| CELEX | 52022BP1817 |
| Type | Acte préparatoire |
| Date | mercredi 4 mai 2022 |
| 5.10.2022 | FR | Journal officiel de l’Union européenne | L 258/448 |
RÉSOLUTION (UE) 2022/1817 DU PARLEMENT EUROPÉEN
du 4 mai 2022
contenant les observations qui font partie intégrante de la décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune Clean Sky 2 (désormais l’entreprise commune «Aviation propre») pour l’exercice 2020
LE PARLEMENT EUROPÉEN,
| — | vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune Clean Sky 2 pour l’exercice 2020, |
| — | vu l’article 100 et l’annexe V de son règlement, |
| — | vu l’avis de la commission des transports et du tourisme, |
| — | vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire (A9-0070/2022), |
| A. | considérant que l’entreprise commune Clean Sky a été créée en décembre 2007 par le règlement (CE) no 71/2008 du Conseil (1) (entré en vigueur le 7 février 2008) pour une période allant jusqu’au 31 décembre 2017; que l’entreprise commune fonctionne de manière autonome depuis novembre 2009; |
| B. | considérant que l’entreprise commune Clean Sky 2 (ci-après «l’entreprise commune») créée par le règlement (UE) no 558/2014 du Conseil (2) a remplacé, à partir du 27 juin 2014, l’entreprise commune Clean Sky au titre du programme Horizon 2020, dont la durée a été prolongée jusqu’au 31 décembre 2024; |
| C. | considérant que les principaux objectifs de l’entreprise commune sont de contribuer à l’amélioration significative de l’impact des technologies aéronautiques sur l’environnement et au développement, en Europe, d’une industrie aéronautique et de chaînes d’approvisionnement fortes et compétitives à l’échelle mondiale; |
| D. | considérant que les membres fondateurs de l’entreprise commune se composent de l’Union, représentée par la Commission, et de membres privés, à savoir les responsables et les entités associées énumérés à l’annexe II du règlement (UE) no 558/2014, ainsi que des partenaires principaux sélectionnés à la suite d’un appel ouvert, non discriminatoire et concurrentiel, soumis à une évaluation indépendante, conformément à l’article 4, paragraphe 2, dudit règlement; |
| E. | considérant que la contribution maximale de l’Union à la deuxième phase des activités de l’entreprise commune est de 1 755 000 000 EUR (y compris les crédits AELE), à financer sur le budget d’Horizon 2020; que la contribution totale des membres privés s’élève au minimum à 2 193 750 000 EUR, se compose de contributions en espèces aux coûts administratifs et de contributions en nature aux coûts opérationnels, ainsi que d’une contribution en nature minimale de 965 250 000 EUR aux activités complémentaires pour la période définie dans le règlement; |
Gestion budgétaire et financière
| 1. | souligne que la Cour des comptes (ci-après «la Cour») a constaté dans son rapport (ci-après «le rapport de la Cour») que les comptes annuels de l’entreprise commune pour l’exercice clos le 31 décembre 2020 présentent fidèlement, dans tous leurs aspects significatifs, la situation financière de l’entreprise commune au 31 décembre 2020, le résultat de ses opérations, ses flux de trésorerie, ainsi que les variations de ses actifs nets pour l’exercice clos à cette date, conformément à son règlement financier et aux règles comptables adoptées par le comptable de la Commission; relève en outre que les opérations sous-jacentes aux comptes sont légales et régulières dans tous leurs aspects significatifs; |
| 2. | note que le budget définitif de l’entreprise commune disponible en 2020 (qui comprend les crédits inutilisés des exercices précédents, les recettes affectées et les réaffectations à l’exercice suivant) comprenait 346 723 559 EUR en crédits d’engagement et 356 604 910 EUR en crédits de paiement; constate que l’entreprise commune a atteint un taux d’utilisation des crédits de 71,66 % pour les crédits d’engagement et de 78,41 % pour les crédits de paiement; |
| 3. | note que le septième programme-cadre de recherche et de développement technologique (7e PC) a été officiellement clos en 2017 et qu’en 2020, l’entreprise commune a réalisé quelques audits ex post restants dans le cadre du 7e PC; souligne, par ailleurs, qu’en 2020 il n’y a pas eu de changement dans les contributions des membres au 7e PC; |
| 4. | constate qu’à la fin de 2020, sur le montant maximal de 1 755 000 000 EUR de contributions de l’Union au titre du programme Horizon 2020, conformément au règlement (UE) no 558/2014, l’Union a contribué pour un total de 1 451 082 877 EUR aux activités opérationnelles et aux frais de fonctionnement dudit programme; souligne qu’à la fin de 2020, les contributions totales en nature des membres privés aux activités opérationnelles s’élevaient à 581 335 882 EUR, tandis que les contributions totales en nature des membres privés aux activités complémentaires s’élevaient à 1 144 170 000 EUR (dont un montant de 838 120 000 EUR pleinement certifié par les auditeurs externes des membres et validé par le conseil de direction pour la période 2014-2019); |
| 5. | prend acte du budget 2020 disponible pour les paiements destinés aux projets Horizon 2020, qui figure dans le rapport de la Cour; relève en outre que la pandémie de COVID-19 a entraîné un ralentissement des conventions de subvention conclues avec les partenaires ainsi qu’une sous-exécution des conventions de subvention 2018-2019 conclues avec les membres; constate par ailleurs que cela a donné lieu à des recouvrements importants du trop-perçu sur les préfinancements versés, qui ont porté les crédits de paiement opérationnels (recettes affectées internes) à 22 572 214 EUR en 2020; observe également que cette situation a eu une incidence négative sur le taux d’exécution du budget des paiements opérationnels, qui était de 82,6 % à la fin de 2020 (contre 97,2 % en 2019); relève, en outre, que, d’après le rapport de la Cour, contrairement à ce que préconisent ses règles financières, l’entreprise commune n’a pas pleinement utilisé un crédit d’environ 13 300 000 EUR reporté des exercices précédents, qui a été réintégré dans le budget opérationnel pour 2020, avant d’utiliser les crédits de paiement de l’exercice; prend note de la réponse de l’entreprise commune selon laquelle, au début de l’exercice 2020, elle ne disposait que de crédits de paiement provenant de fonds C1 et qu’à la suite du premier amendement budgétaire de l’exercice, les crédits inutilisés avaient été réactivés en tant que fonds C2 en mai 2020; prend néanmoins acte de l’explication selon laquelle l’outil de gestion des subventions de la Commission n’a pas donné la priorité à l’utilisation des fonds C2 sans intervention manuelle pour chaque paiement, de sorte que les crédits C1 ont été consommés en premier lieu; note en outre, d’après la réponse de l’entreprise commune, qu’elle avait prévu d’utiliser les fonds C2 pour le paiement, au cours des derniers mois de 2020, de préfinancements supplémentaires relevant de la convention de subvention pour les membres 2020-2021 et que certains de ces paiements ont cependant dû être reportés au début de l’année 2021; relève, de surcroît, que l’entreprise commune mettra en place des mesures de contrôle supplémentaires afin de s’assurer que les fonds réactivés sont utilisés en premier lieu; invite l’entreprise commune à rendre compte à l’autorité de décharge de toute évolution de la situation en la matière; |
| 6. | constate que, d’après le rapport de la Cour, l’entreprise commune a plus que doublé le budget de paiement de ses dépenses d’infrastructure et de communication (qui représente environ 1,5 % du budget total disponible pour les paiements de l’entreprise commune) pour l’exercice 2020 et que ce doublement du budget de paiement, ainsi que l’incidence de la pandémie de COVID-19 sur les coûts prévus pour les services informatiques, de communication, d’événementiel et d’autres services externes, se sont traduits par un faible taux d’exécution de 42,7 % à la fin de l’exercice 2020 (contre un taux de 98,7 % en 2019); |
| 7. | note que le rapport annuel de la Cour des comptes sur les entreprises communes pour 2020 ne contenait pas toutes les données relatives aux contributions en nature validées; demande à l’entreprise commune de raccourcir les délais de déclaration des contributions en nature; |
| 8. | constate qu’il existe, entre les entreprises communes, diverses procédures de calcul des contributions en nature et appelle à leur harmonisation; |
Performances
| 9. | note que le onzième appel à propositions (CfP11), comprenant 35 sujets, dont quatre sujets thématiques, a été lancé en janvier 2020 et a mobilisé 128 participants issus de 17 pays différents; relève en outre que 188 propositions éligibles ont été soumises et que 36 d’entre elles ont été retenues, dont 25 propositions pour les sujets thématiques; observe par ailleurs que l’appel à propositions a été mené à bien entièrement à distance; remarque que le portefeuille global de l’entreprise commune au cours de son existence comprend onze appels à propositions engageant plus de 726 partenaires issus de 28 pays différents, avec une forte participation des petites et moyennes entreprises qui se sont vues accorder un grand nombre de subventions, et un total de 610 projets; constate, par ailleurs, que l’entreprise commune a parachevé la mise en œuvre du dixième appel à propositions (CfP10) en avril 2020; relève que l’évaluation du dernier appel du programme, à savoir le CfP11, a été achevée en 2020 et que l’entreprise commune a indiqué qu’elle poursuivait ses efforts pour améliorer l’équilibre hommes-femmes au sein du groupe d’experts; regrette que, malgré ces efforts, le pourcentage de femmes parmi les experts n’ait été que de 20 %; |
| 10. | constate que les partenaires principaux, y compris leurs sociétés affiliées et les tiers associés, qui adhèrent au programme sur la base d’appels à partenaires principaux, dépassent le nombre net de 190, avec près de 50 petites et moyennes entreprises participantes, et proviennent de 22 pays différents (18 États membres et quatre pays associés au programme Horizon 2020); |
| 11. | note que le bureau du programme a procédé à une évaluation de l’impact de la pandémie de COVID-19 sur ses activités en vue d’identifier les domaines de la planification stratégique nécessitant une révision ou la mise en œuvre de mesures d’atténuation des risques et que, sur cette base, l’étendue des travaux à réaliser reste inchangée pour la grande majorité des démonstrateurs, et que certains retards (4 à 6 mois en moyenne) sur la mise en œuvre du programme ont cependant été constatés pour environ un tiers des démonstrateurs, des disparités ayant été observées entre les différents domaines d’activité; constate que, dans la mesure du possible, les démonstrateurs ont bénéficié d’un soutien financier dépendant de la disponibilité des financements existants, afin de réduire le risque de retards ou d’éventuelles insuffisances de fonds dans les domaines concernés du programme; remarque, par ailleurs, que la contribution aux objectifs de haut niveau de l’entreprise commune n’est pas affectée, puisque le contenu global du programme est préservé, mais que les retards (qui sont la conséquence directe de la pandémie, mais également des difficultés techniques liées à un certain degré d’incertitude inhérent aux activités de recherche et d’innovation) peuvent avoir des répercussions sur l’exploitation des résultats en temps voulu; prend note du fait que l’entreprise commune estime que plus de 80 % de ses principaux démonstrateurs atteindront leurs objectifs comme prévu d’ici la fin du programme; invite l’entreprise commune à rendre compte de la situation en la matière à l’autorité de décharge; |
| 12. | salue le fait que, malgré la crise de la COVID-19 en 2020, l’entreprise commune poursuive la mise en œuvre du plan d’action relatif aux synergies avec les États membres et les régions intéressés par l’investissement de Fonds structurels et d’investissement européens ou de fonds régionaux dans le secteur aéronautique et dans d’autres technologies connexes; |
| 13. | relève que l’entreprise commune a mis en œuvre des outils visant à contrôler l’exécution du programme de l’entreprise commune, qui comprennent des rapports trimestriels sur les démonstrateurs technologiques intégrés/plateformes de démonstrateurs d’aéronefs innovants (DTI/PDAI), des comités de pilotage au niveau des DTI/PDAI, des examens annuels des performances des DTI/PDAI et des rapports réguliers au conseil de direction; |
| 14. | note que l’entreprise commune utilise des indicateurs de performance clés et ses propres indicateurs de performance spécifiques, tels que le taux de réussite des appels à propositions, l’exécution du plan de travail et la couverture des audits ex post, pour le suivi des performances et des questions transversales dans le cadre d’Horizon 2020; |
| 15. | prend note des principales étapes franchies en 2020 en ce qui concerne les activités menées dans le cadre de la convention de subvention pour les membres, telles que l’excellent avancement de la PDAI relative aux avions de transport de passagers de grande capacité, les progrès essentiels accomplis avec l’achèvement de la phase de conception détaillée pour tous les démonstrateurs à taille réelle de la PDAI relative aux avions de transport régional, les examens critiques de conception des sous-systèmes et de l’aéronef effectués dans le cadre du démonstrateur technologique Tilrotor civil nouvelle génération (NGCTR, «New Generation Civil TilRotor») et les progrès réalisés dans le cadre du démonstrateur RACER en composite, ainsi que les progrès et réalisations dans le cadre du DTI Cellule d’aéronef, du DTI Moteurs, du DTI Systèmes, de l’activité transversale Éco-conception, de l’activité transversale Petit transport aérien et de l’évaluateur de technologies; |
| 16. | note que, pour des raisons opérationnelles, trois appels d’offres opérationnels initialement prévus en 2020 ont été repoussés à 2021, en modifiant légèrement leurs champs d’application et en fusionnant deux d’entre eux en une seule étude; |
| 17. | souligne le rôle essentiel joué par l’entreprise commune pour assurer de nets progrès dans les technologies vertes qui visent à réduire les émissions de CO2 et les niveaux sonores produits par les aéronefs, contribuant ainsi à l’amélioration de l’empreinte environnementale des technologies aéronautiques ainsi qu’au développement, en Europe, d’une industrie aéronautique et de chaînes d’approvisionnement fortes et compétitives à l’échelle mondiale; estime que le successeur de l’entreprise commune, Aviation propre, jouera un rôle important pour garantir la participation du secteur de l’aviation au pacte vert pour l’Europe; |
Personnel et marchés publics
| 18. | constate qu’au 31 décembre 2020, 36 postes d’agents temporaires et six postes d’agents contractuels ont été pourvus conformément au tableau des effectifs, de même qu’un poste d’expert national détaché sur les deux prévus au tableau des effectifs; |
| 19. | relève qu’en 2020 l’entreprise commune a ouvert une procédure de recrutement de trois agents; note qu’en plus des postes statutaires, l’entreprise commune fait appel à des prestataires de services externes, tels que l’administrateur du site web, la société de services informatiques dont les services sont partagés avec les autres entreprises communes, neuf travailleurs intérimaires et un consultant en communication; souligne le fait que l’entreprise commune a également poursuivi l’adoption du système Sysper2; |
| 20. | relève avec préoccupation que, d’après le rapport de la Cour, bien que le personnel statutaire de l’entreprise commune soit resté stable avec 42 personnes de 2017 à 2020, l’entreprise commune a, au cours de la même période, augmenté de manière significative son recours au personnel intérimaire, qui est passé de trois à dix équivalents temps plein, soit de 8 % à 24 % de son personnel statutaire, que les tâches accomplies par le personnel intérimaire ne sont toutefois pas de nature ponctuelle ou temporaire, résultant d’une augmentation exceptionnelle de la charge de travail ou de la réalisation d’une activité ponctuelle, mais ont plutôt un caractère permanent (par exemple, assistant du service juridique, appui administratif, assistant communication et assistant du responsable de projet); constate que la pratique de l’entreprise commune crée de fait des postes permanents, en sus des postes prévus dans le tableau des effectifs, ce qui peut entraîner une forte rotation du personnel et une incertitude parmi le personnel contractuel et, en fin de compte, avoir une incidence négative sur la performance globale de l’entreprise commune; |
| 21. | prend note de la réponse de l’entreprise commune selon laquelle elle a sans cesse été tenue de recourir à du personnel intérimaire de plus en plus nombreux au cours des dernières années en raison des limites imposées par le caractère rigide du tableau des effectifs à cause de l’accroissement du volume de tâches et de la charge de travail, et regrette que cette tendance soit appelée à se poursuivre avec les deux programmes — le programme Clean Sky 2 et le nouveau programme «Aviation propre» — menés en parallèle); se félicite en outre que l’entreprise commune ait mis en place des mesures d’atténuation (telles que des mécanismes de supervision appropriés, la limitation des tâches des intérimaires aux tâches non essentielles et la garantie d’une formation appropriée et d’un soutien par l’encadrement); relève toutefois cette situation n’est pas optimale à moyen et à long terme et que l’entreprise commune estime qu’une plus grande flexibilité au regard du nombre de postes d’agents contractuels dans le tableau des effectifs permettrait d’améliorer la situation; invite instamment l’entreprise commune à recenser les principaux domaines d’activité dans lesquels les ressources humaines devraient être concentrées afin d’optimiser leur contribution au flux de travail et demande que l’entreprise commune dispose de davantage de personnel; |
| 22. | constate qu’après l’apparition de la pandémie de COVID-19, des mesures ont rapidement été prises pour que tout le personnel soit équipé du matériel TIC nécessaire au télétravail prolongé; |
| 23. | relève avec préoccupation les problèmes liés à la pandémie de COVID-19 chez les travailleurs, compte tenu notamment des diverses conditions de vie, de l’absence d’accès à un espace de bureau et des effets possibles de l’isolement; invite l’entreprise commune à s’attacher au bien-être des travailleurs, à la gestion du stress et à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée; invite la direction de l’entreprise commune à veiller à l’existence de structures de soutien adéquates pour assurer le bien-être psychologique du personnel; |
| 24. | se félicite que l’entreprise commune ait utilisé la solution des appels d’offres électroniques pour ses procédures de passation de marchés ouvertes en 2020; |
Contrôle interne
| 25. | constate qu’en janvier 2020, les règles financières révisées ont été adoptées, à la suite de l’adoption du règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil (3) et du modèle de règlement financier pour les organismes de partenariat public-privé [règlement délégué (UE) 2019/887 de la Commission (4)]; |
| 26. | souligne que, d’après le rapport de la Cour, l’entreprise commune a mis en place des procédures de contrôle préalable fiables fondées sur des examens de documents financiers et opérationnels, qu’elle a mis en œuvre, en 2020, le cadre de contrôle interne (CCI) de la Commission, qui repose sur 17 principes de contrôle interne et que, dans le cadre de l’autoévaluation annuelle et du suivi de l’efficacité des activités de contrôle requis par le CCI, elle a créé des indicateurs pertinents pour tous les principes de contrôle interne et les caractéristiques associées; note que le processus de gestion des risques de l’entreprise commune a été rationalisé pour devenir l’un des principaux piliers du système de contrôle interne; |
| 27. | relève à la lecture du rapport de la Cour que, pour ce qui est des paiements relevant du programme Horizon 2020, la responsabilité des audits ex post incombe au service commun d’audit (SCA) de la Commission, et que sur la base des résultats des audits ex post disponibles à la fin de 2020, l’entreprise commune a communiqué un taux d’erreur représentatif de 1,6 % et un taux d’erreur résiduel de 0,91 % pour les projets relevant d’Horizon 2020; relève que, d’après la proposition de règlement relatif au programme Horizon 2020, présentée par la Commission, le but ultime en matière de taux d’erreur résiduel à la clôture des programmes pluriannuels, une fois pris en compte l’impact financier de tous les audits ainsi que des mesures de correction et de recouvrement, est qu’il soit aussi proche que possible de 2 %; |
| 28. | note que la Cour a audité, par échantillonnage aléatoire, des paiements relevant du programme Horizon 2020 réalisés en 2020 au niveau des bénéficiaires finaux afin de corroborer les taux d’erreur indiqués dans les audits ex post dans le cadre des contrôles opérationnels des paiements et que ces audits détaillés ont révélé, dans un cas, une erreur supérieure à 1 %, liée aux frais de personnel déclarés, au niveau des coûts audités, le bénéficiaire n’ayant pas totalement respecté le plafond des heures travaillées sur le projet, pour ce qui est du personnel travaillant exclusivement sur le projet sans enregistrement des horaires; |
| 29. | souligne que, dans son rapport annuel sur les entreprises communes de l’Union européenne pour l’exercice 2020, la Cour des comptes a relevé des erreurs systémiques persistantes dans les coûts de personnel déclarés par les bénéficiaires, en particulier de la part des PME et des nouveaux bénéficiaires; relève que ces erreurs sont régulièrement signalées lors des audits ex post effectués par le SCA et les auditeurs auxquels ce dernier fait appel; souligne que, à la page 39 de ce rapport, la Cour indique que la rationalisation des règles d’Horizon 2020 pour la déclaration des frais de personnel et le recours généralisé à des options de coûts simplifiés constitue une condition préalable pour que les futurs programmes-cadres de recherche puissent stabiliser leurs taux d’erreur en dessous du seuil de signification; encourage l’entreprise commune à renforcer ses systèmes de contrôle interne, étant donné que les PME et les nouveaux bénéficiaires sont plus exposés aux erreurs; |
| 30. | salue la mesure correctrice prise par l’entreprise commune pour régler les erreurs systémiques que la Cour des comptes européenne avait relevées l’année précédente en ce qui concerne les coûts de personnel déclarés; |
| 31. | remarque que le programme de l’entreprise commune est couvert par la stratégie antifraude commune pour la communauté des chercheurs; note qu’en 2020, l’entreprise commune a défini sa stratégie antifraude spécifique à Clean Sky 2 et qu’un plan d’action a été élaboré afin de renforcer encore les contrôles visant à prévenir et à détecter les fraudes; constate qu’une formation de sensibilisation du personnel de l’entreprise commune a eu lieu en novembre 2020; relève en outre qu’en 2020, l’entreprise commune a enquêté sur deux cas de fraude présumée en cours signalés à l’OLAF en 2018, et pour lesquels l’OLAF a ouvert une enquête; note, d’après le rapport de suivi de la décharge 2019, qu’en septembre 2021, l’entreprise commune a reçu les rapports finaux de l’OLAF concernant deux enquêtes sur les projets Clean Sky et Clean Sky 2 et que, dans les deux cas, l’OLAF a confirmé les soupçons de fraude et a émis des recommandations afin de récupérer les fonds obtenus de manière irrégulière auprès des entités frauduleuses et d’enregistrer les entités et les personnes impliquées dans le système de détection rapide et d’exclusion de la Commission; invite l’entreprise commune à rendre compte à l’autorité de décharge de toute évolution de la situation en la matière; |
Audit interne
| 32. | observe qu’en 2020, le service d’audit interne (SAI) a clos un audit, prévu au plan d’audit stratégique 2019-2021, portant sur la phase de mise en œuvre des subventions accordées dans le cadre du programme Horizon 2020 et qu’il a émis des recommandations concernant l’évaluation du risque de fraude de l’entreprise commune et les contrôles antifraude, une approche fondée sur le risque pour l’évaluation préalable des paiements de subventions et des rapports, ainsi que le suivi de la diffusion, de l’exploitation et de la communication des projets; note qu’en juin 2021, le SAI a réalisé un audit de suivi et a estimé que les trois recommandations avaient été observées; |
| 33. | constate qu’en février 2021, l’entreprise commune a reçu le rapport annuel du SAI pour 2020, qui a mis en évidence le fait que deux recommandations issues d’un audit précédent sur la gestion des performances et une recommandation concernant la gestion des subventions de l’entreprise commune connaissent un retard important dans leur prise en considération; invite l’entreprise commune à rendre compte à l’autorité de décharge de toute évolution de la situation en la matière; |
| 34. | prend acte du fait que l’auditeur interne a confirmé au conseil d’administration son indépendance organisationnelle, telle que définie par les normes de l’IIA, tout en soulignant un manque potentiel d’objectivité pour certaines activités et certains processus de l’entreprise commune pour lesquels l’auditeur interne a assumé la responsabilité opérationnelle directe; relève néanmoins que ces processus de l’entreprise commune ont été entièrement couverts par d’autres auditeurs au moyen d’audits d’assurance ou d’évaluations des risques (5). |
(1) Règlement (CE) no 71/2008 du Conseil du 20 décembre 2007 portant création de l’entreprise commune Clean Sky (JO L 30 du 4.2.2008, p. 1).
(2) Règlement (UE) no 558/2014 du Conseil du 6 mai 2014 établissant l’entreprise commune Clean Sky 2 (JO L 169 du 7.6.2014, p. 77).
(3) Règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil du 18 juillet 2018 relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union, modifiant les règlements (UE) no 1296/2013, (UE) no 1301/2013, (UE) no 1303/2013, (UE) no 1304/2013, (UE) no 1309/2013, (UE) no 1316/2013, (UE) no 223/2014, (UE) no 283/2014 et la décision no 541/2014/UE, et abrogeant le règlement (UE, Euratom) no 966/2012 (JO L 193 du 30.7.2018, p. 1).
(4) Règlement délégué (UE) 2019/887 de la Commission du 13 mars 2019 portant règlement financier type pour les organismes de partenariat public-privé visés à l’article 71 du règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil (JO L 142 du 29.5.2019, p. 16).
(5) Rapport annuel d’activités consolidé 2020 de l’entreprise commune Clean Sky 2, p. 104-105.