèle les émissions de polluants, conformément à la directive (UE) 2016/2284 du Parlement européen et du Conseil (1). | Les bâtiments sont à l’origine d’environ la moitié des émissions primaires de particules fines (PM 2,5 ) dans l’UE, responsables de décès et de maladies. La réduction de la demande d’énergie et de matériaux et l’ amélioration de la performance énergétique des bâtiments peut et devrait réduire en parallèle les émissions de polluants, conformément à la directive (UE) 2016/2284 du Parlement européen et du Conseil (1) , et contribuer de ce fait à l’ambition zéro pollution . |
Exposé des motifs
L’amendement proposé vise à ajouter une référence plus explicite à la circularité et à l’absence de pollution.
Amendement 6
Considérant 11
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les mesures destinées à améliorer encore la performance énergétique des bâtiments devraient tenir compte des conditions climatiques, y compris l’adaptation au changement climatique, des particularités locales, ainsi que de l’environnement climatique intérieur et du rapport coût/efficacité. Ces mesures ne devraient pas influer sur d’autres exigences concernant les bâtiments, telles que l’accessibilité, la sécurité incendie et sismique et l’affectation prévue du bâtiment. | Les mesures destinées à minimiser la demande en énergie et en matériaux et à améliorer encore la performance énergétique des bâtiments devraient tenir compte des conditions climatiques, y compris l’adaptation au changement climatique, des particularités locales, ainsi que de l’environnement climatique intérieur et du rapport coût/efficacité , lequel devrait prendre en compte les effets externes sur l’environnement, la société et la santé, en tirant le meilleur parti des mesures disponibles au niveau des quartiers . Ces mesures ne devraient pas influer sur d’autres exigences concernant les bâtiments, telles que l’accessibilité, la sécurité incendie et sismique et l’affectation prévue du bâtiment. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 7
Nouveau considérant 11
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Des mesures de suffisance qui éliminent dès le départ la demande d’énergie, de matériaux, de terres et d’eau pour les bâtiments devraient être envisagées tout au long du cycle de vie des bâtiments, y compris lors de la phase de conception, de la phase opérationnelle et de la fin de vie des bâtiments. Ces mesures devraient donner la priorité à la réaffectation des bâtiments existants non utilisés plutôt qu’à la construction de nouveaux bâtiments, au développement de quartiers compacts plutôt qu’à l’étalement urbain, aux solutions passives de chauffage et de refroidissement plutôt qu’aux solutions mécaniques, à la réutilisation des matériaux de construction plutôt qu’à l’acquisition de nouveaux matériaux et enfin, à une meilleure gestion des bâtiments existants. Les États membres, en coopération avec les collectivités locales et régionales, devraient définir, dans leurs plans de rénovation des bâtiments, des politiques et des mesures visant à éliminer dès le départ la demande d’énergie, de matériaux, de terres et d’eau tout au long du cycle de vie des bâtiments, lors de la phase de conception, de la phase opérationnelle et de la fin de vie des bâtiments. |
Exposé des motifs
La suffisance énergétique constitue une stratégie très efficace pour atteindre les objectifs climatiques.
Amendement 8
Considérant 13
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres devraient fixer des exigences minimales pour la performance énergétique des bâtiments et des éléments de bâtiment en vue d’atteindre l’équilibre optimal en fonction des coûts entre les investissements à consentir et les dépenses énergétiques économisées sur la durée de vie du bâtiment , sans remettre en cause le droit des États membres de fixer des exigences minimales assurant une efficacité énergétique supérieure aux niveaux d’efficacité énergétique optimaux en fonction des coûts . Il faudrait prévoir la possibilité, pour les États membres, de revoir régulièrement leurs exigences minimales dans le domaine de la performance énergétique des bâtiments à la lumière du progrès technique. | Les États membres devraient fixer des exigences minimales pour la performance énergétique des bâtiments et des éléments de bâtiment en vue d’atteindre des émissions nulles ou quasi nulles de carbone sur la durée de vie du bâtiment. Il convient également de promouvoir des bâtiments au bilan positif pour le climat, de sorte à garantir la neutralité carbone du parc immobilier pris dans son ensemble. Il est essentiel d’associer systématiquement les collectivités locales et régionales à la définition de ces exigences, afin de garantir des réductions concrètes et tangibles. |
Exposé des motifs
L’exigence minimale doit être alignée sur l’objectif de neutralité climatique afin d’éviter la dépendance à l’égard du carbone.
Amendement 9
Considérant 14
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les deux tiers de l’énergie utilisée pour le chauffage et le refroidissement des bâtiments proviennent encore de combustibles fossiles. Afin de décarboner le secteur des bâtiments, il est particulièrement important d’éliminer le recours aux combustibles fossiles pour le chauffage et le refroidissement. Les États membres devraient donc indiquer, dans leurs plans de rénovation des bâtiments, les politiques et mesures nationales visant l’élimination des combustibles fossiles pour le chauffage et le refroidissement, le prochain cadre financier pluriannuel, à partir de 2027 , ne devrait comporter aucune incitation à l’installation de chaudières à combustibles fossiles, sauf celles sélectionnées pour des investissements, avant 2027, au titre du Fonds européen de développement régional et du Fonds de cohésion. Une base juridique claire pour l’interdiction des générateurs de chaleur fondée sur leurs émissions de gaz à effet de serre ou sur le type de combustible utilisé devrait appuyer les politiques et mesures nationales d’élimination progressive de ces appareils. | Les deux tiers de l’énergie utilisée pour le chauffage et le refroidissement des bâtiments proviennent encore de combustibles fossiles. Afin de décarboner le secteur des bâtiments, il est particulièrement important d’éliminer le recours aux combustibles fossiles pour le chauffage et le refroidissement. Les États membres , en étroite collaboration avec les collectivités locales et régionales, devraient donc indiquer, dans leurs plans de rénovation des bâtiments, les politiques et mesures nationales visant l’élimination des combustibles fossiles pour le chauffage et le refroidissement, le prochain cadre financier pluriannuel, à partir de 2025 , ne devrait comporter aucune incitation à l’installation de chaudières à combustibles fossiles, sauf celles sélectionnées pour des investissements, avant 2027, au titre du Fonds européen de développement régional et du Fonds de cohésion. Une base juridique claire pour l’interdiction des générateurs de chaleur fondée sur leurs émissions de gaz à effet de serre ou sur le type de combustible utilisé devrait appuyer les politiques et mesures nationales d’élimination progressive de ces appareils. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 10
Considérant 17
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La Commission devrait établir un cadre méthodologique comparatif pour calculer les niveaux optimaux en fonction des coûts des exigences minimales en matière de performance énergétique. Un réexamen de ce cadre devrait permettre le calcul des performances en matière d’énergie et d’émissions, et devrait tenir compte des externalités liées à l’environnement et la santé ainsi que de l’extension du SEQE et des prix du carbone. Les États membres devraient utiliser ce cadre pour comparer les résultats aux exigences minimales en matière de performance énergétique qu’ils ont adoptées. Si des différences importantes, c’est-à-dire supérieures à 15 %, apparaissent entre les niveaux optimaux en fonction des coûts des exigences minimales en matière de performance énergétique qui ont été calculés et les exigences minimales en matière de performance énergétique en vigueur, les États membres devraient justifier ces différences ou prévoir des mesures appropriées pour les réduire. […] | La Commission devrait établir un cadre méthodologique comparatif pour calculer les niveaux optimaux en fonction des coûts des exigences minimales en matière de performance énergétique. Un réexamen de ce cadre devrait permettre le calcul des performances en matière d’énergie et d’émissions, et devrait se fonder sur l’objectif relatif à des bâtiments à émissions de carbone nulles tout au long de leur cycle de vie et tenir compte des externalités liées à l’environnement et la santé ainsi que de l’extension du SEQE et des prix du carbone. Les États membres devraient utiliser ce cadre pour s’assurer que les exigences minimales en matière de performance énergétique qu’ils ont adoptées permettront de parvenir à des bâtiments à émissions de carbone nulles ou quasi nulles tout au long de leur cycle de vie . Si des différences importantes, c’est-à-dire supérieures à 15 %, apparaissent entre les niveaux optimaux en fonction des coûts des exigences minimales en matière de performance énergétique qui ont été calculés et les exigences minimales en matière de performance énergétique en vigueur, les États membres devraient justifier ces différences ou prévoir des mesures appropriées pour les réduire. […] |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 11
Considérant 18
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les travaux de rénovation importants exécutés dans les bâtiments existants, quelle que soit leur taille, constituent une occasion de prendre des mesures rentables pour améliorer la performance énergétique. Pour des raisons de rentabilité, il devrait être possible de limiter les exigences minimales en matière de performance énergétique aux parties rénovées qui ont le plus d’incidence sur la performance énergétique du bâtiment. Les États membres devraient pouvoir choisir de définir les «travaux de rénovation importants» soit en termes de pourcentage de la surface de l’enveloppe du bâtiment, soit en termes de valeur du bâtiment. Si un État membre opte pour la deuxième solution, des valeurs telles que la valeur actuarielle ou la valeur actuelle sur la base du coût de la reconstruction, à l’exclusion de la valeur du terrain sur lequel le bâtiment est situé, pourraient être utilisées. | Les travaux de rénovation importants exécutés dans les bâtiments existants, quelle que soit leur taille, constituent une occasion exceptionnelle de prendre des mesures rentables pour améliorer la performance énergétique , sachant qu’ils ont lieu tous les 25 ans dans les bâtiments résidentiels et tous les 15 ans dans les bâtiments non résidentiels . Il est donc peu probable que les bâtiments résidentiels rénovés au cours de la décennie actuelle fassent l’objet d’une autre vague de rénovations importantes avant 2050, tandis que les bâtiments non résidentiels pourraient en connaître une. Toutefois, ces travaux augmenteront le coût global de la rénovation des bâtiments. Dès lors, pour éviter une dépendance à l’égard du carbone en ce qui concerne les bâtiments rénovés, les États membres devraient veiller à ce que les rénovations de bâtiments effectuées au cours de la décennie actuelle répondent à la norme d’émissions nulles ou quasi nulles selon un calcul réalisé sur toute la durée de vie du bâtiment. |
Exposé des motifs
L’exigence minimale doit être alignée sur l’objectif de neutralité climatique afin d’éviter la dépendance à l’égard du carbone.
Amendement 12
Considérant 19
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| L’ambition climatique et énergétique renforcée de l’Union nécessite une nouvelle vision pour les bâtiments: le bâtiment à émissions nulles, dont la demande énergétique très faible est entièrement couverte par des sources d’énergie renouvelables lorsque cela est techniquement faisable. Tous les bâtiments neufs devraient être à émissions nulles, et tous les bâtiments existants devraient être transformés en bâtiments à émissions nulles d’ici 2050. | L’urgence climatique ainsi que l’ ambition climatique et énergétique renforcée de l’Union appellent une nouvelle vision pour les bâtiments: le bâtiment à émissions nulles, dont la demande énergétique très faible est entièrement couverte par des sources d’énergie renouvelables lorsque cela est techniquement faisable. Tous les bâtiments neufs devraient être à émissions nulles, et tous les bâtiments existants devraient faire l’objet d’une rénovation au cours de la décennie à venir pour être transformés en bâtiments à émissions nulles d’ici 2050 , afin d’éviter toute dépendance à l’égard du carbone et de réduire les coûts de rénovation . |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 13
Considérant 20
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Différentes options sont disponibles pour couvrir les besoins énergétiques d’un bâtiment efficace par des sources d’énergie renouvelables: il peut s’agir de sources in situ tels que le solaire thermique , le solaire photovoltaïque, les pompes à chaleur et la biomasse, d’énergie renouvelables fournie par des communautés énergétiques renouvelables ou des communautés énergétiques citoyennes, de chauffage et de refroidissement urbains à partir de sources renouvelables ou de chaleur fatale. | Différentes options sont disponibles pour couvrir les besoins énergétiques d’un bâtiment efficace et à faible demande énergétique par des sources d’énergie renouvelables: il peut s’agir de sources in situ ou accessibles via le réseau, telles que les solutions solaires thermiques , le solaire photovoltaïque , l’éolien , les pompes à chaleur et la biomasse, d’énergie renouvelable fournie par des communautés énergétiques renouvelables ou des communautés énergétiques citoyennes, de chauffage et de refroidissement urbains à partir de sources renouvelables ou de chaleur fatale. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 14
Considérant 22
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les normes minimales de performance énergétique constituent un outil réglementaire essentiel pour susciter la rénovation des bâtiments existants à grande échelle , car elles font tomber les principaux obstacles à la rénovation, tels que la dispersion des incitations et les structures de copropriété, qui ne peuvent pas être surmontés par des incitations économiques . L’instauration de normes minimales de performance énergétique devrait aboutir à l’élimination progressive des bâtiments les moins efficaces et susciter une amélioration continue du parc immobilier national , contribuant à la réalisation de l’objectif à long terme d’un parc décarboné à l’horizon 2050. | Les normes minimales de performance énergétique constituent un outil réglementaire essentiel pour susciter la rénovation des bâtiments existants à grande échelle. Pour veiller à ce que ces rénovations soient adéquates et ne contribuent pas à créer une dépendance à l’égard du carbone, il convient de les réaliser selon une norme d’émissions nulles; cette affirmation repose sur l’hypothèse qu’une seule vague de rénovations importantes aura lieu, en moyenne, entre 2022 et 2050 . L’instauration de normes minimales de performance énergétique devrait aboutir à des bâtiments à émissions nulles ou quasi nulles , contribuant ainsi à la réalisation de l’objectif à long terme d’un parc décarboné à l’horizon 2050. Lorsqu’il n’est pas possible de parvenir à des émissions nulles, il ne convient d’appliquer une autre norme à titre d’alternative que dans des cas très spécifiques, comme par exemple dans celui des bâtiments historiques; en revanche, de telles normes devraient garantir l’emploi des meilleures technologies disponibles. Les bâtiments au bilan positif pour le climat devraient compenser les émissions supplémentaires de ces bâtiments moins performants. |
Exposé des motifs
L’exigence minimale doit être alignée sur l’objectif de neutralité climatique afin d’éviter la dépendance à l’égard du carbone.
Amendement 15
Considérant 24
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| En ce qui concerne le reste du parc immobilier, les États membres sont libres de décider s’ils souhaitent instaurer des normes minimales de performance énergétique conçues à l’échelon national et adaptées aux particularités de ce niveau . Lors de la révision de la présente directive, la Commission devrait évaluer s’il convient d’établir des normes minimales de performance énergétique contraignantes supplémentaires afin de réaliser la décarbonation du parc immobilier d’ici 2050. | Les États membres sont libres de décider s’ils souhaitent instaurer des normes minimales de performance énergétique et des normes d’émissions nulles ou quasi nulles relatives aux rénovations à émissions nulles lorsqu’il est fait appel aux instruments financiers nationaux et infranationaux . Toutefois, s’il est fait appel aux instruments financiers de l’UE, les exigences de l’UE relatives aux normes minimales de performance énergétique des bâtiments à émissions nulles ou quasi nulles s’appliqueraient, afin de réaliser la décarbonation du parc immobilier d’ici 2050. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 16
Nouveau considérant 24
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| Les approches localement intégrées au niveau d’îlots ou de quartiers rendent possibles des projets globaux de rénovation pour des bâtiments situés dans un même espace géographique (par exemple, au sein d’un pâté de maisons), notamment pour ce qui est de l’approvisionnement en énergie. La généralisation d’approches intégrées, participatives et centrées sur les quartiers figure déjà au cœur de la vague de rénovations et mérite d’être encouragée par la présente directive, en donnant aux collectivités locales et régionales toute latitude pour délimiter, dans ce contexte, les zones (par exemple des quartiers) et les îlots socialement vulnérables en fonction des besoins locaux et de la configuration géographique. |
Exposé des motifs
On a décrit l’approche au niveau d’îlots comme le point central de la vague de rénovations. Au sein d’un îlot ou d’un quartier, des fournitures conjointes d’électricité, de chaleur et d’infrastructures de recharge permettent de tirer parti des synergies et des possibles économies d’énergie qui demeurent latentes lorsque l’on n’envisage qu’un bâtiment isolé.
Amendement 17
Considérant 27
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les normes minimales de performance énergétique à l’échelle de l’UE devraient se fonder sur des classes de performance énergétique harmonisées . En définissant la classe de performance énergétique la plus basse, G, comme correspondant aux 15 % les moins performants du parc immobilier de chaque État membre, l’harmonisation des classes de performance énergétique garantit que des efforts similaires sont déployés par tous les États membres , tandis que la définition de la classe de performance énergétique la plus élevée, A, garantit la convergence de l’échelle harmonisée des classes de performance énergétique vers la vision commune de bâtiments à émissions nulles. | Pour les bâtiments à émissions nulles, les normes minimales de performance énergétique à l’échelle de l’UE devraient se fonder sur des classes de performance énergétique harmonisées , afin de garantir que des efforts similaires sont déployés par tous les États membres et d’assurer la convergence de l’échelle harmonisée des classes de performance énergétique vers la vision commune de bâtiments à émissions nulles. |
Exposé des motifs
Il n’est pas réaliste de penser que les bâtiments seront rénovés plus d’une fois au cours de cette décennie. Le présent amendement vise à obtenir des résultats plus probants en matière de performance énergétique, avec un meilleur rapport coût-efficacité.
Amendement 18
Considérant 28
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les précédentes versions de la présente directive contenaient déjà des exigences minimales de performance énergétique applicables aux bâtiments et éléments de bâtiments existants, qui doivent continuer de s’appliquer. Alors que les normes minimales de performance énergétique nouvellement introduites fixent un plancher pour la performance énergétique minimale des bâtiments existants et garantissent la rénovation des bâtiments inefficaces, les exigences minimales de performance énergétique pour les bâtiments et les éléments de bâtiment existants garantissent la profondeur nécessaire de la rénovation lors d’une rénovation. | Les précédentes versions de la présente directive contenaient déjà des exigences minimales de performance énergétique applicables aux bâtiments et éléments de bâtiments existants, qui doivent continuer de s’appliquer si elles contribuent à obtenir des bâtiments à émissions nulles, de manière à éviter une dépendance à l’égard du carbone en ce qui concerne les bâtiments rénovés . |
Exposé des motifs
L’exigence minimale doit être alignée sur l’objectif de neutralité climatique afin d’éviter la dépendance à l’égard du carbone.
Amendement 19
Considérant 29
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Pour parvenir à un parc immobilier à haute efficacité énergétique et décarboné et à la transformation des bâtiments existants en bâtiments à émissions nulles d’ici à 2050, les États membres devraient établir des plans nationaux de rénovation des bâtiments, qui remplacent les stratégies de rénovation à long terme et deviennent un outil de planification encore plus solide et pleinement opérationnel pour les États membres, en mettant davantage l’accent sur le financement et en veillant à ce que des travailleurs dûment qualifiés soient disponibles pour effectuer des rénovations de bâtiments. Dans leurs plans de rénovation des bâtiments, les États membres devraient fixer leurs propres objectifs nationaux de rénovation des bâtiments. Conformément à l’article 21, paragraphe 7, point b), du règlement (UE) 2018/1999 et aux conditions favorisantes fixées par le règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil (1), les États membres devraient fournir un aperçu des mesures de financement, ainsi qu’un aperçu des besoins d’investissement et des ressources administratives nécessaires à la mise en œuvre de leurs plans de rénovation des bâtiments. | Pour parvenir à un parc immobilier à haute efficacité énergétique et décarboné et à la transformation des bâtiments existants en bâtiments à émissions nulles d’ici à 2050, les États membres , en étroite collaboration avec les collectivités locales et régionales, devraient établir des plans nationaux de rénovation des bâtiments, qui remplacent les stratégies de rénovation à long terme et deviennent un outil de planification encore plus solide et pleinement opérationnel pour les États membres, en mettant davantage l’accent sur le financement et en veillant à ce que des travailleurs dûment qualifiés soient disponibles pour effectuer des rénovations de bâtiments. Dans leurs plans de rénovation des bâtiments, les États membres devraient fixer leurs propres objectifs nationaux de rénovation des bâtiments. Conformément à l’article 21, paragraphe 7, point b), du règlement (UE) 2018/1999 et aux conditions favorisantes fixées par le règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil (1), les États membres devraient fournir un aperçu des mesures de financement, ainsi qu’un aperçu des besoins d’investissement, des ressources administratives nécessaires à la mise en œuvre de leurs plans de rénovation des bâtiments et des mesures prévues pour intégrer au mieux les principes d’adaptation et de circularité dans la rénovation du parc immobilier national . |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 20
Considérant 32
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Une rénovation par étapes peut constituer une solution aux problèmes que posent les coûts initiaux élevés et les désagréments pour les habitants qui peuvent être liés à une rénovation «d’un seul coup». Une rénovation par étapes doit cependant être soigneusement planifiée de façon à éviter qu’une étape fasse obstacle aux étapes nécessaires suivantes . Les passeports de rénovation constituent une feuille de route claire pour la rénovation par étapes , qui aide les propriétaires et les investisseurs à prévoir le meilleur calendrier et l’ampleur la mieux adaptée pour les interventions. Les passeports de rénovation devraient donc être mis à la disposition des propriétaires de bâtiments , sur une base volontaire, dans tous les États membres. | Une rénovation par étapes ne saurait constituer une solution aux problèmes que posent les coûts initiaux élevés et les désagréments pour les habitants qui peuvent être liés à une rénovation «d’un seul coup». Une rénovation par étapes maintient les bâtiments dans une dépendance au carbone, ce qui coûte cher aux contribuables et enferme les ménages à faibles revenus dans la précarité énergétique . Pour résoudre le problème que posent les coûts initiaux élevés des rénovations, il convient de regrouper les projets de rénovation et les instruments financiers existants afin de réduire ces coûts initiaux en réalisant des économies d’échelle. Les passeports de rénovation devraient fournir une feuille de route claire pour les projets visant à rénover d’un seul coup plusieurs bâtiments au sein d’un quartier ou d’une ville , qui aide les propriétaires et les investisseurs à prévoir le meilleur calendrier et l’ampleur la mieux adaptée pour les interventions. Les passeports de rénovation devraient donc être mis à la disposition des collectivités locales et régionales , sur une base volontaire, dans tous les États membres. |
Exposé des motifs
La «rénovation par étapes» proposée pourrait induire une dépendance à l’égard du carbone qu’il convient d’éviter.
Amendement 21
Considérant 33
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le concept de «rénovation en profondeur» n’a pas encore été défini dans la législation de l’Union. En vue de réaliser la vision à long terme concernant les bâtiments, il convient définir la rénovation en profondeur comme une rénovation par laquelle les bâtiments sont convertis en bâtiments à émissions nulles ; dans une première étape, comme une rénovation par laquelle les bâtiments sont convertis en bâtiments dont la consommation d’énergie est quasi nulle . Cette définition a pour objectif d’accroître la performance énergétique des bâtiments. Une rénovation en profondeur aux fins de la performance énergétique constitue une occasion privilégiée d’aborder d’autres aspects tels que les conditions de vie des ménages vulnérables, le renforcement de la résilience face au climat, la résilience en cas de catastrophes, y compris les séismes, la sécurité incendie, l’élimination de substances dangereuses, notamment l’amiante, et l’accessibilité aux personnes handicapées. | Le concept de «rénovation en profondeur» n’a pas encore été défini dans la législation de l’Union. En vue de réaliser la vision à long terme concernant les bâtiments, il convient de définir la rénovation en profondeur comme une rénovation par laquelle les bâtiments sont convertis «d’un seul coup» en bâtiments à émissions nulles. Cette définition a pour objectif d’éviter d’enfermer les bâtiments rénovés dans une dépendance au carbone du fait d’une rénovation par étapes peu ambitieuse . Une rénovation en profondeur aux fins d’émissions nulles constitue une occasion privilégiée d’aborder d’autres aspects tels que les conditions de vie des ménages vulnérables, le renforcement de la résilience face au climat, la résilience en cas de catastrophes, y compris les séismes, la sécurité incendie, l’élimination de substances dangereuses, notamment l’amiante, et l’accessibilité aux personnes handicapées. |
Exposé des motifs
Il n’est pas réaliste de penser que les bâtiments seront rénovés plus d’une fois au cours de cette décennie. Le présent amendement vise à obtenir des résultats plus probants en matière de performance énergétique, avec un meilleur rapport coût-efficacité.
Amendement 22
Considérant 35
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres devraient apporter leur soutien aux améliorations de la performance énergétique des bâtiments existants qui contribuent à créer un environnement sain à l’intérieur des bâtiments, notamment en prévoyant le retrait de l’amiante et d’autres substances nocives, en empêchant le retrait illégal de substances nocives et en facilitant le respect des actes législatifs existants tels que les directives 2009/148/UE (1) et (UE) 2016/2284 (2) du Parlement européen et du Conseil. | Les États membres et les collectivités locales et régionales devraient apporter leur soutien aux améliorations de la performance énergétique des bâtiments existants conçues pour atteindre un parc immobilier à émissions nulles et contribuent à créer un environnement sain à l’intérieur des bâtiments, notamment en prévoyant le retrait de l’amiante et d’autres substances nocives, en empêchant le retrait illégal de substances nocives et en facilitant le respect des actes législatifs existants tels que les directives 2009/148/UE (1) et (UE) 2016/2284 (2) du Parlement européen et du Conseil. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 23
Considérant 37
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| L’usage des véhicules électriques, conjugué à une part accrue de la production renouvelable d’électricité, permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les véhicules électriques constituent un élément important de la transition vers une énergie propre, transition fondée sur des mesures en matière d’efficacité énergétique, les carburants alternatifs, les énergies renouvelables et des solutions innovantes pour la gestion de la flexibilité énergétique. Il est possible d’utiliser efficacement les codes de construction pour introduire des exigences ciblées visant à soutenir le déploiement d’infrastructures de recharge dans les parcs de stationnement des bâtiments résidentiels et non résidentiels. Les États membres devraient éliminer les obstacles que constituent, par exemple, la dispersion des incitations et les complications administratives auxquelles les propriétaires individuels sont confrontés lorsqu’ils essaient d’installer un point de recharge sur leur emplacement de stationnement. | L’usage des véhicules électriques, conjugué à une part accrue de la production renouvelable d’électricité, permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les véhicules électriques constituent un élément important de la transition vers une énergie propre, transition fondée sur des mesures en matière d’efficacité énergétique, les carburants alternatifs, les énergies renouvelables et des solutions innovantes pour la gestion de la flexibilité énergétique. Il est possible d’utiliser efficacement les réglementations des bâtiments pour introduire des exigences ciblées visant à soutenir le déploiement d’infrastructures de recharge dans les parcs de stationnement automobile et cycliste des bâtiments résidentiels et non résidentiels. Les États membres devraient éliminer les obstacles que constituent, par exemple, la dispersion des incitations et les complications administratives auxquelles les propriétaires individuels sont confrontés lorsqu’ils essaient d’installer un point de recharge sur leur emplacement de stationnement. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 24
Considérant 40
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La promotion de la mobilité verte est un volet essentiel du pacte vert pour l’Europe et les bâtiments peuvent jouer un rôle important en fournissant les infrastructures nécessaires pour la recharge, non seulement des véhicules électriques, mais aussi des vélos. Le passage à une mobilité douce telle que le vélo peut réduire sensiblement les émissions de gaz à effet de serre dues aux transports . Comme indiqué dans le plan cible en matière de climat à l’horizon 2030, l’accroissement des parts modales du transport privé et public propre et efficace, tel que le vélo, réduira fortement la pollution due au transport et apportera des avantages considérables pour les particuliers et les collectivités. L’absence de places de stationnement pour les vélos constitue un obstacle majeur à l’adoption de ce mode de transport, tant dans les bâtiments résidentiels que non résidentiels. Les codes de construction peuvent soutenir efficacement la transition vers une mobilité moins polluante en fixant des exigences concernant un nombre minimal d’emplacements de stationnement pour vélos. | La promotion de la mobilité verte est un volet essentiel du pacte vert pour l’Europe et les bâtiments peuvent jouer un rôle important en fournissant les infrastructures nécessaires pour la recharge, non seulement des véhicules électriques, mais aussi des vélos. Le passage à une mobilité douce telle que le vélo peut réduire sensiblement les émissions de gaz à effet de serre dues à la mobilité . Comme indiqué dans le plan cible en matière de climat à l’horizon 2030, l’accroissement des parts modales du transport privé et public propre et efficace, tel que le vélo, réduira fortement la pollution due à la mobilité et apportera des avantages considérables pour les particuliers et les collectivités. L’absence de places de stationnement pour les vélos constitue un obstacle majeur à l’adoption de ce mode de transport, tant dans les bâtiments résidentiels que non résidentiels. Les politiques en matière d’affectation des sols et d’urbanisme peuvent soutenir efficacement la transition vers une mobilité moins polluante en fixant des exigences concernant un nombre minimal d’emplacements de stationnement pour vélos. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 25
Considérant 43
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| L’indicateur de potentiel d’intelligence devrait servir à mesurer la capacité des bâtiments à se prêter à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication et des systèmes électroniques pour en adapter le fonctionnement aux besoins des occupants et du réseau et en améliorer l’efficacité énergétique et la performance globale. L’indicateur de potentiel d’intelligence devrait permettre aux propriétaires et aux occupants des bâtiments de mieux connaître la valeur de l’automatisation des bâtiments et du suivi électronique des systèmes techniques de bâtiment et devrait rassurer les occupants quant aux économies effectives réalisées grâce à ces nouvelles fonctionnalités améliorées. L’indicateur de potentiel d’intelligence est particulièrement avantageux dans le cas des grands bâtiments à forte demande d’énergie. Pour les autres bâtiments, l’utilisation du système d’évaluation du potentiel d’intelligence des bâtiments devrait être facultative pour les États membres. | L’indicateur de potentiel d’intelligence devrait servir à mesurer la capacité des bâtiments à se prêter à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication et des systèmes électroniques pour en adapter le fonctionnement aux besoins des occupants et du réseau et en améliorer l’efficacité énergétique et la performance globale. L’indicateur de potentiel d’intelligence devrait permettre aux propriétaires et aux occupants des bâtiments de mieux connaître la valeur de l’automatisation des bâtiments et du suivi électronique des systèmes techniques de bâtiment et devrait rassurer les occupants quant aux économies effectives réalisées grâce à ces nouvelles fonctionnalités améliorées. L’indicateur de potentiel d’intelligence est particulièrement avantageux dans le cas des grands bâtiments à forte demande d’énergie. Pour les autres bâtiments, l’utilisation du système d’évaluation du potentiel d’intelligence des bâtiments devrait être facultative pour les États membres. Les États membres veillent à ce que le personnel technique des collectivités locales et régionales soit dûment formé dans ce domaine. |
Exposé des motifs
Le renforcement des capacités à l’échelon local et régional compte parmi les principaux obstacles à la transformation qui s’impose.
Amendement 26
Considérant 45
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les instruments financiers de l’Union devraient être utilisés pour concrétiser les objectifs de la présente directive, sans toutefois se substituer aux mesures nationales. En particulier, du fait de l’ampleur des efforts de rénovation nécessaires, ils devraient être utilisés pour fournir des ressources financières appropriées et innovantes afin de stimuler les investissements dans des mesures en matière de performance énergétique des bâtiments. Ils pourraient jouer un rôle important dans la mise en place de fonds, d’instruments ou de mécanismes nationaux, régionaux et locaux en matière d’efficacité énergétique fournissant des possibilités de financement de ce type aux propriétaires de biens privés, aux petites et moyennes entreprises et aux sociétés de services énergétiques. | Les instruments financiers de l’Union devraient être utilisés pour concrétiser les objectifs de la présente directive, sans toutefois se substituer aux mesures nationales. En particulier, du fait de l’ampleur des efforts de rénovation nécessaires, ils devraient être utilisés pour fournir des ressources financières appropriées et innovantes afin de stimuler les investissements dans des mesures en matière de performance énergétique des bâtiments. Ils pourraient jouer un rôle important dans la mise en place de fonds, d’instruments ou de mécanismes nationaux, régionaux et locaux en matière de rénovation fournissant des possibilités de financement de ce type aux propriétaires de biens privés, aux municipalités et aux collectivités locales, aux petites et moyennes entreprises et aux sociétés de services énergétiques. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 27
Considérant 47
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Le financement seul ne permet pas de répondre aux besoins de rénovation. Avec le financement, la mise en place d’outils de conseil et d’instruments d’assistance accessibles et transparents, tels que des guichets uniques proposant des services de rénovation énergétique intégrés ou des facilitateurs en énergie , ainsi que la mise en œuvre d’autres mesures et initiatives telles que celles visées dans l’initiative «Financement intelligent pour bâtiments intelligents» , sont indispensables pour établir le cadre facilitateur et faire tomber les obstacles à la rénovation. | Le financement seul ne permet pas de répondre aux besoins de rénovation. Avec le financement, la mise en place d’outils de conseil et d’instruments d’assistance accessibles et transparents, tels que des guichets uniques qui organisent et planifient la rénovation de quartiers entiers et/ou de groupes de bâtiments et veillent à ce que l’industrie de la construction produise des bâtiments à émissions nulles sans surestimer les coûts de rénovation , ainsi que la mise en œuvre d’autres mesures et initiatives visant à obtenir des bâtiments à émissions nulles , sont indispensables pour établir le cadre facilitateur et faire tomber les obstacles à la rénovation. Afin de remédier à la pénurie actuelle de travailleurs qualifiés, également au sein des services des collectivités locales et régionales, des efforts considérables seront nécessaires pour développer des compétences et des capacités adéquates, et pour assurer les formations nécessaires, de manière à assurer une mise en œuvre harmonieuse du processus. À cette fin, il y a lieu d’élaborer en la matière un plan de formation bien encadré, ciblé et de haute qualité à l’intention des agents ou techniciens qui, dans chacune des administrations au sein des États membres, interviennent dans les différentes procédures en rapport avec cette question. |
Exposé des motifs
Des compétences adéquates sont essentielles à la mise en œuvre de la directive sur la performance énergétique des bâtiments.
Amendement 28
Considérant 48
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les bâtiments à faible efficacité énergétique sont souvent synonymes de précarité énergétique et de problèmes sociaux. Les ménages vulnérables sont particulièrement exposés à l’augmentation des prix de l’énergie car ils dépensent une plus grande partie de leur budget dans l’achat de produits énergétiques. En réduisant les factures d’énergie excessives, la rénovation des bâtiments peut faire sortir des personnes de la précarité énergétique et aussi en empêcher d’autres d’y entrer . Parallèlement, la rénovation des bâtiments n’étant pas gratuite, il est crucial que l’incidence sociale liée aux coûts de la rénovation, notamment pour les ménages vulnérables, soit maîtrisée. La vague de rénovation ne devrait laisser personne pour compte et devrait être considérée comme une occasion d’améliorer la situation des ménages vulnérables et une transition juste vers la neutralité climatique devrait être assurée. […] | Les bâtiments à faible efficacité énergétique sont souvent synonymes de précarité énergétique et de problèmes sociaux. Les ménages vulnérables sont particulièrement exposés à l’augmentation des prix de l’énergie car ils dépensent une plus grande partie de leur budget dans l’achat de produits énergétiques. Éradiquer la précarité énergétique nécessite de rénover les bâtiments selon une norme d’émissions nulles ou quasi nulles afin de réduire drastiquement les factures d’énergie , pour faire en sorte, dans la mesure du possible, que ces bâtiments produisent de l’énergie. La rénovation des bâtiments occupés par des ménages vulnérables devrait se faire sans frais pour ces derniers. Les instruments financiers européens et nationaux devraient soutenir ces rénovations. La vague de rénovation ne devrait laisser personne pour compte et devrait être considérée comme une occasion d’améliorer la situation des ménages vulnérables et une transition juste vers la neutralité climatique devrait être assurée. […] Par ailleurs, les aides et les garanties éventuelles devraient compenser de façon tangible la charge supplémentaire qu’auront à supporter ceux qui sont propriétaires d’un logement et qui l’occupent personnellement, pour qui ce bien constitue une assurance vieillesse, qu’ils ont mis péniblement des dizaines d’années à rembourser. Ici aussi, une modulation ciblée de ces aides et garanties pourrait ouvrir la voie à des avancées ou avoir un effet incitatif. |
Exposé des motifs
La précarité énergétique est une question particulièrement importante et son éradication nécessite une approche systématique. Passé un certain âge, il devient difficile d’emprunter. Aussi convient-il de prévoir à l’intention de ces catégories de population des solutions pour leur permettre de réaliser dans leur logement les investissements que rend nécessaires la préservation du climat.
Amendement 29
Considérant 50
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La surveillance du parc immobilier est facilitée par la disponibilité des données recueillies au moyen d’outils numériques, ce qui réduit les coûts administratifs. Des bases de données nationales concernant la performance énergétique des bâtiments devraient donc être mises en place, et les informations qu’elles contiennent devraient être transférées à l’observatoire du parc immobilier de l’UE. | La surveillance du parc immobilier est facilitée par la disponibilité des données recueillies au moyen d’outils numériques, ce qui réduit les coûts administratifs. Des bases de données nationales concernant les émissions de gaz à effet de serre et la performance énergétique des bâtiments devraient donc être mises en place, et les informations qu’elles contiennent devraient être transférées à l’observatoire du parc immobilier de l’UE. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 30
Considérant 52
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| On observe ces dernières années une augmentation du nombre d’appareils de climatisation dans les pays d’Europe. Cela crée de graves problèmes de surcharge énergétique, qui entraînent à leur tour une augmentation du coût de l’électricité et une rupture de l’équilibre de la balance énergétique. L’élaboration de stratégies contribuant à améliorer les performances thermiques des bâtiments en été devrait être une priorité. À cette fin, il convient de mettre l’accent sur des mesures qui évitent une température excessive, telles que l’occultation et une capacité thermique suffisante dans la construction du bâtiment, et de développer et d’appliquer les techniques de refroidissement passif, en premier lieu celles qui améliorent les conditions climatiques intérieures et le microclimat autour des bâtiments. | On observe ces dernières années une augmentation du nombre d’appareils de climatisation dans les pays d’Europe — un chiffre qui risque encore d’augmenter du fait du réchauffement climatique attendu, si l’on n’envisage pas d’agir en amont en installant des solutions de refroidissement passif au cours de cette décennie . Cela crée de graves problèmes de surcharge énergétique, qui entraînent à leur tour une augmentation du coût de l’électricité et une rupture de l’équilibre de la balance énergétique. L’élaboration de stratégies contribuant à améliorer les performances thermiques des bâtiments en été devrait être une priorité. À cette fin, il convient de mettre l’accent sur des mesures qui évitent une température excessive, telles que l’occultation et une capacité thermique suffisante dans la construction du bâtiment, et de développer et d’appliquer les techniques de refroidissement passif, en premier lieu celles qui améliorent les conditions climatiques intérieures et le microclimat autour des bâtiments. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 31
Considérant 55
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Étant donné que les autorités locales et régionales jouent un rôle décisif dans la réussite de la mise en œuvre de la présente directive, elles devraient , en tant que de besoin , dans le respect de la législation nationale applicable, être consultées sur les questions de planification, l’élaboration de programmes d’information, de formation et de sensibilisation et l’application de la présente directive au niveau national ou régional, et y être associées. Ces consultations pourraient également contribuer à encourager la fourniture de conseils adéquats aux urbanistes et inspecteurs du bâtiment locaux afin de leur permettre d’exécuter les tâches nécessaires. En outre, les États membres devraient permettre aux architectes et aux urbanistes d’examiner comme il se doit la combinaison optimale d’améliorations à apporter en termes d’efficacité énergétique, le recours aux énergies produites à partir de sources renouvelables et d’utilisation du chauffage et du refroidissement urbains lors de la planification, de la conception, de la construction et de la rénovation des zones industrielles ou résidentielles, et les encourager à le faire. | Étant donné que les autorités locales et régionales jouent un rôle essentiel dans la réussite de la mise en œuvre de la présente directive, elles devraient, dans le respect des principes de subsidiarité et de proportionnalité ainsi que de la législation nationale applicable, être consultées sur les questions de planification, l’élaboration de programmes d’information, de formation et de sensibilisation et l’application de la présente directive au niveau national, régional et local , et y être associées. Ces consultations devraient alimenter les dialogues à plusieurs niveaux sur le climat et l’énergie et pourraient contribuer à encourager la fourniture de conseils adéquats aux urbanistes et inspecteurs du bâtiment locaux afin de leur permettre d’exécuter les tâches nécessaires. Sur ce point, il conviendrait que dans le cadre de la présente directive, la possibilité soit donnée de prendre en considération les conditions parfois très contrastées qui existent entre les zones urbaines et rurales pour ce qui est de la forte prévalence des maisons unifamiliales ou multifamiliales et de leur diversité du point de vue de l’implantation de l’habitat, et que, en conséquence, les exigences requises puissent être dûment modulées région par région. En outre, les États membres et les collectivités locales et régionales devraient permettre aux architectes et aux urbanistes d’examiner comme il se doit la combinaison optimale d’améliorations à apporter en termes d’efficacité énergétique et d’économies d’énergie , le recours aux énergies produites à partir de sources renouvelables et d’utilisation du chauffage et du refroidissement urbains lors de la planification, de la conception, de la construction et de la rénovation des zones industrielles ou résidentielles, et les encourager à le faire. Par ailleurs, dans ces processus de planification, de conception, de construction et de rénovation des zones industrielles ou résidentielles, il est essentiel de promouvoir l’utilisation des ressources et des rares experts disponibles localement. Les États membres ont un rôle central à jouer pour soutenir les efforts déployés par les collectivités locales et régionales dans cette entreprise. |
Exposé des motifs
L’utilisation de ressources et d’experts disponibles au niveau local contribue aussi à atténuer les effets négatifs sur le climat.
Amendement 32
Article premier
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||||||
| Objet | Objet | ||||||||
| 1. La présente directive promeut l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des bâtiments dans l’Union, en vue de parvenir à un parc immobilier à émissions nulles d’ici à 2050 compte tenu des conditions climatiques extérieures et des particularités locales, ainsi que des exigences en matière de climat intérieur et du rapport coût/efficacité. | 1. La présente directive promeut la réduction de la demande d’énergie et de matériaux tout au long du cycle de vie des bâtiments, l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des bâtiments dans l’Union, en vue de parvenir à un parc immobilier à émissions nulles d’ici à 2050 compte tenu des conditions climatiques extérieures et des particularités locales, ainsi que des exigences en matière de climat intérieur , de protection de l’environnement et de réduction de la pollution, et du rapport coût/efficacité , lequel devrait prendre en compte les coûts externes pour l’environnement, la société et la santé . Cette démarche contribuera sensiblement à améliorer aussi la sécurité énergétique de l’Europe. | ||||||||
| 2. La présente directive fixe des exigences en ce qui concerne: | 2. La présente directive fixe des exigences en ce qui concerne: | ||||||||
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| 3. Les exigences fixées par la présente directive sont des exigences minimales et ne font pas obstacle au maintien ou à l’établissement, par chaque État membre, de mesures renforcées. Ces mesures sont compatibles avec le TFUE. Elles sont notifiées à la Commission. | 3. Les exigences fixées par la présente directive sont des exigences minimales et ne font pas obstacle au maintien ou à l’établissement, par chaque État membre, de mesures renforcées. Ces mesures sont compatibles avec le TFUE. Elles sont notifiées à la Commission. |
Exposé des motifs
L’objectif de la directive sur la performance énergétique des bâtiments doit être aligné sur l’objectif de neutralité climatique d’ici à 2050.
Amendement 33
Article 2, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| «bâtiment à émissions nulles»: un bâtiment à très haute performance énergétique, telle que déterminée conformément à l’annexe I, la très faible quantité d’énergie encore requise étant entièrement fournie par des sources renouvelables utilisées sur place, par une communauté d’énergie renouvelable au sens de la directive (UE) 2018/2001 [RED modifiée] ou par un réseau de chauffage et de refroidissement urbain, conformément aux exigences énoncées à l’annexe III; | «bâtiment à émissions nulles»: un bâtiment présentant une très faible demande d’énergie et de matériaux tout au long de son cycle de vie et une très haute performance énergétique, telle que déterminée conformément à l’annexe I, la très faible quantité d’énergie encore requise étant entièrement fournie par des sources renouvelables utilisées sur place ou accessibles via le réseau , par une communauté d’énergie renouvelable au sens de la directive (UE) 2018/2001 [RED modifiée] ou par un réseau de chauffage et de refroidissement urbain, conformément aux exigences énoncées à l’annexe III , ou par des énergies renouvelables distribuées via le réseau ; «bâtiment au bilan positif pour le climat»: un bâtiment qui présente une très faible demande d’énergie et de matériaux tout au long de son cycle de vie et une très haute performance énergétique telle que déterminée conformément à l’annexe I, et dont la production d’énergie, qu’elle soit générée dans le bâtiment ou ait été conçue à son intention, est supérieure à sa consommation; |
Exposé des motifs
Le présent amendement vise à faire figurer les notions de circularité, de chauffage urbain et de «bâtiment au bilan positif pour le climat» et les critères concernant le cycle de vie des bâtiments dans son ensemble.
Amendement 34
Article 2, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| «bâtiment dont la consommation d’énergie est quasi nulle (NZEB)»: un bâtiment à performance énergétique très élevée déterminée conformément à l’annexe I, qui ne peut pas être inférieure au niveau optimal au point de vue des coûts notifiés par les États membres conformément à l’article 6, paragraphe 2, la quantité quasi nulle ou très basse d’énergie requise étant couverte dans une très large mesure par de l’énergie produite à partir de sources renouvelables, notamment l’énergie produite à partir de sources renouvelables sur place ou à proximité; | «bâtiment dont la consommation d’énergie est quasi nulle (NZEB)»: un bâtiment à performance énergétique très élevée déterminée conformément à l’annexe I, qui ne peut pas être inférieure au niveau optimal au point de vue des coûts notifiés par les États membres conformément à l’article 6, paragraphe 2, la demande quasi nulle ou très basse d’énergie étant couverte dans une très large mesure par de l’énergie produite à partir de sources renouvelables, notamment l’énergie produite à partir de sources renouvelables sur place ou à proximité ou encore l’énergie récupérée des déchets ; |
Exposé des motifs
La performance énergétique représente un indicateur relatif, contrairement à l’objectif absolu que constitue une faible demande énergétique.
Amendement 35
Article 2, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| «normes minimales de performance énergétique»: les règles qui imposent aux bâtiments existants de satisfaire à une exigence de performance énergétique dans le cadre d’ un vaste plan de rénovation concernant un parc immobilier ou à un point de déclenchement sur le marché (vente ou location), dans un laps de temps ou à une date spécifique, suscitant ainsi la rénovation des bâtiments existants ; | «normes minimales de performance énergétique»: les règles qui imposent aux bâtiments existants de satisfaire à une exigence de performance énergétique visant à inclure les bâtiments à émissions nulles ou quasi nulles de gaz à effet de serre dans un vaste plan de rénovation concernant un parc immobilier , à la condition que cette rénovation se fasse d’ici à 2032 ; |
Exposé des motifs
L’objectif de la directive sur la performance énergétique des bâtiments doit être aligné sur l’objectif de neutralité climatique d’ici à 2050.
Amendement 36
Article 2, paragraphe 46
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 46. «surface au sol de référence»: la surface au sol utilisée comme valeur de référence pour l’évaluation de la performance énergétique d’un bâtiment, calculée comme la somme des surfaces au sol utiles des locaux au sein de l’enveloppe du bâtiment spécifiés pour l’évaluation de la performance énergétique; | 46. «surface au sol de référence»: la surface au sol utilisée comme valeur de référence pour l’évaluation de la performance énergétique d’un bâtiment, calculée comme la somme des surfaces au sol utiles des locaux au sein de l’enveloppe du bâtiment , ainsi que des surfaces occupées par des infrastructures consommatrices d’énergie et gérées à l’intérieur du bâtiment, qui sont spécifiés pour l’évaluation de la performance énergétique; |
Exposé des motifs
L’amendement vise à inclure dans la définition de la «surface au sol de référence» les infrastructures qui font partie du bâtiment et consomment de l’énergie, comme les installations sportives ou les piscines, entre autres exemples.
Amendement 37
Article 2, paragraphe 58 (nouveau)
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
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| «suffisance»: un ensemble de mesures et de pratiques quotidiennes qui éliminent la demande d’énergie, de matériaux, de terres et d’eau et permettent de contribuer au bien-être de tous les êtres humains, dans les limites de notre planète . |
Exposé des motifs
La suffisance énergétique constitue une stratégie très efficace pour atteindre les objectifs climatiques.
Amendement 38
Article 3, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Chaque État membre établit un plan de rénovation des bâtiments pour garantir la rénovation du parc national de bâtiments résidentiels et non résidentiels, tant publics que privés, en vue de la constitution d’un parc immobilier à haute efficacité énergétique et décarboné d’ici à 2050, en vue de transformer les bâtiments existants en bâtiments à émissions nulles. Chaque plan de rénovation des bâtiments comprend: | Chaque État membre établit un plan de rénovation des bâtiments pour garantir la rénovation du parc national de bâtiments résidentiels et non résidentiels, tant publics que privés, en vue de la constitution d’un parc immobilier à haute efficacité énergétique et décarboné d’ici à 2050, en vue de transformer les bâtiments existants en bâtiments à émissions nulles. L’Union européenne devrait fournir à ses États membres, aux régions et aux villes tous les instruments nécessaires pour développer ces plans. Chaque plan de rénovation des bâtiments comprend: | ||||
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| La feuille de route visée au point b) comporte des objectifs nationaux aux horizons 2030, 2040 et 2050 en ce qui concerne le taux annuel de rénovation énergétique, la consommation d’énergie primaire et finale du parc immobilier national les réductions de ses émissions opérationnelles de gaz à effet de serre; des calendriers spécifiques pour les bâtiments devant atteindre des classes de performance énergétique supérieures à celles prévues à l’article 9, paragraphe 1, aux horizons 2040 et 2050, conformément à la trajectoire de transformation du parc immobilier national en bâtiments à émissions nulles. une estimation, fondée sur des éléments tangibles, des économies d’énergie et des avantages plus généraux attendus; | La feuille de route visée au point c ) comporte des objectifs nationaux aux horizons 2030, 2040 et 2050 en ce qui concerne le taux annuel de rénovation énergétique, la consommation d’énergie primaire et finale du parc immobilier national les réductions de ses émissions opérationnelles de gaz à effet de serre; des calendriers spécifiques pour les bâtiments devant atteindre des classes de performance énergétique supérieures à celles prévues à l’article 9, paragraphe 1, aux horizons 2040 et 2050, conformément à la trajectoire de transformation du parc immobilier national en bâtiments à émissions nulles; une estimation, fondée sur des éléments tangibles, des économies d’énergie , de la réduction des émissions et des avantages plus généraux attendus , sur la base de concepts localement intégrés au niveau d’îlots ou de quartiers ; […] |
Exposé des motifs
L’objectif de la directive sur la performance énergétique des bâtiments doit être aligné sur l’objectif de neutralité climatique d’ici à 2050.
Amendement 39
Article 3, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 4. La Commission évalue les projets de plans nationaux de rénovation des bâtiments, en particulier afin de déterminer si: | 4. La Commission évalue les projets de plans nationaux de rénovation des bâtiments, en particulier afin de déterminer si: | ||||
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Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 40
Article 5, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Fixation d’exigences minimales en matière de performance énergétique | Fixation d’exigences minimales en matière de performance énergétique |
| 1. Les États membres prennent les mesures nécessaires pour garantir que des exigences minimales en matière de performance énergétique des bâtiments ou des unités de bâtiment soient fixées en vue de parvenir au moins à des niveaux optimaux en fonction des coûts . La performance énergétique est calculée conformément à la méthode visée à l’article 4. Les niveaux optimaux en fonction des coûts sont calculés conformément au cadre méthodologique comparatif visé à l’article 6. | 1. Les États membres , en coopération avec les collectivités locales et régionales, prennent les mesures nécessaires pour garantir que des exigences minimales en matière de performance énergétique des bâtiments ou des unités de bâtiment soient fixées conformément aux mesures prises pour parvenir à la neutralité climatique du parc immobilier national d’ici à 2050 . La performance énergétique est calculée conformément à la méthode visée à l’article 4. La norme d’émissions nulles est calculée conformément au cadre méthodologique comparatif visé à l’article 6. |
| Les États membres prennent les mesures nécessaires pour garantir que des exigences minimales en matière de performance énergétiques soient fixées pour les éléments de bâtiment qui font partie de l’enveloppe du bâtiment et qui ont un impact considérable sur la performance énergétique de cette enveloppe lorsqu’ils sont remplacés ou rénovés, en vue de parvenir au moins à des niveaux optimaux en fonction des coûts . | Les États membres prennent les mesures nécessaires pour garantir que des exigences minimales en matière de performance énergétiques soient fixées pour les éléments de bâtiment qui font partie de l’enveloppe du bâtiment et qui ont un impact considérable sur la performance énergétique de cette enveloppe lorsqu’ils sont remplacés ou rénovés, en vue de parvenir à une norme d’émissions nulles . |
| Lorsqu’ils fixent ces exigences, les États membres peuvent faire une distinction entre bâtiments neufs et bâtiments existants et entre différentes catégories de bâtiments. Ces exigences doivent tenir compte des conditions générales caractérisant le climat intérieur, afin d’éviter d’éventuels effets néfastes tels qu’une ventilation inadéquate, ainsi que des particularités locales, de l’utilisation à laquelle est destiné le bâtiment et de son âge. Les États membres réexaminent leurs exigences minimales en matière de performance énergétique à intervalles réguliers n’excédant pas une durée de cinq ans et, le cas échéant, les mettent à jour pour tenir compte des progrès techniques réalisés dans le secteur du bâtiment, des résultats du calcul des niveaux optimaux en fonction des coûts énoncé à l’article 6 et des objectifs et politiques nationaux actualisés en matière d’énergie et de climat. | Lorsqu’ils fixent ces exigences, les États membres peuvent faire une distinction entre bâtiments neufs et bâtiments existants et entre différentes catégories de bâtiments. Ces exigences doivent tenir compte de la nécessité d’assurer un niveau adéquat de qualité de l’environnement intérieur ainsi que des particularités locales, de l’utilisation à laquelle est destiné le bâtiment et de son âge. Sachant que lesdites particularités locales peuvent souvent varier d’une municipalité à l’autre, il convient de les envisager à l’échelon de la région, et non à celui de l’État. |
Exposé des motifs
L’objectif de la directive sur la performance énergétique des bâtiments doit être aligné sur l’objectif de neutralité climatique d’ici à 2050.
Amendement 41
Article 6, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Calcul des niveaux optimaux en fonction des coûts des exigences minimales en matière de performance énergétique La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 29, concernant un cadre méthodologique comparatif de calcul des niveaux optimaux en fonction des coûts des exigences minimales en matière de performance énergétique pour les bâtiments ou éléments de bâtiment. Pour le 30 juin 2026 au plus tard, la Commission révise le cadre méthodologique comparatif de calcul des niveaux optimaux en fonction des coûts des exigences minimales en matière de performance énergétique pour les bâtiments existants faisant l’objet de travaux de rénovation importants et pour les éléments de bâtiment distincts. […] | Calcul des niveaux optimaux en fonction des coûts des exigences minimales en matière de performance énergétique La Commission est habilitée à adopter des actes délégués, conformément à l’article 29, concernant un cadre méthodologique comparatif de calcul des niveaux optimaux en fonction des coûts des exigences minimales en matière de performance énergétique pour les bâtiments ou éléments de bâtiment. Pour le 30 juin 2026 au plus tard, la Commission remplace le cadre méthodologique comparatif de calcul des niveaux optimaux en fonction des coûts des exigences minimales en matière de performance énergétique pour les bâtiments existants faisant l’objet de travaux de rénovation importants et pour les éléments de bâtiment distincts par un cadre méthodologique visant à calculer une norme minimale de performance énergétique pour produire des bâtiments à émissions nulles ou quasi nulles . […] |
Exposé des motifs
Le cadre méthodologique de l’optimum des coûts est un outil important pour évaluer les actions menées actuellement par les États.
Amendement 42
Article 7
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Les États membres veillent à ce qu’à partir des dates suivantes, les bâtiments neufs soient des bâtiments à émissions nulles conformément à l’annexe III: | 1. Les États membres , en coopération avec les collectivités locales et régionales, veillent à ce qu’à partir des dates suivantes, les bâtiments neufs soient des bâtiments à émissions nulles conformément à l’annexe III: | ||||
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| Jusqu’à la mise en application des exigences visées au premier alinéa, les États membres garantissent que tous les bâtiments neufs sont au moins à consommation d’énergie quasi nulle et respectent les exigences minimales en matière de performance énergétique fixées conformément à l’article 5. | Jusqu’à la mise en application des exigences visées au premier alinéa, les États membres garantissent que tous les bâtiments neufs sont au moins à consommation d’énergie quasi nulle et respectent les exigences minimales en matière de performance énergétique fixées conformément à l’article 5. | ||||
| 2. Les États membres veillent à ce que le potentiel de réchauffement planétaire (PRP) tout au long du cycle de vie soit calculé conformément à l’annexe III et apparaisse dans le certificat de performance énergétique du bâtiment: | 2. Les États membres , en coopération avec les collectivités locales et régionales, veillent à ce que le potentiel de réchauffement planétaire (PRP) tout au long du cycle de vie soit calculé conformément à l’annexe III et apparaisse dans le certificat de performance énergétique du bâtiment: | ||||
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| 3. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 29 afin de compléter la présente directive en adaptant l’annexe III au progrès technologique et à l’innovation, en fixant des plafonds adaptés dans l’annexe III pour la performance énergétique des bâtiments rénovés et en adaptant les plafonds pour la performance énergétique des bâtiments à émissions nulles. | 3. La Commission est habilitée à adopter des actes délégués conformément à l’article 29 afin de compléter la présente directive en adaptant l’annexe III au progrès technologique et à l’innovation, en fixant pour les États membres des normes d’émissions nulles et quasi nulles concernant les bâtiments et en développant des exigences en matière de sources à faibles émissions de carbone et renouvelables pour l’énergie fournie et de potentiel de réchauffement planétaire (PRP) pour les bâtiments à émissions nulles. | ||||
| 4. Dans le cas de bâtiments neufs, les États membres prennent en compte les questions liées à un climat intérieur sain, à l’adaptation au changement climatique, à la sécurité incendie, aux risques liés à une activité sismique intense et à l’accessibilité pour les personnes handicapées. Les États membres prennent également en compte les absorptions de carbone associées au stockage de carbone dans ou sur les bâtiments. | 4. Dans le cas de bâtiments neufs, les États membres , en coopération avec les collectivités locales et régionales, prennent en compte les questions liées à un climat intérieur sain, à l’adaptation au changement climatique, à la sécurité incendie, aux risques liés à une activité sismique intense et à l’accessibilité pour les personnes handicapées. Les États membres prennent également en compte les absorptions de carbone associées au stockage de carbone dans ou sur les bâtiments. Article 7 bis Nouveau Bauhaus européen 1. Les États membres, en coopération avec les collectivités locales et régionales, veillent à ce que les promoteurs de projets de rénovation de bâtiments reçoivent des informations concernant les objectifs et les possibilités de participation à l’initiative du nouveau Bauhaus européen au moment de la recherche de conseils, de la demande de financement et de l’introduction des permis. 2. Les États membres habilitent les autorités locales à mettre en place des instruments de soutien spécifiques pour les bâtiments de référence, en vertu de l’annexe VII de la présente directive, qui sont culturellement enrichissants, durables et inclusifs, conformément au nouveau Bauhaus européen. Ces instruments peuvent comprendre des programmes financiers pour les rénovations montrant comment il est possible de transformer des bâtiments pris isolément ou des quartiers entiers en bâtiments et quartiers à émissions nulles de manière abordable, durable et socialement inclusive, tout en maximisant les avantages plus larges qui sont produits, dans le cadre d’une approche participative et ascendante. 3. Les États membres mettent en place des politiques industrielles nationales pour produire à grande échelle des éléments de bâtiment préfabriqués, adaptables localement pour la rénovation des bâtiments, qui assurent différentes fonctions, notamment l’esthétique, la production d’énergie d’isolation et les infrastructures vertes, et favorisent la biodiversité, la gestion de l’eau, l’accessibilité et la mobilité. |
Exposé des motifs
L’objectif de la directive sur la performance énergétique des bâtiments doit être aligné sur l’objectif de neutralité climatique d’ici à 2050.
Amendement 43
Article 8
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Bâtiments existants | Bâtiments existants |
| 1. Les États membres prennent les mesures nécessaires pour garantir que, lorsque des bâtiments font l’objet de travaux de rénovation importants, la performance énergétique du bâtiment ou de sa partie rénovée soit améliorée de manière à pouvoir satisfaire aux exigences minimales en matière de performance énergétique fixées conformément à l’article 5 dans la mesure où cela est techniquement, fonctionnellement et économiquement réalisable. Ces exigences sont appliquées à l’ensemble du bâtiment rénové ou de l’unité de bâtiment rénovée. À titre complémentaire ou alternatif, des exigences peuvent être appliquées aux éléments de bâtiment rénovés. | 1. Les États membres , en coopération avec les collectivités locales et régionales, prennent les mesures nécessaires pour garantir que, lorsque des bâtiments font l’objet de travaux de rénovation importants, la performance énergétique du bâtiment ou de sa partie rénovée soit améliorée de manière à pouvoir satisfaire aux normes d’émissions nulles fixées conformément à l’article 5 dans la mesure où cela est techniquement, fonctionnellement et économiquement réalisable. Ces exigences sont appliquées à l’ensemble du bâtiment rénové ou de l’unité de bâtiment rénovée. À titre complémentaire ou alternatif, des exigences peuvent être appliquées aux éléments de bâtiment rénovés ou à des îlots et quartiers intégrés . |
| 2. Les États membres prennent en outre les mesures nécessaires pour garantir que, lorsqu’un élément de bâtiment qui fait partie de l’enveloppe du bâtiment et a un impact considérable sur la performance énergétique de cette enveloppe est rénové ou remplacé, la performance énergétique de l’élément de bâtiment satisfasse aux exigences minimales en matière de performance énergétique dans la mesure où cela est techniquement, fonctionnellement et économiquement réalisable . | 2. Les États membres , en coopération avec les collectivités locales et régionales, prennent en outre les mesures nécessaires pour garantir que, lorsqu’un élément de bâtiment qui fait partie de l’enveloppe du bâtiment et a un impact considérable sur la performance énergétique de cette enveloppe est rénové ou remplacé, la performance énergétique de l’élément de bâtiment satisfasse aux exigences minimales en matière de performance énergétique dans la mesure où cela permet, sur le plan technique et fonctionnel, de créer des bâtiments à émissions nulles ou quasi nulles . |
| 3. Les États membres encouragent, dans le cas de bâtiments faisant l’objet d’une rénovation importante, les systèmes de substitution à haute efficacité, dans la mesure où cela est techniquement, fonctionnellement et économiquement réalisable. Les États membres prennent en compte , dans le cas de bâtiments faisant l’objet d’une rénovation importante, les questions liées à un climat intérieur sain, à l’ adaptation au changement climatique, à la sécurité incendie, aux risques liés à une activité sismique intense, à l’élimination des substances dangereuses, y compris l’amiante, et à l’accessibilité pour les personnes handicapées. | 3. Les États membres , en coopération avec les collectivités locales et régionales, veillent à ce que, dans le cas de bâtiments faisant l’objet d’une rénovation importante, le déploiement de systèmes de substitution à haute efficacité soit encouragé , dans la mesure où cela est techniquement, fonctionnellement et économiquement réalisable et favorise l’utilisation de ressources disponibles localement . Les États membres veillent à ce que les rénovations importantes de bâtiments prennent en compte les questions liées à des conditions saines de qualité de l’environnement intérieur, à une forte capacité d’atténuation et d’ adaptation au changement climatique , notamment grâce à des infrastructures vertes, aux absorptions de carbone et au stockage de carbone, au respect des normes de sécurité incendie, à l’atténuation des risques liés à une activité sismique intense, à l’élimination des substances dangereuses, y compris l’amiante, et à l’amélioration de l’accessibilité pour les personnes handicapées , tout en assurant une allocation adéquate de mesures fiscales d’incitation et d’instruments de financement spécifiques . |
Exposé des motifs
L’objectif de la directive sur la performance énergétique des bâtiments doit être aligné sur l’objectif de neutralité climatique d’ici à 2050.
Amendement 44
Article 9
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||||||
| Normes minimales de performance énergétique | Normes minimales de performance énergétique | ||||||||
| 1. Les États membres garantissent que: | 1. Les États membres , en coopération avec les collectivités locales et régionales, garantissent que: | ||||||||
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| Les États membres peuvent solliciter l’extension des délais fixés dans ce paragraphe, lorsqu’ils le justifient et le demandent à la Commission européenne et lorsque cela est conforme à leurs plans nationaux de rénovation des bâtiments visés à l’article 3, paragraphe 1, point a), pour ce qui est de parties spécifiques de leur parc immobilier. | ||||||||
| Dans leur feuille de route visée à l’article 3, paragraphe 1, point b), les États membres établissent des calendriers spécifiques pour que les bâtiments visés au présent paragraphe atteignent des classes de performance énergétique plus élevées au plus tard en 2040 et 2050, conformément à la trajectoire de transformation du parc immobilier national en un parc à émissions nulles d’ici à 2050. | Dans leur feuille de route visée à l’article 3, paragraphe 1, point b), les États membres établissent des calendriers spécifiques pour rénover tous les bâtiments afin qu’ils respectent la norme d’émissions nulles et veillent à ce que l’ensemble du parc immobilier soit décarboné d’ici à 2050. Les États membres peuvent également appliquer localement des approches intégrées au niveau d’îlots ou de quartiers, tout en veillant à ce que l’ensemble des bâtiments concernés respectent, en moyenne, les normes «zéro carbone». Pour les bâtiments présentant une valeur historique, l’État membre détermine une date sur la base d’évaluations techniques et de faisabilité. Leurs émissions devraient être compensées grâce à la promotion de bâtiments au bilan positif pour le climat et à l’expansion de la production d’énergie renouvelable fournie par le réseau . | ||||||||
| 2. En plus des normes minimales de performance énergétique établies en application du paragraphe 1, chaque État membre peut établir des normes minimales de performance énergétique pour la rénovation de tous les autres bâtiments existants. Si des normes minimales de performance énergétique sont établies, elles le sont en fonction de la feuille de route nationale et des objectifs pour 2030, 2040 et 2050 figurant dans le plan de rénovation des bâtiments de l’État membre et en fonction de la transformation du parc immobilier national en un parc à émissions nulles à l’horizon 2050. | 2. Conformément à l’article 15, les États membres et les collectivités locales et régionales concourent au respect des normes d’émissions nulles par l’ensemble des mesures suivantes: | ||||||||
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| 3. Conformément à l’article 15, les États membres concourent au respect des normes minimales de performance énergétique par l’ensemble des mesures suivantes: | 3. Lorsqu’un bâtiment est rénové en vue de respecter une norme d’émissions nulles , les États membres garantissent la conformité aux exigences minimales de performance énergétique pour les éléments de bâtiment en vertu de l’article 5 et, en cas de travaux de rénovation importants, aux exigences d’émissions nulles pour les bâtiments existants en vertu de l’article 8. | ||||||||
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| 4. Lorsqu’un bâtiment est rénové en vue de respecter une norme minimale de performance énergétique , les États membres garantissent la conformité aux exigences minimales de performance énergétique pour les éléments de bâtiment en vertu de l’article 5 et, en cas de travaux de rénovation importants, aux exigences minimales de performance énergétique pour les bâtiments existants en vertu de l’article 8. | 4. Les États membres , en coopération avec les collectivités locales et régionales, peuvent décider de ne pas appliquer les normes d’émissions nulles visées aux paragraphes 1 et 2 aux catégories de bâtiments suivantes: | ||||||||
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En revanche, les bâtiments cités précédemment devront être rénovés de manière à réduire autant que possible leur empreinte carbone et à éviter d’entraver la réalisation de l’objectif général de neutralité climatique. | ||||||||
| 5. Les États membres peuvent décider de ne pas appliquer les normes minimales de performance énergétique visées aux paragraphes 1 et 2 aux catégories de bâtiments suivantes: | 5. Les États membres , en coopération avec les collectivités locales et régionales, prennent les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre des normes minimales de performance énergétique visées aux paragraphes 1 et 2, comprenant des mécanismes de suivi appropriés et les sanctions prévues à l’article 31. | ||||||||
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| 6. Les États membres prennent les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre des normes minimales de performance énergétique visées aux paragraphes 1 et 2, comprenant des mécanismes de suivi appropriés et les sanctions prévues à l’article 31. |
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Exposé des motifs
L’exigence minimale doit être alignée sur l’objectif de neutralité climatique afin d’éviter la dépendance à l’égard du carbone.
Amendement 45
Article 10
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Passeport de rénovation | Passeport de rénovation | ||||
| 1. Au plus tard le 31 décembre 2023, la Commission adopte des actes délégués conformément à l’article 29 afin de compléter la présente directive en établissant un cadre européen commun pour les passeports de rénovation, sur la base des critères énoncés au paragraphe 2. | 1. Au plus tard le 31 décembre 2023, la Commission adopte des actes délégués conformément à l’article 29 afin de compléter la présente directive en établissant un cadre européen commun pour les passeports de rénovation, sur la base des critères énoncés au paragraphe 2. | ||||
| 2. Au plus tard le 31 décembre 2024, les États membres instaurent un système de passeports de rénovation fondé sur le cadre commun établi en application du paragraphe 1. | 2. Au plus tard le 31 décembre 2024, les États membres instaurent un système de passeports de rénovation fondé sur le cadre commun établi en application du paragraphe 1. | ||||
| 3. Le passeport de rénovation respecte les exigences suivantes: | 3. Le passeport de rénovation respecte les exigences suivantes: | ||||
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Exposé des motifs
Une rénovation par étapes risque de conduire à des stratégies de rénovation inefficaces et à une dépendance à l’égard du carbone.
Amendement 46
Article 1, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Infrastructures pour une mobilité durable | Infrastructures pour une mobilité durable | ||||
| 1. Pour les bâtiments neufs non résidentiels et les bâtiments non résidentiels faisant l’objet d’une rénovation importante, comprenant plus de cinq emplacements de stationnement, les États membres veillent à: | 1. Pour les bâtiments neufs résidentiels et non résidentiels et les bâtiments résidentiels et non résidentiels faisant l’objet d’une rénovation importante, comprenant plus de cinq emplacements de stationnement, les États membres veillent à: | ||||
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| lorsque le parc de stationnement jouxte le bâtiment et, dans le cas de rénovations importantes, les travaux de rénovation comprennent le parc de stationnement ou l’infrastructure électrique du parc de stationnement. Les États membres veillent à ce que le précâblage soit dimensionné de manière à permettre l’utilisation simultanée du nombre prévu de points de recharge. Par dérogation au premier alinéa, point a), pour les bâtiments neufs à usage de bureaux et les bâtiments à usage de bureaux faisant l’objet d’une rénovation importante, comprenant plus de cinq emplacements de stationnement, les États membres veillent à l’installation d’au moins un point de recharge pour deux emplacements de stationnement. | lorsque le parc de stationnement pour les voitures et les vélos jouxte le bâtiment et, dans le cas de rénovations importantes, les travaux de rénovation comprennent le parc de stationnement ou l’infrastructure électrique du parc de stationnement. Les États membres veillent à ce que le précâblage soit dimensionné de manière à permettre l’utilisation simultanée du nombre prévu de points de recharge. Par dérogation au premier alinéa, point a), pour les bâtiments neufs à usage de bureaux et les bâtiments à usage de bureaux faisant l’objet d’une rénovation importante, comprenant plus de cinq emplacements de stationnement, les États membres veillent à l’installation d’au moins un point de recharge pour deux emplacements de stationnement. | ||||
| 2. Pour tous les bâtiments non résidentiels comprenant plus de vingt emplacements de stationnement, les États membres veillent, pour le 1er janvier 2027 au plus tard, à l’installation d’au moins un point de recharge pour dix emplacements de stationnement et à la présence d’au moins un emplacement de vélo pour chaque emplacement de stationnement de voiture. Dans le cas de bâtiments appartenant à des autorités publiques ou occupés par des autorités publiques, les États membres assurent, pour le 1er janvier 2033 au plus tard, le précâblage d’au moins un emplacement de parking sur deux. | 2. Pour tous les bâtiments non résidentiels comprenant plus de vingt emplacements de stationnement, les États membres veillent, pour le 1er janvier 2027 au plus tard, à l’installation d’au moins un point de recharge pour dix emplacements de stationnement et à la présence d’au moins un emplacement de vélo pour chaque emplacement de stationnement de voiture. Dans le cas de bâtiments appartenant à des autorités publiques ou occupés par des autorités publiques, les États membres assurent, pour le 1er janvier 2033 au plus tard, le précâblage d’au moins un emplacement de parking sur deux. | ||||
| 3. Les États membres peuvent adapter les exigences concernant le nombre d’emplacements de vélo à prévoir en application des paragraphes 1 et 2 pour des catégories particulières de bâtiments non résidentiels où la bicyclette constitue généralement un moyen de transport moins utilisé. | 3. Les États membres peuvent adapter les exigences concernant le nombre d’emplacements de vélo à prévoir en application des paragraphes 1 et 2 pour des catégories particulières de bâtiments non résidentiels où la bicyclette constitue généralement un moyen de transport moins utilisé. | ||||
| 4. Pour les bâtiments neufs résidentiels et les bâtiments résidentiels faisant l’objet d’une rénovation importante, comprenant plus de trois emplacements de stationnement, les États membres veillent à: | 4. Pour les bâtiments neufs résidentiels et les bâtiments résidentiels faisant l’objet d’une rénovation importante, comprenant plus de trois emplacements de stationnement, les États membres veillent à: | ||||
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| lorsque le parc de stationnement jouxte le bâtiment et, dans le cas de rénovations importantes, les travaux de rénovation comprennent le parc de stationnement ou l’infrastructure électrique du parc de stationnement. Les États membres veillent à ce que le précâblage soit dimensionné de manière à permettre l’utilisation simultanée des points de recharge sur tous les emplacements de stationnement. Lorsque, dans le cas de travaux de rénovation importants, il n’est pas possible de prévoir deux emplacements de vélo pour chaque logement, les États membres veillent à la présence d’un nombre approprié d’emplacements de vélo. | lorsque le parc de stationnement jouxte le bâtiment et, dans le cas de rénovations importantes, les travaux de rénovation comprennent le parc de stationnement ou l’infrastructure électrique du parc de stationnement. Les États membres veillent à ce que le précâblage soit dimensionné de manière à permettre l’utilisation simultanée des points de recharge sur tous les emplacements de stationnement. Lorsque, dans le cas de travaux de rénovation importants, il n’est pas possible de prévoir deux emplacements de vélo pour chaque logement, les États membres veillent à la présence d’un nombre approprié d’emplacements de vélo. | ||||
| 5. Les États membres peuvent décider de ne pas appliquer les paragraphes 1, 2 et 4 à certaines catégories de bâtiments lorsque le précâblage nécessaire reposerait sur des micro réseaux isolés ou que les bâtiments sont situés dans des régions ultrapériphériques au sens de l’article 349 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, si cela peut créer des problèmes majeurs pour le fonctionnement du système énergétique local et compromettre la stabilité du réseau local. | 5. Les États membres peuvent décider de ne pas appliquer les paragraphes 1, 2 et 4 à certaines catégories de bâtiments lorsque le précâblage nécessaire reposerait sur des micro réseaux isolés ou que les bâtiments sont situés dans des régions ultrapériphériques au sens de l’article 349 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, si cela peut créer des problèmes majeurs pour le fonctionnement du système énergétique local et compromettre la stabilité du réseau local. | ||||
| 6. Les États membres veillent à ce que les points de recharge visés aux paragraphes 1, 2 et 4 permettent la recharge intelligente et, le cas échéant, la recharge bidirectionnelle et à ce qu’ils soient exploités sur la base de normes et de protocoles de communication non propriétaires et non discriminatoires, de manière interopérable et conformément aux normes et protocoles légaux définis dans les actes délégués adoptés en application de l’article 19, paragraphes 6 et 7, du règlement (UE) …/… [AFIR]. | 6. Les États membres veillent à ce que les points de recharge visés aux paragraphes 1, 2 et 4 permettent la recharge intelligente et, le cas échéant, la recharge bidirectionnelle et à ce qu’ils soient exploités sur la base de normes et de protocoles de communication non propriétaires et non discriminatoires, de manière interopérable et conformément aux normes et protocoles légaux définis dans les actes délégués adoptés en application de l’article 19, paragraphes 6 et 7, du règlement (UE) …/… [AFIR]. | ||||
| 7. Les États membres encouragent les exploitants de points de recharge non ouverts au public à les exploiter conformément à l’article 5, paragraphe 4, du règlement (UE) …/… [AFIR], le cas échéant. | 7. Les États membres encouragent les exploitants de points de recharge non ouverts au public à les exploiter conformément à l’article 5, paragraphe 4, du règlement (UE) …/… [AFIR], le cas échéant. | ||||
| 8. Les États membres prévoient des mesures visant à simplifier le déploiement de points de recharge dans les bâtiments résidentiels et non résidentiels existants et neufs et suppriment les obstacles réglementaires, notamment des procédures d’autorisation et d’approbation, sans préjudice du droit des États membres en matière de propriété et de location. Les États membres suppriment les obstacles à l’installation de points de recharge dans les bâtiments résidentiels comprenant des emplacements de stationnement, notamment la nécessité d’obtenir le consentement du propriétaire ou des copropriétaires pour un point de recharge privé à usage personnel. Les États membres veillent à ce qu’une assistance technique soit disponible pour les propriétaires et les locataires qui souhaitent installer des points de recharge. | 8. Les États membres devraient aider les collectivités locales et régionales à mettre en œuvre des mesures visant à simplifier le déploiement de points de recharge dans les bâtiments résidentiels et non résidentiels existants et neufs et suppriment les obstacles réglementaires, notamment des procédures d’autorisation et d’approbation, sans préjudice du droit des États membres en matière de propriété et de location. Les États membres suppriment les obstacles à l’installation de points de recharge dans les bâtiments résidentiels comprenant des emplacements de stationnement, notamment la nécessité d’obtenir le consentement du propriétaire ou des copropriétaires pour un point de recharge privé à usage personnel. Les États membres veillent à ce qu’une assistance technique soit disponible pour les propriétaires et les locataires qui souhaitent installer des points de recharge. | ||||
| 9. Les États membres veillent à la cohérence des politiques en matière de bâtiments, de mobilité douce et verte et de planification urbaine. | 9. Les États membres veillent à la cohérence des politiques en matière de bâtiments, de mobilité douce et verte et de planification urbaine. 10. Les États membres devraient aider les collectivités locales et régionales à concevoir des politiques visant à des émissions nulles en matière d’affectation des sols et de planification urbaine. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 47
Article 13, paragraphe 4
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La Commission adopte, au plus tard le 31 décembre 2025 et après avoir consulté les parties concernées, un acte d’exécution précisant les modalités techniques de la mise en œuvre effective de l’application du système visé au paragraphe 2 aux bâtiments non résidentiels ayant des systèmes de chauffage ou des systèmes de chauffage et de ventilation des locaux combinés d’une puissance nominale utile supérieure à 290 kW. | La Commission adopte, au plus tard le 31 décembre 2025 et après avoir consulté les parties concernées, un acte d’exécution précisant les modalités techniques de la mise en œuvre effective de l’application du système visé au paragraphe 2 aux bâtiments non résidentiels ayant des systèmes de chauffage et de refroidissement ou des systèmes de chauffage et de ventilation des locaux combinés d’une puissance nominale utile supérieure à 290 kW. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 48
Article 14, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| 1. Les États membres veillent à ce que les propriétaires, locataires et gérants de bâtiments disposent d’un accès direct aux données de leurs systèmes de bâtiment. À leur demande, l’accès ou les données sont mis à la disposition d’un tiers. Les États membres facilitent la pleine interopérabilité des services et de l’échange de données au sein de l’Union conformément au paragraphe 6. Aux fins de la présente directive, les données des systèmes de bâtiment comprennent au moins l’ensemble des données relatives à la performance énergétique des éléments de bâtiment, des équipements du bâtiment, de ses systèmes d’automatisation et de contrôle, de ses compteurs et de ses points de recharge pour l’électromobilité. | 1. Les États membres veillent à ce que les propriétaires, les locataires et les gérants d’immeubles disposent d’un accès direct aux données de leurs systèmes respectifs de bâtiment. À leur demande dûment motivée, et sous réserve de l’accord des propriétaires , l’accès ou les données sont mis à la disposition d’un tiers. Les États membres favorisent la pleine interopérabilité des services et de l’échange de données au sein de l’Union conformément au paragraphe 6. Aux fins de la présente directive, les données des systèmes de bâtiment comprennent au moins l’ensemble des données relatives à la performance énergétique des éléments de bâtiment, des équipements du bâtiment, de ses systèmes d’automatisation et de contrôle, de ses compteurs et de ses points de recharge pour l’électromobilité. |
Exposé des motifs
La modification proposée répond à un souci de protection des données personnelles et de compréhension des raisons pour lesquelles des tiers doivent prendre connaissance de données strictement personnelles.
Amendement 49
Article 15
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||
| Incitations financières et barrières commerciales | Incitations financières et barrières commerciales | ||
| 1. Les États membres prévoient un financement approprié, des mesures de soutien et d’autres instruments permettant de lever les barrières commerciales et de stimuler les investissements nécessaires dans les rénovations énergétiques conformément à leur plan national de rénovation des bâtiments et dans la perspective de transformer leur parc immobilier en bâtiments à émissions nulles pour 2050 au plus tard. | 1. Au plus tard le [un an avant l’expiration du délai de transposition de la directive], la Commission présente une proposition: a) de règlement de l’Union habilitant la Banque européenne d’investissement à garantir l’accès de tous les propriétaires, microentreprises et petites entreprises de l’Union détenteurs d’un certificat de performance énergétique de classe G et F à un financement rentable de long terme pour des rénovations en profondeur de leurs bâtiments par le truchement des banques de détail proposant des prêts unifiés de l’Union pour la rénovation adossés à des garanties publiques et liés à la valeur des bâtiments; b) d’adaptations des règles des financements structurels offerts par l’Union européenne exigeant qu’une part sensiblement plus importante des financements soient investie dans la rénovation de bâtiments munis d’un certificat de performance énergétique de classe G et F. | ||
| 2. Les États membres prennent les mesures réglementaires qui s’imposent pour supprimer les obstacles non économiques à la rénovation des bâtiments. En ce qui concerne les bâtiments comprenant plusieurs unités de bâtiment, ces mesures peuvent consister notamment à supprimer les exigences en matière d’unanimité dans les structures de copropriété ou à permettre aux structures de copropriété d’être les bénéficiaires directs de soutiens financiers. | 2. Les États membres agrègent les financements existants et prévoient des mesures adéquates de soutien et d’autres instruments permettant aux collectivités locales et régionales de lever les barrières commerciales et de stimuler les investissements nécessaires dans les rénovations énergétiques conformément à leur plan national de rénovation des bâtiments et dans la perspective de transformer leur parc immobilier en bâtiments à émissions nulles pour 2050 au plus tard. | ||
| 3. Les États membres font l’utilisation la plus rentable possible des financements nationaux et des possibilités de financement prévues à l’échelle de l’Union, notamment la facilité pour la reprise et la résilience, le Fonds social pour le climat, les fonds relevant de la politique de cohésion, InvestEU, les recettes de la vente aux enchères des quotas d’émissions réalisée conformément à la directive 2003/87/CE [SEQE modifié] et d’autres sources de financement public. | 3. Les États membres prennent les mesures réglementaires qui s’imposent pour supprimer les obstacles non économiques à la rénovation des bâtiments. En ce qui concerne les bâtiments comprenant plusieurs unités de bâtiment, ces mesures peuvent consister notamment à supprimer les exigences en matière d’unanimité dans les structures de copropriété ou à permettre aux structures de copropriété d’être les bénéficiaires directs de soutiens financiers. | ||
| 4. Pour concourir à la mobilisation des investissements, les États membres favorisent la mise en place de financements et d’outils financiers de base, tels que des prêts et hypothèques écoénergétiques pour la rénovation de bâtiments, des contrats de performance énergétique, des incitations fiscales, des systèmes de financement sur fiscalité et sur facture, des fonds de garantie, des fonds ciblant les rénovations en profondeur, des fonds ciblant les rénovations garantissant un seuil minimal significatif de gains d’énergie et des normes afférentes aux portefeuilles de prêts hypothécaires. Ils orientent les investissements vers la constitution d’un parc de bâtiments publics efficace sur le plan énergétique, conformément aux orientations d’Eurostat sur l’enregistrement des contrats de performance énergétique dans les comptes publics. | 4. Les États membres et l’Union européenne font l’utilisation la plus rentable possible des financements nationaux et des possibilités de financement prévues à l’échelle de l’Union, s’agissant notamment d’agréger la facilité pour la reprise et la résilience, le Fonds social pour le climat, les fonds relevant de la politique de cohésion, InvestEU, les recettes de la vente aux enchères des quotas d’émissions réalisée conformément à la directive 2003/87/CE [SEQE modifié] et d’autres sources de financement public. Les États membres et l’Union européenne devraient simplifier les procédures afin d’agréger les financements existants aux échelons local et régional. | ||
| 5. Les États membres facilitent l’agrégation des projets afin de permettre l’accès des investisseurs et d’offrir des solutions globales aux clients potentiels . Les États membres adoptent des mesures garantissant que les produits de prêt en faveur de l’efficacité énergétique pour les rénovations de bâtiments sont proposés largement et de manière non discriminatoire par les établissements financiers et sont visibles et accessibles aux consommateurs. Les États membres s’assurent que les banques et autres établissements financiers ainsi que les investisseurs reçoivent des informations sur les possibilités de participer au financement de l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments. | 5. Pour concourir à la mobilisation des investissements, les États membres favorisent la mise en place de financements et d’outils financiers de base, tels que des prêts et hypothèques écoénergétiques pour la rénovation de bâtiments, des contrats de performance énergétique, des incitations fiscales, des systèmes de financement sur fiscalité et sur facture, des fonds de garantie, des fonds ciblant les rénovations en profondeur, des fonds ciblant les rénovations garantissant un seuil minimal significatif de gains d’énergie et des normes afférentes aux portefeuilles de prêts hypothécaires. Ils orientent les investissements vers la constitution d’un parc de bâtiments publics efficace sur le plan énergétique, conformément aux orientations d’Eurostat sur l’enregistrement des contrats de performance énergétique dans les comptes publics. | ||
| 6. Les États membres veillent à la mise en place de mécanismes d’assistance technique, notamment de guichets uniques, à l’intention de tous les acteurs concernés par la rénovation de bâtiments, y compris les propriétaires de logement et les acteurs administratifs, financiers et économiques, dont les petites et moyennes entreprises. | 6. Les États membres facilitent l’agrégation des projets et celle des financements existants afin de permettre aux collectivités locales et régionales de regrouper les projets de rénovation et de les rendre attrayants pour les investisseurs grâce à des solutions globales de financement pour les groupements de bâtiments à rénover . Les États membres adoptent des mesures garantissant que les produits de prêt en faveur de l’efficacité énergétique pour les rénovations de bâtiments sont proposés largement et de manière non discriminatoire par les établissements financiers et sont visibles et accessibles aux consommateurs. Les États membres s’assurent que les banques et autres établissements financiers ainsi que les investisseurs reçoivent des informations sur les possibilités de participer au financement de l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments. | ||
| 7. Les États membres mettent place des mesures et des financements destinés à promouvoir l’éducation et la formation afin de garantir l’existence d’une main-d’œuvre suffisante possédant le niveau de compétences approprié, correspondant aux besoins du secteur de la construction. | 7. Les États membres veillent à la mise en place de mécanismes d’assistance technique, notamment de guichets uniques, à l’intention de tous les acteurs concernés par la rénovation de bâtiments, y compris les propriétaires de logement et les acteurs administratifs, financiers et économiques, dont les petites et moyennes entreprises. | ||
| 8. Le cas échéant, la Commission assiste les États membres, à leur demande, dans la mise en place de programmes d’appui financier nationaux ou régionaux dans le but d’accroître la performance énergétique des bâtiments, en particulier des bâtiments existants, en favorisant l’échange de bonnes pratiques entre les autorités ou organes responsables sur le plan national ou régional. | 8. Les États membres mettent place des mesures et des financements destinés à promouvoir l’éducation et la formation afin de garantir l’existence d’une main-d’œuvre suffisante possédant le niveau de compétences approprié, correspondant aux besoins du secteur de la construction. | ||
| 9. Les États membres subordonnent leurs mesures financières pour l’amélioration de la performance énergétique dans le cadre de la rénovation des bâtiments aux économies d’énergie visées ou réalisées, telles qu’elles sont déterminées par l’un ou plusieurs des critères suivants: | 9. Le cas échéant, la Commission assiste les États membres, à leur demande, dans la mise en place de programmes d’appui financier nationaux ou régionaux dans le but de réaliser les normes d’émissions nulles ou quasi nulles pour les bâtiments, en particulier des bâtiments existants, en favorisant l’échange de bonnes pratiques entre les autorités ou organes responsables sur le plan national ou régional. | ||
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| 10. À partir du 1er janvier 2027 au plus tard, les États membres ne fournissent aucune incitation financière pour l’installation de chaudières utilisant des combustibles fossiles, à l’exception des opérations sélectionnées en vue d’un investissement, avant 2027, conformément à l’article 7, paragraphe 1, point h i), troisième tiret, du règlement (UE) 2021/1058 du Parlement européen et du Conseil (1) relatif au Fonds européen de développement régional et au Fonds de cohésion et à l’article 73 du règlement (UE) 2021/2115 du Parlement européen et du Conseil (2) relatif aux plans stratégiques relevant de la PAC. | 10. Les États membres subordonnent leurs mesures financières pour l’objectif d’émissions nulles dans le cadre de la rénovation des bâtiments aux réductions d’émissions réalisées, telles qu’elles sont déterminées par l’un ou plusieurs des critères suivants: | ||
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| 11. Les États membres prévoient des incitations en faveur de la rénovation en profondeur et de programmes de grande ampleur portant sur un grand nombre de bâtiments et conduisant à une réduction globale d’au moins 30 % de la demande d’énergie primaire avec un soutien financier, fiscal, administratif et technique plus important. Les États membres veillent à ce qu’une rénovation en profondeur par étapes bénéficiant d’incitations financières publiques suive les étapes prévues dans un passeport de rénovation . | 11. À partir du 1er janvier 2027 au plus tard, les États membres ne fournissent aucune incitation financière pour l’installation de chaudières utilisant des combustibles fossiles, à l’exception des opérations sélectionnées en vue d’un investissement, avant 2027, conformément à l’article 7, paragraphe 1, point h i), troisième tiret, du règlement (UE) 2021/1058 du Parlement européen et du Conseil (1) relatif au Fonds européen de développement régional et au Fonds de cohésion et à l’article 73 du règlement (UE) 2021/2115 du Parlement européen et du Conseil (2) relatif aux plans stratégiques relevant de la PAC. | ||
| 12. Les incitations financières visent en priorité les ménages vulnérables, les personnes touchées par la précarité énergétique et les personnes vivant dans les logements sociaux, conformément à l’article 22 de la directive (UE) …/…. [refonte de la DEE]. | 12. Les États membres prévoient des incitations en faveur de programmes de grande ampleur visant à des bâtiments à émissions nulles et conduisant à un niveau nul d’émissions avec un soutien financier, fiscal, administratif et technique plus important. À partir du 1er janvier 2027, les États membres ne prodiguent plus aucune aide financière, fiscale, administrative et technique à la rénovation en profondeur. | ||
| 13. Lorsqu’ils prévoient des incitations financières en faveur des propriétaires de bâtiments ou d’unités de bâtiment pour la rénovation de bâtiments ou d’unités de bâtiment loués, les États membres veillent à ce que les incitations financières bénéficient à la fois aux propriétaires et aux locataires, notamment en assurant des aides au loyer ou en plafonnant les hausses de loyer. | 13. Les incitations financières visent en priorité les ménages vulnérables, les personnes touchées par la précarité énergétique et les personnes vivant dans les logements sociaux, conformément à l’article 22 de la directive (UE) …/…. [refonte de la DEE]. | ||
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| 14. Lorsqu’ils prévoient des incitations financières en faveur des propriétaires de bâtiments ou d’unités de bâtiment pour la rénovation de bâtiments ou d’unités de bâtiment loués, les États membres veillent à ce que les incitations financières bénéficient à la fois aux propriétaires et aux locataires, notamment en assurant des aides au loyer ou en plafonnant les hausses de loyer. | ||
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| 15. L’Union européenne et ses États membres devraient fournir des financements affectés et spécifiques pour la rénovation au titre de l’efficacité énergétique de bâtiments officiellement protégés comme faisant partie d’un environnement classé ou en raison de leur valeur architecturale ou historique spécifique. | ||
Exposé des motifs
Pour réussir la mise en œuvre de la directive, il importe de prévoir un financement approprié à l’intention des collectivités locales et régionales.
Amendement 50
Article 16
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| Certificats de performance énergétique | Certificats de performance énergétique | ||||
| 1. Les États membres arrêtent les mesures nécessaires pour établir un système de certification de la performance énergétique des bâtiments. Le certificat de performance énergétique inclut la performance énergétique du bâtiment exprimée au moyen d’un indicateur numérique d’utilisation d’énergie primaire en kWh/(m2/an), et des valeurs de référence telles que les exigences minimales en matière de performance énergétique, les normes minimales de performance énergétique, les exigences relatives aux bâtiments à consommation d’énergie quasi nulle et les exigences relatives aux bâtiments à émissions nulles, afin que les propriétaires ou locataires du bâtiment ou de l’unité de bâtiment puissent comparer et évaluer sa performance énergétique. | 1. Les États membres arrêtent les mesures nécessaires pour établir un système de certification de la performance énergétique des bâtiments. Le certificat de performance énergétique inclut la performance énergétique du bâtiment exprimée au moyen d’un indicateur numérique d’utilisation d’énergie primaire en kWh/(m2/an), et des valeurs de référence telles que les exigences minimales en matière de performance énergétique, les normes minimales de performance énergétique, les exigences relatives aux bâtiments à consommation d’énergie quasi nulle et les exigences relatives aux bâtiments à émissions nulles, afin que les propriétaires ou locataires du bâtiment ou de l’unité de bâtiment puissent comparer et évaluer sa performance énergétique. | ||||
| 2. Au plus tard le 31 décembre 2025, le certificat de performance énergétique est conforme au modèle figurant à l’annexe V. Il indique la classe de performance énergétique du bâtiment, sur une échelle fermée allant de la lettre A à la lettre G. La lettre A correspond aux bâtiments à émissions nulles au sens de l’article 2, point 2), et la lettre G correspond aux 15 % de bâtiments les moins performants du parc immobilier national au moment de l’introduction de l’échelle. Les États membres veillent à ce que les autres classes (de B à F) assurent une répartition en tranches uniformes des indicateurs de performance énergétique entre les classes de performance énergétique. Les États membres veillent à ce que les certificats de performance énergétique présentent une identité visuelle commune sur leur territoire. | 2. Au plus tard le 31 décembre 2025, le certificat de performance énergétique est conforme au modèle figurant à l’annexe V. Il indique la classe de performance énergétique du bâtiment, sur une échelle fermée allant de la lettre A à la lettre G. La lettre A+ correspond aux bâtiments à émissions nulles au sens de l’article 2, point 2), et la lettre G correspond aux 15 % de bâtiments les moins performants du parc immobilier national au moment de l’introduction de l’échelle. Les États membres veillent à ce que les autres classes (de B à F) assurent une répartition en tranches uniformes des indicateurs de performance énergétique entre les classes de performance énergétique. Les États membres veillent à ce que les certificats de performance énergétique présentent une identité visuelle commune sur leur territoire. | ||||
| 3. Les États membres garantissent la qualité, la fiabilité et l’accessibilité financière des certificats de performance énergétique. Ils veillent à ce que les certificats de performance énergétique soient délivrés par des experts indépendants à la suite d’une inspection sur place. | 3. Les États membres garantissent la qualité, la fiabilité et l’accessibilité financière des certificats de performance énergétique. Ils veillent à ce que les certificats de performance énergétique soient délivrés par des experts indépendants à la suite d’une inspection sur place. | ||||
| 4. Le certificat de performance énergétique comprend des recommandations quant à l’amélioration rentable de la performance énergétique et à la réduction des émissions opérationnelles de gaz à effet de serre du bâtiment ou de l’unité de bâtiment, à moins que le bâtiment ou l’unité de bâtiment soit déjà conforme à la norme pertinente pour les bâtiments à émissions nulles. Les recommandations incluses dans le certificat de performance énergétique portent sur | 4. Le certificat de performance énergétique comprend des recommandations quant à la réduction des émissions opérationnelles de gaz à effet de serre du bâtiment ou de l’unité de bâtiment, à moins que le bâtiment ou l’unité de bâtiment soit déjà conforme à la norme pertinente pour les bâtiments à émissions nulles. Les recommandations incluses dans le certificat de performance énergétique portent sur | ||||
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| 5. Les recommandations incluses dans le certificat de performance énergétique sont techniquement réalisables pour le bâtiment concerné et fournissent une estimation des économies d’énergie et de la réduction des émissions opérationnelles de gaz à effet de serre. Elles peuvent fournir une estimation quant à la gamme de délais d’amortissement ou d’avantages en termes de coûts sur sa durée de vie économique. | 5. Les recommandations incluses dans le certificat de performance énergétique sont techniquement réalisables pour le bâtiment concerné et fournissent une estimation des économies d’énergie pour réduire à zéro ou pratiquement zéro les émissions opérationnelles de gaz à effet de serre. Elles peuvent fournir une estimation quant à la gamme de délais d’amortissement ou d’avantages en termes de coûts sur sa durée de vie économique. | ||||
| 6. Les recommandations comprennent une évaluation des possibilités d’adaptation du système de chauffage ou de climatisation pour qu’il fonctionne à des températures assurant une meilleure efficience, notamment par des émetteurs basse température pour les systèmes de chauffage à eau, y compris les exigences de conception de la production de puissance thermique et les exigences de température/débit. | 6. Les recommandations comprennent une évaluation des possibilités d’adaptation du système de chauffage ou de climatisation pour qu’il fonctionne à des températures assurant une meilleure efficience, notamment par des émetteurs basse température pour les systèmes de chauffage à eau, y compris les exigences de conception de la production de puissance thermique et les exigences de température/débit. | ||||
| 7. Le certificat de performance énergétique précise où le propriétaire ou le locataire peut obtenir des informations plus détaillées, y compris en ce qui concerne la rentabilité des recommandations figurant dans le certificat de performance énergétique. L’évaluation de la rentabilité est basée sur un ensemble d’hypothèses normalisées, telles que les économies d’énergie réalisées, les prix de l’énergie concernée ainsi qu’une première prévision des coûts. Il comporte en outre des informations sur les mesures à prendre pour mettre en œuvre ces recommandations. D’autres informations sur des sujets connexes, tels que les audits énergétiques ou les mesures d’incitation financière ou autres et les possibilités de financement, ou des conseils sur les moyens d’augmenter la résilience du bâtiment au changement climatique peuvent aussi être fournis au propriétaire ou au locataire. | 7. Le certificat de performance énergétique précise où le propriétaire ou le locataire peut obtenir des informations plus détaillées, y compris en ce qui concerne la rentabilité des recommandations figurant dans le certificat de performance énergétique. L’évaluation de la rentabilité est basée sur un ensemble d’hypothèses normalisées, telles que les économies d’énergie réalisées, les prix de l’énergie concernée ainsi qu’une première prévision des coûts. Il comporte en outre des informations sur la mise en œuvre de ces recommandations. D’autres informations sur des sujets connexes, tels que les audits énergétiques ou les mesures d’incitation financière ou autres et les possibilités de financement, ou des conseils sur les moyens d’augmenter la résilience du bâtiment au changement climatique peuvent aussi être fournis au propriétaire ou au locataire. | ||||
| 8. Pour les unités de bâtiment, la certification peut être établie sur la base: | 8. Pour les unités de bâtiment, la certification peut être établie sur la base: | ||||
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| 9. La certification de logements unifamiliaux peut être établie sur la base de l’évaluation d’un autre bâtiment représentatif d’une conception et d’une taille semblables et dont les performances énergétiques avérées sont analogues, pour autant que cette similitude puisse être garantie par l’expert qui délivre le certificat de performance énergétique. | 9. La certification de logements unifamiliaux peut être établie sur la base de l’évaluation d’un autre bâtiment représentatif d’une conception et d’une taille semblables et dont les performances énergétiques avérées sont analogues, pour autant que cette similitude puisse être garantie par l’expert qui délivre le certificat de performance énergétique. | ||||
| 10. Le certificat de performance énergétique est valable pendant cinq ans au maximum. Cependant, pour les bâtiments appartenant aux classes de performance énergétique A, B ou C établies en application du paragraphe 2, le certificat de performance énergétique est valable pendant dix ans au maximum. | 10. Le certificat de performance énergétique est valable pendant cinq ans au maximum. Cependant, pour les bâtiments appartenant aux classes de performance énergétique A, B ou C établies en application du paragraphe 2, le certificat de performance énergétique est valable pendant dix ans au maximum. | ||||
| 11. Les États membres établissent des procédures simplifiées pour la mise à jour d’un certificat de performance énergétique disponible lorsque seuls des éléments individuels sont modernisés (mesures uniques ou autonomes). Les États membres établissent des procédures simplifiées pour la mise à jour d’un certificat de performance énergétique disponible lorsque des mesures définies dans un passeport de rénovation sont mises en place. | 11. Les États membres établissent des procédures simplifiées pour la mise à jour d’un certificat de performance énergétique disponible lorsque seuls des éléments individuels sont modernisés (mesures uniques ou autonomes). Les États membres établissent des procédures simplifiées pour la mise à jour d’un certificat de performance énergétique disponible lorsque des mesures définies dans un passeport de rénovation sont mises en place. |
Exposé des motifs
L’exigence minimale doit être alignée sur l’objectif de neutralité climatique afin d’éviter la dépendance à l’égard du carbone.
Amendement 51
Article 17, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR | ||||
| 1. Les États membres veillent à ce qu’un certificat de performance énergétique numérique soit délivré pour: | 1. Les États membres veillent à ce qu’un certificat de performance énergétique numérique soit délivré pour: | ||||
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| L’obligation de délivrer un certificat de performance énergétique ne s’applique pas lorsqu’est disponible et valable, pour le bâtiment ou l’unité de bâtiment concernés, un certificat délivré conformément à la directive 2010/31/UE ou à la présente directive. | L’obligation de délivrer un certificat de performance énergétique ne s’applique pas lorsqu’est disponible et valable, pour le bâtiment ou l’unité de bâtiment concernés, un certificat délivré conformément à la directive 2010/31/UE ou à la présente directive. |
Exposé des motifs
Dans certains États membres, le renouvellement des baux s’effectue par tacite reconduction. Intervenir dans ce processus ouvrirait la voie à des contentieux juridiques.
Amendement 52
Article 17, paragraphe 2
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres exigent que, lors de la construction, de la vente ou de la location d’un bâtiment ou d’une unité de bâtiment ou lors du renouvellement de contrats de location , le certificat de performance énergétique soit montré au locataire ou à l’acquéreur potentiel et soit transmis à l’acquéreur ou au locataire. | Les États membres exigent que, lors de la construction, de la vente ou de la location d’un bâtiment ou d’une unité de bâtiment, le certificat de performance énergétique soit montré au locataire ou à l’acquéreur potentiel et soit transmis à l’acquéreur ou au locataire. |
Exposé des motifs
Dans certains États membres, le renouvellement des baux s’effectue par tacite reconduction. Intervenir dans ce processus ouvrirait la voie à des contentieux juridiques.
Amendement 53
Article 19, paragraphe 1
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Bases de données sur la performance énergétique des bâtiments 1. Chaque État membre constitue une base de données nationale sur la performance énergétique des bâtiments permettant la collecte de données sur la performance énergétique des bâtiments et sur la performance énergétique globale du parc immobilier national. Cette base de données permet de recueillir des données relatives aux certificats de performance énergétique, aux inspections, au passeport de rénovation des bâtiments, à l’indicateur de potentiel d’intelligence et à la consommation d’énergie calculée ou mesurée des bâtiments concernés. | Bases de données sur la performance énergétique et les émissions des bâtiments 1. Chaque État membre constitue une base de données nationale assortie d’une ventilation par région sur la performance énergétique des bâtiments et leurs émissions permettant la collecte de données sur la performance énergétique des bâtiments et sur la performance énergétique et les émissions globales du parc immobilier national. Cette base de données permet de recueillir des données relatives aux certificats de performance énergétique, aux inspections, au passeport de rénovation des bâtiments, à l’indicateur de potentiel d’intelligence et à la consommation d’énergie calculée ou mesurée des bâtiments concernés. |
Exposé des motifs
S’il importe de constituer des bases de données nationales sur la performance énergétique des bâtiments et leurs émissions, il convient de les assortir d’une ventilation par région.
Amendement 54
Article 26, paragraphe 3
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| Les États membres veillent à ce que des conseils et des formations soient mis à la disposition des personnes responsables de la mise en œuvre de la présente directive. Ces conseils et ces formations abordent la question de l’importance de l’amélioration de la performance énergétique, et permettent d’examiner la combinaison optimale d’améliorations à apporter en termes d’efficacité énergétique, de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’utilisation des énergies provenant de sources renouvelables et d’utilisation du chauffage et du refroidissement urbains lors de la planification, de la conception, de la construction et de la rénovation des zones industrielles ou résidentielles. Ces conseils et ces formations peuvent également porter sur les améliorations structurelles, l’adaptation au changement climatique, la sécurité incendie, les risques liés à une activité sismique intense, l’élimination des substances dangereuses, y compris l’amiante, les émissions de polluants atmosphériques (notamment de particules fines) et l’accessibilité pour les personnes handicapées. | Les États membres veillent à ce que des conseils et des formations soient mis à la disposition des collectivités locales et régionales et des personnes responsables de la mise en œuvre de la présente directive. Ces conseils et ces formations abordent la question de l’importance de la réduction de la demande d’énergie et de matériaux, de l’amélioration de la performance énergétique pour faire en sorte que les bâtiments soient à des normes d’émissions nulles ou quasi nulles sur leur cycle de vie , et permettent d’examiner la combinaison optimale de réduction de la demande d’énergie et de matériaux, d’améliorations à apporter en termes d’efficacité énergétique, de réduction à zéro des émissions de gaz à effet de serre, d’utilisation des énergies provenant de sources renouvelables et d’utilisation du chauffage et du refroidissement urbains lors de la planification, de la conception, de la construction et de la rénovation des zones industrielles ou résidentielles. Ces conseils et ces formations devraient également aborder les politiques en matière d’utilisation des sols et de planification urbaine et ils peuvent également porter sur les améliorations structurelles, l’adaptation au changement climatique, la sécurité incendie, les risques liés à une activité sismique intense, l’élimination des substances dangereuses, y compris l’amiante, les émissions de polluants atmosphériques (notamment de particules fines) et l’accessibilité pour les personnes handicapées. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
Amendement 55
Annexe III
| Texte proposé par la Commission européenne | Amendement du CdR |
| La consommation annuelle totale d’énergie primaire d’un bâtiment à émissions nulles neuf respecte les seuils maximaux indiqués dans le tableau ci-dessous. […] La consommation annuelle totale d’énergie primaire d’un bâtiment à émissions nulles neuf ou rénové est entièrement couverte, sur une base annuelle nette, par: — de l’énergie produite sur le site à partir de sources renouvelables et satisfaisant aux critères de l’article 7 de la directive (UE) 2018/2001 [RED modifiée], — de l’énergie renouvelable provenant d’une communauté d’énergie renouvelable au sens de l’article 22 de la directive (UE) 2018/2001 [RED modifiée], ou — de l’énergie renouvelable et de la chaleur fatale provenant d’un réseau de chauffage et de refroidissement efficace conformément à l’article 24, paragraphe 1 de la directive (UE) …/… [refonte DEE]. Un bâtiment à émissions nulles n’est pas à l’origine d’émissions de carbone sur site provenant de combustibles fossiles. Il est possible de couvrir également la consommation annuelle totale d’énergie primaire par de l’énergie provenant du réseau répondant aux critères établis au niveau national uniquement lorsque, en raison de la nature du bâtiment ou de l’absence d’accès à des communautés d’énergie renouvelable ou à des réseaux de chauffage et de refroidissement urbains éligibles, il n’est techniquement pas faisable de satisfaire aux exigences énoncées au premier alinéa. | La consommation annuelle totale d’énergie primaire d’un bâtiment à émissions nulles neuf respecte la méthodologie exposée dans les articles 4 à 6. Celle-ci devrait être développée et complétée par des exigences en matière d’émissions de gaz à effet de serre afin de garantir la conformité avec l’objectif de neutralité climatique de l’Union. […] La consommation annuelle totale d’énergie primaire d’un bâtiment à émissions nulles neuf ou rénové est entièrement couverte, sur une base annuelle nette, par: — de l’énergie produite sur le site à partir de sources renouvelables ou de déchets ou accessible via le réseau et satisfaisant aux critères de l’article 7 de la directive (UE) 2018/2001 [RED modifiée], — de l’énergie renouvelable provenant d’une communauté d’énergie renouvelable au sens de l’article 22 de la directive (UE) 2018/2001 [RED modifiée], ou — de l’énergie renouvelable et de la chaleur fatale provenant d’un réseau de chauffage et de refroidissement efficace conformément à l’article 24, paragraphe 1 de la directive (UE) …/… [refonte DEE]. Un bâtiment à émissions nulles n’est pas à l’origine d’émissions de carbone sur site provenant de combustibles fossiles. Il est possible de couvrir également la consommation annuelle totale d’énergie primaire par de l’énergie provenant du réseau répondant aux critères établis au niveau national uniquement lorsque, en raison de la nature du bâtiment ou de l’absence d’accès à des communautés d’énergie renouvelable ou à des réseaux de chauffage et de refroidissement urbains éligibles, il n’est techniquement pas faisable de satisfaire aux exigences énoncées au premier alinéa. |
Exposé des motifs
Les raisons qui ont conduit à proposer cet amendement ressortent de son texte même.
II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES
LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS
| 1. | souligne que la révision de la directive sur la performance énergétique des bâtiments constitue une pierre angulaire du paquet «Ajustement à l’objectif 55» et revêt une importance capitale pour la mise en œuvre de la vague de rénovations. Il est donc essentiel de veiller à ce que cette révision prévoie un niveau d’ambition adéquat et mette en place des mécanismes de soutien adaptés en vue de parvenir à la neutralité climatique du parc immobilier de l’Union d’ici à 2050; |
| 2. | salue le fait que la proposition fasse référence aux politiques d’adaptation; estime néanmoins que l’adaptation devrait y être intégrée dans une plus grande mesure et être incluse dans le passeport de rénovation; |
| 3. | se félicite que la proposition fasse référence à l’approche de la circularité et souligne que le texte doit la mentionner systématiquement, en tenant également compte du carbone intrinsèque; |
| 4. | est d’avis qu’au vu de l’ampleur des défis à venir en matière de transition climatique et de sécurité énergétique, une approche plus ambitieuse de la transition énergétique s’impose, comme l’expose clairement le plan REPowerUE; elle devrait notamment prévoir une assistance technique, la formation et la reconversion des travailleurs et le renforcement des capacités des collectivités locales et régionales; considère à cet égard que le concept de «suffisance énergétique» devrait occuper une place centrale dans la proposition et être inclus dans le passeport de rénovation; |
| 5. | fait observer qu’une rénovation massive des bâtiments offre la possibilité de lutter contre la précarité énergétique et de transformer les bâtiments des ménages et des entreprises vulnérables en bâtiments à énergie positive; à cette fin, demande instamment que soit adoptée une politique globale relative à la précarité énergétique, de manière à éviter que la vague de rénovations n’aggrave les problèmes liés à ce phénomène dans toute l’Union européenne; invite dès lors la Commission à mettre en place une stratégie globale pour éradiquer la précarité énergétique et fait savoir qu’il est disposé à coopérer avec le nouveau groupe de coordination sur la précarité énergétique et les consommateurs vulnérables en vue de concevoir une stratégie permettant de mettre en œuvre cette stratégie au niveau local et régional; souligne à cet égard qu’il faut aussi envisager de dégager des pistes afin de financer les mesures d’actions pour le climat concernant les personnes âgées, et qu’il importe expressément de prendre en compte que pour cette classe d’âge, être propriétaire du logement que l’on occupe représente une assurance vieillesse; |
| 6. | estime que pour respecter le principe de neutralité technologique, il est nécessaire d’intégrer dans la définition du bâtiment à émissions nulles ou quasi nulles l’approche consistant à raisonner en termes de cycle de vie, en vue de favoriser la neutralité climatique du parc immobilier d’ici à 2050, tout comme d’adopter une vision d’ensemble des systèmes énergétiques pour tenir compte des différentes conditions qui prévalent aux échelons local, régional et des États membres; cette définition devrait également autoriser l’énergie provenant des réseaux d’électricité et de gaz, dès lors qu’elle est produite à partir de sources renouvelables et de la valorisation des déchets; elle devrait être cohérente avec les trajectoires de décarbonation prévues par la directive relative à l’efficacité énergétique et celle sur les énergies renouvelables au sein du système énergétique au sens large et elle ne devrait pas être cantonnée à un sous-optimum uniquement du fait d’un problème touchant aux bâtiments; |
| 7. | estime que l’utilisation de normes minimales de performance énergétique (NMPE), si elle venait à pécher par défaut d’ambition, pourrait entraîner une dépendance à l’égard du carbone, ce qui réduirait le niveau d’ambition de la vague de rénovations et l’empêcherait fondamentalement de contribuer à la réalisation des objectifs pour 2030 et 2050, lesquels sont essentiels pour la transition climatique mais aussi pour l’amélioration de la sécurité énergétique; ces NMPE devraient également prévoir des exigences en matière de gaz à effet de serre tout au long du cycle de vie pour la construction et la fourniture d’énergie renouvelable; souligne que ces NMPE ne pourront être efficaces que si elles parviennent à maintenir un degré élevé d’ambition et si elles s’accompagnent de mesures qui contribuent à lever les obstacles qui ont entravé jusqu’à présent les efforts de rénovation et de l’assistance financière et technique nécessaire pour concourir à la mise en place de ces normes; |
| 8. | reconnaît la nécessité de cibler les bâtiments les moins efficaces et les bâtiments dotés d’un fort potentiel d’économies d’énergie; souligne la nécessité de pouvoir disposer d’une main d’œuvre et d’entrepreneurs qualifiés; est conscient de l’effet sur la valeur des bâtiments et sur les marchés immobiliers, qui ne saurait entraîner la moindre hausse des coûts pour les locataires; demande par conséquent de donner aux États membres la possibilité juridique de solliciter une extension des délais fixés, si elle est justifiée par des circonstances exceptionnelles; |
| 9. | fait observer qu’une «rénovation importante» des bâtiments existants, quelle qu’en soit la taille, n’intervient qu’une fois tous les 25 ans pour les bâtiments résidentiels et une fois les 15 ans pour les bâtiments non résidentiels; considère donc qu’une approche de rénovation par étapes risquerait de freiner l’ambition de la vague de rénovations et d’aboutir à des approches antiéconomiques de la rénovation des bâtiments, laquelle devrait être menée à bien au moyen d’une approche systématique et intégrée plutôt que par une somme d’interventions distinctes; à cet égard, invite la Commission et les États membres à fournir des orientations sur l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments historiques, en s’appuyant également sur les travaux de l’initiative du nouveau Bauhaus européen; il conviendrait de soutenir la rénovation de ces bâtiments par des régimes de financement spécifiques et d’autoriser un assouplissement adéquat du calendrier. |
| 10. | souligne que la transition vers une approche circulaire systématique de la rénovation des bâtiments nécessite des efforts considérables en matière de reconversion et de soutien aux compétences locales, tant dans le secteur public que dans le secteur privé; |
| 11. | est d’avis que les marchés publics devraient jouer un rôle important dans l’intégration d’une approche ambitieuse de la rénovation des bâtiments; fait valoir qu’à cette fin, toutes les rénovations commandées par les administrations publiques devraient s’appuyer sur les orientations fournies par les États membres et l’Union européenne et respecter autant que possible les critères des marchés publics écologiques et circulaires; |
| 12. | attire l’attention sur le fait que l’efficacité énergétique du parc immobilier ne peut être atteinte en se concentrant sur des bâtiments isolés et que l’aménagement urbain et territorial doit soutenir les interventions individuelles au moyen d’une approche territoriale systématique de l’efficacité énergétique des villes; |
| 13. | rappelle que les objectifs de la vague de rénovations ne peuvent être atteints sans des ressources importantes et spécifiquement allouées à ce projet, tant en matière d’enveloppes financières que de renforcement des capacités et de moyens techniques; insiste sur le fait que la directive sur la performance énergétique des bâtiments offre l’occasion de rationaliser l’utilisation de guichets uniques en tant qu’outils principaux de mise en œuvre de ladite directive; |
| 14. | a la conviction que, par rapport aux structures urbaines, les régions rurales et, d’une manière plus générale, partout où les maisons unifamiliales ou multifamiliales sont très nombreuses, sont exposées à d’autres impératifs et nécessitent des solutions distinctes; fait valoir que la directive doit également faire droit à cet aspect de la question; |
| 15. | fait observer que les bâtiments historiques ont une grande valeur culturelle et symbolique pour les villes de l’Union; est convaincu que leur valeur architecturale doit être préservée et qu’il convient de trouver des solutions afin de veiller à ce que ces bâtiments remplissent également la fonction exemplaire de bâtiments publics; à cet égard, invite la Commission et les États membres à fournir des orientations sur l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments historiques et à créer des régimes de financement spécifiquement axés sur cette question. |
Bruxelles, le 30 juin 2022.
Le président du Comité européen des régions
Vasco ALVES CORDEIRO
(1) Directive (UE) 2016/2284 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016 concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques, modifiant la directive 2003/35/CE et abrogeant la directive 2001/81/CE (JO L 344 du 17.12.2016, p. 1).
(1) Directive (UE) 2016/2284 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016 concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques, modifiant la directive 2003/35/CE et abrogeant la directive 2001/81/CE (JO L 344 du 17.12.2016, p. 1).
(1) Règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen plus, au Fonds de cohésion, au Fonds pour une transition juste et au Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture, et établissant les règles financières applicables à ces Fonds et au Fonds «Asile, migration et intégration», au Fonds pour la sécurité intérieure et à l’instrument de soutien financier à la gestion des frontières et à la politique des visas (JO L 231 du 30.6.2021, p. 159).
(1) Règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen plus, au Fonds de cohésion, au Fonds pour une transition juste et au Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture, et établissant les règles financières applicables à ces Fonds et au Fonds «Asile, migration et intégration», au Fonds pour la sécurité intérieure et à l’instrument de soutien financier à la gestion des frontières et à la politique des visas (JO L 231 du 30.6.2021, p. 159).
(1) Directive 2009/148/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à une exposition à l’amiante pendant le travail (JO L 330 du 16.12.2009, p. 28).
(2) Directive (UE) 2016/2284 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016 concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques, modifiant la directive 2003/35/CE et abrogeant la directive 2001/81/CE (JO L 344 du 17.12.2016, p. 1).
(1) Directive 2009/148/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à une exposition à l’amiante pendant le travail (JO L 330 du 16.12.2009, p. 28).
(2) Directive (UE) 2016/2284 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2016 concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques, modifiant la directive 2003/35/CE et abrogeant la directive 2001/81/CE (JO L 344 du 17.12.2016, p. 1).
(1) Règlement (UE) 2021/1058 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 relatif au Fonds européen de développement régional et au Fonds de cohésion (JO L 231 du 30.6.2021, p. 60).
(2) Règlement (UE) 2021/2115 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021 établissant des règles régissant l’aide aux plans stratégiques devant être établis par les États membres dans le cadre de la politique agricole commune (plans stratégiques relevant de la PAC) et financés par le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader), et abrogeant les règlements (UE) no 1305/2013 et (UE) no 1307/2013 (JO L 435 du 6.12.2021, p. 1).
(1) Règlement (UE) 2021/1058 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 relatif au Fonds européen de développement régional et au Fonds de cohésion (JO L 231 du 30.6.2021, p. 60).
(2) Règlement (UE) 2021/2115 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021 établissant des règles régissant l’aide aux plans stratégiques devant être établis par les États membres dans le cadre de la politique agricole commune (plans stratégiques relevant de la PAC) et financés par le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader), et abrogeant les règlements (UE) no 1305/2013 et (UE) no 1307/2013 (JO L 435 du 6.12.2021, p. 1).
Avis institutionnel — 52022AB0046
30/12/2022
Avis institutionnel — 52022AB0045
21/12/2022
Avis institutionnel — 52022AE1932R(01)
21/12/2022
Avis institutionnel — 52023AT40462(01)
20/12/2022